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  • Le Leem crée son comité Cancer en faveur des innovations techno et organisationelles en oncologie

    Le nouveau comité Cancer du Leem, présenté jeudi 7 décembre 2017, a pour mission de favoriser l’arrivée des innovations en oncologie et leur accès rapide aux patients.

    Ce comité, constitué de 19 entreprises engagées dans la lutte contre le cancer, parmi lesquelles Roche, Astrazeneca ou Novartis, est constitué alors que le champ de l’oncologie connaît une vague d’innovations : nouvelles générations d’immunothérapies, thérapies ciblées, séquençage du génome, influence croissante du Big Data dans la recherche, évolution du parcours et de l’organisation des soins sous l’effet de la transformation numérique, etc.

    Les trois grands axes de cette plateforme – accompagnés de 15 objectifs ciblés – sont :
    • stimuler la R & D ;
    • favoriser l’accès précoce des patients aux médicaments innovants ;
    • améliorer le parcours de soins.

    15 objectifs pour permettre aux innovations de devenir des réalités thérapeutiques pour le patient 

    Plusieurs objectifs de la nouvelle plateforme concernent purement la recherche (optimiser le recrutement de patients pour réaliser des essais cliniques, pérenniser le crédit impôts recherche, etc.), mais d’autres concernent l’innovation et le parcours de soin, comme les objectifs suivants :

    Anticiper l’arrivée des innovations

    • état des lieux : Quelques outils ont été mis en place sur la base d’un partage d’informations entre les laboratoires pharmaceutiques et les pouvoirs publics concernant les innovations à venir. Dans le plan cancer 3, il est prévu de créer un comité de veille technologique piloté par l’INCa. Un comité de prospective des innovations médicamenteuses a été mis en place au CEPS. Par ailleurs, le plan France Médecine génomique 2025 devrait permettre de réaliser un premier niveau d’analyse prospective sur l’impact des nouveaux outils de test diagnostic dans le système et sur la manière dont il va falloir s’organiser pour optimiser leurs bénéfices.
    • propositions : 
      • mettre en place un outil de prévision de type « Horizon Scanning » en France, en lien avec les autres pays européens, sous le pilotage d’un comité stratégique incluant notamment l’ANSM et la HAS. Ce comité aurait pour missions de revoir périodiquement l’ensemble des technologies impactant la prise en charge par type de cancer dans ses dimensions cliniques, organisationnelles et budgétaires et de prioriser les travaux d’évaluation de la HAS sur les technologies les plus prometteuses en termes de santé publique ;
      • anticiper les adaptations/transformations générées par les innovations identifiées, au niveau des méthodologies d’évaluation – notamment pour les objets connectés, la télémédecine, les médicaments de thérapies innovantes combinées -, des besoins de formations pour les professionnels de santé et les évaluateurs, de l’organisation du parcours de soins, etc.

    Améliorer le parcours de soin notamment grâce à l’ambulatoire

    Les évolutions thérapeutiques et organisationnelles nécessitent de restructurer le parcours de soins pour assurer un égal accès aux soins et aux innovations à tous les patients.

    • Propositions :
      • faciliter le virage ambulatoire notamment pour les chimiothérapies orales, les traitements à domicile par chimiothérapies intraveineuses et les chirurgies ambulatoires ;
      • proposer un accompagnement et une prise en charge du patient sous thérapie orale articulés entre l’hôpital et la ville ;
      • matérialiser le potentiel de transformation induit par les traitements portables en ville, le développement des chimiothérapies IV à domicile et la chirurgie ambulatoire et organiser une préférence pour la prise en charge en ville ;
      • favoriser le développement d’organisations adaptées au virage ambulatoire ;
      • évaluer en continu les économies budgétaires réalisées grâce au virage ambulatoire et mobiliser tout ou partie de ces économies pour le financement de l’innovation.

    À noter que le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France est de 1 053.

  • Astrazeneca lance REALIZE, programme d’accompagnement pour les start-ups spécialisées en oncologie

    Le laboratoire Astrazeneca a lancé le 24 novembre 2017 l’appel à projets REALIZE. Il s’agit d’un programme d’accompagnement personnalisé pour des start-ups françaises spécialisées en oncologie afin de les aider à développer leur activité.

    Les start-ups seront sélectionnées par un jury composé d’experts extérieurs, acteurs de l’écosystème de l’innovation en santé. Trois domaines d’activités seront privilégiés :
    • le data management ;
    • l’innovation thérapeutique ;
    • le parcours patient.

    Les entreprises lauréates bénéficieront d’un suivi individuel pendant 3 années, au cours duquel les besoins de chaque entreprise seront évalués et une aide adaptée lui sera apportée.

    L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 janvier 2018 sur le site ci-contre.

    Les lauréats seront annoncés au mois de mars 2018.

    Innovation, parcours patient et gestion de données avant tout

    Les projets des candidats doivent obligatoirement répondre à l’une des thématiques suivantes : parcours patient, data management ou innovation scientifique.

    Le projet présenté sera évalué en fonction des trois critères suivants :

    • cohérence avec le thème de l’appel à projets impliquant que la start-up doit intervenir dans l’un des trois domaines suivants en oncologie :
      • innovation scientifique ;
      • parcours/expérience patients ;
      • gestion des données/data management;
    • solidité du projet ;
    • innovation.

    Un soutien matériel de la part d’Astrazeneca

    AstraZeneca apportera son soutien matériel aux projets sélectionnés sous la forme d’un programme d’accompagnement personnalisé pendant une période de trois ans. Il pourra prendre les formes suivantes :

    • aide marketing (étude de marché, commercialisation, communication) ;
    • soutien à la levée de fonds et recherche d’investisseurs;
    • hébergement;
    • accès à des laboratoires et moyens techniques ;
    • aide aux ressources humaines, constitution de l’équipe ;
    • mise en relation avec des entreprises partenaires ;
    • recherche de partenaires industriels ;
    • conseils juridiques (propriété intellectuelle, cadre réglementaire, etc.).

  • 3e Journées nationales de l’innovation en santé du 26 au 28/01/2018 à la Cité des sciences à Paris

    La 3ème édition des Journées nationales de l’innovation en santé auront lieu vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

    Organisé par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé et Universcience, cet événement grand public se déroulera autour de 4 villages thématiques :
    • mon génome ;
    • mes deux cerveaux ;
    • mon corps réparé ;
    • ma santé numérique, mon bien-être dans mon environnement.

    Pré-programme

    • Vendredi 26 janvier 2018: journée réservée aux scolaires et aux étudiants sur le thème « Du geek au chirurgien 3D – Les nouveaux métiers de la santé » ;
    • Samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018 : « Ma santé, aujourd’hui et demain ».

    Stands, ateliers, tables rondes, présentation de start-ups, vote du public sur les innovations les plus marquantes, quizz, rencontre avec des innovateurs lauréats des Journées de l’innovation en Santé 2016 et 2017, conférences et expositions seront proposés pour faire découvrir les derniers progrès scientifiques et technologiques dans le domaine de la santé.

    L’événement accueillera des invités d’honneur, dont des athlètes olympiques.

    L’accès est libre et gratuit.

    Informations sur ce lien

  • Etude : la réalité virtuelle dope les compétences et la confiance en soi des étudiants en médecine

    Former de futurs chirurgiens à des actes complexes grâce à la réalité virtuelle, c’est l’expérience qui a été conduite par des chercheurs de l’Université d’Huddersfield au Royaume-Uni.

    Les résultats de leur étude* qui ont été publiés dans le Journal of Oral and Maxillofacial Surgery apportent la preuve que l’apprentissage d’une intervention grâce à un casque de réalité virtuelle, un dispositif de reconnaissance de mouvements et des modèles anatomiques en 3D donnent davantage confiance aux étudiants que des cours traditionnels.

    La simulation numérique à l’université

    « Jamais la première fois sur le patient »… Ce principe éthique qui veut qu’un médecin ne doit jamais réaliser un acte pour la première fois sur un vrai patient dope actuellement la réalité virtuelle. Le secteur de la simulation numérique est en effet en plein développement. Presque tous les CHU disposent aujourd’hui d’un centre de simulation. Les étudiants en médecine vont donc de plus en plus pouvoir se former grâce à ces nouveaux outils. Et la qualité des soins devrait s’en trouver améliorée comme le prouve une dernière étude parue dans Journal of Oral and Maxillofacial Surgery.

    De la chirurgie maxillo-faciale virtuelle

    Des chercheurs de l’Université d’Huddersfield au Royaume-Uni ont créé un simulateur numérique de chirurgie dentaire destinée aux étudiants. But de l’opération : leur apprendre les gestes d’un intervention visant à corriger les déformations maxillo-mandibulaires. Le cours durait 45 minutes et les étudiants ont été randomisés en deux groupes : 51 suivaient un cours avec des outils de réalité virtuelle et 44 un cours traditionnel reposant sur des powerpoint. Tous les étudiants avaient le même niveau de connaissance au début de l’étude.

    Les étudiants en médecine du groupe « réalité virtuelle » se sont formés à cette chirurgie maxillo-faciale grâce à :

    • un casque Oculus Rift ;
    • un dispositif de reconnaissance des mouvements ;
    • des modèles anatomiques en 3D ;
    • la manipulation virtuelle d’instruments chirurgicaux ;
    • une vidéo en 360° d’une intervention chirurgicale en cours.

    Résultats :

    • les membres du groupe « réalité virtuelle » (RV) auto-déclaraient une meilleure confiance en soi que les étudiants formés classiquement (différence significative) ;
    • le contrôle des connaissances révèle une meilleure acquisition des procédures chirurgicales grâce à la RV ;
    • le temps de formation par RV était moindre, alors que le résultat final était meilleur.

    Cet essai randomisé témoigne de la pertinence de la réalité virtuelle dans la formation médicale. Elle agit à la fois sur la confiance en soi et sur l’apprentissage technique des compétences. Cependant, cet essai ne compte qu’une centaine d’étudiants en médecine.

    D’autres travaux de recherche devront être menés pour évaluer la VR en formation initiale et continue, et le bénéfice économique notamment devra être mesuré, d’autant que des résistances subsistent dans la communauté médicale.

  • Bio-impression 3D : Poietis, lauréat de la catégorie Brevet des Trophées INPI 2017

    Poietis s’est vu remettre, le 6 décembre 2017, le Trophée INPI dans la catégorie Brevet. La société girondine travaille sur la fabrication de tissus biologiques par impression 3D.

    Depuis 1991, les Trophées INPI valorisent et récompensent des entreprises et centres de recherche innovants qui se distinguent par l’exemplarité de leur stratégie de propriété industrielle. Cette année, avec pour thème « Sacrés Français ! », la Maison des innovateurs a salué la créativité de PME et de centres de recherche dans quatre catégories : Design, Marque, Brevet et Recherche.

    Poeitis travaille sur la fabrication de tissus biologiques par impression 3D et plus spécifiquement la bio-impression par laser. Les applications de cette technologie concernent principalement l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Poeitis collabore par exemple avec L’Oréal sur la mise au point d’un follicule pileux qui permet de tester des shampoings ou encore avec BASF sur des modèles de peaux permettant d’évaluer l’efficacité d’ingrédients cosmétiques. À moyen terme, l’entreprise souhaite que cette technologie soit utilisable dans le domaine clinique, notamment dans les greffes de peau.

  • IPO

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  • UK débloque 210 millions de livres sterling pour être à l’avant-garde des technologies médicales

    Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre 2017 la signature d’un accord avec vingt-cinq organisations internationales afin de mieux soutenir la recherche et l’investissement dans les sciences de la vie au Royaume-Uni dans l’optique que le pays soit à l’avant-garde du développement des technologies médicales.

    L’accord inclut un engagement du gouvernement allant jusqu’à 210 millions de livres sterling (239 millions d’euros) pour déployer des programmes de diagnostic précoce, la recherche en génomique et la science fondée sur l’intelligence artificielle.

    La génomique et les sciences de la vie comme moteurs de développement économique

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique commune au gouvernement britannique et aux entreprises du secteur : moderniser l’industrie et donner un coup de pouce aux sociétés du marché.

    Grâce à cet investissement massif, le gouvernement espère que la prochaine vague d’avancées dans le domaine de la medtech se produira au Royaume-Uni.

    Le gouvernement et l’industrie fixent des objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche

    En septembre, un groupe indépendant de représentants du secteur des sciences de la vie a publié un rapport stratégique indépendant (Life Sciences Industrial Strategy) appelant à soutenir la génomique et les sciences de la vie au Royaume-Uni, soulignant leur contribution potentielle à l’économie du pays et proposant des recommandations aux autorités et au NHS après le Brexit.

    En se basant sur ce rapport, le gouvernement britannique et les représentants de l’industrie ont fixé un ensemble d’objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche scientifique et technologique, la génomique et les essais cliniques.

    Exemples de projets en cours au Royaume-Uni

    Merck & Co. lance un centre de recherche en sciences de la vie à Londres

    Dans le cadre de cet effort, la société bio-pharmaceutique américaine MSD, plus connue sous le nom de Merck & Co., a accepté de créer à Londres un centre de recherche de pointe en sciences de la vie qui devrait entraîner la création de 950 emplois, dont 150 nouveaux postes qualifiés dans le domaine de la recherche.

    Un programme dédié à la génomique, un autre à l’intelligence artificielle

    De plus, le financement de 210 millions de livres sterling du gouvernement britannique permettra de soutenir :

    • un programme dédié à la génomique, qui sera mené en partenariat avec deux sociétés britanniques, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et le groupe bio-pharmaceutique Astrazeneca ;
    • un programme d’intelligence artificielle visant à développer des programmes de pathologie numérique et de radiologie au sein du NHS.

    GSK investira 40 millions de livres supplémentaires (45,5 millions d’euros) pour déployer le programme de génomique. De son côté, AstraZeneca a établi un nouveau centre de recherche en génomique à Cambridge.

    Essais cliniques : de nouvelles méthodologies vont être déployées

    Par ailleurs, la société bio-pharmaceutique américaine The Medicine a lancé deux essais cliniques centrés sur les maladies cardiovasculaires au Royaume-Uni, en utilisant des méthodologies novatrices pour contribuer au renforcement des capacités du pays en matière d’essais cliniques.

    En outre, le groupe Johnson & Johnson (États-Unis) est actuellement en train de collaborer avec l’Université d’Oxford pour élaborer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, a indiqué le gouvernement britannique.

    « Le Royaume-Uni a énormément à offrir au secteur des sciences de la vie en combinant des bases de recherche scientifique de renommée mondiale avec notre NHS, ce qui permet aux innovateurs de tester et d’affiner leurs produits, a déclaré le secrétaire d’État à la Santé britannique, Jeremy Hunt. [L’état actuel de l’industrie] prouve que les organisations spécialisées en sciences de la vie de toutes tailles continueront à croître et à prospérer dans les années à venir, ce qui signifie que les patients du NHS continueront à être en première ligne pour bénéficier de nouveaux traitements. »

  • Le CNNum : « Penser demain », telle est la mission du nouveau collège constitué par Marie Ekeland

    La composition tripartite ainsi que les missions et obligations du Conseil national du numérique (CNNum) ont été instituées par le décret n° 2017-1677 du 8 décembre 2017 publié au Journal officiel du 10 décembre 2017. Il se compose de trente membres issus du milieu académique, économique et de la société civile.

    Le gouvernement y fixe le périmètre des missions de l’institution et ses obligations :
    • informer et conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
    • contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
    • formuler de manière indépendante et rendre publics des avis et des recommandations.

    La présidente du CNNum, Marie Ekeland, publie sa stratégie de travail et présente les 29 membres de son équipe en rappelant la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et les questions auxquelles le CNNum tentera d’apporter une réponse :
    • la France peut-elle imaginer et proposer sa vision de l’avenir technologique ? ;
    • comment construire collectivement le monde numérique de demain et faire en sorte qu’il soit, pour tous, juste, durable, sûr et heureux ?.

    Fonctionnement et missions étendues de conseil et de soutien au gouvernement

    La composition du CNNum est modifiée de façon à intégrer au sein d’une formation unique l’ensemble des expertises nécessaires.

    Le président et les membres du Conseil national du numérique sont nommés par arrêté du Premier ministre, sur proposition du ministre chargé du numérique, pour une durée de deux ans renouvelable, le mandat du président étant renouvelable un seule fois.

    Outre sa mission d’étudier les questions relatives au numérique et en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique, les missions de conseil et de soutien au Gouvernement pour les questions relevant de son champ de compétences lui sont ajoutées par ce décret.

    De façon générale, le CNNum devra soumettre un rapport d’activité au Président de la République, au Premier ministre et au ministre chargé du Numérique chaque année. Il pourra être saisi pour avis concernant toute question entrant dans son champ de compétence en étant chargé de missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

    Investi de la mission de « penser demain »

    À l’occasion de ce décret la présidente du CNNum, Marie Ekeland, a publié ce 11 décembre 2017 un mot sur le site Internet de l’institution dans lequel elle rappelle la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi – penser le futur et la façon dont il se décline dans toutes les sphères de la société, à savoir politique, sociale, économique, sanitaire, financière, etc.

    Elle y annonce également les thématiques de travail du nouveau collège et les noms des experts attitrés :

    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle social et l’élaboration d’un accompagnement adéquat de la population active et des entreprises dans la transformation des métiers, des usages et des modes d’organisation du travail (Michèle Sebag, Clémentine Gallet, Amandine Brugière) ;
    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle de protection sociale et notre système de santé (Pierre-Yves Geoffard, Nguyen Tran) ;
    • la cyberstratégie et la cybersécurité, le droit des données et des plates-formes, ainsi que des nouveaux modes de régulation agiles (Frédérick Douzet, Rand Hindi, Benoît Thieulin, Celia Zolynski) ;
    • l’éducation et l’égalité des chances (François Taddéi, Hicham Kochman aka Axiom, Jean-Marc Merriaux, Claude Térosier, Margault Phelip, Rokhaya Diallo, Jean-Philippe Delbonne) ;
    • l’agriculture efficiente (Perrine Hervé-Gruyer, Dominique Dron, Xavier Duportet) ;
    • les modèles de financement (Aymeril Hoang, Flore Vasseur, Antoine Petit, Gaël Duval) ;
    • la stratégie d’entreprise et le modèle centré sur l’usage avec des besoins en innovation accrus (Laurence Fontaine, Eric Carreel, Pascal Daloz, Françoise Mercadal-Delasalles) ;
    • la numérisation des services publics et l’articulation des droits et des libertés entre citoyens, institutions locales et nationales (Nadège Guiraud, Godefroy Beauvallet).

  • VR : Toyota conçoit T-HR3, un robot humanoïde contrôlable à distance via une plateforme

    Toyota, le constructeur automobile, qui a investi depuis 2014 la sphère de la robotique, a dévoilé son robot de troisième génération, T-HR3. Il se présente comme un robot-assistant, contrôlable à distance par un humain via un socle-plateforme de commande et à l’aide d’un casque de réalité virtuelle.
    Il a été présentée à l’occasion de la Foire internationale de robotique de Big Sight à Tokyo, qui a eu lieu du 29 novembre au 2 décembre 2017.

    T-HR3 est d’abord destiné au secteur des soins à domicile. Il est également adapté à l’utilisation hospitalière, mais le fabricant ne s’y limite pas, car il peut également trouver sa place dans les secteurs de la construction et de l’espace.

    Depuis 2011, Toyota s’est lancé dans la conception des robots humanoïdes les destinant prioritairement à l’assistance médicale : assistance dans la rééducation locomotrice ou transport de patients. 

    Sa troisième génération de robot permet de le piloter à distance via le socle qui peut accueillir le robot ou un humain. L’humain peut commander les mouvements des bras et des jambes du robot, grâce aux capteurs placés sur ses propres membres. Ses mouvements sont transférés par la plateforme du socle au robot pour reproduction immédiate : bouger, marcher, saisir, etc.

    L’opérateur à distance a un contact visuel avec l’environnement du robot via le casque de réalité virtuelle et un écran dont est équipée la tête du robot.

  • E-santé : Philips rachète la société Forcare afin d’améliorer le flux de travail clinique

    Royal Philips (Philips healthcare), filiale santé de Philips, a annoncé le 5 décembre 2017 le rachat de l’entreprise néerlandaise Forcare, spécialisée dans la délivrance de produits logiciels et de services visant à garantir l’interopérabilité entre les systèmes informatiques des organismes de santé. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    L’entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies investit de plus en plus dans le secteur des technologies de santé depuis quelques années. Grâce à cette acquisition, elle va pouvoir proposer des solutions de pointe aux professionnels de santé pour notamment améliorer le flux de travail clinique.

    Des solutions pour interconnecter les systèmes IT des organismes de santé

    Forcare produit des solutions logicielles d’interopérabilité permettant d’assurer des flux de données rapides et sûrs entre les systèmes médicaux et les sources d’information au niveau départemental ou national. Elle fournit également des Health Information Exchanges* (HIE) pour les systèmes informatiques des organisations de santé.

    Objectif : faciliter l’échange d’informations sur les patients

    En clair, l’entreprise fournit des produits et des services pour interconnecter les systèmes d’information des centres de soins existants afin de permettre aux professionnels de l’industrie de partager et d’échanger plus facilement des données sur les patients.

    Fondé en 2006, Forcare dispose de bureaux aux Pays-Bas, son siège social, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada. Elle emploie environ 70 employés.

    Avec Forcare, Philips va pouvoir améliorer le flux de travail clinique

    Ce rachat va permettre à Royal Philips de disposer d’atouts supplémentaires dans le domaine IT. La société va pouvoir proposer des solutions informatiques intégrées plus efficaces dans l’optique d’améliorer le flux de travail clinique et les soins délivrés aux patients mais aussi la gestion globale de l’entreprise.

    Une expertise d’interopérabilité et un accès sécurisé aux données de santé numériques

    « L’acquisition de Forcare nous fournira des standards critiques et une expertise d’interopérabilité pour interconnecter les systèmes d’information, partager et échanger des données cliniques mais aussi offrir un accès sécurisé et fiable aux informations médicales numériques pour le personnel médical et les patients dans de multiples organismes de soins », précise dans un communiqué Yair Briman, responsable de la division « Healthcare Informatics » à Philips.

    Partage d’informations sur les patients : Philips renforce sa position de leader

    « Alors que les systèmes hospitaliers et de santé continuent à se consolider, la nécessité d’une intégration transparente des entreprises est primordiale pour fournir des soins efficaces et de qualité, commente le groupe. La combinaison des solutions informatiques avancées de Philips dans les domaines de l’analyse de données (par exemple : IntelliSpace Universal Data Manager), de la gestion du flux de travail (IntelliSpace PACS), de la visualisation (Illumeo) et de l’interopérabilité (IntelliBridge Enterprise) mais aussi de la plateforme d’interopérabilité complémentaire de Forcare va permettre à Philips de renforcer son leadership au niveau du partage de l’information sur les patients dans l’ensemble du secteur de la santé. »

    « En rejoignant Philips, nous accélérerons la réalisation de notre mission : [soit la mise en place d’]une interopérabilité transparente et ouverte basée sur des normes [solides] dans l’industrie de la santé afin de responsabiliser les patients et les fournisseurs de soins », a déclaré de son côté Harm-Jan Wessels, P.-D.G. de Forcare.

    Philips investit de plus en plus dans la e-santé

    La société a récemment acquis plusieurs sociétés health tech en Europe et aux États-Unis

    L’acquisition de Forcare confirme l’appétit grandissant du groupe néerlandais pour le marché de la santé. Il y a quelques mois, la société a racheté Electric Geodesics (États-Unis), une entreprise de dispositifs médicaux qui conçoit, développe et commercialise une gamme de produits de diagnostics neurologiques non invasifs utilisés pour surveiller et interpréter l’activité cérébrale.

    Parmi les dernières acquisitions de Philips figurent aussi :

    • Health & Parenting (Angleterre), un développeur d’applications mobiles de santé axées sur la famille (applications centrées sur la grossesse et l’éducation, entre autres) ;
    • TomTec (Allemagne), une société qui offre des solutions d’imagerie et d’analyse multimodales pour les domaines de la cardiologie et de la radiologie ;
    • Wellcentive (États-Unis), une entreprises spécialisée dans la production de logiciels de gestion de la santé de la population.