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  • AlterEgo propose de soigner la schizophrénie par la réalité virtuelle et la robotique

    Soigner les pathologies sociales par la réalité virtuelle, tel est l’objectif du projet européen AlterEgo, mené au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier.

    Présentée à Lyon lors du 9e congrès de psychiatrie qui s’est tenu du 29 novembre au 2 décembre 2017, AlterEgo est une méthode de détection et de traitement des troubles mentaux. Cette stratégie thérapeutique, basée sur la théorie de la similarité appliquée au mouvement, est testée depuis 2013 sur une cohorte de patients atteints de maladies mentales comme la schizophrénie. En mettant à contribution la robotique humanoïde et la réalité virtuelle, AlterEgo permet de contribuer à la rééducation des déficits relationnels qui accompagnent ces pathologies.

    L’enregistrement de milliers de mouvements par les chercheurs pour animer des avatars virtuels

    La recherche est basée sur la théorie de la ressemblance. Issue des neurosciences, elle suggère qu’il est plus facile d’interagir avec quelqu’un à l’apparence similaire à la nôtre. “Si un avatar me ressemble ou s’il fait les mêmes mouvements que moi en même temps, je vais mieux retenir ce qu’il va me dire, donc la thérapie sera peut-être plus efficace”, indique Delphine Capdevielle, psychiatre au CHU de Montpellier. 

    À partir de volontaires sains, les chercheurs ont tout d’abord enregistré des milliers de mouvements mettant en jeu leurs membres supérieurs. Ces données ont ensuite servi à constituer une base de données destinée à animer des avatars virtuels et des robots. Ceux-ci ont été utilisés pour reproduire ces mouvements dans le but d’interagir avec une cohorte de patients schizophrènes.

    Après une période de tests de six mois, les chercheurs sont parvenus à mettre au point et valider une nouvelle méthode de détection et de traitement des carences relationnelles associées à la schizophrénie. Ces travaux ont en outre permis d’identifier chez ces patients une signature motrice individuelle de la santé mentale.

    L’objectif : un modèle économique permettant de rendre l’outil accessible à tous

    Prochaine étape pour les chercheurs : continuer à développer une technologie encore plus fiable, plus efficace, plus adaptable, et moins chère pour permettre aux patients de l’utiliser chez eux. “Cette petite architecture, on peut aujourd’hui la télécharger en ligne sur le site web du projet”, souligne Benoît Bardy, chercheur à l’université de Montpellier spécialisé en sciences du mouvement humain, et coordinateur du projet Alterego. “Puis on peut l’implémenter sur des plateformes qui sont très différentes. Par exemple avec la petite webcam de son smartphone, avec son ordinateur, ou avec son système de home cinema à la maison, sans nécessairement devoir aller à l’hôpital”. “Nos patients n’ont pas d’argent ou très peu, insiste Delphine Capdevielle. Donc la question de faire en sorte que cela puisse être gratuit, remboursé, ou pris en charge facilement pour nos patients sera une question à résoudre afin de ne pas créer d’autres inégalités, alors que celles-ci sont déjà nombreuses pour ces patients”.

    Le projet a mobilisé 3 M€ de fonds européens.

  • Appel à projets : IMI2 lance son 13e appel doté d’un budget de 223 050 000 €

    IMI2 (Innovative Medicines Initiative), un partenariat public privé entre la Commission européenne et les industries pharmaceutiques regroupées au sein de l’Association européenne des industries pharmaceutiques (EFPI), lance son 13e appel à projets IMI2 avec une dotation de 223 050 000 d’euros pour financer des projets de recherche dans le domaine des sciences de la vie devant répondre aux besoins des industriels.

    L’appel à projet est ouvert depuis le 30 novembre 2017 et se déroulera en deux étapes : la fin de la première étape de soumission de candidatures a été fixée au 28 février 2018 et celle de la deuxième étape au 6 septembre 2018.

    L’appel à projet concerne 15 thématiques de recherche différentes allant de la cardiomyopathie diabétique en passant par la valeur des diagnostics dans l’utilisation des antibiotiques, la plateforme européenne durable de cellules souches pluripotentes, l’évaluation numérique de la mobilité dans le cadre réglementaire et dans la pratique clinique, jusqu’aux programmes pilotes sur des banque de composés cliniques de plusieurs pathologies.

    Ces projets représentent des opportunités pour le PME ayant des activités liées notamment à l’apprentissage automatique, à l’analyse de données, la gestion des mégadonnées, l’analyse des images médicales, les systèmes d’information ou encore les objets connectés.

    Instructions de soumission

    Pour les renseignements complémentaires, se référer à ce lien en cliquant sur la thématique correspondante.

    Le manuel général d’instructions de participation au projet est disponible ici.

    Les thématiques et certains domaines de contribution

    • Évaluation de l’unicité de la cardiomyopathie diabétique par rapport aux autres formes d’insuffisance cardiaque en utilisant des approches de phénocartographie sans biais: apprentissage automatique ; gestion des données; analyse d’imagerie ; technologies d’imagerie médicale ;

    • Interactions génome-environnement dans les maladies cutanées inflammatoires : approches analytiques avancées ; gestion des données, défis juridiques et éthiques associés à l’intégration de données provenant de patients multicentriques ;

    • La valeur des diagnostics pour combattre la résistance aux antimicrobiens en optimisant l’utilisation des antibiotiques : systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse de données ; infrastructures, logistique et services liée à une biobanque et la caractérisation profonde des agents pathogènes ou des échantillons ;

    • Dysfonctionnement mitochondrial en neurodégénération ;

    • Action de soutien et de coordination des projets dans le domaine de la neurodégénération de l’IMI ;

    • Une plate-forme européenne durable de cellules souches pluripotentes induites ;

    • Lier l’évaluation numérique de la mobilité à des critères cliniques pour soutenir l’acceptation réglementaire et la pratique clinique : gestion et analyse de données complexes et plus particulièrement dans la validation d’outils médicaux liés à la technologie ; expertise dans les IoT pour la surveillance ; systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse des données des DM ;

    • Immunoprofilage du microenvironnement des tumeurs humaines ;

    • Conception – Continuum des données probantes provenant des expositions à la grossesse, de la toxicologie de la reproduction et de l’allaitement maternel pour améliorer les résultats : expertise dans la conception et l’analyse de jeux de données existants, de dossiers de santé électroniques, de conception épidémiologique ;

    • Améliorer la prédiction préclinique des effets indésirables des produits pharmaceutiques sur le système nerveux : biostatistiques ; gestion des données et des échantillons et de l’accès aux données et du nettoyage des données ;

    • Pipeline de biomarqueurs de sécurité translationnelle (TransBioLine) pour favoriser le développement et la mise en œuvre de nouveaux biomarqueurs d’innocuité dans les essais cliniques et le diagnostic de la maladie: bioanalyse pour le développement de tests diagnostiques ; analyse bioinformatique et exploration de données ; gestion des données ;

    • Développement d’une plate-forme d’apprentissage automatique fédéré et préservant la confidentialité à l’appui de la découverte de médicaments : solution de gestion de big data ; bioinformatique ; exploration des données ;

    • Programme pilote pour une plateforme de composés cliniques pour la reconversion: maladies cardiovasculaires et diabète ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies respiratoires ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies neurodégénératives ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies rares / orphelines.

  • CareCERT

    Care Computer Emergency Response Teamnull

  • DHCT

    Digital Health Cape Townnull

  • ZAR

    Rand sud-africain (devise)null

  • PLFSS 2018 : dénouement final avec adoption définitive du texte par l’Assemblée nationale

    Le texte du PLFSS de 2018 a définitivement été adopté en lecture définitive par l’Assemblée nationale, lors d’une séance le 4 décembre 2017.

    Après l’impossibilité de trouver un accord entre les deux assemblées et des renvois successifs du texte, l’Assemblée nationale a fini par avoir le dernier mot qui lui est conféré par la Constitution. Si la confrontation devait se poursuivre, elle devra l’être sous la forme d’une saisine du Conseil constitutionnel.

    Dans l’état actuel des choses, concernant la question au cœur de la discorde, le texte prévoit une augmentation de la CSG de 1,7 point au 1er janvier 2018.

  • L’application Ange 112 : communiquer aux urgences les données médicales des malades à secourir

    L’application mobile Ange 112, lancée le 31 octobre 2017, permet de mettre à disposition des services d’urgence et de secours une partie ou l’intégralité d’un dossier santé informatisé d’urgence.

    Le concept a été imaginé par Marie-José Domecq, cadre de santé, et Albert Domecq, colonel de gendarmerie à la retraite. La version gratuite de l’application permet de rentrer ses coordonnées, son groupe sanguin et ses allergies, tandis que la version payante (19,90 euros/an jusqu’au 31 décembre 2017 puis 29,90 euros – gratuit pour les moins de 18 ans) permet de renseigner des informations administratives en scannant sa carte vitale et d’autres informations médicales : vaccins, interventions chirurgicales, séjours à l’étranger, etc.

    Régulièrement, l’application fait des rappels pour inciter à mettre à jour ses données médicales.

    En pratique

    En cas d’urgence, l’utilisateur alerte les services de secours en appuyant sur le bouton d’appel d’urgence de l’application ou en composant le 112. À leur arrivée, ceux-ci peuvent consulter les informations qui ont été rentrées dans l’application et ainsi gagner un temps précieux dans l’évaluation et la prise en charge de l’utilisateur. Le dossier santé reste disponible sur Ange 112 même en l’absence de couverture réseau, à l’exception des documents associés.Si la personne est inconsciente à l’arrivée des secours, les données non confidentielles, insérées en fond d’écran (écran de smartphone verrouillé) seront directement accessibles.

    Des données sécurisées

    Pour le stockage des données, la SAS « Ange 112 » a signé un contrat avec l’hébergeur Asplenium Hosting Services – Arrow. Cette société est agréée par le Ministère des affaires sociales et de la santé. Elle est certifiée ASIP Santé. De plus, elle a reçu un avis favorable de la CNIL pour l’hébergement de ce type de données, ainsi que du comité d’agrément des hébergeurs.

    Une évolution vers la géolocalisation

    Les concepteurs d’Ange 112 prévoient déjà de nouvelles fonctionnalités pour leur application. Deux nouveautés sont en cours de développement :

    • la géolocalisation : les services de secours pourraient consulter les données du dossier santé informatisé d’urgence avant leur départ en intervention, tout en géolocalisant l’utilisateur ;
    • l’international : les prochaines versions de l’application seront traduites en plusieurs langues pour offrir une meilleure prise en charge de l’utilisateur lors de ses voyages à travers le monde.
  • Sanofi inaugure 39BIS, son laboratoire dédié à la co-construction de la e-santé en France

    Sanofi, le groupe pharmaceutique, a lancé le 4 décembre 2017 39BIS, son propre laboratoire d’innovation ouverte dédié à la santé du futur au sein de son campus à Gentilly.

    Le groupe mise sur l’intelligence collective et souhaite ainsi accélérer ses projets en e-santé, concevoir des e-solutions pour les patients, les aidants et les professionnels de santé centrées sur la valeur d’usage et le parcours de santé.

    Un showroom et une agora pour s’inspirer, un espace d’idéation pour co-créer et un espace de prototypage, équipé d’un imprimante 3D, pour expérimenter et tester en amont la valeur d’usage des e-solutions sont mis à disposition des collaborateurs de Sanofi et des partenaires de ce dernier : Altran, Cognizant, DMD Santé, France eHealthTech, Schoolab ou encore UmanLife.

    L’industriel insiste sur la valeur d’usage des solutions en e-santé et met au cœur de sa démarche le patient.

    Ce nouvel espace va permettre de faire converger les synergies à travers des rencontres avec des acteurs issus d’autre secteurs d’activité, des spécialistes d’autres domaines et des start-ups avec ses méthodes de travail typiques, telles le design thinking ou le lean start-up. Il permettra également, selon le groupe, de consolider les échanges avec tout l’écosystème de la e-santé.

    Les porteurs de projets en e-santé pourront y trouver un service d’accompagnement personnalisé d’une durée de 6 mois couvrant la phase du cadrage du projet jusqu’à l’expérimentation en passant par l’incubation.

  • Santé en entreprise : Ping An signe un accord d’investissement de 121 MUSD avec Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, la principale plateforme d’investissement de l’un des plus grands assureurs chinois, Ping An Insurance Group, vient de conclure un accord d’investissement de plus de 800 millions RMB (102 M. € ; USD 121 millions) avec Fullerton Healthcare (Singapour) à travers toute l’Asie-Pacifique, révèle une annonce publiée fin novembre par l’entreprise singapourienne.

    Fullterton Healthcare est l’un des principaux fournisseurs de solutions de santé en entreprise en Asie-Pacifique. Ce partenariat devrait notamment aider la société à développer ses activités en Chine.

    Ping An va aider Fullerton à développer ses activités en Chine continentale

    Fullerton Healthcare fournit des services médicaux complets dans cinq pays et régions d’Asie-Pacifique.

    Avec cet investissement, Ping An Capital et ses filiales deviennent le deuxième actionnaire de Fullerton. Ce partenariat aidera notamment le groupe singapourien à étendre sa présence en Chine continentale, a déclaré Liu Dong, partenaire principal de Ping An Capital (source : Chinamoneynetwork.com).

    Fullerton Healthcare : bientôt 100 cliniques à Pékin, Shanghai et Guangzhou

    Fullerton Healthcare est spécialisé dans la prestation de services de santé aux entreprises et comptabilise actuellement plus de 25 000 sociétés clientes. Dans un premier temps, elle prévoit d’établir environ 100 cliniques dans trois grandes villes chinoises : Pékin, Shanghai et Guangzhou.

    Ping An exploitera également les ressources en santé de son groupe en Chine, y compris Ping An Insurance, Ping An Good Doctor et Ping An Wanjia Healthcare, afin de stimuler l’expansion des activités de Fullerton Healthcare en Chine continentale, explique Liu Diong.

    E-santé : le marché chinois est en pleine croissance

    Chine : Ping An, leader sur le marché de la e-santé

    Depuis quelques années, Ping An est à l’origine d’importants investissements dans le secteur de la santé, notamment dans l’optique de développer sa plateforme d’e-santé, Ping An Good Doctor, et sa chaîne de services de santé hors ligne, Ping An Wanjia Healthcare. En mai 2017, Ping An Good Doctor comptabilisait environ 160 millions d’utilisateurs chinois.

    Santé en entreprise : le marché chinois pourrait atteindre les 21,1 Mds USD en 2020

    Bien que le marché chinois de la santé en soit encore à son premier stade de développement, il présente un fort potentiel en raison de la croissance économique rapide du pays, de changements démographiques favorables (vieillissement de la population) et du faible taux de pénétration des services de santé existants.

    Selon un rapport 2016 réalisé par Frost & Sullivan, le marché chinois de la gestion de la santé en entreprise passera de 5,7 milliards de dollars américains (4,8 Mds €) en 2010 à 21,1 milliards de dollars (17,8 Mds €) en 2020.

  • Corporate healthcare : Ping An leds an over USD121 M investment deal in Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, the main investment platform of one of the largest Chinese insurers, Ping An Insurance Group, has led an investment deal of more than RMB800 million (€102 M, USD121 M) in Fullerton Healthcare (Singapore) across Asia-Pacific, reveals an announcement issued in late November by the Singaporean company.

    Fullerton Healthcare is a leading provider of corporate healthcare solutions across Asia Pacific. This partnership will help the Singaporean firm to develop its business in China.

    Ping An will help Fullerton Healthcare to expand its business in China

    Fullerton Health provides comprehensive medical services in five countries and regions in Asia-Pacific.

    With the investment, Ping An Capital and its related parties have become Fullerton’s second largest shareholder. This partnership will help the Singaporean group to expand its presence in mainland China, said Liu Dong, principal partner of Ping An Capital.

    Fullerton Healthcare: 100 clinics in Beijing, Shanghai and Guangzhou

    The Singaporean company is focused on delivering enterprise healthcare services and currently has more than 25,000 corporate clients. As a first step, the firm plans to establish about 100 clinics in three major Chinese cities: Beijing, Shanghai and Guangzhou.

    Ping An will also leverage healthcare resources from Ping An of China, including Ping An Insurance, Ping An Good Doctor and Ping An Wanjia Healthcare, to boost the expansion of Fullerton Health’s business in mainland China, said Liu Diong.

    EHealth: the Chinese market is growing

    China: Ping An is the leader in the digital health market

    Ping An has been making significant investments in the healthcare sector, including developing its own eHealth management platform, Ping An Good Doctor, and its offline health service chain, Ping An Wanjia Healthcare. In May 2017, Ping An Good Doctor provided services to about 160 million Chinese users.

    Enterprise healthcare management: the Chinese market could reach USD21.1 billion in 2020

    Although the Chinese private healthcare market is still in its early stages of development, it has great potential due to the country’s rapid economic growth, favorable demographic changes (aging population) and low penetration rates of the existing enterprise healthcare services market.

    According to a 2016 research report by Frost & Sullivan, China’s market for enterprise healthcare management will grow from USD5.7 billion (€4.8 billion) in 2010 to USD21.1 billions (€17.8 billion) in 2020.