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  • Australia: Agreement to More Patient-Centered Digital Health Solutions

    The Australian Digital Health Agency and Consumers Health Forum of Australia (CHF) signed a memorandum of understanding end-November 2017 to ensure that digital health solutions developed in Australia are consumer-centric.

    « [This] unique partnership (…) will ensure health consumers have a real voice in developing Australia’s digital health capability, » said Leanne Wells, CHF CEO (source: Technologydecisions.com.au). « [This] MoU supports the national effort to promote increased use of the My Health Record system by consumers and carers. »

    To encourage patient engagement in the healthcare system

    The purpose of this alliance will also be to set up a secure digital health system and encourage digitally enabled healthcare innovation to advance the efficiency, quality and delivery of healthcare in Australia in order to improve health outcomes of consumers.

    The document states that both parties expect to further their purpose through the encouragement and support of:

    • full engagement, participation and empowerment of consumers within the healthcare system;
    • informed, coordinated care decisions based on sharing relevant information and data;
    •  improved health literacy, experiences of care and health outcomes achieved through better access to, and control over, a consumer’s consolidated healthcare information;
    • innovation in digital health technologies to deliver more efficient and effective healthcare services.

    To promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future

    • The Australian Digital Health Agency will ensure the educational approach to achieve the purpose is adaptive and sustainable. It will also provide overview and supporting materials for consumers and community organizations.
    • The CHF will have to lead and support communications to members of the CHF, CHF network, Primary Health Network and the wider community sector and also « to support and encourage the meaningful uptake of the My Health Record system by consumers and community organizations ». It will also collaborate with the Agency on educational resources, collateral, events and activities, « to promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future as well as the benefits to be realized from [MyHR] where appropriate ».

    « My Health Record will significantly transform the health system »

    Tim Kelsey, CEO of the Digital Health Agency, said the agency’s ongoing commitment to consumer and community partnerships is critical to helping improve health outcomes for all Australians.

    « With the support of CHF and our other stakeholders, My Health Record will significantly transform the health system, » he added. « It will improve efficiency, quality and delivery of health care [in the country]. »

  • Cancer du foie : Singapour et la Corée développent la plateforme Avatar pour améliorer le traitement

    Une équipe de scientifiques et de chercheurs issus d’instituts singapouriens a annoncé fin décembre 2017 avoir signé un partenariat avec l’Institute of Refractory Cancer Research du Samsung Medical Center (SMC), basé en Corée du Sud, afin de développer la première plateforme numérique au monde, cliniquement fiable, capable d’améliorer de manière significative le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC), un cancer primitif du foie.

    Vers une étude précise des tumeurs CHC

    Baptisée « Avatar », la nouvelle plateforme fournira des données permettant d’établir des diagnostics et des avis médicaux fiables en fonction du profil de chaque patient et dans un délai de trois semaines, contre trois ou quatre mois en moyenne actuellement.

    Ainsi, l’étude d’échantillons de tumeurs CHC provenant de patients diagnostiqués va pouvoir contribuer à l’élaboration de modèles d’études d’intégration de gènes in vivo et à la délivrance de données permettant d’évaluer l’efficacité des traitements. Ils seront validés dans l’optique de fournir une analyse de précision et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Une combinaison des points forts de programmes singapouriens et sud-coréens

    La collaboration visant à déployer la plateforme s’appuie sur les points forts de programmes actuellement développés sur la maladie dans les deux pays, dont principalement :

    • 1. le programme phare de recherche translationnelle et clinique (TCR) sur le cancer du foie de Singapour ;
    • 2. l’Avatar Platform, un programme de recherche translationnelle sur le cancer réfractaire mis en oeuvre par l’Institute of Refractory Cancer Research du SMC.

    « Singapour a atteint l’excellence (…) dans la recherche translationnelle concernant le CHC »

    1. Le programme de TCR a permis d’identifier des cibles thérapeutiques utiles au développement de médicaments et de la médecine de précision. Il combinera l’expertise d’autres programmes issus de l’Institut des sciences du cancer de Singapour (CSI Singapore), du A*STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), de l’Institut singapourien de biologie moléculaire et cellulaire (IMCB), du Centre national du cancer de Singapour (NCCS) et de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    « Singapour a atteint l’excellence dans la recherche en amont et dans la recherche translationnelle concernant le CHC, a déclaré le Pr. Pierce Chow, chercheur principal de l’équipe mais aussi directeur chirurgical de la Comprehensive Liver Cancer Clinic du NCCS, professeur à l’école de médecine Duke-NUS et membre associé de l’université au GIS (source : Enterpriseinnovation.net). Cette initiative rassemble les forces de nos institutions en combinant les efforts de notre programme phare existant dans le cancer du foie avec d’autres programmes. »

    La plateforme sera améliorée afin d’être utilisée pour d’autres cancers

    2. L’équipe souhaite améliorer la plateforme numérique Avatar pour qu’elle puisse être utilisée pour les maladies allant du cancer du cerveau au CHC.

    Elle compte également mettre en place avec le Samsung Medical Center un laboratoire commun basé à Singapour, au sein duquel devraient débuter dans deux ans des collaborations de recherche avec l’industrie pour le développement de médicaments.

    « L’Avatar Platform (…) a été développée avec le soutien du ministère de la Santé et du Bien-être [sud-coréen] pour fournir des traitements aux patients présentant un cancer réfractaire. Nous sommes ravis d’apporter ces technologies et ce savoir-faire à cette collaboration [afin de] créer un effet synergique pour les deux parties », s’est réjoui le Pr. Do-Hyun Nam, chercheur principal du SMC pour cette initiative, directeur de l’Institute of Refractory Cancer Research et professeur au département de neurochirurgie du Samsung Medical Center.

    « Nous espérons (…) offrir le meilleur traitement personnalisé au monde »

    « Grâce à ce partenariat, nous espérons construire un réseau mondial solide pour la médecine de précision et espérons être en mesure d’offrir le meilleur traitement personnalisé au monde pour les patients atteints de cancer du foie », a déclaré le Pr. O Jung Kwon, président du SMC.

    L’équipe espère « accélérer le développement de médicaments »

    « En raison de l’hétérogénéité du cancer du foie, il n’existe actuellement que peu de médicaments ayant une efficacité prouvée pour le cibler, a précisé le professeur associé William Hwang, directeur médical du NCCS. Cette nouvelle plateforme permettra aux chercheurs et aux laboratoires pharmaceutiques de travailler ensemble pour mieux comprendre la maladie. Nous espérons que cela nous permettra d’accélérer le développement de médicaments et d’élargir les options de traitement pour les patients atteints de CHC. »

  • Liver cancer: Singapore and South Korea develop Avatar Platform to improve treatment

    A team of scientists and researchers from Singapore institutes announced at the end of December 2017 that it had signed a partnership with the Samsung Medical Center (SMC) Institute of Refractory Cancer Research, based in South Korea, to develop the world’s first clinically reliable digital platform, capable of significantly improving the treatment of hepatocellular carcinoma (HCC), a primary liver cancer.

    An accurate study of HCC tumors

    Called « Avatar », the new platform will provide patient-specific diagnostics and predictive data in a clinically relevant timeframe of three weeks, versus three-four months.

    Thus, the study of patient-derived HCC tumor samples can contribute to genomic integration in vivo model studies and drug screening data. These will be validated in order to deliver precision analysis and improve patient outcomes.

    Bringing together the strengths of programs from Singapore and South Korea

    The collaboration to roll out the Avatar platform leverages the strengths of programs currently being developed on the disease in both countries, mainly:

    • 1. the Translational & Clinical Research (TCR) flagship program for liver cancer in Singapore ;
    • 2. the Avatar Platform, a refractory cancer translational research program established by the SMC’s Institute for Refractory Cancer Research in Seoul (South Korea).

    « Singapore has achieved excellence (…) in translational research on HCC »

    1. The TCR program has uncovered useful drug targets that provide critical data for drug development and precision medicine. It will combine the expertise of other programs from the Cancer Science Institute of Singapore (CSI Singapore), A * STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), Singapore Institute of Molecular and Cell Biology (IMCB), the National Cancer Center Singapore (NCCS) and National University of Singapore (NUS).

    « Singapore has achieved excellence in upstream and translational research in HCC, » said Prof Pierce Chow, lead principal investigator of the team, surgical director of the Comprehensive Liver Cancer Clinic at NCCS, Professor and Course Director at the Duke-NUS Medical School, and an Associate Faculty Member at GIS (source: Enterpriseinnovation.net). « This initiative brings together the strengths of our institutions, combining the efforts of our existing flagship program in Liver Cancer with other programs. »

    The platform will be improved to be used for other cancers

    2. The team wants to improve the Avatar digital platform so that it can be used for disease areas ranging from brain cancer to HCC.

    It also plans to set up a joint laboratory based in Singapore with Samsung Medical Center, which will start research collaborations with the industry for drug development within two years.

    « The Avatar Platform (…) was developed with strong support from the Korean government’s Ministry of Health and Welfare to provide treatment for refractory cancer patients. We are keen to contribute to these technologies and know-how to this collaboration, which will create a synergistic effect for both sides, » said Prof. Do-Hyun Nam, lead principal investigator of SMC for this initiative, director of the IRCR and professor of the Department of Neurosurgery at SMC.

    Liver Cancer: « We hope to (…) provide the world’s best genome based personalized treatment « 

    « Through this partnership, we are expecting to build a firm global network for precision medicine and hope to be able to provide the world’s best genome based personalized treatment for liver cancer patients, » said Prof. O Jung Kwon , president of Samsung Medical Center.

    The team would like « to accelerate drug development and expand treatment options »

    « Due to the heterogeneity of liver cancer, there are currently only few drugs with proven efficacy to target it, » said associate professor William Hwang, medical director of NCCS. « This new platform will allow researchers and pharmaceutical companies to work together to understand the disease better. We hope this will enable all of us to accelerate drug development and expand treatment options for HCC patients. »

  • Création de 4 groupes d’étude dédiés au numérique et à l’écosystème de la e-santé à l’Assemblée

    À l’issue de la réunion du Bureau de l’Assemblée Nationale qui s’est tenue le 20 décembre 2017, la création de quatre groupes d’étude dédiés au numérique a été validée.

    L’objectif est de faire en sorte que les parlementaires cernent de la meilleure façon possible les enjeux de la révolution numérique dans différents domaines.

    Ce sont au total sept groupes d’études dédiés aux technologies numériques qui ont été créés, dont quatre vont s’atteler aux thématiques qui touchent de plus ou moins près l’écosystème de la e-santé :
    • santé et numérique ;
    • internet et société numérique ;
    • économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’IA ;
    • cybersécurité et souveraineté numérique ;
    • start-ups et PME.

    La composition des groupes n’a pas été dévoilée à ce jour.

    Les sujets abordés

    • Groupe santé et numérique : les questions abordées sont liées aux outils numériques et leur capacité à améliorer le secteur de la santé, à l’émergence des algorithmes appliqués aux données massives (big data) et les soins personnalisés qui pourraient en découler et les conséquences du partage des informations sensibles ;
    • Groupe internet et société numérique : se pencher sur les nouveaux usages de l’internet dans divers domaines de l’ensemble de la société civile (dématérialisation des services publics, démarches administratives en ligne, services de santé à distance, éducation numérique, etc.) et comment les maîtriser sont les objectifs de ce groupe ;
    • Groupe économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’IA : les données étant devenues un bien économique, les parlementaires vont se poser la question des conditions de réutilisation de celles-ci et d’une éventuelle taxation associée, de même que celle de l’impact de ce bien sur la mutation du modèle économique national traditionnel ;
    • Groupe cybersécurité et souveraineté numérique : dans un contexte général de numérisation des services, la sécurité est un enjeu de taille. Elaborer des stratégies permettant de contrecarrer les attaques et les piratages informatiques est aussi crucial pour l’industrie que pour l’Administration ;
    • Groupe start-ups et PME : le numérique étant particulièrement propice à l’émergence de nouvelles structures, les députés vont se pencher sur les questions du modèle économique le plus pertinent et viable, des inégalités sociales en termes d’accès à la création et des financements.
  • Etude : l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90%. Les résultats de l’étude* publiée le 12 décembre 2017 dans le Jama montre que des systèmes d’intelligence artificielle pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique.

    Le deep learning pour suppléer le manque de professionnels

    En 2040, 600 millions de personnes dans le monde souffriront de diabète. Et un tiers d’entre elles risquent de développer une rétinopathie diabétique. Dépister cette pathologie avant que la cécité ne s’installe représente donc un enjeu majeur de santé publique. Mais le manque de professionnels formés et le coût de tels programmes de dépistage constituent des obstacles importants.

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie

    Des chercheurs issus de différents pays (Singapour, Mexique, Hong Kong, USA, Allemagne, Chine) ont donc mené une étude afin d’évaluer la performance d’un système de deep learning pour dépister la rétinopathie diabétique, mais aussi le glaucome et la DMLA. Pour tester les algorithmes, près de 500 000 images rétiniennes ont été analysées. Dans cette phase de validation, deux professionnels avec plus de 5 ans d’expérience ont analysé eux-mêmes les images pour repérer les discordances. Il aura fallu plus d’un an et demi pour rassembler toutes les images et valider le système de deep learning. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 12 décembre 2017 dans le Jama.

    Résultats

    Sur l’ensemble des images, l’intelligence artificielle a identifié près de 7% de cas de rétinopathie diabétique (allant du stade modéré au stade sévère menaçant la vision).

    Pour les cas les plus modérés :

    • Le taux de sensibilité (avoir le moins de faux négatifs possibles) était de 90%
    • Le taux de spécificité (avoir le moins de faux positifs possibles) était de 91,6%

    Pour les cas les plus sévères :

    • Le taux de sensibilité était de 100%
    • Le taux de spécificité était de 91,1%

    Pour le glaucome :

    • Le taux de sensibilité était de 96,4%
    • Le taux de spécificité était de 87,2%

    Pour la DMLA :

    • Le taux de sensibilité était de 93,2%
    • Le taux de spécificité était de 88,7%

    A titre de comparaison, les recommandations concernant le dépistage de la rétinopathie diabétique fixaient la sensibilité minimale à 60% en Australie, à 80% au Royaume-Uni, et à 90% à Singapour.

    Une machine très sensible

    Dans l’étude, les performances de l’intelligence artificielle sont donc légèrement supérieures à celles des professionnels, concernant la sensibilité. Et c’est notamment le cas dans la rétinopathie sévère :

    • 100% de sensibilité pour l’IA contre 88,5% pour les professionnels de santé
    • 91,1% de spécificité pour l’IA contre 99,6% pour les professionnels de santé

     

    En revanche, pour la DMLA, le système de deep learning se montre moins performant :

    • 92,1% pour l’IA contre 98,2% pour les médecins

    Enfin, quand le système de dépistage est totalement automatisé, les taux de sensibilité et de spécificité passent respectivement à 93% et 77,5%.

    Les auteurs de l’étude estiment donc que les performances du système de deep learning sont acceptables et comparables au système de dépistage traditionnel. « Le dépistage totalement automatisé pourrait se révéler très utile dans des communautés où aucun programme de dépistage n’est en place », concluent-ils.

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros

    Les start-ups françaises de la e-santé ont levé près de 240 millions d’euros en 2017.

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, font jeu quasi égal.

    Les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs – Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée dans la rubrique Data du site web.

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros pour 48 start-ups

    239,2 millions d’euros, tel est le montant total levé par les principales start-ups françaises de la e-santé en 2017, soit 40 % de plus qu’en 2016.

    Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée en mettant en avant les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs, etc.

    Digital et m-santé en tête

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds en 2017. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, soit une moyenne de 7 millions d’euros par levée de fonds, font jeu quasi égal.

    Les start-ups de la robotique (Eligo Bioscience et Wandercraft) ont également levé des sommes importantes, avec une moyenne de 16 millions d’euros par levée de fonds, tandis que les start-ups des logiciels, des IoT et des dispositifs médicaux ont levé en moyenne 2 millions d’euros.

    A noter, cette année, une multitude de « petites » levées de fonds, notamment dans le domaine des Silvertech et de la télémédecine.

    Doctolib en haut du podium

    Le mois de septembre 2017 a été marqué par 4 levées de fonds supérieures à 14 millions d’euros tandis que la levée de fonds de 35 millions d’euros de Doctolib en novembre 2017, qui s’ajoute à celle de 26 millions d’euros que la start-up avait levé en janvier 2017, la place tout en haut du podium.

    Cellnovo et Eligo Bioscience sont les deux autres start-ups qui ont levé les sommes les plus importantes en 2017, avec 17,5 et 17 millions d’euros.

    Visiomed, qui avait levé 2,6 millions d’euros le 5 décembre 2017 a terminé l’année avec une nouvelle levée de fonds de 1,7 million d’euros le 22 décembre 2017.

    Des investisseurs dispersés, Bpifrance très présent

    De nombreux investisseurs n’ont investi que dans une start-up de la e-santé en 2017 : iBionext, Kamet, Accel partners, Seventure Partners, XO Private Equity, Soridec… Quelques fonds ont toutefois réalisé des investissements multiples : 

    • Bpifrance avec Apitrak, Bioserenity, Otherwise, Cardiologs, Japet medical devices, CellProthera, Exelus, Telegrafik, Diabeloop, Wandercraft et Doctolib ;
    • IdInvest avec Wandercraft, Instent, Cardiologs, Feet Me, Bioserenity et Damae Medical ;
    • Kurma partners avec Instent, Feet me, Cardiologs et Damae Medical.

    A noter : Selon les chiffres de l’agence de presse Thomson Reuters, en 2017, les opérations d’acquisitions menées en France, tous secteurs confondus, ont atteint 205 millions d’euros, soit 50% de plus par rapport à 2016, ce qui représente le plus haut niveau depuis 2007.

  • Wright Medical acquiert la société bretonne Imascap spécialisée dans la modélisation 3D pour 75,1 M€

    La société brestoise Imascap – 17 salariés – a été rachetée par Wright Medical, leader mondial des dispositifs médicaux axés sur les extrémités, le 14 décembre 2017. La transaction a coûté 75,1 millions d’euros au groupe américain.

    A sa création en 2009, Imascap fournit des études anatomiques en 3D, destinées à faciliter la chirurgie de l’épaule. En 2013, ses travaux aboutissent avec la certification, en Europe, du dispositif Glenosys, qui permet de guider le chirurgien pendant une opération complexe. Ce logiciel de simulation médicale aide à faire les bons choix de taille, de type et d’orientation de prothèse, et génère un guide sur-mesure, imprimé en 3D. En 2016, 900 centres dans 22 pays en étaient équipés.

    La même année, la start-up française se rapproche pour la première fois du géant américain Wright Medical en signant un contrat de partenariat d’un montant de 10 millions d’euros. Wright Medical rachète la licence de Glenosys pour l’intégrer au sein de 3DBlueprint, son logiciel de planification préopératoire.

    Début 2017, Imascap réalisait une levée de fond de 3,6 millions d’euros auprès de chirurgiens américains et français, afin de créer deux filiales aux États-Unis, avec pour ambition de devenir les leaders mondiaux des prothèses personnalisées, avec des techniques de chirurgie augmentée, grâce à l’usage de lunettes 3D.

    Actuellement, la société brestoise travaille au déploiement d’une solution sur les prothèses de genoux, attendue courant 2018, et s’intéresse aux prothèses totalement personnalisées. Il s’agit du projet FollowKnee lancé en août 2017 avec le CHRU de Brest.

    Avec l’acquisition au 14 décembre 2017 d’Imascap par Wright Medical, le groupe américain entend aller plus loin sur le marché de la médecine personnalisée. Pour Robert Palmisano, son président : « Nous pensons que la chirurgie orthopédique du futur intégrera l’intelligence artificielle et des éléments de réalité augmentée. Ces logiciels seront amenés à modifier en profondeur les opérations d’arthoplastie de la hanche ou du genou ».

  • Data : un rapport ministériel met en garde contre la fragmentation des bases de données de vie réelle

    Le Professeur Bernard Bégaud, Dominique Polton et Franck Von Lennep ont remis à Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, un rapport intitulé « Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé – L’exemple du médicament ».

    Les auteurs du rapport soulignent la fragmentation des bases de données existantes en France dans le champ du médicament. Ils préconisent de fédérer les démarches de collecte des données de vie réelle et d’améliorer le chaînage de données provenant de multiples sources. Ce chaînage, expliquent-ils, constitue un « enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé ».

    La révolution numérique accroît les possibilités de collecte et d’analyse des données de santé. La production et l’utilisation de « données de vie réelle » deviennent des enjeux stratégiques pour tous les systèmes de santé. 

    Collecte des données de vie réelle : des enjeux multiples pour les systèmes de santé

    Concernant les études sur les médicaments, les enjeux de la collecte de données de vie réelle sont nombreux. La collecte de données issues de la prescription, de la délivrance et de la consommation des médicaments doit permettre d’améliorer la qualité des soins (pour les patients), de développer les services et les produits de demain (du côté des industriels), et de suivre le bon usage et la tolérance des médicaments (du côté des autorités publiques).

    Des bases de données fragmentées 

    La France dispose d’une base de données médico-administratives alimentée par l’assurance maladie et les hôpitaux d’une ampleur exceptionnelle. Le rapport remis à Agnès Buzyn souligne que les bases de données existantes sont toutefois « fragmentées, de qualité hétérogène, souvent difficiles à relier alors que le chaînage de données provenant de multiples sources est à l’évidence un enjeu clé ».

    Fédérer les collectes de données liées aux médicaments

    Les auteurs du rapport préconisent de fédérer les initiatives de tous les acteurs du système de santé, intervenant dans la collecte de données liées aux médicaments. Ils formulent plusieurs propositions en ce sens. Un groupe de travail a été mis en place par Agnès Buzyn, regroupant les services du Ministère des Solidarités et de la Santé, la CNAMTS et la HAS. Ce groupe sera chargé de travailler sur les modalités d’évaluation des médicaments et sur la notion clé de collecte de données.

  • Tools4Patient sonde l’effet placebo au cours des essais cliniques grâce au big data

    Tools4Patient, société de biotechnologie belge ayant mis au point Placebell, solution numérique qui repose sur l’analyse des données des participants liées au genre, à la personnalité ou aux antécédents médicaux et autres aspects, a fait, fin décembre 2017, une augmentation de son capital. En doublant son capital d’origine, celui-ci avoisine à présent 5 millions d’euros.

    Les outils de diagnostic et d’analyse de la société dont Placebell, reposant sur des algorithmes prédictifs, visent à identifier la réponse placebo lors des essais cliniques en phase pré-AMM. Cette phase est cruciale dans la vie d’une molécule dont le destin est déterminé par les résultats de ces essais cliniques ; elle revêt des implications financières considérable pour le laboratoire pharmaceutique à l’origine de celle-ci.

    Un enjeu stratégique et financier : la caractérisation de la réponse au placebo

    Commercialisée depuis septembre 2017, la solution digitale Placebell repose sur l’analyse des données des participants des essais cliniques. Sa mise au point a nécessité quatre ans de développement et plusieurs millions d’euros d’investissement provenant aussi bien de fonds privés et de la Région wallonne.

    Les données analysées proviennent d’une part d’un questionnaire renseigné par les patients et d’autre part des données à échelle individuelle définissant des aspects très variées tels que le genre, la personnalité, les antécédents médicaux, etc.

    Selon Dominique Demolle, PDG de Tools4Patient, mieux caractériser la population participante aux tests et optimiser l’analyse des données récoltées permet d’expliquer au moins 30% de la variabilité liée à l’effet placebo. Au final, les entreprises peuvent gagner des mois dans le développement de leurs nouveaux produits et surtout améliorer la prise de décision quant à la poursuite des essais cliniques.

    Ambitions de développement et modèle économique

    Après l’augmentation de capital de fin de 2017, au cours de 2018 une ouverture du capital à de nouveaux investisseurs est envisagée et pourra atteindre plusieurs millions d’euros.

    Elle servira, entre autres, à la diversification de l’offre des solutions proposées et au développement des activités commerciales internationales – notamment aux États-Unis qui concentrent plus de la moitié des essais cliniques menés dans le monde.

    Actuellement, la société a un modèle de rémunération qui est fondé sur la complexité de l’étude à mettre en place et qui représente quelques pourcents du budget global de l’essai clinique.