care_insight

  • Appel à projets UE : Flagships finance 2 projets de « technologie émergente » à hauteur de 1 Md€

    La Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et HORIZON 2020 – Future & Emerging Technologies (FET) proposent aux porteurs de projets de candidater pour un « projet phare de technologie émergente », appelé projet Flagships.

    Deux projets Flaghships dans le domaine de la santé, des objets connectés ou de l’environnement, seront financés par l’Union européenne à hauteur d’1 milliard d’euros chacun pour une durée de 10 ans.

    Les porteurs de projet devront prouver en quoi celui-ci va véritablement « changer la donne » et impacter positivement l’économie et la société européenne.

    Le précédent appel à projets Flagships a financé pour une durée de 10 ans Human Brain Project et Graphene Flagship.

    Date limite des dépôts de projets : 20 février 2018 via le lien ci-contre

    Un axe important, la santé et les sciences humaines

    Le dossier pourra concerner les thématiques suivantes :

    • Les technologies innovantes révolutionnant la santé en matière de prévention, de prédiction et de traitement des maladies;

    • L’études du génome et des cellules, notamment pour développer des dispositifs issus des biotechnologies, des méthodes de dépistage, des thérapies de pointe, etc.

    Les TIC, la société connectée et le changement climatique

    Parmi les autres thématiques concernées par l’appel à projets Flagships, on trouve :

    •  Les matériaux intelligents et l’ingénierie à l’échelle nanométrique ;
    • La robotique et l’IA ;
    • L’usage des TIC dans le domaine des interactions sociales et la culture ;
    • L’énergie, l’environnement et le changement climatique.
  • Etude : l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90%. Les résultats de l’étude* publiée le 12 décembre 2017 dans le Jama montre que des systèmes d’intelligence artificielle pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique.

    Le deep learning pour suppléer le manque de professionnels

    En 2040, 600 millions de personnes dans le monde souffriront de diabète. Et un tiers d’entre elles risquent de développer une rétinopathie diabétique. Dépister cette pathologie avant que la cécité ne s’installe représente donc un enjeu majeur de santé publique. Mais le manque de professionnels formés et le coût de tels programmes de dépistage constituent des obstacles importants.

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie

    Des chercheurs issus de différents pays (Singapour, Mexique, Hong Kong, USA, Allemagne, Chine) ont donc mené une étude afin d’évaluer la performance d’un système de deep learning pour dépister la rétinopathie diabétique, mais aussi le glaucome et la DMLA. Pour tester les algorithmes, près de 500 000 images rétiniennes ont été analysées. Dans cette phase de validation, deux professionnels avec plus de 5 ans d’expérience ont analysé eux-mêmes les images pour repérer les discordances. Il aura fallu plus d’un an et demi pour rassembler toutes les images et valider le système de deep learning. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 12 décembre 2017 dans le Jama.

    Résultats

    Sur l’ensemble des images, l’intelligence artificielle a identifié près de 7% de cas de rétinopathie diabétique (allant du stade modéré au stade sévère menaçant la vision).

    Pour les cas les plus modérés :

    • Le taux de sensibilité (avoir le moins de faux négatifs possibles) était de 90%
    • Le taux de spécificité (avoir le moins de faux positifs possibles) était de 91,6%

    Pour les cas les plus sévères :

    • Le taux de sensibilité était de 100%
    • Le taux de spécificité était de 91,1%

    Pour le glaucome :

    • Le taux de sensibilité était de 96,4%
    • Le taux de spécificité était de 87,2%

    Pour la DMLA :

    • Le taux de sensibilité était de 93,2%
    • Le taux de spécificité était de 88,7%

    A titre de comparaison, les recommandations concernant le dépistage de la rétinopathie diabétique fixaient la sensibilité minimale à 60% en Australie, à 80% au Royaume-Uni, et à 90% à Singapour.

    Une machine très sensible

    Dans l’étude, les performances de l’intelligence artificielle sont donc légèrement supérieures à celles des professionnels, concernant la sensibilité. Et c’est notamment le cas dans la rétinopathie sévère :

    • 100% de sensibilité pour l’IA contre 88,5% pour les professionnels de santé
    • 91,1% de spécificité pour l’IA contre 99,6% pour les professionnels de santé

     

    En revanche, pour la DMLA, le système de deep learning se montre moins performant :

    • 92,1% pour l’IA contre 98,2% pour les médecins

    Enfin, quand le système de dépistage est totalement automatisé, les taux de sensibilité et de spécificité passent respectivement à 93% et 77,5%.

    Les auteurs de l’étude estiment donc que les performances du système de deep learning sont acceptables et comparables au système de dépistage traditionnel. « Le dépistage totalement automatisé pourrait se révéler très utile dans des communautés où aucun programme de dépistage n’est en place », concluent-ils.

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros

    Les start-ups françaises de la e-santé ont levé près de 240 millions d’euros en 2017.

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, font jeu quasi égal.

    Les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs – Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée dans la rubrique Data du site web.

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros pour 48 start-ups

    239,2 millions d’euros, tel est le montant total levé par les principales start-ups françaises de la e-santé en 2017, soit 40 % de plus qu’en 2016.

    Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée en mettant en avant les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs, etc.

    Digital et m-santé en tête

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds en 2017. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, soit une moyenne de 7 millions d’euros par levée de fonds, font jeu quasi égal.

    Les start-ups de la robotique (Eligo Bioscience et Wandercraft) ont également levé des sommes importantes, avec une moyenne de 16 millions d’euros par levée de fonds, tandis que les start-ups des logiciels, des IoT et des dispositifs médicaux ont levé en moyenne 2 millions d’euros.

    A noter, cette année, une multitude de « petites » levées de fonds, notamment dans le domaine des Silvertech et de la télémédecine.

    Doctolib en haut du podium

    Le mois de septembre 2017 a été marqué par 4 levées de fonds supérieures à 14 millions d’euros tandis que la levée de fonds de 35 millions d’euros de Doctolib en novembre 2017, qui s’ajoute à celle de 26 millions d’euros que la start-up avait levé en janvier 2017, la place tout en haut du podium.

    Cellnovo et Eligo Bioscience sont les deux autres start-ups qui ont levé les sommes les plus importantes en 2017, avec 17,5 et 17 millions d’euros.

    Visiomed, qui avait levé 2,6 millions d’euros le 5 décembre 2017 a terminé l’année avec une nouvelle levée de fonds de 1,7 million d’euros le 22 décembre 2017.

    Des investisseurs dispersés, Bpifrance très présent

    De nombreux investisseurs n’ont investi que dans une start-up de la e-santé en 2017 : iBionext, Kamet, Accel partners, Seventure Partners, XO Private Equity, Soridec… Quelques fonds ont toutefois réalisé des investissements multiples : 

    • Bpifrance avec Apitrak, Bioserenity, Otherwise, Cardiologs, Japet medical devices, CellProthera, Exelus, Telegrafik, Diabeloop, Wandercraft et Doctolib ;
    • IdInvest avec Wandercraft, Instent, Cardiologs, Feet Me, Bioserenity et Damae Medical ;
    • Kurma partners avec Instent, Feet me, Cardiologs et Damae Medical.

    A noter : Selon les chiffres de l’agence de presse Thomson Reuters, en 2017, les opérations d’acquisitions menées en France, tous secteurs confondus, ont atteint 205 millions d’euros, soit 50% de plus par rapport à 2016, ce qui représente le plus haut niveau depuis 2007.

  • Des solutions innovantes de e-santé pour relier le NHS aux habitants des îles écossaises

    Des entreprises basées dans le Highland, la plus grande des trente-deux divisions administratives d’Écosse, et dans les îles écossaises développent de nouveaux produits de santé numériques pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées du pays.

    L’agence de développement économique et communautaire du gouvernement écossais, Highlands and Islands Enterprise, a mis au point un programme d’accélération afin de permettre aux entrepreneurs travaillant dans le domaine de la e santé de développer plus facilement leurs solutions.

    Parmi les innovations soutenues :
    • un dispositif permettant de réaliser une endoscopie à domicile par le biais d’une pilule équipée d’une micro-caméra ;
    • un outil basé sur des technologies numériques sans fil pour soutenir en temps réel la première personne arrivée sur le terrain en cas d’urgence médicale.

    Des technologies favorisant les soins à distance

    100 000 personnes réparties sur 93 îles

    « Avec près de 100 000 personnes réparties sur 93 îles, la santé numérique ne se manifeste pas uniquement par l’utilisation de téléphones en cas d’urgence ou les interventions par hélicoptère », explique James Cameron (source : Scotsman.com), chef de la santé et des sciences de la vie à Highlands and Islands Enterprise (HIE). Lorsque nous pensons à la e-santé, [nous avons en tête] la délivrance de projets et de services [complets] dans des collectivités éloignées et rurales. »

    Parmi les innovations soutenus par l’organisation HIE figurent :

    • Un dispositif qui utilise une caméra intégrée dans une pilule – la technologie filme tout ce qui se passe dans l’organisme en six ou huit heures. La vidéo est ensuite envoyée à un enregistreur porté par le patient, téléchargée puis transférée via des plateformes sécurisées pour être évaluée par des médecins et des infirmières. Les résultats sont dans un deuxième temps transmis à l’hôpital et utilisés pour établir le diagnostic final avant d’être envoyés au médecin généraliste.
      Cet outil permet au patient d’effectuer l’examen à domicile au lieu d’aller à l’hôpital pour réaliser une endoscopie. « Subitement, la procédure en soins secondaires [réalisée par des spécialistes] est disponible dans le cadre de soins primaires », commente le Dr. Cornelius Glismann, fondateur de CorporateHealth International, l’entreprise danoise qui a élaboré ce modèle d’endoscopie capsulaire.
      Le dispositif est actuellement utilisé dans les villes écossaises de Broadford et d’Ullapool.
    • SiteKit, un dossier numérique permettant de suivre l’état de santé et le développement des enfants. Mis en place à Portree (la plus grande ville de l’île de Skye), l’outil a été cliniquement validé par le Royal College of Paediatrics & Child Health et est en train d’être déployé à Londres.
    • L’initiative MIME (gestion de l’information dans les urgences médicales), développée par une société émanant de l’Université d’Aberdeen (Écosse), utilise des technologies numériques sans fil pour soutenir en temps réel la première personne arrivée sur le terrain (membre de la communauté, bénévole de la Croix-Rouge, médecin généraliste) en cas d’urgence médicale.

    HIE assure le développement de la région en soutenant l’innovation

    Highlands and Islands Enterprise, établi il y a cinquante ans, joue un rôle clé dans la promotion de ces innovations. « Nous mettons en évidence les opportunités dans le secteur et nous les relions ensuite à l’ensemble de l’écosystème de l’innovation ou au marché de la santé du NHS », précise M. Cameron.

    « Il existe aujourd’hui une orientation commerciale très claire pour aider les entreprises à s’engager dans les domaines de la santé et des services sociaux. Cela est rendu possible par la relation étroite de HIE avec les centres d’innovation écossais, Innovate UK et le NHS. »

    Une émergence des sociétés spécialisées dans les sciences de la vie

    Par ailleurs, l’existence d’entreprises spécialisées dans les sciences de la vie, telles que BASF Pharma à Callanish, Sitekit sur l’île de Skye, ESPL sur les îles Shetland et de sociétés centrées sur l’univers marin dans la ville d’Oban ainsi que la croissance d’Inverness Campus font de l’environnement HIE un lieu attractif pour les entrepreneurs du secteur.

    Le développement de la région est assuré par HIE. La zone est déjà marquée par une forte présence en recherche et en développement, avec des universitaires et des entreprises qui travaillent dans les domaines de la santé numérique, de la gestion des maladies et de la santé animale.

    Un soutien du gouvernement écossais

    Le gouvernement écossais a de plus attribué le statut de centre pour les entreprises des sciences de la vie (Life Sciences Enterprise Area Status) au campus Inverness (centre administratif du council area du Highland), qui dispose par ailleurs de deux bâtiments dédiés aux activités dans le domaine des sciences de la vie.

    Pathfinder : un programme d’accélération pour soutenir les innovations en e-santé

    CorporateHealth International, à l’origine du projet d’endoscopie capsulaire, s’est récemment installé sur le campus. L’entreprise y a créé un centre de diagnostic d’une valeur de 5,7 millions de livres sterling (6,5 M€), qui devrait entraîner la création de 30 emplois sur trois ans. HIE aide la société à se développer : elle lui a notamment accordé un investissement de 600 000 livres (680 000 €).

    M. Glismann a été impressionné par le soutien qu’il a reçu en Écosse. « HIE nous a guidés tout au long des processus visant à devenir un fournisseur pour le NHS, à mettre en place nos pilotes [mais aussi] à obtenir l’enregistrement de l’entreprise au Royaume-Uni et un soutien financier. »

    CorporateHealth n’est pas la seule entreprise à avoir bénéficié de l’aide de HIE. La start-up cite en exemple l’importance de l’initiative Pathfinder. « Pathfinder est l’un des nombreux programmes de soutien aux entreprises conçus par HIE pour aider les entreprises innovantes dans le domaine des sciences de la vie et de la technologie à atteindre leurs ambitions en matière de croissance. »

    Des services de coaching

    L’accélérateur propose un programme intensif pour aider les start-up et les entrepreneurs qui travaillent dans le domaine des sciences de la vie et de la technologie, en leur apportant les compétences nécessaires au développement d’un business modèle durable.

    Élaboré par HIE, il offre un soutien supplémentaire aux entreprises par le biais de services de coaching et de mentorat.

    MIME Technologies fait partie des société à avoir achevé avec succès le programme Pathfinder. Les universitaires du Centre for Rural Health de l’Université d’Aberdeen, qui ont imaginé le dispositif, se sont tournés vers le programme Pathfinder pour obtenir de l’aide et développer plus facilement leur solution. « Cela nous a aidés à changer notre état d’esprit et à rompre avec l’univers de la recherche académique traditionnelle afin d’aborder les applications pratiques du projet du point de vue de l’utilisateur final », a déclaré le Dr. Alasdair Mort, directeur général de MIME.

  • Le marché mondial des technologies de la e-santé devrait enregistrer un TCAC de 4,5 % d’ici 2024

    Le marché mondial des technologies de la santé numérique a représenté 40,74 milliards USD (34,7 Mds €) en 2016 et devrait enregistré un TCAC de 4,5 % entre 2017 et 2024, indique un rapport réalisé par la société Data Bridge Market Research et publié début décembre 2017.

    L’Amérique du Nord domine actuellement le marché, suivie par certains pays d’Europe, comme l’Allemagne et la Suisse, mais aussi par l’Asie, la Chine ayant tout le potentiel pour s’imposer dans les années à venir comme l’un des principaux leaders du secteur.

    Technologies de la e-santé : un contexte favorable à la croissance du marché

    Les technologies de la santé numérique représentent l’ensemble des technologies numériques et génomiques. Elles sont utilisées par les acteurs de l’industrie dans l’optique d’améliorer l’efficacité de la prestation des soins afin de rendre les traitements plus précis et efficaces, précisent les auteurs de l’étude.

    Des initiatives favorables à l’introduction des technologies

    La croissance du marché des technologies de la e-santé est liée à divers facteurs, dont :

    • l’augmentation du nombre d’utilisateurs de smartphones ;
    • l’adoption accrue de technologies de santé mobile pour le suivi de l’état de santé des patients ;
    • le développement de services de suivi des patients à distance ;
    • les progrès technologiques dans le domaine de la santé ;
    • le déploiement d’initiatives favorables à l’introduction des nouvelles technologies, notamment au niveau gouvernemental.

    Des préoccupations au niveau de la sécurité des données et des dépenses

    Les analystes de Data Bridge Market Research ont néanmoins identifié quelques freins à la croissance du marché, notamment l’existence de problèmes de sécurité concernant la gestion des données et de dépenses élevées au sein du secteur ainsi qu’un besoin de maintenance.

    Un marché très fragmenté

    Le marché a été segmenté par les auteurs du rapport selon :

    • les technologies utilisées : télémédecine, m-santé, analyse des données de santé et systèmes de santé numériques ;
    • les produits développés : dispositifs portables (moniteurs de pression artérielle, glucomètres, oxymètres de pouls, moniteurs d’apnée du sommeil et autres dispositifs), applications mobiles (applications médicales et applications fitness) et systèmes d’information sur la santé (dossiers de santé électroniques et systèmes de prescription électronique) ;
    • les composants utilisés : software, hardware (ensemble de l’équipement matériel, mécanique, magnétique, électrique et électronique, qui entre dans la constitution d’un système informatique) et services ;
    • les utilisateurs finaux : modèle B2B (fournisseurs, employeurs, payeurs et sociétés pharmaceutiques) ou B2C (patients et soignants) ;
    • les zones géographiques : 28 pays répartis en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique ont été analysés dans le cadre de l’étude.
      Les principaux pays couverts par le rapport sont les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, la Turquie, la Russie, l’Inde, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, Singapour, l’Australie, l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.

    Lancements de nouveaux produits et partenariats entre les acteurs clés du secteur

    « Le marché des technologies de la santé numérique est très fragmenté et repose sur le lancement de nouveaux produits et les résultats cliniques de ces produits », indiquent les analystes de Data Bridge Market Research.

    Les principaux acteurs de l’industrie ont déployé diverses stratégies pour accroître leur présence sur le marché, telles que le lancement de nouveaux produits, d’essais cliniques et d’initiatives novatrices mais aussi la mise en place d’investissements importants en recherche et développement, d’accords et de partenariats avec des acteurs clés du secteur ainsi que la réalisation d’acquisitions d’entreprises health tech prometteuses.

    L’Amérique du Nord domine le marché des technologies de la santé numérique

    Parmi les principaux acteurs du marché des technologies de la santé numérique figurent :

    • Koninklijke Philips N.V. (Pays-Bas) ;
    • AT&T Intellectual Property (États-Unis) ;
    • Cerner Corporation (États-Unis) ;
    • Cisco Systems (États-Unis) ;
    • Athenahealth (États-Unis) ;
    • Qualcomm Technologies (États-Unis) ;
    • LifeWatch (Suisse) ;
    • BioTelemetry (États-Unis) ;
    • Andon Health Co. (Chine) ;
    • McKesson Corporation (États-Unis) ;
    • eClinicalWorks (États-Unis) ;
    • Agfa-Gevaert Group (Belgique) ;
    • Allscripts (États-Unis) ;
    • Epic Systems Corporation (États-Unis) ;
    • IBM (États-Unis) ;
    • General Electric Company (États-Unis) ;
    • Abbott (États-Unis) ;
    • China Huaxin (Chine) ;
    • CardioNet (États-Unis) ;
    • Evolent Health (États-Unis) ;
    • Bosch Healthcare Solutions (Allemagne) ;
    • Bayer AG (Allemagne) ;
    • F. Hoffmann-La Roche (Suisse) ;
    • Johnson & Johnson Services (États-Unis) ;
    • GlobalMed (États-Unis) ;
    • Huawei Technologies Co. (Chine) ;
    • Honeywell Life Care Solutions (États-Unis) ;
    • Omron Corporation (Japon).

    L’Allemagne, la Suisse, la Chine et le Japon font aussi partie des leaders

    En 2017, c’est l’Amérique du Nord qui domine le marché, indique le rapport.

    En Asie, la Chine est actuellement le pays leader dans le secteur, suivi de près par le Japon, tandis qu’en Europe, l’Allemagne et la Suisse se démarquent des autres marchés.

    Cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir mais les pays asiatiques, la Chine en tête, devraient prendre une place de plus en plus importante au sein de l’industrie tout comme les pays en développement, comme l’Inde, où le taux de pénétration des smartphones ne cesse d’augmenter.

    Par ailleurs, certains pays d’Afrique sont en train de transformer en profondeur leurs systèmes de santé, présentant un fort intérêt pour les technologies en e-santé, qui apparaissent comme des solutions viables pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées.

  • Le réseau social chinois pour médecins Medlinker lève 60 millions de dollars US (série C)

    La société chinoise Medlinker, à l’origine d’une plateforme de réseautage dédiée aux médecins, a levé début décembre 2017 environ 60 millions de dollars US (50,7 M€) dans le cadre d’une ronde de financement de série C.

    Le portail rassemble plus de 430 000 médecins. Son application mobile et son service cloud, disponibles sur iOS et Android, permettent aux médecins de se connecter avec leurs pairs mais aussi de faciliter le partage de références et de dossiers médicaux. Par le biais de ce service, les patients peuvent par ailleurs prendre des rendez-vous médicaux en ligne et soumettre des questions à la communauté médicale.

    Ce nouveau fonds servira à améliorer la plateforme de l’entreprise en permettant aux patient de bénéficier d’un meilleur accès aux assurances santé et aux médecins.

    Une alliance avec un conglomérat appartenant au gouvernement chinois

    La ronde de financement a été menée par China Electronics Corporation Data (CEC Data), avec une participation additionnelle des sociétés chinoises China Renaissance, Sequoia Capital China et Tencent Holdings.

    CEC Data est un fournisseur de services de données relevant de China Electronics Corporation (CEC), un conglomérat appartenant à l’État et directement administré par le gouvernement chinois.

    Gestion de la santé : des projets seront lancés dans plusieurs provinces

    « L’implication de CEC Data en tant qu’investisseur stratégique aidera Medlinker à développer son écosystème et à acquérir un avantage concurrentiel pour devenir une société leader [sur le marché de la e-santé] », a déclaré Zhou Liang, directeur des investissements privés à China Renaissance Partners (source : Chinamoneynetwork.com).

    CEC Data possède un fonds dédié au domaine de la santé visant à investir dans des projets liés à l’analyse de big data. Il s’associera à Medlinker pour lancer des projets d’organisations centrés sur la gestion de la santé dans plusieurs provinces chinoises afin de fournir aux patients un meilleur accès aux assurances médicales et aux médecins.

    Medlinker a été fondé en 2014. Avant cette dernière levée de fonds, la société avait récolté 40 millions de dollars US (33,8 M. €) dans le cadre d’une ronde de série B menée en 2015 par Tencent Holdings et Yunfeng Capital (Chine). Elle a également reçu plus tôt au cours de la même année un financement de plusieurs millions de dollars (série A) de la part des sociétés chinoises Sequoia Capital China, Ce Yuan Ventures et PreAngel.

  • China’s Medlinker social network for doctors raises US$60 million (Series C)

    The Chinese company Medlinker, which develops a social networking platform dedicated to doctors, raised in December 2017 about US$60 million (€50.7m) in Series C funding.

    The portal hosts more than 430,000 certified doctors. Its mobile application and cloud service, available on iOS and Android, allows doctors to connect with peers, facilitate referrals, and share medical records. Through this service, patients can also book medical appointments online and submit questions for the medical community to answer.

    This new fund will be used to improve the platform of the company by enabling patients to have better access to health insurance and doctors.

    A partnership with a state-owned conglomerate

    The round of financing was conducted by China Electronics Corporation Data (CEC Data), with additional participation from China companies: China Renaissance, Sequoia Capital China and Tencent Holdings . 

    CEC Data is a data service provider under China Electronics Corporation, which is a state-owned conglomerate directly administered by the central government.

    Health maintenance organization projects will be launched in several provinces

    « CEC Data’s involvement as a strategic investor will help Medlinker to expand its ecosystem and gain a competitive edge to grow into a leading company, » said Zhou Liang, a private equity director at China Renaissance Partners (source: Chinamoneynetwork .com).

    CEC Data has a healthcare fund that invests in projects related to big data. It will partner with Melinker to launch trail health maintenance organization projects in several provinces to provide patients with healthcare insurance and physicians.

    Medlinker was founded in 2014. Prior to this latest round of fundraising, the company raised US$40 million (€33.8m) in a 2015 Series B round led by Tencent Holdings and Yunfeng Capital (China). It also raised millions of dollars in a series A round from Sequoia Capital China earlier the same year.

  • La Korea Internet & Security Agency lance un système d’ordonnances numériques en Corée du Sud

    La Korea Internet & Security Agency (KISA), une organisation gouvernementale sud-coréenne, a annoncé le 12 décembre 2017 avoir signé un protocole d’accord avec deux établissements de soins, le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center, pour créer et mettre en place un nouveau service de numérisation des formulaires de prescription.

    Des ordonnances numériques pour simplifier la démarche du patient

    Dans la plupart des pays, le patient se voit prescrire une liste de médicaments par un médecin à sa sortie de l’hôpital, des informations dont les détails sont imprimés sur un document physique avant d’être remis au patient, qui devra ensuite les transmettre à un pharmacien.

    Afin de simplifier ce processus, la Corée du Sud a entrepris de numériser les documents de prescription pour faciliter leur circulation.

    Le système sera opérationnel dans la première moitié de l’année 2018

    Le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center vont déployer un système via lequel les patients pourront recevoir leurs ordonnances sous format électronique sur leurs appareils mobiles. Ce dispositif leur permettra de constituer une base de données numériques de leurs dossiers de prescription qui pourront ainsi être utilisés pour de futures consultations.

    Le dispositif sera adopté par les deux organismes de santé dans la première moitié de 2018.

    2 millions de feuilles de papier économisées chaque année

    La mise en place d’un accès sur smartphone aux ordonnances permettra d’économiser environ 2 millions de feuilles de papier par an, a précisé la KISA (source : Koreaherald.com). Celle-ci ajoute que les pharmacies auront désormais la possibilité de conserver leurs dossiers de prescription de manière organisée et sécurisée.

    L’agence n’a pas précisé si elle envisageait d’étendre son projet de numérisation à d’autres hôpitaux ou non.

  • The South Korean Internet & Security Agency will launch a digital prescription system

    The Korea Internet & Security Agency (KISA), a South Korean government organization, announced on December 12, 2017 that it had signed a memorandum of understanding with two healthcare institutions, Seoul National University Hospital and Samsung Medical Center, to create and set up a new service for the digitization of prescription forms.

    Digital prescriptions to simplify the process

    In most countries, the patient is prescribed a list of medicines by a doctor when he leaves the hospital. These details are printed on a physical document before being given to the patient, who will then submit them to a pharmacist.

    In order to simplify this process, South Korea has undertaken to digitize prescription forms to facilitate documents circulation.

    The system will be operational in the first half of 2018

    The Seoul National University Hospital and the Samsung Medical Center will deploy a system through which patients can receive their prescriptions via their mobile devices, providing them with an organized digital database of their prescription records that can be used for future personalized medicine services.

    The system will be adopted by both healthcare organizations within the first half of 2018.

    2 million sheets of paper saved per year

    The implementation of smartphone-based prescriptions will save 2 million pieces of paper per year, according to KISA (source: Koreaherald.com), adding that pharmacies will now be able to retain their prescription records in an organized way without physical hurdles.

    The agency did not say whether it would extend its digitization project to other hospitals or not.