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  • Rétrospective : sélection de 30 actualités ayant marqué le secteur de la e-santé en 2017

    En cette année électorale, le secteur de la santé a été marqué par la nomination d’Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé, et la création de la mission Villani pour élaborer la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle.

    Tout au long de 2017, H&TI a traité de très nombreux sujets du secteur de la e-santé dans sa newsletter quotidienne – au travers pas moins de 3 000 articles – tant pour évoquer les innovations des start-ups, d’importantes levées de fonds, la création d’incubateurs ou encore l’intérêt des Français pour les technologies de demain en matière de santé.

    La rédaction a établit une sélection de 30 actualités ayant marqué l’année.

  • Etude : résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude* publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

    Le jeu vidéo pour récupérer une vision binoculaire

    L’amblyopie est un trouble d’acuité visuelle qui touche entre 2 et 5% de la population. Un oeil a une acuité très diminuée, voire inexistante, alors que l’autre fonctionne correctement. Cette maladie est le plus souvent traitée par un masquage de l’oeil sain afin de forcer l’autre à travailler davantage. Cette méthode, assez stigmatisante, n’est par ailleurs efficace que chez les enfants.

    Depuis 2006, de nouvelles formes de prise en charge sont donc apparues. Elles consistent à faire travailler les deux yeux en même temps, en présentant des stimuli visuels à fort contraste à l’œil amblyope et d’autres avec un contraste inférieur à l’œil sain. Ce principe, visant à récupérer une vision binoculaire, a été appliqué à des jeux vidéo. Des études préliminaires ont montré des résultats prometteurs dans le traitement de l’amblyopie de l’enfant mais aussi de l’adulte.

    Un tetris pour traiter l’amblyopie

    Des chercheurs canadiens, néo-zélandais et australiens ont donc mis au point un essai multicentrique, randomisé, en double aveugle afin de comparer l’efficacité d’un jeu vidéo binoculaire à un jeu placebo. Entre mars 2014 et juin 2016, 115 participants âgés de 7 ans et plus atteints d’une ambyopie unilatérale ont été recrutés. La moitié d’entre eux devait utiliser un jeu vidéo de type Tetris, avec des blocs qui tombent, pendant une heure par jour pendant six semaines. Ce jeu se pratiquait à domicile sur un iPod Touch. Les membres du groupe contrôle jouaient à un jeu placebo qui présentait des images identiques aux deux yeux. Les résultats de cette étude ont été publiés en ligne, le 4 janvier, dans le Jama Ophthalmology.

    Résultats

    • La pratique du jeu vidéo n’a pas eu d’impact significatif sur l’amélioration des symptômes
    • Le jeu vidéo actif a amélioré l’acuité visuelle de 0,06 logMar (unité qui permet de quantifier l’acuité visuelle) alors que le jeu placebo l’a amélioré de 0,07
    • Le taux d’adhésion au jeu vidéo était plus faible dans le groupe actif que dans le groupe contrôle
    • Aucune différence d’impact n’a été noté entre les enfants et les adultes

    Vers des jeux plus attrayants pour mieux soigner

    Ces résultats décevants, aussi bien sur les symptômes que sur l’adhésion au traitement, font dire aux auteurs de ces travaux qu’ « un contenu plus attrayant et une plus grande variété de jeux aideront à maintenir l’attention pendant de longues périodes ». Les études les plus convaincantes avaient été menées en laboratoire. Dans ce contexte, les participants jouaient pendant une voire deux heures. A domicile, les malades jouaient plusieurs fois par jour mais pendant de courtes périodes. Un autre essai clinique randomisé est en cours. Il devrait permettre de savoir si la réponse au traitement de l’amblyopie par jeu vidéo est dépendant de sa durée.

  • Malakoff Médéric dévoile son dispositif d’accompagnement des professionnels au CES 2018

    Malakoff Médéric a profité du CES Las Vegas pour présenter le 9 janvier 2018 sa nouvelle solution « active’mm 360 » dans la gamme des services B2B.

    La société mutualiste a également profité de l’occasion pour annoncer Idinvest Partners comme partenaire financier sélectionné pour gérer MM Innov, son fonds d’investissement dédié aux start-ups et dont la création avait été annoncée en octobre 2017.

    Nouveau service à destination des entreprises clientes

    Le dispositif dévoilé, activ’mm 360, élaboré en collaboration avec les start-ups Ignilife et H4D, est proposé aux entreprises clientes souhaitant agir sur trois axes :

    • piloter le développement de la qualité de vie au travail ;
    • améliorer le bien-être et la santé des collaborateurs ;
    • réduire les risques d’absentéisme au travail.

    L’objectif de la solution est de proposer des dispositifs de prévention personnalisés en conjuguant collecte et analyse des données internes et externes à l’entreprise. Elle est capable de calculer et définir des modèles de prédiction de l’absentéisme et propose des solutions disponibles aux employeurs à travers l’application dédiée, activ’mm Pro.

    Stratégie d’investissement dans le start-ups

    Anticiper les évolutions de marché, suivre et accompagner les innovations, et accélérer la transformation digitale et de la data du groupe, telles sont les motivations à l’origine de la création du fonds d’investissement dénommé « MM Innov’ ».

    Les fonds visent les start-ups œuvrant dans les domaines de :

    • la e-santé ;
    • la fintech ;
    • les services B2B, dont les ressources humaines en particulier.

    Thomas Saunier, le DG de Malakoff Médéric souligne qu’à terme la création de ce fonds vise à :

    • optimiser la stratégie d’investissement dans les start-ups fondée sur la combinaison d’un rendement financier et la recherche de nouveaux relais de croissance dans le cadre de l’amélioration de la  performance ;
    • faire émerger des partenariats stratégiques ou commerciaux avec les start-ups accompagnées.

  • Le Conseil d’Etat dresse un bilan provisoire de la loi de 2016 sur la protection des données

    Le Conseil d’Etat organisait, le 1er décembre 2017, un colloque sur le thème de la protection des données de santé. Cette rencontre a permis de faire le bilan provisoire de l’application de l’article 193 de la loi du 26 janvier 2016 précisant les modalités d’accès, de collecte et de traitement des données de santé.

    Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat, est revenu dans ses propos introductifs sur l’application de cet article, qui marque une inflexion décisive du droit français en matière d’accès aux données de santé.

    Le colloque intitulé « Santé et Données de Santé » a été structuré autour de quatres tables-rondes consacrées à :

    • « la définition des données de santé », animée par Didier Tabuteau, Président adjoint de la section sociale du Conseil d’Etat ;
    • « la mise en oeuvre de la loi santé » (loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé) présidée par Pierre-Louis Bras, Inspecteur général des Affaires sociales et Président du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) ;
    • « l’accès aux données et à la protection sanitaire » animée par François Stasse, administrateur de l’INSERM; 
    • « secret médical partagé », présidée par Pascale Frombeur, Présidente de la Première chambre de la section du contentieux du Conseil d’Etat.

    Les propos introductifs de Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat, donnent à voir le contenu des échanges et des questions abordées lors de ces quatre tables rondes. M. Sauvé a notamment rappelé l’importance de l’article 193 de la loi n°2016-51 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé en matière d’ouverture des données de santé.

    Les données de santé, rappelle J-M. Sauvé, font de longue date l’objet d’une protection qui a « révélé certaines lacunes ou impasses ».

    • Les risques liés à l’usage des données de santé et l’intérêt « indéniable » que présente leur diffusion à des fins de recherche, ont conduit à créer au fil des années un cadre juridique que le vice-président du Conseil d’Etat qualifie de « souple et protecteur » mais « perfectible ». 
    • Ce corpus juridique, poursuit-il, s’est toutefois heurté à plusieurs obstacles : il s’est révélé inadapté face aux risques du numérique et à la trop grande rigidité de la règle de droit pour les organismes désireux d’utiliser ces données à des fins de recherche. D’où ont résulté « des difficultés pour atteindre les objectifs d’amélioration du système de soins, d’innovation ou de recherche médicale (…). »

    Le régime juridique de la protection des données de santé a donc été révisé pour tenter de répondre à ces exigences contradictoires :

    • Le champ de la protection des données de santé a donc été révisé et restreint, explique J-M. Sauvé. Ce dernier rappelle que la notion même de « données de santé » n’a pas encore fait l’objet d’une définition juridique précise. Des données mesurées au quotidien par des outils connectés telles que le rythme cardiaque ou les données nutritionnelles d’une personnes sont-elles des données de santé ? La loi du 26 janvier 2016 n’a pas pris position sur ce point. En revanche, le règlement européen sur la protection des données de 2016, qui entrera en vigueur en 2018 retient une définition large des données de santé. Ces dernières recouvrent au titre du Règlement à la fois « les données relatives à la santé d’une personne et les données susceptibles de fournir une indication sur un état de santé » (Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil).
    • J-M. Sauvé explique ainsi que les modalités d’accès, de collecte et du traitement des données de santé ont ainsi été précisées par la loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation de notre système de santé. Cette réforme s’est traduite par le regroupement de l’ensemble des bases de données de santé en un seul fichier, le système national des données de santé, composé notamment du SNIIRAM. La loi a crée un Institut national des données de santé chargé de centraliser les demandes d’autorisation d’accès aux données et d’émettre des avis sur le caractère d’intérêt public d’une recherche. Enfin, la loi a ouvert plus largement l’accès aux données de santé en distinguant celles qui peuvent permettre une ré-identification des personnes de celles qui sont anonymes. 

    La vidéo du colloque est accessible sur le site internet du Conseil d’Etat.

  • Silver tech : Le LAB Senioriales ouvre son expertise aux entreprises

    Le LAB Senioriales est, depuis 2012, un accélérateur d’innovations destiné à améliorer la qualité de vie des seniors. Il s’appuie sur l’expérience du groupe Senioriales, filiale du groupe Pierre et Vacances Center Parcs, spécialisé dans l’habitat et des services pour les seniors autonomes.

    Le 13 décembre 2017, le LAB a annoncé, par communiqué de presse, qu’il ouvrait son expertise aux entreprises, soit pour les aider à mener à bien un concept ou un projet innovant en termes de qualité de vie des seniors autonomes, de leurs aidants familiaux ou professionnels, soit pour évaluer les innovations à destination des résidents des Senioriales.

    Le LAB Senioriales : du robot à la plateforme numérique de services

    Le LAB Senioriales explore, co-conçoit, co-frabrique et co-déploie 7 solutions innovantes pour les personnes âgées :

    • Habitat Seniors, logement modulable et évolutif ;
    • Pepper, le robot d’animation ;
    • Buddy, le robot de compagnie ;
    • Pack simply connect, logement intelligent ;
    • Félicie, plateforme numérique de services facile d’utilisation et accessible depuis une tablette ou un ordinateur pour s’informer, communiquer et se divertir ;
    • Silverfit, programme d’activités physique et cognitive en intérieur ;
    • Un programme d’activités physiques et cognitives en extérieur.

    Fort de son expérience, le LAB ouvre ses compétences aux entreprises pour accélérer l’innovation

    Le LAB Senioriales va guider les porteurs de projet, selon leur degré de maturité, de l’étude de marché, au test in-situ du prototype voire jusqu’aux futurs succès commerciaux. Pour cela, il propose une méthodologie, une expertise socio-économique et un environnement spécifique avec :

    • un terrain d’expérimentation et d’observation unique : 57 résidences seniors, 5 000 résidents et plus de 100 partenaires ;
    • un réseau d’experts constitué de seniors, experts métiers et l’équipe du LAB ;
    • une démarche d’innovation par les usages ;
    • des outils individuels, ateliers collectifs, tests en situation de vie réelle.

    « Nos secteurs d’intervention sont : l’habitat, le lien social, le bien-être, la mobilité et les loisirs. L’idée est d’accélérer l’innovation au profit des seniors dans leur vie de tous les jours », indique Hubert Tissot, Innovation Maker du LAB Senioriales.

    Pour une demande d’accompagnement, cliquez sur ce lien.

  • Relations internationales : création d’une Alliance hospitalière franco-chinoise

    À l’invitation de Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine, Emmanuel Macron, Président de la République française, a effectué du 8 au 10 janvier 2018 une visite d’Etat en République populaire de Chine.

    Les deux chefs d’Etat ont eu des échanges de vues approfondis sur de nombreux sujets, et ont notamment décidé la création d’une Alliance hospitalière franco-chinoise et le renforcement du partenariat sur le thème du vieillissement en bonne santé.

    Des assises franco-chinoises de la Santé se tiendront régulièrement à partir de 2018. Elles auront pour objectif d’encourager les échanges ainsi que la coopération entre institutions et entreprises du secteur de la santé.

    La France et la Chine conduiront des recherches conjointes de pointe sur les maladies infectieuses et émergentes, en s’appuyant sur le laboratoire P4 de Wuhan.

  • Boehringer Ingelheim injecte 250 millions d’euros dans son fonds BIVF au service de l’innovation

    Boehringer Ingelheim, le laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les traitements innovants dans la santé, publie dans un communiqué de presse du 8 janvier sa décision d’augmenter considérablement le financement de son fonds de capital-risque réservé à l’effort d’investissement « Venture Fund Boehringer Ingelheim » en le dotant de 250 millions d’euros.

    Les fonds injectés seront utilisés notamment à l’investissement dans les start-ups des secteurs de la santé numérique, de la médecine régénérative et des maladies infectieuses.

    L’augmentation du capital d’investissement est associé à une stratégie d’accroissement de présence sur le territoire américain dont la mise en œuvre commence par une augmentation d’effectifs.

    Appui de la recherche médicale et universitaire

    Le fonds créé en 2010 vise principalement les société de biotechnologie travaillant au développement de programme thérapeutiques innovants dans les domaines suivants : immuno-oncologie, médecine régénérative, maladies infectieuses et santé numérique.

    Le BIVF peut également financer l’essaimage à partir du monde universitaire et la conduite de projets sur une période de 5 à 7 ans et notamment en apportant le capital d’amorçage et le premier fond d’amorçage. Les investissements échelonnés varient entre 0,5 et 3 millions d’euros et peuvent atteindre 10 à 15 millions d’euros de financement.

  • Assurtech : +Simple.fr lève 10 millions d’euros pour développer un robot courtier

    La société +Simple.fr (Plussimple.fr), qui est une assurtech proposant des services de courtage dans le domaine de l’assurance professionnelle et de santé, a annoncé le 9 janvier 2017 avoir bouclé une levée de fonds de 10 millions d’euros, apportés principalement par Idinvest Partners, Anthemis, Oneragtime et la famille Rothschild.

    La société a déjà bouclé deux levées de fonds avec un million d’euros à la création en 2015 et un premier tour de table de 800 000€ en avril 2017.

    Les fonds récolté vont permettre de doubler les effectifs et de lancer le développement d’un robot courtier.

    Cette levée de fonds place la société dans le peloton de tête des assurtechs françaises, puisque les seules à la devancer sont :

    • Shift Technology, une start-up spécialisée dans la détection de la fraude à l’assurance avec 28 millions de dollars levés en octobre 2017 ;
    • Alan, un assureur santé complètement digital avec 12 millions d’euros levés en octobre 2016.

    La société de courtage propose des services d’assurance professionnelle et des assurances santé aux dirigeants d’entreprise et aux salariés.

    Les TPE, indépendants et artisans constituent le cœur de leur cible et la société développe de services pour les assister dans la mise en œuvre de l’obligation de proposer une mutuelle

    Ambitions de développement : automatisation et machine learning

    Dans un premier temps, la société va doubler ses effectifs au nombre d’une dizaine d’ici quatre mois.

    À plus long terme, elle se fixe l’objectif d’optimiser le parcours de souscription et de gestion et à cet effet développer un robot courtier.

    Selon le président de la société, Eric Mignot, c’est la technologie de l’IA qui le permettra et elle permettra également d’automatiser l’ensemble des processus commerciaux : « Notre ambition est de devenir l’Amazon des services financiers pour TPE ».

  • Open data locale : Renaissance numérique promeut une approche collaborative

    La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique impose l’ouverture des données aux collectivités territoriales d’ici octobre 2018. Dans une étude publiée le 9 janvier 2018, le think tank Renaissance Numérique constate que « cet objectif est encore loin d’être atteint ».

    Si certaines collectivités s’inscrivent d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture de leurs données publiques, d’autres peinent à se saisir de la question. Certaines ont fait le choix de mutualiser leurs efforts au sein, notamment, d’établissements publics de coopération inter-communale (EPCI), donnant lieu à une « approche collaborative des politiques locales » en matière d’open data, comme le relèvent Henri Isaac et Jennyfer Chrétien, auteurs de cette étude.

    La loi dite « Lemaire » du 7 octobre 2016 impose l’ouverture des données publiques aux Collectivités territoriales

    La loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une république numérique, (dite Loi Lemaire) impose aux collectivités territoriales et aux établissements communaux d’ouvrir leurs données publiques d’ici octobre 2018. En effet, l’ouverture des données publiques (ou « open data »), déjà pratiquée par l’Etat et quelques collectivités territoriales, devient désormais la règle et non plus l’exception. Les collectivités locales de plus de 3 500 habitants sont tenues de publier en ligne leurs principaux documents, y compris leurs codes sources, leurs bases de données, et les données présentant un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental.

    Une application tardive des dispositions de la loi Lemaire par les Collectivités territoriales

    A dix mois de l’échéance impartie par la loi (octobre 2018), les auteurs de l’étude constatent que l’objectif d’ouverture des données publiques « est encore loin d’être atteint ». La note publiée par Renaissance Numérique le 9 janvier 2018 « invite l’ensemble des collectivités à se ressaisir de la dimension stratégique de cette nouvelle politique et en appelle à une véritable gouvernance des données au niveau territorial afin de faire de cette loi une base solide et renouvelée de la démocratie locale à l’ère numérique ».

    Une réutilisation modérées des données publiques par les collectivités… 

    Renaissance Numérique cite les chiffres évocateurs d’une enquête réalisée par l’association Décider ensemble. Le « baromètre de la démocratie locale numérique » (2017) révèle les difficultés d’appropriation de l’open data par les collectivités. Si les agents interviewés reconnaissent les bénéfices d’une politique visant à améliorer la transparence de l’action publique et promouvoir le développement des territoires, 46% des sondés déclarent ne jamais avoir entendu parler d’open data ou de gouvernance ouverte, ou ignorer ce dont il s’agit. Les données publiques font l’objet d’une faible réutilisation par les collectivités et la société civile locale. Les recours juridiques sont encore peu nombreux contre les administrations récalcitrantes, qui refuseraient de transmettre des données.

    …malgré des initiatives prometteuses 

    Certaines collectivités s’inscrivent toutefois d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture des données publiques, à l’image d’Issy-les-Moulineaux, qui a amorcé sa politique d’open data dès 2012. L’étude de Renaissance numérique invite ainsi le lecteur à consulter la plateforme numérique « data.issy.com », laquelle permet de visualiser des données brutes sous plusieurs formes (cartes, graphiques, etc.) couvrant une diversité de sujet (« les grands projets d’urbanisme à Issy-les-Moulineaux », « Parking deux roues à Issy-les-Moulineaux, etc.).

    L’open data par défaut, qui renvoie aux situations dans lesquelles les données sont mises en ligne à la demande des citoyens, permet aux collectivités de répondre en premier lieu aux attentes citoyennes. Il peut ainsi, soulignent les auteurs de l’étude, « constituer une première étape de mise en oeuvre (de l’open data) ». Des outils gratuits permettent de faciliter cette mise en ligne, telle « data.gouv.fr ».

    Vers une approche collaborative des politiques locales en matière d’open data

    Plusieurs éléments conditionnent la bonne mise en oeuvre d’une démarche d’open data. Le choix de la plateforme qui sert à la mise en ligne des données (quelle configuration des données pour quels impacts sur l’action publique), la maîtrise des données (la plateforme appartient ou non à la collectivité) présentent un intérêt stratégique. Pour lever ces difficultés, certaines collectivités ont choisi de mutualiser leurs pratiques, souvent au sein d’Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    Renaissance Numérique formule diverses recommendations tendant à promouvoir l’open data au niveau local

  • WDMH Academy : appel aux porteurs d’innovations pour participer à une série dédiée à la e-santé

    L’association AquitHealth organise sous la marque WDMH (When Doctors Meet Hackers), a lancé le 6 janvier 2018 un appel aux start-ups dans le domaine de la e-santé, ayant des produits innovants à proposer et souhaitant se positionner sur le marché de la e-santé, pour participer à un programme d’accélération sous forme d’une mini-série télé de 6 épisodes.

    Les participants sélectionnés pourront exposer leurs projets et, au fil des épisodes, grâce à un travail collaboratif, faire évoluer leurs capacités commerciales à développer du business. Ils pourront ainsi mettre à l’échelle leur activité.

    Pour les participants, c’est l’occasion de s’inspirer des autres, profiter de conseil d’experts et d’une levée de fond pour les finalistes.

    Ambitions du projet

    L’objectif est de donner de la visibilité aux start-ups et de repenser la santé à travers l’innovation. En réunissant des équipes toutes tendant vers le même objectif, le travail collaboratif qui se mettra en place permettra à chaque acteur d’en sortir enrichi.

    À raison d’une émission par mois, les participants seront confrontés à de nouveaux défis et à leur issue remporteront des récompenses.

    Le jury

    Le jury est composé de Cécile Monteil, directrice médicale à iLUMENS, Uwe Diegel, PDG de LifeInABox et Eric Sebban, président de Visiomed Group S.A.

    Inscription

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