care_insight

  • LPWA

    Low Power Wide Areanull

  • Appel à projets 2018 de la Cnav pour le bien-vieillir « dans un logement sûr et confortable »

    La direction de l’action de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) en Ile-de-France a lancé, début janvier 2018, son appel à projets 2018 « Pour bien vieillir, en relation avec son entourage et en vivant au sein d’un logement sûr et confortable ».

    Il porte sur la prévention et la lutte contre l’isolement social des personnes retraitées, ainsi que l’adaptation du logement des retraités au vieillissement. Il doit contribuer au développement de solutions innovantes de proximité permettant de répondre aux besoins des retraités autonomes (Gir 5-6) et d’améliorer leur qualité de vie.

    Le dossier de candidature est à remettre avant le 3 février à 12h.

    Des périodes de tests inclues dans le cahier des charges

    Le projet doit :

    • diffuser le plus tôt possible des messages en prévention, de manière positive ;
    • faire appel aux compétences multiples des différents acteurs du secteur (travail partenarial, mutualisation) ;
    • associer les retraités dans la définition de la solution ;
    • inclure des périodes de tests et une phase d’évaluation ;
    • veiller à l’accessibilité financière des solutions et à l’accompagnement de leur utilisation ;
    • présenter un modèle économique pérenne.

    11 lauréats en 2017

    En 2017, pour ce même appel à projets, la Cnav avait retenu 11 dossiers, parmi lesquels les aides techniques et technologiques de Bell’Avie, la montre connectée LifePlus ou Eval 77 qui améliore le suivi des retraités en phase de convalescence par le biais d’objets connectés et d’applications.

    Pour accompagner les personnes intéressées, la Cnav propose un rendez-vous en ligne pour une réunion d’information le 16 janvier 2018 à 14h30. Un lauréat 2017 partagera son expérience. Pour y participer, suivre ce lien à l’heure dite. 

    Dossier de candidature et règlement disponibles via ce lien.

  • Cybersécurité : le guide de la DGOS pour garantir la sécurite numérique des établissements de santé

    Le numérique s’ancrant chaque fois davantage au sein des établissements de santé, il est primordial d’identifier les nouveaux risques de sécurités et d’adopter les méthodes et outils adéquats pour les combattre, tel est le constat mis en avant par le « Mémento à l’usage du directeur d’établissement de santé » élaboré par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et rendu public le 10 janvier 2018.

    Le guide proposé par la DGOS se décline en quatorze thématiques articulées autour de quatre grands axes :
    • l’identification de la vulnérabilité ;
    • la protection des données ;
    • le rôle de la gouvernance ;
    • le pilotage et le contrôle.

    Le document encourage les directeurs d’établissements de santé à élaborer une véritable démarche de gestion du risque numérique afin de maintenir la confiance entre acteurs.

    Il propose enfin un quizz permettant aux responsables de faire un bilan sur leur plan d’action SI, à savoir des mesures accomplies ou restant à mettre en place.

    Identifier les menaces et gérer la vulnérabilité

    • La première étape consiste à identifier la menace et qualifier la vulnérabilité et ses sources, car l’informatisation croissante de la prise en charge du patient rend celle‐ci vulnérable à tout incident impactant le système d’information, et la priorité consiste donc à assurer la sécurité de la prise en charge du patient.
    • Dans un contexte où le DPI (Dossier Patient Informatisé) est voué à être généralisé, le SI se place au cœur des processus associés, car il est l’outil permettant l’échange de données de santé entre professionnels et il est nécessaire de le protéger afin de garantir l’intégrité des données.
    • La création d’un ensemble cohérent et intégré de comportement de professionnels débouche sur la création d’une culture et d’une ambiance empreinte de sécurité ; gérer les risques numérique est aussi une opportunité d’accompagner l’évolution de son établissement.
    • La démarche de sécurisation et réduction des risques passe également par l’évaluation des impacts potentiels d’incidents sur toutes les composantes:
      • stratégique : emboîter le pas aux évolutions de l’écosystème ;
      • opérationnelle : le bon fonctionnement de l’établissement est remis en cause ;
      • humaine : risques liés au facteur humain du côté des professionnel et des patients ;
      • juridique : éviter les cas de mise en jeu de responsabilité pénale ;
      • financière : pertes de revenus affectant les investissements et donnant lieu à des amendes ;
      • image : une perte de confiance peut être occasionnée.
    • Tout établissement de santé doit disposer d’une cartographie des risques liés à son SI, qui constitue la pierre angulaire de tout plan d’action sécurité du SI.
    • Éviter un incident, cela commence par son identification et la réduction des vulnérabilités, puis par l’adoption d’actions en réaction à sa survenue.

    Les données de santé et les obligations émanant du RGPD

    Le sujet étant identifié – les données numériques – , il s’agit d’identifier les risques et les enjeux autour de leur protection.

    • En sus d’apporter une définition des données de santé, le Règlement européen pour la protection des données (RGPD), applicable à partir du 25 mai 2018, RGPD rend obligatoire la désignation d’un DPO, délégué à la protection des données personnelles, pour tout établissement dont les missions sont :
      • l’information ;
      • le conseil ;
      • le contrôle interne.
    • Un RSSI, responsable de la sécurité des systèmes d’information, met en œuvre la politique de sécurité, fait des arbitrages, mène des analyses, forme, assure une veille et évalue des coûts liés à la sécurité des SI. Son rôle doit être envisagé aujourd’hui dans le contexte des GHT qui implique une convergence des SI vers un SI homogène.
    • Le RGPD implique la responsabilisation des acteurs traitant les données sur l’ensemble de la chaîne et renforce les droites des personnes (droit à la portabilité des données personnelles).
    • A partir de 2018, tout nouvel hébergeur de données de santé doit suivre une procédure de certification.
    • Dans le cadre du programme de l’hôpital numérique, l’ensemble des établissements devront aligner leurs SI afin de permettre un échanges d’informations à travers tous les établissements et assurer un niveau élevé de la sécurité des soins.
    • Les données traités doivent être disponibles, intègres, confidentielles et une conservation des traces de son état dans le temps doit être fournie.
    • En cas d’incident, un plan de sauvegarde et un plan de continuité doivent énumérer des mesures préventives et curatives afin de garantir un retour à la normale.

    Pour une bonne cybersécurité, il faut gouverner la sécurité numérique

    C’est en analysant les thématiques précédentes que l’on débouche sur la conclusion de la nécessité d’installer une gouvernance tournée vers la gestion du risque. La gouvernance doit être responsable d’une véritable politique de sécurité de l’établissement, élaborée par un RSSI dûment mandaté.

    • Le rôle de la direction est plus que fondamental car elle doit porter le message de l’importance de la sécurité du SI.
    • Les référentiels d’interopérabilité et de sécurité, parfois opposables, sont à disposition des responsables qui peuvent le utiliser comme des leviers de réduction des risques.
    • Ne pas oublier les actions de sensibilisation, en plus de la mise en œuvre des bonnes pratiques, qui devraient pouvoir être vérifiées et évaluées par des procédures de contrôle.
    • La politique de sécurité interne doit fixer un cadre favorable au respect des règles de sécurité énoncées dans les procédures de certification, notamment via des procédures d’audit garantissant un cadre de conformité solide.

    De la nécessité de mettre en place des outil de pilotage et de contrôle

    Le point crucial ici est l’introduction du dispositif de signalement obligatoire des incidents de sécurité des systèmes d’information de santé au 1er octobre 2017.

    • Le signalement doit être fait auprès de l’ARS concernée, de l’Asip Santé et du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) ou du fonctionnaire de la sécurité des systèmes d’information (FSSI).
    • La cellule ACSS (Accompagnement cybersécurité des structures de santé) est un dispositif d’appui au traitement des incidents signalés reposant sur:
      • la récupération du signalement ;
      • l’analyse et la qualification par l’ARS compétente ;
      • l’accompagnement dans le traitement de l’incident ;
      • la diffusion d’une alerte à la DGS en cas d’incident majeur.
    • La cellule ACSS est chargée également de l’animation d’un portail de veille et d’échange ; elle gère un portail dédié à l’information sur l’actualité de la sécurité des SI de santé, sur les menaces sectorielles et les bonnes pratiques et aux espaces sécurisé permettant d’échanger entre professionnels.
    • La sécurité du SI est un travail de longue haleine, d’où l’importance et la nécessité d’y consacrer une ligne budgétaire à part entière.
    • Le travail de suivi peut être effectué sur la base d’indicateurs stratégiques et opérationnels afin de permettre une amélioration des processus en continu.

  • Paris Région Start-up : trois mesures pour faire de l’Ile de France la « Sillicon Valley de l’Europe »

    A l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, a annoncé, le 10 janvier 2018, plusieurs mesures destinées à attirer les entreprises qui innovent dans des domaines comme l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique. Les mesures s’adressent principalement aux entreprises étrangères. Elles attestent de la volonté de la région d’attirer à elle des acteurs étrangers et de s’ouvrir à l’international.

    Plus de 300 start-ups françaises étaient présentes lors du salon technologique de Las Vegas. Près de 40% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. L’ « objectif du plan détaillé par la Présidente de région est double » peut-on lire sur le site internet de la région. Il s’agit de faire de l’Ile-de-France une « start-up région » à l’image de Tel Aviv et de ses environs, et la Sillicon Valley de l’Europe.

    Le projet Paris Région Start-up comporte trois axes directeurs.

    Une nouvelle solution financière pour les entreprises internationales avec le Paris Région Starter Pack

    • Objectif : faciliter l’installation d’entreprises technologiques étrangères en IDF.
    • Principe : le dispositif s’adresse aux start-ups et PME françaises ou étrangères de 5 à 250 salariés, dotées d’un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 50 M$ (soit environ 42 millions d’euros), qui décident de s’installer ou de créer une filiale en Ile-de-France. Le Pack se traduit par une aide financière pouvant atteindre 250 000 euros sur trois ans. 
    • Modalités de candidature : les entreprises doivent présenter une stratégie de croissance sur 3 ans. L’aide financière doit leur permettre de financer divers investissements et prestations.

    L’appel à projets Innov’up Proto s’ouvre aux start-ups étrangères

    • Objectif : L’appel à projets INNOV’up Proto permet à la région Île-de-France d’aider les entreprises franciliennes à mettre au point des prototypes d’innovation et à faire connaître leurs compétences. Pour la première fois, le dispositif est ouvert aux start-ups et PME étrangères qui souhaitent s’implanter en Ile-de-France.
    • Calendrier de mise en oeuvre : L’appel à projet, qui sera lancé en mai 2018, sélectionnera 10 à 15 lauréats qui bénéficieront d’un accompagnement par le pôle de compétitivité régional Cap Digital.

    Un concours international à destination des start-ups sur l’intelligence artificielle, doté d’un budget 1 million d’euros

    • Objectif : le concours « IA 2018 Paris Région » est ouvert aux entreprises franciliennes et étrangères désireuses de s’implanter en Ile-de-France.
    • Offre préexistante : ce concours vient compléter l’implication de la Région dans le projet Digital, qui vise à encourager la création d’un pôle de référence international en matière de numérique et d’intelligence artificielle à Paris-Saclay.
    • Calendrier de mise en oeuvre : le challenge sera lancé au printemps 2018 ; les lauréats seront désignés avant le mois de septembre 2018.
  • Vietnam: focus on major digital health projects, a sector in full development

    At the end of December 2017, Susann Roth, senior social development specialist at the Asian Development Bank (Philippines), delivered on the website HealthInvestor Asia her analysis of the eHealth market in Vietnam, and more precisely on how the country is developing its digital health capacity.

    Among the government projects are the introduction of a nationwide electronic health record (EHR) system during the year, the development of IoT technologies within the industry, and the implementation of the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework to improve health data exchange and information systems interoperability.

    Canada, Denmark and South Korea: 3 examples to follow in eHealth

    Roth said that Vietnam can be inspired by other countries in the digital health sector :

    • The Ministry of Health is closely watching the situation in Canada, which has invested US$ 2.15 billion (€1.8 billion) in its digital Health Infoway and achieved an estimated US$16 billion (€13.4 billion) in benefits in quality, access and productivity gains from investments made in tele-health, drug information systems, diagnostic imaging, and clinic electronic medical records.

    Denmark and eHealth: interesting long-term savings from going digital case

    • According to the specialist, Denmark is one of the best example of a long-term savings from going digital for Vietnam. Since 2009, the Danish government has spent nearly US$335 million (€280 million) on eHealth, about 1% of its healthcare spending at the time. This investment has generated annual savings between US$53 million and US$78 million (between €44 million and €65 million).
    • The Asian country can also draw inspiration from South Korea, which recently announced that it would increase investments in the medical and healthcare sectors by more than US$100 million (€83.5 million) over the next two years, « with most of this activity concentrated in areas related to administrative simplification, claims adjustment (…) and electronic health records », Susann Roth said.

    Developing countries can directly « apply the latest technologies to their context »

    « The advantage of developing countries is that they don’t have to build on legacy digital information systems from 20 years ago, » she added. « They can leapfrog and apply the latest technology to their context, like Vietnam is doing now by quickly moving from paper-based to digital. »

    Data: an increasingly concern about data content relevant for the individual patient

    Vietnam is rapidly building its digital health capacity, the expert observes. The government knows that digital health will become less hierarchical and more patient-centered in the coming years.

    Sector stakeholders will be less concerned with aggregated population data and more with data content relevant for the individual patient. Better health information is indeed essential for managing more complex chronic diseases, which often require several specialists and a lot of patient information exchange.

    The example of a patient with diabetes

    In order to shed light on the importance of digital data, Susann Roth takes as an example a diabetic patient with hypertension.

    • He/she needs to consult a primary care doctor for regular checkups.
    • He/she is also required to monitor his/her blood sugar levels, record the results, and consult specialists to identify any early signs of side effects due to the use of diabetes medication like hypertension, for example.
    • He/she also benefits from a complete record of his/her medical history through various electronic health records, crucial documents for emergency interventions such as surgery, and which reduce treatment errors, save time, cut red tape, and facilitates insurance reimbursements.

    « It is thus clear that digital health can decrease the administrative burden of care delivery, improving its quality, make it more efficient, and enhance patient self-management. »

    « Ambitious plans » to introduce a nationwide EHR

    « [In particular,] Vietnam has ambitious plans to introduce a nationwide electronic health record (EHR) system in the next months. »

    Goal : to better manage patients at the local community level, and to better understand the health needs of the population « while assessing whether the national health insurance scheme has had actual impact ».

    The introduction of EHRs, however, comes with many challenges, Mrs. Roth noted. One of them is that Vietnamese health officials will have to agree on health information standards. They have to decide which information exchange codes to use.

    « Standardization is the foundation for seamless, secure health information exchange within the digital health system. It requires a digital health governance structure to enable officials figure out who has access to data, where and how the data securely stored and exchanges (…). Of course, digital health is complex, and mistakes will be made for sure. But it’s important to start somewhere, and then take the process forward step by step. »

    Towards an adoption of IoT technology

    Digital health technology is also rapidly evolving with the adoption of the internet of things (IoT).

    IoT technology will lead to more complex health information systems, « since more devices and more sources of information will need to be connected, ideally linked to electronic health records to get a complete picture of patients. More detailed information will need to be exchanged, which again depends on good governance and standardization, » the expert said.

    FHIR: a framework for setting standards in the industry

    Vietnam has decided to use the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework as a practical solution for health data exchange and information systems interoperability.

    HL7 FHIR aims to set standards in the healthcare sector. It is a draft standard describing data formats and resources as well as an application programming interface for the exchange of electronic health records, particularly in complex information systems, including IoT.

    The solution improves the sharing of documents such as PDF files by directly exposing discrete data elements as services. For example, basic information such as patient data, admissions, diagnostic reports, and prescribed medications can each be retrieved and manipulated through their own resource URLs. This speeds up the exchange of health information and allows data mining from complex documents.

    « Although it is still early to fully demonstrate how HL7 FHIR will change digital health technology, experts predict that it will fundamentally change how health data is exchanged, » Susann Roth said. « HL7 FHIR will basically allow countries to create a digital “health web” by using the http protocol as an information exchange platform and thus create a distributed information system, which will provide relevant information to each user, while protecting privacy. It will also encourage strategic big data analytics, real-time patient monitoring, and feedback. »

    EHR: Vietnam could become an example to follow in Asia

    The long-term goal of Vietnam is to develop a connected health web that will enhance coordinated care and will improve health system efficiency in terms of cost, productivity and security, with quick access to the information needed for decision-making.

    « If everything goes according to plan, Vietnam will be the first middle-income country in Asia to implement nationwide standardized EHRs with HL7 FHIR, » said Mrs. Roth, who will be part of this transformation as a senior social development specialist at the Asian Development Bank.

  • Téléassistance : signature d’un partenariat entre Senioradom-Sigfox et la ville chinoise de Chengdu

    Le consortium SeniorAdom – Sigfox a signé le 9 janvier 2018 un partenariat stratégique avec la ville de Chengdu afin d’y déployer sa solution de téléassistance à destination des seniors et ce, en présence des présidents français et chinois, Emmanuel Macron et Xi Jinping.

    Les deux sociétés françaises spécialisées dans l’Internet des objets se sont associées afin de proposer une solution pouvant satisfaire les besoins d’un marché émergent et à grand potentiel.

    Le soutien des autorités françaises, de Bpifrance et de Business France au cours d’une année de travail qui a précédé la signature de l’accord a été déterminant et l’objectif du consortium est de poursuivre le déploiement de sa solution dans cette région du monde, après la phase pilote de 2018 à Chengdu.

    Une solution collaborative pour coller au mieux aux besoins du marché

    Senioradom et Sigfox se sont associés afin de proposer une solution innovante de téléassistance alliant les capacités de chacune de leurs solutions propres à même de séduire les autorités chinoises.

    Senioradom commercialise depuis 5 ans sa solution de télé-bienveillance reposant sur l’IoT et l’IA qui permet de surveiller les personnes âgées et de détecter des situations d’urgence de façon non-invasive, puisqu’elle en requiert le port d’aucun appareil et ne filme pas en permanence la personne.

    La solution issue de la collaboration Senioradom-Sigfox inclut des capteurs de mouvements et d’ouverture de porte, un pendentif d’alerte et un système de géolocalisation.

    Sigfox a apporté son savoir-faire dans la conception de réseaux d’objets connectés permettant aux terminaux de transmettre les données à un cloud à bas coût et à basse consommation d’énergie.

    300 millions d’euros pour équiper les 20 plus grandes villes chinoises

    La solution va être déployée auprès de 1 500 personnes dans la ville de Chengdu – il s’agit d’une phase de test.

    Dans un contexte de vieillissement de la population, le consortium apporte une solution de prévention déployable rapidement et massivement à destination des 200 millions de seniors que compte la Chine, qui permet de réduire les durées d’hospitalisation et des soins de suite, et de pallier :

    • l’isolement des aînés ;
    • les revenus bas ;
    • le manque d’infrastructures sanitaires et d’accueil.

    À l’issue de la phase de test grandeur nature dans la ville de Chengdu, le Chengdu High-Tech Industrial Development Zone, un acteur public dédié au développement des hautes technologies, s’est engagé à investir près de 300 millions d’euros dans le déploiement de la solution dans les vingt plus grandes villes chinoises.

  • Une région chinoise collecte l’ADN de ses citoyens pour constituer des dossiers de santé numériques

    Les autorités chinoises du territoire autonome du Xinjiang collectent les échantillons d’ADN, les empreintes digitales, les photos de l’iris et les prélèvements sanguins de tous les résidents de la région âgés de 12 à 65 ans dans le cadre d’un programme de santé publique, a déclaré en décembre 2017 Human Rights Watch (HRW), une ONGI veillant au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    Cette opération élargit de manière significative la collecte de données biographiques menée par les autorités chinoises par rapport aux initiatives précédentes du gouvernement dans la région, qui exigeait seulement jusqu’à présent que tous les demandeurs de passeport fournissent des données biométriques.

    Les objectifs déclarés du programme sont, entre autres, d’améliorer la prestation des services des autorités sanitaires et d’établir des dossiers de santé numériques pour tous les résidents.

    La campagne, dont le cadre se révèle assez flou, pose question d’un point de vue éthique selon l’organisation internationale.

    Officiellement, le programme vise à établir des DSEs pour tous les résidents

    Les lignes directrices du programme, appelé « Physicals for All », ont été publiées par le Bureau du service et de la gestion de la population (Office of Population Service and Management) et le Comité de direction du travail d’enregistrement des noms réels (Real Name Registration Work Leadership Committee) de la région. « Nous ne savons pas exactement de quel département du gouvernement relève ce bureau, bien que la « gestion de la population » soit généralement menée sous la supervision de la police », explique l’ONGI.

    Les autorités expliquent que cette opération d’enregistrement de la population est destinée à la « prise de décision scientifique », qui favorise la réduction de la pauvreté, une meilleure gestion de la santé et une « stabilité sociale ».

    Selon les autorités, Physicals for All vise à améliorer le dépistage de certaines maladies

    Les autorités caractérisent le programme comme un avantage pour la région, relativement pauvre économiquement.

    Les objectifs déclarés de l’opération sont d’améliorer la prestation de services des autorités sanitaires, de dépister les principales maladies de la région et d’établir des dossiers de santé numériques pour tous les résidents.

    Les articles de presse portant sur le sujet contiennent des témoignages de participants expliquant comment, à la suite du programme, ils ont reçu des traitements pour des maladies non diagnostiquées auparavant et, dans certains cas, ils assurent qu’ils leur ont sauvé la vie.

    Toutes les données sont liées à un numéro d’identification national individuel

    Selon les directives du programme, plusieurs autorités sont responsables de différents types de collections biométriques.

    • Les cadres du Parti communiste chinois et les policiers sont chargés de collecter des images, des empreintes digitales et de l’iris, ainsi que des informations sur « l’enregistrement des ménages » à l’aide d’applications mobiles, lors de visites à domicile ou en établissant des points de collecte à divers endroits.
    • Les autorités sanitaires locales sont responsables de la collecte d’informations sur l’ADN et les groupes sanguins.
    • Les informations collectées sur le groupe sanguin sont envoyées directement à la police, tandis que les « cartes de sang pour la collecte d’ADN [sont] envoyées aux bureaux de police du comté pour le profilage ».

    Toutes ces informations sont stockées et liées à un numéro d’identification national dont dispose chaque citoyen.

    Les directives du gouvernement n’indiquent pas si les citoyens peuvent se retirer du programme ou si un consentement éclairé est nécessaire.

    « Violations de la vie privée pour tous » (Sophie Richardson, HRW, Chine)

    « Il n’est pas clair si les participants aux examens médicaux sont informés de l’intention des autorités de collecter, de stocker ou d’utiliser des données ADN sensibles », indique HRW.

    Une participation semblant obligatoire

    « Les autorités du Xinjiang devraient renommer leur projet d’examens physiques « Violations de la vie privée pour tous » car le consentement éclairé et le choix réel ne semblent pas faire partie de ces programmes, a déclaré Sophie Richardson, directrice de l’ONG en Chine. La saisie obligatoire des données biologiques d’une population entière, y compris l’ADN, est une violation flagrante des normes internationales des droits humains, et c’est encore plus inquiétant si elle est faite subrepticement, sous prétexte d’un programme de soins gratuit. »

    Une population mal informée

    « Il ne semble pas (…) que le gouvernement ait divulgué au public ou aux participants tout l’éventail de la façon dont l’information médicale recueillie sera utilisée et diffusée ou la durée pendant laquelle elle sera conservée, souligne Human Rights Watch. Alors que les rapports officiels des médias insistent sur le fait que la participation au programme Physicals for All devrait être volontaire, il semble que, dans la pratique, les gens sont censés – et parfois sous pression – participer. »

    Un Ouïghour* qui a participé au programme à Kashgar, dans l’ouest du Xinjiang, a déclaré à HRW que son comité de quartier « avait exigé que [les personnes de son quartier] participent aux examens médicaux ». Il pense qu’il n’avait pas le choix. « Ne pas participer serait sûrement perçu comme le signe d’un « problème de pensée » », soit de déloyauté politique. Il a ajouté que les autorités de santé ne lui avaient pas transmis les résultats de ses analyses par la suite.

    * Les Ouïghours sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine et en Asie centrale.

    En Chine, peu de lois permettent d’assurer la protection de la vie privée

    « La Chine a peu de [lois assurant la] protection de la vie privée et les Ouïghours sont déjà soumis à de nombreux contrôles et surveillances, y compris [par le biais d’]une forte présence au niveau sécuritaire, de nombreux points de contrôle et d’une inspection régulière des smartphones pour [voir s’ils contiennent des] contenus « subversifs », précise Mme Richardson. Dans ce contexte, la collecte obligatoire de données biologiques [peut s’avérer] particulièrement [abusive] et ne semble guère justifiable en tant que mesure de sécurité. »

    Selon un rapport publié en octobre 2017 par les autorités sanitaires d’Ili, une subdivision administrative de la région du Xinjiang, le gouvernement « doit veiller à ce que ceux qui devraient [passer les] examens physiques participent [effectivement à l’opération] ».

    De plus, un rapport publié en juin 2017 par le Ili Evening Post, révèle que « concernant ceux qui ne veulent pas participer aux examens (…) les [représentants des autorités] doivent (…) travailler dur pour les convaincre de participer ».

    Une pratique non conforme aux normes internationales

    « Cette pratique n’est pas conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme qui exigent que les interventions médicales, y compris les examens médicaux, soient menées uniquement avec le consentement libre et éclairé de l’individu », rappelle l’organisation internationale.

    Un article de l’agence de presse chinoise Xinhua daté du 1er novembre 2017 indique que 18,8 millions de personnes auraient participé au programme Physicals for All en 2017. En 2010, les chiffres officiels indiquaient que l’ensemble du territoire autonome comptait 21,80 millions d’habitants, enfants compris.

    Prélèvements d’ADN : des intentions floues et des problèmes éthiques

    Bien que les rapports des médias et les documents officiels d’exécution du programme décrivent la mise en place d’une vaste série de tests médicaux, dont des échographies, des électrocardiogrammes et « des analyses sanguines de routine », ils n’indiquent pas que des échantillons d’ADN seront prélevés.

    Human Rights Watch a précédemment découvert que la police du Xinjiang avait lancé des appels d’offres en septembre 2016 pour s’équiper de séquenceurs d’ADN, en indiquant son intention d’établir une infrastructure à grande échelle dans le but de traiter des échantillons d’ADN et de profiler un grand nombre d’individus.

    Séquenceurs d’ADN : une entreprise américaine pointée du doigt par HRW

    Une étude de suivi menée par Human Rights Watch a révélé qu’une société américaine, Thermo Fisher Scientific, avait fourni à la police du Xinjiang certains de ces séquenceurs d’ADN.

    L’ONGI a écrit à l’entreprise en juin et en août 2017 pour l’informer que les autorités chinoises recueillaient des empreintes génétiques d’individus non soupçonnés de crimes au Xinjiang et ailleurs en Chine, et leur demandant de répondre à une série de questions, dont certaines portaient sur leurs politiques relatives au respect des droits humains et d’autres sur les discussions qu’ils ont pu avoir avec les autorités chinoises sur l’utilisation prévue du matériel de séquençage.

    Thermo Fisher Scientific a répondu à la première lettre. La société a déclaré qu’elle ne « partageait pas d’informations sur [ses] clients ou leurs achats » et que « compte tenu de la nature globale de [leurs] opérations, il [leur] était impossible de contrôler l’utilisation ou l’application de tous les produits [qu’ils] ont fabriqués. » La société a déclaré qu’elle « s’attendait à ce que tous [ses] clients agissent conformément aux réglementations appropriées et aux meilleures pratiques du secteur ». Thermo Fisher Scientific n’a pas répondu à la deuxième lettre envoyée par Human Rights Watch.

    « Contraindre des personnes à donner [ou à prélever] des échantillons de sang (…) sans leur consentement ou justification éclairés peut porter atteinte à la vie privée, à la dignité et au droit à l’intégrité physique d’une personne ; il peut aussi, dans certaines circonstances, constituer un traitement dégradant, souligne HRW. L’échantillonnage d’ADN obligatoire d’une région ou d’une population entière à des fins de maintien de la sécurité est une violation grave des droits de l’homme dans la mesure où elle ne peut être justifiée comme nécessaire ou proportionnée. »

    Des « restrictions omniprésentes sur [les] droits humains » de certaines communautés

    Le Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, abrite 10 millions d’Ouïghours et d’autres minorités ethniques à prédominance musulmane.

    Human Rights Watch indique que le gouvernement chinois avait imposé des « restrictions omniprésentes sur leurs droits humains fondamentaux, y compris la liberté de religion ».

    Depuis la nomination du secrétaire du Parti communiste chinois Chen Quanguo en août 2016, « le gouvernement régional du Xinjiang a promulgué de nouvelles politiques répressives, y compris la limitation des voyages à l’étranger et le retour forcé de ceux qui étudient à l’étranger, incarcérant des milliers de personnes dans des centres d’éducation politique, et en embauchant des milliers d’autres comme personnel de sécurité pour surveiller la population », indique l’organisation internationale.

  • ONGI

    Organisation non gouvernementale internationalenull

  • Le SML adhère à la convention médicale et affiche comme priorité la télémédecine

    Le 6 janvier 2018, l’Assemblée générale du Syndicat des Médecins Libéraux (SML), revendiquant 8 000 adhérents, a voté une mention entérinant l’adhésion du syndicat à la convention médicale.

    Dans un communiqué du 10 janvier 2018, le Dr. Philippe Vermesch, président du SML, précise les « priorités conventionnelles immédiates » du syndicat, à savoir la compensation de la hausse de la CSG et la diffusion de la télémédecine via des dispositifs financiers incitatifs.

    Chronologie des faits 

    • Le 25 août 2016, MG France, la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc acceptaient de signer la nouvelle convention médicale entérinant notamment la création de nouvelles consultations. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et le Syndicat des Médecins libéraux (SML) refusaient de la signer, au motif qu’elle créait « un déséquilibre inacceptable entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes », comme le rappelait le communiqué du SML du 10 janvier 2018.  
    • Le 16 Décembre 2016, le Dr. Philippe Vermesch est élu à la tête du SML. Il a, au cours de l’année 2017, progressivement infléchi la position du syndicat en faveur d’une adhésion à la convention médicale.
    • A la rentrée 2017, le SML a présenté son projet pour la médecine libérale, intitulé « A la reconquête du libéral », contenant plus de 100 propositions. Certaines d’entre elles ont été reprises dans la Stratégie nationale de santé (SNS) présentée par le gouvernement le 20 décembre 2017, ce dont s’est félicité M. Vermesch dans un communiqué du 22 décembre.
    • Le 6 janvier 2018, l’Assemblée générale a adopté une mention entérinant l’adhésion du SML à la convention médicale, à 91,6% des voix exprimées. Dans un communiqué, M. Vermesch précise que le syndicat ne renie « rien des critiques qu’il avait formulées à l’égard de la convention médicale et de ses déséquilibres ».

    Les priorités conventionnelles du SML 

    Le syndicat a signé la convention pour peser de l’intérieur sur les futures négociations sur la compensation de la hausse de la CSG et sur la télémédecine, comme l’explique son Président : 

    « Le SML est un syndicat d’action. En rentrant dans la convention, où il sera un partenaire exigeant, il sera en situation d’agir et le démontrera rapidement sur les prochains dossiers, qu’il s’agisse de la négociation sur la télémédecine ou de l’avenant sur la compensation de la hausse de la CSG. Et aussi sur la négociation de l’ACIP, le déploiement des CPTS, la simplification de la ROSP, etc. »

    Le SML identifie les priorités suivantes pour les mois à venir : 

    • Cotisation sociale généralisée (CGS) : « Obtenir la compensation de la hausse de la CSG à l’euro près pour tous les médecins libéraux », de manière « pérenne » pour les « secteurs 1 et 2 ».
    • Télémédecine : « Construire une dispositif innovant pour inciter les médecins libéraux à déployer la télémédecine ». Le syndicat constate qu’il est « urgent » de recourir à la télémédecine, à la e-santé et à l’ensemble des outils connectés, précisant que les médecins « doivent être rémunérés pour cela ».
    • Outils numériques : Mettre en oeuvre son projet pour la médecine libérale, qui comporte les propositions suivantes :
      • équiper les médecins d’outils mobiles et de e-santé ;
      • offrir une formation médicale continue spécifique aux outils numériques ;
      • déployer les actes de téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance ;
      • élaborer une rémunération à l’acte de la médecine « réellement incitative ».
  • China: A region collects the DNA of its citizens to create digital health records

    Chinese authorities in the Xinjiang autonomous region collect DNA samples, fingerprints, iris scans, and blood samples of all residents in the region between the age of 12 to 65 as part of a public health program, said in December 2017 Human Rights Watch (HRW), an NGO ensuring respect for the Universal Declaration of Human Rights.

    This operation significantly expands the collection of biographical data by the Chinese authorities compared to previous government initiatives in the region, which only required that all passport applicants provide biometric data.

    The stated goals of the program are to improve the delivery of health authority services, to detect major diseases affecting the population, and to establish digital health records for all residents.

    The operation, whose framework is unclear, raises questions from an ethical point of view according to the international organization.

    Officially, the program aims to establish EHRs for all residents

    The guidelines of the program, called « Physicals for All », were published by the region’s Office of Population Service and Management and Real Name Registration Work Leadership Committee. « It is unclear precisely which government department this office reports to, though “population management” is usually under the supervision of the police, » the INGO said.

    Authorities explained that this population registration operation is meant for « scientific decision-making », which promotes poverty alleviation, better management, and « social stability ».

    According to authorities, Physicals for All will improve early detection of certain diseases

    Authorities characterize program as a benefit for the region, which is relatively poor economically.

    The stated objectives are to improve the delivery of health authorities services, to detect major diseases in the region, and to create digital health records for all residents.

    Press reports on the topic contain testimonies from participants describing how they received treatments for previously undiagnosed illnesses thanks to the program, and in some cases saving their lives.

    All collected data is linked to an individual’s national identification number

    According to the guidelines, different authorities are responsible for different types of biometric collections.

    • Party cadres and police officers have to collect pictures, fingerprints and iris scan, as well as household registration using mobile applications during home visits, or by setting up central collection points.
    • Local health authorities have to collect DNA and blood type information .
    • Blood group information is directly sent to the police, while the « blood cards for DNA collection will be sent to the county police bureaus for profiling ».

    All of this information is stored and linked to an individual’s national identification number.

    The guidelines do not indicate whether people can opt out of the collection, or whether informed consent is required.

    « Privacy Violations for All » (Sophie Richardson, HRW, China)

    « It is unclear if the participants of the physicals are informed of the authorities’ intention to collect, store, or use sensitive DNA data, » HRW said.

    Participation seems to be mandatory

    « Xinjiang authorities should rename their physical exams project “Privacy Violations for All,” as informed consent and real choice do not seem to be part of these programs,” said Sophie Richardson, the China director at the NGO. « The mandatory databanking of a whole population’s biodata, including DNA, is a gross violation of international human rights norms, and it’s even more disturbing if it is done surreptitiously, under the guise of a free health care program. »

    An uninformed population

    « It (…) does not appear that the government has disclosed to the public or to participants the full range of how collected medical information will be used and disseminated or how long it will be stored, » HRW said. « While official media reports stress that participation in the Physicals for All program should be voluntary, it appears that in practice people are expected – and sometimes pressured – to participate. »

    A Uyghur who participated in the program in Kashgar, in western Xinjiang, told Human Rights Watch that his neighborhood committee « had demanded that they [people in his neighborhood] must participate in the physicals. » He did not think that he had a choice. « participating would surely be seen as a sign of “thought problem,” » a shorthand for « political disloyalty, ». He added that the health authorities did not give him the results of his physical exams afterward.

    In China, there are few laws to protect privacy

    « China has few meaningful privacy protections and Uyghurs are already subjected to extensive degrees of control and surveillance, including heavy security presence, numerous checkpoints, and routine inspection of smartphones for “subversive” content, » Mrs Richardson said. « In this context, compulsory biodata collection has particularly abusive potential, and hardly seems justifiable as a security measure. »

    According to a report released in October 2017 by the health authorities of Ili, an administrative subdivision of the Xinjiang region, the government « has to ensure that those who should participate in the physicals do participate. »

    Besides, a report published in June 2017 by the Ili Evening Post says that « for those unwilling to participate in the physicals (…) cadres have to (…) work hard to convince them to participate. »

    A practice that « is not consistent with international human rights norms »

    « This practice is not consistent with international human rights norms which require that medical interventions, including medical tests, be conducted only with the free and informed consent of the individual, » the organization said.

    An article released by the Xinhua agency dated November 1, 2017, stated that 18.8 million people participated in the Physicals for All program in 2017. In 2010, the entire region had 21.80 million inhabitants, including children, according to official figures.

    DNA sampling: fuzzy purpose and ethical issues

    While media reports and official implementing documents about the program outline a range of medical tests involved, including ultrasounds, electrocardiograms, and routine blood works, they do not indicate that DNA will be collected.

    Human Rights Watch previously discover that the Xinjiang police had issued calls for tender in September 2016 for DNA sequencers, that indicate its intention to establish a large-scale infrastructure to process DNA samples and profile a large number of individuals.

    DNA Sequencers: a US company pinned by HRW

    A follow-up research conducted by Human Rights Watch revealed that a US-based company, Thermo Fisher Scientific, has supplied the Xinjiang police with some of these DNA sequencers.

    The NGO wrote to the company in June and August 2017 to inform them that Chinese authorities are collecting DNA from individuals not suspected of crimes in Xinjiang and elsewhere in China, and asking them to comment on a series of questions including their human rights policies and their discussions with the Chinese authorities about the intended use of DNA sequencing equipment.

    Thermo Fisher Scientific answered to the first letter. The firm stated that it does not « share information about [its] customers or their purchases » and that « given the global nature of [their] operations, it is not possible for [them] to monitor the use or application of all products [they] manufactured. » The company stated that they « expect all of [their] customers to act in accordance with appropriate regulations and industry-standard best practices. » Thermo Fisher Scientific did not reply to Human Rights Watch’s second follow-up letter.

    « Coercing people to give blood samples, or taking blood samples without informed consent or justification can violate an individual’s privacy, dignity, and right to bodily integrity; it can also in some circumstances constitute degrading treatment, » Human Rights Watch said. « Compelled DNA sampling of an entire region or population for purposes of security maintenance is a serious human rights violation in that it cannot be justified as necessary or proportionate. »

    « pervasive restrictions on [the] fundamental human rights » of some communities

    Xinjiang, in northwest China, is home to 10 million Uyghurs and other predominantly Muslim ethnic minorities.

    Human Rights Watch reported that the Chinese government has imposed « pervasive restrictions on their fundamental human rights, including freedom of religion. » Since the appointment of Party Secretary Chen Quanguo in August 2016, « the Xinjiang regional government has enacted further repressive policies, including restricting foreign travel and forcing those studying abroad to return, detaining thousands in political education facilities, and hiring thousands more as security personnel to monitor the population. »