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  • Gilles de Margerie nommé Commissaire général à la stratégie et à la prospective de France Stratégie

    Gilles de Margerie a été nommé Commissaire général de France Stratégie à l’occasion du Conseil des ministres qui s’est tenu le 12 janvier 2018. Sa nomination est officialisée par un décret paru au Journal officiel le 13 janvier 2018. Il est chargé de la stratégie et de la prospective et remplace Michel Yahiel.

    Dans un contexte national caractérisé par d’intenses réformes, selon Gille de Margerie, la mission de France Stratégie est de contribuer à préparer et évaluer ces dernières en fournissant des analyses sur les évolutions nationales économiques et sociales dans un environnement européen et international. Il espère renforcer les capacités d’évaluation des politiques publiques de l’institution.

  • eClinicalWorks (USA) commercialise un assistant virtuel à destination des médecins

    L’entreprise américaine eClinicalWorks, dont le siège se trouve dans l’état du Wisconsin, commercialise à partir de décembre 2017 un assistant virtuel prénommé « Eva ».

    Cet outil à reconnaissance vocale vise à faciliter la recherche d’informations médico-sociales. Le médecin peut s’adresser au logiciel qui rédigera à sa place une ordonnance médicale ou cherchera le dossier médical du patient et l’historique de ses consultations.

    Un assistant virtuel qui simplifie les tâches du médecin

    « Eva » présente, selon ses concepteurs, deux intérêts majeurs : l’outil offre au médecin un gain de temps non négligeable, la recherche et le recoupement d’informations pouvant être entièrement délégué à l’assistant virtuel. Il préserve la relation médecins-patients en leur permettant d’échanger plus longuement. 

    Cet assistant virtuel vise à simplifier les tâches qui incombent traditionnellement au médecin, comme le renouvellement d’une prescription. Si un patient sollicite son généraliste pour obtenir le renouvellement d’une ordonnance, ce dernier doit en l’absence de ce dispositif, agréger et recouper un certain nombre d’informations : quand a eu lieu sa dernière consultation ? Le patient consomme-t-il d’autres médicaments ? Quels sont les résultats de ses dernières analyses sanguines ?

    L’assistant virtuel affiche les informations demandées, qui apparaissent sur un seul écran, et offre au praticien un support d’analyse que les concepteurs d’Eva jugent plus « efficace ». Comment réduire les risques d’erreurs ? Le dossier médical électronique affiche les photographies des patients et, s’ils ont des homonymes, le signale expressément au médecin pour prévenir les risques de confusion.

    Un marché hautement concurrentiel, en plein essor aux Etats-Unis

    Les entreprises spécialisées dans la vente et la conception de logiciels médicaux ne sont pas en reste et ont massivement exploité les potentialités ouvertes par les outils virtuels. Le logiciel mis au point par l’entreprise Epic System Corp. à Verona (Wisconsin), est utilisé par de nombreux médecins et centres hospitaliers de la région de Boston. 

    Les fournisseurs de services informatiques se disputent un marché hautement concurrentiel aux Etats-Unis. La commercialisation d’assistants virtuels à reconnaissance vocale et d’outils visant à simplifier l’usage des dossiers électroniques traduit une inflexion récente, mais néanmoins significative de la stratégie des acteurs de ce marché.

    S’ils présentent de nombreux avantages, les dossiers médicaux électroniques peuvent également induire des burn-outs parmi les médecins, comme l’a montré un sondage réalisé en 2017 par le site d’information Medscape. Ils peuvent également s’avérer difficiles d’utilisation.

  • Assurance & télémédecine : Axa fait évoluer son offre grâce aux télécabines et aux spécialistes

    Jacques de Peretti, le PDG d’Axa, a annoncé, lors d’une interview accordée à l’émission web « L’invité des Echos » le 11 janvier 2018, l’élargissement de son offre de télémédecine. S’y ajoutent désormais des téléconsultations auprès des spécialistes et l’installation de « box » ou de cabines de télémédecine dans les locaux des entreprises dont elle est l’assureur.

    Une téléconsultation plus diversifiée

    Téléconsultation avec des médecins spécialistes

    Axa propose depuis 2015 un service de téléconsultation à ses assurés, mais celui-ci les relie uniquement à un médecin généraliste. L’assureur souhaite élargir le champs des spécialités proposées en enrôlant à son dispositif des médecins spécialistes pour des examens dans des champs tels la cardiologie, la gastro-entérologie ou la diététique, pour répondre à la demande des clients.

    Axa revendique actuellement 1 000 téléconsultations de généralistes par mois.

    Des box et des cabines de télémédecine

    En parallèle, Axa va renforcer son service directement dans les locaux des entreprises affiliées en installant des box, à savoir des cabines de télémédecine qui permettront aux salariés des grands comptes de recourir dans les locaux de leur entreprise à des examens tels celui de la rétine, de la tension, etc. Ils seront secondés par un médecin qui leur procurera des conseils à distance.

    Alors qu’une grande entreprise aurait déjà souscrit au service, Axa espère procéder à l’installation d’une trentaine de télécabines d’ici fin 2018.

    Interrogé sur la confidentialité des données, le PDG d’Axa estime qu’il y a une distinction absolue entre ce service de téléconsultations et les données qu’il implique et son activité d’assureur et rappelle, par ailleurs, les obligations légales et les sermons fait par les acteurs impliqués et les médecins. 

  • Télémédecine : Philips et American Well s’associent

    Philips a annoncé dans un communiqué aux États-Unis daté du 8 janvier 2018 la signature d’un partenariat stratégique de coopération avec la société américaine American Well, fournisseur de services de télémédecine.

    Philips va progressivement intégrer les solutions et services de American Well qui est la société la plus représentée auprès des plus grands financeurs, établissements de santé et employeurs aux États-Unis.

    L’objectif du partenariat pour Philips est d’intégrer les solutions de soins numériques proposées par American Well à sa propre offre de services de santé numériques à destination des individus et des professionnels. L’intégration va se faire progressivement et la première étape sera marquée par l’intégration de l’application uGrow, le perfectionnement de la plateforme Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion de données et enfin l’accès à la bourse des services numériques des services, American Well Exchange.

    S’appuyer sur le pouvoir de la donnée pour développer les solutions existantes

    Les deux sociétés comptent s’appuyer l’une sur l’autre pour développer des services de santé numérique à échelle internationale et partout dans le monde. Elles partagent déjà une offre de services de vidéoconsultation permettant aux patient d’accéder à un médecin 24h/24 et 7j/7.

    Philips propose déjà des solutions, des dispositifs et des programmes étayés d’une capacité analytique conséquente appréciée par les fournisseurs de soins et les payeurs dans le cadre de leur démarche d’amélioration de leur modèle économique.

    Intégration échelonnée : app uGrow, Philips HealthSuite Digital Platform et American Well Exchange

    Application uGrow, app des parents

    La première intégration d’application concerne l’application nommée uGrow, destinée aux parents pour le suivi du développement et de la croissance de leurs bébés. C’est une application qui permet de recueillir l’ensemble des données générées par des appareils de la gamme Philips que les parents sont en mesure de partager avec des professionnels de santé afin d’obtenir des conseils personnalisés.

    Au cours de l’année cette application sera dotée d’une nouvelle fonctionnalité, activée par la voix grâce au système Amazon Echo, et qui permettra aux parents de suivre automatiquement le temps, le volume et la durée de l’allaitement.

    Par ailleurs, grâce au service de télémédecine de American Well, les parents utilisateurs pourront faire appel et avoir accès en temps réel à un médecins spécialiste qui pourra éventuellement les orienter vers un spécialiste de la lactation.

    Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion des données

    La plateforme de Philips sera améliorée afin d’offrir aux patients un service de gestion autonome de leur données de santé personnelles y compris celles recueillies par les objets connectés afin de sélectionner celles qu’ils souhaitent partager avec des professionnels de santé pour des soins plus personnalisés.

    American Well Exchange, une place du marché de services cliniques  numériques

    American Well Exchange est une place ouvert aux sociétés partenaires et qui permet aux fournisseurs et prestataires de soins partenaires de s’échanger entre eux des services de santé numériques et de les redistribuer à de nouvelles populations de patients par l’intermédiaire des assureurs en santé, des employeurs et les systèmes de santé de l’écosystème d’American Well.

  • « Les innovations en santé permettent un saut qualitatif et quantitatif phénoménal » (X. Comtesse)

    « Santé 4.0, Le tsunami du numérique » (Georg Editeur, 2017), tel est le titre du livre de Xavier Comtesse, mathématicien et docteur en informatique de formation, créateur de start-ups et directeur du think tank Health@large. L’ouvrage est l’aboutissement d’une enquête de plus de 5 ans autour de l’impact de la révolution numérique dans le domaine de la santé : blockchains, big data, IoT ou Deep Mind.

    L’enquête a débuté en 2012 lorsque l’auteur suisse organise, avec l’appui de la Fondation Hoffmann, des « world café » dans la Métropole Lémanique (de Genève à Montreux en passant par Lausanne) pour prendre le pouls de la population face aux comportements nouveaux dans le domaine de la santé. Les résultats ont montré une grande capacité d’ « empowerment » et de « social accountability » de la part de la population (à savoir de la responsabilisation, de la volonté de prise en charge et de contrôle social sur le système de santé et de sa propre santé). Elle a été complétée par une série d’entretiens d’un certain nombre d’experts en Suisse et aux États-Unis et a débouché sur la rédaction de son ouvrage qui développe douze thèses qui devraient bouleverser le monde de la santé.  

    Dans cette interview que l’auteur a accordée à H&TI, il explique que certains métiers de la santé sont amenés à disparaître, engloutis par ce tsunami du numérique. Mais les choses vont se faire progressivement, estime-t-il, car nous sommes actuellement « dans la phase calme du tsunami, correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir ».

    Votre ouvrage débute par une affirmation : Notre société vit aujourd’hui un changement de paradigme dans le domaine de la santé, comparable au passage de l’image photographique au cinéma. Quel est, selon vous, le point déclencheur de cette évolution  ?

    Pour la première fois, tout un chacun va pouvoir obtenir des mesures en continu sur son état de santé. Toute sorte d’objets connectés, notamment des montres, des lentilles et autres, vont fournir des informations qui alimenteront le Big Data et le Deep Learning permettant ainsi un diagnostic, un traitement et un suivi continu et permanent. On passe de la photographie de l’état de notre corps à un instant donné à un suivi cinématique.

    La thèse centrale de « Santé 4.0 » est que la révolution numérique dans le secteur de la santé pourra s’accompagner d’une baisse des coûts. Comment ?

    Dès lors que la technologie pourra se substituer aux actes médicaux, on assistera à une baisse du personnel, ce qui réduira considérablement les coûts sachant qu’aujourd’hui les ressources humaines contribuent à 80% des coûts.

    Selon vous, la e-santé, et notamment la médecine personnalisée (ADN et digital), la médecine préventive (big data, algorithmes et IA) ou encore la médecine participative, vont apporter une telle quantité d’innovations au système de soins actuel que celui-ci va subir un saut qualitatif et quantitatif phénoménal. Qu’est-ce qui vous permet d’avancer cette thèse ?

    La qualité du service va elle aussi progresser dès lors qu’elle répondra de manière plus prédictive et personnalisée aux besoins du patient. Une fois encore, seule la technologie est à même d’absorber ces quantités phénoménales d’informations (Big Data) et de les restituer avec un sens approprié (Deep Learning).

    Le système de santé publique est-il prêt à faire ce virage ?

    Non. La préservation des acquis domine encore. C’est sous la menace des GAFAM que la situation devrait à terme se débloquer du côté institutionnel.

    Quid des patients ? Sont-ils prêts à porter des « bracelets de santé », à partager toutes leurs informations santé en réseau ? A se faire opérer via l’imagerie 3D ou 4D ? Vous dites que l’usage des blockchains aurait tendance à les sécuriser. Mais le grand public n’est-il pas mal informé ?

    D’après notre enquête, le consom’acteur de la santé est non seulement prêt à être plus actif mais également il l’appelle de ses vœux.

    Dans un sous chapitre intitulé « Demain » vous parlez des relations patients-médecins du futur, qui vont subir « un bouleversement radical ». Pouvez-vous développer ?

    Lorsque le radiologue sera confronté à une machine qui sera capable de faire son travail à un niveau de qualité supérieur grâce à son accès aux Big Data, celui-ci comprendra immédiatement la portée de cette révolution et tous les autres praticiens des autres corps de métiers de la santé avec lui. On a déjà vu cet effet lorsque dans les décennies précédentes, certains métiers ont disparu. Exemple : le navigateur dans le cockpit, le caissier dans les banques, la dactylographe, la standardiste, etc.

    Qu’attendre des start-ups de la e-santé dans cette révolution ? Vous parlez de « novices dans le domaine, avec une immense soif de conquête technologique et économique ».

    Les start-ups ont l’avantage de projeter leur rêve sur une page blanche. En quelque sorte, rien ne leur est interdit (c’est surtout vrai dans la Silicon Valley). Ainsi, elles vont forcément apporter de l’innovation disruptive.

    Est-ce que selon vous la e-santé se développe trop vite ? Pas assez ? 

    Ni l’un, ni l’autre. Elle avance entre le nécessaire et le suffisant.

    La Suisse, dont vous êtes originaire, est-elle précurseur en termes de e-santé ?

    Non. La Silicon Valley, Boston et sa région, et Israël restent les pôles principaux de l’émergence de la e-santé.

    Vous évoquez dans votre ouvrage les avancées de la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic et le Massachussetts general hospital, aux Etats-Unis, qui « dictent le tempo » du progrès. Pouvez-vous expliquer en quoi ?

    Ces trois institutions sont dotées de moyens financiers colossaux et font tout pour rester en tête dans cette course à l’excellence. Dès lors que l’argent reste indispensable à cette mutation, elles ont toutes leurs chances.

    Votre chapitre final invite à une discussion publique. Votre livre a-t-il davantage vocation à susciter le débat qu’à donner des conclusions ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions à donner, il y a juste un chemin à tracer, c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet ouvrage.

    Finalement la e-santé, c’est un tsunami, une révolution ou une belle nouveauté ?

    Un tsunami, bien sûr. Et comme dans le cas d’un vrai tsunami, il y a deux phases. Nous sommes actuellement dans celle qui est encore calme correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir (phase terminale).

  • Etude : l’utilisation de la réalité virtuelle dans la santé recueille 74 % d’opinion favorable

    Les commentaires sur Facebook suite à la diffusion d’un documentaire sur la réalité virtuelle dans le domaine sanitaire ont été analysés. Les travaux* menés par des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, aux Etats-Unis, publiés en décembre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR) mettent en évidence un a priori très favorable des internautes. Près de 75% des commentaires sont positifs.
    Une mauvaise prise en charge des coûts de la réalité virtuelle fait cependant partie des principales craintes.

    La réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans le secteur de la santé. Cette technologie est utilisée dans des contextes très variés, tels que le traitement des troubles anxieux, la prise en charge des chutes chez les personnes âgées ou encore les soins de réhabilitation, le traitement de l’obésité, de la douleur, etc.

    Une méta-analyse a montré que la réalité virtuelle (RV) était globalement efficace et bien tolérée par les patients. Cependant, des chercheurs du Center for Outcomes Research Education du centre médical Cedars-Sinai estiment que ces études sont souvent de petite taille et de qualité variable. En outre, les études portent souvent sur des applications très précises de la RV. Par conséquent, les différentes étapes qu’il reste à franchir avant que la RV ne puisse être largement utilisée dans la pratique clinique restent mal connues.

    La réalité virtuelle évaluée sur Facebook

    Les experts du Cedars-Sinaï ont donc souhaité mené une étude plus large. Pour atteindre leur objectif, ils ont posté sur Facebook un documentaire traitant de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde de la santé et ils ont ensuite analysé les commentaires postés sur le réseau social. Ce documentaire a généré 4,3 millions de vues, 36 000 partages, 67 000 « j’aime » et 2 401 commentaires spontanés.

    Les auteurs de l’étude ont eu recours à des techniques de « social listening », servant à collecter puis à analyser des données issues de réseaux sociaux sans l’intervention d’un chercheur. Ainsi, les commentaires spontanés ne risquent pas d’être « pollués » par l’effet Hawthorne : les participants se sachant observés ont tendance à modifier leur comportement. Le « social listening » permet, en outre, de recueillir un très grand nombre de données issues d’un large public.

    Résultats : 2/3 d’opinions positives

    • 1 614 commentaires postés sur Facebook ont été analysés
    • 63 % des commentaires émanaient de femmes, 36 % d’hommes et dans 1 % des cas, le sexe n’était pas connu
    • 74 % des commentaires exprimaient une opinion positive sur la réalité virtuelle, 16 % une opinion négative et 35 % une opinion neutre (chaque commentaire pouvait contenir des points de vue différents)

    Tout d’abord, la technologie en elle-même suscite un vrai intérêt : les internautes expriment souvent l’envie de tester eux-mêmes la réalité virtuelle. Ensuite, ils estiment que c’est surtout un bon outil pour :

    • les personnes à mobilité réduite ;
    • la prise en charge de la douleur ;
    • le traitement de certains troubles mentaux.

    La crainte d’une technologie trop coûteuse

    Les commentaires négatifs portent essentiellement sur :

    • le coût et le taux de prise en charge des soins réalisés grâce à la RV ;
    • le risque de dépendance à la technologie ;
    • le risque de « motion sickness », une sorte de mal des transports spécifique à la RV ;
    • l’inutilité d’une technologie dont les bénéfices ne sont pas supérieurs à ceux des médicaments ;
    • la nécessité de mener davantage de recherche avant de l’utiliser pour la santé.

    La réalité virtuelle suscitait beaucoup plus d’enthousiasme chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, les personnes s’exprimant sur Facebook souhaitaient que la réalité virtuelle soit utilisée dans certains situations précises : l’accouchement, les soins dentaires, les chimiothérapies et les examens d’imagerie.

    Le besoin d’études médico-économiques

    Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle comporte plusieurs limitations. Tout d’abord, le documentaire présentait la réalité virtuelle sous un angle plutôt positif. Ensuite, les auteurs de commentaires possédaient tous un compte Facebook, ce qui n’est pas représentatif de la population générale.

    La réalité virtuelle semble malgré tout jouir d’un bon taux d’acceptabilité dans l’opinion publique. L’adoption et la diffusion de la RV dans le cadre des soins dépendront sans doute de la façon dont les systèmes de soins de santé évalueront ce service et si les compagnies d’assurance choisiront de prendre en charge cette technologie. Des futures études qui examinent le rapport coût-efficacité de l’ajout de la RV aux soins hospitaliers standard seront utiles pour comprendre la valeur ajoutée de la RV.

  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • eDomsanté, l’App de l’Institut Bergonié qui relie les patients avec leur oncologue

    eDomsanté est l’application utilisée par l’Institut Bergonié de Bordeaux depuis début 2016 dans le cadre d’une expérimentation de suivi à distance prenant fin en 2018.

    Au cours de la phase d’expérimentation, l’application a été utilisé pour maintenir en contact les malades atteints d’un cancer et leur oncologue grâce à une tablette qui recueille les données générées par une montre connectée au bras du patient.

    Le déploiement de l’application dans d’autres établissements au cours de l’année est soutenu par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, la Région et les pouvoirs publics.

    Créé au départ pour permettre un suivi d’une quinzaine de patientes atteintes de cancers du sein métastatiques résidant dans les Landes et loin de leur centre de traitement, eDomsanté est un dispositif qui repose sur :

    • une tablette grâce à laquelle les patientes remplissent un questionnaire hebdomadaire composé de 10 rubriques : douleur, sommeil, transit, appétit, état cutané/muqueux, moral/anxiété, nausées/vomissements, fatigue, dyspnée et poids ;
    • une montre connectée renseignant sur 3 aspects :
      • l’activité ;
      • l’alitement ;
      • les éventuelles chutes de la patiente;
    • un portail dédié à l’Institut Bergonié qui permet de récupérer toutes ces données.

    L’analyse de l’ensemble de ces données peut ensuite donner lieu à trois types d’intervention en cas de problème médical avéré :

    • action à distance par téléconsultations ;
    • échanges avec les équipes soignantes locales avec une priorité donnée au médecin traitant, une infirmière, un pharmacien et l’équipe de la plateforme Territoriale d’Appui «Santé Landes», grâce à la plateforme de communication sécurisée PACOO ;
    • admission à l’Institut Bergonié en anticipation d’une éventuelle hospitalisation aggravée.

    Le projet est porté par le docteur Nathalie Quenel-Tueux.

    Le dispositif se veut une réponse aux désert médicaux, en visant l’économie du parcours de longues distances par les patientes et un suivi personnalisé.

  • LPWA

    Low Power Wide Areanull

  • Appel à projets 2018 de la Cnav pour le bien-vieillir « dans un logement sûr et confortable »

    La direction de l’action de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) en Ile-de-France a lancé, début janvier 2018, son appel à projets 2018 « Pour bien vieillir, en relation avec son entourage et en vivant au sein d’un logement sûr et confortable ».

    Il porte sur la prévention et la lutte contre l’isolement social des personnes retraitées, ainsi que l’adaptation du logement des retraités au vieillissement. Il doit contribuer au développement de solutions innovantes de proximité permettant de répondre aux besoins des retraités autonomes (Gir 5-6) et d’améliorer leur qualité de vie.

    Le dossier de candidature est à remettre avant le 3 février à 12h.

    Des périodes de tests inclues dans le cahier des charges

    Le projet doit :

    • diffuser le plus tôt possible des messages en prévention, de manière positive ;
    • faire appel aux compétences multiples des différents acteurs du secteur (travail partenarial, mutualisation) ;
    • associer les retraités dans la définition de la solution ;
    • inclure des périodes de tests et une phase d’évaluation ;
    • veiller à l’accessibilité financière des solutions et à l’accompagnement de leur utilisation ;
    • présenter un modèle économique pérenne.

    11 lauréats en 2017

    En 2017, pour ce même appel à projets, la Cnav avait retenu 11 dossiers, parmi lesquels les aides techniques et technologiques de Bell’Avie, la montre connectée LifePlus ou Eval 77 qui améliore le suivi des retraités en phase de convalescence par le biais d’objets connectés et d’applications.

    Pour accompagner les personnes intéressées, la Cnav propose un rendez-vous en ligne pour une réunion d’information le 16 janvier 2018 à 14h30. Un lauréat 2017 partagera son expérience. Pour y participer, suivre ce lien à l’heure dite. 

    Dossier de candidature et règlement disponibles via ce lien.