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  • E-santé et formation : la Saison 4 du MOOC sur l’essentiel de la e-santé débute le 19 mars 2018

    Les objectifs du MOOC « L’essentiel de la e-santé, proposé par FORMATICSanté est de permettre aux professionnels et étudiants en santé :
    – d’acquérir des connaissances nécessaires pour comprendre les enjeux et découvrir les différents domaines et les principales applications e-santé ;
    – de partager un questionnement et échanger des expériences en vue de faciliter les démarches de collaboration et de coopération dans le cadre de projets e-santé.

    La nouvelle session, enrichie par rapport aux précédentes, se déroule entre le 19 mars et le 30 avril 2018.
    Des sujets tels que l’éthique des usages des applications e-santé, les serious games en santé ou les PTA sont abordés dans ce « parcours découverte ».

    Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes jusqu’au 16 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Entre 800 et 1 500 personnes (médecins, pharmaciens, personnels paramédicaux, formateurs, étudiants, personnels des DSI et prestataires du secteur de la e-santé, etc.) s’étaient inscrites aux précédentes sessions du MOOC.

    Chaque module est structuré autour d’un thème et de séquences avec des contenus vidéos (apports d’experts), des études, des rapports, des documents de référence, des activités d’apprentissage (quiz, guides d’analyse, forums d’échanges, etc.) et des modalités d’évaluation associées.

    Travail personnel estimé : 3h/semaine selon pré-requis et disponibilité.

  • India-Israel Innovation Challenge : une appli fitness et des capteurs non invasifs récompensées

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge, lancé en juillet 2017, ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont travailler dès maintenant avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs idées et leur solutions, notamment dans le domaine de la e-santé.

    Parmi les vainqueurs :
    – I Love 9 Months : une application mobile de vidéos fitness adaptées aux femmes enceintes ;
    – Bioscan Research : des capteurs non invasifs permettant de détecter les hématomes cérébraux.

    Un pont d’innovation entre l’Inde et Israël

    Le Premier ministre indien Narendra Modi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont lancé ce défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde, le qualifiant de pont d’innovation Inde-Israël durant la visite de M. Modi en Israël.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne pour faciliter la collaboration entre les start-up israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays. Les jeunes sociétés qui ont participé aux concours ont reçu des guides et des outils complets pour explorer leurs opportunités d’expansion.

    Des solutions centrées sur les soins à distance et les services de coaching à domicile

    Les compétiteurs devaient proposer des solutions permettant de faire face à certains des défis les plus critiques à travers le monde dans trois domaines clés : la santé numérique, l’agriculture et les technologies de l’eau.

    En ce qui concerne la e-santé, les start-ups étaient invitées à développer des technologies pour améliorer la surveillance de la santé en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Six sociétés ont été désignées vainqueurs dans ce secteur :

    Un soutien économique et stratégique

    Les gagnants ont remporté un prix en espèces compris entre 200 000 et 500 000 roupies indiennes (2600-6600 € ; 3140-7900 US$). Ils bénéficient également d’un soutien stratégique transfrontalier et ont accès à des sociétés, des investisseurs et des incubateurs d’entreprises de premier plan d’Israël et d’Inde afin d’explorer les possibilités de développement de leurs solutions en Inde.

    Deux accélérateurs d’entreprises proposent un programme de six mois aux équipes gagnantes

    Partenaires du challenge, les incubateurs indiens iCreate et T-Hub proposeront un programme de six mois aux équipes gagnantes.

    Les lauréats participeront aussi au Co-Creation Summit (Sommet de la co-création), qui rassemblera les acteurs de l’écosystème des start-up des deux pays pour faciliter les collaborations entre les entrepreneurs des deux nations.

    Plus généralement, l’India-Israel Innovation Challenge permettra aux start-up gagnantes d’accéder à de nouvelles opportunité pour qu’elles puissent poursuivre leur croissance dans de bonnes conditions.

  • India-Israel Innovation Challenge: a fitness app and non-invasive sensors awarded

    The eighteen winning teams of the India-Israel Innovation Challenge, launched in July 2017, have been unveiled in January 2018. They will now work with Invest India and Israel Innovation Authority to develop further their ideas and solutions, including in the field of eHealth.

    Among the winners:
    – I Love 9 Months: a mobile application with fitness videos adapted for pregnant women;
    – Bioscan Research: non-invasive sensors to detect intracranial bleeding.

    An innovation bridge between India and Israel

    Indian Prime Minister Narendra Modi and Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu launched this bilateral innovation challenge for start-ups based in Israel and India, calling it an India-Israel innovation bridge during Mr Modi’s visit to Israel.

    The challenge organizers created an online platform to facilitate bilateral collaboration between Israeli and Indian start-ups, technology hubs, corporations and other key players in the innovation ecosystem in both countries. Companies that participated in the competition received comprehensive guides and tools to explore their expansion opportunities.

    Solutions focused on health monitoring and home coaching services

    Competitors were to come up with solutions for some of the world’s most critical challenges in three key areas: digital health, agriculture and water technology.

    Regarding to eHealth, start-ups have been invited to develop technologies to improve real-time health monitoring, home and distance care, follow-up services and advice to better manage noncommunicable diseases.

    Six companies won in this sector:

    Economic and strategic support

    Winners won a cash prize of 200,000-500,000 Indian rupees (US$3140-7900; €2600-6600). They also received cross-border mentorship and incubation support and also got access to leading Indian and Israeli corporates and investors to explore piloting their solutions in India.

    Two business accelerators offer six-month program to the top teams

    Two companies, iCreate and T-Hub, Indian anchor incubation partners of the challenge, will offer a six-month program to the top teams.

    The winners will also participate in the Co-Creation Summit, which will bring together stakeholders from both start-up ecosystems to facilitate collaborations.

    More generally, the India-Israel Innovation Challenge will give winning start-ups access to new opportunities to achieve further growth.

  • Étude : un capteur comestible pour mieux diagnostiquer les maladies liées à l’intestin (Australie)

    Un groupe de chercheurs de la RMIT University de Melbourne, en Australie, a mis au point un nouveau capteur comestible dans le but d’étudier le microbiome (ensemble des génomes des bactéries colonisant un organisme) et les gaz dans l’intestin afin de mieux diagnostiquer les maladies liées à l’appareil digestif, révèle l’équipe d’experts dans une étude publiée début janvier 2018 dans la revue Nature Electronics.

    Dans le cadre de leur recherche, les scientifiques ont par ailleurs fait de nouvelles découvertes, dont l’existence d’un mécanisme de défense jusqu’ici inconnu dans l’intestin.

    Une méthode non invasive pour étudier l’activité des micro-organismes de l’intestin

    « Auparavant, nous devions nous reposer sur des échantillons de selles ou une intervention chirurgicale pour échantillonner et analyser les microbes dans l’intestin, a déclaré dans un communiqué le professeur Kourosh Kalantar-Zadeh, responsable de l’étude (source : Mobihealthnews.com). Mais cela signifiait qu’il fallait les mesurer quand ils ne reflétaient pas fidèlement le microbiote* intestinal. Notre capsule offrira une méthode non invasive pour mesurer l’activité du microbiome. »

    * Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons…) vivant dans un environnement spécifique, appelé « microbiome », chez un être vivant.

    Une capsule connectée

    La capsule développée par l’équipe du Pr. Kalantar-Zadeh est équipée de capteurs de gaz afin de mesurer les niveaux d’hydrogène et d’oxygène au sein de l’intestin mais aussi d’un capteur de température.

    Les données prélevées par les capteurs sont transmises par radio à un dispositif receveur, porté par la personne ayant ingéré la capsule, et via Bluetooth à un smartphone pour être analysées par des spécialistes.

    Les premiers essais ont démontré l’efficacité du dispositif

    L’essai dont il est question au sein de l’étude a été mené sur sept personnes volontaires. Auparavant, la technologie a été testée à de multiples reprises chez le cochon.

    Résultat : l’étude a démontré que le dispositif était à la fois sûr et efficace. Il pourrait potentiellement être utilisé un jour comme outil de diagnostic pour les maladies liées à l’intestin.

    Vers un meilleur diagnostic du cancer du côlon ?

    « Nos capteurs comestibles offrent un outil de diagnostic potentiel pour de nombreux troubles de l’intestin, de la malabsorption des nutriments alimentaires au cancer du côlon, comment le Dr. Kyle Berean, l’autre inventeur de la capsule. C’est une bonne nouvelle qu’une procédure moins invasive devienne à l’avenir une option pour de nombreuses personnes. »

    Des essais sur l’homme de phase II bientôt mis en place

    L’équipe de chercheurs s’est associée au groupe australien de commercialisation des technologies de la santé Planet Innovation pour fonder une nouvelle entreprise, Atmo Biosciences, qui mènera prochainement des essais humains de phase II et proposera à la vente le produit si les résultats sont positifs.

    Des révélations sur le fonctionnement du côlon et de l’estomac

    L’étude a par ailleurs permis des découvertes surprenantes. Les données prélevées lors des essais ont révélé deux faits intéressants :

    • le côlon contient plus d’oxygène que les chercheurs ne le pensaient auparavant ;
    • l’estomac semble utiliser un oxydant pour lutter contre les corps étrangers dans l’intestin, démontrant que le système de défense de l’organe serait plus développé que ce que les spécialistes le pensaient jusqu’ici.

    « Nous avons découvert que l’estomac libérait des produits chimiques oxydants détruisant les composés étrangers qui restent dans l’estomac plus longtemps que d’habitude, précise le Pr. Kalantar-Zadeh. Cela pourrait représenter un système de protection gastrique contre les corps étrangers. Un tel mécanisme immunitaire n’a jamais été signalé auparavant. »

  • Study : an ingestible sensor to better diagnose intestinal diseases (Australia)

    A group of researchers at RMIT University in Melbourne, Australia, have developed a new edible sensor to study the microbiome (the collection of genes of the microbes that live in an organism) and gases in the gut to better diagnose diseases related to the digestive system, reveals the team of specialists in a study published in early January 2018 in Nature Electronics journal.

    As part of their research, the scientists have also made new discoveries, including the existence of a previously undiscovered defense system in the gut.

    A non-invasive method to study the activity of microorganisms in the gut

    « Previously, we have had to rely on faecal samples or surgery to sample and analyse microbes in the gut, » Professor Kourosh Kalantar-Zadeh, study lead, said in a statement (source: Mobihealthnews.com). « But this meant measuring them when they are not a true reflection of the gut microbiota* at that time. Our capsule will offer a non-invasive method to measure microbiome activity. »

    * The microbiota is a collective term for the micro-organisms that live in or on the human body.

    A connected capsule

    The capsule developed by Prof. Kalantar-Zadeh’s team is equipped with gas sensors to measure the levels of hydrogen and oxygen in the gut but also with a temperature sensor.

    The data collected by the sensors is transmitted via radio to a receiving device, worn by the person who has ingested the capsule, and via Bluetooth to a smartphone for analysis by specialists.

    The first trial demonstrated the effectiveness of the device

    The trial was conducted on seven human volunteers. Previously, the technology has been tested multiple times on pigs.

    As a result, the study demonstrated that the device is both safe and effective. It could some day potentially be used as a diagnostic tool for gut-related diseases.

    Towards a better colon cancer diagnosis?

    « Our ingestible sensors offer a potential diagnostic tool for many disorders of the gut from food nutrient malabsorption to colon cancer, » said Dr. Kyle Berean, the capsule’s other inventor. « It is good news that a less invasive procedure will now be an option for so many people in the future. »

    Phase II human trials to be conducted

    The team of researchers are partnering with the Australian health tech commercialization group Planet Innovation to found a new company, Atmo Biosciences, which will soon conduct Phase II human trials and eventually sell the product if the results are positive.

    Revelations about the functioning of the colon and the stomach

    The study has also led to surprising discoveries. Data collected during the trial revealed two interesting facts:

    • the colon was found to contain more oxygen than previously believed;
    •  the stomach appears to use an oxidant to fight foreign bodies in the gut, demonstrating that the defense system of the organ would be more developed than experts believed.

    « We found that the stomach releases oxidising chemicals to break down and beat foreign compounds that are staying in the stomach for longer than usual, » says Prof. Kalantar-Zadeh. This could represent a gastric protection system against foreign bodies. Such an immune mechanism has never been reported before. »

  • L’Annuaire de la Silvereco 2018 recensant tous les acteurs de la filière est paru

    Edité par Silvereco.org, l’Annuaire 2018 de la Silver économie recense tous les acteurs de la filière répertoriés par métiers et se complète d’un guide pratique avec des fiches repères sur la Silver économie.

    Il est édité sous les patronages d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances.

    Y sont recensés tous les contacts des prestataires de :
    • L’aménagement de l’habitat ;
    • L’information dédiée aux aînés (liste des CCAS, des CLIC, des silvers régions, etc.) ;
    • Logement, hébergement ;
    • Loisirs, culture, voyages ;
    • Prévoyance ;
    • Service aux professionnels ;
    • Services à la personne ;
    • Sport, bien-être ;
    • Technologies et objets connectés (capteurs de chutes, domotique, gérontechnologie, robotique, géolocalisation, etc.) ;
    • Transports et mobilité.

    Il est disponible gratuitement via le lien ci-contre.

  • Les Français majoritairement favorables au développement du numérique en santé (Sondage BVA)

    « Le développement numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser de nombreux progrès », d’après 76% des Français ; 68% d’entre eux pensent que le numérique va contribuer à améliorer la qualités des soins proposés aux patients.

    Telles sont les conclusions d’un sondage réalisé par l’Observatoire du numérique Digital Society Forum – BVA, intitulé « l’impact du numérique sur la vie quotidienne des Français », publié le 19 décembre 2017.

    Méthodologie de l’étude

    L’étude a été réalisée par l’Institut BVA par internet, du 1er au 4 décembre 2017, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.

    La perception des outils et services numériques dans le domaine de la santé

    54% des sondés déclarent posséder au moins un objet de santé connecté ou digital

    • 29% d’entre eux utilisent régulièrement l’objet de santé connecté ou digital qu’il possède ;
    • les objets les plus fréquemment cités sont les tensiomètres (32% des sondés en possèdent un), les balances qui analysent des données liées au poids et à la masse musculaire (22%) et les bracelets ou montres connectés qui mesurent l’activité physique (17%).

    Les outils et services numériques facilitent les relations entre patients et professionnels de santé

    • 62% des professionnels de santé interrogés (médecins, pharmaciens, laboratoires, etc.) estiment que les outils et services numériques (objets connectés, prise de rendez-vous sur internet, dossier médical numérisé, etc.) renforcent et facilitent la relation qu’ils entretiennent avec leurs patients ;
    • 57% des services administratifs auxquels a été soumis le questionnaire (parmi eux, les services de l’Assurance maladie, les mutuelles, etc.) et 53% des hôpitaux partagent également cet avis.

    La perception du numérique dans le domaine de la santé préventive

    78% des sondés jugent que les outils et services numériques sont de nature à aider les Français à « améliorer leur comportement » en matière de santé préventive

    • Les 18-24 ans adhèrent à cette idée à 83%, contre 80% des actifs interrogés ;
    • En revanche, 22% des sondés doutent de l’utilité de ces outils en matière de santé préventive, dont 30% de seniors de 65 ans et plus et 28% de personnes interrogées souffrant d’une maladie chronique.
    • En revanche, 60% des sondés estiment que l’usage de ces outils ne font pas du médecin quelqu’un de plus ou moins compétent. 

    6 Français sur 10 sont opposés au développement de la télémédecine

    • 40% des sondés sont favorables au développement des consultations médicales par internet ;
    • 60% y sont opposés, dont une majorité de femme (66%).

    Le développement du numérique est perçu comme ayant des impacts positifs

    Une perception globalement positive du numérique en santé 

    • 76% des personnes interrogées pensent que le développement du numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser des progrès significatifs au cours des prochaines années ;
    • 68% des sondés considèrent qu’il va participer d’une amélioration de la qualité des soins ;
    • 63% des sondés jugent qu’il va contribuer à améliorer la santé des Français ;
    • 54% jugent enfin que le développement du numérique va limiter les déficits du système de soins.

    De faibles réticences vis à vis du numérique en santé

    • Seuls 16% des professionnels interrogés se disent opposés au développement du numérique;
    • 25% des patients s’y montrent également réticents. 

    Enfin, les Français se disent prêts à partager leurs données personnelles à hauteur de 80% avec les professionnels de santé, 79% avec les hôpitaux et 60% avec les chercheurs et les universitaires.

  • IA : Owkin lève 9,4 millions d’euros pour sa solution de machine learning pour la recherche clinique

    Dans un communiqué daté du 16 janvier 2018, Owkin annonce avoir bouclé une levée de fonds à hauteur de 9,4 millions d’euros, soit 11 millions de dollars. Le tour de table de série A a été mené par Otium Venture, Cathay Innovation, Plug and Play et NJF capital.

    Owkin est une start-up française spécialisée dans l’intelligence artificielle entrainée sur les données du monde réel à destination des chercheurs cliniques dont l’objectif consiste à les assister dans la découverte et le développement de molécules.

    Pour rappel, Owkin a fait partie des 15 lauréats retenus dans le cadre de l’AMI de l’AH-HP et du CHU de Nantes dans le cadre du projet sur l’hôpital du futur, qui ont été annoncés le 7 décembre 2017.

    Ambitions nourries par l’acquisition de fonds

    Les fonds doivent servir trois objectifs d’Owkin :

    • renforcer sa plateforme technologique OWKIN Socrates ;
    • développer ses partenariats avec les organisations médicales et pharmaceutiques ;
    • développer son équipe internationale de scientifiques et d’ingénieurs.

    Cette levée de fonds s’ajoute à celle effectuée à la création de la start-up, ce qui la fait disposer d’un fonds total de 11,2 millions d’euros.

    Owkin Socrates – une intelligence artificielle entraînée pour des modèles prédictifs au service d’une recherche médicale globale plus efficace

    La start-up a développée une plateforme nommée Owkin Socrates à destination des chercheurs de l’industrie pharmaceutique travaillant sur des projets en phase d’essais précliniques et cliniques, ainsi qu’aux médecins-chercheurs hospitalo-universitaires.

    Néanmoins, la technologie d’Owkin permet également de créer des modèles prédictifs et d’optimiser le développement de médicaments à différents stades de vie d’une molécule, y compris en post-autorisation.

    Apprentissage par transfert au service du bien commun

    Pour y parvenir, Owkin applique des algorithmes développés aux données du monde réel comprenant bibliothèques d’imagerie médicales, données moléculaires, données génomiques, données-texte et jeux de données cliniques, et leur associe des modèles entraînés au préalable afin d’accélérer la découverte des modèles de biomarqueurs complexes causant des maladies.

    L’apprentissage par transfert est la capacité d’un système à appliquer à des tâches ou à des domaines nouveaux des procédés appris à partir de tâches antérieures, grâce aux liens de similitudes qui peuvent exister entre les deux.

    OWKIN capitalise sur cette forme d’apprentissage afin de permettre le transfert de l’intelligence d’un modèle prédictif à un autre et de faciliter la collaboration entre médecins et institutions.

    Apprentissage fédéré pour davantage de sécurité

    Sa plateforme Owkin Socrates se caractérise par un outil propriétaire de la start-up qui repose également sur l’apprentissage fédéré, qui est une méthode permettant de tirer profit d’un modèle de prédiction partagé tout en conservant les données de formation sur leur lieu de stockage premier, sans les faire migrer vers le cloud. Il s’agit d’un gage de sécurité pour les laboratoires menant des recherches qui font appel à des données de santé ou des données confidentielles.

  • « Les innovations en santé permettent un saut qualitatif et quantitatif phénoménal » (X. Comtesse)

    « Santé 4.0, Le tsunami du numérique » (Georg Editeur, 2017), tel est le titre du livre de Xavier Comtesse, mathématicien et docteur en informatique de formation, créateur de start-ups et directeur du think tank Health@large. L’ouvrage est l’aboutissement d’une enquête de plus de 5 ans autour de l’impact de la révolution numérique dans le domaine de la santé : blockchains, big data, IoT ou Deep Mind.

    L’enquête a débuté en 2012 lorsque l’auteur suisse organise, avec l’appui de la Fondation Hoffmann, des « world café » dans la Métropole Lémanique (de Genève à Montreux en passant par Lausanne) pour prendre le pouls de la population face aux comportements nouveaux dans le domaine de la santé. Les résultats ont montré une grande capacité d’ « empowerment » et de « social accountability » de la part de la population (à savoir de la responsabilisation, de la volonté de prise en charge et de contrôle social sur le système de santé et de sa propre santé). Elle a été complétée par une série d’entretiens d’un certain nombre d’experts en Suisse et aux États-Unis et a débouché sur la rédaction de son ouvrage qui développe douze thèses qui devraient bouleverser le monde de la santé.  

    Dans cette interview que l’auteur a accordée à H&TI, il explique que certains métiers de la santé sont amenés à disparaître, engloutis par ce tsunami du numérique. Mais les choses vont se faire progressivement, estime-t-il, car nous sommes actuellement « dans la phase calme du tsunami, correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir ».

    Votre ouvrage débute par une affirmation : Notre société vit aujourd’hui un changement de paradigme dans le domaine de la santé, comparable au passage de l’image photographique au cinéma. Quel est, selon vous, le point déclencheur de cette évolution  ?

    Pour la première fois, tout un chacun va pouvoir obtenir des mesures en continu sur son état de santé. Toute sorte d’objets connectés, notamment des montres, des lentilles et autres, vont fournir des informations qui alimenteront le Big Data et le Deep Learning permettant ainsi un diagnostic, un traitement et un suivi continu et permanent. On passe de la photographie de l’état de notre corps à un instant donné à un suivi cinématique.

    La thèse centrale de « Santé 4.0 » est que la révolution numérique dans le secteur de la santé pourra s’accompagner d’une baisse des coûts. Comment ?

    Dès lors que la technologie pourra se substituer aux actes médicaux, on assistera à une baisse du personnel, ce qui réduira considérablement les coûts sachant qu’aujourd’hui les ressources humaines contribuent à 80% des coûts.

    Selon vous, la e-santé, et notamment la médecine personnalisée (ADN et digital), la médecine préventive (big data, algorithmes et IA) ou encore la médecine participative, vont apporter une telle quantité d’innovations au système de soins actuel que celui-ci va subir un saut qualitatif et quantitatif phénoménal. Qu’est-ce qui vous permet d’avancer cette thèse ?

    La qualité du service va elle aussi progresser dès lors qu’elle répondra de manière plus prédictive et personnalisée aux besoins du patient. Une fois encore, seule la technologie est à même d’absorber ces quantités phénoménales d’informations (Big Data) et de les restituer avec un sens approprié (Deep Learning).

    Le système de santé publique est-il prêt à faire ce virage ?

    Non. La préservation des acquis domine encore. C’est sous la menace des GAFAM que la situation devrait à terme se débloquer du côté institutionnel.

    Quid des patients ? Sont-ils prêts à porter des « bracelets de santé », à partager toutes leurs informations santé en réseau ? A se faire opérer via l’imagerie 3D ou 4D ? Vous dites que l’usage des blockchains aurait tendance à les sécuriser. Mais le grand public n’est-il pas mal informé ?

    D’après notre enquête, le consom’acteur de la santé est non seulement prêt à être plus actif mais également il l’appelle de ses vœux.

    Dans un sous chapitre intitulé « Demain » vous parlez des relations patients-médecins du futur, qui vont subir « un bouleversement radical ». Pouvez-vous développer ?

    Lorsque le radiologue sera confronté à une machine qui sera capable de faire son travail à un niveau de qualité supérieur grâce à son accès aux Big Data, celui-ci comprendra immédiatement la portée de cette révolution et tous les autres praticiens des autres corps de métiers de la santé avec lui. On a déjà vu cet effet lorsque dans les décennies précédentes, certains métiers ont disparu. Exemple : le navigateur dans le cockpit, le caissier dans les banques, la dactylographe, la standardiste, etc.

    Qu’attendre des start-ups de la e-santé dans cette révolution ? Vous parlez de « novices dans le domaine, avec une immense soif de conquête technologique et économique ».

    Les start-ups ont l’avantage de projeter leur rêve sur une page blanche. En quelque sorte, rien ne leur est interdit (c’est surtout vrai dans la Silicon Valley). Ainsi, elles vont forcément apporter de l’innovation disruptive.

    Est-ce que selon vous la e-santé se développe trop vite ? Pas assez ? 

    Ni l’un, ni l’autre. Elle avance entre le nécessaire et le suffisant.

    La Suisse, dont vous êtes originaire, est-elle précurseur en termes de e-santé ?

    Non. La Silicon Valley, Boston et sa région, et Israël restent les pôles principaux de l’émergence de la e-santé.

    Vous évoquez dans votre ouvrage les avancées de la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic et le Massachussetts general hospital, aux Etats-Unis, qui « dictent le tempo » du progrès. Pouvez-vous expliquer en quoi ?

    Ces trois institutions sont dotées de moyens financiers colossaux et font tout pour rester en tête dans cette course à l’excellence. Dès lors que l’argent reste indispensable à cette mutation, elles ont toutes leurs chances.

    Votre chapitre final invite à une discussion publique. Votre livre a-t-il davantage vocation à susciter le débat qu’à donner des conclusions ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions à donner, il y a juste un chemin à tracer, c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet ouvrage.

    Finalement la e-santé, c’est un tsunami, une révolution ou une belle nouveauté ?

    Un tsunami, bien sûr. Et comme dans le cas d’un vrai tsunami, il y a deux phases. Nous sommes actuellement dans celle qui est encore calme correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir (phase terminale).

  • Etude : l’utilisation de la réalité virtuelle dans la santé recueille 74 % d’opinion favorable

    Les commentaires sur Facebook suite à la diffusion d’un documentaire sur la réalité virtuelle dans le domaine sanitaire ont été analysés. Les travaux* menés par des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, aux Etats-Unis, publiés en décembre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR) mettent en évidence un a priori très favorable des internautes. Près de 75% des commentaires sont positifs.
    Une mauvaise prise en charge des coûts de la réalité virtuelle fait cependant partie des principales craintes.

    La réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans le secteur de la santé. Cette technologie est utilisée dans des contextes très variés, tels que le traitement des troubles anxieux, la prise en charge des chutes chez les personnes âgées ou encore les soins de réhabilitation, le traitement de l’obésité, de la douleur, etc.

    Une méta-analyse a montré que la réalité virtuelle (RV) était globalement efficace et bien tolérée par les patients. Cependant, des chercheurs du Center for Outcomes Research Education du centre médical Cedars-Sinai estiment que ces études sont souvent de petite taille et de qualité variable. En outre, les études portent souvent sur des applications très précises de la RV. Par conséquent, les différentes étapes qu’il reste à franchir avant que la RV ne puisse être largement utilisée dans la pratique clinique restent mal connues.

    La réalité virtuelle évaluée sur Facebook

    Les experts du Cedars-Sinaï ont donc souhaité mené une étude plus large. Pour atteindre leur objectif, ils ont posté sur Facebook un documentaire traitant de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde de la santé et ils ont ensuite analysé les commentaires postés sur le réseau social. Ce documentaire a généré 4,3 millions de vues, 36 000 partages, 67 000 « j’aime » et 2 401 commentaires spontanés.

    Les auteurs de l’étude ont eu recours à des techniques de « social listening », servant à collecter puis à analyser des données issues de réseaux sociaux sans l’intervention d’un chercheur. Ainsi, les commentaires spontanés ne risquent pas d’être « pollués » par l’effet Hawthorne : les participants se sachant observés ont tendance à modifier leur comportement. Le « social listening » permet, en outre, de recueillir un très grand nombre de données issues d’un large public.

    Résultats : 2/3 d’opinions positives

    • 1 614 commentaires postés sur Facebook ont été analysés
    • 63 % des commentaires émanaient de femmes, 36 % d’hommes et dans 1 % des cas, le sexe n’était pas connu
    • 74 % des commentaires exprimaient une opinion positive sur la réalité virtuelle, 16 % une opinion négative et 35 % une opinion neutre (chaque commentaire pouvait contenir des points de vue différents)

    Tout d’abord, la technologie en elle-même suscite un vrai intérêt : les internautes expriment souvent l’envie de tester eux-mêmes la réalité virtuelle. Ensuite, ils estiment que c’est surtout un bon outil pour :

    • les personnes à mobilité réduite ;
    • la prise en charge de la douleur ;
    • le traitement de certains troubles mentaux.

    La crainte d’une technologie trop coûteuse

    Les commentaires négatifs portent essentiellement sur :

    • le coût et le taux de prise en charge des soins réalisés grâce à la RV ;
    • le risque de dépendance à la technologie ;
    • le risque de « motion sickness », une sorte de mal des transports spécifique à la RV ;
    • l’inutilité d’une technologie dont les bénéfices ne sont pas supérieurs à ceux des médicaments ;
    • la nécessité de mener davantage de recherche avant de l’utiliser pour la santé.

    La réalité virtuelle suscitait beaucoup plus d’enthousiasme chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, les personnes s’exprimant sur Facebook souhaitaient que la réalité virtuelle soit utilisée dans certains situations précises : l’accouchement, les soins dentaires, les chimiothérapies et les examens d’imagerie.

    Le besoin d’études médico-économiques

    Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle comporte plusieurs limitations. Tout d’abord, le documentaire présentait la réalité virtuelle sous un angle plutôt positif. Ensuite, les auteurs de commentaires possédaient tous un compte Facebook, ce qui n’est pas représentatif de la population générale.

    La réalité virtuelle semble malgré tout jouir d’un bon taux d’acceptabilité dans l’opinion publique. L’adoption et la diffusion de la RV dans le cadre des soins dépendront sans doute de la façon dont les systèmes de soins de santé évalueront ce service et si les compagnies d’assurance choisiront de prendre en charge cette technologie. Des futures études qui examinent le rapport coût-efficacité de l’ajout de la RV aux soins hospitaliers standard seront utiles pour comprendre la valeur ajoutée de la RV.