care_insight

  • Mutuelles : AG2R La Mondiale et Matmut en route pour devenir le 1er groupe de protection sociale

    AG2R La Mondiale et Matmut ont annoncé le 18 janvier 2018 leur rapprochement, qui devrait être effectif à l’horizon 2019, pour devenir le premier groupe de protection sociale en assurance des personnes.

    Le rapprochement, fruit de négociations entamées fin 2017, doit être validé par les Assemblées générales prévues à la fin du premier semestre 2018 et par les autorité compétentes.

    L’une des priorités au cœur du rapprochement est la transformation numérique des deux entités. Il doit notamment faciliter la mise en place de la dématérialisation des actes, d’un parcours client omni-canal, de nouveaux services et de l’innovation au sens large.

    Les objectifs du rapprochement : affronter les enjeux et la transformation du secteur

    Le rapprochement doit notamment permettre aux deux groupes de :

    • mieux servir, multi-équiper et fidéliser ses clients grâce à une offre complète de protection des personnes et de leurs biens (retraite complémentaire et assurance de personnes) ;
    • développer une proximité accrue avec l’ensemble de ses parties prenantes : plus de 5 000 collaborateurs en lien direct avec ses clients, un maillage territorial très dense, d’importants moyens de vente à distance, etc. ;
    • disposer de capacités d’investissement et d’expertises plus importantes pour répondre aux enjeux de la digitalisation : dématérialisation des actes, parcours client omni-canal, services, innovation ;
    • consolider des fondamentaux financiers : diversification des risques et amélioration de la solvabilité,  augmentation des capacités de financement, optimisation des moyens.  

    Forme juridique et calendrier

    La SGAM AG2R LA MONDIALE serait renommée pour devenir la Sgam faîtière, qui à terme devrait inclure deux affiliés :

    • SGAM LA MONDIALE MATMUT ;
    • SGAPS AG2R LA MONDIALE (réunissant l’institution de prévoyance et les mutuelles d’AG2R LA MONDIALE).

    Après l’approbation du rapprochement par les Assemblée générales des deux groupes au printemps 2018, une gouvernance opérationnelle sera constituée au second semestre de 2018 et les travaux liés au rapprochement débuteront.

    La mise en œuvre opérationnelle du rapprochement est elle prévue pour le 1er janvier 2019.

  • L’IA, la robotisation et les données inscrites à l’ordre du jour des Etats généraux de la bioéthique

    Les Etats généraux de la bioéthique ont débuté le jeudi 18 janvier 2018. Ils se traduiront par une vaste consultation visant à recueillir « l’ensemble des avis de la société ». Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a défini un « ensemble indicatif et non exhaustif de thèmes » pour initier le débat, au rang desquels figurent les données de santé, l’intelligence artificielle et la robotisation.

    La loi de bioéthique de 2011 impose la révision de la loi tous les sept ans avec, au préalable, l’organisation d’un débat public sous forme d’états généraux par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Le CCNE a donc initié une vaste consultation visant à recueillir « l’ensemble des avis de la société » par le biais d’un site web et l’organisation d’une soixantaine de débats citoyens ouverts au public, sur des sujets transversaux.

    Ces contributions feront l’objet d’un rapport de synthèse. Le CCNE a défini un « ensemble indicatif et non exhaustif de thèmes » pour initier le débat. Ces thèmes s’articulent autour de deux grands axes de réflexion : l’ensemble des questions « éthiques » posées par les évolutions opérées dans les champs de la recherche scientifique et technologique ; et les domaines où les opinions de société ont pu évoluer au cours des dernières années. 

    Données de Santé

    L’usage des données de santé soulève des questions éthiques importantes. Leur utilisation ou leur croisement avec d’autres informations médicales, notamment dans le cadre de la médecine prédictive, comportent des risques. Le recours croissants aux objets connectés pose la question de la transmission de ces données et utilisation par des tiers. Par ailleurs, les masses de données agrégées (Big Data) créent un risque d’atteinte à la vie privée. Toutefois, les bénéfices d’une analyse de données de sources multiples sont avérés dans une perspective de progrès des connaissances et de recherche. 

    « Comment, dans ce cadre nouveau, redonner à l’individu, à la société, une certaine maîtrise sur les données qui le (la) concernent, ainsi que la compréhension de ce qui en est fait ? Comment imaginer des aménagements d’un consentement libre et éclairé, consentement risquant, dans ce contexte, d’être remis en question ? »

    Intelligence artificielle et robotisation

    L’intelligence artificielle et la robotisation constituent des thématiques en plein essor. La présence de robots cognitifs au sein de la société génère un certains nombre de risques, notamment en matière de sécurité, de respect de la vie privée et de protection de la dignité humaine. Dans le domaine de la santé et du bien-être, les robots sont en effet de plus en plus utilisés en chirurgie mais aussi dans les soins thérapeutiques et de réadaptation, les soins des personnes âgées, etc.

    « Comment situer et circonscrire la responsabilité de professionnels humains vis-à-vis de l’utilisation de ces robots ? La question de la substituabilité des robots aux humains se pose également, de même que la complémentarité de leurs actions ».

    Ces questions seront abordées lors des consultations citoyennes. Les réponses apportées sont susceptibles d’infléchir sensiblement la législation française en matière de données de santé, d’intelligence artificielle et de robotisation.

  • Jeu sportif et bien-être : Intelligent Health cherche à lever 227 000 euros

    Intelligent Health, une start-up health tech britannique, a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une campagne de financement participatif sur la plateforme Seedrs (UK) dans l’optique de récolter 200 000 livres sterling (227 000 €) et de devenir l’un des leaders de la lutte contre l’inactivité.

    La société a conçu le programme Beat the Street. Le jeu présente des similitudes avec le jeu Pokémon Go puisqu’il utilise le principe de la gamification dans une région précise pour inviter les enfants et les adultes de toute une communauté à effectuer ensemble un parcours afin de gagner un maximum de points.

    Renforcer le lien social pour inciter les citoyens à prendre le contrôle de leur santé

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). Cette inactivité a un lien direct avec le développement de maladies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques. L’OMS estime en effet qu’elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27 % des cas de diabète et d’environ 30 % des cas de cardiopathie ischémique.

    En Angleterre, environ 29 % des adultes sont inactifs (chiffres officiels).

    En se basant sur la théorie selon laquelle un changement de mode de vie peut largement contribuer à la préservation de la santé de la population, Intelligent Health utilise les nouvelles technologies et le principe de la gamification pour s’attaquer aux causes du mauvais état de la santé des citoyens.

    Concrètement, l’entreprise cherche à mettre les individus en relation les uns avec les autres pour renforcer le lien social et les inciter à prendre le contrôle de leur santé par le biais d’un défi sportif visant à augmenter leur activité physique et ainsi à lutter contre l’inactivité.

    Beat the Street : un défi sportif collectif pour lutter contre l’inactivité

    Intelligent Health réalise des changements grâce à des initiatives lancée à l’échelle de la communauté, comme le programme Beat the Street, qui transforme une ville en un espace de jeu où les participants gagnent des points à mesure qu’ils marchent, courent ou font du vélo. Pour instaurer le programme, la Ville doit investir un montant minimum de 10 livres (11 €).

    Des bornes réparties sur le parcours pour collecter des données

    Dans le cadre de ce dispositif, Intelligent Health recueille des données médicales accessibles en ligne et des informations sur la position et le parcours effectué par les utilisateurs grâce à des Beat Boxes, des bornes installés tout au long du parcours sur lesquelles les participants doivent passer leur badge pour suivre leur évolution et comptabiliser leurs points.

    Les informations récoltées sont ensuite envoyées aux organisateurs (services publics) et aux participants à qui sont délivrés en conséquence des conseils personnalisés afin de les aider à modifier leur mode de vie de manière à ce qu’ils puissent améliorer durablement leur santé.

    Un programme soutenu par le NHS

    Beat the Street a pour but ultime d’entraîner des changements de comportement sur le long terme. Il est mis en place à travers le Royaume-Uni avec le soutien de la santé publique et du NHS.

    750 000 participants en Europe et aux États-Unis

    « Avec 750 000 participants à ce jour ayant participé à notre programme phare, Beat the Street, et des preuves évidentes d’un changement de comportement durable, nous savons que nous pouvons avoir un impact positif et durable sur la société », a déclaré dans un communiqué le fondateur et P.-D.G. d’Intelligent Health, le Dr. William Bird.

    Le dispositif « engage plus de gens que n’importe quelle autre intervention d’activité physique en santé publique car il est simple, amusant et s’intègre dans la vie quotidienne », commente la société sur son site officiel.

    Il a jusqu’ici été mis en œuvre avec succès dans le monde entier, notamment à Londres, Dublin, Belfast, Vienne et New York.

    Intelligent Health veut développer une offre de « prescription sociale »

    Le Dr. Bird et son équipe sont également en train de concevoir une offre de « prescription sociale », une formule qui devrait devenir la norme chez tous les médecins généralistes au cours des deux prochaines années, estime la société.

    La prescription sociale est définie comme un moyen de permettre aux fournisseurs de soins primaires (médecins généralistes, infirmières…) de diriger les patients ayant des besoins sociaux, émotionnels ou pratiques spécifiques vers une gamme de services locaux non cliniques, souvent attribués par les secteurs bénévole et communautaire.

    En clair, le médecin généraliste délivre au patient une ordonnance qui habilite la communauté à améliorer la santé de la personne par le biais d’exercices physiques et/ou d’une alimentation saine.

    Une première offre va prochainement être lancée dans la ville de Newham

    Le premier programme du genre sera lancé par Intelligent Health dans quelques semaines à Newham, un district du Grand Londres situé dans l’est de la capitale britannique.

    Si la campagne de financement participatif est suffisamment efficace, les fonds récoltés serviront à augmenter la croissance de l’entreprise, en partie par le développement d’une licence Beat the Street en Europe et aux États-Unis et d’un programme de prescription sociale.

  • Quels contours et modèle économique pour l’hôpital public de demain ? (Les Echos Etudes).

    Les Echos Etudes interroge « la place de l’hôpital, dans l’inévitable reconfiguration de l’offre sanitaire » française, dans une étude publiée fin décembre 2017.

    Le document se propose de « disséquer le modèle économique des hôpitaux » afin d’en identifier les failles éventuelles, d’ »analyser les grands enjeux de l’hôpital » en matière de financement et de gestion des ressources humaines, de « mesurer l’impact des GHT sur le secteur hospitalier et ses fournisseurs » et enfin, d’évaluer la santé financière des établissements hospitaliers.

    L’étude aborde successivement les évolutions règlementaires qui modifient les contours du paysage hospitalier ; la place de l’hôpital public dans le paysage sanitaire français ; la santé financière des hôpitaux et les défis se présentant à l’hôpital d’aujourd’hui et de demain.

    Recomposition du paysage hospitalier français : un secteur public hégémonique  ?

    Si le secteur public renforce ses positions, la configuration actuelle des Groupements hospitaliers des territoires (GHT) soulève plusieurs questions 

    • A travers les GHT, le secteur public s’affirme comme l’acteur dominant du paysage hospitalier ;
    • La configuration actuelle du GHT soulève diverses questions :
      • Les GHT ne disposent pas de la personnalité morale ;
      • Les GHT n’ont pas de budget unique : l’absence de solidarité financière nuit au dispositif ;
      • Les GHT n’ont pas de direction commune : le directeur de l’établissement « pivot », auquel il revient de passer les marchés, devient le « patron » du nouveau dispositif.
    • S’achemine-t-on vers la fusion des hôpitaux en une centaine d’établissements ?
      • L’efficacité de la gouvernance des GHT, « grands ensembles éclatés entre de multiples sites » est aujourd’hui remise en cause ;
      • Risque-t-on « d’aboutir à des structures obèses, incapable de traiter efficacement avec la médecine de ville? ». Telle est la crainte exprimée par l’auteur de ce rapport.

    La dynamique de l’hôpital public se confirme sur tous les segments d’activités MCO

    • L’étude montre que le partage des rôles entre secteurs public et privé ne cesse d’évoluer :
      • Parmi les évolutions notables, l’obstétrique privée diminue ;
      • L’hôpital rattrape progressivement son retard sur la chirurgie ambulatoire.
    • Les secteurs public et privé doivent relever deux défis : 
      • Ils doivent développer la chirurgie ambulatoire pour atteindre 70% de l’activité d’ici 2022 ;
      • Ils doivent également développer l’Hospitalisation à domicile (HAD), avec un taux brut de séjours d’HAD proche de 1,2% des séjours d’hospitalisations complète.

    Révision du mode de financement : La question de la sortie du « tout T2A » se pose désormais aux hôpitaux

    Quels correctifs apporter à la T2A ? L’étude formule plusieurs propositions en ce sens inspirées du rapport d’Olivier Véran (janvier 2016)

    • La T2A serait maintenue pour financer les séjours « simples » (ablation de kystes, etc.);
    • Pour les actes chirurgicaux lourds, un forfait permettrait de couvrir « l’épisode de soins », à savoir les soins précédant l’hospitalisation (bilan, consultations, etc.), le séjour en établissement, les honoraires et les soins de suite ou réadmissions éventuelles (prothèses de hanche, arythmies cardiaques, etc.).
    • Le financement des pathologies chroniques (dont la prise en charge associe médecine de ville et médecine hospitalière) se ferait via un financement « au parcours ». 

    Comment réviser la tarification pour en améliorer la visibilité ?

    • L’étude relève que les paramètres qui influent sur les recettes des établissements sont nombreux;
    • Ainsi, « les budgets des hôpitaux tendent (…) à devenir de purs outils de communication entre l’établissement et sa tutelle, à l’opposé de l’outil de gestion qu’ils pourraient être.

    Comment améliorer la santé financière des hôpitaux ?

    La bilan financier des hôpitaux ne cesse de se dégrader depuis 2013

    • La santé financière des établissements hospitaliers se détériorent depuis 2013 : le déficit moyen tous budgets confondus atteint 0,51% en 2015 d’après l’étude.
    • La capacité d’autofinancement diminue également continuellement depuis 2011.
    • 7% des hôpitaux présentent ainsi une CAS négative, d’après l’étude.
    • L’objectif de marge brute de 8 %, imposé en 2013, est « encore loin » d’être atteint.
    • L’auteur constate qu’il est « difficile d’apprécier la situation économique réelle des hôpitaux ».

    « L’appréciation de la situation économique réelle, intrinsèque, des établissements est rendue difficile par les mécanismes de financement actuels, ou des subventions en FIR et en MIGAC viennent atténuer les effets d’une pression tarifaire qui se confirme, année après année ».

    Quel sera l’hôpital de demain ? Comment assurer la transition vers « moins d’hôpital » ?

    L’auteur de l’étude esquisse quelques pistes pour définir un nouveau modèle économique hospitalier et anticiper les conséquences d’un retrait progressif de l’hôpital au sein du système de soins français. Le débat autour de la place de l’hôpital s’articule autour de deux questions: « comment éviter d’aller à l’hôpital? » et « comment rester le moins possible à l’hôpital? ». L’étude propose une synthèse de ces enjeux et anticipe l’évolution du modèle économique des hôpitaux pour accompagner l’évolution des pratiques.

  • L’INDS a reçu 160 demandes d’accès à des données, affirme D. Polton

    Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données de santé (INDS), était l’invitée des Contrepoints de la santé le 18 janvier 2018 à Paris. 

    Elle a évoqué son rapport « Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé – L’exemple du médicament » et présenté l’actualité de l’institut. Par ailleurs, elle a rappelé les bénéfices potentiels du recueil et du partage de données et les atouts de la France dans le domaine et a qualifié les demandes d’accès des domaines de santé.

    Bénéfices potentiels du recueil et du partage de données

    Dominique Polton a rappelé les bénéfices potentiels du recueil et du partage de données :

    • pour les patients, cela peut permettre d’optimiser les traitements, de personnaliser l’accompagnement, de fournir des informations ;
    • pour les industriels, il s’agit de développer plus d’innovations ;
    • pour les régulateurs, d’avoir  un regard sur le système plus pertinent ;
    • pour les chercheurs, une accélération possible de la recherche au travers de données observationnelles qui sont aujourd’hui moins mobilisées. 

    Atouts de la France dans le domaine des données

    Des données sont déjà disponibles grâce à de multiples sources avec notamment des données médico-administratives, issues des remboursement, mais aussi des données générées par les parcours de soins, les dossiers hospitaliers, les DMP, des automates de laboratoires jusqu’aux données génomiques pour un certain nombre de concitoyens.

    À noter également les données qui peuvent être recueillies de manière ad hoc et la manne de données issues des traces numériques, comme celles tirées des les systèmes de rendez-vous médicaux, des objets connectés dans le domaine du bien-être et du fitness ou encore notre historique de visites de sites.

    L’institut a, selon elle, cette « modeste mission » de servir à « rationaliser les données, participer à une clarification et donner accès à ces données pour faire avancer le système ».

    Demandes d’accès aux données : industriels, bureaux d’études et acteurs de la recherche

    L’institut a reçu 160 dossiers de demande d’accès aux données depuis août 2017. Entre 40 et 50 demandes concernent uniquement les données médico-administratives et 40 % de ces demandes proviennent d’industriels ou de bureaux d’étude.

    Dominique Polton explique : « Les industriels sont des acteurs comme les autres à qui l’on peut donner accès à nos données, du moment qu’ils remplissent un dossier et répondent à des conditions strictes. La limite est qu’ils n’ont pas le droit de faire de promotion avec ces données. » 

    Les autres demandes émanent majoritairement de la recherche publique.

  • Canada : l’Ontario incite à l’innovation dans le secteur de la e-santé

    William Charnetski, stratège en chef de l’innovation en santé au sein du gouvernement de l’Ontario (OCHIS), a déclaré qu’il ferait de l’encouragement à l’innovation dans le système des soins une de ses priorités.

    Le 13 décembre 2017, il a annoncé le lancement du Value-Based Innovation Program (VBIP), dont l’objectif est d’augmenter la capacité d’innovation des fournisseurs de services de soins afin de mieux soutenir le développement des nouvelles technologies dans le système de santé de la province canadienne.

    Vers une modernisation du système de santé de l’Ontario

    L’Ontario est la province canadienne qui comptabilise le nombre le plus important de start-ups de santé numérique au sein du pays.

    L’Office of the Chief Health Innovation Strategist (OCHIS) s’est engagé à favoriser le passage à un système de santé axé sur la valeur des soins. En clair, il invite les start-ups de l’industrie à développer des solutions novatrices dans l’optique :

    • d’améliorer les résultats pour les patients ;
    • d’optimiser l’impact de l’investissement dans l’innovation en santé ;
    • de permettre aux entreprises d’innovation en santé d’être à la pointe des nouvelles tendances technologiques.

    Un programme pour accélérer l’adoption de nouvelles technologies en santé

    « Dans ce cadre, je suis heureux d’annoncer officiellement le [VBIP], a déclaré M. Charnetski dans un communiqué publié le 13 décembre 2017. En tant que programme phare [de notre bureau], le VBIP associera des pratiques d’approvisionnement modernes, telles que l’approvisionnement fondé sur la valeur et l’approvisionnement fondé sur les résultats, avec [le déploiement de nouveaux] modèles de financement du système de santé. S’appuyant sur le travail de création d’un écosystème axé sur la demande, le VBIP augmentera la capacité d’innovation des fournisseurs de services de soins afin d’accélérer l’adoption et la diffusion de nouvelles technologies et de nouveaux processus de santé dans le système de santé de l’Ontario. »

    2 projets en cours

    L’OCHIS est en train de tester différents projets de validation et prévoit d’ouvrir le programme à de nouvelles applications au printemps 2018.

    • Le premier projet, qui est une première pour l’Ontario, consiste à approvisionner tous les centres cardiaques de la province de défibrillateurs automatiques implantables, permettant aux médecins de détecter et de traiter les troubles du rythme ventriculaire.
    • Le deuxième projet mettra à l’essai un modèle d’approvisionnement afin de trouver de nouvelles solutions pour réduire le nombre d’infections post-chirurgicales.

    Une nouvelle approche qui renforcera l’efficacité des services de santé

    Cette nouvelle approche améliorera les résultats de traitement et l’efficacité des services de santé :

    • en tirant parti du système de santé de l’Ontario en tant que moteur de la demande de solutions novatrices qui répondent à certains des défis les plus pressants de l’industrie ;
    • en utilisant des techniques d’approvisionnement modernes qui prennent réellement en compte les besoins des patients, des soignants et des fournisseurs de services de santé ;
    • en s’alliant avec les leaders de l’industrie de la santé et en encourageant ouvertement le déploiement de solutions permettant de résoudre les problèmes de santé complexes ;
    • en supprimant les freins à la prestation des soins tout au long du parcours du patient à travers la réforme du financement du système de la santé ;
    • en partageant les risques et les avantages que représentent les nouvelles technologies et les nouveaux modèles de soins avec l’industrie et les fournisseurs de services de santé et en cherchant de nouvelles approches pour financer l’innovation.
  • Des robots intelligents employés pour le transport de matériel médical à l’hôpital au Japon

    Le Nagoya University Hospital (Japon) a révélé début janvier 2018 qu’il allait lancer en février un programme pilote pour le déploiement de robots capables de livrer des médicaments et des échantillons dans les hôpitaux.

    Le but des appareils est de pallier la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi d’alléger le fardeau du personnel soignant et des autres fournisseurs de soins auxiliaires en leur permettant de se concentrer davantage sur leurs tâches principales et donc de passer plus de temps à s’occuper des patients et moins de temps à récupérer et transporter des matériaux médicaux.

    Le robot suit les instructions du personnel via une tablette numérique

    Au cours de l’année d’essai, quatre robots travailleront au sein de l’établissement japonais, en faisant la navette entre l’unité de soins intensifs, la pharmacie hospitalière et le laboratoire pour livrer des liquides intraveineux, des échantillons d’essai et d’autres matériels aux professionnels qui en ont besoin.

    Les employés de l’établissement inscrits au programme, y compris les infirmières et les pharmaciens, peuvent appeler un appareil et lui indiquer sa destination par le biais d’une tablette numérique. Le robot livre alors automatiquement les matériaux selon les instructions renseignées.

    Une mobilisation la nuit, quand les équipes médicales sont réduites

    Les quatre dispositifs seront mobilisés entre 17 heures et 8 heures du matin, lorsque moins d’employés travaillent.

    Des appareils intelligents

    Les robots se déplaceront selon un itinéraire précis en se référant aux plans d’étage de l’hôpital et en s’appuyant sur des appareils radars ainsi que des caméras leur offrant un champ de vision à 360°. Ils sont capables d’emprunter les ascenseurs et de se diriger automatiquement vers une station de recharge lorsqu’ils n’ont presque plus de batterie.

    Si une personne se retrouve sur leur chemin, les machines ont deux options : l’esquiver ou diffuser un message du type : « Excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ».

    Les robots peuvent transporter jusqu’à 30 kg de matériaux

    Chaque appareil mesure 125 centimètres de haut, 50 centimètres de large et affiche une profondeur de 63 centimètres de profondeur. Il peut voyager jusqu’à 3,6 km/h sans être rechargé. En forme de réfrigérateur, l’engin dispose d’une capacité de 90 litres et peut transporter jusqu’à 30 kilogrammes de médicaments et d’échantillons.

    Si les résultats sont concluants, les responsables de l’hôpital pourraient étendre son utilisation à d’autres départements du centre de soins.

    Un projet inspiré du secteur automobile

    Le dispositif a été développé conjointement par l’Université de Nagoya et Toyota Industries Corp., une filiale de Toyota Motor Corp., sur la base de la technologie déployée pour les voitures autonomes.

    Des robots de transfert autonomes similaires sont déjà utilisés dans les usines automobiles et dans d’autres secteurs mais le dispositif a rarement été introduit dans les hôpitaux ou d’autres installations médicales au Japon, ont indiqué des responsables (source : Asahi.com).

    Le projet du Nagoya University Hospital vise à tirer parti des technologies robotiques développées dans le secteur manufacturier pour améliorer l’efficacité et la qualité de l’offre de soins.

  • Robots hired to transport medical equipment in Japanse hospitals

    Nagoya University Hospital, Japan, announced in early January 2018 that it will launch a pilot program in February for the deployment of robots designed to deliver medicine and test samples in hospitals.

    The purpose of the devices is to deal with labor shortages but also reduce the workload of nurses, doctors and other staff members as it allows them to focus more on their core tasks in order to spend more time caring for patients and less time retrieving or transporting medical materials.

    The robot follows the instructions of the staff via a digital tablet

    During the year-long trial, four robots will work at the Japanese hospital, shuttling between the surgical intensive care unit, the hospital pharmacy and the laboratory to deliver intravenous fluids, test samples and other materials to healthcare professionals who need it.

    Registered workers, including nurses and pharmacists, can call a robot and indicate its destination via a tablet. The tool then automatically delivers the materials according to the instructions provided.

    The devices will be operated on night shifts, when medical teams are reduced

    The four robots will be mobilized between 5 pm and 8 am, when fewer employees are working.

    Smart tools

    The robots will travel referring to hospital floor plans and relying on radar devices and cameras with a 360-degree field of view. They can use elevators and automatically go to a charging station when they need it.

    If a person gets in their way, the robot have two options: dodging him/her or airing the following message: « Excuse me, please let me pass. »

    Robots can carry up to 30 kg of material

    Each device is 125 centimeters tall, 50 centimeters wide and 63 centimeters deep. It can travel up to 3.6 kph. Shaped like a refrigerator, the machine has a capacity of 90 liters and can carry up to 30 kilograms of medicines and samples.

    If the outcomes are good, hospital officials could extend their use to other departments.

    A project inspired by the automotive industry

    The solution was developed jointly by Nagoya University and Toyota Industries Corp., an affiliate of Toyota Motor Corp., based on the technology designed for self-driving cars.

    Similar autonomous transfer robots are already used at auto plants and in other sectors, but the device has rarely been introduced to hospitals or other medical facilities in Japan, officials said (source: Asahi.com).

    The Nagoya University Hospital project aims to take advantage of robot technologies developed in the manufacturing sector to improve the efficiency and quality of healthcare delivery.

  • Inde : les tendances 2018 dans l’industrie de la health tech

    Les technologies numériques portables, l’analyse prédictive des données de santé et l’IoT font partie des domaines en plein essor sur le marché de la health tech indien, ont indiqué début janvier 2018 trois entrepreneurs locaux de l’industrie au site spécialisé Entrepreneur India.

    En se basant sur l’analyse de trois experts du marché, Entrepreneur India a identifié les principales tendances du secteur de la health tech en Inde pour l’année à venir.

    Santé numérique : un patient de plus en plus engagé

    Selon Rekuram Varadharaj, co-fondateur et directeur d’exploitation à Healthi, une société indienne offrant un service permettant aux patients de gagner en autonomie, les robots chirurgicaux, les technologies intelligentes et d’autres solutions health tech continueront à se développer au sein des hôpitaux indiens en 2018.

    « Un thème clé de la santé numérique et des technologies de la santé sera centré sur l’autonomisation et l’engagement des utilisateurs, précise le businessman. Ce domaine de l’autonomisation des utilisateurs est en harmonie parfaite avec la tendance croissante des Indiens à se connecter à internet, principalement via les smartphones. L’objectif de la santé numérique sera de transformer la « personne inutilisée » (patient) en un utilisateur intelligent et engagé qui comprend ses besoins et recherche activement l’aide pertinente de praticiens qualifiés. »

    L’analyse prédictive pour mieux combattre les maladies chroniques

    Les pharmacies en ligne se multiplient d’année en année, les citoyens indiens étant de plus en plus nombreux à acheter des médicaments en ligne.

    Le secteur de la e-pharmacie a récemment connu une activité effrénée, avec près de 50 start-ups dédiées à ce domaine en Inde selon les estimations, indique M. Varadharaj.

    « L’analyse prédictive scientifiquement validée et l’engagement personnalisé pour informer et habiliter les utilisateurs à éviter les maladies chroniques prendront l’avantage », estime-t-il, ajoutant que l’intelligence artificielle continuera à être un domaine d’activité entrepreneuriale et d’investissement en croissance au sein des technologies de santé indiennes.

    Améliorer la précision des résultats tout réduisant les coûts

    De manière générale, l’analyse prédictive peut aider l’industrie de la santé à relever les défis actuels du secteur et à planifier ses besoins futurs.

    Les analyses prédictives dédiées à l’amélioration des résultats, le suivi en temps réel des patients et les soins centrés sur le patient ont la capacité d’augmenter la précision des traitements tout en réduisant les coûts, analyse de son côté Manish Sacheti, directeur financier de Ziqitza Health Care, une entreprise locale qui fournit gratuitement des services médicaux d’urgence au grand public.

    IoT et big data : une surveillance à distance des patients plus précise et sécurisée

    Selon M. Sacheti, la montée en puissance des technologies numériques portables, de l’internet des objets (IoT) et des big data participeront fortement à la transformation du paysage de la santé en 2018, en particulier au niveau des systèmes de surveillance à distance des patients.

    « La manière dont a évolué l'[IoT] a permis de déployer de nombreuses applications dans le domaine de la santé, de la surveillance à distance aux capteurs intelligents (…), précise l’expert. [Ces technologies] aident à préserver la sécurité et la santé des patients tout en améliorant la capacité des médecins à prodiguer des soins. Lorsqu’elles sont utilisées efficacement, elles peuvent apporter beaucoup de changements [positifs] dans le secteur des soins grâce à l’utilisation d’analyses avancées et des big data. »

    Télémédecine : vers une demande croissante

    Amit Munjal, fondateur et P.-D.G de la société de télémédecine Doctor Insta, rappelle que l’industrie de santé indienne a évolué via le déploiement d’applications mobiles, de services de télémédecine et de centres d’innovation visant à améliorer l’offre de soins à travers les nouvelles technologies. Selon le spécialiste, l’importance grandissante de ces plateformes numériques de santé devraient fondamentalement remodeler la prestation des soins en Inde.

    « De nouvelles technologies comme la réalité augmentée, la médecine virtuelle, la biotechnologie et les technologies vestimentaires seront intégrées au paysage de la santé pour fournir des méthodes supplémentaires de soins, de suivi des patients, de diagnostic et de traitement, précise-t-il. Des services de santé de qualité ainsi que l’accès limité aux médecins dans les zones rurales entraîneront la croissance de la demande sur le marché de la télémédecine en Inde. »

  • India: 2018 trends in the health tech industry

    Wearable technologies, predictive health data analytics and IoT are among the fastest-growing areas in the Indian health tech market, three local industry leaders said to local site Entrepreneur India at the beginning of January 2018 .

    Based on the interview of three market experts, Entrepreneur India has identified the main trends in the health tech sector in India for the coming year.

    Digital Health: patients more engaged in their health

    According to Rekuram Varadharaj, co-founder and chief operating officer at Healthi, an Indian company offering a service to empower patients, surgical robots, smart technology for hospitals and other health tech solutions will continue to grow in Indian hospitals in 2018.

    « A key overarching theme around digital health and health tech will center on user empowerment and engagement, » the businessman said. « This theme of user empowerment intersects perfectly with an accelerating trend of Indians getting online, primarily through smartphones.The focus of digital health will be on transforming the “unused person” (patient) into a smart and engaged user who understands her needs and actively seeks relevant help from qualified practitioners. »

    Predictive analytics to better fight chronic diseases

    Online pharmacies are increasing year by year, with more and more Indians buying medicines online.

    The e-pharmacy sector has witnessed frenetic activity recently with about 50 online pharmacy start-ups in India, according to estimates, Mr Varadharaj said.

    « The use of scientifically-validated predictive analytics and personalized engagement to inform and empower users to avoid chronic illnesses will take a lead, » he noted, adding that artificial intelligence will continue to be a focus area of ​​entrepreneurial and investment activity in Indian health tech in the coming months and years.

    Improving outcomes while reducing costs

    Predictive analytics can help the healthcare sector to meet the industry current challenges and plan for future needs.

    Predictive analytics focused on improving outcomes, real-time patient monitoring, and value-based patient-centric care can increase the treatment accuracy while reducing costs, said Manish Sacheti, chief financial officer of Ziqitza Health Care, a local company that provides emergency medical services for the general public.

    IoT and big data: more accurate and secure remote monitoring of patients

    According to Mr Sacheti, the rise of wearable technologies, Internet of Things (IoT) and big data will play a major role in the transformation of the healthcare landscape in 2018, especially in health monitoring systems.

    « The evolution of [IoT] has a number of applications in healthcare, from distant monitoring to smart sensors and remedial device integration, » the expert said. « This helps in keeping the patients safe and healthy while improving the physicians’ ability to deliver care. When used effectively, this can bring a lot of transformation in the healthcare sector through the use of advanced analytics and big data technologies »

    Telemedicine: towards a growing demand

    Amit Munjal, founder and CEO of telemedicine company Doctor Insta, reminded that the Indian healthcare industry has come up with mobile apps, telemedicine services and devices set up innovation centers to improve the delivery of care through high technology. Regarding their growing development, digital health platforms will fundamentally reshape the delivery of healthcare in India.

    « New technologies like augmented reality, virtual medicine advances, biotech, and wearables will be integrated into the healthcare landscape to provide additional methods for the provision of care, patient monitoring, diagnosis, and treatment, » he said. « Factors such as inclining demand from consumers for cheap and quality healthcare services along with the limited access to doctors in rural areas will lead the growth in demand for telemedicine services in India. »