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  • Etude : le profil des utilisateurs d’applis sommeil passé au crible (Health Communication)

    Les personnes qui traquent leur sommeil grâce à des applications mobiles sont en bonne santé, surveillent aussi leur alimentation, leur exercice physique et appartiennent aux classes aisées. Tel est le portrait des utilisateurs d’applis sommeil que viennent de réaliser des chercheurs de l’Ecole de médecine de la New York University. Les résultats* de leurs travaux ont été publiés le 15 janvier 2018 dans la revue Health Communication.

    Mieux surveiller le sommeil pour mieux le traiter

    Les troubles du sommeil touchent 40% des Français. Ce sont les femmes qui se déclarent le plus touchées (39% contre 29% des hommes). Et ces troubles augmentent avec l’âge : 44% des plus de 75 ans sont insomniaques contre 22% des 16-24 ans. Ce portrait-robot est à mettre en regard avec celui des utilisateurs d’applications mobiles visant à traquer le sommeil. Ces outils sont-ils utilisés par ceux qui en ont le plus besoin ?

    La question mérite d’être posée dans la mesure où ils pensent que où l’utilisation généralisée des appareils pour surveiller ses habitudes quotidiennes peur offrir aux professionnels de santé un moyen de diagnostiquer plus rapidement et de traiter plus efficacement les problèmes de santé liés à l’augmentation des maladies cardiaques, du cancer et du diabète. D’après une étude de 2015, le temps passé au suivi de ses habitudes de santé est le deuxième le plus important si l’on considère l’ensemble du temps consacré à Internet.

    Partant de ce postulat, des chercheurs de l’école de médecine de la New York University ont mené une étude en juin 2015 auprès d’une population de 934 utilisateurs d’applications mobiles afin de mieux connaître l’usage qu’ils en font.

    Utilisateurs d’applis : des hommes aisés…

    L’étude transversale menée sur des zones géographique diverses a révélé que le profil des utilisateurs d’applications mobiles dédiées au sommeil ne ressemblait pas du tout à celui des personnes souffrant de troubles du sommeil.

    • 35% des hommes surveillent leur sommeil contre seulement 20% des femmes ;
    • Plus de la moitié appartiennent à des classes aisées ;
    • Leur âge moyen était de 47 ans ;
    • Ils ont entre 16 et 25 applis santé sur leur smartphone ;
    • Les applis sommeil les plus populaires sont Fitbit (10%), Lose (3,5%) puis Apple Health (2,6%).

    Les utilisateurs d’appli sommeil souhaitaient en savoir plus sur leur heure d’endormissement, l’existence d’éventuels micro-éveils nocturnes, d’un ronflement, de pauses respirations, et sur leurs changements de position.

    … et en bonne santé

    L’enquête de la New York Université qui comportait 36 questions a également permis de confirmer que les utilisateurs d’applis santé sont souvent eux-mêmes en… très bonne santé. Le sommeil n’est cependant pas la préoccupation numéro 1.

    • 28% de ces utilisateurs d’applis santé avaient recours à une appli sommeil ;
    • 53% avaient une appli dédiée à l’exercice physique ;
    • 48% utilisaient une appli pour améliorer leur alimentation.

    Les personnes qui traquaient leur sommeil avaient tendance à surveiller également d’autres éléments clés de leur hygiène de vie, et à avoir recours à d’autres fonctionnalités de la santé numérique, telles que les discussions en ligne avec des médecins. En outre, ils étaient nombreux à déclarer un « excellent » régime alimentaire. En revanche, l’utilisation d’applis sommeil était associée avec le fait de fumer tous les jours. Les personnes ayant souffert d’un AVC ou d’un infarctus étaient aussi sur-représentées.

    La nécessaire validation scientifique des applis

    « Pour le moment, les personnes collectent beaucoup d’informations sur leur sommeil mais elles ne savent pas les interpréter et même si ces données sont pertinentes », a déclaré le principal auteur de cette enquête, le Dr Rebecca Robbins. Quand ces applications seront validées scientifiquement, la chercheuse fait le pari que ces outils pourront devenir de véritables « coach de sommeil » et qu’ils seront des outils clés pour suivre les patients entre deux bilans de santé. Enfin, les concepteurs d’applis sommeil devraient s’interroger sur le marché potentiel que représentent les personnes modestes et celles en mauvaise santé.

  • Ethik-IA propose de réguler positivement le déploiement de l’IA et de la robotisation en santé

    A l’occasion d’une conférence de presse organisée le vendredi 19 janvier 2018, David Gruson, membre du comité de direction de la Chaire Santé de Sciences Po Paris, présentait l’initiative Ethik-IA. Née du constat d’une insuffisance du cadre de régulation de l’intelligence artificielle et de la robotisation en France, cette organisation se propose de fédérer les acteurs de la recherche et du management dans le domaine de la régulation éthique, juridique, et RH du déploiement de la robotisation et de l’intelligence artificielle en santé.

    Ethik-IA est arrivée en tête du volet « cadre éthique et de confiance » de la consultation publique organisée par Cédric Villani, dans le cadre de sa mission sur l’intelligence artificielle. Son objectif opérationnel est de faire de la France (et a fortiori de l’Union européenne), un acteur majeur de la construction des cadres juridiques et sociétaux pour accompagner le déploiement de l’IA et de la robotisation dans les secteurs médical et médico-social.

    L’usage de l’IA et la robotisation progresse en France dans un cadre juridique encore lacunaire

    L’IA et la robotisation investissent progresssivement le domaine de la santé

    Un nombre croissant d’établissements de santé français s’équipent désormais de robots associant l’intelligence artificielle. Si la France se situe au premier rang mondial en matière de recherche fondamentale sur les algorithmes, elle demeure encore largement à l’écart des projets industriels. Son cadre juridique est par ailleurs lacunaire et les efforts visant à le préciser sont aujourd’hui essentiellement portés par l’initiative Ethik-IA.

    Ces innovations technologiques se développent dans un cadre de juridique encore lacunaire

    Le déploiement de la robotisation et de l’Intelligence artificielle dans le champ de la santé suscite des appréhensions, car il s’opère dans un cadre éthique et juridique encore « imparfait », souligne David Gruson. Cette réflexion est encore embryonnaire au niveau européen. La France peut toutefois jouer un rôle catalyseur : elle dispose « d’une force de travail et de propositions réelles (…) pour être le leader dans la définition d’un cadre juridique et éthique adapté au déploiement de l’IA en santé ».

    Elaborer un cadre juridique en mutualisant les expertises

    Son objectif est d’impulser une stratégie de régulation au niveau européen 

    A ce titre, Ethik-IA espère faire de la France, qui a par ailleurs été pionnière dans la construction des cadres juridiques en matière de protection des données et de télémédecine, et de l’Union européenne, des acteurs de premier plan en matière d’élaboration d’un « dispositif d’acclimatation de l’intelligence artificielle en santé conforme aux exigences d’une société démocratique avancée ». Cette démarche est porteuse d’enjeux géopolitiques qui excèdent le seul champ du droit.

    L’initiative Ethik-IA est portée par une équipe pluridisciplinaire

    Ethik-IA réunit une équipe d’enseignants chercheurs en droit numérique, en technologie de l’information et de la communication et en sciences humaines et sociales. Elle est également composée de professionnels des secteurs sanitaire et médico-social opérationnels dans les domaines de la régulation de l’IA et de la robotisation en santé. Elle s’élargira au cours des prochains mois à d’autres profils. Ethik-IA est adossée à la Chaire Santé de Sciences Po Paris et à l’Institut Droit-Santé de Paris Descartes. 

    Bâtir une fondation financée par l’Etat et le cas échéant, par des partenaires privés

    Lors de la consultation publique organisée par Cédric Villani, l’équipe Ethik-IA a porté la proposition suivante : les pouvoirs publics pourraient utiliser une Fondation placée sous l’égide du Comité consultatif national d’éthique, pour soutenir la régulation du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé. La Fondation bénéficierait d’une dotation initiale de l’Etat et serait susceptible de recevoir des abondements complémentaires de partenaires privés. Les entreprises partenaires devraient préalablement se soumettre à un cadre déontologique strict. Cette proposition est arrivée en tête du volet « cadre éthique et de confiance » de la consultation publique.

    Ethik-IA a défini trois axes de travail pour 2018 

    Axe 1 : « Sensibiliser à la nécessité et aux opportunités de l’investissement dans la régulation du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé »

    Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, les efforts porteront notamment sur le renforcement de la démocratie sanitaire. Ethik IA élaborera et diffusera un recueil de bonnes pratiques. Un Volet géostratégique sera déployé pour faire de la France un acteur majeur dans le domaine de la régulation. 

    Axe 2 : « Evaluer les effets du déploiement de la robotisation et de l’IA sur les ressources humaines dans le champ médical et médico-social »

    Ethik IA veut définir une méthodologie d’évaluation des effets des ruptures technologiques sur les ressources humaines sanitaires et médico-sociales. Elle produira un document de cadrage dans le courant du mois d’avril 2018. Elle coopérera à cet effet avec des économistes du travail.

    Axe 3 : « Proposer des outils opérationnels de régulation du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé »

    • Ethik-IA définira des premières options juridiques pour une entrée de la régulation de l’IA et de la robotisation en santé dans le droit bioéthique. Le principe matriciel retenu est celui de « garantie humaine » de l’IA, qui implique notamment d’informer patient en cas de recours aux algorithmes pour le diagnostic médical, etc. David Gruson insiste sur la notion de « régulation positive » : il s’agit de définir le « juste » niveau de régulation pour prévenir les risques de dérives tout en permettant aux secteurs sanitaires et médico-sociaux de bénéficier de ces innovations technologiques et à leurs producteurs, de continuer à oeuvrer dans un cadre qui ne leur soit pas défavorable. 
    • Elle va expliciter le principe de « garantie humaine » en partenariat avec la Société française de télmédecine, sur le fondement du dispositif de « télémédecine de garantie humaine ». 
    • Elle va produire une note de cadrage sur une nouvelle forme d’exercice de la responsabilité sociale d’entreprise (RSE) et l’investissement des entreprises dans la régulation du déploiement de l’IA et de la robotisation. Une autre note de cadre portera sur l’articulation entre IA, robotisation et enjeux de santé publique. La réflexion sera élargie aux Outre-Mers, lesquels pourront devenir des incubateurs d’innovations dans la régulation positive du déploiement de l’IA.

  • Station F accueille la conférence « santé connectée et urologie », 26 janvier 2018 à Paris

    Les laboratoires Mylan Medical ont lancé une réflexion sur le potentiel du numérique en urologie, avec la mise en place d’un écosystème innovant basé sur le partage et la co-création avec les médecins et des partenaires experts en médecine connectée.

    Ad Scientiam, start-up incubée à la Pitié-Salpêtrière et à Station F, imagine et propose des solutions innovantes qui répondent aux problématiques que rencontrent les praticiens dans le suivi en vie réelle des maladies chroniques, rares ou complexes.

    Dans ce cadre, Ad Scientiam a proposé et a développé MyHBP®, première solution de suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate. Cette solution est une première étape dans le suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), et évoluera en fonction des besoins des professionnels de santé, des cliniciens et des patients.

    Les deux entreprises organisent un après-midi d’échange sur les thématiques citées et de découverte des dernières avancées en santé connectée.

    Programme

    Conférence « MyHBP®, la nouvelle solution du patient HBP »

    11h30 : Accueil

    12h00 : Introduction, par Grégory Moses (Directeur, Mylan Medical) et Liouma Tokitsu (Président, Ad Scientiam)

    12h15 : Découverte de MyHBP® : Fonctionnement, Intérêts en pratique et perspectives (Dr Saad Zinai (Directeur Médical, Ad Scientiam) et Dr Patrick Coloby, Pr Daniel Chevallier, Chirurgiens Urologues)

    12h45 : Questions / réponses avec l’auditoire

    13h00 : Déjeuner-buffet – Visite des stands de test de la solution MyHBP® et présentation des start -ups partenaires.

    14h00 : Découverte de Station F en petits groupes

    Conférence « Les grandes tendances de la e-santé, cas pratiques en urologie »

    15h00 : Les grandes tendances de la e-santé : Retour sur le CES de Las Vegas par M. Lionel Reichardt (PharmaGeek)

    15h40 : Questions / réponses avec l’auditoire

    16h00 : Présentations de 4 solutions E-Santé développées par des start-ups partenaires

    • « La réalité virtuelle au service de la formation professionnelle des chirurgiens » par le Dr. Maxime Ros, Président de Revinax
    • « Les jeux vidéos thérapeutiques comme dispositifs médicaux numériques » par M. Pierre Foulon, Président de Genious Healthcare & Brain e-Novation
    • « iDi » pour la prise en charge des dysfonctions érectiles, par les Dr. Victor Soulier & Dr. Antonin Zoubian (lauréats des Doc-eAwards 2017)
    • « Textiles connectés et urologie » par Dr. Samir Medjebar, Business Development Director, Bioserenity

    17h00 : Cocktail de networking

    Inscription

    Inscriptions gratuites mais limitées sur le lien ci-contre.

  • 58 % des Français convaincus que les TIC favorisent la relation patients/médecins (Baromètre Odoxa)

    Lors d’une réunion organisée à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, lundi 22 janvier 2018, l’institut de sondage Odoxa a présenté les résultats de la dixième édition de son baromètre d’opinion consacré à « l’humain dans la santé » et réalisé auprès de 991 personnes en décembre 2017.

    La méthodologie de ce baromètre 360° consiste à interroger les patients et professionnels de santé sur des sujets identiques, dans le but d’appréhender un phénomène (prise en charge des patients hospitalisés, usage des nouvelles technologies, etc.) de manière globale, au prisme de l’ensemble des acteurs concernés.

    Le baromètre met en évidence le potentiel des technologies innovantes en santé : elles peuvent être utilisées, selon l’enquête, comme variables d’ajustement permettant aux médecins de consacrer plus de temps à leurs patients et ainsi, de renforcer la qualité de la relation médecins/patients.

    Le sondage a interrogé 991 personnes représentatives de la population française, ayant fréquenté un établissement de santé au cours des trois dernières années pour elles-mêmes ou pour accompagner un proche hospitalisé. Les médecins font également partie des sondés, pour mesurer en miroir leurs perceptions et retours d’expérience. Les avis ont été recueillis par internet.

    Les résultats ci-dessous permettent d’étayer l’une des conclusions de l’enquête (« les médecins hospitaliers et de ville estiment ne pas avoir suffisamment de temps auprès de leurs patients ») à l’aune d’un autre critère évalué dans le sondage : la manière dont les outils connectés et technologies innovantes sont perçus par les patients et médecins, et leur propension (ou non) à « humaniser » la relation soigné/soignant.

    Les perceptions des médecins et des patients de la qualité de leur relation diffèrent sensiblement

    • Les patients ont une perception globalement positive de leur consultation en établissements de santé : plus de 9 Français sur 10 se disent satisfaits de leurs médecins et des informations données lors des consultations ou hospitalisations. 
    • En revanche, seuls 29% des praticiens hospitaliers et 53% des médecins en cabinet estiment qu’ils ont suffisamment de temps avec leur patient en consultation.
    • 31% des médecins pensent que leurs patients sont suffisamment informés à l’issue des consultations.

    Les outils digitaux peuvent-ils, dès lors, contribuer à humaniser la relation patients-médecins ?

    Les nouvelles technologies, selon l’étude, constituent un premier levier permettant d’accorder une plus grande place à l’humain dans la santé et de renforcer la qualité du dialogue médecins/patients. L’enquête retient plusieurs indicateurs pour le démontrer.

    Les outils digitaux recueillent l’assentiment des Français 

    • Ils permettent aux patients d’être mieux informés sur leurs conditions de prise en charge, avant leur hospitalisation ou consultation, selon 69% des médecins et 79% des patients ;
    • Les patients (à hauteur de 70%) et les médecins (76%) considèrent que les données médicales concernant les patients peuvent être conservées et archivées en toute sécurité.

    Les patients pensent que les nouvelles technologies favoriseront la relation patients/médecins

    • 58% des personnes interrogées (les patients et leurs proches) en sont convaincues ;
    • En revanche, 55% des médecins pensent que les nouvelles technologies détériorent la relation patients-médecins, en limitant les contacts humains et les possibilité d’interactions. 

    Les bénéfices des outils digitaux n’emportent toutefois pas toujours l’adhésion des médecins 

    • Seuls 37% d’entre eux jugent que les outils digitaux vont simplifier la gestion administrative des dossiers et leur ménager davantage de temps avec leurs patients ;
    • Un peu moins de la moitié des médecins interrogés (48%) considèrent que les outils digitaux permettront d’assurer un accueil davantage personnalisé aux patients.

    Les outils digitaux recueillent 70% à 90% d’adhésion sur différents items

    • 75% des Français jugent le dossier personnel informatisé utile ;
    • 70% d’entre eux jugent que les applications de suivi des maladies chroniques sont utiles.
    • A l’exception des robots, les outils connectés sont plébiscités pour « humaniser les soins ».

    Deux exceptions notables sont toutefois mises en évidence par le sondage 

    • Les robots humanoïdes inspirent la méfiance de 79% des personnes interrogées. Ces dernières estiment que les robots ne permettront pas d’apporter plus d’humanité dans la relation patient.
    • En conséquence, 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir avec eux.

    Les résultats du baromètre sont accessibles sur le site internet d’Odoxa. 

  • Le moteur de recherche Qwant s’internationalise et accompagne des start-ups de la e-santé

    Qwant, le moteur de recherche européen, dont la philosophie fondamentale consiste à ne pas « traquer » les données, a présenté les innovations de la French Tech sur son stand à l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018, parmi lesquelles 3 start-ups du domaine de la santé connectée :
    • AI Merging Health, une technologie de santé préventive et prédictive basée sur l’intelligence artificielle ;
    • Baby Progress, simulateur 3D de grossesse et d’accouchement pour évaluer les risques biomécaniques liés à la naissance ; 
    • Wealthee, une solution réunissant tout l’écosystème de santé, des patients jusqu’aux professionnels.

    Un challenger de Google en pleine expansion

    Challenger dans le secteur des moteurs de recherche sur internet, la start-up française Qwant propose de protéger les données des ses clients là où le géant américain Google les vend. Cette stratégie commence à porter ses fruits : Le moteur de recherche gratuit lancé en 2013 à Nice totalise 52 millions de requêtes par mois. Il se rétribue en partie grâce au e-commerce qui transite par sa plateforme.

    Qwant faisait partie des entreprises qu’Emmanuel Macron a emmenées dans sa valise diplomatico-commerciale en Chine lors de son déplacement du 8 au 10 janvier 2018. L’entreprise souhaite en effet s’internationaliser. Eric Léandri, fondateur de Qwant et président de la French Tech Côte d’Azur, a dévoilé son implantation dès l’été 2018 dans la ville de Suzhou, l’un des nouveaux poumons technologiques du pays surnommé le « big data town ». Le fondateur a adressé à cette occasion un message aux expatriés : «Nous sommes venus expliquer aux autorités chinoises que nous ne prenons pas les données des internautes pour les transférer en Europe.»

    Selon un communiqué de presse de l’entreprise, le bureau chinois de Qwant comptera une trentaine de collaborateurs pour développer des projets dans le domaine de l’intelligence artificielle et des objets connectés liés notamment aux développements urbains. Qwant China aura vocation à accueillir d’autres sociétés européennes pour développer de nouveaux projets numériques avec les partenaires locaux.

    Un partage de valeurs avec des start-ups françaises

    Quant à la présence de la start-up au Consumer Electronic Show de Las Vegas, il s’agissait « d’une façon de promouvoir Qwant comme acteur établi auprès des institutionnels« , a expliqué Léonard Cox, vice-président en charge des affaires publiques et de la RSE.

    Les neuf start-ups – dont 3 dans le secteur de la e-santé – qui ont accompagné Qwant au CES ont toutes au moins deux particularités en commun : celle de respecter la non-collecte des données et d’avoir été créées sur la Côte d’Azur et en Corse.

    La sécurisation des données avant tout

    La technologie de Qwant concerne aussi la cybersécurité. L’entreprise a contribué à Yeswehack, un bug bounty (récompense qu’une société offre à ceux qui trouvent des failles de sécurité dans un périmètre donné). 

    Autre application de ce que permet Qwant, le partenariat avec la Ville de Milan et Eutelsat permet de livrer à la métropole italienne des bases de données anonymisées.

    Un volonté de développer des solutions d’intelligence artificielle

    Qwant – dont le capital est détenu à 50 % par les deux fondateurs, à 30 % par la CDC, à 20 % par Axel Springer, les 10 % restants étant divers actionnaires – cumule 45 M€ de levée de fonds depuis sa création. « La promesse de la privacy et de la neutralité est tenue. Demain nous allons gagner en puissance et en qualité« , affirme Léonard Cox, notamment grâce au laboratoire Smart Search et Privacy développé avec l’INRIA. Et « la volonté est de pousser sur l’IA« .

  • Première AG de la French Healthcare, Jean-François Gendron élu président

    Le 17 janvier 2018, la première assemblée générale de French Healthcare s’est réunie dans les locaux de Business France, en présence d’adhérents et de représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Economie et de la Santé qui soutiennent l’action de l’association.

    L’assemblée générale a élu son conseil d’administration, qui a ensuite procédé à la désignation de son président, Jean-François Gendron, vice-président de HaCare (mobilier médical) et président de la CCI Pays de la Loire.

    L’association French Healthcare, mise en place en mars 2017, regroupe des partenaires privés et publics afin de mettre en avant la santé française à l’étranger.

    A l’occasion de cette première assemblée générale, Jean-François Gendron a rappelé l’ambition de French Healthcare : mettre en cohérence l’écosystème de la santé, le monde de la recherche, de la formation et surtout toutes les entreprises, des grands groupes aux start-ups, « pour chasser efficacement en meute à l’international ».

    Trois chantiers prioritaires

    Le nouveau président a détaillé les trois chantiers prioritaires qui attendent French Healthcare :

    •  Développer l’offre de services pour répondre aux attentes des adhérents ;
    • Structurer l’organisation, afin d’être en mesure de déployer ses ambitions, au service des adhérents et d’être susceptible de répondre aux sollicitations déjà nombreuses des acteurs sur le terrain ;
    • Définir l’offre French Healthcare sur le fondement de partenariats stratégiques, installés dans la durée, en développant des synergies fortes entre acteurs publics et privés, recherche et entreprise.

    Deux premiers partenariats stratégiques ont été conclus à l’occasion de cette assemblée générale, avec Business France et Expertise France. Ces conventions permettront à French Healthcare de bénéficier de l’expertise de ces deux structures, qui proposeront leurs prestations aux adhérents de French Healthcare. Ces deux partenariats viennent garantir et optimiser l’échange d’informations entre acteurs de la santé et de l’export, au service d’un renforcement de la présence des entreprises françaises à l’international.

    La convention signée avec Business France permettra notamment de faciliter l’accès des adhérents à sa base de données « projets et appels d’offres » (Proao) et vient renforcer la logique de filière menée par Business France à travers ses comités santé.

    Le conseil d’administration de French Healthcare

    Jean-François Gendron, HaCare – Président

    Pierre Savart, Leem – Trésorier

    Florent Surugue, SNITEM – Secrétaire

    Yara El Eleywa, Conférence nationale des Directeurs Généraux des CHU de France

    Catherine Liabeuf, Servier

    Philippe Maugendre, Sanofi

    Samuel Sancerni, DMS Imaging

    Robert Sigal, Hôpital américain

    Edouard de Tinguy, URGO / MedTech in France

  • STEM

    Science, Technology, Engineering and Mathematicsnull

  • Assurtech : Axa devient le réassureur d’Oscar, qui fait évoluer la diffusion de son offre

    La signature d’un accord pluriannuel de réassurance avec le groupe Axa, et plus précisément la division International Employee Benefits (IEB) du Groupe, a été annoncée sur le site de l’assureur en ligne américain Oscar Health, le 15 janvier 2018.

    Les deux sociétés affirment partager la même vision du rôle d’assureur et de l’avenir de la santé, et l’accord doit permettre à la start-up américaine de poursuivre son développement.

    Oscar Health a initié un partenariat avec la Cleveland Clinic pour diffuser des assurances couvrant uniquement les services rendus par le réseau des prestataires agréés de la Cleveland Clinic incluant l’hôpital central lui-même, 10 hôpitaux régionaux et plus de 150 cliniques ambulatoires. En 2018, elle compte élargir sa zone de couverture dans de nouveaux États.

    Axa, un partenaire axé sur la prévention et le digital

    Oscar voit en Axa un partenaire expérimenté, qui accorde une importance particulière à la prévention en santé et à l’expérience client, domaines qu’il valorise tout particulièrement. 

    Axa s’inscrit dans une démarche de transformation de son modèle de simple financeur des services de santé vers un modèle établissant une relation de partenariat avec les assurés. Son objectif est de construire une relation avec l’assuré et de le responsabiliser (empowerment) en utilisant l’assurance et les services de santé proposés pour l’aider à mener une vie saine.

    Selon le communiqué, le partenariat fraîchement signé intervient au moment où Oscar Health prépare sa prochaine phase de croissance visant à introduire davantage de technologies dans ses services afin de permettre des soins de meilleure qualité à coût moindre.

    Partenariat innovant avec la Cleveland Clinic

    Au cours de l’été 2017, Oscar Health a annoncé un partenariat avec la Cleveland Clinic. Les deux partenaires sont associés afin de créer un réseau de prestataires de soins local et dont les services de soin sont couverts par une assurance d’Oscar Health.

    Il s’agit d’un réseau régional gravitant autour de la Cleveland Clinic, puisqu’il est composé de son hôpital, de ses 10 hôpitaux régionaux et de plus de 150 cliniques ambulatoires. Les services de soins procurés par l’une de ces institutions sont couverts par l’assurance complémentaire d’Oscar Health et la clinique diffuse l’assurance de son partenaire auprès de ses patients et ce au sein du territoire des 5 comtés du Nord-Est de l’État de l’Ohio.

    En outre, l’assurance peut être souscrite via une plateforme d’assurance, ce qui donne la possibilité aux adhérents d’utiliser une subvention gouvernementale. Elle peut également être souscrite sans intermédiaire, auquel cas le coût total de son assurance est à la charge de l’assuré.

    Objectifs 2018 : 1 milliard de dollars en revenu-primes et 250 000 adhérents

    Oscar Health vise actuellement les particuliers et de petites structures à qui il propose des formules d’assurance.

    En 2018, la start-up souhaite élargir ses zones de couverture, en proposant ses services d’assurance dans les états de New York, Californie, Texas, New Jersey, Ohio, grâce notamment à la coopération avec la Cleveland Clinic, et Tennessee. Elle espère arriver à établir un pool de 250 000 adhérents et réaliser ainsi un revenu-primes d’un milliard de dollars.

    En 2017, Oscar Health a réalisé un revenu-primes à hauteur de 300 millions de dollars.

  • Mutuelles : AG2R La Mondiale et Matmut en route pour devenir le 1er groupe de protection sociale

    AG2R La Mondiale et Matmut ont annoncé le 18 janvier 2018 leur rapprochement, qui devrait être effectif à l’horizon 2019, pour devenir le premier groupe de protection sociale en assurance des personnes.

    Le rapprochement, fruit de négociations entamées fin 2017, doit être validé par les Assemblées générales prévues à la fin du premier semestre 2018 et par les autorité compétentes.

    L’une des priorités au cœur du rapprochement est la transformation numérique des deux entités. Il doit notamment faciliter la mise en place de la dématérialisation des actes, d’un parcours client omni-canal, de nouveaux services et de l’innovation au sens large.

    Les objectifs du rapprochement : affronter les enjeux et la transformation du secteur

    Le rapprochement doit notamment permettre aux deux groupes de :

    • mieux servir, multi-équiper et fidéliser ses clients grâce à une offre complète de protection des personnes et de leurs biens (retraite complémentaire et assurance de personnes) ;
    • développer une proximité accrue avec l’ensemble de ses parties prenantes : plus de 5 000 collaborateurs en lien direct avec ses clients, un maillage territorial très dense, d’importants moyens de vente à distance, etc. ;
    • disposer de capacités d’investissement et d’expertises plus importantes pour répondre aux enjeux de la digitalisation : dématérialisation des actes, parcours client omni-canal, services, innovation ;
    • consolider des fondamentaux financiers : diversification des risques et amélioration de la solvabilité,  augmentation des capacités de financement, optimisation des moyens.  

    Forme juridique et calendrier

    La SGAM AG2R LA MONDIALE serait renommée pour devenir la Sgam faîtière, qui à terme devrait inclure deux affiliés :

    • SGAM LA MONDIALE MATMUT ;
    • SGAPS AG2R LA MONDIALE (réunissant l’institution de prévoyance et les mutuelles d’AG2R LA MONDIALE).

    Après l’approbation du rapprochement par les Assemblée générales des deux groupes au printemps 2018, une gouvernance opérationnelle sera constituée au second semestre de 2018 et les travaux liés au rapprochement débuteront.

    La mise en œuvre opérationnelle du rapprochement est elle prévue pour le 1er janvier 2019.

  • L’IA, la robotisation et les données inscrites à l’ordre du jour des Etats généraux de la bioéthique

    Les Etats généraux de la bioéthique ont débuté le jeudi 18 janvier 2018. Ils se traduiront par une vaste consultation visant à recueillir « l’ensemble des avis de la société ». Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a défini un « ensemble indicatif et non exhaustif de thèmes » pour initier le débat, au rang desquels figurent les données de santé, l’intelligence artificielle et la robotisation.

    La loi de bioéthique de 2011 impose la révision de la loi tous les sept ans avec, au préalable, l’organisation d’un débat public sous forme d’états généraux par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Le CCNE a donc initié une vaste consultation visant à recueillir « l’ensemble des avis de la société » par le biais d’un site web et l’organisation d’une soixantaine de débats citoyens ouverts au public, sur des sujets transversaux.

    Ces contributions feront l’objet d’un rapport de synthèse. Le CCNE a défini un « ensemble indicatif et non exhaustif de thèmes » pour initier le débat. Ces thèmes s’articulent autour de deux grands axes de réflexion : l’ensemble des questions « éthiques » posées par les évolutions opérées dans les champs de la recherche scientifique et technologique ; et les domaines où les opinions de société ont pu évoluer au cours des dernières années. 

    Données de Santé

    L’usage des données de santé soulève des questions éthiques importantes. Leur utilisation ou leur croisement avec d’autres informations médicales, notamment dans le cadre de la médecine prédictive, comportent des risques. Le recours croissants aux objets connectés pose la question de la transmission de ces données et utilisation par des tiers. Par ailleurs, les masses de données agrégées (Big Data) créent un risque d’atteinte à la vie privée. Toutefois, les bénéfices d’une analyse de données de sources multiples sont avérés dans une perspective de progrès des connaissances et de recherche. 

    « Comment, dans ce cadre nouveau, redonner à l’individu, à la société, une certaine maîtrise sur les données qui le (la) concernent, ainsi que la compréhension de ce qui en est fait ? Comment imaginer des aménagements d’un consentement libre et éclairé, consentement risquant, dans ce contexte, d’être remis en question ? »

    Intelligence artificielle et robotisation

    L’intelligence artificielle et la robotisation constituent des thématiques en plein essor. La présence de robots cognitifs au sein de la société génère un certains nombre de risques, notamment en matière de sécurité, de respect de la vie privée et de protection de la dignité humaine. Dans le domaine de la santé et du bien-être, les robots sont en effet de plus en plus utilisés en chirurgie mais aussi dans les soins thérapeutiques et de réadaptation, les soins des personnes âgées, etc.

    « Comment situer et circonscrire la responsabilité de professionnels humains vis-à-vis de l’utilisation de ces robots ? La question de la substituabilité des robots aux humains se pose également, de même que la complémentarité de leurs actions ».

    Ces questions seront abordées lors des consultations citoyennes. Les réponses apportées sont susceptibles d’infléchir sensiblement la législation française en matière de données de santé, d’intelligence artificielle et de robotisation.