Facebook va doubler les capacités de son centre de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) à Paris, injecter 10 millions d’euros dans la recherche et prendre part dans la recherche publique française. Google veut également devenir un acteur clé de la recherche publique française et ouvrira son premier centre de recherche sur l’IA sur le territoire français.
L’objectif est de développer les usages de l’IA non seulement dans les domaines d’applications classiques, mais également en santé.
Ces annonces ont été faites à l’occasion du sommet organisé le 22 janvier 2018 par Emmanuel Macron, Président de la République, réunissant 140 dirigeants d’entreprises internationales à Versailles, sous la bannière Choose France! (Choisissez la France!).
FAIR : augmentation des capacités du laboratoire parisien et financement de plusieurs programmes
Le laboratoire de recherche fondamentale sur l’IA de Facebook, Facebook AI Research, installée à Paris depuis 2013 et dirigé par Yann Le Cun, va doubler ses effectifs en passant d’une trentaine de chercheurs à une soixantaine. Facebook dispose de 3 autres centres de ce type.
Un investissement dans l’IA française de 10 millions d’euros va accompagner cette première mesure.
Par ailleurs, un programme de financement de bourses d’études et de doctorats auprès de plusieurs universités va être déployé. Un fonds pour la collecte de données ouvertes au profit d’une institution publique française va également être créé.
Facebook a également annoncé le lancement de deux programmes de formation au numérique en ligne à destination de deux groupes de publics :
- 65 000 chercheurs d’emploi en partenariat avec Pôle Emploi ;
- femmes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat.
Google : intérêt pour la recherche publique et constitution de centres de formation au numérique
Google, quant à lui, a annoncé la création de quatre espaces de formation au numérique ainsi que la constitution d’un nouveau centre de recherche réunissant trois équipes de chercheurs (15 en tout) dans le domaine de l’IA.
Ce sera le deuxième centre de recherche de ce type en Europe après celui de Zürich, dirigé par Olivier Bousquet, responsable de celui de Zürich, et qui serait amené à se développer en fonction des résultats obtenus.
Devenir acteur de la recherche publique à long terme
Google souhaite instaurer une coopération active et sur du long terme avec des acteurs de la recherche publique française et ne pas se limiter à déployer une activité commerciale sur le territoire français. Cette collaboration pourrait être matérialisée sous forme de contrats de recherche ou des postes hybrides avec des chercheurs acteurs à la fois du monde académique et du monde industriel.