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  • E-santé : l’Inde et Israël renforcent leur collaboration

    Le 15 janvier 2018, soit le deuxième jour de sa première visite en Inde, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a engagé des discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi afin de renforcer les collaborations entre les deux pays. Les deux hommes d’État ont notamment signé neuf mémorandums d’accord dans différents domaines, dont celui de la e-santé.

    Ils ont par ailleurs salué la décision de leurs ministères respectifs de la Science et de la Technologie de lancer neuf projets conjoints de R&D dans les domaines de l’analyse de données massives de santé et de la sécurité dans le cyberespace.

    Des programmes d’assistance aux pays du tiers monde

    MM. Netanyahou et Modi ont convenu d’explorer de nouveaux moyens d’élaborer des programmes conjoints d’assistance aux pays du tiers monde, notamment dans l’optique de développer des projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’éducation et de la santé. Ils ont demandé à leurs ministères des Affaires étrangères respectifs d’entamer des discussions à ce sujet au cours de l’année 2018.

    « Notre industrie automobile reçoit des milliards de dollars d’investissements chaque année, pourquoi ne pas avoir le même partenariat entre [les acteurs israéliens du secteur] et les constructeurs automobiles indiens ? Et cela peut se produire partout, [notamment dans le domaine de la] santé numérique (…) », a déclaré M. Netanyahou (source : Businesstoday.in).

    STIM : un colloque rassemblant les professionnelles du secteur

    Afin de faire avancer les discussions et de construire un solide réseau entre la prochaine génération de femmes excellant dans le domaine des sciences et de l’high tech des deux pays, un colloque Inde-Israël réunissant les professionnelles travaillant dans le secteur des STIM sera organisé en octobre 2018 en Inde.

    E-santé : la collaboration entre les entreprises des deux pays se renforce

    Les start-up les plus prometteuses soutenues par l’industrie

    Depuis quelques années, les deux pays ont multiplié les partenariats, en particulier dans le secteur de la health tech. Ils ont par exemple lancé en juillet 2017 l’India-Israel Innovation Challenge, un défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne afin de faciliter la collaboration entre les jeunes sociétés israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays.

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont désormais travailler avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs solutions, notamment en e-santé, domaine pour lequel les start-ups étaient invitées à développer des technologies visant à améliorer la surveillance des patients en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Diabète : partenariat entre une clinique indienne et une société health tech israélienne

    Les collaborations entre les entreprises des deux pays ont déjà commencé. Par exemple, début janvier, Apollo Sugar, le groupe national de cliniques centrées sur la lutte contre le diabète de l’entreprise Apollo Hospitals Enterprise, basée en Inde, a signé un accord avec la société israélienne GlucoMe afin d’intégrer son moniteur sans fil au programme de soins à domicile d’Apollo Sugar.

    Les acteurs israéliens de la santé numérique, comprenant notamment 400 start-up dédiées à deux sous-secteurs majeurs, les outils de santé individuels et l’analyse des données de santé, peuvent aider l’industrie de santé indienne à se moderniser plus rapidement via les nouvelles technologies.

  • Les laboratoires publics français spécialisés dans la recherche en IA appliquée à la santé

    En France, plus de 80 laboratoires de R&D publics et privés travaillent sur des problématiques liées à l’intelligence artificielle. Selon France is AI, hub mené par l’association France Digitale dont l’objectif est de créer un « écosystème français de l’IA », ils seraient donc près de 15 000 chercheurs à se consacrer à cette thématique. Mais seule une petite partie des laboratoires revendiquent clairement des recherches sur les applications dans le domaine de la santé.

    Si les entreprises privées possédant un laboratoire d’IA dans l’hexagone sont connues (et souvent d’origine étrangère) – Huawei, IBM Watson Health, Microsoft research, Orange Healthcare, Axa data lab, Fujitsu ou Facebook AI Research Paris -, les laboratoires publics se font plus discrets.

    H&TI vous présente ces 11 structures publiques – la plupart sont organisées de manière disciplinaire (informatique, robotique, microélectronique, mathématiques, etc.) et l’expérimentation en IA ne constitue qu’un champs de recherche parmi d’autres. Elles sont réparties sur toute la France, de Cristal à Lille (430 chercheurs) à LIRMM de Montpellier (440 chercheurs).

  • NYC investit 500M$ dans la création d’un hub biotech pour rivaliser avec Boston et San Francisco

    La municipalité new-yorkaise a annoncé le 23 janvier 2018 le lancement d’un plan d’investissement 500 millions de dollars (405 millions d’euros), destiné à faire de New York le premier hub biotech du pays, dont le calendrier de mise en œuvre sera précisé au cours des prochaines semaines.

    Décliné en trois axes principaux, ce projet vise en premier lieu à « encourager le rapprochement du monde de la recherche et de l’industrie » moyennant 150M de dollars. Le deuxième axe du projet, dont le montant s’élève à 310M de dollars, doit permettre de « créer un bassin d’emplois et favoriser l’implantation d’entreprises, d’incubateurs et de laboratoires spécialisés dans les biotechnologies ». Enfin, le troisième volet de ce projet mobilisera près de 40M de dollars dans le but de soutenir les start-ups et former la prochaine génération d’acteurs de la biotech.

    Rivaliser avec Boston et San Francisco, acteurs majeurs des biotechnologies

    La municipalité de New York, conduite par Bill de Blasio, entend renforcer l’écosystème biotechnologique de la ville à l’aide d’un plan d’investissement de 500M de dollars décliné en trois axes. James Patchette, Président et CEO de la New York City Economic Development Corporation, entité municipale en charge du projet, explique que : 

    « Nous avons ici à New York parmi les meilleurs centres de recherche biomédicale au monde. Mais, nous perdons notre prééminence dans le champ des sciences de la vie. Le moment est donc venu d’engager les moyens nécessaires pour nous positionner comme un acteur de premier plan dans ce domaine ».

    La ville espère rivaliser, voire devancer, Boston et San Francisco, qui se sont affirmées au cours des dernières années comme des acteurs majeurs des biotechnologies. L’État de NY se positionne toutefois en troisième position à l’échelle nationale : il s’agit du troisième bénéficiaire de subventions accordées par le National Institute of Health, après les états de Californie et du Massachusetts. New York dispose aujourd’hui de centres médicaux et d’hôpitaux universitaires d’envergure internationale comme le Albert Einstein College of Medecine (Bronx), New York Presbyterian/Columbia University Medical Center, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, NYU Langone Medical Center. La ville dispose également de centres de recherche comme le New York Structural Biology Center et le New York Genome Center.

    Axe 1 : Rapprocher le monde de la recherche et l’industrie, créer des emplois et promouvoir le développement des technologies innovantes en santé

    Un plan d’investissement de 100M de dollars pour bâtir un Campus de Sciences de la Vie Appliquées

    La ville de New York financera la création d’un Applied Life Sciences Campus, un campus urbain destiné à accueillir les start-ups spécialisées dans les biotechnologies et à faciliter le rapprochement entre les mondes de la recherche et de l’industrie. Le campus servira à ce titre d’incubateur pour les jeunes pousses new yorkaises et de lieu de formation entrepreunariale.

    Une dotation de 50M de dollars pour densifier le réseau d’infrastructures de R&D en sciences de la vie

    La municipalité procèdera à des investissements ciblés, destinés principalement aux laboratoires de recherche et hôpitaux universitaires de la ville. New York entend « catalyser le recherche innovante, qui mène à la création de nouvelles entreprises », d’après un communiqué de la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC), l’entité municipale chargée de promouvoir le développement économique de la métropole et responsable de la mise en œuvre du projet. À cet effet, la ville allouera 50M de dollars à huit centres de recherche à but non lucratif dans le but de créer de nouveaux laboratoires de recherche appliquée. 

    Axe 2 : Créer un nouveau bassin d’emplois et de croissance économique

    Réductions fiscales de 300M de dollars pour attirer les investisseurs et créer un espace commercial

    Ces mesures fiscales incitatives visent à attirer des entreprises, aménager de nouveaux espaces de travail et encourager les entreprises à recruter des personnes qualifiées originaires de la ville et de ses alentours.

    Un investissement de 10M de dollars destiné à étendre le réseau d’incubateurs de start-ups

    La ville va soutenir financièrement cinq incubateurs et centres d’innovation, dont le premier ouvrira ses portes en 2018. Les incubateurs seront implantés à proximité des centres de recherche existants. Cette mesure vise à soutenir les innovations et favoriser le recrutement de travailleurs qualifiés.

    Révision de la règlementation locale pour autoriser l’implantation de nouvelles entreprises biotech dans les zones commerciales

    Dans le but de doubler le nombre d’entreprises biotech présentées à New York, la municipalité a révisé la règlementation locale pour autoriser l’implantation de laboratoires, de centres de recherche et d’entreprises biotech dans les zones commerciales. L’ensemble des révisions règlementaires sont accessibles dans le document de synthèse « Clarification Memo – Life Sciences in Commercial Zoning Districts » produit par la ville.

    Axe 3 : Soutenir les talents émergents et la nouvelle génération d’entrepreneurs biotech

    Investir 7,5M de dollars dans la création de stages et de curriculum académiques en sciences de la vie

    À l’été 2018, la ville de New York ouvrira une première session de stages qui permettront à près d’une centaine d’étudiants de la région de NY de s’immerger dans l’écosystème des centres de recherche, des fonds d’investissement et des entreprises spécialisées en biotechnologies. Roche, Eli Lilly, le New York Genome Center ou encore Deerfield Management sont partenaires du programme. La municipalité soutiendra également les universités locales qui accepteront de réviser leur curriculum académique pour « former la prochaine génération de talents en sciences de la vie ».

    Débloquer 20M de dollars en soutien aux jeunes pousses de la biotech

    La municipalité new-yorkaise s’est engagée à soutenir le développement économique de 80 jeunes sociétés. Ce soutien passe notamment par la mise en relation de ces entreprises avec des fonds d’investissement privés et par une allocation ventilée entre ces différents acteurs, d’un montant total de 20M de dollars. La ville allouera 7, 5M de dollars à la création d’un Life Sciences Management Corps.

    Accorder 3,8M de dollars en appui à l’extension d’un programme de formation en entreprenariat 

    NYCEDC va reconduire et renouveler son programme Bio and Health Tech Entrepreneurship Lab (ElabNYC), dont le curriculum va désormais offrir des formations en management de projet et commercialisation d’entreprise. La  municipalité va par ailleurs étendre son programme SBIR, destiné à aider les entreprises spécialisées en biotechnologies à obtenir des financements du Small Business Innovation Research Program du National Institute of Health. 

    Lancement du Life Sciences Advisory Council, conseil municipal adossé à la mairie de New York

    Entité pluridisciplinaire composée d’universitaires, d’industriels, de philanthropes et d’investisseurs, le Life Sciences Advisory Council sera chargé de conseiller le maire de New York, Bill de Blasio, en ce qui concerne les programmes de sciences de la vie mis en œuvre par la municipalité, et de créer des partenariats stratégiques avec les industriels de santé.

  • Data : 11 laboratoires publics français spécialisés dans la recherche en IA appliquée à la santé

    En France, plus de 80 laboratoires de R&D publics et privés travaillent sur des problématiques liées à l’intelligence artificielle. Selon le hub France is AI, ils seraient donc près de 15 000 chercheurs à se consacrer à cette problématique. Mais seule une petite partie de laboratoires revendiquent clairement des recherches sur les applications dans le domaine de la santé.

    Si les entreprises privées qui ont ouvert un laboratoire d’IA dans l’hexagone sont connues (et souvent d’origine étrangère) – Huawei, IBM Watson Health, Microsoft research, Orange Healthcare, Axa data lab, Fujitsu ou Facebook AI Research Paris -, les laboratoires publics se font plus discrets.

    Dans la rubrique Data du site web, H&TI présente, mercredi 24 janvier 2018, 11 structures publiques, leur nom, l’identité de leur directeur, leur site.

  • Medicen étend le délai pour candidater à son AMI « Digital Health for Chronic Disease Management »

    Dans une communication du 23 janvier 2018, Medicen Paris Région annonce prolonger le délai de dépôt de candidatures pour l’AMI qu’il avait lancé le 22 novembre 2017 sur le thème de la prise en charge de maladies chroniques « Digital Health for Chronic Disease Management » – DHforCDM.

    Les conditions et modalités de candidature demeurent comme décrites dans l’article ci-contre, mais la date limite de candidature a été fixée au 12 février 2018.

    Acteurs académiques, cliniciens, start-ups, PME, industriels, mutuelles et assurances sont invités à rejoindre l’initiative DHforCDM. Les nouveaux candidats seront conviés à une réunion d’information qui se tiendra le mercredi 14 février 2018, de 14h à 17h, dans les locaux de Medicen, et lors de laquelle les pré-projets déjà formés ainsi que les nouveaux porteurs de projets ayant rejoint l’initiative seront présentés.

  • Etude : des chaussures à laser améliorent la marche des parkinsoniens (Neurology)

    Moins de blocages de la marche et sur des durées moins longues chez des personnes souffrant de la maladie de Parkinson, c’est le résultat obtenu par des chaussures équipées de lasers. Cette preuve de concept, apportée par une équipe de chercheurs néerlandais, a été publiée* le 20 décembre 2017 dans l’édition en ligne de la revue Neurology.

    Parkinson : lutter contre le « freezing » de la marche

    En France, 150 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson. Deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer, elle se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques qui sont centraux dans le contrôle des mouvements. L’un des principaux symptômes se nomme le « freezing » : pendant quelques secondes, voire quelques minutes, le malade est bloqué, les pieds restent collés au sol, il lui est impossible d’effectuer un pas. Ce symptôme est à l’origine de nombreuses chutes. Et les médicaments dopaminergiques ne sont guère efficaces contre ces blocages de la marche.

    Des chaussures à rayon laser testées en laboratoire

    Des chercheurs en neurologie néerlandais ont testé une approche non-pharmacologique contre le « freezing » : des chaussures équipées de lasers. Ce dispositif s’appuie sur des connaissances bien établies concernant la maladie de Parkinson. En effet, les neurones impliqués dans les mouvements conscients ne sont pas affectés. Les chaussures projettent donc automatiquement un rayon laser dès que le malade entame un pas en déplaçant le poids du corps sur un pied. Le patient pense alors à avancer son pied vers ce repère visuel.

    Le dispositif a été testé sur 21 patients parkinsoniens souffrant tous de freezing. Seulement une partie d’entre eux étaient sous médicaments dopaminergiques. Dans cette étude de concept, tous les participants ont fait dix essais avec et dix essais sans chaussures lasers. L’évaluation a été faite dans le cadre d’un protocole de marche standardisé. Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 décembre 2017 dans la version en ligne de Neurology, la revue officielle de l’American Academy of Neurology.

    Résultats : une amélioration de la marche

    Le port de chaussures lasers a été associé à une réduction significative du nombre d’épisodes de « freezing » :

    • Baisse de 45,9% chez les patients sans traitement
    • Baisse de 37,7% chez les patients sous traitement

    Le dispositif a aussi permis de réduire le temps de blocage de :

    • 56,5% chez les patients sans traitement
    • 51,4% chez les patients sous traitement

    Par ailleurs, les 21 patients ont été interrogés sur leur sentiment par rapport au port de ces chaussures équipées de lasers :

    • 12 patients (57%) ont déclaré qu’ils avaient ressenti une amélioration modérée à importante de la marche
    • 4 patients (19%) ont rapporté une petite amélioration
    • 3 patients (14%) n’ont perçu aucun changement
    • 12 se sont dits intéressés par l’achat d’un tel dispositif, 6 ont déclaré y réfléchir et 1 n’était pas du tout intéressé.

    Une preuve de concept et des améliorations à prévoir

    « Ces résultats mettent en évidence l’efficacité immédiate des chaussures à lasers dans le cadre d’un essai contrôlé et mené en laboratoire », concluent les auteurs de l’étude. Des améliorations sont cependant nécessaires. « Idéalement, le laser ne devrait se déclencher que quand le blocage est détecté, mais nous n’en sommes pas encore là, » a déclaré Murielle Ferraye, principale auteure de l’étude et conceptrice des chaussures. Par ailleurs, le dispositif devra être évalué au domicile des patients, en situation de vie réelle, et sur un plus grand nombre de personnes.

     

  • GHT 77 Nord et GHT Nord Yonne digitalisent les remplacements grâce à la plateforme de MedGo

    MedGo annonce dans une communication du 15 janvier 2018 que sa plateforme de gestion des remplacements des cadres de santé a été adoptée par deux GHT, le GHT du Nord de la Seine-et-Marne et le GHT du Nord de l’Yonne.

    Le service déjà déployé au sein du premier GHT a été retenu afin de digitaliser la gestion des remplacements des établissements de santé adhérents. Il contribue à faciliter l’organisation des soins et réduire le recours à l’intérim.

    Une solution 100% digitale

    Medgo met à disposition de chaque établissement sanitaire son outil 100% en ligne afin que celui-ci puisse gérer et solliciter son propre réseau de remplaçants, c’est-à-dire des vacataires externes et des agents souhaitant faire des heures supplémentaires.

    Quelques clics suffisent pour diffuser une mission de remplacement à destination des agents ou vacataires disponibles et désireux d’en effectuer une. À cet effet, le donneur d’ordre est guidé par un système conversationnel intelligent par SMS et en 30 secondes il peut faire connaître auprès de son réseau de remplaçants son besoin ponctuel.

    Ces derniers peuvent manifester leur intérêt en répondant au SMS reçu depuis leur téléphone, sans devoir passer par des coups de fils considérés comme intrusifs.

    Temps de traitement divisé par quatre

    Cette procédure a permis à 3 établissements du Grand Hôpital de l’Est Francilien (Meaux, Marne-la-Vallée, Coulommiers), qui ont adopté la solution depuis 6 mois, de diviser par quatre le temps consacré par les cadres à la gestion des absences et des remplacements. Cette constatation a donné lieu au projet de déploiement à l’échelle du GHT.

    Solution intuitive et facilitant la mobilité du personnel

    Les retours des confrères ont convaincu le service des ressources humaines du GHT Nord Yonne qui va déployer la plateforme de MedGo dès ce début d’année dans tous les établissements associés (Centres Hospitaliers de Sens, de Joigny et l’Hôpital de Villeneuve sur Yonne).

    La simplicité de la solution a joué un rôle déterminant dans le choix des responsables qui ne souhaitent pas recourir à un logiciel nécessitant une formation. La solution permet une prise en main jugée rapide, ce qui constitue un avantage pour les deux parties.

    Déployée au sein de chaque établissement, la plateforme de Medgo permettra à tous les établissements équipés de partager leurs remplaçants et de relever le défi de la mobilité du personnel au sein des GHT.

  • L’ASIP Santé publie deux fiches établies avec la CNIL présentant les enjeux du RGPD en santé

    En collaboration avec les services de la CNIL, l’ASIP Santé a publié le 23 janvier 2018 deux fiches explicatives détaillant les enjeux du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.

    La première fiche est une « présentation générale » du RGPD, alors que la seconde propose d’évaluer ses « impacts en établissements de santé ». Cette dernière rappelle aux établissements de santé les obligations qu’ils seront tenus de respecter à compter du 25 mai, à savoir :
    • tenir une documentation interne ;
    • désigner un délégué à la protection des données ;
    • assurer le respect des droits des personnes ;
    • produire une analyse de l’impact du traitement de données ;
    • veiller à l’encadrement contractuel des prestations extérieures de fournisseurs de services ;
    • garantir la sécurité et la confidentialité des données ;
    • signaler auprès de la CNIL des incidents de données.

    La portée du RGPD diffère d’un établissement de santé à l’autre

    La fiche rappelle que si la démarche de mise en conformité au RGPD s’impose à tous les établissements, les obligations à respecter varient en fonction de la qualification juridique du rôle de l’établissement et de la nature des traitements et des données de santé utilisées :

    • si l’établissement traite des données personnelles qui ne sont pas des données de santé (les données de ressources humaines par exemple), le RGPD s’applique ;
    • si l’établissement de santé collecte, produit et traite des données de santé, le RGPD fixe un principe d’interdiction de collecte de ces données de santé, en raison de leur sensibilité, comme dans le régime juridique actuel. Cet interdit admet toutefois des exceptions, comme dans la loi Informatique et Libertés. Ils peuvent créer un traitement de données de santé à caractère personnel :
      • lorsque la personne concernée donne son consentement exprès ;
      • lorsque les données traitées ont pour finalité la gestion des systèmes de santé, la prise en charge sanitaire ou sociale, l’établissement de diagnostics médicaux ;
      • lorsqu’elles sont collectées à des fins de recherche, de médecine préventive ou du travail. 

    Sept obligations relatives à la protection des données de santé, dont le respect s’imposeront aux établissements de santé

    À l’entrée en vigueur du RGPD, l’établissement sera tenu de respecter 7 obligations. 

    Tenir une documentation interne 

    Cette documentation doit décrire les traitements réalisés par l’établissement de santé et les mesures de mise en conformité au RGPD de ces traitements. Dans certain cas, l’établissement doit obtenir l’autorisation de la CNIL avant de mettre en œuvre le traitement des données personnelles (traitements de recherche par exemple).

    Désigner un délégué à la protection des données de santé

    Dans une majorité de cas, les établissements publics de santé devront désigner un délégué à la protection des données (DPD ou DPO). Les établissements privés de santé sont concernés si et seulement si ils mettent en œuvre un traitement de donnés sensibles à « grande échelle ». Un DPD peut être mutualisé entre plusieurs établissements.

    Assurer le respect des droits des personnes

    Le droit à l’information sur le traitement des données, le droit à l’accès, les droits de rectification, de suppression et d’opposition pour motif légitime ont été renforcés par le RGPD et spécifiquement adaptés au secteur de la santé par le code de la santé publique. Le RGPD instaure de nouveaux droits, notamment le droit à la portabilité des données et le droit à l’oubli.

    Réaliser une analyse de l’impact du traitement des données

    Cette analyse doit porter sur les risques sécuritaires, techniques et juridiques pour les personnes. Elle doit être réalisée avant de mettre en œuvre certains traitements de données, notamment les traitements à grande échelle.

    Veiller au « bon » encadrement contractuel des prestations des tiers fournisseurs de service

    • Comme le précise l’ASIP : « dès que l’établissement de santé a recours à un prestataire de service dont la prestation implique le traitement des données de santé, il doit signer avec le prestataire un contrat (ou le cas échéant, passer un marché public), décrivant précisément le contenu des prestations (obligations de sécurité et respect des clauses obligatoires prévues à l’article 28 du RGPD).
    • « Dans le cas où l’établissement de santé n’est pas maître des moyens de travail mis à sa disposition (…), il doit autant que possible inclure dans le contrat avec son prestataire des clauses garantissant que celui-ci respecte les principes de la loi Informatique et Libertés ».

    Instaurer des procédures permettant de garantir la sécurité et la confidentialité des données

    Les établissements doivent concevoir des procédures permettant de garantir la sécurité et la confidentialité des données. Ils sont également tenus de respecter les obligations relatives à la conservation des données (déterminer une durée de conservation, organiser les modalités d’archivage, garantir la restitution des données de santé, etc.). 

    Signaler auprès de la CNIL des accidents de sécurité

    Ce signalement doit être fait lorsque les accidents impliquent des données personnelles. Cette obligation s’ajoute – sans se substituer – à l’obligation actuelle de signalement des accidents de sécurité des SI de santé prévue à l’article L.1111-8-2 du code de la santé publique).

  • Téléconsultation et télé-expertise : Audiens, nouveau partenaire de Médecin Direct et de DeuxièmeAvis

    Sous le slogan « Innover pour protéger », Audiens, groupe de protection sociale des professionnels de la culture, de la communication et des médias, a lancé le 19 janvier 2018 deux services innovants à destination de ses adhérents  – la téléconsultation, en partenariat avec MédecinDirect, et le téléconseil en coopération avec Deuxièmeavis.

    C’est dans le cadre de sa gamme de services en médical et prévention qu’Audiens investit la e-santé et propose à ses adhérents des services d’expertise médicale accessibles sans surcoût et sans carence.

    Alors que les partenariats entre les groupes de protection sociale et mutuelles d’une part et les prestataires de téléconsultation d’autre part se multiplient, Audiens innove en proposant également un service de télé-expertise fourni par Deuxièmeavis.

    Deuxièmeavis : partenariat pour une télé-expertise

    Deuxiemeavis.fr permet aux patients atteints de maladies graves, rares ou invalidantes, ou confrontés à des décisions médicales lourdes telles les interventions chirurgicales, d’obtenir un deuxième avis médical auprès de médecins spécialistes (100 médecins-experts pour 300 pathologies traitées) et ce en moins de 7 jours.

    Le patient remplit un questionnaire médical approfondi pour guider le médecin et lui transmet en ligne les résultats de ses examens médicaux. Le médecins expert rend un avis personnalisé qu’il formalise sous forme d’un compte-rendu écrit qui peut être utilisée comme un outil de dialogue entre le patient et son équipe médicale traitante.

    Avec le service proposé, Deuxièmeavis revendique ici sa contribution à la pertinence des soins.

  • Chine : Ping An Technology, champion du monde en imagerie médicale

    Début janvier 2018, la plateforme Yingxiang de la société chinoise Ping An Technology a déclaré avoir établi des records mondiaux en matière de détection de nodules et en limitant de manière significative le nombre de résultats erronés (faux-positifs) au niveau de ses tests de dépistage, avec des taux de sensibilité moyens de 95,1 % et 96,8 % respectivement. Ces résultats ont été révélés par le classement LUNA, un concours mondial en imagerie et analyse médicales.

    C’est la première fois que Ping An Technology enregistre des records mondiaux dans le domaine, devenant ainsi l’un des leaders mondiaux de l’imagerie médicale.

    LUNA : une compétition internationale de haut niveau

    LUNA est un système d’évaluation internationalement reconnu pour la détection des nodules pulmonaires, un classement qui sert de référence pour tous les acteurs dans le domaine de l’imagerie médicale.

    Un challenge relevé par des universités et des entreprises réputées du monde entier

    L’évaluation, organisée sous la forme d’une compétition, est menée par plus de 3 600 équipes professionnelles des milieux universitaires et industriels du monde entier depuis 2016, dont the University of Hong Kong, Peking University, Zhejiang University, les entreprises chinoises Alibaba, iFLYTEK et Fosun ainsi que de nombreuses start-up.

    Chaque équipe en compétition doit analyser les échantillons de TDM pulmonaire de près de 1 000 personnes et localiser les nodules. La tâche est difficile car la plupart des diamètres des nodules sont inférieurs à trois millimètres.

    Cancer du poumon : le dépistage par tomodensitométrie gagne du terrain

    Le cancer du poumon est la principale cause de décès liés au cancer à travers le monde, selon les chiffres officiels.

    Le dépistage des personnes présentant un risque élevé de développer un cancer du poumon à l’aide d’un tomodensitogramme* avec une faible dose de rayonnement est d’ores et déjà mis en œuvre aux États-Unis et d’autres pays devraient bientôt adopter cette technique.

    Une méthode complexe

    Dans le dépistage du cancer du poumon par tomodensitométrie, des millions de scintigraphies** doivent être analysées, ce qui représente un énorme fardeau pour les radiologistes. Ainsi, il est devenu nécessaire pour progresser dans le domaine de développer des algorithmes intelligents optimisés pour la détection du cancer du poumon.

    * Un tomodensitogramme permet de réaliser une tomodensitométrie (scanner), une technique d’imagerie médicale utilisant des rayons X à très faible dose, associé ou non à une injection de produit de contraste iodé, qui permet d’observer et d’étudier les organes du corps humain.

    ** La scintigraphie est une image du fonctionnement d’un organe.

    Ping An Technology a conçu des algorithmes basés sur l’IA pour simplifier le procédé

    L’équipe d’imagerie médicale de Ping An Technology a proposé une solution innovante pour surmonter ce défi et donc simplifier le processus. La technologie en question intègre une méthode de contrôle solide avec des algorithmes avancés d’intelligence artificielle, dont des algorithmes centrés sur l’apprentissage en profondeur (deep learning) et l’apprentissage par transfert (transfer learning). L’apprentissage par transfert est l’un des domaines de recherche de l’apprentissage automatique qui met l’accent sur le stockage des connaissances acquises en résolvant un problème et en l’appliquant à un problème différent mais connexe.

    Détection des nodules pulmonaires : Ping An Technology devient un leader mondial

    Cette nouvelle technique a permis à l’entreprise chinoise d’obtenir d’excellents résultats et un statut de leader mondial dans la détection, la localisation et la reconnaissance des nodules pulmonaires.

    La technologie est appliquée en collaboration avec l’Institut des maladies respiratoires de Shanghai (Shanghai Institute of Respiratory Diseases) et plusieurs hôpitaux de niveau III et de classe A.

    Une équipe d’experts internationaux

    L’équipe d’imagerie médicale de Ping An Technology, dirigée par le Dr. Xiao Jing, est composée de spécialistes du monde médical et de l’intelligence artificielle issus de grandes universités mondiales, dont Harvard (États-Unis), Princeton (États-Unis), la Carnegie Mellon University (États-Unis), l’University of Florida (États-Unis), l’UCLA (États-Unis), la Zhejiang University (Chine), la Tsinghua University (Chine) et l’Huazhong University of Science and Technology (Chine).

    Elle dispose de multiples capacités en IA médicale pour dépister le cancer de l’estomac, du foie, du col de l’utérus et de la thyroïde ainsi que pour détecter la rétinopathie diabétique et les maladies du thorax mais aussi pour estimer l’âge osseux.

    Un projet régional sur les technologies d’imagerie médicale

    En ce qui concerne l’application des technologies d’imagerie médicale, Ping An Technology collabore avec les Commissions de santé et de planification familiale (HFPC) de Shanghai, de Shenzhen et de Chongqing ainsi qu’avec plusieurs de leurs homologues provinciaux afin de construire conjointement des plateformes basées sur les technologies des big data et de l’IA mais aussi pour développer des projets de recherche communs sur des sujets connexes.