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  • Réviser le modèle des CHU pour y encourager la recherche et la formation (Cour des comptes)

    Le 18 janvier 2018, la Cour des Comptes rendait public une enquête finalisée en décembre 2017 consacrée au « rôle des CHU dans l’enseignement supérieur et la recherche médicale », réalisée à la demande de la Commission des affaires sociales du Sénat. 

    Ce rapport constitue le premier volet d’une série de deux études, la première visant à « analyser les conditions dans lesquelles les CHU accomplissent leurs missions d’enseignement supérieur et de recherche médicale au regard des objectifs des politiques publiques correspondantes et des financements qui leur sont attribués ». Le second volet, dont la date de publication est fixée en novembre 2018, examinera « dans quelle mesure les CHU contribuent, dans le contexte de la mise en place des (…) GHT, à une gradation optimale de l’offre de soins au plan territoriale ».

    Institués par une ordonnance du 30 décembre 1958, les centres hospitaliers universitaires (CHU) sont des établissements de santé liés par convention avec une université et investis d’une triple mission de soins, de formation et de recherche scientifique. On dénombre 30 CHU en France, dotés cumulativement de 70 603 lits et accueillant 5,6 millions de séjours et consultations médicales.

    Si l’organisation hospitalo-universitaire « a atteint ses objectifs de soins de haut niveau, de développement de la recherche et de professionnalisation de la formation des médecins », selon la Cour des Comptes, un examen approfondi de cette organisation « montre un essoufflement du modèle » en matière de recherche et de formation, « dans un contexte en forte évolution ». 

    « Un modèle en voie d’essoufflement »

    Un exercice inégal des trois missions dévolues au CHU aux dépends de la recherche et de l’enseignement

    La Cour des Comptes constate que la mission de soins l’emporte sur la recherche et l’enseignement. Ce déséquilibre est imputable à plusieurs facteurs : une coordination imparfaite entre les CHU et leurs universités de rattachement, des liens ténus entre partenaires institutionnels (CHU, universités, INSERM, CNRS, groupement inter-régionaux de recherche clinique et d’innovation), des publications scientifiques en nombre croissant mais néanmoins insuffisant, l’absence de poste hospitalo-universitaires titulaires, notamment MCU-PH dans de nombreuses universités de région. Le paysage hospitalier français est marqué par de fortes « disparités » entre CHU. L’AP-HP ou les Hospices Civils de Lyon ne sont par exemple pas affectés par ce défaut de coordination ou cette érosion du nombre de publications scientifiques.

    Un mode de financement de la recherche encore « imparfait »

    Pour exercer leur mission de recherche, les CHU sont essentiellement financés par les crédits MERRI provenant de l’assurance maladie (d’un montant total de recettes MERRI de 3,5 Md d’euros en 2016). Ce mode de financement des activités de recherche est toutefois ouvert à toutes les catégories d’établissement et s’avère désormais « fortement concurrentiel ». D’après la Cour, il présente de nombreux inconvénients : il « entraîne une dispersion des crédits et une érosion régulière du financement des CHU ». Les effets de mise en place d’un nouveau mode de financement de la recherche biomédicale à travers les instituts hospitalo-universitaires (IHU), qui vise à pallier les insuffisances du modèle, s’avèrent insuffisants. La Cour relève en effet que « les six IHU créés depuis 2010 représentent des outils intéressants de dynamisation de la recherche biomédicale (…) mais la création de structures juridiques autonomes a induit une complexité de gouvernance ».

    Les coûts de l’intégration des innovations technologiques à la formation des futurs médecins

    La Cour constate que la mise en place de nouvelles pratiques pédagogiques fondées sur le numérique et la simulation s’est avérée nécessaire mais « coûteuse ». Les nouveaux outils de la pédagogie médicale (dispositifs de simulation, par exemple) représentent des investissements coûteux.

    « Le coût des nouveaux outils d’enseignement, en investissement et en fonctionnement, incite les acteurs de la formation pratique à rechercher des mutualisations (..). Une organisation fondée sur la complémentarité des sites est nécessaire et devrait être vivement encouragée sur une base inter-régionale (…) ».

    Cette mutualisation peut prendre la forme d’un usage partagé en CHU ou de financements communs.

    Recommandations formulées par la Cour des Comptes pour revitaliser le modèle des CHU

    Orientation n° 1 en matière de recherche 

    La Cour des Comptes préconise prioritairement de « concentrer les moyens sur des pôles de recherche à visibilité internationale« .  Il s’agirait, dans le domaine de la recherche biomédicale, de favoriser l’émergence de cinq à dix CHU d’envergure internationale en leur confiant une responsabilité de tête de réseau sans pour autant leur donner le monopole de l’activité de recherche. Cela suppose notamment : 

    • d’accroître la part des recettes MERRI réservée au financement des appels à projets et des structures de recherche ;
    • modifier les modalités d’affectation des recettes MERRI selon des critères redéfinis par la Cour ;
    • déterminer un mode de calcul des surcoûts de recherche et d’enseignement commun à tous les établissements de santé sur la base du temps médical ou de critères prédéfinis.

    Orientation n° 2 en matière de gouvernance nationale

    La Cour recommande d‘améliorer le pilotage national des activités hospitalo-universitaires en mobilisant les leviers suivants : 

    • présenter l’ensemble des crédits budgétaires et extrabudgétaires, des dépenses fiscales et des emplois affectés à la recherche biomédicale et à la formation initiale des médecins dans une annexe commune à la LF et à la LFSS ;
    • redéfinir et inscrire les priorités stratégiques de la recherche biomédicale dans un plan de programmation de la recherche en santé sous l’égide de l’alliance AVIESAN ;
    • rénover le Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) en plaçant l’appel à projets inter-régional (jeunes chercheurs) dans le PHRC national, en confiant à l’ANR la gestion des appels à projet, en demandant au Haut Conseil de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCRES) de l’évaluer périodiquement.
    • organiser les parcours de formation à partir des CHU vers la médecine de ville ;
    • renforcer l’évaluation des formations médicales, en y incluant les formations pratiques et des internes.

    Orientation n° 3 : Renforcer la coordination stratégique des acteurs au niveau régional et local

    • définir au niveau régional un cadre de coordination des actions de recherche associé CHU, universités, organismes nationaux de recherche, etc. et renforcer leur coordination ;
    • déterminer des objectifs relatifs à la formation et à la recherche à travers les contrats de pôle hospitalo-universitaire.

    Orientation n°4 : Mettre en place un suivi de l’activité des personnels hospitalo-universitaires

    • définir leurs obligations de service dans un cadre contractuel ;
    • les évaluer périodiquement sur toutes leurs missions, y compris managériales.
  • Handicap : Lancement du Challenge Santé et Autonomie de la Fondation Hopale dans les Hauts-de-France

    La Fondation Hopale, acteur de la prise en charge du handicap basé dans les Hauts-de-France, a lancé le 25 janvier 2018 un appel à l’innovation, le « Challenge Santé & Autonomie » où tous les acteurs du territoire sont appelés à participer, de la start-up, aux citoyens en passant notamment par les étudiants.

    L’objectif de ce challenge est de faire naître de nouveaux projets pour envisager la santé de demain autour des thématiques suivantes :
    • La mobilité ;
    • Les usages du numérique en rééducation ;
    • Le développement de nouveaux services et modes de prises en charge ;
    • La coordination du parcours patient ;
    • Le re-design de la relation patient et aidant ;
    • Le retour et le maintien dans l’emploi.

    Le challenge est ouvert jusqu’au 28 février 2018 sur la plateforme dédiée (lien ci-contre).

    Les candidats retenus par le jury participeront au Hackathon les 17 et 18 mars 2018 à Berck-sur-Mer.

    Pourquoi un Hackathon Santé & Autonomie ?

    Grâce à son laboratoire d’innovation ouverte et sa politique qualité, la Fondation Hopale souhaite innover dans son offre de services, la qualité de prise en charge, ses produits et équipements, ses processus cliniques, sa culture et son management.

    Depuis 2 ans, la Fondation Hopale accélère le déploiement de nouvelles solutions en santé et autonomie avec son écosystème de partenaires pour améliorer la qualité de vie des patients pendant et au-delà de leur hospitalisation.

    Le format dynamique du Hackathon, auquel participeront les candidats retenus, permettra d’une part, de connecter les énergies, de solliciter l’intelligence collective pour partager les idées innovantes, de faciliter la mise en œuvre rapide des projets et d’autre part, de créer l’opportunité d’un tremplin pour les start-ups et autres candidats.

    Une initiative largement soutenue par les Hauts-de-France

    L’évènement intègre une forte dimension régionale grâce à des partenariats noués avec de nombreux acteurs régionaux – notamment les pôles de compétitivité et d’excellence – et mobilisera un large panel d’écoles et universités des Hauts de France.

    Ce hackathon, financé à 80 % par la région via le dispositif INS’pir et le programme Leader, dispose d’un fort potentiel d’innovations médicales, sociales, territoriales, d’efficacité de développement économique, et de création d’emplois.

    Un challenge ouvert aux starts-ups mais pas seulement

    Le Hackathon Santé et Autonomie est un concours à destination des professionnels de santé, start-ups, particuliers, étudiants, freelances, designers, usagers, informaticiens, ingénieurs…

    A l’issue du challenge, les organisateurs analyseront les candidatures du 1er au 9 mars 2018 pour retenir les 8 candidatures dans la catégorie « start-ups » et les 12 équipes de la catégorie « Candidats libres » qui participeront au hackathon.

    Celui-ci se tiendra à Berck-sur-mer durant 2 jours, pendant lesquels les candidats seront accompagnés et soutenus par l’équipe projet, des experts de la Fondation Hopale et des partenaires afin de développer, finaliser ou adapter leur idée ou solution.

    Les trois projets vainqueurs issus de la catégorie « Candidats libres » se verront remettre des prix sous forme de cadeaux d’une valeur totale de 7 000 €.

    Les 3 lauréats de la catégorie « Start-ups » auront l’opportunité d’accéder aux incubateurs et accélérateurs régionaux (Plaines image, CITC, Eurasanté, Uptex, ClubsterSanté) afin de concrétiser leurs projets et de réussir leur implantation dans le secteur de la santé.

  • « Financer ses projets innovants en santé », le 14 février 2018, à Paris

    Face à l’ensemble des dispositifs de soutien à l’innovation accessibles aux acteurs de la santé, Medicen Paris Région, Bpifrance et l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) proposent de dresser un panorama de ces aides. Les présentations seront accompagnées d’exemples concrets et expliqueront comment utiliser ces dispositifs.

    Programme :

    • 9h : Accueil café
    • 9h30 : Introduction sur l’accompagnement Medicen vers les différents types de financements – Karine Valeille
    • 9h45 : Présentation ANR – Matthieu Levi-Strauss
    • 10h15 : Présentation Bpifrance – Rosalie Maurisse et Aicha Douhou

    Pause café

    • 11h15 : Présentation DGOS
    • 11h45 : Présentation EIT Health – Anaïs Delicourt
    • 12h15 : Présentation AP-HP, Accompagnement des projets de recherche collaborative et de recherche clinique à l’AP-HP – Elisabeth Guillaume

    Participation gratuite, sur inscription via ce lien 

  • L’UE veut renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies médicales

    La Commission européenne est en cours de finalisation d’une initiative législative visant à renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies médicales à l’échelle européenne. On en dénombre actuellement une cinquantaine en Europe.

    L’évaluation technico-économique des technologies médicales permet de mesurer la valeur ajoutée de nouvelles technologies médicales, qu’il s’agisse de produits, d’équipements ou de méthodes de traitement de diagnostic, par rapport aux solutions existantes. 

    D’après des sources européennes non officielles, l’initiative viserait à créer une instance en charge de la coordination des organes d’évaluation des technologies médicales, dotée de scientifiques et d’ingénieurs et financée par l’Union européenne. Le texte de la Commission sera rendu public au plus tard le 31 janvier 2018.

  • GCS e-Santé Bretagne : nouveaux projets dans le cadre du déploiement de la télémédecine en 2018

    Le GCS e-Santé Bretagne (Groupement de Coopération Sanitaire Bretagne) annonce dans un communiqué du 18 janvier 2018, les perspectives des projets en télémédecine à venir en 2018.

    En novembre 2017, le cap des 1 000 actes de télémédecine a été franchi via la plateforme régionale de télémédecine, Sterenn. Le GCS e-Santé Bretagne annonce 9 nouveaux projets pour ancrer Sterenn auprès des professionnels de santé au cours de 2018.

    Développement de l’application mobile reliant les professionnels à la plateforme Sterenn

    En  2018, le GCS va travailler au développement d’une application mobile permettant aux professionnels de santé d’accéder à la plateforme Sterenn via leurs smartphones et ce en collaboration avec les Unions Régionales des Professionnels de Santé Libéraux.

    Elle leur permettra de demander en quelques clics un service de télé-expertise depuis le domicile du patient ou depuis leur cabinet, en toute sécurité et confidentialité. Elle sera également le support pour les échanges de télé-coordination au sein des équipes de soins primaires.

    Déploiement de 9 projets de télémédecine

    L’ARS Bretagne avait en 2017 lancé un appel à projets télémédecine pour généraliser la pratique de cette dernière.

    Dans ce cadre, 9 nouveaux projets vont intégrer la plateforme Sterenn :

    • téléconsultation en psychiatrie : généralisation du service AGETELEPSY, proposé par le CHGR (Centre Hospitalier Guillaume Régnier) vers de nouveaux EHPAD ;

    • généralisation du service AGETELEPSY proposé par le CHGR vers le CH François Dunan à Saint-Pierre et Miquelon;
    • lancement par le CHGR d’un nouveau type de prise en charge en téléconsultation à destination des patients autistes d’Ille et Vilaine ;

    • prises en charge en télémédecine proposées désormais dans les zones insulaires, à savoir aux habitants de l’ile de Groix suivis en psychiatrie à l’EPSM Charcot ;

    • généralisation par le pôle Saint-Hélier du dispositif TLM Pl@ies et plus particulièremnet de l’activité télé-rééducation expérimentée en 2017 par son équipe mobile EM2R et quelques EHPAD ;

    • lancement du premier projet de télémédecine breton en milieu carcéral à destination des personnes détenues sous forme d’une offre de télé-expertise en dermatologie pour les personnes incarcérées à Lorient par le Groupement Hospitalier Bretagne Sud ;

    • extension de l’offre de télémédecine pour les plaies chroniques au le Morbihan avec la Clinique des Augustines de Malestroit ;

    • mise en œuvre de projets de téléconsultation et de télé-expertise en gériatrie, dermatologie et pour la prise en charge en hospitalisation à domicile associant le CHU de Brest, des établissements sanitaires publics et privés du territoire, des EHPAD, des professionnels de santé libéraux et la Plateforme Territoriale d’Appui du territoire dans l’objectif d’irriguer le bassin de vie avec une offre de télémédecine diversifiée et multipolaire ;

    •  déploiement d’une activité de télé-expertise en dermatologie proposée par le Centre Hospitalier de Cornouaille aux médecins généralistes de son territoire dans le cadre duquel ce sont les URPS qui coordonneront tous les déploiements finistériens auprès des professionnels de ville.

  • 5e édition des Trophées de la santé mobile, le 9 février 2018 à Paris

    DMD Santé, organise le 9 février 2018 après-midi la 5e édition des « Trophées de la santé mobile », sous la haut patronage du Ministère de la Santé.

    Huit trophées seront décernées dans les catégories suivantes :
    • Grand Trophée de l’année ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié au sommeil ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié à la cardiologie et la pneumologie ;
    • Trophée de l’application professionnelle ;
    • Trophée de l’application de suivi ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié au diabète ;
    • Trophée de l’application grand public/patient ;
    • Trophée coup de cœur du jury.

    Programme

    Amphithéâtre bas

    • 14h15 – 15h15 : Des données de santé : pour qui et pour quoi ?
    • 15h30 – 16h15 : E-santé, êtes-vous prêts pour une médecine à 2 vitesses ?
    • 16h45 – 17h45 : La prévention a-t-elle enfin un modèle ?

    Amphithéâtre haut

    • 14h15 – 15h15 : Formation au numérique des professionnels de santé : mission impossible ?
    • 15h30 – 16h15 : Beyond the pill or inside ?
    • 16h45 – 17h45 : Santé connectée, de la consommation à la prescription ?

    Remise des Trophées à 18h30

    La cérémonie est suivie d’un cocktail.

    L’inscription se fait via ce lien.

  • 3e édition de l’opération de mécénat de La Fabrique Aviva à destination des entrepreneurs sociaux

    Aviva France, assureur de PME et TPE, a créé La Fabrique Aviva pour soutenir et accompagner les entrepreneurs sociaux dans la mise en place de leurs projets. Depuis sa création, l’opération de mécénat a déjà soutenu 122 Grands Gagnants, qui ont obtenu des dotations allant de 5 000 € à 50 000 €.

    Pour cette 3e édition, 1 million d’euros sera attribué à 140 finalistes qui recevront chacun une enveloppe budgétaire d’un montant compris entre 2 000 euros et 85 000 euros.

    Les projets éligibles doivent être soumis avant le 20 février 2018 et s’inscrire dans l’une des 4 catégories suivantes : 
    • l’emploi, l’éducation, la formation ;
    • le lien social, l’inclusion, la citoyenneté ;
    • le handicap, la santé, l’alimentation ;
    • l’environnement, la biodiversité, l’énergie.

    Ce sera ensuite au grand public de voter en ligne du 6 mars au 10 avril 2018 pour sélectionner les 140 finalistes qui seront départagés par des jurys locaux et un jury national.

    Parmi les anciens grands gagnants, on trouve des start-ups comme MerciDocteur, Mes mains en or – Appli ludiques pour aider les enfants déficients visuels – ou KinéQuantum – solution innovante de bilan et de rééducation fonctionnelle.

    Les dotations reçues leur ont notamment permis de développer des sites web, des applications mobiles ou des prototypes.

    Les projets sont à déposer sur la plateforme collaborative www.aviva.fr/Lafabrique avant le 20 février 2018.

    Un événement fort, le FABtour

    Le Fabtour, ce sont 6 dates, réparties au long des mois de janvier et février, au cours desquels les professionnels de la Fabrique Aviva vont à la rencontre des porteurs de projets potentiels. Des ateliers avec experts sont organisés ainsi que des débats et concerts pour s’inspirer, et un open bar ouvert pour networker.

    Deux dates sont encore à venir à savoir mardi 6 février 2018 à Strasbourg et jeudi 8 février 2018 à Lille.

    L’inscription au FabTour se fait via ce lien.

  • Silver éco : Ouihelp lève 3 millions d’euros pour s’étendre sur le territoire national

    Ouihelp, start-up spécialisée dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, a annoncé le 18 janvier 2018 avoir levé 3 millions d’euros afin d’étendre son service à de nouvelles zones en France.

    La levée de fonds a été menée par XAnge et des investisseurs privés, à l’instar de Pierre Kosciusko-Morizet, Pierre Krings et Dominique Vidal. Ils rejoignent le club des investisseurs historiques d’Ouihelp tels Grégoire Briens, ex-CEO d’Elsan et Kerala Ventures.

    Pour rappel, Ouihelp a développé une plateforme permettant de choisir un auxiliaire de vie par affinité.

    Ambitions

    Incubée par TechCare Paris, Ouihelp a réalisé cette levée de fonds avec l’objectif de :

    • financer le déploiement de Ouihelp dans 30 villes françaises avec Nantes et Lyon comme premières villes visées par le déploiement ;
    • accélérer le développement de technologies et d’applications mobiles simplifiant les interactions entre aidants, personnes dépendantes, familles et professionnels de santé.

    À l’occasion de la levée de fonds de 2016, Ouihelp indiquait vouloir faire la preuve de son modèle sur Paris, en atteignant 500 clients, 250 auxiliaires de vie placés et 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annualisé d’ici 2018.

    En janvier 2018, la start-up revendique un chiffre d’affaires à hauteur de 3 millions d’euros et accompagne 150 personnes âgées en Île-de-France.

    Les nouveaux objectifs d’ici 2021, sont fixés : accompagner 10 000 personnes dépendantes en France et la conquête du marché européen.

    Le bien-être de la personne âgée au cœur du dispositif grâce à la technologie

    Afin de réduire les rotations de personnel intervenant auprès de la personne en perte d’autonomie, Ouihelp s’engage à ce qu’un membre du personnel suive la même personne.

    Par ailleurs, la start-up a développé :

    • un algorithme permettant d’identifier l’auxiliaire de vie la plus adaptée à la personne âgée ;
    • des outils de suivi des interventions et d’automatisation des tâches administratives ;
    • une application permettant d’améliorer la coordination entre les parties prenantes.

    Le recours à la technologie permet de réduire les coûts de gestion administrative et les économies effectuées sont utilisées afin de revaloriser le salaire des auxiliaires.

  • La MGEN s’associe avec Maincare pour généraliser son programme e-santé, Vivoptim

    La mutuelle MGEN opte pour la plateforme e-santé de Maincare, Idéo, pour soutenir la généralisation de son programme e-santé, Vivoptim, selon un communiqué de la mutuelle du 25 janvier 2018.

    Après une phase pilote concluante de deux ans et un déploiement au sein de 50 villes des régions Occitanie et Bourgogne Franche-Comté, la MGEN a décidé de généraliser ce programme qui vise un objectif double :
    • intégrer les nouvelles technologies pour des soins complémentaires à l’offre actuelle ;
    • contribuer à la gestion du risque santé.

    Le déploiement sur le territoire national démarre en janvier 2018 pour durer tout le premier semestre.

    Vivoptim pour rester connecté et surveiller son risque cardiovasculaire

    Vivoptim est le programme de santé connectée MGEN, dédié à la prévention (mieux gérer la maladie et éviter les complications) et à la gestion du risque cardiovasculaire (prévenir la survenue d’évènements cardiovasculaires).

    Il a été mis à disposition des adhérents et salariés des groupes dans la tranche d’âge 30-70 ans. 

    Il se décline en trois offres spécifiques correspondant chacune à des patients réunis sous la même catégorie de risque. Le programme « Déclic » s’adresse à des participants présentant un risque faible, « Impulsion » aux patients à risque modéré et « Envol » aux patients ayant un risque élevé.

    L’allié quotidien dans la surveillance de sa maladie

    Vivoptim se présente comme un coach santé au quotidien. Il permet d’approfondir sa connaissance des facteurs de risque et de suivre son observance, sa nutrition, son activité physique, sa gestion du stress ou ses troubles du sommeil.

    Le dispositif global comprend :

    • une plateforme numérique sécurisée accessible à l’ensemble des parties prenantes (participant, coach santé et médecin traitant) ;
    • une plateforme médicalisée pluri-professionnelle constituée d’infirmières d’État, de diététiciens-nutritionnistes, de tabacologues et d’éducateurs médico-sportifs ;
    • une application mobile.

    Un bilan chiffré des deux années pilotes

    Vivoptim se caractérise par une approche multicanale : ateliers en présentiel, échanges mail, coaching téléphonique, espace digital, objets connectés, accompagnement pour la prise en main des nouvelles technologies.

    Voici quelques chiffres sur l’expérimentation du dispositif depuis novembre 2015 :

    • thématiques plébiscitées par les utilisateurs : 65% la gestion du stress, 28% l’activité physique, 7% la nutrition ;
    • application mobile Vivoptim :
      • 39 000 sessions de connexion, 5 minutes de consultation ;
      • 60% mesures de santé collectées (via tensiomètre, balance, montre ou bracelet connecté) ;
      • 2 900 usagers, 89% utilisateurs réguliers ;
      • 45% IOS / 55% Androïd ;
    • newsletter Vivoptim : 8 400 destinataires, 44% de taux d’ouverture;
    • plateforme téléphonique médicale :
      • 12 000 appels sortants réalisés (19 minutes en moyenne) ;
      • 5 900 appels entrants traités (4 minutes en moyenne) ;
      • 95% d’appels pris en charge en moins de 30 secondes ;
    • satisfaction des adhérents :
      • 70% sont satisfaits de l’usage des données de santé par les coachs ;
      • 88% sont satisfaits de la qualité de l’accompagnement personnalisé prodigué ;
      • 9 738 appels de coaching et de suivi ;
      • 58% ont acquis de nouvelles connaissances ;
    • taux de sortie du programme: 3%.

  • E-santé : l’Inde et Israël renforcent leur collaboration

    Le 15 janvier 2018, soit le deuxième jour de sa première visite en Inde, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a engagé des discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi afin de renforcer les collaborations entre les deux pays. Les deux hommes d’État ont notamment signé neuf mémorandums d’accord dans différents domaines, dont celui de la e-santé.

    Ils ont par ailleurs salué la décision de leurs ministères respectifs de la Science et de la Technologie de lancer neuf projets conjoints de R&D dans les domaines de l’analyse de données massives de santé et de la sécurité dans le cyberespace.

    Des programmes d’assistance aux pays du tiers monde

    MM. Netanyahou et Modi ont convenu d’explorer de nouveaux moyens d’élaborer des programmes conjoints d’assistance aux pays du tiers monde, notamment dans l’optique de développer des projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’éducation et de la santé. Ils ont demandé à leurs ministères des Affaires étrangères respectifs d’entamer des discussions à ce sujet au cours de l’année 2018.

    « Notre industrie automobile reçoit des milliards de dollars d’investissements chaque année, pourquoi ne pas avoir le même partenariat entre [les acteurs israéliens du secteur] et les constructeurs automobiles indiens ? Et cela peut se produire partout, [notamment dans le domaine de la] santé numérique (…) », a déclaré M. Netanyahou (source : Businesstoday.in).

    STIM : un colloque rassemblant les professionnelles du secteur

    Afin de faire avancer les discussions et de construire un solide réseau entre la prochaine génération de femmes excellant dans le domaine des sciences et de l’high tech des deux pays, un colloque Inde-Israël réunissant les professionnelles travaillant dans le secteur des STIM sera organisé en octobre 2018 en Inde.

    E-santé : la collaboration entre les entreprises des deux pays se renforce

    Les start-up les plus prometteuses soutenues par l’industrie

    Depuis quelques années, les deux pays ont multiplié les partenariats, en particulier dans le secteur de la health tech. Ils ont par exemple lancé en juillet 2017 l’India-Israel Innovation Challenge, un défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne afin de faciliter la collaboration entre les jeunes sociétés israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays.

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont désormais travailler avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs solutions, notamment en e-santé, domaine pour lequel les start-ups étaient invitées à développer des technologies visant à améliorer la surveillance des patients en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Diabète : partenariat entre une clinique indienne et une société health tech israélienne

    Les collaborations entre les entreprises des deux pays ont déjà commencé. Par exemple, début janvier, Apollo Sugar, le groupe national de cliniques centrées sur la lutte contre le diabète de l’entreprise Apollo Hospitals Enterprise, basée en Inde, a signé un accord avec la société israélienne GlucoMe afin d’intégrer son moniteur sans fil au programme de soins à domicile d’Apollo Sugar.

    Les acteurs israéliens de la santé numérique, comprenant notamment 400 start-up dédiées à deux sous-secteurs majeurs, les outils de santé individuels et l’analyse des données de santé, peuvent aider l’industrie de santé indienne à se moderniser plus rapidement via les nouvelles technologies.