care_insight

  • La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (E. Philippe)

    Edouard Philippe, le Premier ministre, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, ont conjointement annoncé ce 13 février 2018 le lancement de leur plan de transformation du système de santé, à l’occasion de leur déplacement à l’hôpital Simone Veil à Eaubonne, dans le Val-d’Oise.

    Le discours prononcé a fait état des points d’amélioration et de cinq grands chantiers du plan de transformation dont les thématiques seront examinées dans le cadre de la grande concertation s’étalant de mai à juin 2018, et qui aboutira, avant l’été 2018, à une feuille de route détaillée pour les réformes. « Nous nous donnons 3 mois pour réunir tous les acteurs autour d’une concertation pour l’avenir du système de santé », a déclaré le Premier ministre.

    Le chantier n° 3 concerne le virage numérique et les bénéfices des technologies numériques visant à la fois les patients et les professionnels de santé. Pour en tirer pleinement profit, la création d’une mission « E-santé » a été décidée et 3 objectifs stratégiques ont été fixés par le Gouvernement pour 2022.

    Identification des quatre points sensibles du système de santé actuel

    Il est nécessaire d’adapter le système de santé aux enjeux de l’époque actuelle. Pour répondre à la complexité du système actuel dont les conséquences pèsent sur l’ensemble des acteurs, les ministres souhaitent des réformes issues d’une approche globale associant ville, hôpital, médico-social et civil.

    Les points névralgiques de l’amélioration du système de santé ont été identifiés :

    • l’investissement dans la prévention, qualifié de trop faible ;
    • le parcours non suffisamment coordonné du patient résultant d’un cloisonnement entre la ville, l’hôpital et le médico-social, qui complexifie les soins ;
    • le déséquilibre structurel du système marqué par trop d’hospitalisations et à la fois des soins de ville encore insuffisamment structurés pour répondre à toutes les demandes de santé sur le territoire ;
    • la dispersion des ressources qui conduit à un éparpillement des compétences et des investissements.

    Lancement de la concertation autour de cinq thématiques

    Les deux ministres ont décidé d’associer l’ensemble de la société au projet de transformation profonde du système de santé, un bien commun et un pilier de la République dans lequel tous les ans 200 millions d’euros sont investis.

    C’est pourquoi au préalable de la mise en œuvre de la transformation que le Premier ministre souhaite « globale, cohérente, méthodique », une période de réflexion et de concertation de trois mois à propos de cinq grands chantiers structurants est ouverte.

    Une fois de plus, la démarche est le résultat de la volonté de mettre le patient au centre du processus.

    En dehors de la thématique du virage numérique détaillé ci-dessous, voici les quatre thématiques prioritaires :

    • la qualité et la pertinence modelant les pratiques en routine : Agnès Buzyn a réquisitionné la contribution de la HAS et d’autres organismes afin d’établir des indicateurs de qualité sur 10 pathologies les plus courantes ;
    • la refonte des modes de financement, de régulation et de rémunération :
      • afin de corriger la tarification à l’activité, de nouveaux modes de financement seront testés dans le cadre d’expérimentations dès 2018 et un groupe de travail dédié à la réforme du financement du système de santé sera créé, piloté par Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, afin de proposer fin 2019 de nouveaux modèles de financement centrés sur le patient et permettant d’atteindre d’ici 2022 l’objectif du 50% maximum de tarification à l’acte ;
      • avant l’été 2018, la ministre devra formuler, de façon concertée, des propositions pour améliorer la régulation de l’ONDAM et notamment le volet « soins de ville » ;
    • la mue de la formation et de la gestion des ressources humaines :
      • il s’agit d’un objectif qui sous-tend la transformation du système tout entier et qui s’inscrit dans l’examen déjà entamé de la réforme du second cycle universitaire et de l’utilité de recourir au numerus clausus, et qui sera réalisé en concertation avec les représentants de tous les ministères et acteurs concernés, pour aboutir à des mesures législatives au début de 2019 ;
      • une réflexion impliquant l’ensemble des acteurs menant à un nouveau contrat social visant les agents de la fonction publique hospitalière s’appuyant sur un futur observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé ;
    • la refonte de l’organisation territoriale des soins qui se décline par des actions suivantes :
      • structurer les soins de ville en organisant la continuité des soins, l’accès en premier recours à un généraliste ou à un spécialiste et la coordination avec le secteur médico-social ;
      • tisser un lien de plus en plus serré entre les soins de ville et l’hôpital grâce à la coordination d’un parcours du patient pertinent et efficace ;
      • lutter contre le clivage ville-hôpital en lançant des expérimentations territoriales au sein de 3 à 5 territoires d’ici la fin de l’année 2018, dans le cadre d’un appel à projets à lancer ;
      • approfondir « la gradation des soins » pour organiser géographiquement  de façon pertinente les soins de proximité et les soins de recours ;
      • développer la médecine ambulatoire via l’intégration aux tarifs hospitaliers une forte incitation à la médecine ambulatoire et non seulement à la chirurgie ambulatoire.

    Une mission transversale s’ajoute à celles listées ci-dessus afin d’alléger au maximum le carcan administratif, une entrave à l’action et à l’innovation. Ainsi, une mission de simplification, qui concernera l’ensemble des acteurs de la santé, sera lancée au premier trimestre 2018.

    Le chantier n°3 – accélérer le virage numérique en santé grâce à la mission « E-santé »

    Le chantier n° 3 correspond à la cinquième thématique. Dans le cadre de ce chantier afin d’exploiter pleinement l’apport des nouvelles technologies, le Gouvernement a fixé 3 objectifs stratégique à mettre en œuvre d’ici 2022 autour de l’information médicale et des données de santé :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de l’ensemble de ses données médicales ;
    • la simplification effective du partage de l’information entre tous les professionnels de santé.
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    C’est la mission « E-santé« , placée auprès de la ministre de la Santé, qui se chargera de les mener à terme.

    Composée des représentants des différentes instances compétentes du ministère, dont la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) et l’ASIP Santé, elle assurera également le pilotage des projets de numérique en coordonnant l’ensemble des actions conduites en matière de numérique en santé :

    • les programmes d’investissement pilotés par la DGOS qui bénéficient du soutien du Grand Plan d’investissement :
      • le programme « HOP’EN » doté de 420 millions d’euros qui vise à renforcer les systèmes d’information hospitaliers, et à développer l’échange d’informations entre les hôpitaux et les médecins de ville ;
      • le programme « e-parcours » qui vise à faciliter les échanges en direct entre les professionnels par l’intermédiaire d’une plateforme d’appui ;
    • le DMP piloté par la CNAMTS et dont le déploiement généralisé doit commencer en 2018.

    Moyens financiers et les modalités de concertation

    Pour accompagner et mettre en œuvre les actions définis par le Gouvernement, ce sont 100 millions d’euros annuellement qui y seront consacrés (hors ONDAM).

    L’ensemble des acteurs de la société doivent être associés à la réflexion et à la mise en œuvre des chantiers définis et ceci passe par des contributions des groupes de concertation territoriale, des représentants des instances nationales compétentes et des citoyens via une consultation numérique.

  • Appel à projets « handicap et accès aux soins » de la Fondation Malakoff Méderic Handicap et la FIRAH

    La Fondation Internationale de la Recherche Appliquée sur le Handicap (FIRAH) et la Fondation Malakoff Médéric Handicap ont conjointement ouvert début janvier 2018 un appel à projets de recherche appliquée commun sur le thème du handicap et de l’accès aux soins.

    Face au constat que les personnes handicapées ne sont pas accueillies de façon à facilement identifier leurs problèmes de santé, les deux fondations s’associent et sont à la recherche de projet pouvant apporter une réponse aux problématiques suivantes :
    • comment améliorer la connaissance du handicap dans le monde de la santé et du soin ?
    • comment améliorer la coordination médicale autour de la personne handicapée et de son parcours de soin ?
    • comment améliorer l’accès aux actions de prévention et leur accessibilité pour et avec les personnes handicapées ? 
    • comment améliorer l’accueil et l’accessibilité dans les services d’urgences ?

    Les lettres d’intention doivent être soumises avant le 23 mars 2018. Une phase de présélection aura lieu et les porteurs de projets retenus devront soumettre le dossier complet avant le 28 septembre 2018 à minuit. Les dossiers complets sélectionnés seront annoncés aux porteurs de projets le 5 décembre 2018.

    Critères de sélection

    Des porteurs de projets de nationalité française et ayant des terrains de recherche sont admissibles. À noter que les projets de collaboration internationale ou de recherche comparative sont également possibles.

    La recherche appliquée doit apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées au quotidien par les personnes handicapées et leurs familles, fruit d’une collaboration réelle, tout au long du processus de recherche, entre les personnes handicapées, leurs familles, les accompagnants, les professionnels et les chercheurs, et qui au final fera l’objet d’une diffusion auprès des acteurs de terrain.

    • L’objectif général du projet: il doit s’inscrire dans une dynamique d’accès aux droits pour les personnes handicapées ;
    • L’originalité du projet et son caractère innovant : la prise en compte des nouvelles approches, de l’évolution des concepts et des changements de terminologie dans le champ du handicap sera recherchée et l’innovation dans les modalités de mesure de la qualité de vie, la qualité de la participation sociale, le degré de satisfaction, et l’autodétermination des personnes concernées;
    • Présentation du porteur de projet, de ses partenaires, de leurs rôles respectifs au sein du projet : des projets de recherche ciblés sur des problématiques identifiées par les personnes handicapées et leurs familles seront privilégiés et on évaluera le nom des chercheurs participants, leurs domaines de compétences et les projets de recherche et publications auxquels ils ont participé en lien avec le thème de la recherche proposé ;
    • La méthodologie et les résultats attendus : une méthodologie participative de recherche explicite et cohérente sur le plan scientifique est requise ;
    • Les supports réalisés pour diffuser et valoriser les connaissances produites par la recherche: une attention particulière sera portée aux supports réalisés pour permettre à la connaissance produite par la recherche d’être transférée ;
    • Le réalisme dans l’adéquation entre objectifs, activités et ressources .

    Objectifs des projets de recherche appliquée 

    • L’identification de la problématique par des acteurs de terrain (incluant les personnes handicapées – tout type de handicap – elles-mêmes et leurs familles) en lien avec l’accès à la santé
    • La transformation de cette problématique en une question de recherche appliquée par des chercheurs associés
    • La production de connaissances et/ou d’outils permettant de répondre aux besoins des personnes handicapées

    Les travaux réalisés permettront alors d’exposer les acquis de ces expériences et de proposer des dispositifs d’intervention pouvant être essaimés. Elles doivent déboucher également sur la réalisation de recommandations, d’actions et d’outils opérationnels et pédagogiques permettant aux personnes et autres organisations concernées de mettre en place des réponses adaptées.

    Soutien financier

    Un montant de 100 000 euros maximum pourra être alloué à chaque porteur de projet. Les projets ayant acquis l’ensemble des financements pour la mise en œuvre du projet dans son intégralité seront privilégiés, sachant qu’ils devront se dérouler sur une période de 2 ans maximum.

    Soumission et informations complémentaires

    Les informations supplémentaires sont disponibles ici.

    Un formulaire de lettre d’intention doit être utilisé pour postuler. Il est disponible ici.

  • India is building a eHealth ecosystem: Health Minister J.P. Nadda

    Adoption of digital technology to improve the governance had always been central to the Indian government, said Jagat Prakash Nadda in a speech delivered on February 19, 2018 to delegates from around a dozen countries at the Global Digital Health Partnership Summit, held in Canberra, Australia.

    Indian Union Minister for Health and Family Welfare said India is committed to reforming the delivery of health services using information and communication technologies (ICT). He said the ICT had great potential to improve the delivery of healthcare services and that « India will take advantage of it under the Digital India program ».

    India seeks to improve patient engagement

    Australian Minister of Health Greg Hunt, Australian Digital Health Agency CEO Tim Kelsey and delegates and from Hong Kong, Indonesia, Singapore, South Korea, New Zealand, Saudi Arabia, Italy, Sweden, United Kingdom, Canada, the United States of America and the World Health Organization were also present at the summit.

    The Indian Minister said that the four main areas in which India has implemented digital technology in healthcare are health services delivery, compliance of people towards health and care, engagement of citizens in partnering with the government for planning and management of health services delivery and improving governance (source: Thehealthsite.com).

    Towards partnerships with industry, patient groups and academics

    He also emphasized the importance of building digital health ecosystem partnerships with private health care providers, health IT practitioners, patient groups, industry, academics and regulatory bodies.

    India is developing IT systems for integrated health surveillance programs

    Mr Nadda said IT systems have also been deployed in India for integrated health surveillance programs, public health management as well as hospital information system, supply chain management, online services, tele-medicine and program monitoring.

    « Such initiatives include systems for obtaining reliable information and near real-time data for policy making, ensuring efficient programs and service delivery, » he said.

    A portal available in various Indian dialects

    The National Health Portal of India is currently providing authentic information related to healthcare to citizens in different Indian languages, he added. « Content of the portal is currently available in six Indian languages and it is planned to add six more languages. »

    The Online Registration System (ORS) has been used to schedule online appointments in-public sector tertiary care hospitals, he explained, adding that about 139 hospitals were currently using the ORS application.

    Digital health records for all Indians

    The minister said the country is planning to create an integrated digital health platform and enable the creation of electronic health records for the 1.3 billion people of India.

    « We wish to enable hospitals and health service providers to do so by giving them free software systems and data storage facilities. In addition, we wish to use big data analytics to prioritize our interventions and become proactive in solving healthcare challenges. »

  • Hitachi développe une nouvelle forme d’IA pour prédire le risque de ré-hospitalisation

    En décembre 2017, l’organisation américaine Partners Connected Health et le groupe d’électronique japonais Hitachi ont annoncé le développement d’une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) capable de prédire avec une grande précision le risque de réadmission à l’hôpital dans les trente jours d’un patient ayant été victime d’un arrêt cardiaque.

    La technologie élaborée par Hitachi pourrait permettre de réaliser chaque année des économies d’environ 7 000 dollars US (5 624 €) par patient.

    Une intelligence artificielle capable d’expliquer ses décisions et ses actions

    Le taux de réadmission dans les trente jours peut entraîner des pénalités importantes pour les hôpitaux américains dans le cadre de la loi sur les soins abordables (Affordable Care Act).

    Le nouveau système conçu par Hitachi est un exemple d’IA dite « explicable » (explainable AI), un nouveau terme défini pour nommer le mécanisme permettant aux machines d’expliquer leurs décisions et leurs actions aux utilisateurs humains mais aussi de les aider à comprendre, à faire confiance et à gérer efficacement les outils basés sur l’IA, tout en maintenant un niveau élevé de prédiction.

    Dans le cadre de l’étude pilote, l’équipe Partners Connected Health Innovation a assuré la conduite du CCCP (Partners Connected Cardiac Care Program), un programme de surveillance pédagogique à distance conçu pour améliorer la prise en charge des patients présentant un risque d’hospitalisation.

    Le dispositif aide à sélectionner les patients appropriés pour participer au programme et peut expliquer la raison pour laquelle tel ou tel patient a été identifié comme présentant un haut risque de réadmission.

    Les médecins sauront exactement pourquoi un patient présente un risque d’hospitalisation

    « L’apprentissage automatique traditionnel peut nous aider à prévoir les événements mais en tant qu’utilisateurs finaux, nous ne pouvons pas savoir pour quelles raisons la machine prévoit [telle ou telle] chose de telle manière, a déclaré Kamal Jethwani, directeur de Partners Connected Health Innovation (source : Prnewswire.com). Avec cette innovation, les médecins et les infirmières qui utilisent l’algorithme seront en mesure de dire exactement pourquoi un patient précis présente un haut risque d’admission à l’hôpital et comment ils peuvent agir face à [ce problème] (…). »

    7 000 $ d’économies annuelles par patient

    Les résultats du CCCP ont été comparés aux données d’environ 12 000 patients du réseau hospitalier Partners HealthCare atteints d’insuffisance cardiaque hospitalisés puis autorisés à sortir en 2014 et en 2015.

    Une précision élevée

    L’analyse a montré que l’algorithme de prédiction atteignait une précision élevée d’environ 0,71 AUC* et pouvait considérablement réduire le nombre de réadmissions. En conséquence, les experts s’attendent à des économies d’environ 7 000 dollars américains (5 624 €) par patient et par an parmi le groupe de patients ayant participé au programme.

    * L’aire sous la courbe ROC (AUC, Area Under the Curve) donne un indicateur de la qualité de la prédiction, la note de 1 étant attribuée pour une prédiction idéale.

    Une IA pour les compagnies pharmaceutiques, les assurances et les services d’urgence

    Hitachi et Connected Health Innovation Partners vont mener ensemble une étude prospective pour évaluer le programme de prévision par les cliniciens et réfléchir à une manière de l’intégrer dans les cliniques de manière efficace.

    En utilisant cette nouvelle forme d’intelligence artificielle, Hitachi pourra fournir des solutions dans le domaine médical pour les compagnies pharmaceutiques, les assureurs, les services d’urgence et d’autres services de santé où les données médicales basées sur des prédictions peuvent être utilisées.

  • Japan: Hitachi develops AI-based system to predict the risk of hospital readmission

    In December 2017, US-based organization Partners Connected Health and Japanese electronics group Hitachi announced the development of artificial intelligence (AI) technology that can predict with high accuracy the risk of hospital readmission within 30 days for patients with heart failure.

    The technology created by Hitachi could save an additional US$7,000 (€5,624) per patient per year.

    An AI which is able to explain its decisions and actions

    The 30-day readmission rate can carry significant penalties for hospitals via the US Centers for Medicare and Medicaid as part of the Affordable Care Act.

    The new system developed by Hitachi, in collaboration with Partners Connected Health, is an example of « explainable AI », a term recently defined as enabling machines to explain their decisions and actions to human users, and enabling them to understand, appropriately trust and effectively manage AI tools, while maintaining a high level of prediction accuracy.

    As part of the study, the Partners Connected Health Innovation team piloted the Partners Connected Cardiac Care Program (CCCP), a remote monitoring and education program created to improve the management of heart failure patients at risk for hospitalization.

    The device helps to select appropriate patients to participate in the program and can explain the reason why patients were identified as being at high risk.

    Caregivers will know exactly why a patient is at high risk of hospitalization

    « Traditional machine learning can help us predict events, but as end-users, we can’t tell why the machine is predicting something a certain way, » said Kamal Jethwani, senior director, Partner Connected Health Innovation. Health Innovation (source: Prnewswire.com). « With this innovation, doctors and nurses using the algorithm will be able to tell exactly why a certain patient is at high risk for hospital admission, and what they can do about it (…) »

    US$7,000 savings per patient per year

    The CCCP results were compared to data from approximately 12,000 heart failure patients hospitalized and discharged from the Partners HealthCare hospital network in 2014 and 2015.

    A high accuracy

    The study showed that the prediction algorithm achieved a high accuracy of about AUC* 0.71, and can significantly reduce the number of readmissions. Approximately, experts expect an additional US$7,000 (€5,624) savings per patient per year among the cohort of CCCP patients.

    * To evaluate the accuracy of prediction, we often use the Area under Curve (AUC) measure, which is considered robust in the presence of imbalance.

    An AI technology for pharmaceutical companies, insurance and emergency services

    Hitachi and the Partners Connected Health Innovation team will jointly conduct a prospective study to evaluate the prediction program by clinicians, and study how to integrate this within clinical workflows.

    By using this new form of artificial intelligence technology, Hitachi will be able to provide solutions for the medical field, including for pharmaceutical companies, insurers, emergency services and other healthcare services where prediction-based on medical data can be used.

  • Singapour : le Farrer Park Hospital adopte un logiciel RH évolutif pour gagner en efficacité

    Le Farrer Park Hospital (FPH), qui a débuté ses activités en mars 2016, est un institut privé de soins tertiaires situé au sein de Connexion, le premier complexe de soins et d’hôpitaux entièrement intégré de Singapour et d’Asie. Il s’est engagé à être un hôpital intelligent et à utiliser des technologies RH innovantes pour améliorer l’efficacité de l’administration hospitalière, l’expérience globale de ses patients et l’engagement de ses employés.

    Dans une analyse parue fin janvier 2018 sur le site Enterpriseinnovation.net, l’expert Chong Vin Nee dresse le bilan des bénéfices apportés par le déploiement du logiciel Unit4 Prosoft HRMS au sein de l’hôpital.

    Adopter de nouvelles technologies dans le domaine RH : priorité du FPH

    « En plus d’adopter des méthodologies et des traitements avancés, les hôpitaux peuvent également améliorer l’expérience des patients en mettant en œuvre des solutions RH évolutives qui numérisent et rationalisent les processus administratifs, réduisent les erreurs, améliorent la sécurité des données et augmentent la productivité du personnel, » analyse Chong Vin Nee.

    L’une des principales priorités du Farrer Park Hospital est « d’adopter de nouvelles technologies dans le domaine des ressources humaines pour accroître la productivité du personnel hospitalier en rationalisant ses [tâches administratives] afin de répondre à la demande croissante de services de qualité pour les patients. »

    Unit4 Prosoft HRMS : un logiciel RH évolutif et simple d’utilisation

    Un premier essai raté

    Dans un premier temps, les équipes RH du FPH ont procédé à des évaluations manuelles puisque près de 4 membres du personnel sur 10 n’avaient pas accès à un ordinateur. Ces évaluations ont entraîné le mauvais rangement ou la perte de certains documents, la perte de la confidentialité des données et, par ailleurs, les superviseurs ont été immobilisés pendant plusieurs heures pour consolider et examiner tous les documents physiques.

    Avant la mise en œuvre du logiciel Unit4, l’établissement avait déployé une application RH de niveau 1 dans le but d’augmenter la productivité du personnel. Cependant, il a estimé que le système ne répondait pas à ses attentes, même après un an et demi de personnalisation, en raison de la complexité du logiciel. De plus, l’application n’incluait pas les configurations requises par les directives réglementaires singapouriennes, telles que le calcul des déductions des fonds central de prévoyance (FCP) basées sur les règlements du ministère du Travail (MOM).

    Unit4 Prosoft HRMS : un logiciel adapté à la législation singapourienne

    Ainsi, le Farrer Park Hospital a décidé d’examiner les offres d’autres fournisseurs de logiciels RH sur le marché. Après un examen approfondi, Unit4 a été choisi comme partenaire en raison du bon rapport coût-efficacité de son produit Unit4 Prosoft HRMS mais aussi de la fonction de réduction du coût global (TCO) et des configurations intégrées conformes à la réglementation locale incluses au sein du logiciel. Les consultants d’Unit4 ont également répondu aux besoins et aux exigences de l’équipe RH du FPH pour assurer un processus de mise en œuvre simple et fluide.

    Aujourd’hui, le FPH a déployé sept modules principaux dans Unit4 Prosoft HRMS : personnel, paie, congés, présence, agenda, évaluation et formation.

    « Unit4 Prosoft dispose d’un portail convivial et en tant qu’administrateur, j’apprécie les mises à jour rapides du système, en particulier celles sur l’application automatique de la législation. Unit4 s’est avéré être un partenaire précieux, répondant à nos besoins », a déclaré Jeethu Syriac, responsable des ressources humaines au Farrer Park Hospital.

    6 bénéfices clés

    La mise en place de ce nouveau logiciel au sein du Farrer Park Hospital a été jugée bénéfique pour six raisons principales :

    Minimisation du temps de mise en œuvre

    La première phase de la mise en place d’Unit4 Prosoft a duré trois mois et l’ensemble du projet (quatre phases au total) neuf mois. Les délais et le budget annoncés ont ainsi été respectés.

    Numérisation des processus

    Avec l’introduction du système d’évaluation numérique eAppraisal d’Unit4, plus besoin de papier. Le risque d’erreur manuelle est également considérablement réduit et les dépenses limitées.

    Amélioration de l’efficacité et de la productivité du personnel

    Grâce au système eAppraisal, le FPH économise plus de 6 400 heures de travail par an sur les tâches administratives, ce qui équivaut à plus de 200 000 dollars singapouriens (122 560 € ; 151 850 USD) d’économies.

    Meilleure sécurité des données

    Les informations sont stockées de manière sécurisée sur les serveurs de l’hôpital. Elles ne peuvent être consultées que par des utilisateurs autorisés, un système assurant leur sécurité et limitant les violations de la confidentialité.

    Conformité aux exigences réglementaires de Singapour

    Le système comprend des fonctionnalités intégrées conformes aux législations singapouriennes, telles que la configuration des déductions des FCP et la conformité aux congés légaux comme l’exigent les directives du MOM.

    Évolutivité

    Le Farrer Park Hospital a officiellement ouvert ses portes au public en mars 2016. Avant cette date, l’hôpital a été ouvert en plusieurs phases et l’évolutivité d’Unit4 Prosoft HRMS lui a permis de répondre aux besoins et aux complexités croissantes de l’établissement tout au long de son processus de croissance.

  • Schoolab présente le jeu Hippopocrate lors du premier Live d’Innolab d’Elsan (Pierre de Milly)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab. Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services.

    A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient lundi 5 février 2018, H&TI donne la parole à Pierre de Milly, Projects Acceleration programm Director de Schoolab, lundi 12 février 2018.

    Qu’est-ce-que Schoolab ?

    Schoolab, telle qu’elle existe aujourd’hui sous la forme d’un Innovation studio existe depuis 4 ans, mais le projet pré-existait sous une autre forme depuis une douzaine d’années. C’était à l’origine un programme académique. Nos trois fondateurs – Jean-Claude Charlet, Julien Fayet et Olivier Cotinat – avaient observé les difficultés des entreprises françaises à innover quand le projet ne concernait pas leur cœur de métier. D’après son expérience, cette difficulté vient des lacunes du système scolaire, qui sépare trop tôt les disciplines. Aussi, il a lancé des programmes avec l’ESSEC, STRATE et Centrale Paris, qui consistaient à rassembler 6 mois par an des étudiants des trois écoles pour travailler sur des projets d’innovation au profit de grandes entreprises françaises, en suivant une méthodologie de travail dénommée Design thinking.

    Ce programme s’appelle aujourd’hui CPI et perdure au sein de Schoolab. Près de dix ans après son lancement, nous nous sommes rendus compte que la communauté d’anciens occupaient désormais des postes dans de grandes entreprises ou bien avaient monté des start-ups et demandaient à CPI de les aider à innover. Nous avons donc créé un espace de travail au centre de Paris, où sont accueillis tant des PME, des start-ups que des grandes entreprises et des étudiants, qui collaborent dans un certain nombre de programme d’incubation ou d’accélération. Nous mettons à disposition des coachs et un écosystème qui les poussent à avancer plus vite.

    C’est ainsi qu’a commencé votre collaboration avec Elsan ?

    Tout à fait. Nous travaillons avec le groupe Elsan depuis octobre 2017 sur le programme LEAN Factory. L’objectif de ce programme est de traiter des sujets d’innovation de grandes entreprises sur 2-4 mois et de délivrer des premières versions d’un produit ou d’un service sur des besoins ou usages réels.

    En quoi consiste votre solution ? Quels sont les enjeux sur le marché de l’hospitalisation privée ?

    Le projet sur lequel nous travaillons avec Elsan tourne autour de la prévention et de l’amélioration du niveau de service dans les salles d’attente du groupe. Le besoin était de rentrer dans une relation plus directe avec les patients et pouvoir leur proposer un parcours de santé en dehors d’un épisode de soins nécessaire. Cela devait passer par le digital.

    Nous avons donc accueilli Ségolène Perin, responsable Innovation d’Elsan, à Schoolab une demi-journée par semaine pendant 2 mois. Elle a travaillé main dans la main avec un jeune entrepreneur, une jeune designer et un jeune développeur informatique. Ils ont été accompagnés par une de nos coachs, experte en design référentiel et espace – cette spécialiste de l’aménagement d’espaces a notamment  travaillé sur des espaces d’innovations à KPMG et l’ESSEC. 

    Cette équipe a passé 3 semaines en immersion, pour rencontrer les utilisateurs. Ils se sont mis dans la peau de patients qui viennent en consultation et attendent en salle commune. Ils ont longuement observé l’arrivée, l’accueil, la sortie… Tous les détails de l’expérience client hors-consultation. 

    Au final, ils ont observé beaucoup d’ennui, davantage que de stress. Notre solution collaborative a ainsi émergé : le jeu « Hippopocrate, Viens jouer à ta santé ». Il s’agit d’un mini-jeu et de quizz ludiques, qui font office de sensibilisation et d’éducation à des pathologies traitées dans les hôpitaux du groupe. Délibérément décalé et drôle, le jeu consiste pour les joueurs à assister Hippopocrate, un médecin à la tête d’hippopotame, et de passer une série de consultations. Le jeu sera disponible sur une borne dans les salles d’attente des établissements du groupe, mais aussi sur le téléphone via une Appli téléchargeable. 

    Où en est le projet ?

    Une première version du jeu sur tablette et smartphone, qui inclut deux pathologies – la cataracte et le cancer du sein – a été testé sur une cinquantaine de personnes et nous avons des retours très positifs.

    Hippopocrate, ce sont des parties très courtes pour pouvoir s’adapter aux temps d’attente variables. L’objectif est que les clients découvrent le jeu sur place et continuent à jouer plus tard.

    En février 2018 démarre une nouvelle phase de développement en situation réelle avec une première clinique. Grâce aux feedbacks, on a déjà fait évoluer le niveau de difficulté.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez-vous retiré ?

    Au live d’Innolab, nous n’avons pas trop dévoilé le jeu. Nous avons seulement présenté son nom et son univers graphique. J’ai surtout voulu parler de la démarche d’Open innovation avec les participants car c’est vraiment ce que Schoolab porte : nous avons démontré que nous pouvions produire dans des temps courts des solutions qui sortent complètement de l’ordinaire.

    Concernant le projet Hippopocrate, les réactions très positives d’un public expert dans l’innovation dans la santé et les nombreuses questions suite à la présentation nous ont conforté dans l’idée que ce projet aurait un fort impact sur la prévention en France.

    Nous enverrons à tous les participants le jeu dès qu’il sera prêt, sans doute à l’été 2018

  • Donnés de santé : Orpea se dote de la solution BlueFiles pour sécuriser la gestion de ses données

    Orpea, groupe spécialisé dans la gestion de la dépendance en Ehpad, cliniques ou à domicile, pour répondre aux enjeux posés par la gestion de données de santé, donc sensibles, et sécuriser leur transfert, a opté pour la solution BlueFiles de Forecomm, comme dévoilé dans un communiqué de presse du 6 février 2018.

    Une solution sur mesure répondant aux exigences du RGPD, fruit d’une démarche collaborative entamée en juillet 2017, a été développée et mise en œuvre.

    Objectifs de la collaboration placée sous le signe de la co-construction

    Face à la numérisation accrue des processus de soins, les objectifs d’Orpea auxquels ce partenariat devait répondre sont les suivants :

    • fournir une protection contre les ransomwares, qui peuvent rendre indisponibles des données médicales par la possible contamination de la messagerie ;
    • fournir une protection des données personnelles de santé pour répondre à l’exigence de la mise en conformité avec le RGPD applicable à partir du 25 mai 2018 ;
    • la protection des données médicales lors d’envois à des tierces personnes, notamment de la part de personnels habilités.

    Une solution adaptée au quotidien des professionnels de santé

    La préoccupation principale ayant marqué le processus d’élaboration de la solution, en sus de sa fiabilité et de son niveau de sécurisation garantissant un haut niveau de cybersécurité, est son adaptation aux usages par deux types d »utilisateurs notamment :

    • les médecins et les personnels soignants équipés en tablette ou autre type d’appareil susceptibles de faire du transfert de données ;
    • les managers d’Orpea gérant d’autres types de données confidentielles qui doivent les transférer à des partenaires externes (finances, achats, juridiques, ect.).

    La mise au point de la solution de gestion de données a été pilotée par le département d’information médicale (DIM) d’Orpea.

    La solution élaborée est dotée d’une interface simple d’utilisation et permet l’échange de données et de fichiers via la plateforme associée, ce qui procure à l’utilisateur une meilleure maîtrise de la chaîne de l’émetteur jusqu’au destinataire et les processus associés (authentification des destinataires, accès révocable, etc.). Par ailleurs, la solution permet de répondre à l’exigence de la transparence de la localisation géographique des données.

  • Trophées de la santé mobile 2018 : 7 lauréats soutenus à hauteur de 150 000 €

    DMD Santé a remis vendredi 9 février 2018 les Trophées de la santé mobile à 7 lauréats, devant un parterre de 800 personnes – directeur d’hôpitaux, infirmiers, pharmaciens, industriels du médical, start-ups de la data, etc. – réunis  à l’IUT Paris Diderot.

    C’est l’Appli Kobus app de Kobus Tech qui est couronnée « Grand trophée de l’application mobile de santé 2018 ».

    Chaque lauréat reçoit un prix de 150 000 € pour aider à sa mise en conformité RGPD, à réaliser des testings hospitaliers et à sa labellisation mHealth quality.

    Des Appli émanant tant de start-ups que de laboratoires pharmaceutiques

    87 applications candidates, 50 éligibles – 26 destinées aux patients, 9 applications de suivi et 15 des outils à l’attention des professionnels de santé. Parmi eux, 7 lauréats – cette année aucun lauréat dans la catégorie « Cardiologie-pneumologie » car aucune innovation majeure ou plus-value n’a été détectée par les membres du jury. 

    A noter, 38 % des Appli candidates émanaient de start-ups, 35 % de laboratoires pharmaceutiques ou d’entreprises de santé, le dernier tiers étant issu d’éditeurs aussi divers que l’Assurance maladie, des associations de patients, des professionnels ou groupement de professionnels de santé.

    Guillaume Marchand, directeur de DMD Santé observe, parmi les candidatures de cette 5e édition, « beaucoup moins de gadgets que les années précédentes. Le secteur gagne en maturité. »

    Parmi les éléments retenus par les membres du jury (jurys spécifiques selon les catégories) pour attribuer les prix :

    • L’intérêt de l’application vis-à-vis de la population à laquelle elle se destine ;
    • la qualité de la réalisation: ergonomie, facilité d’usage ;
    • l’avis personnel quant à l’obtention d’un trophée.

  • Etude : un thermomètre intelligent prévoit les épidémies de grippe avec 3 semaines d’avance

    Des chercheurs américains de l’Université de l’Iowa ont évalué la pertinence d’un thermomètre intelligent qui collecte des données anonymisées et les transmet à une application mobile. Les résultats de leurs travaux* publiés en ligne le 8 février dans le journal Clinical Infectious Diseases démontrent la pertinence d’un tel dispositif qui permet de prédire l’arrivée d’une épidémie de grippe avec plusieurs semaines d’avance.

    Twitter, Google… pour suivre l’épidémie à la trace

    Trouver un moyen fiable de prévoir une épidémie de grippe agite les spécialistes du digital et le monde scientifique depuis de nombreuses années. Lancé en 2008, le service Google Flu Trends prétendait prédire l’arrivée de la grippe grâce à des algorithmes qui analysaient des mots-clés tels que « grippe », « douleurs musculaires » ou encore « fièvre » tapés dans Google. Le système, qui surévaluait de 50% les prévisions, a finalement été interrompu en 2015. Des chercheurs ont mené une étude sur Twitter. Le suivi en temps des tweets semblait quant à lui plus efficace.

    Un thermomètre intelligent et des données en temps réel

    Des chercheurs de l’Université de l’Iowa ont expérimenté une nouvelle méthode. Cette dernière repose sur un thermomètre qui collecte des data anonymisées et les transmet à une application mobile. Entre le 30 août 2015 et le 23 décembre 2017, 8 millions de relevés de température ont été générés par près de 450 000 dispositifs uniques. Ces relevés provenaient de 50 états et ont été agrégés afin de générer des estimations régionales et par groupe d’âge. La société Kinsa, qui fabrique ce thermomètre intelligent, a facilité l’accès aux données afin que les chercheurs puissent les étudier en toute indépendance.

    Les auteurs de cette étude, dont les résultats sont parus le 8 février dans le journal Clinical Infectious Diseases, ont ensuite comparé les relevés de température recueillis via le thermomètre intelligents aux données sur l’activité grippale recueillies par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

    Résultats

    • Les relevés de thermomètre sont fortement corrélés avec les données nationales
    • L’activité grippale régionale et par groupe d’âge est également cohérente avec le système traditionnel
    • L’enregistrement des données en temps réel permet de prédire l’épidémie de grippe avec 3 semaines d’avance
    • Les fièvres qui durent entre 3 et 6 jours et le phénomène de fièvre biphasique (température élevée pendant quelques jours puis pas de fièvre et réapparition de la fièvre) surviennent essentiellement pendant la saison grippale
    • Les cas de transmission de maladies fébriles à l’intérieur du foyer sont plus fréquents chez les enfants que chez les adultes.

    3 semaines d’avance sur l’épidémie : de gros avantages

    Le système de thermomètre intelligent permet d’anticiper l’arrivée de l’épidémie car les prises de température se font avant même de consulter un médecin. « Nos résultats suggèrent que les données des thermomètres intelligents sont une nouvelle source d’information pour suivre avec précision la grippe avant les approches standard, a déclaré Philip Polgreen, auteur de l’étude. Une information plus en amont peut aider à alerter les professionnels de santé que la grippe circule, aider à coordonner les efforts d’intervention, aider à anticiper les besoins en personnel clinique et hospitalier et augmenter les visites associées à des niveaux élevés d’activité grippale. » En outre, les auteurs de ces travaux estiment qu’une telle information peut inciter les personnes à se faire vacciner.

    Aaron Miller, co-auteur de ce travail, indique par ailleurs que comme « cet appareil donne aux utilisateurs la possibilité de déclarer volontairement des informations anonymes sur le sexe et l’âge, nous avons pu estimer l’incidence spécifique par groupe d’âge ». Enfin, le suivi des épisodes de fièvre biphasiques pourrait, selon les chercheurs, fournir des informations intéressantes pour analyser d’autres maladies infectieuses.