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  • Télémédecine : la 1ère consultation physique doit être le socle de la prise en charge (Nicolas Revel)

    La télémédecine, le dossier médical partagé et autres innovations sont-elles vraiment un opportunité pour le système de santé ? Jeudi 8 février 2018, à Paris, Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie et Frédéric Pierru, chercheur en sciences politiques et sociales au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ont dialogué autour de ces sujets lors des Contrepoints de la santé.

    L’occasion pour Nicolas Revel d’annoncer une généralisation du DMP pour octobre 2018 et d’encourager les médecins à se lancer dans la télé-expertise, « dans le respect du parcours de soin ».

    La télémédecine, créatrice de temps médical supplémentaire ?

    Nicolas Revel s’est notamment exprimé sur le sujet de la télémédecine. Selon lui, le retard pris pour son déploiement est trop important. « Les expérimentations ont trop duré, c’est pourquoi l’Assurance maladie a ouvert la négociation avec les médecins puis les autres professionnels de santé concernés ».

    Il rappelle qu’il faut distinguer les actes de téléconsultation des actes de télé-expertise. « La téléconsultation va rendre fondamentalement service à un patient qui n’aura plus besoin de se déplacer pour voir son médecin, mais cela ne va pas créer du temps médical supplémentaire. La télé-expertise va venir valoriser une expertise sur un cas patient où un médecin généraliste va requérir l’expertise d’un médecin spécialiste en second recours. Cela me semble être une contribution forte à l’accès du soin, puisque l’on va pouvoir basculer ce qui aurait été une consultation en télé-expertise.

    Le directeur général de l’Assurance maladie propose que des praticiens consacrent une heure de leur journée de travail à faire des télé-expertises. « Ils peuvent traiter davantage de situations médicales qu’ils ne le feraient en une heure de consultation. Ainsi, on créé de la ressource médicale supplémentaire. » 

    Frédéric Pierru ne voit pas la télémédecine comme « une solution rapide au problème des déserts médicaux ». Il la compare plutôt à une « uberisation de la médecine. » « Les patients, qui plus est les patients âgés, sont attachés à la consultation physique, à l’examen clinique, aux échanges. Quant aux médecins, ils redoutent un appauvrissement de la qualité de leur examen clinique. »

    Selon lui, la télémédecine et la télé-expertise peuvent être utiles en dermatologie où la visualisation joue un rôle important, « mais ce n’est pas vrai pour toutes les spécialités ».

    La télémédecine ne doit pas être une voie de contournement

    Nicolas Revel renchérit : « Nous nous sommes réunis avec les syndicats de médecins et sommes tombés d’accord : le déploiement de la télémédecine doit passer par des éléments d’organisation des soins et de qualité des soins. Il y a un consensus sur le fait que le recours à un médecin spécialiste doit se faire dans le respect du parcours. La télémédecine ne doit pas être une voie de contournement. Le médecin traitant s’occupe du patient durablement à l’année et ne doit pas être court-circuité dans cette action.

    Par ailleurs, rappelle-t-il, si on a recours à un spécialiste par télé-expertise, ce médecin doit avoir déjà vu le patient. La première consultation physique est le socle de la prise en charge. « L’assurance maladie va être très attentive à cela. C’est une demande à la fois des médecins et des patients qui n’ont pas envie de se retrouver face à des professionnels de santé qui changent d’une consultation à une autre. »

    Le DMP généralisé en octobre 2018

    Le DMP a été testé dans 9 caisses en 2017 et sa généralisation France entière est prévue en octobre 2018. « Seuls 500 000 DMP ont été ouverts en 10 ans. Cela va prendre du temps d’en ouvrir massivement, mais nous devons nous appuyer sur trois leviers clés pour que cela marche », pointe Nicolas Revel :

    • les assurés sociaux doivent pouvoir ouvrir eux-mêmes leur DMP en ligne (L’assurance maladie leur transmettra les codes de sécurisation qui le permette) ;
    • les DMP doivent être source d’information : « Nous injectons dès l’ouverture des DMP les deux dernières années de consommation en soins ainsi que les informations hospitalières, dont les volets de synthèses médicales ;
    • l’Assurance maladie lance une Appli mobile, qui fonctionnera dès octobre 2018, pour que les patients consultent et alimentent leur DMP ».

    « Mais le DMP n’a pas vocation à être le système unique de partage d’information médicale, ce serait une illusion, pointe Nicolas Revel. Doivent se créer dans les GHT, dans les territoires de ville, des systèmes de portée plus locale. Le DMP sera cette surcouche qui va accueillir toute l’information disponible sur toute la population ».

    À la question du coût de ce déploiement, le DG de l’Assurance maladie répond : « Les dépenses sont derrière nous et je n’ai pas prévu de réinvestir. Ce que nous finançons aujourd’hui ce sont plutôt les outils du développement ».

    Vers une révolution du système de santé ?

    Pour Frédéric Pierru : « Il n’y a jamais eu et il n’y aura pas révolution en matière de santé et ce ne sont pas les technologies et les innovations qui vont y arriver. Les systèmes de santé changent très lentement, de manière incrémentale, progressivement, avec des chocs parfois exogènes comme la croissance économique et les tensions budgétaires, mais aussi des évolutions endogènes comme la transformation de la démographie des professionnels de santé. Mais tout cela prend 25 à 30 ans en moyenne ».

  • Santé numérique : la Cour des Comptes recommande à l’État d’intensifier son action

    La Cour des comptes publiait le mercredi 7 janvier son rapport public annuel, dont le chapitre 4 est consacré aux « Services publics numériques en santé ». Dans un premier article, H&TI revenait sur les évaluations réalisées par le Cours des Comptes de plusieurs outils numériques (ameli.fr, dossier médical personnel, etc.).

    Ce second article recense et synthétise l’ensemble des recommandations formulées par la Cour en matière de santé numérique.

    Partant du constat que les services publics numériques en santé ne jouent pas le rôle majeur qu’ils sont appelés à assumer dans la transformation du système de santé, la Cour des Comptes considère qu’une « stratégie d’ensemble, claire et structurante, de modernisation numérique du système de santé est (…) à définir ».

    Des préalables doivent ainsi être « réglés » en matière de garantie de sécurité, d’interopérabilité, d’identification unique du patient dans le système de soins. Par ailleurs l’obligation d’un accord préalable du patient pour la création d’un DMP et la possibilité qui lui est offerte de limiter sa complétude, « mériteraient d’être réexaminées ».

    L’État doit intensifier son action en matière de santé numérique, d’après la Cour. Cette intensification doit porter sur plusieurs chantiers.

    Renforcer la sécurité des services publics numériques

    La Cour des Comptes juge indispensable de sécuriser les systèmes d’information en santé et d’assurer la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la traçabilité des données dématérialisées. A ce titre, la Cour préconise de : 

    • préciser les modalités de mise en œuvre du suivi national des incidents graves de sécurité instauré par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé ;
    • intégrer de manière prioritaire l’enjeu de sécurité dans tous les chantiers numériques ;
    • dégager de nouvelles ressources financières pour sécuriser le SNIIRAM : dans une communication remise à l’Assemblée nationale sur le système national d’information inter-régimes d’assurance maladie (SNIIRAM).

    Rendre opposables les normes d’interopérabilité 

    La Cour constate que « le corpus des normes d’interopérabilité reste (…) encore pour partie lacunaire ». Elle rappelle également que depuis la loi du 26 janvier 2016, les normes d’interopérabilités peuvent être rendues opposables par arrêté ministériel, ce qui les rend applicables à l’ensemble des acteurs. Ceci n’a pas été fait à ce jour. La Cour recommande ainsi de : 

    • rendre opposables les normes d’interopérabilité ;
    • établir un calendrier d’opposabilité permettant aux éditeurs de logiciels et hébergeurs de données de santé d’anticiper les évolutions à venir dans ce domaine, ce calendrier apparaissant comme « une responsabilité que les pouvoirs publics ne sauraient plus longtemps éluder ».

    Acter et entériner l’unification de l’identité numérique des patients

    La Cour rappelle l’existence de nombreux numéros d’identification des usagers du systèmes de santé : le patient est identifié à partir du numéro d’inscription au répertoire national des personnes physiques (NIR) pour la facturation des soins, à partir d’un identifiant spécifique créé pour les patients des établissements de santé, par un décret du 27 avril 2016, et à partir d’un identifiant national mis en place par l’Asip Santé pour permettre une identification commune à l’échelle nationale.

    La Cour considère qu’il résulte de cette pluralité d’identifiants nationaux « des incohérences coûteuses en temps et en ressources ». Pour rendre effective l’utilisation du NIR comme identifiant national de santé unique à l’horizon 2020, (comme le prévoit la loi du 26 janvier 2016), il faudra « une forte impulsion et une vigilance attentive pour pouvoir tenir ces délais dans de bonnes conditions ».

    « Intégrer pleinement le numérique dans une nouvelle stratégie de santé »

    Faire émerger de nouveaux services

    La Cour des Comptes préconise de généraliser l’utilisation de logiciels d’aide à la prescription et à la décision, sans que ces derniers ne se substituent aux médecins.

    « Enrichir l’usage de données de santé » et réexaminer les conditions associées à l’ouverture du DMP

    Les bases de données de santé sont insuffisamment médicalisées et exploitées à des fins de politiques publiques, souligne la Cour, qui rappelle l’importance des « enjeux de complétude et de médicalisation des données de santé ». La Cour recommande à ce titre de : 

    • accélérer la médicalisation des bases de données ;
    • réexaminer les « restrictions à l’ouverture et à la complétude des dossiers », à l’aune « des résultats effectifs du déploiement en cours ».

    « Coordonner les efforts publics »

    La Cour des Comptes salue enfin la création en janvier 2017 d’un Conseil stratégique du numérique en santé (CSNS). Elle regrette toutefois que cette instance demeure à ce jour « incomplète : à l’exception de la CNAMTS, elle ne comprend aucun des opérateurs de l’assurance maladie ». 

    Ainsi, conclut-elle, « une instance stratégique restreinte à vocation décisionnelle gagnerait à voir le jour, à même d’arbitrer les choix structurants pour les services publics numériques en santé et d’anticiper les questions posées par l’accélération de leur développement (…). »

  • Programme de travail de la Haute Autorité de Santé de 2018 : e-santé et chirurgie ambulatoire

    Le collège de la Haute Autorité de Santé a adopté le programme de travail de la HAS dans une décision datée du 31 janvier 2018. Il a été mis en ligne le 8 février 2018.

    Parmi les thématiques qui trouvent habituellement leur place dans le programme, des travaux en cours ou de nouveaux travaux concernant la e-santé et la chirurgie ambulatoire ont été répertoriés.

    e-Santé

    Des guides relatifs à la téléconsultation et à la télé-expertise

    De nouveaux travaux ont été ajoutés à la demande du ministère des Solidarités et de la Santé.

    L’élaboration de documents suivants doit être lancée au 1er trimestre de 2018, période lors de laquelle le premier doit être livré, alors que le second est attendu pour le 4e trimestre de 2018 :

    • Définition des situations cliniques, champs et publics pour lesquels les actes de TLC (téléconsultation) et de TLE (télé-expertise) devraient être exclus ;
    • Guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de télé-expertise.

    Les deux documents suivants sont commandés, mais les dates de lancement et de livraison restent indéfinies à ce jour:

    • Guide sur les spécificités méthodologiques de l’évaluation clinique des dispositifs de télésurveillance et dispositifs médicaux connectés ;
    • Identification des situations cliniques pour lesquelles un déploiement de la télésurveillance permettrait d’améliorer l’efficience, la qualité et la sécurité des prises en charge.

    La préparation des guides et référentiels suivants est en cours et leur livraison est prévue à partir du second semestre de 2018 :

    • Certification des logiciels médicaux: élaboration d’un référentiel de certification des logiciels d’aide à la dispensation (LAD) de pharmacies à usage intérieur (PUI) ;
    • Actualisation du référentiel d’agrément des bases de données sur les médicaments (Version 3) ;
    • Applications et objets connectés – Document patient ;
    • Applications et objets connectés – Document professionnel de santé.

    Chirurgie ambulatoire

    Plusieurs travaux sont en cours sur le thème de la chirurgie ambulatoire et ils reposent sur la campagne nationale de recueil des indicateurs IQSS des établissements. Ils doivent tous être livrés au cours du quatrième trimestre de 2018 :

    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire : taux de réhospitalisations à 3 jours après CA ;
    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire (indicateurs de processus ;
    • E-satis en chirurgie ambulatoire (plateforme de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation recueillant la satisfaction des patients au minimum deux semaines après leur sortie de l’établissement).

    La HAS publiera par ailleurs :

    • un guide intitulé « Guides méthodologiques : actes et techologies de santé » dans le cadre d’une auto-saisine, débuté au second semestre de 2017 et qui doit être livré au cours du premier semestre de 2018 ;
    • un rapport intitulé « Analyse prospective annuelle du système de santé » institué par l’Ordonnance n°2017-84 du 26 janvier 2017 relative à la Haute Autorité de santé, et qui doit paraître en juin 2018.

  • 69 % des Français ouverts à la création de leur DMP en ligne (Sondage BVA/Contrepoints de santé)

    Confiance en baisse sur la politique de santé du gouvernement et inquiétude sur le système de santé, d’une part, et accueil positif, avec une note de vigilance, des nouvelles technologies, d’autre part, tels sont les principaux résultats du sondage réalisé auprès du grand public pour Les Contrepoints de la Santé-BVA, paru jeudi 8 février 2018.

    Le sondage montre notamment que les Français sont partagés sur l’impact de l’IA pour améliorer le système de santé : si un tiers d’entre eux est convaincu par la transformation numérique, un tiers est réfractaire et le dernier tiers est attentiste et ne sait comment se positionner.

    Il montre aussi que, même s’ils jugent le DMP peut être utile pour améliorer le système de santé, 27 % se dit absolument prêt à en ouvrir un.

    1 041 Français âgés de 18 ans et plus ont été interrogés par Internet le 1er février 2018. 

    Une meilleure organisation des professionnels serait source d’amélioration du système de santé

    Concernant l’action du gouvernement en matière de santé, seuls 39 % des Français estiment que celle-ci « va dans le bon sens ».

    Quels seraient les vecteurs d’amélioration du système de santé ?

    • Une réduction des inégalités de santé, sociales et territoriales pour 49 % des personnes interrogées
    • Une meilleure organisation des professionnels entre eux pour 35 %
    • La réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge l’administratif pour 27 %
    • Les innovations scientifiques, les nouveaux médicaments pour vaincre les maladies pour 25%
    • La télémédecine 13 % et le DMP accessible sur le smartphone 14 %

    Quelles sont vos préoccupations en matière de santé ?

    • Le manque de médecins pour 61 % des Français
    • La dégradation de l’environnement et des conditions de vie pour 37 % d’entre eux
    • Le mauvais état des hôpitaux pour 36 %
    • Le risque de divulgation des données santé des patients à des fins commerciale pour 5 %

    Si vous pouviez créer votre dossier médical partagé sur Internet, tablette ou smartphone et qu’il pourrait être alimenté par les données de l’Assurance maladie, vos médecins, vos laboratoires d’analyse, le feriez-vous ?

    • 69 % répondent à l’affirmative (27% Oui, absolument et 42% Oui, peut-être)

    Les données de santé, le big data, les algorithmes, l’IA : une population partagée

    • Ils vont transformer le système de santé en France dans les cinq prochaines années pour 84 % des personnes interrogées

    • Ils sont un atout pour moderniser et améliorer le système de santé pour 58 % d’entre elles
    • Ils représentent un risque pour la qualité des soins et les relations patient-médecin pour 54 %.

  • Medical AI solutions: Medopad (UK) signs over €114 million deals in China

    Medopad, a UK-based health tech company specializing in artificial intelligence (AI), announced on February 2, 2018 over £100 million (€113m; US$140m) of commercial projects and partnerships in China. The group will notably partner with Internet giant Tencent to deliver medical AI solutions globally.

    The UK firm was part of UK Prime Minister Theresa May’s trade delegation to China, the PM’s first official visit to the country.

    Medopad has 15 trade deals with Chinese organizations

    Medopad has signed fifteen trade deals with leading Chinese organizations. The main agreements concluded by the British company include:

    • A partnership with Tencent Holdings, one of China’s largest technology businesses, to develop the use of artificial intelligence (AI) in healthcare platforms for research impact and clinical decision support.
    • A collaboration with Peking University to configure new models of care and patient monitoring solutions. This project will be part of a £75 million (€85m; US$105m) investments in projects funded by government, hospitals and other enterprises.
    • A £36 million (€41m; US$50m) deal with China Resources to improve the management of patients with chronic and high cost diseases are cared for. It will be deployed in 600 hospitals over five years.
    • A contract with Ping An Good Doctor, an online-to-offline healthcare servicing platform, to explore deploying Medopad’s technology, alongside their advanced AI, supporting delivery of remote monitoring to a cohort of their chronic and high cost disease patients from their 200 million user base.
    • A project with Lenovo New Vision to explore new types of wearable technology in order to empower remote patient monitoring.
    • An alliance with the National Clinical Research Centre for Geriatric Disorders. The purpose of its partnership is to use Medopad’s patient monitoring and AI capabilities to better deliver care to their millions of patients with Parkinson’s and Alzheimer’s disorders.

    Other organizations with which Medopad has partnered include: Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust, and Chelsea Football Club.

    USD130 million raised in first round of financing

    Medopad also announced the first close of its Series A USD130 million (€105 million) fund raise round. The USD20 million (€16m) capital raise received participation from a number of global family offices and institutional investors including China’s NWS Holdings.

    Medopad: one of the market leader in predictive analytics

    « Modern medical advancements are at a stage where prediagnostics and analytics for disease prevention are as prevalent and important as ever before, » said Brian Cheng, executive director at NWS Holdings (source: Asiaone.com). « Medopad is already well positioned to capture this growing demand through its continuous involvement with rare disease patients and helping medical institutions treat patients in a more efficient and cost effective manner.  We believe Medopad will succeed in revolutionising the current convoluted methods of disease treatment and prevention into a more succinct ecosystem with the development of its artificial intelligence and big data gathering capabilities. »

    Two healthcare industry pioneer joined the company’s management

    « We now have several amazing strategic investors in the business, which is a great achievement for us as we gear for significant growth and scale our business, » said Dan Vahdat, CEO of Medopad. « Managing population health is one of the greatest challenges for governments across the world. As such, the investment appetite for solutions that address and manage this concern is substantial. We are proud to be at the forefront of solving this problem and supporting people around the world. »

    In addition, Medopad announced the appointment of healthcare industry pioneers Stuart Fletcher and Simon MacKinnon OBE as non-Executive Directors, bringing strong healthcare and international business expertise to the Medopad board of directors.

  • XaaS

    Everything-as-a-Service (tout en tant que service)null

  • 5e levée de fonds pour BioDiscovery (EdRIP) : 345 millions d’€ en faveur des technologies médicales

    BioDiscovery, fonds d’investissement en biotechnologies et technologies médicales géré par Edmond de Rothschild Investment Partners, a finalisé, mercredi 7 février 2018 la levée de sa cinquième génération de fonds à 345 millions d’euros.

    Des compagnies d’assurances, de mutuelles ou encore d’institutions de prévoyance font partie des investisseurs.

    Cette nouvelle levée de fonds va permettre à l’équipe de gestion de poursuivre sa politique d’investissement focalisée sur la construction d’un portefeuille équilibré de sociétés innovantes développant des produits thérapeutiques et des technologies médicales, à tous les stades de développement, en Europe et aux Etats-Unis. Le fonds pourra investir jusqu’à 10% du fonds par société.

    800 millions d’euros levés en 17 ans

    Depuis sa formation il y a 17 ans, l’équipe de gestion de BioDiscovery aura levé près de 800 millions d’euros et, à travers les fonds BioDiscovery 1,2,3 et 4, et investi dans 57 sociétés du secteur des sciences de la vie, parmi lesquelles Chase Pharmaceuticals, Tobira Therapeutics, Glycovaxyn, OncoEthix, Covagen, Sapiens, Endosense, Vessix Vascular, Poxel, Cellnovo, Genkyotex, Regado Biosciences, EOS Imaging, SuperSonic Imagine, Probiodrug, OncoMethylome Sciences et Cellectis.

    A ce jour, BioDiscovery 5 a déjà réalisé 3 investissements dans Erytech Pharma, Complexa Inc. et LogicBio Therapeutics, Inc. 

  • La Commission des affaires sociales émet un avis favorable sur le PL sur la protection des données

    La Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale procède actuellement à l’examen pour avis du projet de loi relatif à la protection des données personnelles. La Députée Albane Gaillot a remis son rapport, sur le fondement duquel la Commission a émis un avis favorable à l’adoption de l’ensemble du projet de loi, sans modification.

    En revanche, la rapporteure considère dans son avis – dont H&TI vous propose la synthèse – que le projet présente des enjeux non négligeables pour trois types d’acteurs :
    • les responsables de traitements, auxquels peuvent être infligés des sanctions d’un nouvel ordre ;
    • la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, dont les moyens et financiers « ne sont pas à la hauteur des enjeux »;
    • les acteurs du traitements des données (industriels, chercheurs, etc.) dont l’action devra se déployer dans un cadre éthique renouvelé dont la député exige la précision.

    Les responsables de traitement sont exposés à de nouvelles sanctions

    Les organismes publics et privés auditionnés par la Commission des Affaires Sociales se sont dits « inquiets » par le nouveau cadre juridique envisagé par le projet de loi. Les craintes exprimées portent principalement sur l’article 13 du projet, qui traite des traitements de données à caractère personnel dans le domaine de la santé, en modifiant le chapitre IX de la loi du 6 janvier 1978.

    Il prévoit que pour les traitements des données de santé justifiés par une finalité d’intérêt public, des référentiels, règlements types et méthodologies de référence peuvent être établies par la CNIL, en concertation avec l’Institut national des données de santé. Ces référentiels, règlements types et méthodologies de références constitueront la règle et les autorisations par la CNIL deviendront l’exception. L’article prévoit des dispositions particulières pour traitements à des fins de recherche, d’étude ou d’évaluation dans le domaine de la santé.

    D’après la rapporteure de la Commission des affaires sociales, cet article suscite plusieurs craintes car il alourdit le régime de sanction. Par ailleurs, relève Albane Gaillot, « s’il allège les formalités, l’article 13 ne modifie en rien l’approche aujourd’hui retenue et n’opère pas de bouleversements majeurs dans les procédures ».

    La CNIL dispose-t-elle des moyens financiers et humains nécessaires à la mise en oeuvre du nouveau régime ? 

    Le second défi concerne la CNIL. Si celle-ci a « parfaitement anticipé les évolutions opérées par le règlement », en élaborant une doctrine d’emploi conforme aux nouvelles exigences de la CNIL et en faisant évoluer ses services vers l’accompagnement des opérateurs publics et privés, elle ne peut le faire à effectif constant. 

    Albane Gaillot remarque à ce titre que « les objectifs sous-tendus par la nouvelle logique de régulation nécessitent un renforcement des capacités opérationnelles tant pour l’accompagnement que pour le contrôle ». C’est par ailleurs ce que souligne le Conseil d’Etat dans un avis rendu le 7 décembre 2017: « Le Conseil d’Etat observe que les conséquences de ce régime de décision implicite sur les moyens humains et matériels de la CNIL n’ont pas fait l’objet d’une analyse de la part du Gouvernement qui devra veiller à ce que cette commission dispose des moyens de prendre effectivement position au regard de l’importance et du nombre de ces traitements ».

    « Il est illusoire de penser que cet objectif ambitieux pourra être atteint à effectif constant »

    Conforter le régime de traitement des données pour les acteurs impliqués

    La rapporteur considère que le traitement des informations de santé requière une « vigilance particulière ». 

    Les acteurs des données de santé, et notamment les professionnels de santé, les industriels ou les organismes de recherche doivent se conformer à plusieurs exigences éthiques : recueil du consentement, respect du droit à l’information, du droit de rectification ou encore, du droit à l’oubli. Albane Gaillot préconise de « conforter le régime de traitement des données de santé par le développement de labels ou de certifications attestant d’une démarche éthique, sous le contrôle de la CNIL ».

    La rapporteure appelle enfin les citoyens à être particulièrement vigilants quant au consentement accordé à l’usage de leurs données personnelles : « un ambitieux chantier de sensibilisation doit être entrepris ».

    « De nombreux angles morts subsistent »

    Le projet de loi s’inscrit dans un contexte de développement sans précédents des outils numériques. En atteste notamment le thème du rapport annuel de la Cour des Comptes, rendu public le 7 février 2018. A ce titre, la rapporteur souligne que le projet comporte de « nombreux angles morts ».

    Ce projet de loi n’entend pas relever « le défi de l’intelligence artificielle », de l’homme augmenté et de la robotisation. Le législateur doit se saisir de ces enjeux, faute de quoi « il aura failli à sa mission ».

  • AnotherBrain lève 10 millions d’€ pour développer des solutions d’intelligence artificielle

    La start-up AnotherBrain, spécialisée dans l’intelligence artificielle, annonce une levée de fonds de 10 millions d’euros en amorçage auprès des fonds Daphni, Global Founders Capital, Cathay Capital et Aglaé Ventures.

    Des investisseurs européens, américains et chinois, dont Antoine Blondeau, co-fondateur de Sentient Technologies, plateforme spécialisée dans l’intelligence artificielle, et Charles-Edouard Bouée, CEO de Roland Berger, cabinet de conseil en stratégie, ont également participé à l’opération.

    Vers une nouvelle génération d’IA

    Fondée en février 2017 par Bruno Maisonnier, également fondateur de la start-up Aldebaran Robotics rachetée par le Japonais SoftBank Robotics, qui a créé les robots humanoïdes Nao et Pepper, AnotherBrain développe une solution d’intelligence artificielle qui s’inspire du fonctionnement élémentaire du cortex cérébral. 

    Ce tour de table doit permettre à Anotherbrain d’accélérer le développement de son projet. L’objectif est de mettre une nouvelle génération d’intelligence artificielle à disposition des marchés, comme l’automobile, l’IoT, la robotique, la sécurité, la défense ou la médecine personnalisée.

  • Cardiologie : le Changi Hospital de Singapour réduit de 67 % la durée des séjours pour réadmission

    Dévoilés fin janvier 2018, les résultats d’un programme de télé-santé pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque piloté à Singapour par le Changi General Hospital (CGH) et Royal Philips ont montré une réduction de 67 % de la durée moyenne d’hospitalisation pour réadmission après douze moins pour les patients sous télésurveillance par rapport aux patients n’ayant reçu qu’un soutien par téléphone : soit 2,2 jours contre 6,6 jours.

    Les coûts des soins ont également pu être limités, pour les patients mais aussi pour l’hôpital. Les frais annuels d’admissions liés à l’insuffisance cardiaque pour les patients sous télésurveillance étaient ainsi inférieurs de 42 % (2 514 SGD ; 1 532 €) à ceux dépensés pour le second groupe. Une amélioration globale de la qualité des soins a par ailleurs été observée.

    Un programme pédagogique pour encourager l’auto-gestion de la maladie

    Le programme de télé-santé pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque (Heart Failure Telehealth program) a été lancé en novembre 2014 par le Changi General Hospital et Royal Philips dans l’optique d’apprendre aux patients à mieux gérer leur maladie depuis leur domicile et ainsi de réduire le risque de réadmission et de décès prématuré.

    150 participants

    150 patients du CGH ont été inscrits au projet pilote entre novembre 2014 et mars 2016. Leurs résultats ont été comparés à un groupe de patients ayant reçu un suivi et un soutien uniquement par téléphone.

    Un soutien par télésurveillance, télé-éducation et télé-soins

    Le programme a intégré trois types de soins : un soutien par télésurveillance, télé-éducation et télé-soins assuré par des télé-infirmières issues de l’Eastern Health Alliance Health Management Unit, une division du système de santé dédié aux habitants de l’est de Singapour.

    Tous les patients sous télé-surveillance ont reçu une balance et un tensiomètre pour les aider à mesurer quotidiennement leur poids, leur pouls et leur tension artérielle à la sortie de l’hôpital. Ils ont également été équipés d’une tablette numérique personnelle pour enregistrer ces paramètres vitaux puis les télécharger vers un système central de surveillance. Les infirmières ont ensuite observé à distance les données recueillies par les participants et sont intervenues lorsqu’elles détectaient des signes de détérioration de leur santé.

    Des vidéos éducatives, des questionnaires numériques et des appels de suivi faisaient également partie du programme pour apprendre aux patients à gérer eux-mêmes leur maladie et assurer leur adhésion au traitement.

    Bilan : une meilleure connaissance de la maladie pour les patients

    De manière générale, les patients ayant participé à l’expérience ont amélioré leurs connaissances, leur confiance en soi et leur capacité à eux-mêmes gérer leur insuffisance cardiaque.

    « Ce programme m’a aidé à comprendre comment mieux prendre soin de ma santé, a déclaré M. Gan Hwee Sun, 76 ans, l’un des participant au programme (source : Philips.com). Je suis maintenant plus consciencieux en ce qui concerne la prise d’une alimentation saine et la pratique d’une activité physique. Je suis également très reconnaissant à ma télé-soignante pour son implication et ses suivis réguliers. Elle a partagé [avec moi] des connaissances utiles sur l’insuffisance cardiaque, ce qui m’a donné plus de confiance pour gérer mon état à la maison. »

    Une bonne auto-gestion de la maladie améliore l’adhésion au traitement

    « Les patients ayant une meilleure connaissance de leurs conditions sont plus confiants [quant à l’auto-gestion de leur maladie] et sont plus susceptibles de se conformer aux traitements. Cela conduit naturellement à une réduction du risque de complications pouvant nécessiter une réadmission vers le CGH, explique le Dr. Sheldon Lee, directeur du programme et cardiologue au Changi General Hospital. Nous sommes ravis de ces résultats encourageants du projet pilote et nous continuerons à chercher à améliorer le programme afin d’offrir des avantages durables à nos patients sur le long terme. »

    « La télé-santé (…) est un modèle durable et évolutif »

    « Pour répondre à la demande sur le long terme de soins chroniques, nous devons commencer à transférer la gestion des maladies chroniques au-delà des murs des hôpitaux et chez nos patients, renchérit Diederik Zeven, vice-président principal et directeur général de la zone « ASEAN Pacific » à Philips Healthcare. La télé-santé (…) est un modèle durable et évolutif qui comble [un manque dans l’offre] de soins. En parallèle, [il] montre également un impact positif sur l’adhésion au traitement, ce qui se traduit par une meilleure qualité de vie pour les patients. »

    Vers un projet national de télé-surveillance des signes vitaux

    L’expérience acquise grâce à la réalisation de ce projet pilote a permis d’avancer dans le développement du projet national de télé-surveillance des signes vitaux (VSM) initié par le ministère de la Santé singapourien.

    Le Changi General Hospital participera au projet. Il s’agit de l’un des hôpitaux publics les plus réputés de Singapour, avec plus de 1 000 lits desservant une communauté d’environ 1,4 million de personnes dans l’est de la cité-État.