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  • IoT : Generali s’associe avec Nokia pour renforcer son programme de prévention Vitality

    Dans le cadre de son programme Vitality, Generali a conclu un partenariat avec Nokia, annoncé le 8 février 2018.

    L’objectif du partenariat est de faire profiter les bénéficiaires du programme des objets connectés supplémentaires en proposant une réduction à hauteur de 40% dans le cadre de l’utilisation de deux objets connectés au cours de l’année (bracelets d’activité, montres, thermomètres ou tensiomètres connectés, etc.).

    Le programme Vitality a été lancé en septembre 2016, non sans susciter des controverses, car il récompense des pratiques et un mode de vie sain. Il invite les membres du programme à faire de l’activité physique et à suivre leur bien-être. Pour ce faire, ce nouveau partenariat vise l’ensemble des bénéficiaire, indépendamment de leur ancienneté ou leur statut dans le programme de bénéficier de réductions sur une large gamme de produits.

    En novembre 2017, Generali revendiquait 2 000 entreprises clientes qui auraient déjà adhéré au programme, ce qui représentait un total d’environ 40 000 salariés.

    Generali se félicite de ce partenariat avec Nokia, qui représente pour ce premier un acteur de référence des objets connectés en santé.

    Pour Nokia, il s’agit d’une façon de continuer à banaliser les objets connectés pour encourager une vie plus saine.

  • Roche&GE Healthcare s’associent pour créer une plateforme de diagnostic numérique de cancer intégrée

    Roche, le laboratoire pharmaceutique suisse et GE Healthcare, spécialiste de l’imagerie médicale, ont conclu début janvier 2018 un partenariat autour d’un projet de développement d’une plateforme de diagnostic numérique intégrée destinée en priorité à l’oncologie.

    À terme, il s’agit de proposer un outil d’aide à la décision clinique innovant pour guider les oncologues dans leurs décisions et le choix du traitement le plus adapté pour évoluer vers la médecine de précision.

    Les informations concernant les implications financières du partenariat n’ont pas été divulguées.

    Une plateforme de données au service des patients en soins intensifs

    Ce partenariat se concentrera initialement sur des traitements visant le cancer et les patients en soins intensifs.

    Le partenariat réunit deux acteurs majeurs de la santé qui combinent des données de diagnostic de nature différentes et vise à accélérer l’avènement de la médecine de précision fondée sur l’analyse de données.

    Croisement des données de santé in-vivo et in-vitro pour une solution clinique complète

    GE Healthcare mettra à contribution sa maîtrise des données in-vivo générées par l’imagerie médicale et les dispositifs de surveillance, qu’il croisera avec les données in-vitro de Roche dans le cadre de son travail sur les biomarqueurs, la pathologie des tissus ou encore la génomique et le séquençage des gènes impliqués.

    Les deux partenaire visent le développent d’un outil utile tout au long du parcours de soins à disposition des cliniciens ; un outil d’aide efficace à tout moment du cycle du développement de la maladie grâce l’analyse des données.

    Une meilleure compréhension de la maladie et des traitements personnalisés proviendront, selon Roche, du croisement des données de différents types : in-vivo, in-vitro data, données des dossiers des patients, données des bonnes pratiques médicales, données de la surveillance en temps réel et des données des résultats de recherche les plus récents.

  • Schoolab présente le jeu Hippopocrate lors du premier Live d’Innolab d’Elsan (Pierre de Milly)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab. Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services.

    A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient lundi 5 février 2018, H&TI donne la parole à Pierre de Milly, Projects Acceleration programm Director de Schoolab, lundi 12 février 2018.

    Qu’est-ce-que Schoolab ?

    Schoolab, telle qu’elle existe aujourd’hui sous la forme d’un Innovation studio existe depuis 4 ans, mais le projet pré-existait sous une autre forme depuis une douzaine d’années. C’était à l’origine un programme académique. Nos trois fondateurs – Jean-Claude Charlet, Julien Fayet et Olivier Cotinat – avaient observé les difficultés des entreprises françaises à innover quand le projet ne concernait pas leur cœur de métier. D’après son expérience, cette difficulté vient des lacunes du système scolaire, qui sépare trop tôt les disciplines. Aussi, il a lancé des programmes avec l’ESSEC, STRATE et Centrale Paris, qui consistaient à rassembler 6 mois par an des étudiants des trois écoles pour travailler sur des projets d’innovation au profit de grandes entreprises françaises, en suivant une méthodologie de travail dénommée Design thinking.

    Ce programme s’appelle aujourd’hui CPI et perdure au sein de Schoolab. Près de dix ans après son lancement, nous nous sommes rendus compte que la communauté d’anciens occupaient désormais des postes dans de grandes entreprises ou bien avaient monté des start-ups et demandaient à CPI de les aider à innover. Nous avons donc créé un espace de travail au centre de Paris, où sont accueillis tant des PME, des start-ups que des grandes entreprises et des étudiants, qui collaborent dans un certain nombre de programme d’incubation ou d’accélération. Nous mettons à disposition des coachs et un écosystème qui les poussent à avancer plus vite.

    C’est ainsi qu’a commencé votre collaboration avec Elsan ?

    Tout à fait. Nous travaillons avec le groupe Elsan depuis octobre 2017 sur le programme LEAN Factory. L’objectif de ce programme est de traiter des sujets d’innovation de grandes entreprises sur 2-4 mois et de délivrer des premières versions d’un produit ou d’un service sur des besoins ou usages réels.

    En quoi consiste votre solution ? Quels sont les enjeux sur le marché de l’hospitalisation privée ?

    Le projet sur lequel nous travaillons avec Elsan tourne autour de la prévention et de l’amélioration du niveau de service dans les salles d’attente du groupe. Le besoin était de rentrer dans une relation plus directe avec les patients et pouvoir leur proposer un parcours de santé en dehors d’un épisode de soins nécessaire. Cela devait passer par le digital.

    Nous avons donc accueilli Ségolène Perin, responsable Innovation d’Elsan, à Schoolab une demi-journée par semaine pendant 2 mois. Elle a travaillé main dans la main avec un jeune entrepreneur, une jeune designer et un jeune développeur informatique. Ils ont été accompagnés par une de nos coachs, experte en design référentiel et espace – cette spécialiste de l’aménagement d’espaces a notamment  travaillé sur des espaces d’innovations à KPMG et l’ESSEC. 

    Cette équipe a passé 3 semaines en immersion, pour rencontrer les utilisateurs. Ils se sont mis dans la peau de patients qui viennent en consultation et attendent en salle commune. Ils ont longuement observé l’arrivée, l’accueil, la sortie… Tous les détails de l’expérience client hors-consultation. 

    Au final, ils ont observé beaucoup d’ennui, davantage que de stress. Notre solution collaborative a ainsi émergé : le jeu « Hippopocrate, Viens jouer à ta santé ». Il s’agit d’un mini-jeu et de quizz ludiques, qui font office de sensibilisation et d’éducation à des pathologies traitées dans les hôpitaux du groupe. Délibérément décalé et drôle, le jeu consiste pour les joueurs à assister Hippopocrate, un médecin à la tête d’hippopotame, et de passer une série de consultations. Le jeu sera disponible sur une borne dans les salles d’attente des établissements du groupe, mais aussi sur le téléphone via une Appli téléchargeable. 

    Où en est le projet ?

    Une première version du jeu sur tablette et smartphone, qui inclut deux pathologies – la cataracte et le cancer du sein – a été testé sur une cinquantaine de personnes et nous avons des retours très positifs.

    Hippopocrate, ce sont des parties très courtes pour pouvoir s’adapter aux temps d’attente variables. L’objectif est que les clients découvrent le jeu sur place et continuent à jouer plus tard.

    En février 2018 démarre une nouvelle phase de développement en situation réelle avec une première clinique. Grâce aux feedbacks, on a déjà fait évoluer le niveau de difficulté.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez-vous retiré ?

    Au live d’Innolab, nous n’avons pas trop dévoilé le jeu. Nous avons seulement présenté son nom et son univers graphique. J’ai surtout voulu parler de la démarche d’Open innovation avec les participants car c’est vraiment ce que Schoolab porte : nous avons démontré que nous pouvions produire dans des temps courts des solutions qui sortent complètement de l’ordinaire.

    Concernant le projet Hippopocrate, les réactions très positives d’un public expert dans l’innovation dans la santé et les nombreuses questions suite à la présentation nous ont conforté dans l’idée que ce projet aurait un fort impact sur la prévention en France.

    Nous enverrons à tous les participants le jeu dès qu’il sera prêt, sans doute à l’été 2018

  • Donnés de santé : Orpea se dote de la solution BlueFiles pour sécuriser la gestion de ses données

    Orpea, groupe spécialisé dans la gestion de la dépendance en Ehpad, cliniques ou à domicile, pour répondre aux enjeux posés par la gestion de données de santé, donc sensibles, et sécuriser leur transfert, a opté pour la solution BlueFiles de Forecomm, comme dévoilé dans un communiqué de presse du 6 février 2018.

    Une solution sur mesure répondant aux exigences du RGPD, fruit d’une démarche collaborative entamée en juillet 2017, a été développée et mise en œuvre.

    Objectifs de la collaboration placée sous le signe de la co-construction

    Face à la numérisation accrue des processus de soins, les objectifs d’Orpea auxquels ce partenariat devait répondre sont les suivants :

    • fournir une protection contre les ransomwares, qui peuvent rendre indisponibles des données médicales par la possible contamination de la messagerie ;
    • fournir une protection des données personnelles de santé pour répondre à l’exigence de la mise en conformité avec le RGPD applicable à partir du 25 mai 2018 ;
    • la protection des données médicales lors d’envois à des tierces personnes, notamment de la part de personnels habilités.

    Une solution adaptée au quotidien des professionnels de santé

    La préoccupation principale ayant marqué le processus d’élaboration de la solution, en sus de sa fiabilité et de son niveau de sécurisation garantissant un haut niveau de cybersécurité, est son adaptation aux usages par deux types d »utilisateurs notamment :

    • les médecins et les personnels soignants équipés en tablette ou autre type d’appareil susceptibles de faire du transfert de données ;
    • les managers d’Orpea gérant d’autres types de données confidentielles qui doivent les transférer à des partenaires externes (finances, achats, juridiques, ect.).

    La mise au point de la solution de gestion de données a été pilotée par le département d’information médicale (DIM) d’Orpea.

    La solution élaborée est dotée d’une interface simple d’utilisation et permet l’échange de données et de fichiers via la plateforme associée, ce qui procure à l’utilisateur une meilleure maîtrise de la chaîne de l’émetteur jusqu’au destinataire et les processus associés (authentification des destinataires, accès révocable, etc.). Par ailleurs, la solution permet de répondre à l’exigence de la transparence de la localisation géographique des données.

  • Trophées de la santé mobile 2018 : 7 lauréats soutenus à hauteur de 150 000 €

    DMD Santé a remis vendredi 9 février 2018 les Trophées de la santé mobile à 7 lauréats, devant un parterre de 800 personnes – directeur d’hôpitaux, infirmiers, pharmaciens, industriels du médical, start-ups de la data, etc. – réunis  à l’IUT Paris Diderot.

    C’est l’Appli Kobus app de Kobus Tech qui est couronnée « Grand trophée de l’application mobile de santé 2018 ».

    Chaque lauréat reçoit un prix de 150 000 € pour aider à sa mise en conformité RGPD, à réaliser des testings hospitaliers et à sa labellisation mHealth quality.

    Des Appli émanant tant de start-ups que de laboratoires pharmaceutiques

    87 applications candidates, 50 éligibles – 26 destinées aux patients, 9 applications de suivi et 15 des outils à l’attention des professionnels de santé. Parmi eux, 7 lauréats – cette année aucun lauréat dans la catégorie « Cardiologie-pneumologie » car aucune innovation majeure ou plus-value n’a été détectée par les membres du jury. 

    A noter, 38 % des Appli candidates émanaient de start-ups, 35 % de laboratoires pharmaceutiques ou d’entreprises de santé, le dernier tiers étant issu d’éditeurs aussi divers que l’Assurance maladie, des associations de patients, des professionnels ou groupement de professionnels de santé.

    Guillaume Marchand, directeur de DMD Santé observe, parmi les candidatures de cette 5e édition, « beaucoup moins de gadgets que les années précédentes. Le secteur gagne en maturité. »

    Parmi les éléments retenus par les membres du jury (jurys spécifiques selon les catégories) pour attribuer les prix :

    • L’intérêt de l’application vis-à-vis de la population à laquelle elle se destine ;
    • la qualité de la réalisation: ergonomie, facilité d’usage ;
    • l’avis personnel quant à l’obtention d’un trophée.

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  • Pasteur et Inserm : une chercheuse récompensée pour sa recherche en oncogenèse par 1M$ (prix Sjöberg)

    La chercheuse Anne Dejean-Assémat, dirigeant l’Unité de Recherche Institut Pasteur « Organisation nucléaire et oncogenèse »/ Inserm U993, a été récompensée par le prix Sjöberg de l’Académie Royale Suédoise le 6 février 2018, associé à une subvention à hauteur d’un million de dollars, soit 820 000 euros.

    Cette annonce intervient au moment où les rencontres Internationales de Biotechnologies (RIB) mettant en valeur les start-ups de biotechnologie dans le domaine du cancer viennent de se terminer. Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, le cancer était la cause de 8,2 millions de décès en 2012, soit près de 13% de la mortalité mondiale.

    Traitement innovant contre une des formes les plus mortelles de leucémies

    Placé sous l’égide de l’Académie Royale Suédoise, le Prix Sjöberg a été créé en 2016 pour récompenser des chercheurs à l’origine de découvertes majeures dans le domaine du cancer.

    Le Pr Anne Dejean-Assémat (Institut Pasteur / Inserm) a travaillé en collaboration avec les professeurs Hugues de Thé (Collège de France) et Zhu Chen (Université de Jiao Tong à Shanghai), également récompensés, dans le cadre de ses travaux de recherche sur la leucémie aiguë promyélocytaire (LAP) qui constitue une des formes les plus sévères de leucémie.

    Anne Dejean-Assémat est membre de l’Académie des Sciences et de nombreuses autres sociétés savantes nationales et internationales.

    Leur collaboration mêlant recherche fondamentale et recherche clinique a permis :

    • d’élucider le mécanisme oncogénique de la LAP ;
    • de mettre au point un traitement innovant contre une des formes les plus mortelles de leucémies.

    Le nouveau traitement est basé sur une combinaison d’acide rétinoïque et de trioxyde d’arsenic, dont l’action efficace contre ce type de cancer a déjà été mise en évidence par les Pr Anne Dejean-Assémat, Hugues de Thé, Zhu Chen et le clinicien Laurent Degos dans les années 1990. 

    Il provoque la dégradation de l’oncogène responsable du cancer et constitue un traitement révolutionnaire contre la leucémie aiguë promyélocytaire.

    Le Pr Anne Dejean-Assémat pense que les travaux menés permettent d’espérer le développement de thérapies innovantes pour traiter d’autres formes de cancers qui seraient fondées sur des approches similaires.

    La dotation reçue permettra de financer les travaux de recherche des 3 chercheurs lauréats.  

  • La Cour des Comptes évalue les services publics numériques en santé (rapport public)

    La Cour des Comptes a rendu public son rapport annuel dont le chapitre 4 traite des « Services publics numériques en santé », le mercredi 7 février 2018.

    Le développement des services publics numériques en santé apporte, d’après la Cour, une contribution réelle mais inégale à l’efficience de gestion: si certains outils dématérialisés comme la feuille de soins, les arrêts de travail et portails internet comme ameli.fr, ont permis de dégager des économies significatives, d’infléchir les pratiques des professionnels dans le sens d’un recours accru aux services numériques et d’améliorer le suivi des patients, les médecins peinent à s’approprier certains outils comme le dossier médical personnel (DMP), ou la messagerie sécurisé de santé (MSSanté).

    Les recommandations formulées par la Cour pour optimiser l’usage et la diffusion des services publics numériques seront évoquéés dans un second article d’H&TI.

    Les téléservices en santé au cœur des préoccupations de la Cour des Comptes depuis 2013

    Le chapitre 4 du rapport public annuel de la Cour des Comptes porte sur les « services publics numériques », définis comme « un ensemble composé principalement de services de santé en ligne – ou téléservices, permettant aux usagers de réaliser une ou plusieurs démarches de manière dématérialisée – et des outils numériques de coordination des soins et d’échange ou de partage principalement destinés aux professionnels de santé ».

    Dans son rapport annuel 2013, dont le titre II portait sur « Les téléservices publics de santé : un pilotage toujours insuffisant », la Cour des comptes constatait déjà la progression du recours aux téléservices en santé, qui ne permettaient toutefois pas d’attendre les résultats escomptés : « une plus grande efficacité, une meilleure qualité de la prise en charge et une optimisation du parcours de soins ».

    Dans une enquête récente sur la télémédecine intégrée au rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale pour 2017, la Cour des Comptes invitait l’État à mettre en œuvre une « stratégie plus cohérente » afin d’exploiter au mieux les perspectives « prometteuses » ouvertes par le développement des échanges numériques en santé.

    Dans le prolongement de ces enquêtes et d’une communication plus large en 2016 remise au Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale, sur la généralisation des services publics numériques au sein de l’État, la Cour des comptes « a cherché à mesurer les évolutions intervenues au cours des années récentes en matière de services publics numériques en santé ».

    La Cour des Comptes constate en ce domaine « des progrès réels mais inégaux, porteurs de résultats d’ores et déjà appréciables ». Elle nuance toutefois son propos, en précisant que « faire pleinement des services numériques le levier de modernisation en profondeur du système de soins qu’ils doivent être exige de lever différents obstacles et d’inscrire ces services dans un cadre plus cohérent ».

    La Cour relève des « progrès réels mais inégaux » en matière de services publics numériques en santé

    Augmenter le nombre d’inscrits sur ameli.fr et en faire un point d’entrée pour des actions de prévention et de suivi

    Les téléservices de l’assurance maladie ont connu un développement continu, se félicite la Cour des Comptes. Le site ameli.fr constitue le premier site internet public de santé à destination des assurés et des professionnels, avec près de 25,3 millions de comptes créés en 2017 contre 10 millions en 2012, soit une augmentation du nombre d’inscrits de plus de 3 millions par an.

    Si les usages du site « sont en fort développement » et si la CNAMTS a développé une politique volontariste de communication, pour augmenter le nombre d’inscrits, la Cour relève « qu’une proportion importante d’assurés n’y recourt pas encore », d’où la recommandation d’accroître l’usage du portail améli en tant que point d’entrée pour des actions de prévention et de suivi.

    Poursuivre la mise en place du portail sante.fr

    La Cour constate que la « diffusion sous une forme numérique d’une information publique fiable et objective devient un enjeu central« . Dans ce contexte, il conviendrait de lever rapidement les difficultés techniques de mise en place du portail sante.fr, service public d’information en santé créé par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, portail dont « seul le pilote francilien » est en service en septembre 2017.

    La Cour des Comptes déplore la « diffusion lente » des outils de coordination des soins comme la MMSanté et le DMP

    « La messagerie sécurisée de santé » (MSSanté) est encore trop peu utilisée

    La MSSanté élaborée par l’Asip Santé en 2013, pour un montant total de 11,4 M€ (2016), dans le but de garantir la sécurité des échanges de données, revendique 53 000 boîtes aux lettres et 900 établissements de santé en avril 2017. L’objectif de généralisation des dispositifs de messagerie, souligne la Cour des comptes, initialement proposé pour 2017, n’est donc pas atteint. Leur diffusion doit être érigée en « priorité » par les pouvoirs publics et l’assurance maladie, conclut-elle, en ce que ces dispositifs « constituent l’environnement indispensable au développement des parcours de soins coordonnées, et au delà, à l’essor de la télémédecine ».

    Le dossier médical personnel (DMP) doit être relancé et sa diffusion élargie

    Créé par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, après une « longue phase de recherches et d’expérimentations », le DMP est déployé à échelle nationale en 2011. Dans une enquête réalisée par la Cour des Comptes en 2012, celle-ci constate qu’en juillet 2012, « seuls 158 000 DMP avaient été créés en un an et demi, de manière dispersée et sans stratégie claire de déploiement, une grande partie (89 500) restant au demeurant vide ». 

    Le déploiement du DMP a été suspendu à l’automne 2012, pour faire place à une période « d’attentisme coûteux de la part des pouvoirs publics ». La Cour des comptes salut les efforts fournis par la CNAMTS pour développer des outils tendant à la diffusion du DMP, comme la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) qui inclut un critère lié à l’usage d’un logiciel compatible avec le DMP.

    La Cour des Comptes identifie des gains d’efficacité liés à l’usage de certains outils dématérialisés

    • Progression de la dématérialisation des feuilles de soins : on dénombrait 79% feuilles de soins électroniques en 2005 contre 86% en 2009 et 95% aujourd’hui, « soit 1,4 milliard de FSE par an ». Le passage à 100% de dématérialisation n’a pas encore été atteint mais les pouvoirs publics excluent pour l’heure les sanctions financières.
    • Progression des avis d’arrêt de travail dématérialisés : ils sont passés de 7,89% à 22,69% du total des Arrêts de travail, entre 2012 et 2016. Chaque point supplémentaire permet de dégager une économie de 9M€ par an.
    • Progression de la dématérialisation de l’accord préalable du contrôle médical : elle permis une économie de 80M€ sur la seule année 2016, d’après la Cour.

    Les recommandations formulées par la Cour afin de « mettre le numérique au service de la transformation du système de soins » seront évoquées dans un second article de H&TI.

  • « Favoriser l’accès à l’innovation est crucial pour favoriser la recherche » (C. Durand, Alexion)

    Le groupe américain Alexion a annoncé le 29 janvier 2018 à la Maison de la recherche à Paris la mise à disposition de Strensiq®, un produit d’enzymothérapie substitutive visant à traiter l’hypophosphatasie (défaut de minéralisation osseuses) qui est une maladie ultra-rare, héréditaire, systémique et progressive.

    À cette occasion, Christophe Durand, le président-directeur général d’Alexion France a accordé une interview à Health&Tech Intelligence dans laquelle il aborde :
    • les difficultés d’un groupe pharmaceutique spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ;
    • l’excellence de la recherche française ;
    • la façon dont un groupe biopharmaceutique innove ;
    • les partenariats innovants qui lui permettent d’avancer, notamment avec l’Institut Imagine ;
    • les engagements publics qui pourraient soutenir les acteurs de la santé ;
    • la façon dont les outils numériques influent sur la recherche.

    Alexion prévoit de déménager son siège social vers Boston au cours de 2018 afin d’être au plus près de la dynamique d’innovation qui caractérise cette ville des États-Unis.

    Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez en tant que laboratoire spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ?

    Pour traiter les maladies rares ou ultra-rares, il nous faut d’abord comprendre les mécanismes biologiques complexes impliqués dans ces maladies, alors qu’en général peu de données sont disponibles. Cette recherche fondamentale est longue, difficile et incertaine. Au cours du développement clinique, nous sommes confrontés également à la difficulté du diagnostic et à la taille souvent très limitée des populations cibles. Le modèle économique de ces produits doit s’adapter à tous ces critères très particuliers. Depuis sa création, Alexion s’est donné comme mission, malgré tous ces obstacles, de mettre à disposition des patients en impasse thérapeutique, des traitements innovants et hautement transformatifs.

    Quel regard portez-vous sur l’état de la recherche médicale en France ?

    L’excellence de la recherche médicale en France est reconnue au niveau international. Notamment dans le domaine des maladies rares, la France est un leader mondial avec une organisation spécifique pour le diagnostic, l’accès aux soins, ou encore la recherche. Nous avons des collaborations importantes avec des équipes académiques et des équipes hospitalières en France. Nous avons déjà des projets de recherche ambitieux avec l’Institut Imagine et nous sommes le premier industriel à avoir signé une collaboration avec Necker et l’Institut Imagine en 2015.

    Est-il facile d’innover au sein d’un laboratoire pharmaceutique aujourd’hui ? De quelle façon innove-t-on ?

    Alexion investit plus de 20% de son chiffre d’affaires en R&D. Ce simple chiffre souligne l’importance de la recherche au sein de notre laboratoire, et donc des efforts consentis pour innover. D’autre part, nous sommes en recherche permanente de partenaires stratégiques pour renforcer notre offre thérapeutique. Notre siège social sera transféré dans les prochains mois de New Haven à Boston, capitale mondiale des biotechnologies.

    En France, nous avons une équipe au sein de l’IHU Imagine, lieu qui rassemble cliniciens, chercheurs et équipes industrielles pour explorer de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques innovantes en lien avec les maladies rares. L’innovation peut repousser les limites des connaissances scientifiques actuelles pour comprendre les pathologies complexes et trouver des moyens de changer le cours des maladies. Cela ne peut réussir qu’au travers d’une collaboration entre le monde universitaire, l’industriel et les cliniciens. Nos investissements en R&D couplés à cette recherche ouverte, et à notre expertise de pointe dans certains domaines, comme celui de la biologie du complément, sont des atouts qui doivent permettre à Alexion d’être un acteur clé dans les maladies rares.

    Dans un contexte de plus en plus globalisé, que manque-t-il pour faire avancer la recherche plus facilement et rapidement ? Quelles recommandations feriez-vous aux pouvoirs publics ou d’autres acteurs de l’écosystème pour mieux soutenir la recherche ?

    La France joue un rôle pionnier dans le domaine des maladies rares : elle est le premier pays en Europe à avoir élaboré et mis en œuvre un plan national (PNMR). La structuration de l’offre de soins autour des centres de référence maladies rares et des centres de compétence est un élément indéniablement positif pour le développement clinique.

    Dans le cadre du 3ème PNMR qui est en cours d’élaboration il pourrait être intéressant de poser la question de la mutualisation des efforts entre La banque Nationale de Données Maladies Rares et les études post inscriptions exigées par les autorités auprès des industriels afin d’améliorer les connaissances cliniques et la compréhension des maladies rares en conditions réelles et donc d’améliorer la prise en charge des patients et la planification des soins.

    Par ailleurs, une meilleure prédictibilité des politiques de santé permettrait aux industriels d’avoir une plus grande visibilité et d’arbitrer les investissements en faveur de la France. Enfin une  prise en compte plus importante des projets R&D locaux dans les décisions de prix et remboursement pourrait inciter des acteurs internationaux comme le nôtre à accélérer les investissements sur le territoire français. 

    Quelles sont les initiatives qui existent et qui facilitent la recherche en France et que vous appréciez ?

    Favoriser l’accès à l’innovation est un élément clé pour favoriser également la recherche.  La France est un leader mondial sur le plan des politiques publiques en faveur des maladies rares pour assurer aux patients un accès à des soins, à des centres de références pour le diagnostic et la prise en charge et enfin l’accès aux thérapeutiques innovantes. Les patients français bénéficient également d’un système d’accès précoce aux innovations grâce au mécanisme de l’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) qui permet un accès rapide dans un cadre contrôlé. Les plans maladies rares et les ATU sont deux éléments clés qui favorisent le développement de projets de recherche en France.

    Sous l’égide de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), les programmes d’investissement d’avenir ont permis de proposer plusieurs appels à candidature aux plans RHU « Recherche Hospitalo‐Universitaire en santé » (RHU). Ces initiatives RHU permettent de fédérer des équipes de recherche du secteur académique, médical et industriel, et d’atteindre ainsi les investissements critiques nécessaires pour l’exploration de projets de recherche ambitieux. Cette structuration est clé dans le domaine des maladies rares.

    Dans ce cadre, Alexion RD France est un partenaire clé du projet C’IL-LICO qui vise l’identification de thérapies innovantes dans le domaine de maladies rénales pédiatriques rares et sévères. Ce partenariat a commencé en décembre 2017, et réunit des équipes de recherche de l’Hôpital Necker Enfants Malades, de l’Université Paris Descartes, de l’AP-HP, de l’École Polytechnique, de l’Université de Strasbourg, de l’Institut Imagine et du centre de recherche Alexion RD France situé dans les locaux d’Imagine à Paris.

    L’avènement d’outils numériques dans la santé impacte-t-il la recherche et la commercialisation de vos produits ?

    Les outils numériques s’intègrent à de très nombreuses étapes de la R&D (analyse de données, modélisation du mécanisme d’action, etc.) jusqu’aux applications ou outils créés pour développer le bon usage de nos médicaments auprès des professionnels de santé, ou pour faciliter l’observance des patients. Le numérique et l’analyse des données font partie du quotidien de nos activités, comme pour les autres acteurs de santé. Dans ce domaine, l’avènement de l’intelligence artificielle et les nouveaux algorithmes d’analyse des données génétiques et médicales permettront d’identifier plus encore de patients pouvant bénéficier des dernières thérapies innovantes. Le plan RHU CIL’LICO pour lequel Alexion participe en collaboration avec l’Institut Imagine s’inscrit d’ailleurs dans ces nouvelles perspectives.

  • L’édition 2018 de PharmagoraPlus propose un village e-santé, à Paris Expo les 7 et 8 avril 2018

    Le salon national PharmagoraPlus est le rendez-vous annuel réunissant pharmaciens et l’ensemble de l’écosystème (confrères, professionnels de santé, associations de patients, institutionnels, politiques, partenaires et prestataires).

    Son ambition est de définir les nouvelles perspectives d’une profession en pleine mutation, et d’accompagner les pharmaciens grâce à des solutions pratiques.

    Outre de nombreuses conférences, un village e-santé permettra de découvrir les innovations digitales qui peuvent aider au quotidien dans la gestion des officines et dans l’accompagnement des patients.

    Les innovations présentées sur le Village e-santé

    • Solutions pour mieux accompagner les patients comme les applications et les plateformes de suivi entre professionnels et patients, les chatbots, les objets connectés, les outils d’observance, la télémédecine, l’auto surveillance, les outils d’aide aux aidants, etc.
    • Innovations concernant le back-office et la gestion de l’officine comme les nouveaux dispositifs de livraison, les sites d’emploi et de transaction en ligne, etc.

    Une agora vouée aux échanges entre start-ups et équipes officinales

    Le programme sera organisé en grandes sessions thématiques autour notamment des innovations au service de la gestion de l’officine, de la prévention ou encore du parcours de soins.

    Chaque session sera introduite par une brève présentation des start-ups, puis un échange aura lieu entre la salle et des grands témoins (spécialistes de l’innovation, associations de patients, professionnels de santé, institutionnels, etc.) autour des bénéfices apportés par ces innovations.

    Le programme complet est disponible via ce lien.