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  • Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge

    Un sondage rendu public le 6 février 2018 réalisé par le Deloitte Center for Health Solutions pour le compte de NEJM Catalyst, révèle que les financeurs et pourvoyeurs de soins américains concentrent désormais l’essentiel de leurs efforts sur le « population health management ». 

    Le concept de population health management (PHM) consiste à suivre la trajectoire d’une population présentant un même profil de santé et à adapter les stratégies de soins et de suivi en fonction de ses besoins. Si ce concept a été développé aux Etats-Unis, le Canada francophone, au début des années 2000, a adopté une notion similaire – celle de « responsabilité populationnelle en santé – dont la France et la Grande-Bretagne s’inspirent actuellement.

    La Fédération hospitalière de France a fait de la santé populationnelle une priorité politique pour la période 2017-2022. Elle élabore actuellement un guide sur le sujet à l’usage des acteurs du système de santé, à paraître en mai 2018.

    Dans un entretien accordé à H&TI en juillet 2017, Antoine Malone, directeur de projets à la FHF, définissait l’approche populationnelle en santé de la manière suivante : « La responsabilité populationnelle vise à suivre la trajectoire du patient sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, et à répondre ainsi au défi posé par la triple transition épidémiologique, démographique et technologique via des systèmes intégrés. Elle se distingue donc de la notion de parcours par une intégration complète de l’ensemble des services et acteurs autour des besoins des patients et de la population, avec eux et pour eux. »

    Genèse nord-américaine du concept de population health management 

    Un concept développé aux Etats-Unis pour structurer un système de soins intégrés

    Développé aux Etats-Unis au cours des années 1990, le concept de population health management (PHM) est l’extension du disease management (qui renvoie au ciblage de patients atteints d’une maladie définie) à une population spécifique pour une pathologie donnée, par exemple tous les assurés diabétiques d’une région.

    Le PHM est un mode d’organisation et de financement des soins, dont la finalité première est d’aider les professionnels de santé et les financeurs à évaluer le profil de santé et les besoins de populations présentes sur un territoire défini, dans une logique curative et préventive. L’objectif du PHM est de segmenter des populations de patients atteints de la même maladie, d’évaluer leurs besoins et de leur dispenser des soins adaptés.

    L’objectif financier du modèle, tel qu’il a été développé aux Etats-Unis, consiste à réduire les dépenses en prévenant les risques d’apparition de pathologies au sein de populations « bien-portantes » et d’améliorer le suivi et l’état de santé de populations atteintes de maladies chroniques. La logique inhérente au dispositif est préventive : le ciblage de population doit permettre d’identifier et de combler les failles dans la prise en charge de populations à risque ou « bien-portantes ».

    Rôle fondamental des outils numériques dans l’approche populationnelle

    Le concept de « Population Health Management » a été consacré en droit américain par le Patient Protection and Affordable Care Act (PPACA) promulgué le 30 mars 2010. Il repose sur plusieurs leviers technologiques, financiers et institutionnels : 

    • technologiques : le PHM repose sur de puissants systèmes d’agrégation et de traitement des données issues de sources multiples, permettant d’identifier et de segmenter les populations selon leur profil médical sur un territoire défini, d’analyser leurs besoins, de dispenser les soins appropriés, d’assurer leur suivi de long terme et de prédire l’évolution de leur état de santé. 
    • financiers : le système repose sur des indicateurs de performance et des leviers financiers incitatifs visant à encourager les médecins à faire porter leurs actions sur les populations les plus malades ou reléguées aux marges du système de soins (car défavorisées, ou mal informées, etc.).
    • institutionnels : les données permettant de faire émerger le profil sanitaire d’une population donnée à l’échelle d’un territoire proviennent de multiples sources : les acteurs institutionnels pourvoyeurs de données doivent accepter de mutualiser ces données et d’engager une dynamique partenariale.

    Une approche québécoise centrée sur la « responsabilité des parties prenantes » 

    Le Québec a développé au cours des années 2000 un concept proche intitulé « responsabilité populationnelle en santé », qui met en avant la notion de responsabilité des acteurs du systèmes de santé (médecins, assureurs, acteurs de la prévention). L’objectif de la « responsabilité populationnelle » est d’assurer un état de santé maximal chez la population d’un territoire, compte tenu des ressources disponibles. Elle est destinée à coordonner l’offre de soins et de services médico-sociaux en fonction d’une population donnée plutôt qu’en fonction d’un individu. 

    La notion de « responsabilité » constitue la clé-de-voute de ce modèle. Elle est fondée sur l’idée que les autorités locales ont une responsabilité vis-à-vis de leurs administrés, et doivent garantir l’accessibilité aux services concernés, mener des actions de prévention et prévenir les ruptures dans la prise en charge. La responsabilité populationnelle en santé et ses déclinaisons canadiennes ont fait l’objet de plusieurs travaux d’évaluation.

    L’imputabilité change avec la responsabilité populationnelle : les acteurs du territoire doivent s’organiser pour améliorer l’expérience de soins du patient et la santé de la population. L’approche populationnelle doit permettre de générer une triple amélioration de la prise en charge, du bien-être au travail et de l’équilibre budgétaire du système. C’est une modalité de transformation du système, comme l’expliquait Antoine Malone dans l’entretien accordé à H&TI en juillet 2017.

    Un concept transposable au contexte français ?

    La FHF s’est saisie de la question et l’a érigée en priorité politique pour la période 2017-2022

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a repris à son compte le concept de « responsabilité populationnelle » – inspiré du modèle québecois.

    La FHF publiait le 28 mars 2017 sa « plateforme politique » pour la période 2017-2022, en vue d’impulser « un nouvel élan rassembleur au sein du système de santé » dans le contexte de l’élection présidentielle de 2017. La Fédération identifiait ainsi 12 priorités, dont la deuxième proposait « d’engager une révolution dans l’organisation de notre système en le fondant sur le principe de la responsabilité populationnelle ».

    La FHF a dégagé cinq lignes directrices permettant de mettre en oeuvre la santé populationnelle en France

    La responsabilité populationnelle recouvre plusieurs enjeux. La FHF en retient une définition analogue au modèle canadien. La responsabilité populationnelle en santé implique selon elle « l’engagement de l’ensemble des acteurs du territoire autour d’objectifs communs pour l’amélioration de la santé de la population sur leur territoire. Elle leur demande d’agir collectivement afin de rendre accessible un ensemble de services sociaux et de santé pertinents et coordonnés ».

    La Fédération dégage cinq lignes directrices pour traduire le concept de responsabilité populationnelle en action : aligner les standards de qualité sur les standards mondiaux, placer les professionnels de santé au coeur de la démarche populationnelle, intégrer la qualité aux objectifs des territoires de santé, développer « massivement » les enquêtes et recherches médico-économiques territorialisées, développer à l’échelle territoriale les outils incitatifs nécessaires à l’atteinte des objectifs qualité.

    Responsabilité populationnelle en santé dans le contexte français : un guide en préparation, à paraître en mai 2018

    Antoine Malone, directeur de projet à la FHF, prépare actuellement un guide dédié à la responsabilité populationnelle, à l’usage des professionnels de santé et des acteurs institutionnels. Elaboré en collaboration avec trois étudiants et un tuteur de l’Executive MBA Santé Paris Dauphine (Université Paris Dauphine), ce document examinera la mise en oeuvre pratique de la responsabilité populationnelle dans un contexte français. Ce guide sera rendu public en mai 2018, à l’occasion de Hôpital Expo.

    Ce guide interrogera les modalités de transposition de ce modèle nord-américain au contexte socio-sanitaire français et ses applications possibles en France à travers, notamment, les GHT.

  • Smart Hospitals : l’Asie-Pacifique en passe de devenir leader (Frost & Sullivan)

    Dans une étude parue en janvier 2018, Frost & Sullivan (F&S) affirme que l’Asie-Pacifique sera l’une des régions à la croissance la plus rapide au monde cette année dans l’industrie des soins : + 11,1 % en 2018 contre + 4,8 % en moyenne au niveau mondial. Selon le cabinet de conseil, le marché de l’APAC devrait atteindre une valeur d’environ 517 milliards de dollars US (421 Mds €) en 2018.

    La transformation numérique en cours et le développement du concept de « smart city » pousseront les hôpitaux à devenir des « hôpitaux intelligents », les pays d’Asie-Pacifique étant les moteurs de cette révolution, analyse F&S. Par ailleurs, des tendances clés telles que le développement du modèle XaaS créeront de nouvelles sources de revenus pour la durabilité future de l’industrie de santé et le cloud apparaîtra comme une solution centrale sur le web puisque les acteurs du secteur doivent améliorer dès à présent la flexibilité de leur mode de stockage de données.

    APAC : vers une transformation globale des business modèles

    La combinaison de l’adoption accrue des nouvelles technologies, de l’accès à des programmes de santé novateurs et de la prestation de soins en dehors des milieux hospitaliers traditionnels alimente la croissance annoncée, précise l’étude.

    Le développement de la health tech contribue à l’autonomie des consommateurs

    Au sein des pays d’Asie-Pacifique, plusieurs éléments persisteront au cours de l’année à venir, dont :

    • les transitions du point de vue réglementaire ;
    • la recherche de nouveaux business modèles ;
    • le développement des plateformes technologiques ;
    • l’évolution du rôle des consommateurs, de plus en plus autonomes ;
    • les opportunités de croissance pour les acteurs de l’industrie, notamment pour les groupes pharmaceutiques, les fabricants de technologies médicales, les fournisseurs de produits health tech et les fournisseurs de services de santé.

    Par ailleurs, les analystes s’attendent à ce que l’industrie se concentre davantage sur les résultats en matière de soins et aux modes de traitement centrés sur le patient.

    « Le rôle des consommateurs de soins change radicalement en Asie-Pacifique, souligne Rhenu Bhuller, associé à Frost & Sullivan. La technologie numérique permet l’accès à l’information et aux soins ; les consommateurs sont donc en mesure de choisir où, comment et par qui ils aimeraient être traités. Cela modifie tous les business modèles de la région. »

    APAC : 5 facteurs de croissance dans l’industrie des soins

    Karthik Rajan, responsable conseil au sein du pôle « Transformational Health » à F&S, met en avant cinq facteurs de croissance :

    1. L’expansion des hôpitaux continue de répondre à la demande dans les marchés émergents

    Cette évolution inclut le développement des hôpitaux ainsi que des chaînes de soins primaires intégrées et des cliniques spécialisées grâce à des partenariats et à la levée de fonds de capital risque.

    En plus de l’expansion des services de soins en dehors du milieu hospitalier, les autorités modifieront la réglementation au sein du secteur afin d’atteindre les objectifs de couverture et d’accès universels aux soins. Des changements auront également lieu du côté des assureurs de santé privés afin d’améliorer le bien-être des citoyens et de développer l’intervention précoce.

    2. Les assureurs privés allègent le poids financier lié à la mauvaise santé de la population

    Les fournisseurs privés d’assurance maladie expérimentent des plateformes numériques pour la gestion des maladies chroniques et le bien-être qui récompensent les patients adoptant des comportements sains et peuvent ainsi potentiellement réduire le coût global des soins.

    Ils investissent également dans des solutions InsurTech ainsi que dans des canaux de distribution innovants pour améliorer la pénétration du marché.

    3. La personnalisation des soins et la responsabilisation des consommateurs : clés du bien-être

    Le séquençage génétique appliqué directement aux consommateurs de la santé évolue vers des services et des solutions fournis par des sociétés telles que Prudential (Asie), iCarbonX (Chine) et Healthi (Inde), qui ont développé des systèmes d’interventions personnalisées pour améliorer le bien-être de la population. Par ailleurs, des entreprises comme Thorne Research (États-Unis) et Imagene Labs (Singapour) vont prochainement proposer en Asie-Pacifique des suppléments nutritionnels et des produits de soins pour la peau personnalisés, également sur la base d’un modèle centré sur un abonnement payant.

    4. La Chine et l’Inde alimentent le tourisme médical à l’étranger

    Le tourisme médical devrait également devenir plus important en 2018. Comprenant six des dix premières destinations touristiques médicales dans le monde, l’Asie-Pacifique sera la région à la croissance la plus rapide dans le tourisme médical en 2018 avec des taux de croissance supérieurs à 15 %.

    L’utilisation croissante des nouvelles technologies dans des domaines tels que la chirurgie mini-invasive ou la téléconsultation pour le suivi des patients avant et après un traitement sera également source de croissance.

    5. L’harmonisation de l’ASEAN

    En 2018, Singapour va assurer la présidence de l’ASEAN en se concentrant sur les thématiques de la « résilience » et de « l’innovation ». La cité-État cherchera à stimuler le e-commerce et à promouvoir le développement de « smart cities » dans la région.

    Les marchés de la santé bénéficieront considérablement de ces initiatives, en particulier si les questions sous-jacentes comme celles portant sur la protection des données et la cybersécurité sont activement traitées.

  • Smart Hospitals: Asia-Pacific to become leader (Frost & Sullivan)

    In a study published in January 2018, Frost & Sullivan (F&S) said that Asia-Pacific (APAC) will be one of the fastest growing regions in the world this year in the healthcare industry growing at 11.1% in 2018, compared to the global average of 4.8%. According to the consulting firm, the APAC market is expected to reach about US$517 billion (€421b) in 2018.

    The ongoing digital transformation and the development of the smart city concept will push hospitals to become « smart hospitals », with the Asia-Pacific countries driving this revolution, F&S analyzed. In addition, key trends such as XaaS model will create new sources of revenue driving future sustainability for the healthcare industry and cloud will emerge as a core solution on the web since all stakeholders need to expand storage flexibility.

    APAC: towards a transformation of every business models

    The combination of increased adoption of technology, access to innovative healthcare programs and delivery of care outside traditional hospital settings is fueling this growth, the study said.

    The development of health tech contributes to the autonomy of consumers

    Within the Asia-Pacific countries, several challenges are excepting to continue over the coming year, including:

    • Regulatory transitions;
    • Search for new business models;
    • Emerging technology platforms;
    • Evolving role of consumers;
    • Growth opportunities for industry players including pharmaceuticals, medical technology manufacturers, digital health suppliers and healthcare service providers.

    In addition, analysts expect increased industry focus on healthcare outcomes vs cost and patient-centric treatment pathways.

    « The role of healthcare consumers is changing dramatically in Asia-Pacific, » says Rhenu Bhuller, partner at Frost & Sullivan. « Digital technology enables access to information and care; hence consumers are able to choose where, how, and by whom they would like to be treated. This is changing every business model in the region. »

    APAC: 5 growth factors in the healthcare industry

    Karthik Rajan, head of consulting for the Frost & Sullivan Transformational Health practice, offers five growth drivers:

    1. Hospital expansion will continue to meet demand in emerging markets

    This evolution includes development of hospitals as well as integrated primary care chains and specialty clinics through partnerships and venture funds.

    In addition to expansion in points of care outside of the hospital setting, there will be shifts in policy makers’ appetite for regulatory transformation to support goals for universal healthcare coverage and access and in private health insurers driving wellness and early intervention.

    2. Private health insurers to ease financial burden of ill-health

    Private health insurance providers are experimenting with digital platforms for chronic disease management and wellnessthat reward patients for healthy behaviors and can potentially reduce the payout burden at a population level.

    They are also investing in InsurTech solutions and innovative distribution channels to improve market penetration.

    3. Personalized care and consumer empowerment are the keys to wellness

    Direct-to-consumer gene sequencing is moving towards services and solutions provided by companies such as Prudential (Asia), iCarbonX (China) and Healthi (India), which have developed personalized wellness interventions systems. Moreover, firms such as Thorne Research (USA) and Imagene Labs (Singapore) will soon be offering in Asia-Pacific personalized over-the-counter nutritional supplements and skin care products respectively, and that too on a subscription model.

    4. China and India to fuel outbound medical tourism

    Medical tourism is also expected to become more important in 2018. With six of the world’s top 10 medical tourist destinations, Asia Pacific will be the fastest growing region for medical tourism in 2018 with growth rates exceeding 15 %, the expert said.

    The increasing use of technology in areas such as minimally invasive surgery or tele-consultation for pre and post treatment follow up are providing further platforms for growth.

    5. Harmonization of ASEAN

    In 2018, Singapore assumes chairmanship of ASEAN, focusing on the themes of “resilience” and “innovation”. The city-state will target stimulating e-commerce and promoting development of « smart cities » in the region.

    Healthcare markets will benefit greatly from these initiatives, particularly if the underlying issues such as data protection and cybersecurity are actively addressed.

  • Intelligence artificielle : le NHS encourage la collaboration entre l’Inde et le Royaume-Uni

    Une délégation britannique, composée de représentants des meilleurs hôpitaux du National Health Service (NHS) et des principaux fournisseurs de soins du Royaume-Uni, s’est rendue en Inde du 4 au 8 février 2018 pour encourager l’innovation dans le domaine de la santé.

    Dirigée par le président du NHS England, Sir Malcolm Grant, la délégation a concentré son attention sur les technologies de santé novatrices telles que l’intelligence artificielle (IA) et la promotion de la collaboration entre les deux pays.

    Le NHS souhaite soutenir l’Inde dans la transformation de son industrie de santé

    Une attention particulière portée sur l’IA et la réalité virtuelle

    Le haut-commissariat britannique en Inde a déclaré que la mission était focalisée « sur l’innovation dans les soins et [qu’elle avait pour objectif de répondre] aux besoins changeants de l’offre médicale car les technologies (…) telles que l’intelligence artificielle (IA), les capteurs portables et la réalité virtuelle [devenaient] de plus en plus courantes. »

    Réduire les coûts et proposer des soins plus personnalisés grâce à aux nouvelles technos

    Les délégués médicaux britanniques ont expliqué à leurs homologues indiens comment ils pouvaient réduire les coûts au sein de l’industrie, augmenter l’accès aux soins dans les zones reculées et fournir des solutions de soins plus personnalisées grâce aux nouvelles technologies.

    Health tech : le NHS collaborera avec l’Inde pour déployer de nouvelles solutions

    Le NHS dispose d’un « solide héritage dans le développement (…) de la technologie »

    « Alors que le National Health Service fête son 70e anniversaire, il continue d’être classé parmi les plus importants systèmes de santé au monde, a déclaré Sir Grant dans un communiqué (source : Digitalhealth.net). Nous sommes fiers de notre solide héritage dans le développement de la science et de la technologie mais nous continuons à investir dans l’innovation pour améliorer [l’offre de soins délivrée] aux patients et relever les défis du XXIe siècle. »

    Inde : une industrie de la santé de plus en plus tournée vers la health tech

    La délégation commerciale britannique a assisté aux événements suivants :

    • une conférence organisée à Delhi sur l’avenir des soins avec des directeurs d’hôpitaux, des instituts médicaux, des universités et des sociétés de soins ;
    • une table ronde à Delhi avec dix directeurs d’hôpitaux locaux ;
    • au sommet India-UK Createch, qui s’est tenu à Bombay le 6 février 2018. L’événement avait pour but d’explorer les avantages de la convergence de la créativité et de la technologie (Createch) au sein de l’industrie de santé et plus précisément la manière dont cette fusion permet la création de nouveaux produits, services et expériences à valeur ajoutée.
    • Elle a également visité à Hyderabad (sud de l’Inde) le site d’un hôpital Apollo. Les hôpitaux Apollo sont les premiers centres de soins hyper spécialisés du pays à proposer des services axés sur la médecine moderne.

    Par le biais de cette visite commerciale, le NHS souhaite « développer l’intérêt commun et croissant entre l’Inde et le Royaume-Uni en ce qui concerne les derniers systèmes intelligents et les nouvelles solutions novatrices [disponibles sur le marché] en matière de soins », a ajouté Sir Malcolm Grant.

  • Artificial intelligence: NHS encourages collaboration between India and the United Kingdom

    A UK delegation composed of representatives from top NHS hospitals and leading healthcare providers in the UK visited India from February 4-8th to encourage innovation in the field of health.

    Led by chairman of NHS England Sir Malcolm Grant, the delegation focused on disruptive health technologies such as artificial intelligence (AI) and promoted collaboration between the two countries.

    NHS would like to support India to transform its health industry

    A special focus on AI and virtual reality

    The British High Commission in India stated that the mission was focused on « innovation in healthcare » and it was intended to « address the changing needs of medical provision as disruptive technologies such as artificial intelligence (AI), wearable sensors, and virtual reality become increasingly commonplace. »

    To reduce costs, improve access to health and offer more personalized care via new technology

    The UK healthcare delegates explained to their Indian counterparts how they could reduce costs in the industry, increase access to care in remote areas, and provide more personalized care solutions through new technology.

    Health Tech : NHS wants to work closely with India to deploy new solutions

    The NHS has a « strong heritage in science and technology development »

    « As the National Health Service reaches its 70th anniversary year it continues to be ranked amongst the foremost health systems in the world, » Sir Malcolm Grant said in a statement (source: Digitalhealth.net). « We are proud of our strong heritage in science and technology development, but we continue to invest in innovation to improve patient care and meet the challenges of the 21st century. »

    India: Healthcare industry increasingly focused on health tech

    The trade delegation attended the following events:

    • A conference in Delhi focused on the future of healthcare with senior management of hospitals, medical institutes, colleges and healthcare companies;
    • A round-table meeting in Delhi with ten local hospitals’ CEOs;
    • The India-UK Createch Summit, held in Mumbai on February 6th 2018. The event aimed to explore the convergence of creativity and technology (Createch) and how it’s enabling the creation of new value-added products, services and experiences.
    • It also visited the site of an Apollo hospital in Hyderabad (southern India). Apollo Hospitals are the country’s leading super specialty hospital which give patients the best of modern healthcare.

    Through this trade visit, NHS wants to « nurture the common and growing interest between India and the UK regarding the latest smart systems and pioneering new healthcare solutions, » Sir Malcolm Grant added.

  • Services en ligne : Mondocteur.fr et WEDA annoncent la signature d’un partenariat stratégique

    La start-up WEDA, spécialisée dans la gestion des dossiers patient en ligne, unit ses forces à MonDocteur, acteur de la prise de rendez-vous médicaux, annoncent les deux entreprises dans un communiqué commun daté du 1er février 2018

    « L’enjeu consiste, en proposant une intégration totale des deux solutions, à proposer un quotidien simplifié pour plus de 20 000 professionnels de santé », explique Fabrice Greenbaum, PDG et fondateur de WEDA, qui a déjà signé, en mars 2017, un contrat national avec Doctolib.

    Concrètement, l’ensemble des rendez-vous gérés via MonDocteur sont désormais accessibles depuis la plateforme WEDA en un clic. « Cette intégration permet ainsi aux praticiens de gérer toute la chaîne du parcours de soins : prise de rendez-vous en ligne, prise d’information plus précise avant celui-ci et communication de consignes, dossier patient, messagerie MSSanté, module de prescription certifié (HAS), module d’adressage et tout cela 100% en ligne grâce aux plateformes WEDA et MonDocteur », précise Fabrice Greenbaum.

  • DGS : prévention, big data et bioéthique parmi les chantiers dans le cadre de la SNS (J. Salomon)

    Jérôme Salomon, a annoncé les priorités de la Direction générale de la santé (DGS) dont il est assure la direction depuis le 8 janvier 2018, dans une interview publiée sur le site du ministère des Solidarité et de la Santé, le 12 février 2018.

    Parmi les objectifs de la DGS, on trouve la mise en œuvre des priorités de la feuille de route ministérielle axée sur la prévention, ainsi que la mise en place des sept objectifs de prévention fixés par Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la santé.

    Mise en œuvre des objectifs fixés par le ministère de la Santé

    Le rôle de la DGS, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (SNS)

    En accord avec les priorités fixées par la feuille de route ministérielle et dans cadre de la Stratégie nationale de santé, le rôle de la DGS est de se focaliser sur la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux visant à instaurer un comportement responsable chez les citoyens et à prendre mieux en charge les personnes en perte d’autonomie ou un public plus jeune, à travers les 7 objectifs de prévention du ministère, déclinés comme suit :

    • alimentation saine et activité physique quotidienne, lutte contre les conduites addictives ;
    • interventions auprès des plus jeunes ;
    • prévention des maladies infectieuses ;
    • santé mental ;
    • environnement et conditions de travail favorables à la santé ;
    • politique de dépistage et prévention de la perte d’autonomie.

    Priorités personnelles du directeur

    En tant que directeur de la DGS, Jérôme Salomon a annoncé trois priorités personnelles :

    • développer une vision réformatrice et innovante avec un objectif générationnel en faisant bénéficier la cohorte 2018 de l’essentiel des nouvelles interventions ;
    • renforcer le rôle actif du patient au sein du système de santé en le responsabilisant : accroître la place des patients dans le système de santé en assurant la promotion du patient-acteur avec le nouveau rôle clé du grand public, les enjeux de bien viser et toucher la cible attendue, d’utiliser davantage les réseaux sociaux ;
    • combattre les inégalités : lutter contre les inégalités territoriales, sociales de santé et d’accès à l’information en développant l’information disponible et en utilisant les innovations de rupture.

    Missions internationales et d’innovation : big data, risque sanitaires, prise en charge des maladies chroniques et mentales et le territoire Outre-Mer

    Jérôme Salomon annonce, pour 2018, le renforcement du système national de collecte et d’analyse des données de santé, recouvrant open data et big data, et les moyens de la recherche en santé publique.

    Dans le cadre de sa mission de veille nationale et internationale, la DGS va renforcer l’évaluation et l’anticipation des risques sanitaires afin d’en améliorer la gestion, qu’ils soient d’ordre environnemental ou alimentaire, pour une meilleure protection de la population.

    La DGS assure également une mission de représentation de la France au sein des instances européennes, de l’OMS, mais également dans le cadre du G7 et du G20.

    Une attention particulière sera accordée aux enjeux de la prise en charge d’un public vulnérable ainsi que des prises en charge innovantes des maladies chroniques et des maladies mentales.

    Pour répondre aux exigences de terrain, une stratégie de santé spécifique Outre-Mer sera élaborée et ces territoires auront droit à un volet spécifique du dispositif ORSA (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles).

  • Les complémentaires santé et leur offre de téléconsultation

    En 2018, les mutuelles sont de plus en plus nombreuses à proposer la téléconsultation à leurs adhérents.

    Cette offre est souvent incluse dans le contrat d’adhésion, sans coût additionnel.

    Axa a investi ce marché la première en 2015. Gan Eurocourtage (Groupama) est la mutuelle qui s’est lancée le plus récemment avec une offre disponible depuis le 1er février 2018.

    Health&Tech Intelligence vous propose un panorama des acteurs positionnés – nous en avons identifié 15 au 14 février 2018 – sur la téléconsultation en France, la plateforme avec laquelle ils ont signé un partenariat, l’offre proposée et le lien vers le site web.

  • Etude : la majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude* menée par des chercheurs grecs de l’Université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

    Des failles dans la protection des données sensibles 

    Collecter des données de santé est aujourd’hui à la portée des développeurs de la moindre application mobile. Des millions de data sur le sommeil, l’activité physique, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et bien d’autres indicateurs de santé sont stockées par des applications mobiles gratuites et donc à la portée de tous. Alors que ces données sont sensibles, on pourrait s’attendre à ce que les applications mobiles de santé respectent les règles de sécurité et de confidentialité et les dispositions juridiques contraignantes en matière de protection des données pour garantir la confidentialité et la sécurité de ces data. Plusieurs études ont déjà mis en évidence de nombreuses failles en la matière. En 2016, la Commission européenne avait d’ailleurs réagi en élaborant un nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui sera applicable en 2018.

    20 applis santé passées au crible

    Quelques mois avant que le RGPD n’entre en application, des chercheurs grecs de l’Université du Pirée ont voulu faire un nouvel état des lieux. Ils ont donc évalué les risques concernant la sécurité et la confidentialité des données chez les 20 applications mobiles santé les plus populaires. Ils ont par ailleurs mené une procédure d’audit de conformité RGPD pour déterminer si ces applications sont conformes aux nouvelles exigences légales. Les applis sélectionnées devaient toutes être gratuites, en anglais, avoir été téléchargées au moins 100 000 fois et demander aux utilisateurs d’entrer des données personnelles ou de santé qui seraient transmises à un hôte distant. Elles appartenaient à l’une de ces 3 catégories : grossesse et développement du nouveau-né, agenda de santé, diabète et pression artérielle.

    La méthodologie des chercheurs reposait en fait sur 3 questions majeures :

    • Qui a accès aux données personnelles de l’application ?
    • Quelles sont les données exactes auxquelles chaque partie peut accéder ?
    • Quel est le niveau de sécurité de chaque canal de communication ?

    Les résultats de leurs investigations, publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers), révèlent de nombreuses failles en terme de sécurité et de confidentialité des données.

    Résultats

    • 20% seulement des applis mobiles de santé stockent les données en local, sur le smartphone de l’utilisateur ;
    • 50% des applis partagent les données personnelles (textes et images) avec des tiers ;
    • 50% des applis transmettent les données et gèrent les mots de passe des utilisateurs sans connexion sécurisée par protocole hypertexte HTTPS ;
    • Des accès non justifiés à l’agenda, au répertoire de contacts ou encore aux SMS étaient demandés par plusieurs applications ;
    • Un tiers des applis transmettaient des data avec la méthode GET au lieu de POST. Les données étaient donc en clair dans l’URL et non intégrées dans un formulaire et donc difficilement accessibles ;
    • 35% des applis communiquaient les données de géolocalisation à des tiers.

    Les auteurs de cette étude ont communiqué leurs résultats à chaque fournisseur d’applications. Et un an plus tard, ils ont vérifié si la situation s’était améliorée. Globalement, une nette amélioration a été enregistrée concernant les failles de sécurité et de confidentialité majeures. En revanche, les progrès étaient presque nuls pour les failles mineures.

    Loin de la conformité avec le RGPD

    L’audit de conformité au règlement européen sur la protection des données (RGPD) met également en évidence de nombreuses lacunes.

    • 11 applis sur 19 fournissent au moins une information relative à la politique de confidentialité des données ;
    • Une seule appli demande le consentement de l’utilisateur pour le recueil d’informations supplémentaires ;
    • 36% des applis offrent aux utilisateurs la possibilité de retirer leur consentement et ainsi d’effacer toute information précédemment consentie.

    Un appel aux développeurs

    En conclusion, une majorité des applications mobiles de santé passées au crible compromettent la vie privée de leurs d’utilisateurs. « Notre étude met en évidence de nombreuses lacunes majeures et mineures des applications m-santé », écrivent les chercheurs grecs. A leurs yeux, le manque de cryptage, l’utilisation de GET au lieu des requêtes POST pour la transmission de données sensibles et des pratiques de programmation non sécurisées sont quelques-uns des principaux problèmes de sécurité et de confidentialité que les développeurs doivent résoudre lors de la création d’applications. Le profilage des utilisateurs, que ce soit à des fins de publicité ou de marketing ou pour la surveillance du comportement des utilisateurs, est un problème de confidentialité supplémentaire qui doit aussi être pris en compte pour garantir la confidentialité des utilisateurs.

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