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  • Collective Thinking présente « Intelligence for Health » au 1er live d’Innolab d’Elsan (V. Susplugas)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab.

    Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services. À l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient et Schoolab, H&TI donne la parole à Vincent Susplugas, PDG de Collective Thinking lundi 19 février 2018.

    Quelle est l’origine du projet d’IA de Collective Thinking ?

    Conscient du potentiel des nouvelles technologies d’intelligence artificielle pour répondre à de forts enjeux sociétaux, Collective Thinking a dans un premier temps développé des services sur mesure d’aide décisionnelle et prédictive pour nos premiers clients (BNP Paribas, La Poste, ENGIE, Axa, etc.). Des algorithmes issus de près de cinq années de recherche et développement (R&D) ont été réalisés par des équipes de très haut niveau (Polytechnique, PhD, Centrale Supélec, etc.) et nous permettent de disposer d’une réelle avance technologique en matière de Deep Learning et d’analyse sémantique.

    À partir de 2015, nous avons décidé de mettre nos compétences au service de la santé, secteur aux enjeux humains particulièrement essentiels. C’est de cette époque que date notre rencontre avec Elsan.

    En quoi consiste votre solution ? À qui s’adresse-t-elle ?

    Le logiciel « Intelligence For Health » s’adresse aux départements de l’information médicale des établissements hospitaliers publics et privés. Celui-ci a été développé en lien étroit avec des médecins et techniciens de l’information médicale d’Elsan pour répondre au mieux à leurs enjeux opérationnels. 

    Il vise à les assister dans la réalisation du codage des diagnostics de séjours, celui-ci étant essentiel aussi bien pour la recherche épidémiologique (impact de la prothèse de hanche, par exemple) que pour le financement hospitalier (T2a).

    Quels sont les enjeux du marché auxquels vous répondez aujourd’hui ?    

    Notre solution « Intelligence for Health » répond à des enjeux stratégiques pour les établissements de santé. À long terme, il s’agit de redonner du temps aux médecins en réduisant leur charge administrative.

    Il s’agit ensuite de favoriser un juste remboursement des établissements au regard de leur activité réelle. En effet, toute omission de diagnostic dans les transmissions à l’Assurance maladie peut impacter sévèrement les établissements, qui voient leurs financements réduits.

    Par ailleurs, notre solution permet de répondre à un nombre croissant de problématiques de valorisation des données médicales, notamment en matière de recherche et de partage des bonnes pratiques.

    Quelles sont vos perspectives d’évolution ?        

    Nous rencontrons un grand succès autour de cette première solution. Nous la déployons de la manière transversale bien qu’elle soit en chantier continu : nos ingénieurs en font évoluer l’architecture au fil des besoins et des usages.

    Notre ambition est désormais de nous développer dans deux nouveaux pays et d’élargir notre gamme de produits. Pour y parvenir, notre objectif est de doubler nos équipes au cours de l’année 2018.

    Pouvez-vous nous parler de votre partenariat avec Elsan et de votre place à Innolab ?

    Il nous apparaissait inconcevable de développer un produit sans comprendre les problématiques métier que rencontrent les médecins et techniciens de l’information médicale.

    Notre partenariat avec le premier groupe de cliniques en France était donc essentiel. Elsan est un groupe qui sait prendre des risques et qui a su percevoir le potentiel que notre avance technologique pouvait lui apporter alors même que nous n’avions pas un gros track record dans le secteur de la santé. Leurs équipes se sont réellement impliquées et à différents niveaux hiérarchiques, ce qui a clairement favorisé le succès du projet.

    Nous commençons à travailler avec Elsan sur de nouveaux projets, dont nous gardons l’objet confidentiel pour le moment.

    Qu’avez-vous pensé du premier live d’Innolab auquel vous avez participé ?

    Cet événement nous a permis de rencontrer plusieurs acteurs de l’écosystème d’innovation d’Innolab, avec, nous l’espérons, de futures synergies en perspective.

  • Le NHS England envisage d’introduire le modèle américain des ACOs en Grande-Bretagne (Consultation)

    Le NHS England lance une seconde concertation publique à destination des professionnels de santé et des usagers du système de santé pour évaluer les modalités de transposition des Accountable Care Organizations (ACOs) au modèle britannique. Des voix se sont élevées en Grande-Bretagne contre ce mode d’organisation des soins.

    Introduits aux Etats-Unis pour Medicare par l’Affordable Care Act (2010), les ACOs sont des groupes de prestataires de soins (médecins, hôpitaux, etc.), qui se réunissent sur la base du volontariat pour dispenser des soins coordonnées de qualité à l’échelle d’un territoire et bénéficient de financements publics annuels.

    Les Accountable Care Organizations (ACO) aux Etats-Unis

    Le système de santé américain présente le niveau de dépense de santé le plus élevé au monde (17,2% du PIB en 2016 selon l’OCDE) et par habitant, pour des résultats de santé globalement inférieurs aux autres pays développés. Les ACOs ont été créées par le Patient Protection and Affordable Care Act (2010) pour Medicare pour tenter de contenir l’augmentation des dépenses de santé aux Etats-Unis.

    Le Center for Medicare and Medicaid Services (CMS) définit les ACOs comme des groupes de médecins, hôpitaux ou autres offreurs de soins, qui se réunissent volontairement pour délivrer des soins coordonnées de haute qualité à leurs patients Medicare. Les ACOs américains relèvent exclusivement du programme fédéral Medicare traditionnel (Part A & B) et s’adressent aux assurés pris en charge par des offreurs de soins payés à l’acte.

    Les participants de l’ACO, sélectionnés par le CMS à l’issue d’un appel à candidature annuel et signataires d’un contrat de trois ans, sont collectivement responsables (accountable) de l’intégralité de la prise en charge des patients qui leur sont assignés. Les prestataires de soins sont payés à l’acte par Medicare au cours des trois années. Le financement est indexé sur des indices de performance et de qualité. Les ACOs se démarquent des modèles d’organisation des soins antérieurs à plusieurs titres : 

    • une ACO est responsable de l’intégralité de la prise en charge de ses patients, que cette prise en charge soit assurée par un membre de l’ACO ou non;
    • 75% de l’instance dirigeante est constituée de professionnels de santé membres de l’ACO;
    • les modalités d’organisation internes sont laissées à l’appréciation de chaque ACO.

    Le CMS dénombre aujourd’hui 561 ACOs aux Etats-Unis, aux contours et formes variables. La France s’y intéresse de près, l’article 35 du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 proposait d’offrir une base légale permettant d’expérimenter un dispositif d’ACO à la française. Un rapport administratif publié en novembre 2017 par le Ministère des Solidarités et de la Santé interrogeait les « modalités de transposition au système de santé français » des ACOs.

    La Grande-Bretagne envisage pour sa part de le transposer en droit britannique et de l’intégrer au système de soins national, non sans difficulté.

    Le NHS (re)lance une consultation sur la transposition des ACOs en Grande Bretagne

    Le National Health Service britannique s’est saisi de la question dès 2014, en faisant de l’intégration des offres de soins l’un des objectifs prioritaires de son programme Five Year Forward Review. Le gouvernement britannique juge que les ACOs constituent à ce jour l’un de vecteurs d’intégration des soins les plus pertinents.

    Chaque ACO signe un contrat pluriannuel définissant les objectifs qui lui sont assignés dans le respect du budget imparti. En août 2017, le NHS England a publié un projet de contrat permettant aux Clinical Commissioning Groups (agences rattachées au NHS en charge de la planification et de la délivrance des soins sur un territoire donné) de constituer des ACOs sur leur territoire respectif.

    Le gouvernement britannique a lancé une consultation publique de près de deux mois entre le 11 septembre et le 3 novembre 2017 pour amender la version initiale du projet de contrat établi par le NHS. Point de désaccord majeur : la clause qui prévoyait la dissolution du contrat qui relie un médecin généraliste au NHS s’il rejoint une structure ACO.

    Les membres de l’opposition parlementaire travailliste ont déploré l’insuffisance des débats autour des ACOs. Le 25 janvier 2018, le NHS a annoncé le lancement d’une seconde consultation de trois semaines aux termes de laquelle le contrat dans sa version amendée deviendra effectif. Deux procédures judiciaires ont été ouvertes contre l’initiative, illustrant les difficultés de transposition du modèle américain en Grande-Bretagne. Les réticences portent sur le contenu du projet de contrat et sur les modalités pratiques de consultation :

    • 999 Call for the NHS : les membres de cette campagne contestent la légalité du dispositif ACO. Le fait de substituer au mode de financement actuel fondé sur le paiement à l’acte, un budget annuel alloué à un ACO (comme le prévoit le projet de contrat) constitue à leur sens une violation de la législation en vigueur. 
    • JR4NHS : quatre requérants (médecins et/ou professeur de médecine) contestent la légalité de la procédure consultative engagée par le NHS entre septembre et novembre 2017.

    Les requérants seront auditionnés les 14 mars et 28 avril 2018. L’issue des auditions ne devraient pas compromettre la mise en oeuvre du contrat ACO, qui laisse présager d’évolutions profondes du système de santé britannique.

  • Etude : un outil de e-santé repère les abus d’opioïdes mais ne modifie pas les comportements

    Un programme européen de e-santé créé pour lutter contre les overdoses aux opioïdes vient d’être évalué dans quatre pays. Le logiciel psycho-éducatif Orion (Overdose Risk Information) a démontré qu’il était capable d’identifier les personnes les plus à risques de faire une overdose. En revanche, cet outil de cybersanté ne parvient à influencer les comportements. Les résultats de cette étude* ont été publiés dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking à la fin de l’année 2017.

    Une épidémie d’overdoses aux opioïdes

    Chaque année, plusieurs centaines de personnes meurent d’une overdose aux opioïdes. En 15 ans, ces chiffres auraient fait un bon de 128%. En Europe, ce serait plus de 7500 personnes qui décèderaient ainsi. Si le vieux continent n’est pas aussi touché par l’abus d’opiacés que les Etats-Unis, le phénomène n’en est pas moins inquiétant. Des programmes de mise sous traitement de substitution se sont développés mais cette stratégie est insuffisante.

    Une sensibilisation accrue et une plus large information sur les facteurs de risque de surdosage peuvent aussi se révéler efficaces. Les consommateurs de substances ont en effet tendance à nier ou à ignorer les conséquences de leur usage abusif. C’est pourquoi des outils de cybersanté représentent un espoir. Accessibles, personnalisables, simples d’utilisation, ils permettraient de toucher un public de toxicomanes, rétifs aux actions traditionnelles de prévention.

    Une information e-santé pour modifier les comportements

    Un groupe de chercheurs européens a donc voulu évaluer l’impact à court-terme d’un outil psycho-éducatif innovant de e-santé qui délivre des informations sur les overdoses aux opioïdes. Ce programme appelé Orion (Overdose Risk Information) a été conçu pour aider les professionnels de santé à repérer les personnes les plus à risque d’overdose mais aussi pour informer les consommateurs de drogue sur leurs facteurs de risque et sur les moyens de changer leurs comportements afin de réduire ces risques. Grâce à un questionnaire très complet, Orion fournit une estimation du risque relatif de surdose d’opioïdes. Il est financé par la Commission européenne. 

    Dans le cadre de l’étude européenne, 170 personnes dépendantes aux opiacés qui étaient sous traitement ont été incluses dans quatre pays : Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Danemark. Pour évaluer la pertinence du logiciel Orion, les participants ont été interrogés sur trois points : avez-vous appris quelque chose sur les risques d’overdose grâce au programme ? Ces informations vous incitent-elles à modifier votre comportement ? Avez-vous trouvé le programme utile ?

    En outre, chaque participant était chargé d’évaluer le programme grâce à un outil validé et reconnu : le General Self-Efficacy (GSE) Scale ou échelle du sentiment d’auto-efficacité.

    Résultats

    • 52% des participants ont déclaré avoir appris un peu, voire beaucoup d’informations sur les risques d’overdose;
    • 43% ont déclaré qu’ils avaient l’intention de modifier un peu, voire beaucoup, leurs comportements;
    • 82% ont jugé le programme utile (56% un peu utile et 26% très utile).

    En revanche, l’utilisation de ce logiciel n’a pas eu d’impact sur chaque facteur de risques. Avant et après le programme Orion, chaque individu conservait le même nombre de facteurs de risques d’overdose aux opioïdes.

    Quel espoir malgré une étude négative ? 

    Par conséquent, l’étude se révèle négative. Aucune différence significative n’a été enregistrée concernant le principal critère de jugement, à savoir l’auto-efficacité. Les auteurs de l’étude estiment malgré tout que cet outil de e-santé a sa pertinence. Tout d’abord, « les participants ont signalé un impact positif de l’outil en termes de nouvelles connaissances, d’intention de changement et d’utilité, soulignent les chercheurs. Par ailleurs, plus une personne cumulait les facteurs de risque, moins Orion était efficace. « On pourrait donc soutenir qu’ORION est certainement capable d’identifier les sujets qui ont le plus besoin de réduire leurs facteurs de risque modifiables avec des interventions appropriées, » déclarent-ils.

    Un outil de e-santé ne peut visiblement à lui tout seul faire évoluer les comportements. En revanche, il pourrait aider soignants et patients à surveiller les facteurs de risque liés au mode de vie et ainsi à adapter les changements de comportement à ce profil en évolution. En effet, « les personnes dépendantes aux opioïdes négocient souvent avec elles-mêmes pour décider d’un niveau de risque approprié ». Avec Orion, ils pourraient le faire sur des bases plus solides. Le plus d’un tel outil de e-santé est en fait d’établir une estimation claire du risque d’overdose. Ainsi, la personne est sans doute plus motivée pour s’attaquer à sa consommation abusive.

  • Données de vie réelle, IA et machine learning au congrès du Big Data, les 12-13 mars 2018 à Paris

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, fera le discours d’ouverture de ce congrès dédié au Big Data.

    Cet événement comprend des ateliers, des conférences plénières (avec près de 100 speakers, 250 exposants dont certaines regroupées dans un village start-ups.

    Mardi 13 mars 2018 à 18h seront remis les Trophées de l’innovation Big Data Paris. Sélectionnés par un jury d’experts, 8 finalistes porteront leurs projets lors de Battles, soit 2 concurrents par catégorie : BtoB, BtoC, Startup, DSI.

    Extrait du programme

    Parmi les conférences, les tables rondes et les keynotes, certaines peuvent être reliées au secteur de la santé, telles que :

    Lundi 12 mars

    10h : Quelle place pour l’humain dans les process Big data ? 

    • Comment conjuguer éthique, Big Data et intelligence artificielle ?

    • Quelle est la place de l’homme à l’ère du numérique 4.0

    • Quel impact des « Thick Data », comme composante complémentaire aux analyses Big Data, dans la précision des prédictions

    11h50 : Comment l’internet des objets va transformer le Big data ?

    12h20 : Big Data & Blockchain

    Mardi 13 mars 2018

    11h50 : Big Data insights : Comment tirer de la valeur de la data intelligence ?

    14h : IA et machine learning appliqués au Big Data

    14h40 : Les données de vie réelle dans la santé : Un enjeu pour l’accès aux molécules innovantes

  • L’ANAP publie un kit de gestion de projet d’informatisation dans une petite structure médico-sociale

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP) a annoncé sur son site web, mardi 13 février 2018, la publication d’un kit de gestion de projet d’informatisation dans une structure médico-sociale.

    Disponible via le lien ci-contre, ce kit est destiné aux structures qui n’ont pas de service informatique dédié.

    Pour l’ANAP, l’informatisation d’une structure n’est pas automatiquement l’affaire d’informaticiens professionnels. Conçu pour les petits établissements médico-sociaux qui pensent ne pas avoir les ressources internes suffisantes pour mener une stratégie d’informatisation, ce kit rassemble les outils simplifiés de gestion de projet.

    Il sera utile à la personne ou l’équipe en charge de la gestion du projet d’informatisation, qu’il soit de profil technique ou non. 

    Tous les exemples mis en avant sont spécifiques aux problématiques du domaine médico-social.

    Un kit conçu pour faciliter l’appropriation

    Le premier document est consacré à l’amont du projet, afin d’aider les équipes à convaincre leur établissement de se lancer dans l’informatisation, il est intitulé « le numérique : une opportunité pour notre structure ? ». Il s’articule autour de 3 axes :

    • les contraintes et bénéfices ;
    • les opportunités et les freins ;
    • les conditions de mobilisation efficace du numérique.

    Le contenu du kit rassemble ensuite une quinzaine de documents qui peuvent être consultés de manière indépendante :

    • Cycle de vie d’un projet d’informatisation
    • Note de cadrage simplifiée pour un projet d’informatisation
    • Assurer la qualité du projet : Plan Qualité Projet simplifié
    • Elaborer un cahier de vérification
    • Modèle de cahier de vérifications
    • Elaborer le budget d’un projet d’informatisation
    • Budget type d’un projet d’informatisation
    • Elaborer un tableau de bord de reporting mensuel d’un projet SI
    • Elaborer un suivi des actions pour piloter un projet SI
    • Piloter le déploiement de son projet d’informatisation
    • Analyser les risques d’un projet
    • Mener une analyse simplifiée des gains d’un projet
    • Conduire un séminaire de bilan de fin de projet

    A chaque étape, l’ANAP met en regard la production ressource adéquate.

  • Roche conclut un accord d’acquisition d’un fournisseur d’EHR en oncologie pour 1,6 milliards d’euros

    Roche, le laboratoire pharmaceutique suisse, a annoncé le 15 février 2018 avoir conclu un accord d’acquisition avec le fournisseur de dossier patients informatisés (EHR) américain Flatiron Health spécialisé dans la gestion de l’information médicale en oncologie, accord qui deviendra effectif au cours du premier semestre 2018.

    Roche a déjà investi 175 millions de dollars dans la start-up en 2016, mais cette fois-ci à travers l’injection de 1,9 milliards de dollars supplémentaires (1,6 milliards d’euros), Roche en devient actionnaire majoritaire. Cette opération permettra à Flatiron Health de continuer à opérer en tant qu’entité indépendante, tout en permettant à Roche de marquer un jalon supplémentaire dans sa stratégie de médecine personnalisée.

    Flatiron Health a été créé en 2012 dans le but de décloisonner le système de santé et de fluidifier le parcours de soin des patient atteints de cancer notamment.

    La start-up a mis au point un logiciel, OncoEMR®, qui est un dossier patient électronique reposant sur la technologie cloud. Le recours à ce logiciel est censé permettre l’optimisation des flux de traitement au cours du parcours patient pour répondre aux défis de soins de demain que rencontrent les centres de soins spécialisés.

    La start-up compte à ce jour 2 millions de dossiers de patients actifs et rendus disponibles pour la recherche et plus de 2 500 cliniciens utilisateurs de sa solution. La solution est également à destination du monde académique et les créateurs ont ajouté à leur offre une plateforme d’analyse des données du monde réel permettant de faire avancer la recherche sur le cancer et les idées sur les soins.

    Le partenariat avec Roche ne changera rien au statut des données rendues publiques actuellement dans l’objectif d’améliorer la recherche dans le cancer.

  • Google emménage à Station F pour proposer un programme d’accompagnement aux start-ups françaises

    Google compte parmi les colocataires de Station F depuis le 15 février 2018 pour y déployer son programme d’accompagnement à destination de toutes le start-ups à la recherche de conseils.

    C’est dans le passage Louise sur une surface de 150m2, qui est l’espace central de Station F et à la fois un espace public, que Google a installé une salle d’accueil pour les start-ups désireuses de se familiariser avec les outils de Google pour mieux appréhender les actions à mettre en œuvre en fonction de leur stade de développement. En conséquence, trois programmes adaptés sont proposés.

    Il est prévu que l’installation dure trois mois, après lesquels une seconde phase d’accompagnement sera entamée grâce à la présence de coachs.

    Ateliers, coachs et conseils individuels au programme

    Pour conseiller les start-upers sur leur stratégie et les former aux outils numériques de Google, ce dernier propose d’ores et déjà aux créateurs de start-ups des :

    • conférences ;
    • ateliers pratiques en petites groupes ;
    • rendez-vous individuels ;
    • séances individuelles avec l’un des deux coaches de Google disponibles quotidiennement pour accueillir, former et renseigner gratuitement les start-up externes à Station F.

    Trois parcours seront proposés en fonction du stade d’avancement de la start-up:

    • « Start » pour les projets en phase de conception ;
    • « Grow » pour faire le point sur le marché à viser ;
    • « Scale » pour franchir l’étape de l’internationalisation.

    À l’issue des trois mois, les coachs de Google seront disponibles pour les start-ups accélérées au sein de Station F tout au long de l’année et proposeront des entretiens sur des questions ou des outils spécifiques.

  • IoT : Sigfox affiche un chiffre d’affaires en hausse de 56 % et ouvre des Hacking Houses

    Le toulousain Sigfox a révélé le 14 février 2018 ses résultats 2017. Le fournisseur mondial de services de connectivité IoT affiche une hausse de 56% de son chiffre d’affaires par rapport à 2016. Celui-ci atteint 50 millions d’euros, selon le communiqué de presse de l’entreprise.

    Pour rappel, Sigfox a procédé à cinq levées de fonds depuis 2010 – la dernière en date étant de 151 millions d’euros en novembre 2016. Elle compte 28 actionnaires.

    Lancé en 2010 par Ludovic Le Moan, Sigfox déploie un réseau de communication qui permet aux objets connectés d’envoyer de courts messages sur des longues distances. Le réseau fonctionne sur une énergie à basse consommation qui permet de réduire les coûts d’installation et évite les rechargements de batterie trop fréquents.

    Le réseau Sigfox couvre aujourd’hui 45 pays et 2,5 millions d’objets connectés, soit une croissance annuelle de 65 %.

    La feuille de route 2018

    « L’IoT à l’instar du pétrole que l’on a commencé à extraire il y a plus d’un siècle pour constituer une industrie de plusieurs milliards de dollars, est un réservoir de valeurs incroyable. La source de cette valeur ? Les données générées par des millions d’objets connectés », explique Ludovic Le Moan.

    Son objectif à moyen terme ? : « réduire le plus possible le coût de la collecte de la data ».

    Sigfox veut continuer son développement en 2018. Le premier objectif est d’atteindre la barre des 60 pays et régions d’ici la fin de l’année afin d’imposer le réseau toulousain comme la norme standard auprès d’un milliard d’individus. Et de passer de 2,5 à 6 millions d’objets connectés.

    Lancement du projet Hacking House

    Sigfox annonce le lancement du projet Hacking House. « Ce projet rassemblera des étudiants du monde entier afin de les former à l’IoT et à la technologie Sigfox », précise Raouti Chehih, nouveau Chief Adoption & Evangelisation Officer de l’entreprise. Le démarrage est prévu en juin 2018 à San Francisco. Chaque classe, composée de 30 étudiants, suivra un programme intensif et travaillera sur une dizaine de projets différents.

    D’ici la fin de l’année 2018, deux autres Hacking Houses,  l’une en Europe l’autre en Asie, devraient voir le jour. Et, dans les trois prochaines années, ce sont 50 classes qui devraient ouvrir à travers le monde.

    Le refus d’une offre à 1 milliard d’euros

    Le succès de Sigfox semble attirer les convoitises. Selon les journalistes du quotidien économique La Tribune, Ludovic Le Moan a refusé récemment une offre de près d’un milliard d’euros pour son groupe. 

    Le DG a refusé de dévoiler le nom du groupe intéressé mais la menace de voir sa société rachetée l’inquiète beaucoup. 

  • Alliance eHealth : des investissements sont nécessaires pour appuyer la transformation de la santé

    L’Alliance eHealth France, en réponse à l’annonce de la transformation du secteur de la santé du Premier ministre et de la ministre de la Santé, publie dans un communiqué du 14 février 2018 les réactions que cette annonce lui inspire.

    L’association représentant les industriels du numérique en santé, constituée de LESISS, du Leem, du Snitem et de SYNTEC Numérique, salue les réformes annoncées du système de santé et manifeste sa volonté d’être associée à la réflexion qui doit être engagée avec les acteurs.

    Par ailleurs, les industriels rappellent qu’une transformation telle que celle annoncée doit être soutenue financièrement et mettent en garde contre le manque d’investissement de soutien afin de maintenir la position de la France sur l’échiquier international.

    La mission « E-santé » chapeautant les instances pilotant le numérique en santé saluée

    Si l’Alliance se réjouit de la prise en compte de la nécessité de donner une place prioritaire au numérique en santé, elle émet des réserves quant au succès de la mission si elle ne s’accompagne pas d’un appui financier.

    L’Alliance eHealth salue :

    • la formulation des 3 objectifs concrets pour l’année 2018 concernant les données médicales devant être disponibles en ligne, la dématérialisation des prescriptions et le partage de l’information entre l’ensemble des professionnels de santé ;
    • l’instauration de la mission « E-santé » auprès de la ministre de la Santé, qui constitue une réponse de longue date de la part de l’industrie de regrouper les instances pilotant le numérique en santé.

    L’association profite de cette occasion pour affirmer sa position quant à la nécessité de poursuivre le développement de nouvelles solutions numériques et de la télémédecine en particulier, au service d’un meilleur suivi médical et d’un parcours de soins plus efficace, et ce au-delà de la généralisation de la téléconsultation.

    Mises en garde et recommandations : les financements et une stratégie pluriannuel font défaut

    Les industriels du numériques mettent toutefois en garde contre l’impact négatif d’un manque de soutien financier adéquat et font des propositions de planification de la stratégie de transformation comme suit :

    • un changement d’échelle est nécessaire et les investissements actuellement alloués au virage numérique en sont pas à la hauteur de la mission ;
    • le développement d’une filière industrielle d’excellence en e-santé est nécessaire ; il faut capitaliser sur les savoir-faire nationaux reconnus dans le cadre de la réorganisation de l’offre de soins ;
    • un plan pluriannuel de développement du numérique en santé doit être élaboré au plus vite pour éviter à la nation d’être dépassé par les États qui ont déjà inscrit le progrès du numérique en santé et les moyens financiers associés dans leur stratégies nationales.
  • Data : BC Platforms noue un partenariat avec Pfizer et Amgen pour gérer leurs données de santé

    BC Platforms, société spécialisée dans les solutions de gestion de données génomiques fondées sur les données du monde réel, a signé le 13 février 2018 un contrat avec Pfizer Finlande pour lui fournir un service de gestion de ses données liées aux maladies cardiovasculaires.

    Ce contrat intervient un mois après la signature d’un contrat similaire avec Amgen Finlande, le 9 janvier 2018, à qui BC Platforms offrait ses services de recherche médicale reposant sur le big data dans les maladies cardiovasculaires et l’oncologie. Ces partenariats reposent sur l’exploitation des données massives des centres de soin et de recherche finlandais au profit de la recherche clinique.

    Pfizer Finlande souhaite améliorer la compréhension des pathologies cardiovasculaires

    Pfizer Finlande va s’appuyer sur la plateforme BCRQUEST.COM afin d’exploiter les données sur les maladies cardiovasculaires et plus exactement la fibrillation auriculaire. La population de données à exploiter a été recueillie par l’hôpital universitaire de Turku et par d’autres centres de soin, auprès de patients souffrant de ladite pathologie, et qui auront été anonymisées au préalable.

    Le partenariat impliquera également Microsoft dont la contribution passera par la mise à disposition de sa plateforme cloud Microsoft Azure.

    Étant donné qu’il s’agit d’une des premières causes de mortalité dans le monde, Pfizer souhaite approfondir sa compréhension des pathologies cardiovasculaires, des maladies complexes afin de proposer les meilleurs traitements possibles.

    BC Platforms se félicite d’avoir été choisi par le leader des traitements des maladies cardiovasculaires et souligne l’opportunité que représente ce type de partenariat dans le domaine de l’exploitation des données fournies par des systèmes de santé innovants et l’optimisation de la recherche et des résultats cliniques.

    À noter que Pfizer et BC Platforms font partie du projet FinnGen, un des plus grands projets de recherche au monde visant à améliorer la santé humaine grâce à la recherche génétique.

    Amgen s’associe avec BC Platforms pour améliorer sa recherche clinique en oncologie

    Amgen a recours à la plateforme de BC Platforms pour étudier les données sur les maladies cardiovasculaires et osseuses, les hémopathies malignes et d’autres types de cancer.

    Amgen s’appuie sur BCRQUEST.COM à deux fins notamment :

    • générer des données probantes du monde réel pour trouver et étudier des groupes de patients sur la base de données cliniques et génétiques combinées ;
    • effectuer des analyses de faisabilité en temps réel pour le recrutement d’essais cliniques et d’autres études axées sur les données.

    En Finlande, une législation favorable à l’utilisation des données de santé, comme en témoigne l’inscription de l’exploitation des données génomiques dans sa stratégie nationale, concerne non seulement l’utilisation des données cliniques à des fins de recherche publique, mais également de recherche privée.

    BC Platforms a mis en place et ouvert un réseau mondial de biobanques avec Microsoft afin de fournir des données de cohortes génomiques et cliniques pour la recherche et le développement pharmaceutique.

    La société ambitionne de devenir la principale plateforme analytique mondiale dans le domaine de la santé d’ici 2020, en donnant accès à pléthore de données génomiques et cliniques et d’échantillons provenant de plus de 5 millions de sujets, toutes consolidées au sein d’un réseau mondial de biobanques.