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  • Le laboratoire BioMérieux acquiert la biotech américaine Astute Medical pour 77 M€

    BioMérieux annonce, par communiqué daté du 4 avril 2018, l’acquisition d’Astute Medical, une société qui se consacre à l’amélioration du diagnostic des patients qui présentent une défaillance d’une fonction vitale, ou qui sont à risque de développer une complication sévère.

    Astute a notamment développé le test Nephrocheck, accrédité par la Food and Drug Administration pour l’évaluation précoce du risque d’insuffisance rénale aiguë, qui repose sur le dosage de deux biomarqueurs. BioMérieux distribue depuis 2017, ce test sur le dispositif médical Astute140 Meter aux États-Unis. BioMérieux a convenu d’acquérir la totalité du capital pour environ 90 millions de dollars (77 millions d’euros).

  • Etude : un outil web aide les femmes à choisir leur reconstruction mammaire après un cancer

    Moins de décision conflictuelle, une plus grande satisfaction et un coût très modéré, tel est le résultat de l’utilisation d’un outil d’aide à la décision sur le web pour les femmes ayant subi une mastectomie après un cancer. Cet outil, nommé BRECONDA, a pour but de les aider à choisir la technique de reconstruction qui leur conviendra le mieux. Les résultats de l’étude* menée auprès de plus de 200 femmes et publiés le 5 avril 2018 dans la revue Psycho-Oncology, montrent qu’un tel outil web est coût-efficace.

    L’accès à l’information : un enjeu majeur dans le cancer

    Après un diagnostic de cancer du sein, une femme doit fait face à plusieurs étapes douloureuses. Celles des traitements, parfois de la mastectomie (ablation d’un ou deux seins) mais aussi de la reconstruction. Plusieurs décisions délicates s’imposent : opter pour une reconstruction ou pas, et si oui, quelles techniques.

    En France, seulement 35% des femmes ayant souffert d’un cancer du sein bénéficient d’une reconstruction. Certaines ne la souhaitent pas et d’autres n’ont pas les moyens de payer cette intervention chirurgicale. Par ailleurs, un nombre non négligeable de femmes n’était pas satisfaites de cette reconstruction. Une étude australienne a montré que 20 à 30% des femmes exprimaient des regrets après l’opération.

    Un outil d’aide à la décision sur le web

    Aider les femmes à prendre la bonne décision pour elle s’avère donc crucial. Le temps peut s’avérer parfois nécessaire pour faire le deuil de son sein. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la reconstruction mammaire immédiate reste marginale en France : de l’ordre de 18% des femmes contre 40% aux Etats-Unis. Cependant, le temps n’est pas le seul élément clé. L’accès à une information claire, non culpabilisante, est aussi cruciale.

    C’est la raison pour laquelle des chercheurs, des oncologues et des chirurgiens australiens ont élaboré un outil d’aide à la décision accessible sur le web. BRECONDA, acronyme de Breast Reconstruction Decision Aid, pose une série de questions aux femmes pour les aider à cheminer dans leur réflexion. L’outil internet évite le jargon médical et est accessible à tout moment, en tout lieu, à l’abri des regards, quand la femme le souhaite.

    BRECONDA vient évidemment en complément des éléments d’aide à la décision fournis en consultation. Grâce à des textes, des vidéos, des schémas, des questions à choix multiple, l’outil a pour mission d’aider les femmes à :

    • choisir ou pas la reconstruction mammaire
    • découvrir les différentes techniques de reconstruction
    • soupeser les avantages et les inconvénients de chaque technique

    Les chercheurs australiens ont donc mené une étude randomisée et contrôlée pour évaluer la pertinence médico-économique de cet outil d’aide à la décision en ligne. Quelque 106 femmes ont eu accès à BRECONDA pendant 6 mois et 116 autres ont constitué le groupe contrôle. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 5 avril 2018 dans la revue Pycho-Oncology.

    Résultats

    • Les conflits décisionnels ont été moins fréquents chez les femmes qui ont bénéficié de l’outil web d’aide à la décision ;
    • le taux de satisfaction par rapport à l’information fournie était aussi meilleur que dans le groupe contrôle ;
    • le coût de cet outil web a été évalué à 6,2 euros / patiente ,
    • l’utilisation de BRECONDA a entraîné une baisse globale des coûts de santé de 468 euros ;
    • cette forme d’aide à la décision a une probabilité de 87% d’être rentable pou un coût annuel de 37 600 euros.

    Une aide pour les médecins

    En outre, les auteurs de l’étude ont précisé que les chirurgiens ont accueilli favorablement l’outil dans la mesure où il complétait les informations données lors des consultations. En fait, « BRECONDA offre aux femmes qui envisagent une reconstruction mammaire un soutien indispensable dans cette prise de décision importante, qui fournit des informations complètes et fiables et aide les femmes à naviguer dans le labyrinthe des options de reconstruction mammaire», a déclaré le professeur Kerry Sherman, de l’Université Macquarie de Sidney, co-auteur de l’étude.

  • Un groupe parlementaire d’études sur la cybersécurité traitera notamment des questions de santé

    Un groupe parlementaire d’études intitulé «Cybersécurité et souveraineté numérique» a tenu sa réunion inaugurale à l’Assemblée nationale le 4 avril 2018. Ce groupe est co-présidé par Florian Bachelier, député LREM d’Ille-et-Vilaine et premier questeur, et par Laure de La Raudière, députée UDI, Agir et Indépendants d’Eure-et-Loir.

    Le député d’Ille-et-Vilaine précisait dans une interview accordée à Acteurs publics que le groupe entendait investir le champ économique et les questions de défense, d’énergie, des médias, des données personnelles et de la santé. Plusieurs axes de réflexion sont aujourd’hui à l’étude.

    Florian Bachelier précisait vouloir réévaluer les sanctions des auteurs d’attaques et sanctions auxquelles s’exposent ceux qui contreviennent aux règles de protection des données ou qui ne veillent pas à leur respect. Le groupe entend également travailler sur l‘assurance du risque de cyberattaques.

  • La FHF crée cinq commissions transversales pour « peser sur le débat sur l’hôpital public »

    La Fédération Hospitalière de France (FHF) annonce la création de cinq commissions transversales « afin de peser toujours dans le débat public » sur la transformation du système de santé, d’après un communiqué de presse publié sur le site de la fédération en mars 2018. Leurs propositions porteront sur les cinq chantiers de transformation du système de santé lancés par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé.

    Une fonction d’animation du débat public sur les mutations du système de santé en France

    La Fédération hospitalière de France (FHF) représente 1 000 établissements publics de santé et 3 800 structures médico-sociales publiques en France. Elle entend alimenter le débat public sur les mutations du système de santé français. Lors de la campagne présidentielle de 2017, elle a à ce titre formulé plusieurs propositions visant à réformer le système de santé, regroupées dans sa plateforme politique 2017-2022. 

    La FHF revoit aujourd’hui son organisation interne, dans le but de « porter les valeurs du service public et des propositions innovantes avec une approche toujours plus transversale, davantage pluridisciplinaire, dans le cadre d’une stratégie par les territoires ».

    « Réformer le système de santé nécessite d’avoir une vision audacieuse, de sortir des sentiers battus et des silos historiques. Avec ces nouvelles commissions, la FHF se structure pour continuer à jouer un rôle précurseur, via des propositions pragmatiques et innovantes, au service de la santé publique », a déclaré Frédéric Valletoux, président de la FHF, selon le communiqué de presse de la FHF.

    Cinq commissions transversales et pluridisciplinaires

    La Fédération comporte désormais cinq commissions supplémentaires, présidées par un membre du conseil d’administration de la FHF en partenariat avec un rapporteur, et en coordination avec les pôles de la FHF. Y siègent des membres issus du CA, des Conférences, des fédérations régionales, des réseaux d’experts. Les commissions s’intitulent comme suit :

    • Commission Parcours de santé et de vie, Prévention, Accès aux soins et Territoires

    • Commission Pratiques professionnelles, Qualité, Sécurité et Pertinence des soins

    • Commission Performance, Financement, Investissements

    • Commission Recherche, Enseignement, Innovations et Numérique

    • Commission Ressources Humaines, Métiers, Management, Attractivité et Qualité de Vie au Travail

    Trois thèmes sont représentés au sein de chaque commission à savoir, les usagers, le handicap et le grand âge. Elles s’appuieront sur quatre comités : le comité des présidents des Fédérations Régionales, le comité éthique, FHF Cancer et FHF Prévention. Les propositions des commissions porteront sur les cinq chantiers de transformation du système de santé lancés par la Ministre des Solidarités et de la Santé : la qualité et la pertinence des soins, les modes de financement et de régulation, le virage numérique, la formation et la qualité de vie au travail des professionnels de santé et l’organisation territoriale des soins. 

    Enfin, la FHF annonce la création d’un collège des médecins responsables de DIM de territoire, qui appuiera la commission performance, financement, investissement. 

  • « L’objectif, c’est de permettre aux opérateurs de santé de s’améliorer » (P. Olivier, IVBAR France)

    Patrick Olivier a été nommé Directeur Général (CEO) de la filiale française de la société Ivbar au cours du mois de mars.

    Auprès du groupe Elsan, il a développé les systèmes d’information, la prospective et la démarche de responsabilité sociétale (RSE) du groupe. Auparavant, il a été directeur de la stratégie de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France pendant 5 ans. « Aux côtés de Claude Evin, pendant la période de construction de l’agence, j’ai notamment mis en place les systèmes d’information régionaux et développé le GCS e-santé d’Ile-de-France ».

    De 2005 à 2010, Patrick Olivier a contribué à la mise en place de la tarification à l’activité et à la préparation des PLFSS au Ministère chargé de la santé. En parallèle, il est également vice-président du Think tank Healthcare Data Institute.

    Les données ont été un fil conducteur au cours de sa carrière, et c’est une rencontre avec le PDG de la start-up suédoise d’Ivbar – qui développe des outils de mesure de la performance – à l’occasion d’un événement organisé par le HealthCare Data Institute qui lui a permis de trouver le partenaire qu’il cherchait pour monter des projets autour des données. « Si j’ai fait ce saut, c’est que ce que je trouve que le service rendu par les solutions d’Ivbar répond concrètement à des questions très opérationnelles des opérateurs ».

    H&TI l’a rencontré pour parler de l’intérêt des outils de performance et du marché français.

    Pouvez-vous présenter Ivbar Suède ?

    C’est une start-up dynamique de 40 salariés en forte croissance, montée il y a 5 ans par une communauté pluriprofessionnelle (médecins, économistes de la santé, informaticiens, praticiens en activité), qui a mené un long travail académique et d’expérimentation, avec le soutien du gouvernement suédois, en association avec l’ensemble des parties prenantes (associations de patients, administration, communauté médicale, etc.) pour créer des outils de mesure et de pilotage de la performance des établissements. Par ailleurs, la plateforme déployée par Ivbar au niveau européen permet d’élaborer de nouveaux modèles de financement des établissements.

    C’est un outil d’observation de très haut niveau qui permet de comparer de manière juste et efficace la performance des établissements ou des organisations. Elle se fonde sur un modèle, mis à jour en continu, qui permet d’évaluer des besoins de prise en charge de chaque patient (suivi à domicile, rendez-vous chez le généraliste, etc.). La plateforme, baptisée ERA, s’enrichit en effet de l’expérience de chaque utilisateur. En Suède, cinq régions, représentant 70% de la population, utilisent déjà la plateforme pour mesurer la performance autour de 6 groupes de patients (femmes enceintes, chirurgie de la hanche, etc.). Deux régions l’utilisent pour le paiement à l’épisode de soin sur deux pathologies distinctes. Le déploiement sur l’ensemble du pays est prévu au cours de l’année 2018.

    Les outils développés par Ivbar sont aussi déployés en Finlande et bientôt en Norvège et au Danemark. D’autres pays ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour cette plateforme – Royaume-Uni, Pays-Bas, etc.

    Comment fonctionne concrètement la plateforme de mesure de la performance ?

    La plateforme est évolutive et s’adapte aux besoins identifiés par les opérateurs. L’outil analyse la prise en charge des patients sur une longue durée. Il est capable de corréler des données de situation initiale du patient (âge, antécédents, situation clinique, etc.) avec ce qui se passe pour lui par la suite : taux de ré-hospitalisation, nombre de cas où la douleur est importante, nombre de cas où, lors d’accouchements, il y a recours à la césarienne, etc.

    A partir de là est calculé un indicateur de performance. Concrètement, si la durée moyenne de séjour (DMS) est l’indicateur suivi pour deux établissements qui, pour un même acte technique, vont avoir des DMS variant de 2 à 6 jours, on pourrait conclure que le second est le moins performant. Or, peut-être prend-il en charge des patients polypathologiques ou avec un contexte social spécifique ? Peut-être y a-t-il d’autres critères à prendre en compte ? ERA est capable de les comparer objectivement, en recalculant les indicateurs pour tenir compte de ces différences. On peut ainsi comparer des établissements ou des services qui n’ont pas la même typologie de patients.

    Cet outil permet ensuite de mettre en place des programmes d’amélioration continue au sein des établissements, au plus près des services et des équipes de soins.

    A quoi cela sert ? Pouvez-vous donner des exemples concrets de réalisation ou de projets ?

    En Suède par exemple, les outils ont permis d’identifier de grands potentiels d’amélioration pour plusieurs échantillons de patients étudiés pour une même pathologie. Par exemple, il a été possible de réduire de 30% les risques d’infection lors d’un accouchement, ou encore de réduire de 18% les complications nécessitant une hospitalisation dans les deux ans suivant la pose d’une prothèse totale de hanche. 


    Le fait de disposer d’une série d’indicateurs communs permet de réaliser des comparaisons fiables de manière la plus large possible (à l’échelle régionale, nationale voire internationale).

    Aujourd’hui, il n’existe pas d’outils aussi pratique en France, qui est comparable à la Suède en matière d’enjeux du système de santé. Il y a des outils de mesure et il y a des indicateurs mais aucun qui permet une correction des indicateurs selon la complexité de la situation des patients. Et encore moins de manière aussi dynamique avec une mise à jour en temps réel des indicateurs.

    Et ce qui est intéressant, c’est qu’à chaque fois qu’on enrichit la base – grâce à tous les utilisateurs avec lesquels nous travaillons – on améliore l’algorithme et notre compréhension des parcours. C’est cela qui fait la valeur de la plateforme. Les utilisateurs auront à leur disposition en temps réel un modèle mis à jour.

    Ivbar déploie également sur sa plateforme des outils pour gérer des modèles de financement au parcours qui s’adaptent la aussi à la complexité de chaque prise en charge.

    Vous travaillez avec les données ? D’où viennent-elles ?

    En Suède, Ivbar a travaillé sur des données qui sont l’équivalent de celles du système national des données de santé (SNDS), enrichies de données issues de registres, et qui se développent en France. La deuxième source de données est celle qui vient des établissements de santé et des opérateurs.

    Le système est conçu de manière à ce que, quand on travaille dans un établissement, il n’y a pas de problèmes de confidentialité car la technologie fait que les données restent là où elles sont. C’est l’algorithme qui se déplace et nous créons le modèle dans l’environnement de l’établissement. 

    Pourquoi Ivbar a-t-elle décidé d’ouvrir une filiale en France ?

    L’entité que je dirige est sa première filiale. L’entreprise a bien mesuré l’importance des enjeux de santé et d’organisation de notre système en France, par ailleurs assez similaires à ceux de la Suède. Les dirigeants d’Ivbar croient en la capacité d’innovation dans notre pays. La France sera sans nul doute un terrain d’innovation pour développer de nouveaux modèles et des outils au service des acteurs de santé. D’ailleurs tous les outils proposés par Ivbar pourront accompagner les expérimentations qui vont être lancées en France dans le cadre de l’article 51 de la LFSS pour 2018.

    Nous n’en sommes qu’au début de notre déploiement sur le territoire, mais les premiers contacts sont prometteurs et confirment que notre offre répond à des besoins opérationnels.

    Quelles sont les différences avec le marché suédois ?

    Nous sommes sur la même typologie d’utilisateurs en France et en Suède : d’un côté les opérateurs que sont les établissements de santé, les groupes d’établissements et les GHT, qui veulent suivre des indicateurs de performance ; de l’autre les pouvoirs publics qui affichent une volonté de rééquilibrer la tarification à l’activité et de promouvoir des organisations et des financements innovants en santé.

  • DNA Script lève 4,5 millions d’euros grâce aux aides publiques européenne et de Bpifrance

    DNA Script annonçait dans un communiqué de presse du 4 avril 2018 avoir reçu une aide publique à hauteur de 4,5 millions d’euros sous forme de financement non-dilutif de la part de Bpifrance à travers le Concours Mondial d’Innovation et l’Aide au développement de l’innovation (2 millions d’euros), et de la Commission européenne, dans le cadre du programme Horizon 2020 (2,5 millions d’euros).

    DNA Script, start-up proposant une technique innovante de fabrication d’ADN synthétique (acides nucléiques à façon) permettant des économies en termes de temps et de coûts, destine le financement obtenu, composé de subventions et d’avances récupérables, à la préparation de l’industrialisation de sa technologie ainsi qu’au renforcement de ses effectifs en charge de la R&D.

    Elle affiche comme ambition de « devenir leader mondial de la synthèse d’ADN et d’ARN » en passant à l’échelle, grâce à sa technique de production qui, au-delà des gains de performance, minimise l’utilisation de produits chimiques agressifs et polluants.

  • Etude : un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme (Health Affairs)

    L’une des plus grandes études* sur l’asthme, nommée AIR Louisville, qui consistait à équiper des malades d’inhalateurs connectés, vient de révéler ses résultats. Publiés le 2 avril 2018 dans la revue Health Affairs, ils mettent en évidence une réduction de l’utilisation des inhalateurs et une amélioration des symptômes de l’asthme.

    Les données recueillies ont aussi permis à la commune de Louisville (Kentucky, USA) de prendre des mesures d’aménagement urbain favorables à la santé publique.

    Des inhalateurs intelligents pour traiter l’asthme

    L’inhalateur est le principal traitement pour les 235 millions d’asthmatiques dans le monde. Cet outil, bien qu’efficace, n’est pas toujours correctement utilisé. Le taux d’observance chez les asthmatiques ne dépasse pas les 50%. Pour l’améliorer, plusieurs projets d’inhalateurs intelligents ont vu le jour. Ces objets connectés peuvent améliorer l’administration des médicaments en géolocalisant les malades, informer le médecin sur la prise du traitement, informer sur les risques de pollutionn etc. Ce genre de dispositif délivrant des données en temps réel pourrait aider les patients à observer leur traitement et diminuer leur crise en prévenant notamment les symptômes.

    Un test grandeur nature à Louisville

    C’est le pari de Propeller, un inhalateur connecté, développé par l’entreprise américaine Propeller Heath. Cette dernière, en partenariat avec la ville de Louisville et une organisation à but non lucratif sur la santé respiratoire et numérique, ont mené une grande étude menée en vie réelle. Plus de 25 organisations publiques et privées ont collaboré à AIR Louisville. L’objectif était d’équiper des asthmatiques d’inhalateurs connectées afin de savoir à quelle fréquence ils étaient utilisés, dans quelles zones de la ville et d’aider les patients à gérer leurs symptômes. La ville du Kentucky a été choisie pour l’expérimentation car elle fait partie du « Top 20 » des « Most challenging cities » selon la fondation américaine sur l’asthme et l’allergie. Elle a même été classée n°1 des « Spring allergy capital » aux Etats-Unis en 2014.

    Concrètement, en 2015, quelque 1147 citoyens de Louisville ont été recrutés pour participer à l’étude AIR Louisville. Le programme a déployé des capteurs d’inhalation et une plateforme de santé numérique pour surveiller où et quand les résidents locaux utilisaient leurs médicaments inhalés pour l’asthme, évaluer les conditions environnementales qui pourraient avoir influencé les symptômes d’asthme et partager ces résultats avec les participants et les décideurs.

    Plus d’un million de data collectées

    Les capteurs de Propeller ont recueilli 1,2 million de données, dont plus de 251 000 correspondaient à des inhalations de médicaments. Ces données ont ensuite été associées avec plus de 5,4 millions de points de données environnementales pour aider Louisville à comprendre les causes des symptômes de l’asthme et de la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) chez les citoyens de Louisville. Après deux ans et demi de suivi, les auteurs de l’étude ont publié les résultats dans l’édition d’avril 2018 de la revue Health Affairs.

    Résultats

    Les chercheurs ont constaté que la fréquence des événements nécessitant un dosage de bêta-agonistes à courte durée d’action (SABA) diminuait significativement au cours de la période d’étude.

    • l’utilisation des inhalateurs a été réduite de 78% ;
    • le nombre de jours sans symptôme d’asthme a augmenté de 48% ;
    • 80% des participants se sont déclarés satisfaits de l’inhalateur connecté (résultats sur un sous-groupe de 57 participants) ;
    • 86% ont déclaré qu’ils comprenaient mieux leur pathologie ;
    • 81% ont déclaré qu’ils avaient davantage confiance dans leur capacité à éviter les crises d’asthme sévères.

    Un outil connecté pour changer la ville…

    Par ailleurs, l’étude AIR Louisville a également abouti à l’élaboration de recommandations concernant l’aménagement urbain. Ces préconisations concernaient une diminution de la coupe des arbres, l’amélioration de la canopée dans les zones à risque élevé d’asthme, la création d’itinéraires recommandés pour les poids lourds, la distribution d’une carte de prévision de l’asthme à tous les habitants et une modification des politiques de zonage urbain afin de limiter les effets sur la santé des pollutions automobile et industrielle. Une partie de ces recommandations ont été suivies par la ville.

    … et mener une vie plus saine

    « AIR Louisville a démontré la valeur des données de santé participatives, ayant un impact positif au niveau individuel mais aussi niveau décisionnel« , a déclaré Meredith Barrett, vice-présidente de la recherche chez Propeller Health et co-auteur de l’article. «Nous pensons que le potentiel de cette approche collaborative est énorme et Propeller s’engage à utiliser les données collectées auprès de milliers de patients pour mieux comprendre où, quand et pourquoi les symptômes respiratoires se produisent afin d’aider les gens à mener une vie plus saine. »

  • Unicancer et MSD France partenaires pour améliorer la prise en charge des patients à partir des DVR

    Unicancer, qui réunit l’ensemble des Centres de lutte contre le cancer (CLCC), et le laboratoire pharmaceutique MSD France, annoncent dans un communiqué du 5 avril 2018 un partenariat d’une durée de cinq ans pour faire avancer la recherche sur le cancer du sein métastatique et le cancer du poumon.

    Unicancer mettra à disposition de MSD France sa plateforme ESMÉ « Épidémio-Stratégie Médico-Economique », programme européen visant à améliorer la prise en charge des patients à partir des données de vie réelle en cancérologie.

    Une meilleure connaissance de la prise en charge des patients en vie réelle

    « Les autorités de santé demandent de plus en plus aux laboratoires pharmaceutiques des études afin notamment d’observer le bénéfice clinique et le profil de tolérance des traitements en conditions réelles d’utilisation. Ainsi, grâce aux données d’ESMÉ, nous pourrons avoir une meilleure connaissance de la prise en charge des patients en vie réelle et ces données seront complémentaires à celles issues de nos études cliniques », précise le Docteur Ouzna Morsli, directrice médicale Oncologie chez MSD France.

    L’entreprise a soumis à Unicancer un premier protocole de recherche portant sur la prise en charge de patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique. D’autres protocoles de recherche sont en cours de développement en ce qui concerne la population de patients atteints d’un cancer du poumon avancé. ESMÉ va permettre d’obtenir des données observationnelles de qualité permettant une meilleure connaissance des patients atteints de cancers et une analyse de la valeur des nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes dans le parcours de soins des patients.

    ESMÉ : un projet pilote déclinable pour d’autres pathologies cancéreuses

    « Le programme ESMÉ est un outil d’aide à la décision en santé qui complète utilement les données des essais cliniques randomisés. Il va permettre par exemple de mesurer l’apport réel de traitements innovants, telles que les immunothérapies, qui améliorent dans certains cas, beaucoup, le pronostic du patient. Les données sont contrôlées rigoureusement par des experts et la gestion des résultats est totalement indépendante » indique Christian Cailliot, directeur de la R&D d’Unicancer.

    Le laboratoire MSD France est le cinquième partenaire industriel pour le projet ESMÉ cancer du sein, après Roche, Pierre Fabre, Pfizer et AstraZeneca, et le deuxième dans le projet cancer du poumon après AstraZeneca.

    Unicancer espère décliner d’autres partenariats sur d’autres pathologies, notamment le cancer de l’ovaire pour lequel a également été créé une plateforme ESMÉ.

    « Un jour, peut-être, tous les patients qui entreront dans un Centre Unicancer feront l’objet systématiquement d’un suivi en données de vraie vie ? », fait valoir Mathieu Robain, en charge du département ESMÉ au sein de la R&D d’Unicancer.

  • Les données des CHU au service de la recherche sur la pollution de l’air (Colloque mairie de Paris)

    Anne Hidalgo réunissait le jeudi 5 avril 2018 des chercheurs, scientifiques et médecins à l’occasion d’un colloque dédié aux conséquences sanitaires de la pollution de l’air. Organisé en partenariat avec l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris dans le cadre des « Semaines parisiennes de la santé », et en écho à l’appel à des expérimentations « Qualité de l’air » lancé par Urban Lab de Paris&Co, cet événement visait à proposer un état des lieux des connaissances dans ce domaine et de débattre des solutions à mettre en oeuvre au sein de la métropole parisienne.

    Chercheurs, médecins et acteurs publics se sont succédés pour évoquer les résultats des études menées dans la métropole parisienne sur la qualité de l’air et ses impacts sur la santé, au cours des vingt dernières années.

    Introduction par Anne Hidalgo, Maire de Paris : « nourrir le débat public de rationalités scientifiques »

    Cet évènement organisé par la mairie de Paris vise selon Anne Hidalgo à « nourrir le débat public (sur la pollution et les moyens de s’en prémunir) de rationalités scientifiques ». La pollution de l’air est « un scandale de santé publique », d’après la maire de Paris qui l’a placée au coeur de son mandat. « La pollution aux particules tue et l’on ne peut rester inactif (…) Nous devons agir maintenant, l’heure est grave tant les conséquences sur la santé des populations sont importantes ».

    Introduction par Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP

    La prévention est reléguée aux marges du système hospitalier, selon Martin Hirsch. Ce dernier doit changer de paradigme pour passer d’une approche curative à une approche hybride marquée par la prévention et le soin. La définition des centres hospitalo-universitaires, consacrée par le code de la santé publique, précise qu’il incombe aux CHU de mener des actions de recherche et de prévention. Si cette démarche existe dans la loi, elle est encore peu effective dans les faits, d’après le directeur général de l’AP-HP. Les études présentées lors du colloque ont été réalisées au sein d’établissements de l’AP-HP, et visent à éclairer l’opinion publique.

    « Nous pouvons aujourd’hui nous appuyer sur les données des habitants de Paris, agrégées et traitées au fil des années, que nous récoltons lorsqu’ils sont admis à l’AP-HP. Les établissements de l’AP-HP sont interconnectés et alimentent un entrepôt de données, qui sont dès lors analysées, croisées, pour mettre en évidence des liens de causalité entre comportements, environnements et état de santé des populations ». M. Hirsch

    Etats des lieux des expérimentations parisiennes

    Point global de Santé publique France par Alain Le Tertre, responsable de l’unité Evaluation des risques et impacts sanitaires liés aux milieux (Santé Publique France)

    Des études réalisées à l’échelle de plusieurs années ont montré que l’augmentation des taux de pollution est corrélée à l’augmentation des taux de mortalité en Ile-de-France. Santé publique France dirige un programme de surveillance de la qualité de l’air depuis plus de vingts ans. Une étude publiée en 1996 a évalué le nombre de décès imputables à la pollution de l’air. Dans le monde, on estime que 4 millions de décès sont attribuables chaque années à l’inhalation de particules fines ; 400 000 décès leur sont attribuables en Europe, 40 000 en France.

    • Quels liens entre la pollution et la santé ?

    Les particules fines ont des effets sur l’ensemble de l’appareil respiratoire. Elles peuvent être à l’origine de cancers du poumon et de bronchites chroniques et induire des AVC ou maladies cardio-vasculaires. Elles peuvent aggraver le diabète de type 2 et jouer un rôle dans l’apparition de certains types de démence ou dans les cas de naissances prématurés. D’après les études réalisées par Santé publique France à l’aide de biomarqueurs, les particules sont visibles dans les macrophages des enfants. 

    • Différents niveau d’exposition et de susceptibilité des personnes à la PA

    Les individus sont inégaux face à la pollution. Les degrés d’exposition et de vulnérabilité varient d’une personne à l’autre, d’après Alain Le Tertre. Les femmes enceintes, jeunes enfants, fumeurs, malades chroniques, personnes âgées et sportifs sont particulièrement sensibles aux effets de la pollution. Les mesures de réduction de la pollution permettent de dégager des gains d’espérance de vie de 6 mois à Paris. Les mesures de lutte contre la pollution de l’air et de mise en conformité aux normes européennes permettraient d’économiser 11 milliards d’euros chaque année (d’après un rapport sénatorial de 2015).

    • Les pics de pollution sont-ils réellement dangereux ?

    Les effets cumulés des pics de pollution au cours d’une année « ne représentent qu’une infinie part » des effets globaux de la pollution sur la santé des populations, rappelle Alain Le Tertre. S’il est à ce titre nécessaire « d’agir lors des pics de pollution », il faut également agir sur les « déterminants de fonds de la pollution » et ainsi l’ériger en priorités des politiques publiques.

    Présentation de l’Etude POLLUX sur la relation entre la pollution de l’air extérieur et la survenue de crise d’asthme chez l’enfant ayant consulté aux urgences, par Jean-Marc Treluyer, médecin AP-HP

    Cette étude se propose de répondre à la question suivante : à partir de quel degré de pollution les crises d’asthme chez les enfants se multiplient-elles et se font-elles plus violentes ? Rappel sur la prévalence de l’asthme : 8,3% des enfants âgés de 11 à 14 ans en sont atteints. L’étude s’appuie sur l’entrepôt de données de l’AP-HP, qui agrège les données des patients admis aux urgences pour asthme entre 2012 et 2015 et sur les données de AirParif. 

    • Corrélation entre les taux d’admissions en urgence pour ashtme et la concentration de particules fines

    L’étude POLLUX montre que le passage aux urgences pour asthme augmente quand les concentrations en particules fines présentes dans l’air augmentent. Le docteur J-M Treluyer montre notamment qu’il n’y a pas d’effet « seuil ». En 2016, 100% de la population francilienne est exposée à des niveaux de particules fines supérieures aux normes européennes. 

    L’étude met en évidence d’autres conséquences sanitaires de la pollution : prématurité et retard de croissance des nourrissons, notamment. La pollution favorise les infections pulmonaires, les allergies, les capacités respiratoires, et peut avoir des effets sur les troubles neuro-comportementaux, les capacités cognitives des enfants, les pathologies cardio-vasculaires, etc. Une étude de l’AP-HP montre une hausse de 80% des AVC pendant le pic de pollution de fin 2016. Ce dernier a induit une augmentation significative du nombre d’enfants admis aux urgences à cette époque. Une étude américaine a également montré que le risque de démence s’accroît à mesure que l’exposition à la pollution augmente.

    Etude de la Cohorte Paris sur les relations entre la santé respiratoire, les allergies au cours des premiers mois et des premières années de vie et le mode et le cadre de vie des jeunes enfants, par Isabelle Momas, professeur à la faculté de pharmacie Paris Descartes

    Il y a près de quinze ans, l’Université Paris-Descartes et la mairie de Paris ont constitué une cohorte des naissances. Ils ont recruté des nouveaux-nés, pour étudier la survenue de problèmes respiratoires et allergiques et examiner les liens éventuels avec l’évolution des modes de vie, et notamment, leur exposition aux pollutions atmosphériques liés au trafic routier, à l’intérieur et à l’extérieur des locaux.

    • Mesure de l’exposition chronique et de l’exposition actuelle à la pollution 

    Le suivi porte donc sur l’évolution de l’état de santé des enfants, de leur mode de vie, à l’aide de questionnaires renseignés à intervalles réguliers et des bilans biologiques réalisés à l’AP-HP et CPAM de Paris. Le défi, pour les chercheurs, consistait à évaluer correctement ces expositions au cours de plusieurs années, en tenant compte des fenêtre d’exposition pertinentes (exposition en début de vie, exposition cumulée, etc.).

    L’étude montre une diminution en l’espace de sept ans des niveaux d’exposition à la pollution des enfants, imputables aux politiques publiques mises en places au cours des 15 dernières années. Comment mesurer l’exposition actuelle ? Les chercheurs ont isolé un échantillon de la cohorte et ont équipé les enfants de sacs à dos munis de capteurs permettant de mesurer deux polluants (carbone suie, particules ultra-fines, lesquelles pénètrent dans les alvéoles pulmonaires et passent dans la circulation sanguine).

    Cette mesure intégrée montre que les enfants ne sont pas exposés aux mêmes niveaux de pollution tout au long de la journée. Leur niveau d’exposition fluctue également selon leur lieu de vie. Les pics d’exposition concordent avec l’utilisation des transports en commun, les plages de cours (les écoles sont souvent à proximité de rues empruntées par de nombreuses voitures), la préparation des repas (la cuisson génère des particules fines). 

    • Quels impacts sur la santé des enfants ?

    Plus les enfants sont exposés à un niveau élevé de pollution au cours de leur première année de vie, plus la probabilité de développer un asthme ou des sifflements persistants est élevée. Chez des enfants vulnérables, qui ont des antécédents familiaux d’allergie (notamment maternels), et chez des enfants qui ont vécu des évènements anxiogènes au cours de leurs premières années de vie, on relève une augmentation de la fréquence des syndromes respiratoires persistants à mesure que le degrés d’exposition augmente, ce qui n’est pas le cas pour les autres enfants. Ainsi, la pollution agit en synergie avec le terrain allergique et les conditions familiales de l’enfant.

    • Qu’en est-il de l’exposition à court terme des enfants à la pollution ?

    Après avoir porté 24h les capteurs, les enfants ont subi des examens fonctionnels respiratoires, qui ont montré que les débits et volumes pulmonaires diminuaient avec l’augmentation du carbone suie. En revanche, s’agissant des particles ultra-fines, les niveaux d’exposition n’influent pas sur les débits et volumes pulmonaires. Toutefois, plus les enfants ont été exposés précocement aux particules ultra-fines, plus les niveaux d’inflammation sont élevés : les particules influent donc sur les niveaux d’inflammation.

    L’expérimentation POLLUTRACK sur flotte mobile de capteurs de pollution dans Paris, par Bruno Housset, pneumologue, chef de service de pneumologie au centre hospitalier intercommunal de Créteil et président de la Fondation du souffle

    Les auteurs de POLLUTRACK ont équipé des voitures non polluantes de capteurs à particules ultra-fines. Cette étude permet d’établir une carte en temps réel de la pollution dans Paris, à trois mètres près et révèle les « hot spots de la pollution », a expliqué Bruno Housset. Quelles en sont les applications de cette étude pour le grand public ? Elle permet de savoir à quoi les Parisiens s’exposent, Air Parif fournit de nombreuses applications permettant d’éviter les fortes concentrations de pollution, disposer de nombreuses données, juger de l’efficacité des mesures prises par la municipalité parisienne.

    Focus européen, par Frank Kelly, professeur de santé environnementale au King’s College, sur les mesures mises en place dans la ville de Londres pour réduire la pollution de l’air

    La municipalité de Londres a pris des mesures drastiques de réduction des taux de pollution, incluant notamment : instauration de taxes à l’entrée de la ville, pénalisation des véhicules les plus polluants, ; remplacement de sa flotte de bus rouges et taxis noires avec des véhicules électriques ou hybrides ; signalements en temps réel à la population de Londres le dépassement des seuils normatifs de pollution.

    Conclusions d’Anne Hidalgo, Maire de Paris

    La maire de Paris rappelle les mesures prises par la ville pour réduire les taux de pollution, dont – parmi les plus emblématiques – : 

    • L’interdiction, d’ici 2024, des véhicules diésel ; et des véhicules essence d’ici 2030 ;
    • La poursuite de la constructions de pistes cyclables bi-directionnelles et sécurisées ;
    • La piétonnisation des voies sur berge.

  • Un arrêté modifie la composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé

    Un arrêté ministériel publié le 4 avril 2018 au Journal officiel amende la composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé, fixée à l’origine par un arrêté du 28 février 2018.

    Pour rappel, Dominique Polton, actuelle présidente de l’Institut des Données de Santé, en avait été nommée vice-présidente par arrêté du 28 février 2018. Par la même occasion Natacha Lemaire, avait été nommée rapporteur général du comité technique et du Conseil stratégique de l’innovation en santé, alors que Dominique Bureau et Lise Rochaix, avaient été nommées membres en qualité de personnalités qualifiées.

    L’amendement élargit la composition du Conseil avec des membres supplémentaires dans la catégorie agences nationales intervenant dans le secteur sanitaire et professionnels de santé.

    Une composition critiquée

    La composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé avait été critiqué par Olivier Mariotte, président de Nile, Benoît Péricard, directeur santé KPMG et Guy Vallancien, membre de l’Académie de médecine, qui regrettaient le caractère « institutionnel et national » de la composition qui laissait peu de place à un mode de réflexion innovant.

    Institut national du cancer et professionnels de santé (re)représentés

    À l’origine, dans la composition du Conseil rentraient cinq représentants d’agences nationales intervenant dans le secteur sanitaire. Avec cet amendement, un membre supplémentaire s’ajoute à cette sélection avec l’intégration d’un représentant de l’Institut national du cancer.

    Par ailleurs, la catégorie des représentants de professionnels de santé, du champ sanitaire et médico-social ou de l’aide à domicile totalise 18 représentants au lieu de 14 à l’origine avec de nouveaux membres comme suit :

    • 10 représentants de professionnels de santé (contre 8 au départ) sont requis, avec l’exigence supplémentaire d’avoir « au moins trois représentants des syndicats de médecins libéraux » ;
    • un représentant du Comité de liaison des institutions ordinales ; 
    • un représentant du Conseil national de l’ordre des médecins.