care_insight

  • DNA Script lève 4,5 millions d’euros grâce aux aides publiques européenne et de Bpifrance

    DNA Script annonçait dans un communiqué de presse du 4 avril 2018 avoir reçu une aide publique à hauteur de 4,5 millions d’euros sous forme de financement non-dilutif de la part de Bpifrance à travers le Concours Mondial d’Innovation et l’Aide au développement de l’innovation (2 millions d’euros), et de la Commission européenne, dans le cadre du programme Horizon 2020 (2,5 millions d’euros).

    DNA Script, start-up proposant une technique innovante de fabrication d’ADN synthétique (acides nucléiques à façon) permettant des économies en termes de temps et de coûts, destine le financement obtenu, composé de subventions et d’avances récupérables, à la préparation de l’industrialisation de sa technologie ainsi qu’au renforcement de ses effectifs en charge de la R&D.

    Elle affiche comme ambition de « devenir leader mondial de la synthèse d’ADN et d’ARN » en passant à l’échelle, grâce à sa technique de production qui, au-delà des gains de performance, minimise l’utilisation de produits chimiques agressifs et polluants.

  • Etude : un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme (Health Affairs)

    L’une des plus grandes études* sur l’asthme, nommée AIR Louisville, qui consistait à équiper des malades d’inhalateurs connectés, vient de révéler ses résultats. Publiés le 2 avril 2018 dans la revue Health Affairs, ils mettent en évidence une réduction de l’utilisation des inhalateurs et une amélioration des symptômes de l’asthme.

    Les données recueillies ont aussi permis à la commune de Louisville (Kentucky, USA) de prendre des mesures d’aménagement urbain favorables à la santé publique.

    Des inhalateurs intelligents pour traiter l’asthme

    L’inhalateur est le principal traitement pour les 235 millions d’asthmatiques dans le monde. Cet outil, bien qu’efficace, n’est pas toujours correctement utilisé. Le taux d’observance chez les asthmatiques ne dépasse pas les 50%. Pour l’améliorer, plusieurs projets d’inhalateurs intelligents ont vu le jour. Ces objets connectés peuvent améliorer l’administration des médicaments en géolocalisant les malades, informer le médecin sur la prise du traitement, informer sur les risques de pollutionn etc. Ce genre de dispositif délivrant des données en temps réel pourrait aider les patients à observer leur traitement et diminuer leur crise en prévenant notamment les symptômes.

    Un test grandeur nature à Louisville

    C’est le pari de Propeller, un inhalateur connecté, développé par l’entreprise américaine Propeller Heath. Cette dernière, en partenariat avec la ville de Louisville et une organisation à but non lucratif sur la santé respiratoire et numérique, ont mené une grande étude menée en vie réelle. Plus de 25 organisations publiques et privées ont collaboré à AIR Louisville. L’objectif était d’équiper des asthmatiques d’inhalateurs connectées afin de savoir à quelle fréquence ils étaient utilisés, dans quelles zones de la ville et d’aider les patients à gérer leurs symptômes. La ville du Kentucky a été choisie pour l’expérimentation car elle fait partie du « Top 20 » des « Most challenging cities » selon la fondation américaine sur l’asthme et l’allergie. Elle a même été classée n°1 des « Spring allergy capital » aux Etats-Unis en 2014.

    Concrètement, en 2015, quelque 1147 citoyens de Louisville ont été recrutés pour participer à l’étude AIR Louisville. Le programme a déployé des capteurs d’inhalation et une plateforme de santé numérique pour surveiller où et quand les résidents locaux utilisaient leurs médicaments inhalés pour l’asthme, évaluer les conditions environnementales qui pourraient avoir influencé les symptômes d’asthme et partager ces résultats avec les participants et les décideurs.

    Plus d’un million de data collectées

    Les capteurs de Propeller ont recueilli 1,2 million de données, dont plus de 251 000 correspondaient à des inhalations de médicaments. Ces données ont ensuite été associées avec plus de 5,4 millions de points de données environnementales pour aider Louisville à comprendre les causes des symptômes de l’asthme et de la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) chez les citoyens de Louisville. Après deux ans et demi de suivi, les auteurs de l’étude ont publié les résultats dans l’édition d’avril 2018 de la revue Health Affairs.

    Résultats

    Les chercheurs ont constaté que la fréquence des événements nécessitant un dosage de bêta-agonistes à courte durée d’action (SABA) diminuait significativement au cours de la période d’étude.

    • l’utilisation des inhalateurs a été réduite de 78% ;
    • le nombre de jours sans symptôme d’asthme a augmenté de 48% ;
    • 80% des participants se sont déclarés satisfaits de l’inhalateur connecté (résultats sur un sous-groupe de 57 participants) ;
    • 86% ont déclaré qu’ils comprenaient mieux leur pathologie ;
    • 81% ont déclaré qu’ils avaient davantage confiance dans leur capacité à éviter les crises d’asthme sévères.

    Un outil connecté pour changer la ville…

    Par ailleurs, l’étude AIR Louisville a également abouti à l’élaboration de recommandations concernant l’aménagement urbain. Ces préconisations concernaient une diminution de la coupe des arbres, l’amélioration de la canopée dans les zones à risque élevé d’asthme, la création d’itinéraires recommandés pour les poids lourds, la distribution d’une carte de prévision de l’asthme à tous les habitants et une modification des politiques de zonage urbain afin de limiter les effets sur la santé des pollutions automobile et industrielle. Une partie de ces recommandations ont été suivies par la ville.

    … et mener une vie plus saine

    « AIR Louisville a démontré la valeur des données de santé participatives, ayant un impact positif au niveau individuel mais aussi niveau décisionnel« , a déclaré Meredith Barrett, vice-présidente de la recherche chez Propeller Health et co-auteur de l’article. «Nous pensons que le potentiel de cette approche collaborative est énorme et Propeller s’engage à utiliser les données collectées auprès de milliers de patients pour mieux comprendre où, quand et pourquoi les symptômes respiratoires se produisent afin d’aider les gens à mener une vie plus saine. »

  • L’Australie et les États-Unis renforcent leur collaboration dans les domaines du digital et de l’IA

    Les principaux leaders du secteur de l’high tech en Australie et aux États-Unis travailleront à la promotion d’une technologie révolutionnaire dans le domaine de la santé avec le lancement d’une alliance transnationale d’innovation, annoncée en mars 2018 par le gouvernement fédéral australien.

    Un Conseil australien sur la compétitivité des technologies et des soins a été créé pour s’associer au Conseil américain sur la compétitivité (US Council on Competitiveness) afin d’améliorer l’engagement des entreprises, des universités et des institutions de recherche des deux pays dans le développement des technologies de pointe.

    Une alliance centrée sur la health tech, la cybersécurité et l’IA

    Conjointement annoncée par Greg Hunt, ministre de la Santé australien, et Michaelia Cash, ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, l’alliance renforcera la collaboration entre l’Australie et les États-Unis dans les domaines de la health tech, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle (IA).

    Le conseil consultatif sera conduit par les co-présidents pro bono Charles Kiefel, membre éminent de la Fédération mondiale des conseils de la compétitivité, le Dr. Larry Marshall, chef de la direction du CSIRO – l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique – et le Dr. Jane Wilson, directrice de Sonic Healthcare. Il établira un dialogue entre les dirigeants des sociétés de technologies de l’Australie et des États-Unis.

    Objectif : booster la présence des entreprises australiennes sur le marché américain

    Cette nouvelle coopération encouragera l’entrepreneuriat australien et augmentera la compétitivité des produits australiens sur l’immense marché américain.

    « Le potentiel [que nous avons] de révolutionner les soins pour les Australiens à travers ce partenariat est passionnant. Il est également en harmonie avec notre engagement concernant le développement de la recherche médicale et de traitements innovants qui peuvent faire une réelle différence pour [la population] », a déclaré le gouvernement australien dans un communiqué (source : Healthcareit.com.au).

    Health tech : une hausse des emplois de 10 % entre 2015 et 2016 en Australie

    Selon le Centre australien de croissance des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTPConnect), le nombre d’emplois soutenus par les secteurs des technologies médicales, de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique a augmenté de 10 % pour atteindre 62 000 entre 2015 et 2016. Les exportations manufacturières ont quant à elle augmenté de 30 % durant la même période, représentant ainsi 5,2 milliards de dollars (3,3 Mds € ; 4 Mds US$).

    Les investissements en R&D représentent 1,4 Md AU$

    La croissance vertigineuse de l’industrie, qui représente la dixième plus grande catégorie d’exportation de l’Australie, a été à l’origine en 2016 de 27 000 publications scientifiques, de 242 dépôts de brevets et de multiples investissements en R&D d’une valeur totale d’1,4 milliard de dollars (876 M. € ; 1 Md US$).

  • Australia and the US strengthen collaboration in digital health and medical AI

    Leading technology leaders in Australia and the United States will work to promote revolutionary technology in healthcare with the launch of a transnational innovation alliance announced in March 2018 by the Australian Federal Government.

    A new Australian Advisory on Technology and Healthcare Competitiveness has been set up to partner with the US Council on Competitiveness in order to improve engagement between the two nations’ businesses, research institutions and universities in the development of innovative  health tech.

    The alliance will focus on health tech, cybersecurity and AI

    Jointly announced by Australian Health Minister Greg Hunt and Australian Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash, the alliance will strengthen collaboration between Australia and the United States in health tech, cybersecurity and artificial intelligence (AI) areas.

    The advisory board will be led by pro bono co-chairs Charles Kiefel, distinguished fellow of the Global Federation of Competitiveness Councils, Dr Larry Marshall, the chief executive officer of CSIRO, an independent agency of the Australian Federal Government responsible for scientific research in the country, and Dr Jane Wilson, director of Sonic Healthcare, to establish a dialogue between Australia and US chief technology officers to kick off the alliance.

    Goal: To boost the presence of Australian companies in the US market

    This cooperation between the two countries will encourage Australian entrepreneurship and increase competitiveness of products in the huge US market.

    « The potential to revolutionise healthcare for Australians through this partnership is exciting. It also joins our commitment to medical research and the development of new and innovative treatments that can make a real difference to Australians, » the Australian government said in a statement (source: Healthcareit.com.au).

    Health tech : the number of jobs increased by 10% from 2015 to 2016 in Australia

    According to The Australian Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Centre (MTPConnect), the number of jobs supported by the medical technology, biotechnology and pharmaceutical industry increased by 10% to 62,000 from 2015 to 2016. Manufacturing exports increased by 30% to AU$5.2 (€3.3b; US$4b) during the same period of time.

    R&D investments totaling AU$1.4 billion

    The huge growth of the industry, which is the 10th largest export category for Australia, led in 2016 to 27,000 publications, 242 patent lodged and R&D investments totaling AU$1.4 billion (€876m; US$1b).

  • Singapour : une formation en économie de la santé pour stimuler le secteur de la health tech

    Dans le cadre des efforts du gouvernement singapourien visant à développer les capacités des TIC dans le secteur de la santé, la  (SMU) va prochainement ouvrir une section en économie et en gestion de la santé.

    Au sein de cette formation, les étudiants pourront suivre des cours sur l’administration des soins, les règlementations, l’économie, la gestion et l’analyse dans le domaine de la santé, mais aussi mener un apprentissage au sein d’hôpitaux et d’autres établissements de santé de la cité-État.

    Singapour cherche à renforcer la main-d’œuvre dans le domaine de la health tech

    Face à l’escalade des coûts des soins et au vieillissement rapide de la population, Singapour redouble d’efforts pour renforcer la main-d’œuvre dans le secteur de la health tech en offrant plus de possibilités de formation, d’éducation et d’emploi, note le quotidien national The Straits Times.

    500 offres d’emploi présentées lors du Health Tech Day

    Ce nouveau parcours universitaire a été présenté en mars 2018 à l’occasion du Health Tech Day, organisé par l’Info-communications Media Development Authority (IMDA) et Integrated Health Information Systems (IHiS), une entreprise qui fournit des solutions TIC pour le secteur de la santé publique.

    Le Health Tech Day a réuni plus de quarante organisations, y compris des établissements de santé, des entreprises health tech et des partenaires de formation, afin de présenter les dernières innovations du secteur. Plus de 500 offres d’emploi dans le domaine des technologies de la santé ont été proposées au cours de l’événement.

    IHiS va former 50 professionnels du secteur

    Afin de soutenir les professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur des soins, IHiS s’est fixé comme objectif de placer et de former cinquante professionnels, gestionnaires, cadres et techniciens au cours des deux prochaines années. Ils seront formés sur une période de trois à neuf mois pour des emplois tels que ingénieur réseau, développeur d’applications mobiles et développeur de logiciels.

    TeSA : une initiative pour aider les professionnels des TIC à se perfectionner

    Les professionnels des technologies de l’information et de la communication bénéficieront également d’une formation en cyber-sécurité, en analyse de données, en cloud computing et en développement de logiciels avec la société bio-pharmaceutique mondiale MSD, qui rejoint pour l’occasion l’initiative TechSkills Accelerator (TeSA), pilotée par l’IMDA.

    TeSA propose divers programmes pour aider les professionnels actuels des TIC et les non-professionnels du secteur à acquérir de nouvelles compétences et connaissances dans leur domaine et à rester compétitifs dans un environnement numérique à l’évolution rapide.

    MSD offrira à plus de 90 professionnels des TIC une formation et des stages à l’étranger au cours des trois prochaines années. Environ 27 000 personnes ont été formées depuis le début de l’initiative en avril 2016.

    Health tech : 1 200 emplois devraient être créés d’ici 2021

    « La technologie de la santé est un domaine passionnant où les investissements dans ce secteur ont augmenté de 7 % au cours des trois dernières années, précise Bruce Liang, directeur de l’information du ministère de la Santé singapourien (MOH) et responsable de la direction d’IHiS (source : The Straits Times). (…) La croissance [de l’industrie] devrait doubler et augmenter d’environ 13 % au cours des trois prochaines années, ce qui devrait se traduire par une demande d’environ 1 200 emplois supplémentaires dans le domaine de la santé. »

    National HealthTech Challenge : rechercher des solutions de santé innovantes

    Une nouvelle initiative, baptisée le « National HealthTech Challenge », a été lancée à la mi-mars 2018. Son objectif est d’identifier et de résoudre les problèmes de santé à travers les nouvelles technologies à l’échelle nationale.

    Organisé par IHiS, le National HealthTech Challenge rassemble des professionnels de la santé, des instituts de recherche et des acteurs de l’industrie high tech dans l’optique de faire émerger des solutions permettant de résoudre les défis les plus pressants du secteur. Les dix meilleures d’entre elles seront sélectionnées pour développer des pilotes au troisième trimestre de l’année 2018.

    Ces solutions devront être en adéquation avec les trois évolutions du secteur recherchées par le MOH :

    • 1. développer un système de santé allant au-delà des soins pour se concentrer davantage sur les résultats et donc la santé de la population ;
    • 2. agir au-delà de l’hôpital en se tournant davantage vers la communauté ;
    • 3. aller au-delà d’une offre de soins de qualité pour se concentrer sur la valeur des soins délivrés.

    Objectif : exporter les solutions singapouriennes à l’international

    « Si nous pouvons mettre en place des solutions innovantes pour relever nos défis de santé, non seulement nous pourrons offrir de meilleurs soins à notre population mais nous créerons également des opportunités économiques pour nos entreprises, leur permettant ainsi d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent elles aussi des changements démographiques similaires [au nôtre] », a déclaré lors du Health Tech Day le ministre d’État chargé des Communications et de l’Information et de la Santé, Chee Hong Tat.

  • Singapore: New course in health economics to boost health tech sector

    As part of the Government of Singapore’s efforts to develop ICT capabilities in the healthcare sector, the Singapore Management University (SMU) will soon offer a major in health economics and management.

    Within this training course, students will learn about healthcare care administration, politicy, economics, management and analytics, with work-based learning in hospitals and other healthcare institutions of the city-state.

    Singapore to boost the health tech workforce

    As healthcare costs increase and population ages rapidly, Singapore is stepping up its efforts to strengthen the health tech workforce by providing more training, education and job opportunities, the national daily newspaper The Straits Times said.

    500 job opportunities offered at Health Tech Day

    The new university course was presented in March 2018 on the occasion of Health Tech Day, which was organized by the Info-Communications Media Development Authority and Integrated Health Information Systems (IHiS), a company that provides ICT solutions for the public health sector.

    Health Tech Day brought together more than forty organizations, including healthcare institutions, health tech companies and training partners, to showcase the latest product innovations in the sector. More than 500 job opportunities in the health tech sector were offered during the event.

    IHiS will train 50 professionals in the health tech sector

    To support mid-career professionals in their transition to the healthcare sector, IHiS has set a target to place and train fifty professionals, managers, executives and technicians over the next two years. They will be trained over a period of three to nine months for jobs such as mobile application developer, software developer and network engineer.

    TeSA: an initiative to help ICT professionals improve their skills

    Information and communication technology professionals will also benefit from training in in-demand skills in cyber security, data analytics, cloud computing and software development, with global biopharmaceutical company MSD joining the TechSkills Accelerator (TeSA), an initiative driven by Infocomm Media Development Authority (IMDA).

    TeSA offers a variety of programs to support current ICT professionals and non-ICT professionals to upgrade and acquire new skills that are in demand, and to stay competitive in the fast-moving digital landscape.

    MSD will provide more than 90 ICT professionals with on-the-job training and overseas attachments over the next three years. Approximately 27,000 people have been trained since the initiative started in April 2016.

    Health tech: 1,200 jobs should be created by 2021

    « Health tech is an exciting space to be in now. Investments in this sector grew by 7 % over the last three years, » said Bruce Liang, chief information officer of the Ministry of Health (MOH) and chief executive officer of IHiS (source: The Straits Times). « (…) The growth is expected to double and grow by some 13 per cent in the next three years. The trajectory growth would translate to a demand of approximately 1,200 more health IT jobs. »

    National HealthTech Challenge: To seek innovative health solutions

    A new initiative, called the National HealthTech Challenge, which aims to identify and solve healthcare challenges through technology on a national scale, was launched in mid-March.

    Organized by IHiS, the National HealthTech Challenge brings together healthcare professionals, research institutes and tech industry players to come up with solutions to the industry’s most pressing challenges. Ten will be selected for pilots in the third quarter of 2018.

    The challenge is themed to align with MOH’s three shifts:

    • 1. Beyond healthcare to health;
    • 2. Beyond hospital to community;
    • 3. Beyond quality to value.

    To export Singaporean products internationally

    « If we can innovate new solutions to tackle our healthcare challenges, not only can we provide better care for our people, we also create economic opportunities for our companies to export their solutions to other cities around the world that are also experiencing similar demographic shifts, » Minister of State for Communications and Information and Health Chee Hong Tat said at Health Tech Day.

  • Eurekam lève 1,5 M€ auprès de Sofimac Innovation et de Poitou Charentes Innovation

    Eurekam a annoncé le 4 mars 2018 avoir finalisé une levée de fonds fin janvier 2018. Celle-ci a été réalisée auprès de Sofimac Innovation et de Poitou Charentes Innovation dans le cadre du programme national des investissements d’avenir et s’élève à 1,5 million d’euros.

    Il s’agit du deuxième tour de table pour l’entreprise créée en 2012.

    Cette levée de fonds va servir au fabricant du dispositif DRUGCAM, système d’assistance vidéo et de contrôle des préparations de médicaments anticancéreux, de développer une gamme de solutions dédiées aux autres spécialités médicales présentes dans l’hôpital (pédiatrie, soins, anesthésie), et d’accélérer son développement à l’international (Allemagne et Amérique du Nord en priorité).

    Pour les années 2018 et 2019, Eurekam prévoit de recruter une trentaine de personnes afin de poursuivre sa croissance.

  • L’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative -rapport de France stratégie

    Le premier trimestre 2018 a été marqué par la publication du rapport du député Cédric Villani et la présentation de la stratégie gouvernementale dans le domaine de l’intelligence artificielle, Placée auprès du Premier ministre, France stratégie s’est également saisie du sujet, en examinant les conséquences de la diffusion l’IA sur certaines professions médicales (cardiologues, radiologues, médecins généralistes et biologistes), ses principaux vecteurs de diffusion et les freins éventuels à son utilisation.

    Les applications de l’IA dans le domaine de la santé sont nombreuses (aides au diagnostic, recommandations de prise en charge). Selon les experts de France Stratégie, l’IA est amenée à faire évoluer les métiers du secteur médical (notamment en radiologie, cardiologie et la médecine générale) et contribuera à améliorer le suivi et la prise en charge des patients en ville, à domicile et à l’hôpital. En revanche, plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant sa généralisation, dans un secteur médical et médico-social marqué par « des résistances aux transformations » significatives, d’après le rapport de France Stratégie paru le 28 mars 2018 que H&TI s’est procuré.

    Les applications de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

    L’aide au diagnostic et aux recommendations de prise en charge

    Les applications actuelles de l’IA sont nombreuses en oncologie, cardiologie, radiologie, détection de maladies spécifiques (telles que diabète et Alzheimer, etc.) ou santé mentale (l’IA est notamment utilsée pour détecter la dépression ou autres troubles psychologiques). Les algorithmes alimentés et entraînés par des données massives sont programmés pour identifier des maladies selon des protocoles prédéfinis par des équipes médicales. 

    L’outil emblématique de cette application est le logiciel Watson, introduit par le groupe IBM en 2005 sur le marché de la santé américain. Utilisé pour l’aide au diagnostic et à la proposition thérapeutique, le logiciel synthétise de nombreuses informations issues de rapports médicaux, dossiers patients, tests cliniques, etc.

    Lors du sommet AI for Humanity organisé au collège de France le jeudi 29 mars 2018, le professeur Ran Balicer illustrait les usages de l’IA en santé dans les hôpitaux israéliens. L’IA y est utilisé pour détecter et prévenir les risques d’insuffisance rénale, dans le suivi des maladies chroniques et la détection de cancers.

    « Selon une étude récente, l’intelligence artificielle a été capable d’une détection automatisée du cancer du sein avec un taux de réussite de 92%, presque équivalent à celui des spécialistes (96%). Lorsque sont combinés les analyses du médecin et les méthodes de diagnostic issues du logiciel automatisé, le taux de réussite s’élève à 99,5%, avec un risque d’erreur fortement diminué ». France Stratégie, citant une étude américaine publiée en 2016.

    L’utilisation de l’IA fait évoluer les métiers de la santé 

    Radiologie : vers une spécialisation accrue en radiologie interventionnelle

    Selon les experts de France stratégie, l’IA est amenée à jouer un rôle croissant dans la lecture d’imagerie médicale, posant à terme la question de « l’intervention du radiologue dans l’établissement du diagnostic ». L’automatisation de la radiologie conventionnelle pourrait être réalisée par des manipulateurs radio formés à l’élaboration de diagnostics, souligne France Stratégie. Elle pourrait également être effectuée par un médecin non radiologue. L’IA permettrait donc à terme aux radiologues de consacrer davantage de temps à l’analyse de cas complexes.

    Ainsi, « le métier de radiologue pourrait évoluer vers une spécialisation accrue en radiologie interventionnelle à visée diagnostique (ponctions, bopsies, etc.) pour des cas complexes ou à visée thérapeutique guidée par l’imagerie médicale ». France Stratégie

    France stratégie recommande à ce titre d’adapter le cadre règlementaire actuel, notamment le décret n°2016-1672 du 5 décembre 2016 relatif aux actes et activités réalisés par les manipulateurs d’électroradiologie médicale.

    Cardiologie : recentrage de l’activité du cardiologue sur les cas complexes

    Des logiciels fondés sur l’IA sont aujourd’hui capables d’interpréter des électrocardiogramme (ECG). « Ces logiciels détectent des pathologies avec un degré d’efficacité comparable, voire supérieur, à celui d’un cardiologue », souligne France Stratégie. Ceci pourrait s’avérer bénéfique à la médecine générale et aux urgences françaises : les médecins généralistes et urgentistes pourraient à l’avenir mobiliser ces outils à toute heure sans recourir au cardiologue.

    D’après le rapport de France Stratégie, l’IA permettra d’aider les urgentistes dans l’orientation de leurs patients ; d’étendre l’usage de l’ECG à davantage de spécialités médicales comme les urgentistes, généralistes, gériatres, et non médecins comme les infirmières, pompiers  et enfin, de libérer du temps aux cardiologues qui traiteraient ainsi des cas plus complexes.

    L’intelligence artificielle, conclut France Stratégie, est susceptible « d’accentuer la tendance à la sur-spécialisation de leur métier ». 

    En médecine générale, l’IA « augmentera le niveau de compétence « technique » du médecin »

    Les assistants médicaux sont à l’avenir susceptibles de faire évoluer la médecine générale à plusieurs titres, selon France Stratégie : le médecin pourra bénéficier d’une aide à l’établissement de diagnostics de cas complexes, « avec une plus grande sécurité dans la prise de décision » ; l’IA sera par ailleurs amenée à « augmenter en continu le niveau de compétence « technique » du médecin au fur et à mesure que celui-ci pourra exploiter pleinement les connaissance cliniques et les pratiques médicales les plus actualisées ».

    Enfin, s’agissant des laboratoires d’analyses médicales, l’IA est susceptible d’automatiser intégralement les analyses et de fait, d’induire de profondes transformations du métier de biologiste.

    Le suivi connecté des patients et l’usage de la robotique en santé

    Amélioration de la prise en charge des patients

    Certains outils connectés s’intègrent déjà dans une prise en charge globale des patients, comme le pilulier intelligence ou le tensiomètre relié à un médecin. Couplé à l’IA, ces dispositifs permettent un suivi automatisé des patients à partir de l’analyse des données recueillies et enrichies.

    D’après France Stratégie, l’usage d’outils de suivi des patients présente un intérêt au domicile des patients, à l’hôpital comme dans le cadre de la médecine de ville.

    • A domicile, des plateformes de suivi de patients à distance permettent de prédire les risques d’exacerbation d’une maladie inflammatoire comme l’asthme, de détecter une rechute de cancer du poumon, de personnaliser le traitement du diabète, à titre d’exemple ; 
    • A l’hôpital, « une plateforme de suivi médical connecté de patients, avant et après une hospitalisation, permet de centraliser tout ce qu’une infirmière aurait contrôlé à l’hôpital » ; 
    • En ville, enfin, peuvent se constituer des réseaux entre médecins généralistes, spécialistes et infirmières de coordination (comme le prévoit le programme « Territoire de soins numérique »).

    La robotique appliquée 

    « De nouvelles générations (de robots) à base d’intelligence artificielle sont en train d’émerger« , rappelle France stratégie, « avec une autonomisation accrue par rapport au chirurgien ». Les applications actuelles et futures des robots fondés sur l’IA en médecine sont nombreuses. Le rapport en propose une liste non exhaustive : simulation d’opération sur écran ou sur un clone virtuel ; assistance domestique pour les personnes âgées ou en situation de perte d’autonomie ; prise en charge de patients souffrant de troubles cognitifs ou comportements comme l’autisme ou Alzheimer ; enfin, pour les aides-soignants et les infirmiers, les robots IA peuvent les appuis dans leur pratique professionnelle ».

    Plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant d’envisager la diffusion de l’IA dans le secteur de la santé

    • La situation de l’emploi des professionnels de santé : France Stratégie rappelle que les études prévoient à courte et moyenne échéance un creusement des inégalités d’accès aux soins à l’échelle du territoire français ; dans un tel contexte, le recours à la télémédecine et le développement de solutions innovantes permettrait d’assurer un meilleur accès aux soins.
    • L’augmentation de la qualité des données : la diffusion de l’IA favorise l’augmentation en volume et en qualité des données disponibles, issues de sources multiples (Assurance maladie, établissements de santé, médecine génomique, objets connectés, applications mobiles, commentaires des patients, etc.).
    • L’acceptabilité sociale : « si les logiciels livrent leur clé de fonctionnement », souligne France Stratégie, « ils pourront répondre aux aspirations des patients/citoyens à l’autonomisation. Dans le cas contraire, si les logiciels restent des formes de boîtes noires, la diffusion de l’IA sera freinée par le manque d’acceptabilité sociale ». Dans le cadre de la mission confiée au député Cédric Villani, Ethik IA propose de clés de régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé.

    Quels sont les scenari de diffusion de l’IA en santé ?

    « Le secteur est plutôt enclin à résister aux transformations »

    Il existe en France une certaine « résistance à l’innovation », couplée à un modèle économique encore « incertain », qui explique que le secteur de la santé est « enclin à résister aux transformations induites par l’intelligence artificielle. Quelles sont les causes de ces « résistances »? D’après France Stratégie, elles seraient imputables « à l’important degrés de règlementation ». Si des progrès « ont été réalisés depuis 2017 avec la création d’un système national de données de santé », « le cadre permettant de répondre aux besoins croissants de protection en matière d’accès, de partage et de protection ou de garantie de fiabilité n’est pas encore abouti ».

    Ainsi, conclut France stratégie, « la difficulté d’accès aux données a été identifié comme un frein au développement de l’intelligence artificielle, notamment dans les possibilités de transfert des travaux de recherche », ce qui a été mis en avant dans le rapport remis par Cédric Villani au Président de la République.

    Toutefois, relève France Stratégie, « la règlementation n’empêchera pas la diffusion de l’IA là où les acteurs prévoient des gains importants ».

    « Les conditions qui pourraient conduire à une scénario disruptif »

    Les acteurs placés en situation de concurrence et de dimension internationale – comme l’industrie du médicament et des dispositifs médicaux et le secteur de l’assurance complémentaire santé – peuvent conduire à l’émergence d’un « scénario disruptif » et servir de vecteur de la diffusion de l’IA dans le secteur de la santé.

  • Transformation du système de santé : nomination des responsables de la formation des professionnels

    Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié dans un communiqué du 3 avril 2018 les noms des trois responsables de la consultation sur la formation des professionnels de santé, dans le cadre des chantiers de la Stratégie de transformation du système de santé. 

    Il s’agit du Professeur Antoine Tesnière, de Stéphanie Rist, députée du Loiret et d’Isabelle Riom, interne en médecine générale.

    Les premières orientations de ce chantier seront rendues en mai 2018.

    Les responsables des autres chantiers de la Stratégie de transformation du système de santé, avaient été dévoilés par Agnès Buzyn, la Ministre des solidarités et de la santé le 9 mars 2018.

    Les missions des pilotes du chantier sur la formation des professionnels

    Numerus clausus, première année, coopération entre professionnels de santé grâce aux pratiques avancées en soins infirmiers, articulation enseignement/recherche pour l’ensemble des formations aux professions de santé : la réforme de la formation est une étape indispensable pour permettre au système de santé de s’adapter aux évolutions des besoins des patients.

    Antoine Tesnière, Stéphanie Rist et Isabelle Riom devront construire, en consultant les parties prenantes, la feuille de route opérationnelle favorisant une plus grande homogénéité des formations, une meilleure coopération entre les différents métiers de la santé, des conditions d’études favorables à l’épanouissement des étudiants, etc.

    Les étudiants en santé seront associés à cette réflexion conjointement menée par le ministère des Solidarités et de la Santé et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce chantier sera étroitement lié avec celui de la transformation du travail et des métiers dans le secteur public hospitalier.

  • Agfa HealthCare acquiert Inovelan afin de renforcer son offre en coordination de soins

    Agfa HealthCare a annoncé le 4 avril 2018 l’acquisition d’Inovelan, société française spécialisée dans l’échange et le partage sécurisé des données de santé, et la coordination de parcours du patient.

    Cette opération permet à Agfa de renforcer son offre dans le domaine de la coordination des soins en ajoutant des composantes nouvelles à son portfolio liées à la télémédecine, au suivi des pathologies chroniques et à l’interopérabilité.

    Inovelan voit dans cette acquisition une opportunité de croissance et va apporter à Agfa HealthCare sa connaissance et sa maîtrise du marché français.

    Le montant en jeu n’a pas été communiqué

    Le 4 avril 2018, les délégations des deux entreprises se sont réunies pour officialiser l’acquisition à Mortsel en Belgique. Les DG d’Agfa HealthCare France et d’Inovelan, respectivement, Emmanuel Mougeotte et Christian Gourdi, ont procédé à la signature du contrat en compagnie de Veronique Lessens, Directrice Business Developpement et Stratégie Agfa HealthCare, et Eric Meunier, Directeur R&D et co-fondateur d’Inovelan.

    Un appui en interopérabilité dans un contexte de convergence des acteurs pour des services en santé innovants

    Le fournisseur de solutions de e-santé et d’imagerie numérique dans près de 100 pays au monde espère avec cette opération étendre sa gamme de solutions et services dans le cadre de la mise en œuvre des GHT et des SNACS.

    Emmanuel Mougeotte déclare ainsi « Il s’agit non seulement d’applications reconnues de coordination et de e-santé, mais également de technologies innovantes qui contribueront à renforcer notre offre de solutions applicatives interopérables ».

    Aux yeux du DG et co-fondateur d’Inovelan, Christophe Gourdin, cette association est à la fois une opportunité de croissance et un partenariat au service des parcours intégrés où le patient est au cœur des préoccupations : « La complémentarité de nos offres et services nous permettra de réaliser ensemble un grand pas vers des parcours de soins totalement connectés et intégrés ».

    Coordination, télémédecine et interopérabilité

    L’acquisition d’Inovelan est une façon de compléter et de développer son offre en coordination de soins afin d’asseoir sa position dans l’accompagnement des acteurs en santé dans la démarche d’intégration et de convergence de services dans le cadre des GHT et du virage ambulatoire, en bénéficiant de :

    • son savoir-faire en matière de messagerie sécurisée, de dématérialisation et d’application de télémédecine incarné par la plateforme SantNetBox pour optimiser les outils tels Orbis, Engage Suite, HYDMedia ;
    • son expertise scientifique dans la gestion des parcours, notamment dans le cadre des pathologies chroniques et la dépendance, et des dossiers communicants de réseaux notamment en cancérologie (DCC) ;
    • sa proximité avec des acteurs des segments de marché complémentaires à ceux d’Agfa tels les assureurs en santé, les complémentaires, les institutions de prévoyance et les prestataires de services de santé à domicile (PSAD).