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  • Diagnostic précoce du cancer de la vessie par imagerie de fluorescence et analyse IA avec VisioCyt

    L’entreprise VitaDX espère accélérer le diagnostic du cancer de la vessie à l’aide de l’imagerie de fluorescence et l’analyse par intelligence artificielle à travers son dispositif VisioCyt.

    Ce dispositif de cytologie digitale est actuellement testé dans plus d’une dizaine d’établissements hospitaliers et l’extension de son utilisation est prévue au cours de l’année 2018.

    Détecter précocement les cancers de la vessie grâce à la fluorescence et l’IA

    Fondée en 2015, VitaDX International développe des solutions de diagnostics précoces du cancer de la vessie fondées sur l’imagerie de fluorescence et l’analyse par intelligence artificielle. VitaDX a travaillé en partenariat avec les chercheurs de l’Institut des sciences moléculaires d’Orsay et les praticiens hospitaliers du CHU Bicêtre (AP-HP) pour élaborer le logiciel VisioCyt, qui permet d’analyser les cellules par le biais de la fluorescence.

    Le dispositif VisioCyt permet d’automatiser un processus initialement manuel. Le logiciel est capable de détecter des cellules tumorales à un stade précoce. « Détecté précocement, le taux de survie avoisine les 95%, alors qu’en cas de cancers avancés, ce même taux chute à 5% » d’après VitaDX.

    Numérisation des échantillons par fluorescence et analyse des échantillons via un algorithme de Deep Learning

    Cette méthode permet de déceler une anomalie potentielle d’un point de vue métabolique, avant même que la morphologie cellulaire ne soit altérée par la maladie. Le diagnostic, qui consiste à « regarde(r) l’intérieur de la cellule avant que l’extérieur se modifie », s’effectue en deux étapes : 

    • numérisation des échantillons : cette première étape permet de rendre les cellules lisibles par le logiciel VisioCyt. Cette technique de numérisation s’appuie sur la fluorescence, qui permet de distinguer les cellules saines des cellules tumorales. 
    • analyse des échantillons via un algorithme de Deep Learning : l’algorithme utilisé fonctionne sur le traitement d’images. Le logiciel utilise la lumière blanche pour aider le médecins à établir son diagnostic et définir le bon traitement. 

    La solution est actuellement testée dans une quinzaine d’établissements hospitaliers français. VitaDx entend intégrer le dispositif VisioCyt au réseau local de laboratoires, avant d’envisager sa généralisation.

    Actuellement, la cytologie digitale n’est pas développée dans les laboratoires, ce qui constitue le principal frein à la diffusion de cette technique d’analyse.

  • Insuffisance cardiaque : un nouveau parcours de prise en charge aux hôpitaux Henri-Mondor (AP-HP)

    La Cellule de coordination de l’insuffisance cardiaque et des cardiomyopathies (CCICC) des Hôpitaux universitaires Henri Mondor (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) a été créée pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’insuffisance cardiaque.

    Selon un communiqué de l’AP-HP, elle propose depuis le 5 avril 2018 un parcours de soin innovant, qui permet d’améliorer leur qualité de vie et leur pronostic, en combinant plusieurs leviers : l’innovation technologique, de nouvelles compétences paramédicales afin de lutter contre la désertification médicale, et le maintien d’un contact humain indispensable pour améliorer le suivi des patients et leur observance des traitements.

    Le CCICC poursuit un triple objectif

    Soutenu par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, le CCICC est dispositif innovant tant dans la conception du parcours que dans les compétences médicales et paramédicales mobilisées, et repose sur deux infirmiers. Il poursuit un triple objectif :

    • améliorer le parcours intra-hospitalier et la sortie d’hospitalisation des patients en insuffisance cardiaque : réalisation d’une consultation d’annonce et organisation d’ateliers d’éducation thérapeutique, mise en place d’outils connectés et coordination du retour au domicile en lien avec les professionnels de ville ;
    • optimiser le traitement de fond de l’insuffisance cardiaque après la sortie des patients : réalisation de consultations de titration rapprochées (de quatre à dix). À terme, ces consultations pourront être réalisées par les équipes paramédicales seules (coopération, transfert de compétence) ;
    • télé-surveiller les symptômes et le poids par des outils connectés afin d’intervenir rapidement au domicile des patients si besoin. Cette télésurveillance permet de suivre au quotidien leur prise de poids (via une balance connectée) et d’évaluer leurs symptômes (via un boîtier proposant un questionnaire).

    En fonction des données recueillies, plusieurs options sont envisageables : majoration du traitement diurétique, prise de rendez-vous avec leur médecin de ville ou organisation d’une consultation urgente réalisée par la CCICC afin de décider de leur retour au domicile, ou de leur hospitalisation, ou de leur prise en charge à domicile par perfusion de diurétique (HAD).

    Cette consultation doit permettre d’éviter les nombreux passages aux urgences non coordonnés de ces patients qui peuvent se retrouver bloqués aux urgences ou hospitalisés dans des unités non spécialisées.

  • Quels dispositifs d’aide aux patients asthmatiques en cas de crise aiguë et quel suivi ?

    A quelques semaines de la Journée mondiale de l’asthme (1er mai 2018), les principaux acteurs de la communauté des pneumologues (Société de Pneumologie de langue française (SPLF), la Fédération française de Pneumologie, la Fondation du souffle), les urgentistes (représentés à travers la Société Française de Médecine d’Urgence) et l’Association Asthme Allergies organisaient une conférence de presse le mardi 10 avril 2018 à la Maison du Poumon (Paris) pour sensibiliser le grand public, les professionnels de santé et les patients aux enjeux de la prise en charge de l’asthme aux urgences et en urgence.

    La conférence de presse réunissait Dr. Patrick Plaisance, Chef du Service Accueil et Traitement des Urgences -SATU- à l’Hôpital Lariboisière ; Laurence Meyer, Maman de David, décédé à la suite d’une crise d’asthme et Présidente de l’association Dove, qui a notamment présenté une nouvelle application lancée à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme permettant de géolocaliser tous les services d’Urgences à travers toute le France pour prendre en charge les crises d’asthme ; Pr Nicolas Roche, Président de la Société de Pneumologie de Langue Française, Service de Pneumologie et Soins intensifs Respiratoires à l’Hôpital Cochin, AP-HP ;  et Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil et auteur d’un rapport SPLF sur Asthme et Urgences.

    Les intervenants ont évoqué les symptômes d’une crise d’asthme aiguë, les modes de prise en charge de l’asthme aux urgences en France, les études publiées sur le sujet et les plateformes et technologies innovantes développées pour éduquer les patients et sensibiliser les professionnels de santé aux enjeux d’une prise en charge optimale de la maladie.

    La crise d’asthme aiguë, une urgence vitale

    L’asthme est une maladie respiratoire chronique due à une inflammation permanente des bronches, qui se manifeste par des crises. Elle concerne 4 millions de personnes en France. L’asthme aigu grave est une crise inhabituellement intense susceptible de mettre la vie du malade en danger. Tous les asthmatiques, quelque soit le degré de sévérité de leur asthme, y sont confrontés à un moment de leur vie. « La crisme d’asthme aiguë est une urgence vitale. Tout retard de traitement majore le risque de décès de minutes en minutes« , rappelle Laurence Meyer, dont le fils, David est décédé des suites d’une crise aiguë à l’âge de 27 ans.

    Ces crises représentent 200 000 passages aux urgences et sont responsables d’au moins 100 000 hospitalisations, dont 35 000 concernent des enfants. En 2018, 900 personnes ont succombé à une crise d’asthme aiguë. Les facteurs explicatifs de ce taux anormalement élevé sont de plusieurs ordres : 

    Avant l’admission aux urgences : banalisation et minoration des symptômes ; sous-diagnostic de la part du médecin consulté ; retard au traitement et de réaction et inobservance (50% des malades sont inobservants), tentative de se rendre aux urgences personnellement, « constituent les principaux facteurs déclenchants d’un engrenage dont l’issue peut être fatale » rappellent les intervenants.

    Pendant la prise en charge aux urgences : le patient doit recevoir un traitement adapté et repartir avec un traitement de « fond » (pour prévenir les risques de récidive) et des corticoïdes oraux, « une prescription qui fait souvent défaut », selon le Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil.

    Après la sortie des urgences : les patients ne sont pas toujours orientés vers une consultation spécialisée. « Des dispositifs de suivi existent déjà dans de nombreux centres hospitaliers mais beaucoup restent à améliorer ».

    ERASME : Mobiliser les expertises des urgentistes et des pneumologues pour le bénéfice des patients

    • Erasme – Une étude proposant des solutions concrètes de suivi entre les services d’Urgences, les pneumologues et les professionnels de santé

    Les auteurs : la Société française de médecine d’urgence, en liaison avec la Société de pneumologie de langue française et la Fédération française de pneumologie, s’est mobilisée autour du projet ERASME. Cette étude multicentrique nationale a suivi 320 patients, sur une période de 10 mois, allant de septembre 2016 à juin 2017, dans 28 centres en France (CHU-CHR).

    Le principe : dans les services d’urgence, des patients préalablement identifiés ont renseigné un questionnaire détaillé pour vérifier la manière dont ils géraient – ou pas – leur asthme. Ils se sont vus proposer un suivi téléphonique de 6 mois. Les appels étaient initiés par des infirmières formées, qui délivraient aux patients des conseils de gestion de leur maladie, 15 jours, 1 mois, 3 mois et 6 mois après leur sortie d’hospitalisation.

    Les résultats (à paraître prochainement) : le taux de re-consultation aux Urgences des patients asthmatiques est inférieur à 10% en six mois. Ils consultent à nouveau leur généraliste ou leur pneumologue dans 75% des cas. Ils se sont dits satisfaits des conseils prodigués par téléphone. 

    • Quels enseignements tirer de l’étude ERASME ?

    La mise en place d’une consultation spécialisée : à l’issue de l’hospitalisation, le patient doit se voir proposer un rendez-vous avec un pneumologue pour l’intégrer dans un circuit pneumologique. Si le principe existe dans certains hôpitaux, il convient de le mettre en place dans les autres.

    L’éducation thérapeutique : le malade asthmatique est souvent inobservant. L’éducation thérapeutique doit permettre d’acquérir ou de maintenir les compétences lui permettant de vivre avec sa maladie chronique et de reconnaître les signes de gravité d’une crise et à la gérer dans l’attente des secours.

    La mise en oeuvre d’un dispositif opérationnel : l’objectif à terme est « de mettre en place un véritable réseau de professionnels – médecins généralistes, urgentistes, pneumologues, personnels d’éducation thérapeutique – et de sensibiliser les patients à ces nouvelles possibilités de prise en charge pérenne ».

    • L’exemple du CHU de Tours – « Pionnier dans la mise en oeuvre de passerelles pour le suivi des patients asthmatiques dans le cadre d’un projet d’éducation thérapeutique »

    Les services d’Urgences et de pneumologie du CHU de Tours entretiennent des liens étroits. Le CHU applique les principes édictés par le projet Erasme : 

    – Entretien d’une heure avec le patient avant sa sortie des Urgences, via un questionnaire ad hoc ;
    – A l’issue de cet échange, le patient est suivi et orienté vers l’Ecole de l’asthme où il bénéficiera de plusieurs séances d’éducation thérapeutique, en vue de lui permettre d’être « autonome » ;

    Des dispositifs d’éducation thérapeutique des professionnels de santé et patients

    Plus de 50% des patients commettent au moins une erreur d’utilisation de leur inhalateur et 10%, une « erreur grave », qui peuvent compromettre l’efficace de leur traitement ; 25% des patients ne sont pas formés à l’usage des inhalateurs.

    • Zéphir, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé

    Le guide Zéphir est un outil d’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé. Il s’agit d’un annuaire qui recense les différents types de dispositifs thérapeutiques classés par indications, classes thérapeutiques, DCI. Le guide est enrichi de vidéos de démonstration de l’utilisation des traitements inhalés de l’asthme, réalisées sous l’égide de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF).

    • Forminhal, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des patients

    A l’initiative du Professeur Mathieu Molimard (service de pharmacologie Médicale du CHU de Bordeaux – Université de Bordeaux – Inserm CR12219), le site internet Forminhal propose des vidéos de « formation aux bons usages des inhalateurs » à destination des patients asthmatiques et de leurs proches et des vidéos à l’usage des professionnels de santé pour « détecter les erreurs d’inhalation des patients ».

    • Des écoles d’asthme proposent des formations de groupe ou individuelles

    Les écoles d’asthme ont été créées par l’Association Asthme & Allergies pour aider les malades via l’éducation thérapeutique. Elles ont obtenu l’agrément des agences régionales de santé (ARS). On dénombre aujourd’hui 98 écoles d’asthme réparties sur l’ensemble du territoire français. Dans chacune d’elles, des outils d’éducation permettent à des éducateurs – infimiers(ères), psychologues, kinésithérapeutes – de proposer des approches pédagogiques adaptées à des modules en groupes ou à des séances individuelles. 

    Informer, conseiller, orienter le patient asthmatique 

    • Sophia, le service d’accompagnement des maladies chroniques à l’Assurance Maladie

    Le service Sophia de l’Assurance Maladie aide les patients asthmatiques à mieux connaître leur maladie et adapter leurs habitudes dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et prévenir les risques de complication. Sans se substituer aux recommendations des médecins, Sophia propose un soutien, des informations et des conseils personnalisés. Le service permet également le partage d’expérience des patients et des professionnels de santé. La seule inscription, sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr) permet de bénéficier de l’accompagnement spécialisé (également accessible aux patients diabétiques).

    • Une application mobile : Asthme Agir

    Pour rappeler aux asthmatiques les mesures à engager en cas d’urgence et les cinq règles à suivre, Laurence Meyer à développé une carte et une application mobile, « Asthme agir ». Cette dernière recense les règles à suivre en cas de crise d’asthme et va prochainement s’enrichir du référencement et de la géolocalisation des centres d’Urgences sur le territoire. Cet outil s’adresse à tous types de patients asthmatique et notamment aux adolescents, qui utilisent les applications mais sont souvent inobservants, ce qui les classe dans les populations à risque. L’application est téléchargeable sur l’Appstore et Googleplay.

    • Dove United, une association pour aider la recherche médicale

    Laurence Meyer a par ailleurs créé l’association DOVE United, une association de type loi 1901 de bénévoles à but non lucratif, qui vise à lever des fonds pour financer des projets dans la recherche médicale. L’association recherche actuellement des bénévoles. 

  • Assurtech : Alan lève 23 millions d’euros pour accélérer sa croissance

    Alan, assureur indépendant en santé pour les personnes et les entreprises, annonce ce 10 avril 2018 une levée de fonds de 23 millions d’euros de série A, dont les principaux porteurs sont le fonds de capital risque Index Ventures et Xavier Niel, aux côtés des investisseurs historiques par Open CNP, Partech Ventures et p3VC.

    Les objectifs de cette levée de fonds consistent à :
    • tripler le nombre d’assurés courant 2018 et d’ici 3 ans atteindre 100 000 personnes couvertes ;
    • agrandir l’équipe à 80 personnes dans les 12 prochains mois en intégrant des talents nationaux et internationaux ;
    • développer de nouveaux services dans l’optique de simplification de services de santé.

    Depuis sa création en 2016, Alan couvre à ce jour plus de 7 000 personnes et 850 entreprises.

    Confiance renouvelée d’Open CNP

    Hélène Falchier, directrice générale d’Open CNP et responsable des investissements en private equity de CNP Assurances justifie ainsi le soutien renouvelé d’Open CNP : « Après avoir soutenu le lancement d’Alan en 2016, nous sommes heureux de participer, dans le cadre de notre programme Open CNP, à cette nouvelle levée de fonds et de continuer ainsi à accompagner sa croissance. Investisseur et partenaire, CNP Assurances a été aux côtés d’Alan en qualité de principal réassureur et pour co-construire une couverture prévoyance pour les entreprises, complémentaire de son offre santé ».

    Alan bénéficie également du soutien de BpiFrance en tant que lauréat du Concours mondial de l’innovation 2017.

    37 millions levés

    La mutuelle, dont le siège est basé à Paris, totalise 37 millions d’euros de levés depuis sa création en 2016, sachant que le premier tour mené en 2016 lui a permis de lever un montant de 12 millions d’euros.

  • Plateforme ComPaRe de l’AP-HP : stimuler la recherche participative liée aux maladies chroniques

    A l’occasion d’une conférence sur les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des populations organisée à la Mairie de Paris le jeudi 5 avril 2018, Martin Hirsch, le Directeur général de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris, présentait les finalités de la plateforme de recherche collaborative ComPaRe.

    Inaugurée en 2017, ComPaRe est une plateforme de recherche publique portée par l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris et pilotée par le Centre d’Epidémiologie Clinique de l’Hôtel-Dieu
    , sous la direction du Pr. Philippe Ravaud. La plateforme internet ComPaRe s’appuie sur l’expertise de ce lieu de recherche et d’innovation notamment en matière de nouvelles méthodes d’évaluation thérapeutique des maladies chroniques. ComPaRe est ouverte aux équipes de recherche publique, hospitalière, universitaire ou institutionnelle. Les données recueillies sont réservées à la recherche publique et ne sont en aucun cas transmises ou vendues.

    Concrètement, ComPaRe, rassemble les patients ayant choisi de faire avancer la recherche sur les maladies chroniques. Les patients répondent via internet aux questionnaires des chercheurs, apportent leur expérience et leurs témoignages. Ils deviennent pleinement acteurs de la recherche médicale. L’objectif de cette initiative est d’améliorer la qualité de vie et les soins apportés aux patients.

    Pour les chercheurs, ComPaRe est une plateforme collaborative d’accélération de la recherche sur les maladies chroniques. La plateforme mutualise les informations recueillies auprès des patients et leur permet ainsi de répondre à de nouvelles questions de recherche plus rapidement.

    La plateforme est accessible en suivant ce lien.

  • L’appli de télémédecine Babylon bientôt accessible aux utilisateurs du réseau WeChat (Chine)

    Babylon Health, une start-up britannique de santé numérique qui utilise des algorithmes basés sur l’IA pour établir des diagnostics à distance, a signé début avril 2018 un accord avec le géant chinois de l’internet Tencent afin de proposer sa technologie sur WeChat, le service de messagerie du groupe, réseau social le plus populaire de Chine.

    L’accord permettra aux utilisateurs de WeChat de communiquer leurs symptômes à l’application de Babylon, qui leur enverra ensuite des conseils médicaux. Cette alliance va permettre à l’entreprise britannique de pénétrer plus facilement l’immense marché chinois.

    Tencent et Babylon n’ont pas révélé les détails financiers du partenariat.

    Confidentialité des données de santé : des réglementations moins strictes en Chine

    La méfiance du NHS vis-à-vis de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé pourrait être l’une des raisons pour lesquelles Babylon Health recherche des opportunités à l’étranger, selon le Financial Times.

    Sam Smith, coordinateur de campagne à medConfidential, une organisation qui milite pour le respect de la confidentialité des informations des patients, a déclaré que l’entreprise britannique devrait en effet être mieux accueillie dans les pays avec des services de santé et des règlements moins développés qu’en Europe.

    De son côté, Tencent a déjà investi dans WeDoctor, un fournisseur chinois de soins en ligne, mais a déclaré que Babylon était un « leader dans cette technologie ».

    Babylon cherche à développer ses partenariats internationaux

    Il s’agit du deuxième contrat international établi par Babylon Health au cours des deux derniers mois, le premier ayant été signé en mars avec le ministère de la Santé de l’Arabie saoudite.

    Babylon Health comptabilise actuellement plus d’1,4 million d’utilisateurs, qui peuvent bénéficier de consultations vidéo payantes et d’un vérificateur de symptômes automatisé gratuit. Près de la moitié d’entre eux sont basés au Royaume-Uni, les autres étant répartis entre le Rwanda et l’Irlande.

    IA médicale : les médecins britanniques restent prudents

    Le directeur général de Babylon Health, Ali Parsa, a tenté de nouer des partenariats avec de grandes entreprises high tech britannique et des services de santé publique comme le NHS du Royaume-Uni.

    Un premier puis un deuxième essai ont été mis en place pour permettre à environ 1 million de Londoniens de tester l’application. Mais, le dispositif n’a pas dépassé le mode expérimental en raison des critiques exprimées par certains médecins, avançant que Babylon Health « sélectionnerait » les patients les plus faciles à gérer et que l’application pourrait s’avérer dangereuse d’un point de vue éthique ou renforcer la pression exercée sur le système de santé publique.

    La sécurité des données posent question

    Daniel Ray, directeur « Data Science » du NHS Digital, a déclaré au Financial Times que l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé offrait d’énormes possibilités, mais soulevait aussi des questions sur la sécurité et la confidentialité des informations des patients. En conséquence, le NHS a lancé un groupe de travail pour discuter de la réglementation à adopter concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans le domaine médical.

    Les médecins britanniques s’interrogent également sur l’efficacité des outils de diagnostic créés par Babylon Health. Selon eux, les algorithmes d’IA conçus pour apprendre par eux-mêmes à partir de l’analyse de données historiques présenteraient quelques défaillances.

    Babylon Health rappelle être classé parmi les « fabricant d’appareils médicaux de classe 1 » selon les règles établies par l’Autorité de réglementation des médicaments et des produits de santé du Royaume-Uni. Cependant, Margaret McCartney, médecin généraliste et rédactrice dans le domaine de la santé, a déclaré que les normes existantes n’étaient pas adaptées aux systèmes basés sur l’intelligence artificielle (Financial Times).

    Ce nouveau contrat avec Tencent va permettre à Babylon Health d’expérimenter sa technologie à grande échelle et d’envisager des ajustements en fonction des retours des utilisateurs.

  • « Le Hacking Health Camp est un rassemblement d’intelligences surprenant » (C. Delarbre, ALE)

    Carole Delarbre, responsable marketing Santé d’Alcatel-Lucent Enterprise (ALE), a participé avec 22 collaborateurs de l’entreprise au Hacking Health Camp Strasbourg, du 23 au 25 mars 2018.

    Le but de l’événement est de soutenir les projets de la santé de demain.

    H&TI a interviewé Carole Delarbre : elle explique comment les solutions Cloud et sans-fil d’ALE ont permis aux projets en lice dans ce grand hackathon d’avancer et l’intérêt de participer à un tél événement.

    Par quel biais des salariés d’ALE se sont retrouvés à participer au Hacking Health Camp ?

    Le Hacking Health Camp est un événement qui se tient depuis huit ans et qui a permis de voir éclore de beaux projets comme MedPics de MedSpher’ ou KeyDiag, système d’information d’aide à la génération de compte-rendus de radiologie. C’est la troisième année qu’ALE s’y associe. En 2016, 6 employés ont pris part au développement des projets. C’était une première approche pour voir si cela correspondait à l’esprit d’open innovation que l’on développe dans l’entreprise. Nous voulions nous projeter dans un événement favorisant l’entrepreneurship et nous avons trouvé qu’un hackathon donnait une véritable impulsion et permet de faire se rencontrer des acteurs de santé, des industriels, des développeurs, et de leur mettre le pied à l’étrier. En 2017, ALE a envoyé 14 salariés et a participé au sponsoring de l’événement. Et cette année, 23 employés de l’entreprise s’y sont rendus et ALE était Gold Partner.

    Pourquoi spécifiquement un hackathon sur la santé ? Chez Alcatel-Lucent Enterprise, nous concentrons nos efforts sur cinq marchés verticaux : « Gouvernement », l’hôtellerie, les transports, l’éducation et la santé. Pour chacun de ces marchés, on dispose d’une équipe dédiée, avec des forces de vente et de marketing spécifiques, auxquels s’ajoutent un accompagnement technique et une personnalisation de nos solutions.

    Lors de cette édition, ALE a fourni des outils pour les participants ?

    En effet, c’était la grande nouveauté. Nous avons proposé aux organisateurs d’utiliser la plateforme de collaboration Alcatel-Lucent Rainbow comme outil de collaboration entre les participants. Via cette plateforme, chacun pouvait échanger des messages instantanés, lancer des communications téléphoniques ou vidéos, etc.

    La deuxième innovation, c’est que nous avons mis à disposition des développeurs l’API Rainbow et l’API OmniAccess Stellar LBS (Location-based services), qui leur permettaient, s’ils le souhaitaient d’intégrer du chatbot et des services de localisation dans leurs applications.

    Les API étaient disponibles sur la plateforme du Hacking Health Camp et des experts des API d’ALE ont coaché en amont, le 13 mars 2018, des volontaires qui avaient envie de connaître ces API.

    Et au-delà des API, nous avons « fourni » le savoir-faire de 23 personnes : des développeurs, un designer d’interface graphique, des chefs de projet, des chefs produits et du personnel des ventes et du marketing. Des profils variés car chacun apporte son ouverture d’esprit et son expérience.

    Comment cela se passe-t-il concrètement une fois que le chronomètre est lancé ?

    On travaille par équipe dans des salles autour de tables. Les coachs du hackathon viennent nous challenger. Il y a des business angels, des coachs juridiques, des coachs médecins, pharmaciens, sur lesquels les équipes peuvent s’appuyer. Les développeurs développent, le business plan est imaginé, etc. On se rend compte des obstacles éventuels et le projet est amené à « pivoter » plusieurs fois lors du week-end.

    Vous avez personnellement participé à cette aventure ? Qu’en avez-vous retiré ?

    C’est en effet la deuxième année que je participe à ce week-end intense de brainstorming. C’est une expérience enrichissante : je viens en tant que salariée qui peut partager ses compétences – marketing et communication pour ma part – mais l’enjeu est d’envergure pour les porteurs de projet : certains portent leur idée depuis des années, ont l’intention de monter une start-up, de changer de métier. Donc quand ils participent à ce marathon de 50 heures, c’est avec l’envie de gagner. Et, du coup, on a envie de s’investir autour de ces gens qui portent une idée forte.

    En pitchant leurs idées devant les 350 participants le vendredi soir, ils espèrent rassembler les meilleures ressources. Ça n’a pas été facile pour les salariés d’ALE de choisir parmi tous les beaux projets. Nous ressentions pour chacun d’entre eux un intérêt pour les patients et pour la santé du futur.

    56 projets ont été pitché et 26 projets ont passé le cap de la constitution d’équipes. J’ai hésité entre deux pitchs, pour finalement opter pour Survite, porté par les salariés de la mutuelle VyV, car le projet me touchait personnellement. Il s’agit d’une application pour alerter les sauveteurs secouristes du travail (SST) dans les entreprises. Il se trouve, de plus, que j’ai déjà travaillé il y a deux ans sur une telle application au sein de mon entreprise. Nous ne l’avions pas lancé mais nous étions allés jusqu’au stade du prototype.

    Pour le Hacking Health Camp, l’équipe de Survite m’a acceptée pour mes compétences marketing et j’ai pu aider sur le pitch, sur la monétisation et le business plan du projet. Nous étions une petite équipe de 5 personnes. 

    Survite a remporté le Prix Alcatel-Lucent Enterprise au hackathon.

    Oui. Le projet Survite a été choisi parce qu’il concerne toutes les entreprises et qu’ALE est fournisseur de solutions de connectivité pour les entreprises. Survite a, selon moi, de grandes qualités et potentialités : tout le monde est concerné par les accidents au travail. En cas de crise cardiaque par exemple, il faut pouvoir agir vite, donc en mobilisant les SST identifiés dans l’entreprise. L’application SurVite, qui doit être installée sur le smartphone des salariés, doit permettre de contacter le SST le plus proche.

    Dans son concept originel, Survite n’avait pas de service de localisation. La personne accidentée devait enregistrer sur son portable son message vocal et indiquer où elle se trouvait. Selon moi, il s’agissait d’un obstacle technique. Alcatel-Lucent Enterprise a des API de localisation qui permettent d’afficher un plan du bâtiment sur le smartphone et le Wayfinding de Stellar LBS d’afficher un parcours pour rejoindre le lieu de l’alerte. Mes conseils ont permis de faire pivoter le projet et d’intégrer ce LBS.

    ALE a également présenté des projets. Ont-ils abouti ?

    Sur les 4 projets présentés, un seul a réussi à constituer une équipe. Il s’agit de Win Win Consult, un projet de salle d’attente virtuelle, qui est d’ailleurs reparti avec le prix Mylan. 

    Que remportent les gagnants ?

    Les projets primés gagnent des accompagnements de la part d’incubateurs de start-ups ou d’industriels. Ceux qui ne gagnent pas ne doivent en aucun cas se décourager. La plupart vont tenter d’autres hackathons. Dans tous les cas, la participation est enrichissante car elle permet de mettre à plat son projet. L’implication de l’intelligence collective, qui se consacre à 100% à ce projet pendant un weekend, permet forcement de progresser, d’autant que comme cela se déroulait dans les hôpitaux de Strasbourg, il était possible de poser directement des questions aux médecins voire aux patients. Cela fait même gagner beaucoup de temps puisque le hackathon permet  de creuser son business canvas. Et puis d’être confronté à la vision des autres sur un projet sur lequel on travaille parfois seul permet de le confronter aux besoins du marché. 

    Quel est le bilan de cet événement pour ALE ?

    Quand on est sponsor, qu’on envoie 23 personnes de l’entreprise à Strasbourg, cela représente un investissement et donc l’objectif est aussi de valoriser nos technologies et d’obtenir de la visibilité. En mettant des ressources à disposition, nos API et nos experts techniques (4 coachs techniques sur nos solutions sur place), nous espérons que nos solutions seront intégrées dans les applications en santé de demain.

    Il se trouve que parmi les 13 lauréats, il y a 3 projets dans lesquels nos technologies sont impliquées.

    Nous sommes déjà motivés pour participer au prochain Hacking Health Camp de Strasbourg ! Et forts de cette expérience, nous réfléchissons à organiser nous-mêmes des hackathons, centrés sur nos produits. On se dit qu’on a la légitimité car nos produits ont de la valeur pour les développeurs en santé mais aussi dans d’autres domaines. 

    Enfin, en ce qui concerne Survite (portée par des salariés du groupe VyV qui avaient eux-mêmes concouru en interne à un challenge d’innovations), des contacts ont été pris entre les deux directions, ALE et VyV. A suivre.

  • « Domotique en soins palliatifs », 1 des 4 projets Innovation&fin de vie primé par la Fondation Adréa

    La Fondation d’entreprise Adréa, créée par Adréa Mutuelle, a dévoilé, le 3 avril 2018, les 4 lauréats soutenus par la Fondation dans le cadre de son appel à projets sur le thème « Favoriser le confort et le mieux-être des personnes en fin de vie par le biais des nouvelles technologies« .

    Les 4 lauréats – l’Hôpital Sainte-Périne (AP-HP), l’hôpital de Saulieu (Côte d’Or), le centre hospitalier de Falaise (Clavados) et l’Ehpad Notre-Dame à Briouze (Orne) – seront accompagnés pendant un an par la fondation d’entreprise, qui leur apporte un soutien financier – pour un total de 124 438 euros – et un soutien humain.

    La Fondation d’entreprise Adréa lance par la même occasion son nouvel appel à projets 2018 sur le thème « Soutenir des projets innovants permettant d’accompagner dignement et sereinement la fin de chaque vie ». Le dépôt des candidatures doit se faire avant le 8 juin 2018 uniquement en ligne via le lien ci-contre.

    Une enquête montre l’intérêt des nouvelles technologies en fin de vie

    En octobre 2017, la Fondation Adréa a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée par l’IFOP sur la question des solutions et pistes d’avenir permettant d’améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie en France.  Celle-ci a mis en exergue la place que peuvent prendre les nouvelles technologies dans l’amélioration du confort et du mieux-être des patients. Ainsi, près de 7 Français sur 10 (69%) estiment important, voire primordial, de garantir un accès au WiFi dans tous les lieux accueillant des personnes en fin de vie. Selon la fondation, si les nouvelles technologies ne peuvent pas remplacer l’aide humaine, elles ont un rôle complémentaire à jouer, qui s’articule autour de celui des médecins, des soignants, des aidants et des bénévoles. Elles peuvent, par exemple, offrir aux personnes en fin de vie un environnement mieux adapté à leurs besoins ou encore leur permettre de communiquer davantage avec leur entourage proche, médical ou familial, mais aussi avec le « monde extérieur » (amis, anciens collègues…).

    C’est pourquoi elle a lancé l’appel à projets, en novembre 2018 sur ce thème.

    4 projets d’intérêt général dans le domaine de la santé et du médico-social

    « Les dossiers retenus vont dans le sens d’une plus grande autonomie des patients mais aussi d’un meilleur confort en exploitant les possibilités offertes par les nouvelles technologies », explique Christiane Hubert, présidente de la Fondation d’entreprise Adréa.

    Projet « Du numérique en soins palliatifs à l’hôpital : pouvoir communiquer, maîtriser et se distraire » de l’hôpital Sainte-Périne (AP-HP)

    L’hôpital va équiper les 10 chambres de l’Unité de Soins Palliatifs (USP), accueillant environ 250 patients par an, ainsi que la salle de bains thérapeutique du service, le salon aménagé pour les familles et les rééducateurs, de tablettes numériques connectées. Ces dernières permettront de :

    • favoriser la communication du patient avec ses proches et ses soignants ;
    • garantir, par le biais de commandes domotiques, son autonomie et le contrôle sur son environnement ;
    • lui donner les moyens de se distraire, grâce à du contenu dédié et gratuit (musique, télévision, radio, etc.).

    Projet « Création d’une chambre connectée en médecine » à l’hôpital de Saulieu (Côte d’Or)

    Installer dans le service de médecine polyvalente, qui compte 25 lits, le projet est une chambre connectée, afin d’améliorer l’autonomie et la communication des patients, mais aussi d’optimiser leur surveillance médicale. Parmi les dispositifs envisagés : lit connecté, banquette murale télécommandée, plinthes lumineuses pour faciliter les déplacements, capteurs (fréquence cardiaque, température, etc.) dissimulés sous le matelas pour limiter les manipulations du patient, pupillomètre pour évaluer la douleur en cas de non-réactivité ou encore éclairage avec allumage progressif pour respecter son rythme de sommeil.

    Projet « Domotisation d’une chambre de l’unité de soins palliatifs et en hospitalisation à domicile » du CH de Falaise (Calvados)

    Le projet est de domotiser l’une des 10 chambres de l’USP et mettre à la disposition du service d’hospitalisation à domicile du matériel rendant possible le contrôle de l’environnement du patient. L’objectif est de maintenir chez les patients bénéficiaires le plus d’autonomie possible, afin d’améliorer leur confort et leur bien-être, via la mise en place de commandes domotiques pour le lit, l’éclairage, les volets, l’utilisation du téléphone et les applis multimédia (Internet, radio, télévision, etc.). Ce projet s’appuie sur l’utilisation de téléthèses, des interfaces adaptées permettant aux personnes en situation de handicap moteur d’interagir avec leur environnement.

    Projet « Les nouvelles technologies au service de la mobilité des personnes âgées » de la maison de retaite Notre-dame de Briouze (Orne)

    S’inscrire dans une perspective d’ouverture sur l’extérieur, de dynamisation de l’établissement et de modernité, en s’appuyant sur des technologies innovantes et adaptées aux besoins des personnes accompagnées, tel est le projet de l’Ehpad, qui repose sur l’acquisition de 3 dispositifs :

    • le Robot Zora, qui permet de rompre l’isolement des personnes âgées et de favoriser le lien social ;
    • le Bike Labyrint Motomed, un vélo adapté permettant aux personnes âgées de pratiquer une activité physique favorisant leur bien-être, tout en leur offrant la possibilité de s’évader, en visitant virtuellement plusieurs villes ;
    • 2 vélos d’extérieur pour fauteuils roulants, qui permettront aux résidents de partager des moments de convivialité, de détente et de liberté avec leurs proches ou les soignants.

    Un nouvel appel à projets à destination des organisations à but non lucratif 

    La Fondation d’entreprise Adréa cherche à soutenir des projets innovants qui s’attachent à améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie sans privilégier, à travers un appel à projets plus problématisé. L’objectif général est donc de contribuer à améliorer significativement l’accompagnement des personnes en fin de vie, en France, en soutenant des projets innovants qui correspondent à une ou plusieurs des pistes d’amélioration suivantes :

    • faciliter l’ « accès aux petits bonheurs » en fin de vie ;

    • donner la possibilité aux personnes en fin de vie de profiter de la nature ;

    • permettre aux personnes en fin de vie de choisir leur rythme au quotidien ;

    • développer les solutions de répit, pour les personnes en fin de vie et/ou pour leurs aidants ;

    • proposer des médecines alternatives ;

    • proposer un accompagnement psychologique sur mesure aux personnes en fin de vie.

    Seront privilégiés les projets innovants (dans le service, dans la technologie, dans le processus, dans l’organisation, dans l’usage, ou dans le caractère social) d’envergure nationale.

    La dotation pour cet appel à projets est de 130 000 euros. Entre un et trois projets seront soutenus.

    Le cahier des charges complet est disponible via ce lien.

    La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 8 juin 2018 et la remise des prix se fera le 4 octobre 2018.

  • Le laboratoire BioMérieux acquiert la biotech américaine Astute Medical pour 77 M€

    BioMérieux annonce, par communiqué daté du 4 avril 2018, l’acquisition d’Astute Medical, une société qui se consacre à l’amélioration du diagnostic des patients qui présentent une défaillance d’une fonction vitale, ou qui sont à risque de développer une complication sévère.

    Astute a notamment développé le test Nephrocheck, accrédité par la Food and Drug Administration pour l’évaluation précoce du risque d’insuffisance rénale aiguë, qui repose sur le dosage de deux biomarqueurs. BioMérieux distribue depuis 2017, ce test sur le dispositif médical Astute140 Meter aux États-Unis. BioMérieux a convenu d’acquérir la totalité du capital pour environ 90 millions de dollars (77 millions d’euros).

  • Etude : un outil web aide les femmes à choisir leur reconstruction mammaire après un cancer

    Moins de décision conflictuelle, une plus grande satisfaction et un coût très modéré, tel est le résultat de l’utilisation d’un outil d’aide à la décision sur le web pour les femmes ayant subi une mastectomie après un cancer. Cet outil, nommé BRECONDA, a pour but de les aider à choisir la technique de reconstruction qui leur conviendra le mieux. Les résultats de l’étude* menée auprès de plus de 200 femmes et publiés le 5 avril 2018 dans la revue Psycho-Oncology, montrent qu’un tel outil web est coût-efficace.

    L’accès à l’information : un enjeu majeur dans le cancer

    Après un diagnostic de cancer du sein, une femme doit fait face à plusieurs étapes douloureuses. Celles des traitements, parfois de la mastectomie (ablation d’un ou deux seins) mais aussi de la reconstruction. Plusieurs décisions délicates s’imposent : opter pour une reconstruction ou pas, et si oui, quelles techniques.

    En France, seulement 35% des femmes ayant souffert d’un cancer du sein bénéficient d’une reconstruction. Certaines ne la souhaitent pas et d’autres n’ont pas les moyens de payer cette intervention chirurgicale. Par ailleurs, un nombre non négligeable de femmes n’était pas satisfaites de cette reconstruction. Une étude australienne a montré que 20 à 30% des femmes exprimaient des regrets après l’opération.

    Un outil d’aide à la décision sur le web

    Aider les femmes à prendre la bonne décision pour elle s’avère donc crucial. Le temps peut s’avérer parfois nécessaire pour faire le deuil de son sein. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la reconstruction mammaire immédiate reste marginale en France : de l’ordre de 18% des femmes contre 40% aux Etats-Unis. Cependant, le temps n’est pas le seul élément clé. L’accès à une information claire, non culpabilisante, est aussi cruciale.

    C’est la raison pour laquelle des chercheurs, des oncologues et des chirurgiens australiens ont élaboré un outil d’aide à la décision accessible sur le web. BRECONDA, acronyme de Breast Reconstruction Decision Aid, pose une série de questions aux femmes pour les aider à cheminer dans leur réflexion. L’outil internet évite le jargon médical et est accessible à tout moment, en tout lieu, à l’abri des regards, quand la femme le souhaite.

    BRECONDA vient évidemment en complément des éléments d’aide à la décision fournis en consultation. Grâce à des textes, des vidéos, des schémas, des questions à choix multiple, l’outil a pour mission d’aider les femmes à :

    • choisir ou pas la reconstruction mammaire
    • découvrir les différentes techniques de reconstruction
    • soupeser les avantages et les inconvénients de chaque technique

    Les chercheurs australiens ont donc mené une étude randomisée et contrôlée pour évaluer la pertinence médico-économique de cet outil d’aide à la décision en ligne. Quelque 106 femmes ont eu accès à BRECONDA pendant 6 mois et 116 autres ont constitué le groupe contrôle. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 5 avril 2018 dans la revue Pycho-Oncology.

    Résultats

    • Les conflits décisionnels ont été moins fréquents chez les femmes qui ont bénéficié de l’outil web d’aide à la décision ;
    • le taux de satisfaction par rapport à l’information fournie était aussi meilleur que dans le groupe contrôle ;
    • le coût de cet outil web a été évalué à 6,2 euros / patiente ,
    • l’utilisation de BRECONDA a entraîné une baisse globale des coûts de santé de 468 euros ;
    • cette forme d’aide à la décision a une probabilité de 87% d’être rentable pou un coût annuel de 37 600 euros.

    Une aide pour les médecins

    En outre, les auteurs de l’étude ont précisé que les chirurgiens ont accueilli favorablement l’outil dans la mesure où il complétait les informations données lors des consultations. En fait, « BRECONDA offre aux femmes qui envisagent une reconstruction mammaire un soutien indispensable dans cette prise de décision importante, qui fournit des informations complètes et fiables et aide les femmes à naviguer dans le labyrinthe des options de reconstruction mammaire», a déclaré le professeur Kerry Sherman, de l’Université Macquarie de Sidney, co-auteur de l’étude.