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  • Indian health group CHD joins forces with Digital Mojo Japan to boost health tech in both countries

    CHD Group, an Indian public health organization, signed a Memorandum of Understanding in late March 2018 in Mangaluru (India) with Global Digital Mojo Japan Corporation, the Japanese subsidiary of a technology firm based in Hong Kong.

    The two companies will cooperate in the field of health tech to strengthen relations between India and Japan in this area. They will work with different local partners and governments to ensure shared growth among the two countries through industry institution interaction.

    Digital Mojo Japan to be the technological arm of CDH Group

    The same deal was signed in Tokyo by Dr Edmond Fernandes, CEO, CHD Group, and Kayoko Tsuchiya, CEO, Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan will become the technological arm of CHD Group in Japan and CHD will continue its public health agenda towards bringing Japanese tech innovations into Indian markets and promoting Indo-Japanese relations in the field of eHealth.

    A sharing of expertise to launch new health solutions

    Among the announced projects:

    • A variety of thematic consultative ideations;
    • Social Entrepreneurial sessions;
    • Organization of hackathons;
    • Creation of academic-field based mandates.
  • Pakistan : un service de télémédecine via Skype révolutionne l’accès aux soins dans les villages

    La start-up Sehat Kahani (« l’histoire de la santé » en ourdou), co-fondée à Karachi par le Dr. Sara Saeed Khurram (P.-D.G), a récemment déployé un service de télémédecine via Skype pour permettre aux habitants des villages pakistanais d’obtenir à très bas prix des conseils médicaux à distance et aux femmes médecins de continuer à exercer leur métier après leur mariage, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée en mars 2018.

    La télémédecine : un grand progrès pour les femmes médecins pakistanaises

    Les femmes médecins situées à plus de 1 500 kilomètres au sud du port de Karachi, la plus grande ville du Pakistan, voient généralement leurs carrières gelées lorsqu’elles se marient et deviennent mères.

    « Un énorme gâchis »

    Seules 17 % des diplômées en médecine exercent alors qu’elles composent 70 % des promotions, indique à l’AFP le Pr. Javed Akram, directeur-adjoint de l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) à Islamabad. Par ailleurs, chaque aspirant médecin coûte environ 7 400 euros par an aux pouvoirs publics et les dépenses dans le secteur de la santé ne représentaient qu’entre 0,5 et 0,8 % du PIB du Pakistan au cours de la dernière décennie.

    « C’est un énorme gâchis », regrette-t-il, déplorant que les femmes finissent par utiliser leur diplôme de médecine « pour se marier » (AFP). « Les hommes préfèrent avoir des médecins comme épouses plutôt que des réceptionnistes ou des coiffeuses. »

    Objectif : ramener à l’emploi les femmes médecins mariées

    Raheel Tanvir, un représentant de la start-up Sehat Kahani à la clinique de Bhosa Mansehra, un village isolé de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest du Pakistan), affirme qu’environ 80 % des femmes médecins quittent la profession après leur mariage. « L’objectif [de notre projet] était de ramener à l’emploi des femmes médecins qui avaient quitté la profession en raison de leur mariage ou de leur vie de famille. »

    Continuer à exercer tout en s’occupant de sa famille

    La télémédecine est une solution très intéressante au Pakistan, en particulier dans ces villages isolés, où les femmes doivent marcher plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau et où les coupures de courant peuvent durer plusieurs heures par jour.

    Habitante de Karachi, le Dr. Benish Ehsan explique à l’AFP que les consultations en ligne donnent du pouvoir aux mères au foyer qui sont également médecins, comme elle. « Cela nous convient, nous n’avons pas besoin [de nous déplacer] et pouvons continuer à pratiquer [même en étant] assises à la maison, se réjouit-elle. [Ainsi,] nous pouvons profiter de notre vie de famille tout en prenant soin de nos patients. »

    Quatorze e-cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans le pays

    La clinique de Bhosa fonctionne de manière physique et numérique. Une infirmière examine le patient sur place puis envoie toutes les informations au médecin, qui consulte ensuite le patient via Skype avant d’établir un diagnostic.

    Une offre de soins peu coûteuse

    La consultation est peu coûteuse. L’AFP cite en exemple un père qui n’a déboursé que 100 roupies (70 centimes d’euro ; 87 centimes USD) pour soigner son fils, la plupart des frais étant pris en charge par des donateurs.

    La clinique de Bhosa a ouvert ses portes en septembre 2017 et depuis, des centaines de patients y sont venus chaque mois, ce qui démontre que le pays a besoin des compétences des femmes médecins.

    E-ilaj : les cliniques numériques développées par le gouvernement

    Quatorze cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans l’ensemble du pays. Le gouvernement local fait lui aussi des efforts pour développer le numérique dans le secteur de la santé. Il a récemment mis en place un centre e-ilaj, une clinique d’e-traitement, dans un village appelé « Bilahi », avec des projets d’expansion dans d’autres zones reculées du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest).

    Raheel Tanvir précise que le gouvernement travaille avec un fournisseur internet local pour que des conseils médicaux en ligne puisse être accessibles à une quinzaine de villages, soit une population de plus de 27 000 personnes vivant dans une zone rurale où les médecins sont peu nombreux.

    Plus de 50 000 patients traités en cinq ans

    Au cours des cinq dernières années, plus de 50 000 patients ont été traités dans des e-ilaj situés dans les provinces du Pendjab (est), du Sindh (sud) et du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest) ainsi que dans un village reculé au nord d’Islamabad, affirme le Dr. Rasheed, basée à Islamabad.

    Des équipements modernes

    Plus avancé technologiquement que les centres de soins classiques, l’e-ilaj permet au Dr. Rasheed de voir en temps réel des examens réalisés par une infirmière.

    « Ce système avec des équipements modernes aide [vraiment les gens] », se félicite Mian Badar Jan, un cadre de la clinique de Bilahi.

    Une machine à ultrasons a par exemple été installée au sein de l’établissement, permettant de limiter le nombre de fausses couches. Un équipement crucial dans un pays à très forte fécondité, qui connaît l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés du monde, rappelle l’AFP.

  • Pakistan: Skype telemedicine service to better access to care in remote areas

    Sehat Kahani (« story of health » in Urdu) start-up, co-founded in Karachi by Dr. Sara Saeed Khurram (CEO), recently deployed a telemedicine service via Skype to enable residents of Pakistani villages to get remote medical advice at very low prices and to allow female doctors to continue practicing after their marriage, AFP reported in a story published in March 2018.

    Telemedicine: a big step forward for women doctors in Pakistan

    Career of women doctors located more than 1,500 kilometers to the south in the port of Karachi, Pakistan’s largest city, are often put on ice once they marry and become mothers.

    « A huge waste »

    Only 17% of medical graduates are working while 70% of the students enrolled at medical schools in Pakistan are women, said Prof. Javed Akram, vice chancellor of the Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) in Islamabad, adding that each aspiring doctor costs about 7,400 euros per year to the public authorities and only 0.5-0.8% of Pakistan’s GDP has been spent on the health sector in the past decade.

    « It’s a huge waste, » he said (AFP), lamenting that women end up using their medical degree « to get married. » « Men prefer to have doctors as wives rather than receptionists or hair stylists. »

    Goal: To bring married women doctors back to work

    Raheel Tanvir, a Sehat Kahani representative at the clinic in Bhosa Mansehra Clinic, an isolated village in Khyber-Pakhtunkhwa province (northwestern Pakistan), says about 80% of women doctors quit the profession after they get married. « The goal [of our project] was to bring back those female doctors who had left the profession because of their marriage or family life. »

    To continue to practice while caring for their families

    Telemedicine is an interesting progress in Pakistan, especially in remote areas, where women have to walk for miles to fetch water from a spring and power cuts can last up to several hours a day.

    Dr Benish Ehsan, a resident of Karachi, told AFP that Sehat Kahani’s program is empowering for stay-at-home mothers who also happen to be doctors, like her. « It suits us, we don’t need to go outside and can continue our practice even sitting at home, » she said. « We are enjoying our family life and can also take care of patients. »

    Fourteen Sehat Kahani e-clinic have been deployed in the country

    The clinic in Bhosa operates as follows: a nurse examines the patient in the center and sends all the information to the doctor, who then consults with the patient via Skype before making a diagnosis.

    An healthcare service very cheap

    Consultation is cheap. AFP gave an example with a father who only paid 100 rupees (70 euro cents; 87 US cents) to care for his son, most of the costs being borne by donors.

    The Bhosa Clinic opened in September 2017 and since then hundreds of patients have come every month, demonstrating the need for the female doctors’ skills.

    E-ilaj: Digital clinics developed by the government

    Fourteen Sehat Kahani clinics have been deployed across the country. Local government is also making efforts to develop digital technology in the healthcare sector. He recently set up an e-ilaj center, or e-treatment center, in a village called « Bilahi », with plans to expand in other remote areas of Khyber-Pakhtunkhwa.

    Raheel Tanvir said the government initiative works with a local internet provider to bring online medical advice to about 15 villages, with a population of more than 27,000 people in a rural area where doctors are few.

    More than 50,000 patients treated in five years

    In the last five years, more than 50,000 patients have been treated in e-ilaj clinics in the provinces of Punjab (east of Pakistan), Sindh (south), Khyber-Pakhtunkhwa (north-west), as well in a remote village in the Margalla Hills bordering Islamabad, said Dr Rasheed, based in Islamabad.

    Modern facilities

    More technologically advanced, the e-ilaj allows Dr Rasheed to see real-time exams done by a nurse.

    « This system with modern facilities is helping [people], » told AFP Mian Badar Jan, an official in the Bilahi clinic.

    For example, an ultrasound machine has been installed in the center, which reduce the number of miscarriages. This is an important device in a country with high fertility rates, which has one of the world’s highest infant mortality rates, AFP said.

  • Pour 58 % des médecins, les App bénéficient à la santé des patients (Baromètre du médecin connecté)

    A l’occasion du salon PharmagoraPlus, les 7 et 8 avril 2018, Direct Medica, Le Moniteur des pharmacies et Medappcare ont dévoilé les résultats du 5e Baromètre du Pharmacien connecté tandis que  Medappcare et le groupe Global Media Santé (Egora) ont diffusé ceux du Baromètre du Médecin connecté.

    Les principaux résultats de ces études croisées visant à connaître la perception par les professionnels de la santé connectée sont qu’à peu près la moitié des pharmaciens et des médecins estime que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers d’entre eux se déclare même prêt à les recommander auprès de leur patientèle.

    Le baromètre consacré aux applications mobiles de santé est composé d’une étude sur les pharmaciens et d’une étude sur les médecins. Le sondage a été réalisée par Internet sur un échantillon représentatif de 200 pharmaciens d’officine en France et de 235 médecins.

    Applications mobiles de santé

    Plus de trois quarts des pharmaciens (78%) et plus de la moitié des médecins (58%) sont prêts à utiliser une tablette tactile lors de leur rendez-vous patients. De même, le téléchargement d’applications de santé à usage professionnel est bien ancré chez les médecins (74%) et chez les pharmaciens (60%), avec  une augmentation notable (+ 5 points) observée chez ces derniers par rapport à 2017.

    A peu près la moitié des pharmaciens (46,5%) et des médecins (58%) qui ont été interrogés estiment que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers environ des pharmaciens (28%) et des médecins (33%) se déclarent même prêts à les recommander auprès de leur patientèle.

    Mais étant donné le nombre grandissant d’applications mobiles à télécharger sur les stores, les professionnels de santé disent ne pas savoir précisément lesquelles conseiller. C’est pourquoi, les professionnels de santé se montrent favorables à l’évaluation des applications mobiles par des organismes indépendants pour 58% des pharmaciens et 54% des médecins afin d’être en mesure de davantage les recommander.

    Pour ceux qui en ont déjà recommandé, ils disent avoir été incités à le faire par des institutionnels – Ordre, syndicats, association de patients  – à 26 %, des laboratoires pharmaceutiques à 16 %, par un article paru dans la presse à 16% ou encore par une entreprise spécialisée dans les Applis à 10 %.

    Sécurisation des données

    Les Baromètres montrent un niveau de confiance relativement faible concernant l’enjeu très fort lié à la sécurisation des données de santé (seuls 13 % des professionnels ont une grande confiance). Mais pharmaciens et médecins se montrent plutôt enclin à utiliser les données patients, à respectivement 56% et 58%. Et, 61% des médecins et 33 % des pharmaciens favorables à leur utilisation voient un intérêt dans l’amélioration de l’observance.

  • ICHOM : la transition vers le value-based healthcare, le 16 mai 2018 à Paris

    À l’heure de la transformation de notre système de santé, la Chaire Innovation Management & Healthcare Performance de la Faculté de médecine de l’Université Paris-Descartes, en partenariat avec l’International Consortium for Health Outcomes Measurement, organise la conférence Shifting to Value-Based Health Care: From Theory to Practice. 

    L’événement réunissant de acteurs internationaux se tiendra le mercredi 16 mai 2018 dans le Grand Auditorium du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental), à Paris. 300 participants et 30 leaders issus de 10 pays directement impliqués dans l’émergence de systèmes de santé fondés sur la valeur et la pertinence des soins, notamment la mesure des résultats qui importent aux patients sont attendus.

    Parmi les organisations participantes : Harvard Business School, Harvard Medical School, Karolinska Institute, Mayo Clinic, Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), European Patients’ Forum, Haute Autorité de Santé (HAS), Caisse nationale d’assurance maladie, Axa, Medtronic, Amgen, Elsan, Institut Hospitalo-Universitaire de Strasbourg, Clalit Uppsala University Hospital, Erasmus University Medical Center, etc.

    Inscriptions via le lien ci-contre.

    Programme

    8 h : Welcome coffee

    9h Introduction de Frédéric Dardel – President, University Paris-Descartes (FRA)

    9h10 How medical education can make a difference by Gérard Friedlander – Dean, University Paris-Descartes Medical School (FRA)

    9h20 How ICHOM is translating theory into practice by Christina Akerman – President, International Consortium for Health Outcomes Measurement (USA)

    9h40 What does « value » mean to patients

    Chair : Thomas Kelley – Vice President, International Consortium for Health Outcomes Measurement (GBR)

    • Helen Rochford-Brennan, Chair, European Working Group, Alzheimer Europe (IRL)
    • Anne-Sophie Joly, President, Collectif National des Associations d’Obèses (FRA)
    • Véronique Roger, Director, Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic (USA)
    • Nicola Bedlington, Secretary General, European Patients’ Forum (GBR)

    10h30 Coffee break

    10h50 Why France needs standardized outcome registers by Gregory Katz – Chaired Professor, Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School (FRA)

    11h10 The quality agenda in France par Dominique Le Guludec – President, Haute Autorité de Santé (FRA)

    11h30 Measuring value : data, standards & cost

    Chair : Martin Ingvar – Professor of Neurophysiology, Karolinska Institutet (SWE)

    • Jan Hazelzet, Professor of Healthcare Quality & Outcome, Erasmus University Medical Center (NLD)
    • Ran Balicer, Director, Clalit Research Institute, Chair, Israeli Society for Quality in Healthcare (ISR)
    • Detlev Loppow, Chief Executive Officer, Martini Klinik (DEU)
    • Morten Kildal, Lead for Value Based Healthcare,Uppsala University (SWE)

    12h40 Lunch break

    13h30 Challenges for health policy makers by Olivier Veran – General Rapporteur, Commission des Affaires Sociales, Assemblée Nationale (FRA)

    13h50 The payer perspective by Nicolas REVEL – General Director, Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (FRA)

    14h10 Funding for value

    Chair: Zirui SONG – Assistant Professor of Health Care Policy, Harvard Medical School (USA)

    • David Lansky, Chief Executive Officer, Pacific Business Group on Health (USA)
    • Teus Linsen, Healthcare Manager, Menzis (NDL)
    • Didier Weckner, Deputy Chief Executive Officer, AXA France (FRA)
    • Laurence Comte-Arassus, President, Medtronic France (FRA)

    15h20 Coffee break

    15h40 Measuring what matters most to patients by Alain-Michel Ceretti – President, France Asso Santé (FRA)

    16h Building outcome registers

    Chair: Patrick Pessaux – Professor of Digestive Surgery, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (FRA)

    • Thierry Chiche, Executive President, Elsan (FRA)
    • Eric Hans Eddes, Director, Dutch Institute of Clinical Auditing (NDL)
    • Béatrice Cochener, President, European Society of Cataract & Refractive Surgeons (FRA)
    • Corinne Le Goff, Senior Vice-President, Amgen Europe (CHE)

    17h10 The OECD initiatives by Stefano Scarpetta – Director, Employment Labour and Social Affairs, OECD (ITA)

    17h30 Closing remarks by Michael E. Porter – Bishop William Laurence University Professor, Harvard Business School (USA)

    Retrouvez le programme complet via ce lien.

  • L’appli « Toi Même » de l’Institut Pasteur contribue à la lutte contre les troubles bipolaires

    L’Institut Pasteur a annoncé le 5 avril 2018 le lancement d’une étude clinique visant à valider la pertinence de l’utilisation de son application « Toi Même » dans la pratique clinique quotidienne après de personnes souffrant de troubles de l’humeur.

    Cet outil est issu d’une recherche clinique sur des personnes présentant un trouble de l’humeur, et représente une solution innovante et non invasive de mesure de paramètres pertinents concernant les variations comportementales, émotionnelles et cognitives grâce aux capteurs de smartphone.

    Détecter des micro-variations d’humeur imperceptibles sans outil numérique de suivi

    Les chercheurs de l’unité Perception et mémoire de l’Institut Pasteur, dirigée par Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, ont développé le système Toi Même© qui adossé à une application mobile permet de mesurer les micro-variations de l’humeur en temps réel chez un individu.

    Les chercheurs en charge du développement de l’outil ont bénéficié d’une aide financière d’AG2R La Mondiale et du Laboratoire d’Excellence Revive.

    Collecte silencieuse de données au service d’un suivi dans le temps

    Le suivi possible par « Toi Même » nécessite l’implication de l’utilisateur lorsqu’il s’agit de lui faire remplir des tests d’évaluation de son humeur et de l’évolution de son comportement. Cette méthode traditionnelle de suivi, qui s’apparente à des entretiens cliniques, n’est pas dénuée de biais et ne permet pas un suivi rapproché et basé sur des paramètres précis.

    En outre de cette collecte traditionnelle de donnée, « Toi Même » collecte en parallèle, sans intervention de l’utilisateur, des données renseignant sur son activité physique et sociale, grâce aux capteurs d’un smartphone. Les données sont recueillies en temps réel et peuvent être facilement transmises, traitées et stockées afin d’identifier des changements de comportements et d’humeur.

    Le stockage et l’analyse des données permet une évaluation de la maladie qui s’inscrit dans le temps.

    Pour le patient, la disponibilité des données lui permettra de mieux comprendre sa maladie, mieux se connaître et au final d’être davantage acteur de son traitement.

    Une étude clinique rendue possible grâce à la DSI et le Centre de recherche translationnelle de l’Institut

    Le 2 avril 2018, l’équipe a lancé une étude clinique pour valider la faisabilité et tester la pertinence de cet outil dans le suivi des patients souffrant de troubles de l’humeur.

    À terme, l’étude permettra de disposer de mesures objectives qui aideront à :

    • préciser les diagnostics ;
    • mieux connaître les facteurs prédictifs de réponses aux traitements ;
    • mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent ces troubles.

    Les chercheurs espèrent, grâce à une collaboration multidisciplinaire regroupant cliniciens, ingénieurs, bio-informaticiens et épidémiologistes, reposant sur les outils hautement technologiques, arriver à développer des algorithmes prédictifs de la nature dynamique des troubles identifiés. Une façon de prévoir les risques de rechute ou de réponses partielles au traitement.

  • Le dépistage de la maladie pédiatrique rare de De Vivo bénéficiera du forfait innovation

    La direction générale de l’offre de soins (DGOS) annonce dans un communiqué de presse daté du 11 avril 2018 que le test de dépistage précoce de la maladie pédiatrique de De Vivo sera pris en charge par le forfait innovation. Cette pathologie pédiatrique handicapante, qui induit des crises d’épilepsie et des retards du développement chez les enfants atteints, demeure relativement méconnue du corps médical et de fait, sous-diagnostiquée.

    Désormais, un seul test sanguin (METAGlut1) permettra de dépister précocement la maladie en lieu et place de l’approche standard invasive nécessitant une ponction lombaire. « Il s’agit d’une action emblématique de ce que peut recouvrir le forfait innovation », d’après le communiqué du ministère des solidarités et de la santé.

    Le forfait innovation propose aux patients un accès précoce et sécurisé à l’innovation en recueillant simultanément les données cliniques et/ou médico-économiques manquantes pour son évaluation par la Haute Autorité de Santé en vue d’une décision de prise en charge ultérieure.

    Grâce au forfait innovation, une étude de 30 mois pourra être réalisée chez 3 000 patients au sein d’une soixantaine de centres de neurologie pédiatriques et adultes à travers la France métropolitaine et d’outre-mer. Les résultats seront dévoilés courant 2021.

    Depuis sa création en 2009, le forfait innovation a suscité une dynamique croissante de dossiers déposés : 13 sur la période 2016-17 dont 10 en 2017. Parmi les 11 technologies candidates, 5 ont reçu un avis favorable du collège de la HAS en termes d’éligibilité et de pertinence du projet d’étude clinique proposé.

  • Le Sénat américain renforce l’utilisation de la télémédecine pour enrayer la crise des opiacés

    Le Comité sénatorial américain HELP (Health Education, Labor & Pensions) entend faire de la télémédecine un outil de lutte contre la crise des opiacés qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Les 23 membres du comité bipartisan examinent une proposition de loi de 116 pages intitulée the Opioid Crisis Response Act of 2018. Le document contient plusieurs dispositions qui habiliteraient la U.S. Drug Enforcement Administration à autoriser les services de santé à prescrire des substances régulées via des dispositifs de télémédecine.

    La proposition de loi prévoit également d’étendre la liste des professionnels de santé habilités à utiliser la télémédecine au sein de centres communautaires de prise en charge de la santé mentale et de traitement des addictions (community mental health and addiction treatment centers). Elle contient des dispositions renforçant les pouvoirs prescripteurs des médecins et personnels infirmiers, qui pourraient prescrire des thérapies médicalement assistées (medication-assisted therapy (MAT)), via un dispositif de télémédecine ou un objet connecté.

    La législation en vigueur ne permet pas aux professionnels de santé de prescrire des substances contrôlées (controlled substances) par voie électronique ou dispositif de télémédecine avant d’avoir effectué un examen clinique auprès du patient (d’après les dispositions du Ryan Haight Act de 2008). L’audition du comité sénatorial a eu lieu les mardi 10 et mercredi 11 avril 2018.

    Les travaux du Comité HELP sont consultables en ligne sur ce site internet

  • General Electric Healthcare cède son activité IT à Veritas Capital pour 848M€

    General Electric Healthcare a négocié un accord avec le fonds new-yorkais Veritas Capital dans l’optique de lui céder son activité IT, selon un communiqué de Reuters en date du 2 avril 2018.

    La transaction, qui sera finalisée au troisième trimestre 2018, valorise à hauteur de 848 millions d’euros (1,05 milliards de dollars) cet ensemble. Elle concerne la fourniture aux établissements hospitaliers de solutions d’optimisation financière et de gestion du personnel, mais aussi d’une suite logicielle utilisée pour la médecine ambulatoire.

    La transaction donnera à GE Healtcare l’opportunité d’amorcer son recentrage sur l’imagerie médicale et sur le « smart diagnostic ».

  • La Wilco Academy récompense Iconeus dans la catégorie Healthcare

    Le mardi 3 avril 2018, l’accélérateur Wilco a organisé sa Wilco Academy à la Bibliothèque Nationale de France avec le soutien de la Caisse d’Épargne Ile-de-France afin de récompenser 6 start-ups les plus prometteuses et emblématiques ayant été accélérées en 2017.

    Sur un ensemble de 15 start-ups à haute composante technologique, dans la catégorie Wilco Healthcare, c’est la start-up Iconeus qui a été récompensée. Cette start-up, parrainée par WeHealth By Servier, propose une solution d’imagerie neurofonctionnelle en temps réel. Elle était en compétition avec TheraPanacea et Sancare.

    Wilco Academy, la grande finale des start-ups de la promotion 2017 de l’accélérateur

    La Wilco Academy, finale des meilleures start-ups 2017, mettait à l’honneur 15 start-ups accélérées par Wilco en 2017 sur un ensemble de plus de 150.

    Il s’agit d’une sélection de trois start-ups finalistes par accélérateurs (Healthcare, Retail, Industry, Digital et BtoC) établie par les mentors, jurés et partenaires de Wilco.

    L’objectif est de leur permettre de pitcher pendant 1 minute 30 pour leur laisser la possibilité de remporter le Grand Prix de leur catégorie et devenir des Wilco Stars.

    Par ailleurs, chaque start-up est parrainée par un partenaire de Wilco qui disposait dans le cadre de la soirée d’une intervention d’une minute pour promouvoir le projet porté par la start-up.

    Prix exceptionnel Charlotte Meaud décerné à PandaGuide

    L’ouverture de la soirée a été consacrée à la remise de prix Charlotte Meaud remis chaque année à une start-up dont la solution ou le produit se distingue par son engagement social et sociétal.

    Il s’agit d’un prix associé à une dotation de 10 000 euros et qui a été décerné à Arnaud Lenglet, CEO de PandaGuide. La start-up propose une application qui permet d’adapter l’environnement de ceux qui le perçoivent différemment, afin de permettre à leurs utilisateurs de reconquérir leur autonomie.

    Les start-ups issues du secteur de la santé : Iconeus, Therapanacea et Sancare

    Iconeus améliore la recherche en exploitant le big data

    Dans la catégorie Wilco Healthcare, Iconeus la start-up qui rend possible l’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel, s’est vu remettre le prix par Virginie Couriol, Responsable Innovation de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. 

    La start-up était représentée par Ludovic Lecointre, son CEO, et parrainée par Véronique Frechin, Responsable de l’innovation chez WeHealth By Servier et qui est partenaire de l’accélérateur Healthcare.

    Sa solution fournit une neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons pour la surveillance de l’activité cérébrale basée sur l’imagerie du flux sanguin. Ses scientifiques travaillent pour analyser le cerveau et le système nerveux central, et comprendre les pathologies associées pour trouver des traitements efficaces. Iconeus a développé des outils dotés de technologies de pointe pour les mettre à disposition des chercheurs afin de démultiplier leurs capacités de recherche.

    Pour y arriver, Iconeus code de puissants algorithmes analysant des données massives donnant lieu à des données riches de sens pour orienter la recherche menée dans les laboratoires.

    Therapanacea et Sancare

    Therapanacea et Sancare sont les deux autres start-ups du trio Healthcare qui étaient en compétition pour remporter le prix de la catégorie Healthcare.

    Therapanacea met l’intelligence artificielle au service du traitement du cancer par radiothérapie, alors que Sancare facilite le travail des acteurs de soin en automatisant leurs démarches administratives grâce au machine learning.