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  • Innovation : le ministère précise les modalités de mise en oeuvre de l’article 51 de la LFSS 2018

    Le Ministère des Solidarités et de la Santé publie, le 13 avril 2018, une « foire aux questions » consacrée à l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La foire aux questions évoque notamment les objectifs poursuivis par les expérimentations, les dérogations législatives prévues par l’article 51, le rôle de la Haute autorité de santé (HAS), la gouvernance du dispositif, les porteurs de projets expérimentaux.

    L’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a introduit un dispositif permettant d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits, « afin de décloisonner le système de santé et d’inciter à la coopération entre les acteurs, notamment à travers des objectifs d’efficience et une meilleure prise en compte de la prévention et de la qualité des soins » rappelle le ministère.

    Le décret du 21 février 2018 précise les modalités de mise en œuvre du dispositif, dont les orientations sont définies par le conseil stratégique de l’innovation en santé. Installé le 5 avril 2018 par Agnès Buzyn, ce conseil suit en outre les expérimentations et, in fine, se prononce sur l’opportunité de leur généralisation. Le « foire aux questions » précise des modalités de financement et de mise en oeuvre de dispositifs innovants.

    Les expérimentations attendues doivent concourir à :

    – la pertinence et la qualité de la prise en charge sanitaire, sociale ou médico-sociale ;

    – les parcours des patients, via notamment une meilleure coordination des acteurs ;

    – l’efficience du système de santé ;

    – le bon usage du médicament.

    Les porteurs du projet peuvent présenter une expérimentation répondant à plusieurs de ces objectifs et doivent proposer un terrain d’expérimentation. 

    L’article 51 de la LFSS permet de déroger à plusieurs dispositions législatives

    Les dérogations prévues à l’article 51 portent sur : 

    – les règles de facturation et de tarification pour tous les offreurs de soins ;

    – le panier de soins remboursables ;

    – la participation financière des patients ;

    – le partage d’honoraires entre professionnels de santé.

    Plusieurs dérogations relatives à l’organisation du système de santé nécessitent un avis de la Haute Autorité de Santé, notamment : 

    – les prestations d’hébergement temporaire non médicalisé, éventuellement déléguées à un tiers, en amont ou en aval de l’hospitalisation.

    – l’attribution d’autorisations d’activité de soins et d’équipements matériels lourds à des groupements constitués d’établissements de santé ou de professionnels de santé ;

    – l’intervention des prestataires de service et distributeurs de matériels pour la dispensation de dialysat à domicile.

    En revanche, l’article 51 de la LFSS pour 2018 ne permet pas de déroger aux dispositions relatives aux compétences des professionnels de santé.

    La gouvernance du dispositif est assuré par les acteurs suivants :

    – le conseil stratégique est chargé d’impulser les grandes orientations du dispositif et de formuler des avis en vue de la généralisation des expérimentations. 

    – le comité technique émet un avis sur ces expérimentations qui conditionne leur autorisation éventuelle. Son examen porte sur leur mode de financement, leurs modalités d’évaluation. Il lui revient également de déterminer son champ d’application territorial. 

    – une équipe nationale d’appui organise le travail du conseil stratégique et du comité technique.

    – en région, les agences régionales de santé pilotent le dispositif en lien avec le réseau de l’assurance maladie et l’équipe nationale d’appui.

    Précisions quant aux porteurs de projets expérimentaux 

    Le ministère précise qu’il n’existe « aucune restriction concernant le statut juridique des porteurs de projets ». Peuvent donc soumettre un dossier d’expérimentation : les associations d’usagers, les établissements de santé publics ou privés, les fédérations et syndicats, les professionnels de santé, les entreprises, les professionnels de l’aide à domicile, les organismes complémentaires et les collectivités territoriales. 

    La « foire aux questions » précise également les modalités de déclaration des éventuels conflits d’intérêt.

    Les destinataires des dossiers d’expérimentations

    Les lettres doivent être adressées à l’intention des ARS concernées. Les projets interrégionaux ou nationaux doivent être adressés au rapporteur général du dispositif, placé auprès de la ministre.

    La foire aux questions détaille également : 

    • les dispositifs qui doivent être mis en place pour prévenir les conflits d’intérêt ; 
    • le contenu de la lettre d’intention ; 
    • le cahier des charges ;
    • les modalités de lancement d’un appel à projets ; 
    • les délais de réponse ;
    • les critères de sélection des projets ;
    • les modes d’autorisation et la durée des expérimentations ;
    • le mode de financement du projet d’expérimentation ;
    • l’articulation de ce nouveau dispositif avec la télémédecine ;
    • la procédure à suivre pour les expérimentations relatives aux produits de santé ; 
    • les modes d’évaluation des projets.

    Ces rubriques sont consultables sur le site internet du Ministère de la santé.

  • RSE

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  • Un groupe de santé indien s’unit à une société japonaise pour booster la health tech dans les 2 pays

    CHD Group, une organisation de santé publique indienne, a signé fin mars 2018 à Mangaluru (Inde) un protocole d’accord avec Global Digital Mojo Japan Corporation, la filiale japonaise d’un groupe basé à Hong Kong.

    Les deux sociétés coopéreront dans le domaine de la health tech pour renforcer les relations entre l’Inde et le Japon dans le secteur. Elles travailleront avec différents partenaires locaux et gouvernements pour assurer une croissance partagée entre les deux pays.

    Digital Mojo Japan : le nouvel atout technologique de CDH

    Le même accord a été signé à Tokyo par le Dr. Edmond Fernandes, P.-D.G. de CHD Group, et Kayoko Tsuchiya, P.-D.G. de Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan va devenir la branche technologique de CHD au Japon et CHD poursuivra de son côté son objectif visant à introduire les innovations technologiques japonaises sur les marchés indiens de la santé et à favoriser les relations indo-japonaises dans le domaine de la health tech.

    Un partage des expertises pour lancer de nouvelles solutions de santé

    Parmi les projets annoncés :

    • l’organisation de session de brainstorming entre les deux organisations sur des thématiques précises afin de faire émerger des solutions innovantes visant à faire face aux principaux défis de santé rencontrés par les deux pays ;
    • la mise en place de sessions d’entrepreneuriat social ;
    • l’organisation d’hackathons ;
    • la mise en œuvre de projet de recherche sur le plan académique.
  • Digitaliser le secteur de la santé d’ici 2030 est impératif pour en assurer la continuité (Aruba)

    Automatisation, robotique et l’auto-diagnostic prendront une place de plus en plus importante dans le système de soins futur, selon le rapport Building the Hospital of 2030 d’Aruba, société de Hewlett Packard, dont les conclusions ont été dévoilées le 7 avril 2018.

    Un recours accru aux objets connectés (IoT), tels qu’aux outils portatifs et applications numériques, à l’IA et au big data dans le cadre d’examens médicaux ainsi que dans l’organisation-même des organismes de santé est ce que prédit le rapport.

    Selon le rapport, améliorer les soins, en transformer l’expérience du patient et le travail des professionnels de santé sont des possibilités qu’offre l’intégration de technologies mobiles, du cloud et des IoT, à condition de leur associer des mesures de sécurité adéquates.

    IoT, IA, données numériques, hôpital automatisé et plus de temps consacré aux soins

    Lorsqu’une trentaine de hauts responsables du secteur de la santé et de futurologues sont interrogés, dans le cadre de l’élaboration du rapport par Aruba, pour construire l’hôpital de 2030, ce sont les objets connectés, l’auto-mesure et l’exploitation des données qui ont la part belle au sein des établissements de santé.

    L’IoT permettra l’auto-diagnostic par les patients, l’automatisation de l’hôpital et libérera du temps aux professionnels de santé

    Selon le rapport, les dispositifs connectés portatif, les applications numériques, les capteurs et autres technologies offriront des possibilités de « s’autodiagnostiquer » en tant que patient et d’automatiser les examens cliniques à l’hôpital :

    • surveiller l’état de santé des patients à distance, notamment dans le cadre de pathologies chroniques telles que le diabète qui nécessitent des prélèvements réguliers ;
    • faire son propre diagnostic en demeurant à son domicile ;
    • faire du triage automatique aux admissions à l’hôpital, grâce à une « technologie d’imagerie » capable d’établir un bilan de santé fondé sur les constantes vitales sans assistance humaine (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température), et aux capteurs mesurant la tension artérielle et pouvant générer un électrocardiogramme en « moins de 10 secondes ».

    Le recours aux technologies en amont de l’intervention du professionnel de santé doit permettre du libérer du temps à ce dernier afin qu’il puisse pleinement se consacrer à prodiguer des soins. Le rapport souligne que les praticiens et le personnel infirmier sont gênés par des tâches administratives qui occupent actuellement 70% de leur temps et que la digitalisation de leur activité leur permettra de :

    • analyser rapidement les résultats ;
    • consulter les dossiers des patients depuis leur appareil mobile ;
    • croiser les données disponibles et celles prélevées en temps réelles pour améliorer la prise en charge et renforcer la pertinence des soins.

    L’IA comme remède contre l’effondrement des systèmes de santé

    Selon le Dr Hugh Montgomery, professeur à l’University College de Londres, l’IA va non seulement rendre possible un diagnostic considérablement plus rapide, démultiplier les capacités d’analyses, rendre les soins personnalisables, mais également offrir une possibilité de sauver les systèmes de santé qui supportent une pression actuelle qui n’est pas soutenable.

    Néanmoins, il est, selon les auteurs du rapport, indispensable de mettre en œuvre des mesures qui contribueront à l’acceptation de l’IA et préconisent à cet effet :

    • la mise en emphase des avantages que le recours à l’IA dans le cadre de diagnostics et de traitements ;
    • l’exigence du consentement exprès du patient.

    Numérisation rime avec risque accru

    Si selon le rapport des établissements de santé affichent une politique volontariste et les deux tiers ont déjà entamé la digitalisation de leurs processus en connectant à leur réseau les moniteurs de surveillance et en procédant à la mise en réseau des appareils d’imagerie ou de radiographie, des problèmes de sécurité associés doivent être résolus.

    89% des organismes de santé ayant adopté une stratégie IoT ont connu une violation de données liée à l’introduction des IoT dans leurs processus, selon le rapport Aruba. En cela, la sécurité des réseaux constitue le défi majeur de la pénétration du secteur de la santé par les IoT.

  • Publication du guide « The Law of Digital Health » à l’usage des industriels de santé américains

    « The Law of Digital Health », tel est l’intitulé du guide juridique publié le 9 avril 2018 par le cabinet d’avocats McDermott Will & Emery à l’attention des industriels et professionnels de santé. Co-dirigé par Bernadette M. Broccolo et Lisa Schmitz Mazur, avocates spécialisées en droit de la santé, ce guide se propose d’aider les leaders de la santé numérique, les responsables politiques et usagers du système de santé à comprendre la législation américaine actuelle, dans un contexte marqué par une évolution rapide des lois encadrant l’usage des technologies de santé aux Etats-Unis. 

    Publié par l’American Health Lawyers Association, ce livre présente l’écosystème de la santé numérique américain, son encadrement juridique et règlementaire mouvant. D’après l’une de ses auteurs, Lisa Schmitz Mazur, « Our hope is that the book will be an essential guide for digital health innovation – a tool for leaders across industry sectors and in both established and emerging companies – as they continue innovating and creating solutions for the future ».

    Le guide est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du cabinet McDermott Will & Emery.

  • Rétinopathie diabétique : la FDA autorise la commercialisation d’un dispositif de diagnostic IA

    La Food and Drug Administration américaine a autorisé le 11 avril 2018 la commercialisation du premier dispositif médical fondé sur l’intelligence artificielle permettant de détecter la rétinopathie diabétique. Le logiciel peut identifier le trouble oculaire de manière autonome, sur le seul fondement d’une photographie de l’œil (sous réserve de la qualité du document). Ce dispositif pourra équiper les cabinets de médecins généralistes (GPs), qui pourront dès lors orienter leurs patients diabétiques vers des spécialistes en cas de suspicion avérée d’une rétinopathie.

    Commercialisation du premier dispositif de détection de la rétinopathie diabétique fondé sur l’IA

    La rétinopathie diabétique (atteinte des yeux : œil et rétine) est une grave complication du diabète qui affecte près de 50% des patients diabétiques de type 2. Les yeux sont particulièrement sensibles à l’atteinte des petits vaisseaux. En France, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant 65 ans. Aux Etats-Unis, elle est également la première cause de cécité des personnes « en âge de travailler ». 

    « Un diagnostic précoce de la rétinopathie est une composante essentielle du suivi des millions de patients diabétiques, alors que nombre d’entre eux ne sont pas examinés de manière adéquate pour cette affection et que 50% d’entre eux ne consultent pas leur ophtalmologue tous les ans », rappelle le Dr. Malvina Eydelman, directrice du département des dispositifs ophtalmologiques et oto-rhino-laryngologique au sein du Center for Devices and Radiological Health de la FDA. 

    Généraliser l’utilisation d’outils de diagnostic fondés sur l’IA chez les médecins généralistes

    Au docteur Eydelman de poursuivre : « Notre décision permettra de commercialiser une nouvelle technologie médicale basée sur l’intelligence artificielle, qui peut être utilisée au sein d’un cabinet de médecine généraliste. La FDA entend faciliter l’accès et l’usage de dispositifs médicaux connectés susceptibles de renforcer l’accès aux soins nécessaires dans le traitement d’une pathologie précise ».

    Le dispositif, intitulé IDx-DR est un logiciel informatique qui s’appuie sur des algorithmes IA pour analyser des images des yeux prises à l’aide d’une caméra rétinienne appelée Topcon NW400. Le médecin généraliste télécharge les images sur un serveur cloud équipé du logiciel IDx-DR. Ce dernier peut formuler deux propositions : 

    • « more than mild diabetic retinopathy detected : refer to an eye care professional »
    • « negative for more than mild diabetic retinopathy; rescreen in 12 months ».

    En cas de diagnostic positif, le patient est dirigé vers un spécialiste capable de confirmer ce diagnostic. Ce dispositif médical est le premier du genre à analyser des images et proposer un diagnostic de manière autonome, sans l’aide d’un professionnel de santé spécialiste. 

    Des essais concluants menés par la FDA pour tester la fiabilité du dispositif

    Pour tester la fiabilité de IDx-DR, la FDA a recueilli les images de 900 patients diabétiques et a comparé les résultats  obtenus pas des professionnels de santé et par le dispositif. Il ressort de cette étude que IDx-DR est capable d’identifier correctement les rétinopathies diabétiques dans 87,4% des cas et l’absence de troubles oculaires sévères dans 89,5% des cas.

  • Il est impératif d’améliorer l’analyse de données sur la santé des jeunes travailleurs (rapport OIT)

    L’Organisation Internationale du Travail (OIT) publie, à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (28 avril 2018), un rapport intitulé « Améliorer la Sécurité et la Santé des jeunes travailleurs ». Elle recommande notamment d’améliorer l’analyse et la collecte des données sur la santé des jeunes travailleurs, en vue d’améliorer leurs conditions de travail, qui demeurent difficiles et sous-évaluées dans de nombreux pays.

    Les jeunes travailleurs, une population vulnérable 

    Selon des estimations de l’OIT, 2,78 millions de travailleurs meurent chaque année dans le monde des suite d’accidents et de maladies liés à leur profession. Les jeunes travailleurs « sont nettement plus touchés par les lésions professionnelles que les travailleurs adultes ». A titre d’exemple, le risque de lésion professionnelle non mortelle aux Etats-Unis est deux fois plus élevé chez les travailleurs de 15-24 ans que parmi ceux de 25 ans ou plus, d’après des chiffres du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) datant de 2010.

    Les accidents et maladies professionnels représentent une perte annuelle estimée par l’OIT (2017) ) 3,94 % du PIB mondial. Le coût social des jeunes travailleurs victimes de lésions graves, souffrant par la suite de manière durable, « peut être plus élevé que celui induit par des travailleurs adultes présentant des lésions similaires ».

    Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2018

    La note de l’OIT s’inscrit dans le cadre de la préparation de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2018, qui entend faire advenir « une génération en sécurité et en bonne santé ». Le document analyse les risques qui pèsent actuellement sur la santé des jeunes travailleurs », examine les facteurs d’augmentation des risques liés au travail, et formule des recommendations, en matière notamment de collecte et d’analyse des données disponibles au sein des systèmes nationaux.

    Améliorer la collecte et l’analyse des données sur la santé des jeunes travailleurs

    L’OIT préconise « d’améliorer la collecte et l’analyse de données et d’informations sur la sécurité et la santé au travail et sur les jeunes travailleurs ». L’analyse « efficace » des données est essentielle à l’identification des menaces sur le lieu de travail, des secteurs dangereux et des groupes de travailleurs vulnérables. Ce travail permet également de définir et de mettre en oeuvre des mesures de prévention « pertinentes », selon le rapport.

    En 2007, à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, l’OIT avait constitué une « boîte à outils » rassemblant des ressources et informations utiles à la constitution de systèmes nationaux de données de santé et sécurité au travail (SST). L’OIT rappelle à ce titre : 

    • qu’il incombe aux gouvernements de constituer un système national pour la déclaration et l’enregistrement des accidents du travail et des maladies professionnelles, capable de fournir en temps réel des données fiables sur l’incidence des accidents du travail indépendamment du statut du travailleur (salarié ou indépendant). L’OIT rappelle à ce titre que « les jeunes travailleurs occupent souvent un emploi informel ou un emploi temporaire, deux catégories rarement prises en compte par les systèmes nationaux de déclaration et d’enregistrement. Sont également exclus, dans de nombreux pays, des secteurs comme le service domestique et l’agriculture, qui emploient beaucoup de jeunes travailleurs ».
    • qu’il appartient aux employeurs d’enregistrer les accidents du travail et maladies professionnelles, au risque de faire l’objet de sanctions.
    • qu’il revient aux jeunes travailleurs, enfin, de fournir des informations sur leur état de santé et celui de leurs collègues, sans craindre de s’exposer à des mesures disciplinaires.

    L’OIT recommande à ce titre aux gouvernements de : publier régulièrement des statistiques nationales ventilées par âge, sexe, statut migratoire et secteur ; d’élaborer des stratégies et des mesures de prévention en matière de sécurité et de santé au travail ; de concevoir des régimes d’indemnisation des travailleurs appropriés et efficace.

    L’OIT a conçu une méthode en deux étapes

    La première étape consiste à évaluer toutes les données de SST pertinentes, stockées dans les référentiels de divers organismes nationaux de SST, de santé et de sécurité sociale. 

    La seconde consiste à définir et mettre en place des procédures spécifiques pour la déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles par les employeurs, les organismes d’assurance, les services de santé au travail, les hôpitaux, d’autres prestataires de soins de santé et d’autres entités qui collectent ces données. 

  • Indian health group CHD joins forces with Digital Mojo Japan to boost health tech in both countries

    CHD Group, an Indian public health organization, signed a Memorandum of Understanding in late March 2018 in Mangaluru (India) with Global Digital Mojo Japan Corporation, the Japanese subsidiary of a technology firm based in Hong Kong.

    The two companies will cooperate in the field of health tech to strengthen relations between India and Japan in this area. They will work with different local partners and governments to ensure shared growth among the two countries through industry institution interaction.

    Digital Mojo Japan to be the technological arm of CDH Group

    The same deal was signed in Tokyo by Dr Edmond Fernandes, CEO, CHD Group, and Kayoko Tsuchiya, CEO, Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan will become the technological arm of CHD Group in Japan and CHD will continue its public health agenda towards bringing Japanese tech innovations into Indian markets and promoting Indo-Japanese relations in the field of eHealth.

    A sharing of expertise to launch new health solutions

    Among the announced projects:

    • A variety of thematic consultative ideations;
    • Social Entrepreneurial sessions;
    • Organization of hackathons;
    • Creation of academic-field based mandates.
  • Pakistan : un service de télémédecine via Skype révolutionne l’accès aux soins dans les villages

    La start-up Sehat Kahani (« l’histoire de la santé » en ourdou), co-fondée à Karachi par le Dr. Sara Saeed Khurram (P.-D.G), a récemment déployé un service de télémédecine via Skype pour permettre aux habitants des villages pakistanais d’obtenir à très bas prix des conseils médicaux à distance et aux femmes médecins de continuer à exercer leur métier après leur mariage, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée en mars 2018.

    La télémédecine : un grand progrès pour les femmes médecins pakistanaises

    Les femmes médecins situées à plus de 1 500 kilomètres au sud du port de Karachi, la plus grande ville du Pakistan, voient généralement leurs carrières gelées lorsqu’elles se marient et deviennent mères.

    « Un énorme gâchis »

    Seules 17 % des diplômées en médecine exercent alors qu’elles composent 70 % des promotions, indique à l’AFP le Pr. Javed Akram, directeur-adjoint de l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) à Islamabad. Par ailleurs, chaque aspirant médecin coûte environ 7 400 euros par an aux pouvoirs publics et les dépenses dans le secteur de la santé ne représentaient qu’entre 0,5 et 0,8 % du PIB du Pakistan au cours de la dernière décennie.

    « C’est un énorme gâchis », regrette-t-il, déplorant que les femmes finissent par utiliser leur diplôme de médecine « pour se marier » (AFP). « Les hommes préfèrent avoir des médecins comme épouses plutôt que des réceptionnistes ou des coiffeuses. »

    Objectif : ramener à l’emploi les femmes médecins mariées

    Raheel Tanvir, un représentant de la start-up Sehat Kahani à la clinique de Bhosa Mansehra, un village isolé de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest du Pakistan), affirme qu’environ 80 % des femmes médecins quittent la profession après leur mariage. « L’objectif [de notre projet] était de ramener à l’emploi des femmes médecins qui avaient quitté la profession en raison de leur mariage ou de leur vie de famille. »

    Continuer à exercer tout en s’occupant de sa famille

    La télémédecine est une solution très intéressante au Pakistan, en particulier dans ces villages isolés, où les femmes doivent marcher plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau et où les coupures de courant peuvent durer plusieurs heures par jour.

    Habitante de Karachi, le Dr. Benish Ehsan explique à l’AFP que les consultations en ligne donnent du pouvoir aux mères au foyer qui sont également médecins, comme elle. « Cela nous convient, nous n’avons pas besoin [de nous déplacer] et pouvons continuer à pratiquer [même en étant] assises à la maison, se réjouit-elle. [Ainsi,] nous pouvons profiter de notre vie de famille tout en prenant soin de nos patients. »

    Quatorze e-cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans le pays

    La clinique de Bhosa fonctionne de manière physique et numérique. Une infirmière examine le patient sur place puis envoie toutes les informations au médecin, qui consulte ensuite le patient via Skype avant d’établir un diagnostic.

    Une offre de soins peu coûteuse

    La consultation est peu coûteuse. L’AFP cite en exemple un père qui n’a déboursé que 100 roupies (70 centimes d’euro ; 87 centimes USD) pour soigner son fils, la plupart des frais étant pris en charge par des donateurs.

    La clinique de Bhosa a ouvert ses portes en septembre 2017 et depuis, des centaines de patients y sont venus chaque mois, ce qui démontre que le pays a besoin des compétences des femmes médecins.

    E-ilaj : les cliniques numériques développées par le gouvernement

    Quatorze cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans l’ensemble du pays. Le gouvernement local fait lui aussi des efforts pour développer le numérique dans le secteur de la santé. Il a récemment mis en place un centre e-ilaj, une clinique d’e-traitement, dans un village appelé « Bilahi », avec des projets d’expansion dans d’autres zones reculées du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest).

    Raheel Tanvir précise que le gouvernement travaille avec un fournisseur internet local pour que des conseils médicaux en ligne puisse être accessibles à une quinzaine de villages, soit une population de plus de 27 000 personnes vivant dans une zone rurale où les médecins sont peu nombreux.

    Plus de 50 000 patients traités en cinq ans

    Au cours des cinq dernières années, plus de 50 000 patients ont été traités dans des e-ilaj situés dans les provinces du Pendjab (est), du Sindh (sud) et du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest) ainsi que dans un village reculé au nord d’Islamabad, affirme le Dr. Rasheed, basée à Islamabad.

    Des équipements modernes

    Plus avancé technologiquement que les centres de soins classiques, l’e-ilaj permet au Dr. Rasheed de voir en temps réel des examens réalisés par une infirmière.

    « Ce système avec des équipements modernes aide [vraiment les gens] », se félicite Mian Badar Jan, un cadre de la clinique de Bilahi.

    Une machine à ultrasons a par exemple été installée au sein de l’établissement, permettant de limiter le nombre de fausses couches. Un équipement crucial dans un pays à très forte fécondité, qui connaît l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés du monde, rappelle l’AFP.

  • Pakistan: Skype telemedicine service to better access to care in remote areas

    Sehat Kahani (« story of health » in Urdu) start-up, co-founded in Karachi by Dr. Sara Saeed Khurram (CEO), recently deployed a telemedicine service via Skype to enable residents of Pakistani villages to get remote medical advice at very low prices and to allow female doctors to continue practicing after their marriage, AFP reported in a story published in March 2018.

    Telemedicine: a big step forward for women doctors in Pakistan

    Career of women doctors located more than 1,500 kilometers to the south in the port of Karachi, Pakistan’s largest city, are often put on ice once they marry and become mothers.

    « A huge waste »

    Only 17% of medical graduates are working while 70% of the students enrolled at medical schools in Pakistan are women, said Prof. Javed Akram, vice chancellor of the Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) in Islamabad, adding that each aspiring doctor costs about 7,400 euros per year to the public authorities and only 0.5-0.8% of Pakistan’s GDP has been spent on the health sector in the past decade.

    « It’s a huge waste, » he said (AFP), lamenting that women end up using their medical degree « to get married. » « Men prefer to have doctors as wives rather than receptionists or hair stylists. »

    Goal: To bring married women doctors back to work

    Raheel Tanvir, a Sehat Kahani representative at the clinic in Bhosa Mansehra Clinic, an isolated village in Khyber-Pakhtunkhwa province (northwestern Pakistan), says about 80% of women doctors quit the profession after they get married. « The goal [of our project] was to bring back those female doctors who had left the profession because of their marriage or family life. »

    To continue to practice while caring for their families

    Telemedicine is an interesting progress in Pakistan, especially in remote areas, where women have to walk for miles to fetch water from a spring and power cuts can last up to several hours a day.

    Dr Benish Ehsan, a resident of Karachi, told AFP that Sehat Kahani’s program is empowering for stay-at-home mothers who also happen to be doctors, like her. « It suits us, we don’t need to go outside and can continue our practice even sitting at home, » she said. « We are enjoying our family life and can also take care of patients. »

    Fourteen Sehat Kahani e-clinic have been deployed in the country

    The clinic in Bhosa operates as follows: a nurse examines the patient in the center and sends all the information to the doctor, who then consults with the patient via Skype before making a diagnosis.

    An healthcare service very cheap

    Consultation is cheap. AFP gave an example with a father who only paid 100 rupees (70 euro cents; 87 US cents) to care for his son, most of the costs being borne by donors.

    The Bhosa Clinic opened in September 2017 and since then hundreds of patients have come every month, demonstrating the need for the female doctors’ skills.

    E-ilaj: Digital clinics developed by the government

    Fourteen Sehat Kahani clinics have been deployed across the country. Local government is also making efforts to develop digital technology in the healthcare sector. He recently set up an e-ilaj center, or e-treatment center, in a village called « Bilahi », with plans to expand in other remote areas of Khyber-Pakhtunkhwa.

    Raheel Tanvir said the government initiative works with a local internet provider to bring online medical advice to about 15 villages, with a population of more than 27,000 people in a rural area where doctors are few.

    More than 50,000 patients treated in five years

    In the last five years, more than 50,000 patients have been treated in e-ilaj clinics in the provinces of Punjab (east of Pakistan), Sindh (south), Khyber-Pakhtunkhwa (north-west), as well in a remote village in the Margalla Hills bordering Islamabad, said Dr Rasheed, based in Islamabad.

    Modern facilities

    More technologically advanced, the e-ilaj allows Dr Rasheed to see real-time exams done by a nurse.

    « This system with modern facilities is helping [people], » told AFP Mian Badar Jan, an official in the Bilahi clinic.

    For example, an ultrasound machine has been installed in the center, which reduce the number of miscarriages. This is an important device in a country with high fertility rates, which has one of the world’s highest infant mortality rates, AFP said.