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  • Appel à projet : création d’outils numériques pour le maintien à domicile de personnes fragilisées

    La région Centre-Val de Loire, avec le Fonds Européen de Développement Régional, lance un appel à projet « e-santé 2 2017-2018 » : « Expérimentations liées au maintien à domicile des personnes fragilisées ».

    Il vise à soutenir :
    • des expérimentations d’outils numériques facilitant le maintien à domicile des personnes fragilisées (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées) ;
    • la création d’outils numériques régionaux mutualisés au service de la communauté de santé et de la formation à distance en santé ;
    • l’animation des acteurs à l’échelle régionale pour garantir la cohérence de l’action publique en e-santé.

    Date limite dépôt des dossiers : lundi 30 avril 2018 auprès de maria.marques@regioncentre.fr

    L’appel à projets poursuit les objectifs stratégiques suivants :

    • expérimenter des solutions matérielles et logicielles permettant le maintien à domicile des patients affectés par la perte d’autonomie (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées);
    • impliquer des professionnels de santé à travers des solutions innovantes de maintien à domicile ;
    • garantir une offre de service en tout point du territoire, notamment dans les territoires ruraux.

    Dans cette perspective, les projets soutenus porteront notamment sur les thématiques suivantes :

    • rupture de l’isolement et sa prévention dans un objectif de renforcement du lien social ;
    • aménagement de l’habitat pour un maintien à domicile optimisé;
    • e-autonomie (prévention primaire et secondaire) ;
    • bien-être et confort des aidants et des professionnels intervenant au domicile de personnes en perte d’autonomie ;
    • coordination des aidants et des professionnels de santé, notamment sur les territoires touchés par la désertification médicale.

    Son notamment concernés les collectivités et leurs groupements, les établissements ou structures de santé, les GCS, le GIP, les établissements de formation, les professionnels de santé, les associations, les TPE-PME, etc.

    Évaluation des projets

    Les projets seront évalués sur leur impact en termes de reproductibilité et de potentiel de diffusion, leur aspect novateur, le degré de mobilisation des acteurs de santé et la qualité/complétude des partenariats. Les aspects organisationnels garantissant la qualité du pilotage, de la mise en oeuvre et du suivi du projet constitueront également des critères importants. La Région sera particulièrement attentive aux collaborations, cotraitances ou partenariats développés.

    Les projets reçus seront analysés par la région Centre-Val de Loire, l’Etat (Direccte, secrétaire général pour les affaires régionales, ARS), et le GIP Recia.

    Les demandes d’aide doivent être déposées avant le 30 avril 2018. Le comité de sélection se réunira entre mai et octobre 2018.

    Le budget total alloué pour cet appel à projets est de 1 200 000 €.

  • La CNIL a multiplié les interventions dans le secteur de santé en 2017 (Bilan d’activité annuel)

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a rend public son rapport annuel mardi 10 avril 2018.

    Il ressort de son bilan d’activité qu’une part croissante des plaintes enregistrées par l’institution en 2017 concerne le secteur de la santé ; que la CNIL poursuit son rôle de conseil et d’accompagnement des acteurs publics dans le champ de la santé ; que son activité répressive s’est déployée dans le champ assurantiel et médico-social ; et qu’elle a fait porter son travail d’animation du débat public sur le secteur de la santé.

    • 8% des plaintes enregistrées concernent le secteur socio-sanitaire, et notamment les objets connectés

    En 2017, la CNIL enregistre « un nombre record de plaintes » ; 8% des 8360 plaintes reçues concernent le secteur de la santé et du médico-social. Ces plaintes résultent principalement de difficultés d’accès au dossier médical ou social et à Pôle emploi. Les plaintes reçues par la CNIL permettent d’identifier des tendances émergentes : la CNIL constate que les « objets connectés soulèvent des enjeux croissants ». Les autres plaintes concernent le secteur marketing et commercial (25%), les ressources humaines (16%) et le secteur de la banque et du crédit (12%).

    • La CNIL a conseillé les pouvoirs publics dans le champ de la santé 

    En 2017, la CNIL a rendu 4 124 décisions et délibérations dont 177 avis portant sur différents champs d’activité, dont la santé et plus particulièrement, le décret encadrant l’évolution de la procédure d’agrément des hébergeurs de données de santé au profit d’un dispositif de certification. La régulation du numérique est également concernée. La CNIL a rendu un avis sur le projet de loi relatif à la protection des données personnelles, dans lequel elle insiste sur la nécessité de renforcer la lisibilité d’un texte « qui constitue une étape majeure pour la protection des données personnelles des citoyens et la sécurité juridique des acteurs économiques ». La sécurité, la régulation du numérique et la fiscalité constituent les autres champs d’intervention de la CNIL.

    • La CNIL accompagne les professionnels de santé dans la transition au RGPD

    Les professionnels de santé (et issus d’autre secteurs économiques) peuvent d’ores et déjà s’appuyer sur les outils élaborés par la CNIL en vue de se préparer et de se mettre en conformité avec le RGPD, dont l’entrée en vigueur est prévue en mai 2018. Parmi ces outils : une méthode en 6 étapes, un modèle de registre, des lignes directrices, des foires aux questions, des outils pratiques comme le logiciel PIA, des outils de Privacy Impact Assessment adaptés au RGPD et aux objets connectés, des outils à destination des start-ups et des TPE-PME, et un formulaire de désignation du délégué à la protection des données.

    • L’activité répressive : vérifier la conformité pour sécuriser les données de santé des assurés

    En 2017, la CNIL a réalisé 341 contrôles sur de nombreuses thématiques, et plus particulièrement sur la confidentialité des données de santé traitées par des sociétés d’assurance, conformément aux orientations de son programme annuel. D’après le rapport annuel de la CNIL, « il ressort des premiers éléments constatés que les organismes d’assurance, conscients de la sensibilité des données qu’ils traitent, ont mis en place certaines mesures de nature à préserver la confidentialité et la sécurité de telles données ». 

    Si « dans l’immense majorité des cas, la simple intervention de la CNIL se traduit par une mise en conformité de l’organisme », celle-ci a prononcé en 2017 79 mises en demeure, 14 sanctions, dont une sanction pécuniaire à l’encontre de la société Facebook et deux mise en demeure publique contre WhatsApp. 

    • L’animation d’un débat public sur les enjeux éthiques des algorithmes

    Chargée par la loi pour une République numérique de mener une réflexion sur les questions éthiques et de société posées par les nouvelles technologies, la CNIL choisi en 2017 le thème des algorithmes à l’heure de l’intelligence artificielle. Elle a publié le 15 décembre 2017, le rapport de synthèse résultant de plusieurs débats et concertations décentralisées. 

    Le rapport annuel est téléchargeable sur le site internet de l’institution.

  • Sofinnova Partners lance le fonds Sofinnova Crossover I dédié à la santé

    Sofinnova Partners, société de capital-risque spécialisée dans les sciences de la vie, a annoncé, le 4 avril 2018 par communiqué, le lancement de son premier fonds crossover dédié à la santé en Europe, d’un montant de 275 millions d’euros (340 millions de dollars).

    Bpifrance et CNP Assurances sont co-sponsors du fonds.

    Avec ce nouveau fonds, Sofinnova Partners va étendre son champ d’intervention dans les différents segments de l’investissement dans les sciences de la vie, grâce à des équipes dédiées.

    80 % du fonds sera investi en Europe

    Sofinnova Crossover I investira dans la biopharmacie et l’instrumentation médicale. Il ciblera en priorité des technologies de rupture permettant des innovations thérapeutiques portées par des équipes managériales expérimentées.

    Sofinnova Partners investira comme chef de fil ou investisseur de référence dans une quinzaine d’entreprises privées ou cotées. Environ 80% du fonds seront investis en Europe, et les 20% restants ailleurs, principalement en Amérique du Nord. 

    La majorité des fonds levés viennent d’Europe, en particulier de France, d’Italie, du Danemark, d’Irlande et de Suisse, mais aussi d’Asie avec des investisseurs originaires de Chine et de Singapour. En plus de BPIfrance et de CNP Assurances, une société pharmaceutique chinoise, le fonds public d’investissement danois, et des family offices tels que Fidim et KCK représentant de grandes familles industrielles d’Europe et d’Asie figurent parmi les investisseurs du nouveau fonds.

  • Etude : le pancréas artificiel progresse grâce à des algorithmes plus performants (Congrès SFD)

    Plusieurs études* présentées au congrès de la Société Francophone du Diabète (SFD), qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 mars 2018, ont mis en évidence les avancées du pancréas artificiel. Dans des situations compliquées, telles que les repas et l’activité physique, le dispositif a montré sa capacité à limiter les risques d’hypoglycémies grâce notamment à des algorithmes qui se sont affinés.

    Un algorithme qui calcule la quantité d’insuline

    Le pancréas artificiel a déjà démontré qu’il réduisait de manière considérable les risques d’hypoglycémie, notamment nocturne, mais aussi d’hyperglycémie. Par ailleurs, le dispositif améliore la qualité de vie des diabétiques de type 1 qui n’ont pas à se soucier en permanence de leur glycémie. Le pancréas artificiel se compose d’une pompe à insuline, d’un capteur de glucose qui mesure en continu la concentration de glucose et d’un d’un algorithme d’intelligence artificielle connecté à un smartphone. Cet algorithme calcule en temps réel la quantité d’insuline à délivrer en fonction des données issues des mesures de glucose et commande la pompe.

    L’intelligence artificielle au secours des situations délicates

    Cependant, ce dispositif ne donne pas encore de résultats optimaux dans des situations où la glycémie est amenée à varier de manière brutale. C’est le cas notamment lors des repas ou d’activité physique. De nombreuses recherches sont donc en cours pour rendre le pancréas artificiel efficace en toutes circonstances. « L’objectif des travaux est d’affiner ces algorithmes dans ces situations spécifiques, a déclaré le Pr Hélène Hanaire, chef du service de diabétologie au CHU de Toulouse et présidente de la Société Francophone du Diabète.

    Deux études présentées au congrès de la SFD

    Lors de la conférence du congrès de la SFD qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 mars 2018, le Pr Hanaire a précisé que  » les projets de recherche visent à diversifier les explorations dans des catégories de personnes différentes : enfants, femmes enceintes, personnes à haut risque d’hypoglycémie ou encore présentant un diabète particulièrement instable. L’objectif étant, à terme, de mettre au point un outil capable de gommer les variabilités, de s’adapter à des circonstances différentes. »

    Bien accepté chez l’enfant

    Une étude française chez l’enfant pré-pubère diabétique de type 1 a notamment été présentée. Elle visait à évaluer l’efficacité sur le contrôle glycémique et l’acceptation d’une perfusion sous-cutanée d’insuline par pompe asservie à une mesure continue du glucose via un algorithme prédictif de maintien de la glycémie. Ce système en boucle fermée est parvenu à un meilleur contrôle glycémique que le mode STOPHYPO, c’est à dire un arrêt de la pompe pendant 2 heures en cas de non perception de l’alerte hypoglycémique. « La bonne acceptation de l’insulinothérapie à boucle fermée encourage à mener des études plus longues pour confirmer son impact positif attendu chez les enfants DT1 », a indiqué le principal auteur de l’étude, le Pr Eric Renard du CHU de Montpellier.

    Moins d’hypoglycémies chez les sportifs

    Une deuxième étude, américaine cette fois, a évalué le système de pancréas artificiel chez 32 adolescents diabétiques de type 1 pratiquant une activité physique intense. Pendant six jours, incluant 5 journées de ski, les adolescents utilisaient soit un pancréas artificiel (de type UVA_CLC), soit un système de mesure du glucose en continu avec perfusion continue sous-cutanée d’un analogue rapide de l’insuline. Tous les patients étaient par ailleurs suivis 24h/24 par télémédecine. L’étude AP ski menée sur 6 jours, dont 5 jours de ski, a montré que le pancréas artificiel améliorait significativement le temps passé avec une glycémie normale, soit 1h30 de plus par jour. Le temps passé avec hypoglycémie est réduit de moitié. Cette étude, certes sur un nombre réduit de patients, montre que les algorithmes parviennent à répondre de façon appropriée à des situations relativement complexes.

  • Philips ouvre un centre d’expertise mondial en IA en France (cardiologie, oncologie, maladies rares)

    À l’occasion d’une conférence de presse le 10 avril 2018, Philips Healthcare a annoncé l’ouverture d’un centre dédié à la recherche en IA pour des applications médicales à Suresnes en région parisienne.

    Cette annonce, dont le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé, fait suite au plan présenté fin mars 2018 par Emmanuel Macron pour faire de la France l’un des champions mondiaux de l’IA, et qui prévoit notamment d’injecter 1,5 milliard d’euros de crédits publics dans ce domaine sur le quinquennat.

    Le néerlandais Philips, recentré sur des marchés liés à la santé depuis 2015 et la vente de son activité éclairage (Philips Ligthning), a fait, depuis 2017, une dizaine d’acquisitions dans le secteur de la santé, surtout dans l’imagerie interventionnelle et la santé populationnelle, dont Vitalhealth, Wellcentive, Volcano, Spectranetrics, Forcare et Respir’Tech. 

    Son nouveau « centre d’expertise » en intelligence artificielle sera dédiée à l’imagerie médicale, la génomique et l’accompagnement de start-ups.

    La cardiologie, l’oncologie et les maladies rares

    Il devrait accueillir d’ici deux ans 50 chercheurs, ingénieurs ou encore chefs de projets de développement clinique dans les maladies cardiovasculaires, l’oncologie et les maladies rares, impliquant une dizaine de recrutements externes, a précisé Nicolas Villain, directeur du département Recherche chez Philips France.

    Le nouveau centre travaillera en partenariat avec un large réseau composé de l’INRIA, l’Inserm, le CEA-Paris Saclay, l’AP-HP, les Hospices civils de Lyon ou encore le CHU de Caen, ainsi que des investisseurs comme Bpifrance, des incubateurs et des pôles de compétitivités comme Medicen.

    Healthsuite Insights, la plateforme IA de Philips

    Le centre d’IA s’inscrit dans la stratégie globale de Philips qui a lancé, en mars 2018, la plateforme IA Healthsuite Insights « pour co-créer » le système de santé de demain. Celle-ci a été présenté au salon HIMMS de Las Vegas. 

    La plateforme doit fournir une boîte à outils constituée de deep learning, de solutions design et de Applis. « Il s’agit de travailler sur la radiologie du futur (avec des outils comme IntelliSpace Portal, Illumeo, Performance Bridge), la médecine de précision en oncologie, le parcours cardiovasculaire intégré, le monitorage continu (avec TéléICU, Care Orchestrato, Intellivue Guardian, CarSage), la détection et le comptage tumoraux intégrés (avec IntelliSite Pathology, IntelliSpace Genomic, IntelliSpace Oncology), etc. », explique Nicolas Villain.

  • « La donnée comme infrastructure essentielle » : rapport de l’administrateur général des données

    Henri Verdier, administrateur général des données (AGD), a remis le 11 avril 2018 à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, son rapport 2016-2017 intitulé « La donnée comme infrastructure essentielle ». L’AGD y prône la construction d’une infrastructure de la donnée, nécessaire pour en garantir la qualité, la circulation et la meilleure exploitation possible.

    Le rapport est structuré en trois parties : 
    – La première partie détaille les grandes lignes de la politique de la donnée.
    – La deuxième partie est dédiée à l’analyse d’un thème central : la donnée comme infrastructure. Elle recommande la création d’une véritable infrastructure de données dans lequel l’État peut et doit jouer un rôle central.
    – La troisième partie propose des pistes pour renforcer les actions de l’État en matière de données sur l’année 2018.

    L’Administrateur général des données est en charge de l’exploitation de la données

    Fonction créée en septembre 2014 par le décret n°2014-1050 du 16 septembre 2014, l’administrateur général des données (AGD) coordonne l’action des administrations en matière d’inventaire, de gouvernance, de production, de circulation et d’exploitation des données. Cette fonction doit permettre à l’Etat français de mieux exploiter ses données à des fin d’évaluation des politiques publiques, d’amélioration et de transparence de l’action publique, et d’animation de la recherche. L’AGD encourage l’usage des pratiques des datasciences au sein de l’administration.

    Lors de sa création en 2014, il s’agissait de la première instance de ce type à l’échelle d’un gouvernement, inspirée des chief data officers qui commençaient à apparaître dans certaines grandes villes américaines et de grandes entreprises privées. L’AGD est tenu de remettre chaque année au Premier ministre un rapport public sur l’inventaire, la gouvernance, la production, la circulation, l’exploitation des données par les administrations. La premier partie du rapport publié le 10 avril 2018 propose un état des lieux de la politique de données. Son contenu est accessible sur le site internet de l’administrateur général des données.

    Construire une infrastructure de la donnée

    Dans la deuxième partie du rapprt, l’AGD en appelle à la construction d’une infrastructure de la donnée, comme il existe des routes, lignes ferroviaires, des réseaux d’énergie et de télécommunications.

    Le rapporteur considère qu’ « il faut aujourd’hui considérer les données comme l’une de ces infrastructures essentielles et critiques. Essentielles car, dans une économie de l’information, l’accès à la donnée de référence fiable et à jour est la condition du développement des services numérique. Critiques car il faudra s’assurer que la fourniture de ces données ne puisse être interrompue, qu’il s’agisse de défaillances involontaires ou d’actes malveillants ».

    Les exemples internationaux sont à ce titre éclairants. Plusieurs pays européens ont mis en place une telle infrastructure nationale de données. La deuxième partie du rapport présente des initiatives britannique (UK Registers), de l’Estonie (X-Road), du Danemark (Basic Data) et de la France (service public de la donnée). La mise sur pieds d’une telle structure, précise le rapport, nécessite de mobiliser des leviers budgétaires, contractuels, juridiques et techniques, dont il explicite la nature, les modalités et possibilités de mise en oeuvre.

    Il reste à définir un modèle de gouvernance pour organiser cette infrastructure de la donnée. « Un certain degré de centralisation est nécessaire, ne serait-ce que pour fixer a minima des règles des standards communs à l’ensemble des bases de données de références », précise Henri Verdier.

    Quelles orientations pour les  données, et notamment les données de santé ?

    Le rapport présente en guise de conclusion la feuille de route de l’administrateur général des données pour les deux prochaines années, qui s’articule autour de cinq axes : 

    • Mettre à disposition les données, les ressources et les infrastructures ; renforcer et amplifier la dynamique engagée autour du service public de la donnée ;
    • Développer la doctrine de la circulation de la donnée au sein de la sphère publique ; 
    • Renforcer le réseau des administrateurs ministériels des donnés, pour décliner la politique de la donnée (production, circulation et exploitation) au sein de chaque ministère ;
    • Développer un pôle de compétence en intelligence artificielle, pour faire de l’Etat l’un des premiers utilisateurs de ces outils, définir les conditions d’une utilisation éthique et responsable des algorithmes publics ; 
    • Soutenir l’écosystème des utilisateurs de données publiques, documenter les impacts économiques et sociaux d’une meilleure circulation de la donnée.

  • India: diabetes management app BeatO raises US$1.3M

    Health Arx Technologies, an Indian company which operates diabetes management app BeatO, raised around US US$1.3 million (€1.06m) in early April 2018 in a funding round co-led by India-based venture capital firms Blume Ventures and Leo Capital.

    The start-up will use the money to accelerate the development of its technology and supplement its range of product categories.

    BeatO: 25,000 active users from 1,500 cities

    BeatO had previously raised an angel round from a few individual investors.

    The company claims 25,000 active users from 1,500 cities are using its product and services, and its revenue has grown 10 times within a year.

    Diabetes-specific online services and products

    Founded in 2015 by Yash Sehgal, Abhishek Kumar and Gautam Chopra, BeatO offers a comprehensive diabetes management and care platform through its glucose monitoring solutions through a mobile app.

    The company also sells diabetes-specific products such as diabetic snacks.

    Online diabetes management: A competitive market

    Gautam Chopra, CEO of BeatO, said that India is likely to have 100 million diabetics by 2030 (Vccircle.com). « This puts tremendous pressure on all stakeholders in the healthcare ecosystem both from a cost and well-being perspective to specially cater to this large demographic. »

    Wellthy: a promising start-up

    BeatO is competing with companies like Mumbai-based Wellthy Therapeutics in the mobile app-based diabetes management and care market. Wellthy raised in March 2018 about US$2.1 million (€1.7m) in a seed funding round led by the family office of Ranjan Pai, chairman of Manipal Education and Medical Group, one of India’s leading providers of medical and education services.

  • CorWave obtient près de 3M€ pour développer la pompe d’assistance cardiaque mini-invasive NovaPulse

    CorWave, start-up francilienne de technologie médicale développant des dispositifs d’assistance cardiaque implantables innovants destinés aux patients souffrant d’insuffisance cardiaque, annonce, dans un communiqué daté du 5 avril 2018, avoir obtenu un financement de 2,92 millions d’euros pour son programme R&D NovaPulse, dans la catégorie «Silver Economy» dans le cadre de la phase 2 du Concours Mondial d’Innovation de Bpifrance.

    Plusieurs levées de fonds

    Le Concours Mondial d’innovation (CMI) a pour objectif de faire émerger les talents et futurs champions de l’économie française. Ce concours est financé par le Programme des Investissements d’Avenir (PIA) et opéré par Bpifrance.

    Déjà lauréate du CMI Phase 1 en juillet 2016, CorWave a, depuis, bouclé fin 2016, une levée de fonds de 15,5 millions d’euros auprès de Novo Seeds, Ysio Capital, et de ses investisseurs historiques Sofinnova Partners, Bpifrance et Seventure qui avaient déjà investi 3,3 millions d’euros dans la société en 2013.

    « La phase 1 du Concours Mondial d’Innovation nous a donné les ressources pour identifier et valider les bons concepts technologiques qui permettraient d’offrir une assistance partielle d’un nouveau type pouvant tenir dans une enveloppe de la taille d’un défibrillateur implantable, explique François Cornat, responsable de projets R&D  et référent technique au sein du programme NovaPulse. Grâce au financement de la phase 2, nos moyens ont été démultipliés. Dans l’équipe NovaPulse, nous étions 2 à temps-plein il y a un an, nous sommes désormais près de 10 personnes. Avec ces nouvelles ressources, nous avons pu démarrer le développement produit et les essais précliniques. »

  • Diagnostic précoce du cancer de la vessie par imagerie de fluorescence et analyse IA avec VisioCyt

    L’entreprise VitaDX espère accélérer le diagnostic du cancer de la vessie à l’aide de l’imagerie de fluorescence et l’analyse par intelligence artificielle à travers son dispositif VisioCyt.

    Ce dispositif de cytologie digitale est actuellement testé dans plus d’une dizaine d’établissements hospitaliers et l’extension de son utilisation est prévue au cours de l’année 2018.

    Détecter précocement les cancers de la vessie grâce à la fluorescence et l’IA

    Fondée en 2015, VitaDX International développe des solutions de diagnostics précoces du cancer de la vessie fondées sur l’imagerie de fluorescence et l’analyse par intelligence artificielle. VitaDX a travaillé en partenariat avec les chercheurs de l’Institut des sciences moléculaires d’Orsay et les praticiens hospitaliers du CHU Bicêtre (AP-HP) pour élaborer le logiciel VisioCyt, qui permet d’analyser les cellules par le biais de la fluorescence.

    Le dispositif VisioCyt permet d’automatiser un processus initialement manuel. Le logiciel est capable de détecter des cellules tumorales à un stade précoce. « Détecté précocement, le taux de survie avoisine les 95%, alors qu’en cas de cancers avancés, ce même taux chute à 5% » d’après VitaDX.

    Numérisation des échantillons par fluorescence et analyse des échantillons via un algorithme de Deep Learning

    Cette méthode permet de déceler une anomalie potentielle d’un point de vue métabolique, avant même que la morphologie cellulaire ne soit altérée par la maladie. Le diagnostic, qui consiste à « regarde(r) l’intérieur de la cellule avant que l’extérieur se modifie », s’effectue en deux étapes : 

    • numérisation des échantillons : cette première étape permet de rendre les cellules lisibles par le logiciel VisioCyt. Cette technique de numérisation s’appuie sur la fluorescence, qui permet de distinguer les cellules saines des cellules tumorales. 
    • analyse des échantillons via un algorithme de Deep Learning : l’algorithme utilisé fonctionne sur le traitement d’images. Le logiciel utilise la lumière blanche pour aider le médecins à établir son diagnostic et définir le bon traitement. 

    La solution est actuellement testée dans une quinzaine d’établissements hospitaliers français. VitaDx entend intégrer le dispositif VisioCyt au réseau local de laboratoires, avant d’envisager sa généralisation.

    Actuellement, la cytologie digitale n’est pas développée dans les laboratoires, ce qui constitue le principal frein à la diffusion de cette technique d’analyse.

  • Insuffisance cardiaque : un nouveau parcours de prise en charge aux hôpitaux Henri-Mondor (AP-HP)

    La Cellule de coordination de l’insuffisance cardiaque et des cardiomyopathies (CCICC) des Hôpitaux universitaires Henri Mondor (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) a été créée pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’insuffisance cardiaque.

    Selon un communiqué de l’AP-HP, elle propose depuis le 5 avril 2018 un parcours de soin innovant, qui permet d’améliorer leur qualité de vie et leur pronostic, en combinant plusieurs leviers : l’innovation technologique, de nouvelles compétences paramédicales afin de lutter contre la désertification médicale, et le maintien d’un contact humain indispensable pour améliorer le suivi des patients et leur observance des traitements.

    Le CCICC poursuit un triple objectif

    Soutenu par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, le CCICC est dispositif innovant tant dans la conception du parcours que dans les compétences médicales et paramédicales mobilisées, et repose sur deux infirmiers. Il poursuit un triple objectif :

    • améliorer le parcours intra-hospitalier et la sortie d’hospitalisation des patients en insuffisance cardiaque : réalisation d’une consultation d’annonce et organisation d’ateliers d’éducation thérapeutique, mise en place d’outils connectés et coordination du retour au domicile en lien avec les professionnels de ville ;
    • optimiser le traitement de fond de l’insuffisance cardiaque après la sortie des patients : réalisation de consultations de titration rapprochées (de quatre à dix). À terme, ces consultations pourront être réalisées par les équipes paramédicales seules (coopération, transfert de compétence) ;
    • télé-surveiller les symptômes et le poids par des outils connectés afin d’intervenir rapidement au domicile des patients si besoin. Cette télésurveillance permet de suivre au quotidien leur prise de poids (via une balance connectée) et d’évaluer leurs symptômes (via un boîtier proposant un questionnaire).

    En fonction des données recueillies, plusieurs options sont envisageables : majoration du traitement diurétique, prise de rendez-vous avec leur médecin de ville ou organisation d’une consultation urgente réalisée par la CCICC afin de décider de leur retour au domicile, ou de leur hospitalisation, ou de leur prise en charge à domicile par perfusion de diurétique (HAD).

    Cette consultation doit permettre d’éviter les nombreux passages aux urgences non coordonnés de ces patients qui peuvent se retrouver bloqués aux urgences ou hospitalisés dans des unités non spécialisées.