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  • Etude : des chercheurs français analysent l’utilisation du crowdsourcing dans la santé (JMIR)

    Le secteur de la santé recourt de plus en plus au crowdsourcing. Cette méthode de production participative est surtout utilisée au service de la promotion de la santé, mais aussi pour la recherche et les soins. D’après une étude* menée par des chercheurs français de l’Inserm, la santé publique et la psychiatrie sont les deux disciplines qui ont le plus recours au crowdsourcing. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 15 mai 2018 dans le Journal of Medical Internet Research.

    Les 1ers pas du crowdsourcing en santé

    L’origine du crowdsourcing remonte à 1714, quand le gouvernement britannique a offert 20 000 £ à toute personne capable de calculer la position longitudinale d’un bateau. Utiliser l’intelligence collective pour effectuer une tâche humaine ne pouvant être automatisée n’est donc pas un nouveau concept. Avec les 2,3 milliards d’utilisateurs d’internet et les 6 milliards de détenteurs d’un téléphone mobile, le crowdsourcing a évidemment pris une toute autre ampleur. Cette technique a d’abord été utilisée dans des domaines scientifiques, mais pas médicaux. Or, cette technique représente une opportunité majeure pour mener à bien des missions de recherche qui reposent sur l’intelligence humaine.

    Une cartographie menée par l’Inserm

    Des chercheurs français de l’Inserm ont donc voulu cartographier les différentes applications du crowdsourcing en santé. Ils ont donc mené une revue systématique des études ayant eu recours à cette méthode de production participative. Ils les ont classées en 3 catégories distinctes :

    • la promotion de la santé : surveillance des pathologies, éducation à la santé, interventions comportementales…
    • la recherche en santé : études sur des médicaments, essais cliniques…
    • les soins : diagnostic, pratique médicale, prise d’un traitement…

    Ensuite, les auteurs de l’étude ont identifié l’utilité du crowdsourcing. Il pouvait en effet servir à résoudre un problème, collecter des données ou surveiller une population.

    Les résultats de leurs travaux, qui incluaient l’analyse de 202 études, ont été publiés le 15 mai dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Résultats

    • Plus de la moitié (53,5%) des études ont été publiées au cours des deux dernières années ;
    • 45% des publications concernaient la promotion de la santé, 37,5% la recherche et 19,3% les soins ;
    • Dans plus de la moitié des cas, les études portaient sur crowdsourcing dit « actif (49% pour traiter des données et 5,9% pour résoudre des problèmes) et dans 45% des cas, le crowdsourcing servait à faire du « data mining » et à surveiller l’état de santé de populations ;
    • L’oncologie était la discipline qui avait le plus souvent recours au crowdsourcing pour résoudre des problèmes ;
    • Dans 53% des cas, une incitation financière était prévue, souvent inférieure à 1$ pour effectuer une tâche, dont la durée était souvent inférieure à 10mn ;
    • Dans un quart des études, un système de validation de la qualité des données était prévu ;
    • Le profil des « crowdworkers » était bien souvent mal renseigné, la taille moyenne de l’échantillon se situait autour de 500.

    Une technique sous-exploitée

    Cette revue systématique montre notamment la montée en puissance du crowdsourcing en santé. La dernière étude comparable sur le sujet date de 2014 et ses auteurs n’avaient identifié que 8 spécialités médicales recourant à cette technique. Les chercheurs français en ont recensé une vingtaine. Cependant, le crowdsourcing reste sous-exploité.

    « En ce qui concerne la recherche, un aspect fondamental du crowdsourcing est qu’il permet d’effectuer des recherches avec les patients et pas seulement sur eux, soulignent les auteurs. Cependant, les études avec les patients en tant que « crowdworkers » représentaient seulement 10% de nos études incluses… Or, en 2013, la plateforme PatientsLikeMe comptait plus de 220 000 membres partageant des données de santé sur plus de 2 000 maladies et affections. L’utilisation de ces données et la réalisation de recherches avec ces données représentent un défi majeur et une réelle opportunité de collecter de grandes quantités de données sur les symptômes des maladies, l’efficacité des médicaments ou les événements indésirables pour résoudre un grand nombre de problèmes de santé avec une meilleure approche de la vie réelle. »

    La fiabilité des résultats en question

    Les avantages du crowdsourcing sont nombreux – peu coûteux, rapide, accès à une diversité de profil…- mais ils ne doivent pas masquer les faiblesses. Le principal doute que suscite cette technique porte sur la validité des résultats. Sur les 202 études sélectionnées par les chercheurs de l’Inserm, seulement 36 comparaient les « crowdworkers » à un groupe contrôle. Par ailleurs, la diversité des profils n’est pas aussi importante que l’on pourrait l’imaginer. Dans la majorité des cas, ils étaient recrutés aux Etats-Unis et étaient des trentenaires avec un haut niveau d’éducation. Pour optimiser l’utilisation du crowdsourcing en santé, les auteurs de ce travail estiment que la logistique de recrutement et les caractéristiques des participants doivent être mieux renseignées.

     

  • Les impacts du numérique sur l’industrie pharmaceutique, Matinale Les Echos études, 14/06/18, Paris

    L’enquête des Echos Etudes intitulée « La transformation digitale des laboratoires pharmaceutiques : transformation des organisations, nouveaux réseaux d’innovation et écosystème élargi à l’ère de la santé connectée » sera présentée lors d’une matinale, le 14 juin 2018, à Paris.

    Cette étude sera commentée par Hélène Charrondière, directrice du Pôle Pharmacie-Santé des Echos Etudes. Sylvie Donnasson – CEO de HealthInnov – et Antoine Poignant – CEO de l’agence Troubat et de La blouse Blanche – co-auteurs de l’étude, interviendront également lors d’une table ronde.

    La participation à ce petit déjeuner est gratuite et nécessite une inscription préalable via le lien ci-contre).

    L’étude 

    Dans le contexte de la « santé 4.0 », cette étude – réalisée à partir d’enquêtes en ligne et d’entretiens menés auprès de plusieurs dirigeants, de managers et de responsables digitaux de laboratoires pharmaceutiques – se donne comme objectifs, d’après les Echos études :

    – de « connaître les enjeux de la santé 4.0 et de la révolution des NBIC » ;

    – de « comprendre les impacts du numérique » sur l’industrie pharmaceutique ;

    – d’ « analyser l’évolution des stratégies digitales des industriels de la pharma » ;

    – d’ »identifier les facteurs-clés de succès et les leviers d’une transition digitale réussie ».

    La matinale : programme

    8h30-8h45 : Accueil des participants

    8h45-10h : Intervention

    Présentation, par Hélène Charrondière, de cette enquête organisée en 6 thèmes (Synthèse opérationnelle : les enseignements clés de l’étude ; Le pouvoir disruptif du digital dans la santé  : promesses et réalités en 2017 ; La data au cœur des nouveaux écosystèmes de santé ; Comment mener une transformation digitale ? ; Transformation digitale : volontés stratégiques et initiatives des laboratoires pharma en 2017 ; Innovations stratégiques à l’ère du digital : vers un nouveau modèle économique de la pharma ?).

    Puis table ronde, animée par Sylvie Donnasson et Antoine Poignant.

    Pour plus d’informations concernant cette étude, cliquer sur ce lien.

  • La CNIL consulte sur la certification du délégué à la protection des données (DPO) jusqu’au 22 juin

    La Commission nationale informatique et libertés publie, le mercredi 23 mai 2018, un communiqué de presse indiquant le lancement d’une consultation publique sur le délégué à la protection des données personnelles (DPO).

    Du 23 mai au 22 juin 2018, la CNIL consulte les parties prenantes sur deux projets de référentiel : l’un concernant la certification de DPO, l’autre concernant les critères d’agrément des organismes qui délivreront cette certification. Les parties prenantes peuvent soumettre leur avis via un formulaire sur le site internet de la CNIL.

    Dans le sillage du vote le 15 mai 2018 de la loi relative à la protection des données personnelles, qui donne à la Commission nationale informatique & libertés compétence pour adopter des critères de certification de personnes, la CNIL lance une consultation publique sur la certification du délégué à la protection des données (DPO).

    Le 23 mars 2018, la CNIL avait mis en place un téléservice permettant aux entreprises, organismes publics et acteurs associatifs de désigner auprès de la CNIL un DPO.

    Pourquoi certifier le délégué à la protection des données ?

    L’enjeu de la certification de personnes est double, rappelle la CNIL dans un communiqué daté du 23 mai 2018. Elle doit permettre de faciliter l’identification :

    • des expertises en matière de protection des données, en s’appuyant sur un référentiel d’exigences élaboré par la CNIL. La certification permet aux personnes physiques de justifier qu’elles répondent aux exigences de compétences du DPO prévues par le règlement européen sur la protection des données (RGPD). Le DPO, rappelle la CNIL, « doit en effet disposer de connaissances spécialisées du droit et des pratiques en matière de protection des données » ;
    •  des organismes de certification indépendants, agréés par la CNIL.

    La CNIL a élaboré deux projets de référentiels

    A cet effet, la CNIL a élaboré deux projets de référentiel : 

    • Un projet de référentiel de certification DPO : il fixe la liste des exigences requises pour être candidats à la certification et la liste des compétences et savoir-faire pour être certifié en tant que DPO. Le projet est consultable ici.
    • Un second projet de référentiel d’agrément : il fixe les critères applicables aux organismes de certification pour être agréés par la CNIL. Le projet est également accessible sur le site de la CNIL.

    La CNIL souhaite recueillir l’avis des parties prenantes en soumettant à consultation ces deux référentiels. Les observations et propositions d’amélioration sur ces projets peuvent être transmises via ce formulaire avant le 22 juin 2018.

    Des réunions de travail pourront également être proposées à des organismes de certification et aux associations représentant les délégués à la protection des données, précise la CNIL.

  • Owkin complète sa levée de fonds de série A avec 4,3 M€ apportés par le fonds GV d’Alphabet Inc.

    Owkin annonce ce 23 mai 2018 avoir complété sa levée de fonds de série A, dans le cadre de laquelle la start-up avait déjà levée 9,4 millions d’euros en janvier 2018, avec un apport à hauteur de 4,3 millions d’euros du fonds d’investissement GV, qui est le fonds de capital risque d’Alphabet Inc., la maison-mère de Google.

    Ceci porte le total des investissements reçus par la start-up depuis sa création à 15,4 millions d’euros, soit 18 millions de dollars. Les fonds seront dédiés :
    • à l’accélération de la recherche et au développement de la start-up spécialisée dans le machine learning au service de la recherche médicale et biologique ;
    • au développement de partenariats stratégiques avec des centres de recherche et des laboratoires pharmaceutiques.

    Owkin s’est spécialisé dans l’IA fédérée dont l’avantage principal est la sécurité des données exploitées qui demeurent chez leur propriétaire.

    À l’occasion de cette levée de fonds, Thomas Clozel, cofondateur et CEO et d’Owkyn a déclaré : Il y a aujourd’hui une course entre les données médicales et le savoir que l’on en extrait. Notre mission chez Owkin est d’augmenter les compétences des médecins et chercheurs afin de leur permettre de transformer les data en connaissances et de faire de vraies découvertes, tel que des nouveaux biomarqueurs ou cibles, qui peuvent changer comment les patients seront traités. L’investissement de GV valide notre approche et le besoin de créer de nouveaux outils technologiques au service de la future recherche médicale.” 

    Les responsables du fonds GV justifient leur intérêt pour la start-up en déclarant qu’Owkin répond à un véritable besoin des centres de recherche et de laboratoires en proposant une analyse de données massives et multimodales incluant des données cliniques, de l’imagerie et des données génomiques séquencées.

  • L’Agence régionale corse pour les dépistages des cancers (Arcodeca) lance l’appli mobile A Salute

    L’agence régionale corse pour les dépistages des cancers (Arcodeca) a mis en ligne, au début du mois de mai 2018, la première application mobile corse d’aide au dépistage des cancers intitulée « A Salute », d’après le quotidien Corse Matin (numéro du 9 mai 2018).

    Selon le Docteur Franck Le Duff, directeur du centre de coordination de dépistage des cancers de Corse (ex-Arcodeca) et développeur d’A Salute, cette application vise à atteindre un public large d’adultes habitués aux « medias dans l’air du temps », dans le cadre d’une mission de sensibilisation du grand public. Le Docteur Le Duff espère que les informations apportées à la population via A Salute aideront à augmenter le taux de participation aux programmes de dépistage, en baisse dans l’île. Par ailleurs, d’après lui, l’application serait également intéressante pour la prévention de cancers dont les dépistages « ne sont pas encore organisés, comme le poumon ou la peau ».

    A Salute, qui a reçu le soutien de l’Institut national du cancer (INCa), est téléchargeable gratuitement et procède notamment en délivrant à ses utilisateurs des conseils personnalisés – liés à leur sexe, leur âge et leurs antécédents.

    A Salute, une application mobile téléchargeable gratuitement sur smartphone

    Depuis le début du mois de mai 2018, A Salute peut être téléchargée gratuitement et installée sur les smartphones fonctionnant grâce au « système iOS uniquement, pour l’instant », précise Corse Matin.

    Concrètement, cette application qui se présente comme un « assistant de poche au service de la santé et […] du dépistage des cancers » et qui toutefois « ne remplace évidemment pas une consultation et un suivi régulier chez un médecin traitant » permet de :

    • conseiller ses utilisateurs en fonction de leur sexe, de leur âge et de leurs antécédents éventuels : conseils hygiéno-diététiques, indication des coordonnées des centres de dépistage des cancers de Corse,…
    •  rappeler aux utilisateurs les tests de dépistages auxquels il est conseillé de participer en fonction des périodes de la vie ;
    • calculer le score d’Eisinger des utilisateurs, ce score permettant d’estimer les prédispositions génétiques d’une personne vis-à-vis d’un cancer donné « et de savoir si une consultation d’oncongénétique pourrait être proposée », explique Franck Le Duff à Corse Matin.

    A Salute, outil de prévention et d’incitation au dépistage

    Un outil de prévention des cancers pour lesquels il n’existe pas encore de programme de dépistage

    D’après Franck Le Duff, les conseils délivrés par l’application peuvent aider à la prévention des cancers pour lesquels, contrairement aux cancers du sein, du col de l’utérus, et colorectal, il n’existe pas encore de programme de dépistage : « C’est principalement intéressant pour [les dépistages] qui ne sont pas encore organisés, comme le poumon ou la peau », affirme-t-il.

    Un outil de sensibilisation au dépistage

    Cet outil a été conçu dans le contexte d’un taux de participation aux dépistages organisés des cancers en baisse sur l’île : l’espoir des développeurs d’A Salute est de voir les taux de participation aux dépistages augmenter en Corse, notamment pour le cancer colorectal dont les méthodes de dépistages repoussent encore de nombreux patients.

    Le Docteur Le Duff insiste sur l’importance de l’information des patients à propos de ces cancers pour lesquels une prise en charge précoce augmente les chances de guérison : »Nous avons une mission d’information auprès du grand public et c’est dans ce cadre que nous avons lancé cet outil. Nous organisons avec la Marie-Do et la Ligue de nombreuses manifestations pour sensibiliser la population mais il nous fallait toucher un public plus jeune et au moyen d’un média dans l’air du temps » explique-t-il.

    Les évolutions annoncées de l’application

    Franck Le Duff affirme vouloir ajouter « sur la prochaine version […] un accès direct à destination des médecins qui pourront ainsi l’avoir sous la main » : l’application s’adresserait également aux professionnels de santé, dans le but d’accélérer et de faciliter la communication entre corps médical et patients.

    Corse matin ajoute que l’application sera « amenée à évoluer pour proposer d’autres fonctionnalités, au service de la santé », sans plus de précisions.

  • Prise de rendez-vous en ligne : le CH du Pays d’Aix-CHI Aix-Pertuis s’associe avec Doctolib

    Dans un communiqué publié mi-mai 2018 sur son site, le Centre Hospitalier du Pays d’Aix-Centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis a annoncé la disponibilité depuis la fin du mois d’avril 2018 d’un nouveau service de prise de rendez-vous en ligne à destination des patients, grâce à une collaboration avec la start-up Doctolib.

    Fournir un nouveau service aux patients facilitant leur quotidien tout en réduisant le temps consacré à la gestion des agendas médicaux des professionnels du CH sont les objectifs de ce partenariat.

    Les patients de l’établissement ont la possibilité de prendre rendez-vous pour une consultation ou un examen via le site Internet du centre hospitalier ou via le site de Doctolib.

    Déploiement progressif de l’outil améliorant la performance de l’établissement

    Actuellement, la prise de rendez-vous est disponible auprès de 80 praticiens du Centre Hospitalier et concerne les examens d’imagerie médicale ou des consultations en maternité-gynécologie, anesthésie, chirurgie maxillo-faciale, chirurgie vasculaire, chirurgie viscérale, digestive et de l’obésité.

    Il est prévu qu’au cours des prochains mois le service soit étendu aux autres services du CHI Aix-Pertuis.

    Le service offre un certain confort aux patients en rendant possible la prise de rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture des secrétariats et en leur proposant également de gérer leurs consultations depuis le compte personnalisé de Doctolib.

    L’établissement vise à gagner en performance en réduisant de :

    • 30% le temps consacré à la gestion des agendas médicaux et en limitant le nombre d’appels téléphoniques, et à diminuer ainsi les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous ;
    • 75% le nombre de rendez-vous non honorés grâce au système de rappel automatique de Doctolib permettant de prévenir les oublis et les retards.

  • Aviitam propose un carnet de santé intelligent pour prévenir et gérer les maladies chroniques

    Aviitam, plateforme créée par deux médecins du Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, propose un carnet de santé connecté, imaginé comme un compagnon dans le changement d’habitudes et de modes de vie nocifs pour la santé et pouvant déboucher sur des pathologies chroniques, lancé dans sa nouvelle version le 18 mai 2018.

    Conçu comme un outil de prévention visant à accompagner les patients vers un mode de vie plus équilibré, il peut également être utilisé comme outil de suivi dans le cadre de maladies chroniques liées au mode de vie tels le diabète, l’obésité, le cholestérol et les troubles du sommeil.

    La start-up est en train de travailler sur le développement d’un service de télé-surveillance visant les établissements de santé notamment ainsi que de téléconsultation à destination des mutuelles et assureurs.

    Outil compagnon de prévention et de suivi pour les professionnels de santé

    Le Pr Antoine Avignon, médecin chef de service, et le Dr Vincent Attalin, médecin nutritionniste, du CHU de Montpellier (Hérault), ont travaillé conjointement pour développer une solution de carnet de santé intelligent et sécurisé aux patients leur permettant de centraliser, protéger et partager leurs données médicales avec leurs médecins.

    Le patient via l’application peut partager toutes ses données de santé avec le médecin au service d’un accompagnement plus efficace, une prise de conscience de l’impact de certaines pratiques quotidiennes sur la santé et préparer en amont les consultations en renseignant des paramètres. Toutes les données d’Aviitam sont protégées chez un hébergeur agréé de données de santé.

    Une solution pour les établissements de santé et les mutuelles

    Aviitam est un outil à destination des établissements de santé qui leur permet selon les fondateurs d’optimiser le parcours de soins, de préparer et suivre les séjours, d’optimiser des PMSI et de faire prochainement de la télésurveillance.

    Par ailleurs, vis-à-vis des mutuelles, la solution présente l’avantage d’organiser un parcours de soins coordonnés, de proposer des actions de prévention et de sensibiliser aux modes de vie nocifs et un suivi médico-chirurgical des personnes souffrant d’obésité, le cas échéant. Un service de téléconsultation est en train d’être préparé par la start-up et sera bientôt disponible.

    Projets de développement : une version payante et télé-surveillance

    Actuellement disponible gratuitement, le carnet de santé d’Aviitam avait été testé par 1 300 professionnels de santé et patients début 2018. Les fondateurs envisagent d’inclure leur solution dans des offres payantes dans le cadre desquelles elle serait associée à des programmes d’accompagnement et des formations en ligne.

    Néanmoins, une version payante est déjà proposée aux établissements de santé qui souhaitent pouvoir en bénéficier. Aviitam va également proposer un service de télésurveillance aux particuliers et aux médecins.

    Enfin, la start-up se projette comme prestataire de services pour la sécurité sociale en visant l’intégration au Dossier Médical Personnel de l’Assurance Maladie dans le cadre de l’optimisation du parcours de santé.

  • Kap Code met en ligne une plateforme d’accompagnement des patients souffrant d’asthme ou de BPCO

    A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme — qui s’est tenue le 1er mai 2018 — Kap Code, start-up issue du groupe Kappa Santé, a annoncé dans un communiqué de presse daté du 2 mai 2018 la mise en ligne d’un programme digital d’accompagnement des patients souffrant d’asthme et de BPCO : W’asm.

    Cette plateforme proposant d’une part un outil d’amélioration du geste de prise du traitement par voie inhalée, et d’autre part une série de questionnaires et de jeux à propos de l’asthme, de la BPCO et de leurs traitements, Kap Code entend améliorer la prise en charge de ces deux troubles broncho-pulmonaires obstructifs très répandus dans la population générale.

    Le dispositif W’asm, mis en ligne au début du mois de mai 2018, a été élaboré par la start-up Kap Code (issue du groupe Kappa Santé) à destination des patients atteints d’asthme ou de BPCO et en réponse à trois constats. D’abord, ces troubles bronchiques obstructifs sont très répandus dans la population générale (3,5 millions de Français souffrent d’asthme). Puis, les patients ayant recours à des traitements inhalés (soit la majorité des patients traités pour ces deux pathologies) maîtrisent mal le geste de prise : « plus de 60 % des patients prennent mal leur traitement inhalé », affirme le Dr Stéphane Schück, CEO de Kap Code. Enfin, « les patients connaissent assez mal les spécificités de leur pathologie », ajoute le Dr Schück.

    Aussi, dans le but de se placer « au service des professionnels de santé afin de simplifier le suivi des patients quant à l’apprentissage du geste et […] de permettre au patient de devenir acteur de sa pathologie », la plateforme propose deux types de dispositifs : un outil permettant au patient d’évaluer puis d’ajuster sa coordination mains-poumons d’une part, et d’autre part un programme d’information des patients à propos de leur pathologie.

    Outil d’évaluation et de correction du geste d’administration du traitement par voie inhalé

    Ce premier dispositif consiste en une analyse vidéo automatisée de l’administration du traitement par voie inhalée : à l’aide de sa webcam, le patient se filme en cours d’exécution du geste thérapeutique d’inhalation. Il reçoit alors une note pour chacune des cinq étapes de l’inhalation réalisée, chaque note précisant si l’étape d’inhalation qui lui est associée a été correctement réalisée ou non. Le patient reçoit ensuite, en lien avec les notes obtenues, des conseils visant à l’amélioration de son geste.

    D’après Kap Code, c’est par la répétition de ces tests vidéos que le dispositif W’asm pourrait améliorer le geste de prise du traitement inhalé et « constituer une nouvelle solution pour améliorer la qualité du traitement ».

    Programme d’information

    Ce programme « ludique d’accompagnement personnalisé », adapté aux adultes ou aux enfants, se présente sous forme d’une carte évoquant l’anatomie d’un poumon (la carte est surnommée « poumon land ») dans laquelle le patient peut naviguer en fonction de ses propres problématiques d’apprentissage.

    Une série de quizz et de serious games lui sont proposés. Ces questionnaires portent pour le moment sur 8 thèmes différents (Top 10 des idées reçues sur l’asthme ; Anatomie, inspiration et expiration; Signes et symptômes de l’asthme ; Principaux traitements et dispositifs médicaux ; Traitement de crise ou traitement de fond ; Pratique du sport et asthme ; L’asthme expliqué aux enfants ; Incidence, prévalence et informations générales) mais devraient dans le futur porter sur 24 modules différents.

    Dans le cadre du lancement de W’asm, la plateforme est gratuite pour l’ensemble des utilisateurs inscrits entre le 1er mai et le 31 juillet 2018. Les professionnels de la santé peuvent par ailleurs solliciter Kap Code afin que leur soit remise une « W’asm Box » contenant des cartes d’accès patient ainsi que de la documentation à propos du dispositif. A terme, le dispositif deviendra payant pour les professionnels.  « L’objectif est que cela reste gratuit pour le patient », souligne Nassim Nafti, responsable marketing & digital de Kap Code.

  • Prise en charge psychologique : Shamballa lance son appli de thérapie en ligne

    « Un psychologue dans votre poche », tel est le credo de Shamballa lancée en début d’année 2018, annonce la start-up dans un communiqué de presse du 18 mai 2018.

    Shamballa est une plateforme de soutien psychologique en ligne qui s’adresse à toutes les personnes désireuses de consulter un psychologue ou un psychanalyste, pour des problèmes de long terme (dépression, stress ou anxiété) ou des problématiques ponctuels (procrastination, rupture, etc.).

    Le service s’adresse à toutes les personnes qui ne peuvent pas prendre rendez-vous avec un thérapeute:
    • les personnes timides ou introverties qui n’osent pas franchir le cap de se rendre dans un cabinet de psychologue ;
    • les salariés travaillant la journée et jusqu’à tard le soir, ne pouvant pas se rendre disponible une heure en semaine ;
    • les personnes vivant en zone rurale, qui doivent faire des kilomètres en voiture pour se rendre chez le psy le plus proche ;
    • les personnes à mobilité réduite ;
    • les personnes qui déménagent mais qui souhaitent garder le même psychologue ;
    • les expatriés ;
    • les agoraphobes ;
    • les personnes assignées à résidence par décision de justice.

    Il ne s’agit pas d’une consultation par webcam, mais d’un contact quotidien via l’application. 

    Le communiqué précise que l’entreprise prépare une levée de fonds.

    Une mise en relation entre praticiens et personnes en souffrance

    « C’est après avoir appris que que 88 % des psychologues travaillent à temps partiel et que 42% des gens qui ne vont pas chez le psychologue ne le font pas parce qu’ils ont peur, qu’ils n’ont pas confiance ou qu’ils n’ont pas les moyens, nous nous sommes dit que nous devions mettre ces personnes en relation », explique Jean-Baptiste Jézéquel, co-fondateur et président de Shamballa.

    Le service a été lancé le 20 janvier 2018, mais la jeune équipe travaille sur l’application depuis mars 2017.

    Le patient – qui souhaite aborder un problème ponctuel ou une problématique de fond – se connecte sur l’application puis remplit un questionnaire. Shamballa le met alors en contact avec les psychologues, tous diplômés et certifiés, les plus à même de résoudre la problématique de la personne, avec qui elle peut échanger tous les jours en illimité à partir de 35 euros par semaine. 

    Le patient peut choisir de souscrire une première semaine d’évaluation gratuite, lui permettant de juger par lui-même la pertinence de ce mode de suivi.

    Les échanges ont lieu tous les jours par messages vidéo, audio ou textuel et sont sécurisés. Les conversations sont cryptées, afin que ni l’entreprise ni un tiers ne puissent y avoir accès.

    Lors de l’inscription, Shamballa ne demande ni le nom ni les coordonnées de l’utilisateur – celui-ci peut donc choisir un pseudo garantissant l’anonymat.

    Importance du présentiel ?

    Quid de la relation patient-psychologue sans contact direct ? « C’est vrai que c’est une dimension qui préoccupe certains psychologues qui découvrent notre application », reconnaît Jean-Baptiste Jézéquel, qui espère à terme pouvoir travailler avec une centaine de professionnels. « Cependant un nombre important de psychologues ont déjà bien pris conscience que ce mode de consultation peut être bénéfique à énormément de patients ».

    La plateforme est fonctionnelle depuis 4 mois, et la trentaine de personnes ayant déjà consulté sur des périodes de 1 à 8 semaines se disent satisfaites.

    Une étude de l’Université de Zurich a montré que la psychologie en ligne peut parfois s’avérer plus efficace que la thérapie en face-à-face sur le long terme, car elle responsabilise davantage le patient qui n’est pas assisté directement par le psychologue.

    « Nous souhaitons mener notre propre étude à l’horizon septembre 2018, lorsque nous aurons 6 mois de recul » précise Jean-Baptiste Jézéquel.

    Il précise que ce service ne peut se substituer à une consultation traditionnelle en face-à-face dans n’importe quel cas de figure. Le recours au suivi psychologique via Shamballa ne s’adresse qu’aux personnes souhaitant résoudre un problème qui ne nécessite pas une aide urgente. 

    L’entreprise souhaite dès la rentrée proposer son service aux entreprises afin de lutter contre le burn out ou encore le harcèlement.

    L’application est disponible sur GooglePlay, AppStore et https://shamballa.co/

  • Les « matching days » organisés par l’ICM pour faire converger la recherche et les start-ups en IA

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé en 2017 un nouveau format de rencontres pour rapprocher les industriels, notamment porteurs d’innovations de rupture, et les chercheurs de l’institut en vue de les faire collaborer sur des projets innovants.

    La troisième édition des rencontres, nommées Matchingdays, le 23 mai 2018, met à l’honneur les applications en neurosciences et les start-ups spécialisées dans l’IA, le cloud et la vision.

    L’ICM a par ailleurs annoncé deux rencontres à l’automne 2018 : le 18 octobre 2018, l’ICM invite les ingénieurs et les chercheurs de la société Legrand, alors qu’en décembre 2018, les ingénieurs et les entrepreneurs de chez Orange seront à l’honneur.

    Matchingdays, journée articulée autour des séances de brainstorming et de speed-dating

    Objectif de ces rencontres – faire émerger les innovations de rupture et trouver de nouvelles applications industrielles aux résultats de la recherche menée au sein de l’ICM.

    L’ICM souhaite favoriser le transfert de technologies et rendre possibles des collaborations inédites entre ses chercheurs académiques et les experts industriels et entrepreneurs.

    C’est pourquoi les rencontres débutent par des séances de brainstorming au cours desquelles l’industrie est confrontée à la recherche pour faire émerger des idées neuves. Elles donneront lieu à des séances de speed dating pour provoquer les collaborations.

    Selon Serge Kinkingnehun, le responsable des technologies médicales à l’ICM, « grâce au MatchingDays, l’ICM s’ouvre sur le monde et permet aux industriels qui le désirent de bénéficier des méthodes, des connaissances et de la rigueur scientifique de l’un des plus grands centres de recherche de référence mondial en neurosciences« .