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  • Coorganiz et Lucine, deux start-ups santé accompagnées par l’accélérateur French Assurtech

    French Assurtech, l’accélérateur de start-up spécialisé en assurance a fait connaître dans un communiqué du 17 mai 2018 la première promotion de cinq start-ups qui vont bénéficier de son programme d’accélération.

    Parmi les finalistes, on compte deux start-ups du secteur de la l’assurance en santé : Coorganiz propose une application qui facilite la coordination de groupes affinitaires et dans le domaine de la silver économie des personnes mobilisées autour d’une personne âgée, et Lucine ayant développé une application visant à améliorer la gestion et la prise en charge de la douleur chronique.

    Ces start-ups ont été sélectionnées sur 72 start-ups candidates parmi lesquelles 13 ont été invitées à pitcher en vue de la sélection des lauréats. Aux côtés de Coorganiz et de Lucine, on trouve trois autres lauréats, Fotonower, Insitio et Testamento œuvrant dans différents domaines liés à l’assurance.

    Coorganiz soutient les aidants en optimisant leur coordination

    Emma Berger et Anne-Béatrice Sonnier sont les co-fondatrices des Coorganiz et elles ont lancé en septembre 2017 leur application mobile qui permet de plus facilement coordonner les membres d’un groupe grâce à l’échange de documents, d’agendas et autres types d’information.

    Elle sert notamment à la simplification du quotidien des personnes fragilisées et en ce sens vise à l’accompagnement des aidant. La start-up vise l’intégration de son outil de communication sécurisée dans les offres d’accompagnement proposées par les assureurs à destinations des aidants familiaux, qui sont actuellement au nombre de 8 millions selon les chiffres de l’accélérateur et représentent 1 salarié sur 6. Selon les projections de l’accélérateur c’est 1 salarié sur 4 qui sera concerné.

    Lucine associe IA et e-santé au service d’une meilleure gestion de la douleur non médicalisée

    Depuis sa création en mars 2016 par Maryne Cotty Eslous, Lucine développe une application à destination des patients souffrant de douleur chronique et des professionnels de santé responsables de leur suivi.

    Son application est fondée sur des algorithmes qui couplent un système de reconnaissance faciale et des données médicales du patient afin d’établir un profil personnalisé de ce dernier et proposer une prescription sur mesure afin de soulager sa douleur sans recourir aux médicaments.

    La solution qui contribue à une meilleure prise en charge de la douleur est actuellement en cours de certification. Lucine a néanmoins déjà développé 35 partenariats avec des établissements de soins ou autres structures comme ceux avec le Centre d’Etude et de Traitement de la Douleur du CHU d’Amiens dirigé par le Dr Eric Serra ou avec l’association de médecins-chercheurs sur le Syndrome d’Ehlers-Danlos, le GERSED.

    En se faisant accélérée par French Assurtech, la start-up souhaite proposer sa solution aux assureurs mutualistes.

  • Comment réduire le « low-value healthcare », comparaisons internationales (Etude Deloitte) – 1/2

    Le Deloitte Center for Health Solutions publiait le 8 mai 2018 une étude intitulée : « The right health care the right way – Global case studies in reducing low-value care ». Le centre de recherche a interrogé des chercheurs et experts de nationalités différentes pour identifier les causes et remèdes au « low-value care ».

    Le low-value care recouvre l’ensemble des soins jugés inutiles, redondants, inefficaces ou potentiellement dangereux (comme des actes chirurgicaux inutiles, des scanners cérébraux en cas de maux de tête bénins, la répétition d’un acte médical faute de coordination entre professionnels de santé, etc.).

    L’étude comporte 10 études de cas réalisées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël, au Brésil et à Singapour. Ces études ont permis d’identifier quatre manières de réduire le low-value care : 
    • identifier et supprimer les actes médicaux inutiles (Providing the right care : Curbing services that offer few or no patients benefits) ;  
    • désengorger les services d’urgence et optimiser la prise en charge en urgence (Delivering care in the right setting : Curtailing unwarranted emergency department utilization) ;
    • fournir des soins de qualité et sécurisés (Delivering care safely : Tackling safety failures) ;
    • éliminer les lourdeurs opérationnelles (Providing care in the right way : Rooting out operational inefficiencies).

    La technologie occupe une place de choix dans la réduction du low-value care, qu’il s’agisse d’intégrer les photographies des patients à leur dossier médical électronique, d’encourager les médecins à utiliser des logiciels ou robots intelligents pour chercher en temps réel les données de leurs patients, d’équiper les ambulances avec des outils de télémédecine pour réduire les admissions inutiles aux urgences, etc.

    Le low-value care induit des pertes estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année

    Dans une étude publiée en 2013 (Institute of Medecine, Best care at lower cost : The path to continuously learning health care in America, National Academy of Sciences, 2013), des chercheurs américains ont évalué le coût du low-value care aux États-Unis : 

    • usage excessif et discrétionnaire (overuse and excessive discretionary use) : 210 milliards de dollars ;
    • erreurs, complications évitables et fragmentation des soins (mistakes, preventable complications, and care fragmentation) : 190 milliards de dollars ; 
    • coûts administratifs excessifs notamment dûs à l’aspect administratif de la documentation (excess in administrative costs, including inefficiencies due to documentation requirements and paperwork costs beyond benchmarks) : 190 milliards de dollars ; 
    • traitement onéreux non justifié (unnecessarily expensive care) : 105 milliards de dollars ; 
    • actions de prévention manquées (missed prevention opportunities) : 55 milliards de dollars ;
    • pratiques frauduleuses (fraud): 75 milliards de dollars.

    « The right care » : réduire les soins inutiles, inefficaces ou dangereux 

    Étude de cas 1 : Réduire ou éliminer les test préopératoires inutiles

    • Los Angeles County – University of Southern California Medical Center : réduction des délais d’attente et des examens préopératoires inutiles et/ou redondants

    En 2015, l’hôpital universitaire a décidé de réduire le nombre d’examens préopératoires (dans le cadre l’opération de la cataracte). Cette mesure a permis de réduire le nombre de consultations préopératoires « inutiles » (unecessary preoperative medical visits) de 76% à 12%, de réduire le délais d’attente entre la première consultation et l’opération chirurgicale de 245 à 64 jours et d’économiser USD 1 200 par patient dans les six mois qui ont suivi la mise en place de cette mesure. 

    Étude de cas 2 : Associer les patients au processus de décision

    • UK Health Foundations’ MAGIC program : amélioration qualitative de la relation médecin-patient

    En 2010, la UK Health Foundation a travaillé en partenariat avec MAGIC (Making Good Decisions in Collaboration) pour concevoir des méthodologies permettant d’associer les patients aux processus décisionnels. Il s’agissait par exemple d’aider les patientes atteintes du cancer du sein à choisir entre une masectomie et une tumorectomie (chirurgie mammaire conservatrice), de permettre aux perturientes de choisir leur mode d’accouchement (par césarienne, voie basse, etc.), d’offrir aux patients atteint d’une maladie de la prostate de choisir leur traitement (médicamenteux, chirurgical), etc.

    Les médecins associés à l’étude ont relevé une amélioration qualitative du dialogue avec le patient, qu’il jugeait davantage « personnalisé ». Ces protocoles ont permis selon eux de réduire le nombre de visites et de discussions « redondantes ».

    Étude de cas 3 : Une approche collaborative pour réduire le recours aux césariennes

    • Projeto Parto Adequado (Brésil) : -12% de césariennes au Brésil en 18 mois via l’éducation des patients, une meilleure formation des professionnels de santé et l’utilisation de robots et d’outils de réalité virtuelle/simulation médicale

    En 2017, plus de la moitié des accouchements au Brésil ont été réalisés par césarienne. Les accouchements par césarienne sont associés à des risques accrus d’asthme et d’obésité infantiles, et des risques de complications pour les mères.

    Pour réduire le nombre de césariennes « inutiles », 23 hôpitaux publics et privés brésiliens travaillent conjointement depuis 2015 à la réduction du nombre d’accouchements par césarienne inutiles. Les professionnels de santé ont été formés à l’accompagnement des accouchements par voie basse via des robots et des outils de simulation médicale, au travail pluridisciplinaire et à une meilleure écoute de la souffrance des patientes. 

    Les 26 établissements partenaires ont constaté une augmentation du taux de naissances vaginales de 21,6% à 38% en 18 mois. En 2017, le projet a été étendu à 137 hôpitaux, avant de connaître une nouvelle phase de généralisation en 2019.

    « The right setting » : désengorger les services d’urgence et développer la médecine de ville

    Étude de cas 4 : Des vidéo-chats évaluent les patients admis aux urgences

    • Houston, Texas : l’utilisation de services de télémédecine a permis de réduire le nombre d’admissions aux urgences et de dégager ainsi USD 2 500 pour chaque visite évitée

    Le programme Emergency Telehealth and Navigation (ETHAN) a été lancé à Houston, au Texas, en 2014. Des ambulances ont été équipées avec des outils de télémédecine (tablettes, vidéo-chat, etc.) qui permettent aux ambulanciers de contacter des médecins urgentistes pour savoir s’ils doivent conduire leur patients aux urgences, dans un autre service hospitalier ou à leur domicile. Les ambulanciers ont été formés à l’usage de ces outils. Les médecins urgentistes téléconsultent et leur indiquent la marche à suivre (transport aux urgences, au domicile du patient, etc.).

    Ces ambulances « intelligentes » travaillent en partenariat avec des organisations locales partenaires, qui orientent le patient vers des services médicaux de proximité. Une évaluation du programme a montré que le recours à la télémédecine ambulancière permettait de réduire le taux d’admission aux urgences de Houston de 6,7%. Chaque visite évitée représente une économie de 2 500 dollars. Les économies annuelles attribuées à ce programme sont estimées à 1 million de dollars. Une extension de ce dispositif est à l’étude dans d’autres États.

    Étude de cas 5 : La télémédecine renforce l’accès aux soins dans des régions reculées

    • Millon, Grande-Bretagne : la télémédecine a permis d’éviter 1 500 visites inutiles aux services d’urgence 

    En 2016, la petite ville anglaise de Millom (8 500 de personnes) a lancé un programme pilote de télémédecine pour rendre les consultations accessibles aux patients habitant dans cette région faiblement dotée en médecins et hôpitaux. Les ambulances sont équipées avec des appareils de téléconsultation permettant aux ambulanciers de dialoguer avec des médecins urgentistes, qui déterminent si le patient doit être admis aux urgences (situés à plus d’une heure de route de Millon) ou non. 

    Des dispositifs de télé-expertise et télémédecine « plus traditionnels » ont également été rendus accessibles aux médecins généralistes qui exercent dans cette région pour leur permettre de solliciter l’expertise de praticiens hospitaliers. Le programme n’a pas encore fait l’objet d’évaluation mais montre d’ores et déjà des résultats jugés « prometteurs ».

  • Les technologies en santé permettent de réduire le « low-value healthcare » (Etude Deloitte) – 2/2

    Le Deloitte Center for Health Solutions publiait le 8 mai 2018 une étude intitulée : « The right health care the right way – Global case studies in reducing low-value care ». Cet article s’inscrit dans la continuité du premier article consacré à cette étude. Il restitue les cinq dernières études réalisées par le cabinet aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël, au Brésil et à Singapour. Ces études ont permis d’identifier quatre manières de réduire le low-value care et de mettre en valeur le rôle de premier plan des technologies de santé en la matière.

    Providing care safely : sécuriser la prise en charge des patients

    Etude de cas 6 : l’intégration des photographies des patients à leurs dossier électronique permet de réduire les erreurs médicales

    • Le Children’s Hospital du Colorado (Etats-Unis) intègre depuis 2010 la photographie de chaque patient à son DMP, pour réduire les risques d’erreurs médicales

    Le système informatique de l’hôpital pédiatrique du Colorado impose aux médecins de confirmer les informations qu’ils ont entrées dans le serveur informatique (prescription du patient, traitement et protocoles de soins) à travers une fenêtre « pop-up ». Depuis 2010, cette fenêtre affiche la photographie du patient et ses informations (âge, genre, etc). Ce système vise à prévenir les risques d’erreur et à faire en sorte que les données entrées dans le serveur soient associées au bon patient.

    Ce système a permis de réduire les situations dans lesquelles les patients reçoivent des soins inappropriés, car destinés à un autre patient (dans la plupart des cas, son homonyme). Ainsi, en 2011, seuls 3 patients ont reçu des soins destinés à une autre personne, contre 12 en 2010. 

    Etude de cas 7 : un système d’avertissement permet d’améliorer la sécurité des patients 

    • Le Scottish Patient Safety Programme’s Early Warning Scoring System a permis de réduire de 5% le taux de mortalité

    En 2014, le Scottish Patient Safety Programme (SPSP) a introduit un « National EarlyWarning Score (NEWS) calculator » pour alerter les cliniciens en cas de détérioration rapide de l’état de santé de leurs patients. Il a par ailleurs lancé un outil de dépistage de la septicémie. Un algorithme permet d’identifier l’organe déféctueux ou un cas de septicémie et d’alerter les professionnels de santé.

    Le programme écossais a obtenu des résultats « remarquables » d’après les auteurs de l’étude réalisée par Deloitte. Le taux de mortalité des patients a baissé de 5% au total. Le nombre de patients atteints de sépticémie ayant reçu des antibiotiques dans l’heure qui a suivi le diagnostic est passée de 20% à 70%. Le système NEWS a depuis lors été adopté par le NHS England et est désormais généralisé à l’ensemble des établissements du NHS.

    Etude de cas 8 : réévaluation périodique des prescriptions et autonomisation médicamenteuse des patients

    • Givat Hashlosha geriatric center, Tel Aviv (Israël) : la simplification des ordonnances et des modes de prescription de médicaments a permis de réduire le nombre de prescriptions inutiles et de renforcer l’autonomie des patients âgés lors de la prise de médicament.

    En 2012, le centre gériatrique de Givat Hashlosha a lancé un programme dont l’objectif est de mieux utiliser les médicaments, chez les patients âgés et les malades chroniques. Des résidents – âgés de 65 ans et plus – ont été associés au programme : des pharmaciens ont (ré)évalué leur prescriptions tous les six mois et, sur le fondements de critères préétablis, ont formulé des recommendations aux médecins généralistes ou spécialistes qui suivent ces patients pour réduire ou supprimer les médicaments inutiles.

    Ce programme a permis de réduire le nombre de médicaments ingérés quotidiennement par les patients, et de dégager une économie moyenne par patient de USD 30 par mois. 

    Providing care in the right way : Eliminer les lourdeurs opérationnelles

    Etude de cas 9 : des résultats de laboratoires en temps (quasi) réel permettent de réduire les taux de réopération (dans le cas de la lumpectomie)

    • Mayo Clinic, Rochester, Minnesota : la Mayo Clinique est à l’origine d’un programme visant à réduire le taux de réopération par lumpectomie.

    Le programme concerne les opérations du cancer du sein. Le laboratoire de l’hôpital est capable de transmettre aux chirurgiens les résultats d’échantillons de tissus prélevés lors de l’opération dans les 20 minutes (et non 24 heures) qui suivent cette opération (pour retirer une tumeur). Les chirurgiens sont ainsi informés en temps réel de la persistence de la tumeur qu’ils ont opérée ou de son retrait total. Ils peuvent poursuivre l’opération si des résidus tumoraux sont identifiés. Ce procédé permet de ne pas réopérer 96% des patientes, de réduire le caractère anxiogène de leur en charge et d’améliorer leur expérience au sein de l’hôpital.

    Etude de cas 10 : Designing health care around lean processes

    • Le Tan Tock Seng Hospital (TTSH) de Singapour : l’adoption d’un modèle de « lean health care » a permis d’améliorer l’efficience des soins et la qualité de l’expérience du patient 

    L’organisation interne de la clinique a été repensée pour fluidifier la circulation des patients et des médecins, la transmission d’informations et de dispositifs médicaux. Les tâches répétitives ont été supprimées. Dans les pharmacies à usage intérieur, des robots lisent désormais les prescriptions et se chargent de constituer le panier de médicaments du patient.

    Conclusions générales de l’étude

    Ces études de cas internationales montrent que des changements organisationnels, opérationnels et technologiques permettent de réduire le low-value care.

    Aux auteurs de l’étude de conclure : « Although technology isn’t a solution in and of itself, our case studies illustrate that it can enable implementation, functioning and monitoring of successful strategies to reduce low value care in diverse setting ».

    L’étude du Center for Health Solutions de Deloitte est consultable sur le site internet de l’entreprise.

  • 3 projets e-santé et handicap primés au 2e Tunisia e-health Challenge

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales (ISTM) de Tunis sous l’égide de l’Université de Tunis El Manar et en partenariat avec le Pôle Elgazala des Technologies de la Communication a lancé en septembre 2017 la deuxième édition de Tunisia e-Health Challenge dans le but d’encourager la recherche et de récompenser l’innovation dans le domaine de la e-santé.

    25 candidatures ont été reçues parmi lesquelles 19 projets ont été retenus après la première phase de pré-sélection mettant en compétition 12 institutions tunisiennes académiques et de recherches. Lors de la finale du 25 avril 2018 qui s’est déroulée au Technopark Elgazala de Tunis, des prix ont été attribués à trois projets portant sur une main articulée, un système de pilotage de chaise roulante et un autre projet de chaise roulante pilotée via smartphone et dont les roues ont été fabriquées grâce à la technique d’impression en 3D.

    Les thématiques des projets retenus :

    • Système d’information clinique et hospitalier
    • Système médical embarqué
    • Télémédecine
    • Assistance médicale à distance
    • Mobile Health
    • Robotique médicale
    • IOT
    • Application médicale.

    Remise de prix

    Près de 200 personnes ont pu assister à trois sessions plénières assurées par des experts de renommées internationales. L’opportunité a ainsi été offerte aux sept finalistes d’exposer leurs projets devant un public réunissant des professionnels de santé, des académiciens et chercheurs universitaires, des industriels et des acteurs politiques.

    Les trois équipes gagnantes de la finale sont :

    • 1er prix (675 € ou 2 000 dinars) : la main articulée de Automatic reeducation system, portée par l’équipe Team Xseem de l’ISTMT composée de Fedia Ayari, Khawla Ben Gaied et Aymen Ben Allela ;
    • 2e prix (500 € ou 1 500 dinars) : le système de pilotage de chaise roulante via smartphone et les roues imprimées 3D de The Smart Wheelchair porté par l’équipe FwzTeam de l’ISTMT composée de Fedia Torkhani, Warda Jlassi et Zoubeida Ghorbal ;
    • 3e prix (340€ ou 1000 dinars) : le système de pilotage de chaise roulante MooVoBrain porté par l’équipe GeWinner de l’ISTMT composée de Khaoula Ben Ahmed, Souleima Ben Temime, Sirine Ayari et Ghofrane Ayari.
  • HAD : l’ANAP publie un guide des besoins et attentes en matière de système d’information

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) publie, le 16 mai 2018, un guide intitulé « Usage des systèmes d’information en santé – Étude de définition du Système d’Information de l’hospitalisation à domicile (HAD) ».

    Ce document revient sur les besoins fondamentaux en matière de systèmes d’information des établissements de santé ayant une activité d’hospitalisation à domicile, et met en lumière la corrélation entre ces besoins et les caractéristiques particulières de l’HAD.

    L’étude de définition du SI HAD couvre l’ensemble du champ : dossier patient et soins, activités support aux soins, système d’information de gestion, système d’information pour l’exploitation de données, le pilotage et l’aide à la décision.

    La démarche qui a conduit à la réalisation de cette étude a été initiée sous l’impulsion de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD). L’objet de cette étude, disponible en suivant ce lien, est de porter une attention particulière aux domaines sur lesquels les systèmes d’information de l’HAD appellent les progrès les plus significatifs, que ce soit en matière de réponse aux besoins fonctionnels, de prise en compte des évolutions technologiques, d’intégration et d’interopérabilité.

    Au sommaire

    • Modélisation de l’activité

    La prise en charge du patient en HAD s’organise en trois grands processus successifs : la pré-admission, la programmation et la réalisation des soins et services au patient mettant en œuvre le projet thérapeutique, la préparation, la réalisation et la sortie d’hospitalisation.

    • Exigences technologiques

    Le système d’information HAD doit impérativement reposer sur un système technologique de gestion de données à l’état de l’art, robuste, fiable, performant en termes de volumes et de temps d’accès aux données.

    Il devra proposer différents supports mobiles permettant d’intervenir au chevet ou en déplacement: ordinateurs portables, tablettes, smartphone,… et des applis spécialement développées et paramétrées pour garantir un niveau d’ergonomie élevé aux utilisateurs.

    • Exigences d’interopérabilité

    Le système d’information HAD doit disposer d’une large palette de fonctions afin de favoriser le partage et l’échange d’informations dématérialisées (numérisées) entre les professionnels et les acteurs du système de santé : le DMP, la Messagerie Sécurisée Santé (MSS), le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé et l’identifiant du patient

    • Sécurité – Confidentialité – Hébergement du SI HAD
    • Le domaine prise en charge du patient

    Le système d’information HAD doit permettre de programmer et d’exécuter l’ensemble des tâches (workflow) relatives à la préparation matérielle ou logistique du séjour, notamment l’aménagement du domicile du patient et l’installation des matériels et équipements nécessaires aux soins.

    Le SI HAD doit intégrer l’ensemble des éléments nécessaires pour garantir l’authenticité et la traçabilité des prescriptions d’une part, pour faciliter le traitement des prescriptions dans une logique de processus d’autre part.

    Il doit permettre aux effecteurs de saisir, en temps réel ou en temps différé, sur un dispositif mobile, les données relatives à la réalisation et à la traçabilité des actes, et les consolider avec le SI.

    Le SI HAD doit permettre d’enregistrer les courriers et comptes-rendus d’hospitalisation, et de tracer leur transmission aux correspondants. Les documents de synthèse et les comptes rendus doivent pouvoir être transmis aux correspondants par messagerie MSS, avec traçabilité de l’envoi et de la réception.

    • Le domaine des activités support et des ressources

    Le SI HAD doit assurer la gestion et le suivi des relations entre l’établissement HAD et les prestataires qu’il sollicite, ainsi que la gestion des matériels, équipements, dispositifs, etc. qui sont utilisés.

    • Le domaine gestion
      •  Le SI HAD doit permettre de gérer avec précision les dates d’entrée et de sortie du patient (bornes du séjour) ainsi que les éventuelles suspensions ou sorties temporaires durant un séjour, et de faire coïncider ces bornes temporelles avec la valorisation et la facturation de l’activité.
      • La gestion des équipements, matériels et dispositifs médicaux utilisés au domicile doit être réalisée en assurant la liaison entre les mouvements de stock et le workflow des tâches effectuées pour le patient. Le SI HAD permet de suivre les différentes étapes liées à la commande et sa validation, la pré-paration, la livraison, l’état du matériel et son enlèvement. 
    • L’exploitation de données et le pilotage

    Compte tenu du rôle particulier des établissements d’HAD en tant que coordonnateurs de soins multiples, et afin de renforcer l’efficience de l’établissement d’HAD, il importe de disposer d’outils performants pour l’exploitation des données.

    • Les établissements de santé multi-activités

    À la différence des établissements de santé mono-activité HAD, les établissements multi-activités doivent prendre en compte la problématique de la construction d’un système d’information adapté à l’ensemble de leurs activités. Cette problématique oblige à osciller entre deux options :

    – la mutualisation des fonctions de même nature (par exemple une seule fonction Dossier Patient Informatisé) en faisant l’hypothèse que cette fonction conviendra globalement à l’ensemble des types d’activités, des disciplines, des modèles d’organisation dans lesquels elle sera mise en œuvre ;

    – la spécialisation, qui consiste à apporter à chaque catégorie d’utilisateurs la fonction la mieux adaptée à ses besoins et spécificités propres.

  • Zentrum Überleben (Allemagne) développe 2 applis pour le soutien médico-psychologique des réfugiés

    L’association allemande Zentrum Überleben (littéralement, « centre de survie »), basée à Berlin et spécialisée dans le soutien médical et psychologique des personnes en provenance de zones de conflit, a développé deux applis mobiles dédiées au public qu’elle accompagne, annonce-t-elle dans un communiqué publié mi-avril 2018 sur son site internet.

    La première, ALMHAR, propose un soutien aux réfugiés face aux problèmes psychiques qu’ils rencontrent les plus fréquemment (troubles du sommeil, symptômes dépressifs, sentiment de culpabilité, stress, etc.) et leur donne des conseils pratiques. Elle est disponible gratuitement en anglais, en arabe et en farsi, sur Google Play.

    La seconde, SMILERS s’adresse aux réfugiés arabophones présentant de signes dépressifs. Il s’agit d’une application d’auto-surveillance en sept étapes contenant des informations sur l’origine et la persistance des symptômes. Elle permet également une mise en contact rapide avec des intervenants en cas de crise. Elle n’est disponible que sur l’AppStore pour le moment.

    Les développeurs de l’application expliquent que ce projet a vu le jour en réponse au nombre croissant de réfugiés provenant de zones de conflit et qu’il constitue une réponse économique à la prise en charge thérapeutique. « De plus, les réfugiés peuvent accéder à ce soutien depuis n’importe quel lieu, du moment qu’ils ont leur smartphone », indique le communiqué. Mais ces applis ne constituent pas un substitut à la psychothérapie, et elles ne doivent pas empêcher les personnes atteintes de graves troubles de se rendre à l’hôpital.

    Plus d’infos sur http://almhar.org/ et http://ilajnafsy.bzfo.de/portal/en/

  • « Faire des réseaux de soins l’un des leviers d’amélioration du système de santé » (Note Terra Nova)

    Le principe de liberté structure le système de santé : en France, les patients sont libres de choisir leur médecin. Ce libre choix se fonde sur des informations limitées, voire parcellaires, rappelle une note publiée par le think tank Terra Nova le 14 mai 2018 : « sans accès à une information de qualité, cette liberté risque cependant de se retourner contre son titulaire, d’être facteur de surcoûts, voire de risques ». Comment, dès lors, concilier « autonomie des parties prenantes, qualité des soins, accès à l’information et maîtrise de la dépense ? ».

    La note de synthèse porte sur les réseaux de soins, les critiques qui leurs sont régulièrement adressées et les « bénéfices » qui leur sont associés. Terra nova « plaide pour une plus large reconnaissance des vertus et bénéfices des réseaux de soins » et esquisse des pistes pour « restaurer la confiance dans les réseaux de soins » qui suscitent encore de nombreuses résistances.

    Des réseaux de soins capables d’offrir « de meilleurs rapports qualité-prix » aux patients

    Les réseaux de soins ont été développés par les assureurs privés pour mettre les patients en relation avec des professionnels de santé répertoriés, inscrits au sein de réseaux capables d’offrir « de meilleurs rapports qualité-prix » aux assurés. L’adhésion des professionnels de santé, des établissements ou des services se fonde sur plusieurs critères objectifs et transparents, dont le rapport rappelle la nature.

    On distingue par ailleurs les réseaux « ouverts » des réseaux « fermés ». Les premiers accueillent indifféremment tout professionnel de santé demandeur auprès des assureurs santé privés (ou des plateformes agissant pour leur compte) et remplissant les conditions définies conventionnellement. Les seconds limitent l’accès au réseau à un nombre limité de professionnels par zone géographique, choisis selon des critères qualitatifs et tarifaires.

    Les réseaux de soins suscitent de nombreuses critiques de la part des professionnels de santé. Ces derniers jugent que les réseaux portent atteinte à la liberté de choix du professionnel pour le patient ; à la liberté du professionnel de proposer et de prescrire un acte, une prestation, un produit ou un équipement à son patient ; à la liberté de fixer les tarifs des prises en charge en question.

    Près de 50 millions de personnes y ont accès en 2018, contre 30 millions en 2010. Terra Nova pense que les réseaux de soins participent de l’amélioration du système de santé.

    L’opportunité des réseaux de soins pour le système de santé

    Le renoncement aux soins demeure important

    Le renoncement aux soins dentaires pour raisons financières concerne 17% des bénéficiaires de l’assurance maladie âgées d’au moins 18 ans, 10% pour les soins d’optique, 5% pour les consultations de médecins, et 4,5% pour les autres soins (selon les résultats de l’enquête EHIS-ESPS 2014). Ainsi, en 2014, 25% des personnes interrogées déclarent avoir renoncé à au moins un soin pour des raisons financières.

    Malgré l’existence de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), plus de 12% des personnes du premier quintile de revenus restent non couvertes, contre 5% de celles du deuxième quintile de revenus, 3% de celles du troisième, 2% de celles du quatrième et du cinquième.

    L’orientation vers la bonne prise en charge toujours recherchée

    « La production et la publication d’indicateurs (comme ceux qui ont trait aux soins inutiles ou à faible valeur thérapeutique, à la sur-prescription d’antibiotiques ou aux sorties d’hôpital retardées) sont indispensables (…) ».

    Le rapport Terra nova propose à ce titre : « d’instaurer un environnement qui récompense la pertinence des services dispensés plutôt que leur quantité – il s’agit par exemple de passer à des systèmes de paiement qui encouragent des soins utiles aux patients, à tous les niveaux (…) », et de « favoriser la coordination entre prestatares, en vue de réduire les dépenses inefficientes ». 

    Les réseaux de soins présentent à ce titre plusieurs « avantages », d’après Terra Nova

    Les réseaux de soins permettent de répondre à une triple demande sociale : 

    • l’accessibilité financière (baisse du reste à charge et tiers payant) et l’optimisation du rapport qualité/prix des biens et des services, en orientant les patients vers les meilleurs professionnels ;
    • le choix de produits (analyse de devis et de demandes de prise en charge) en temps réel grâce à l’industrialisation des procédures et les systèmes d’information des plateformes ; 
    • le besoin de sécurité et d’orientation dans un système de santé jugé trop complexe et incertain, où les pratiques commerciales abusives ou frauduleuses demeurent.

    Le think tank recommande aux pouvoirs publics de soutenir les réseaux de soins, lesquels pourront soutenir les initiatives portées par les acteurs publics ou privés : 

    • proposer de nouveaux modes de rémunération, en adoptant des paiement forfaitaires ou fondés sur la population ; 
    • mieux prendre en charge les pathologies chroniques : 
    • renforcer l’accessibilité de services de santé en les adaptant aux spécificités des populations traitées (fragilité, perte d’autonomie) ; 
    • imaginer de nouvelles organisations, en capitalisant sur l’expérience des Accountable Care Organizations (ACO) ou les Medizinische Vershorgungszentren (MVZ) allemandes, ou sur des modèles prédictifs, pour éviter les recours aux hospitalisations non programmées par exemple (tels les programmes d’hôpital virtuel – virtual ward – du NHS) ;
    • favoriser l’engagement des patients dans leur prise en charge ;
    • expérimenter de nouvelles solutions.

    Ainsi, l’auteur du rapport conclut : « les réseaux de soins peuvent être l’une des clés de l’amélioration du système de santé, sans jamais être la seule et unique solution possible ». Mais il convient pour cela de « restaurer la confiance dans les réseaux de soins ».

    Trois mesures pour renforcer la confiance dans les réseaux de soins

    Le rapport propose de les doter de moyens nécessaires à l’évaluation de la qualité des soins ; de rendre la gouvernance plus transparente et responsable, d’ouvrir des possibilités de contractualisation dérogatoires ». Le rapport en explicite les modalités précises de mises en oeuvre. 

    La note de Terra Nova est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la fondation.

  • SI : le GIP Sant& numérique Hauts-de-France mutualise les SI santé avec Option Service Télécom

    Le GIP Sant& numérique Hauts-de-France a annoncé dans un communiqué du 7 mai 2018 avoir choisi la société Option Service Télécom, opérateur de télécommunication, pour la mise en œuvre d’un réseau haut débit sécurisé en région Hauts-de-France dans le cadre de son appel d’offre lancé fin 2017.

    L’objectif de l’appel d’offre était la fourniture d’un réseau sécurisé permettant l’échange sécurisé de données entre les établissements de santé de la région Hauts-de-France dans le cadre des activités des télémédecine.

    Un réseau sécurisé pour l’échange d’information médicale

    Le GIP Sant& numérique Hauts-de-France est né de la transformation du groupement de coopération sanitaire MATISS et du groupement de coopération sanitaire e-Santé Picardie en janvier 2018.

    Selon le GIP, le réseau vise notamment à sécuriser l’échange de données provenant d’imagerie médicale, de visioconférences et d’applications métiers dans l’objectif de faciliter la prise en charge des patients, l’accès à internet, aux messageries sécurisées et à des services multimédias.

    La prestation fournie par Option Service Télécom comprend :

    • la fourniture d’une solution de réseau managé sécurisé multipoints ;
    • l’exploitation et maintenance de la solution comprenant la gestion des incidents et des demandes ;
    • la supervision ;
    • l’hébergement.

    Elle sera proposée aux adhérents de la centrale d’achats du GCS e-santé Picardie et du GIP Sant& numérique qui réunit environ 120 structures.

  • Les hôpitaux privés s’engagent dans la transformation du système de santé

    Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a rendu publiques jeudi 17 mai 2018 douze propositions visant à transformer le système de santé en France, dans le cadre de la consultation ouverte par Agnès Buzyn. 

    « Nos propositions s’appuient sur une vision politique claire, explique-t-il. Pour transformer le système de santé en profondeur, il faut substituer une approche fondée sur l’expertise des acteurs de terrain à l’approche centralisée qui a longtemps prévalu. Ce qui compte, ce sont les besoins des patients sur les territoires, les acteurs qui s’organisent pour répondre à ces besoins, la qualité des prestations de soins dispensées et l’information des patients sur le sujet, avec comme lignes directrices l’excellence, la pertinence et la qualité prouvée des soins, la proximité, le parcours, l’évolution de la tarification en fonction de l’activité et un traitement pleinement équitable des acteurs de santé ».

    Propositions « Financement » et « Qualité »

    • Garder la tarification à l’activité en l’adaptant
    • Modifier l’évaluation de la qualité
    • Stopper une activité donnée quand le niveau de qualité est insuffisant

    « Gardons la tarification en fonction de l’activité en l’adaptant, fait valoir Lamine Gharbi. Il convient d’augmenter la part de financement à la qualité. Les tarifs doivent être basés sur l’évaluation du service médical rendu plutôt que sur les coûts constatés. D’un autre côté, quand un établissement de santé ne répond pas aux normes de compétence et de qualité, il est logique de fermer le domaine d’activité concerné. » 

    Propositions « Organisation »

    • Faire bénéficier les patients de l’intégralité de l’offre de soins publique et privée
    • Créer des centres médicaux de premier recours

    « La pluralité de l’offre de soins est une chance pour les patients, affirme le président de la FHP. L’ensemble des services et filières de soins existants, publics et privés, doit être pris en compte sur le territoire. Par ailleurs, créons un nouveau type de centres médicaux, des centres de premier recours intégrant l’imagerie et la biologie médicale. Ils répondront aux attentes des patients et aux exigences des professionnels. De tels centres médicaux de premiers recours seront des outils de lutte contre les déserts médicaux tels qu’ils sont ressentis et permettront de désengorger les urgences. »

    Propositions « Confiance »

    • Informer et impliquer davantage les patients
    • Faire confiance aux acteurs de santé a priori
    • Transformer la gouvernance de la santé

    « Je propose de prendre davantage en compte l’expérience patient en développant les questionnaires de satisfaction. Les acteurs de santé aussi ont besoin de confiance, fait valoir Lamine Gharbi. Il faut aussi modifier la gouvernance. Aujourd’hui, l’État est juge et partie. Il est le régulateur en même temps qu’il gère les établissements de santé publics. Ce n’est pas sain. » 

    Autres propositions

    • Développer la culture de la prévention
    • Faire entrer le financement de l’innovation dans le droit commun
    • Faire évoluer la formation des médecins 
    • Garantir l’interopérabilité et la cohérence des systèmes d’information

    « Le défi de demain, c’est d’être bon en prévention primaire. Par ailleurs, je propose de faire entrer le financement de l’innovation dans le droit commun. Enfin, il est important de faire évoluer la formation des médecins en rendant obligatoire un stage en établissement privé pour les étudiants », conclut Lamine Gharbi, qui rappelle que « le numérique, c’est l’actualité avec l’entrée en vigueur la semaine prochaine du RGPD. Mais au-delà de la protection des données, le numérique est une formidable opportunité pour la santé, comme l’a dit Cédric Villani dans son rapport sur l’intelligence artificielle ».

    Pour télécharger le document complet, suivre ce lien.

  • Le CHU de Nîmes s’associe avec MonDocteur pour proposer la prise de rendez-vous en ligne

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes propose depuis le 17 mai 2018 un service de prise de rendez-vous en ligne via la plateforme de MonDocteur.

    Ce partenariat permet aux patients du CHU de prendre rendez-vous en ligne 24h/24 et 7j/7 pour quatre spécialités : l’ORL, la chirurgie orthopédique et traumatologique, l’ophtalmologie et l’immunisation.

    Une généralisation est prévue pour l’été 2018.

    Modernisation, fluidification des liens hôpital-ville et optimisation de la gestion des agendas médicaux

    Il s’agit d’une phase pilote impliquant ces quatre services qui doit prendre fin au début de l’été 2018 et déboucher sur la généralisation du service de prise de rendez-vous électronique pour l’ensemble des services du CHU.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus global d’une démarche de modernisation et de fluidification du parcours de soins de l’établissement qui accueille près de 400 000 patients en consultation chaque année. Elle illustre également la volonté du CHU de donner plus facilement accès à ses spécialistes aux patients adressés par leur médecin traitant auxquels des créneaux spécifiques seront réservés.

    Les patients pourront accéder à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne via le site du CHU ou bien via le site de MonDocteur et auront accès aux créneaux disponibles des spécialistes.

    Avec le recours à un système de prise de rendez-vous en ligne, le CHU espère :

    • diminuer de 50% les appels téléphoniques entrants et faciliter la gestion des agendas médicaux des praticiens ;
    • réduire les nombre de rendez-vous non honorés et les retards grâce à l’envoie systématique de mails et de sms de rappel par la plateforme.

    Créé en 2014, MonDocteur réunit aujourd’hui 200 salariés et gère tous les mois environ 4 millions de consultations.