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  • Kap Code met en ligne une plateforme d’accompagnement des patients souffrant d’asthme ou de BPCO

    A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme — qui s’est tenue le 1er mai 2018 — Kap Code, start-up issue du groupe Kappa Santé, a annoncé dans un communiqué de presse daté du 2 mai 2018 la mise en ligne d’un programme digital d’accompagnement des patients souffrant d’asthme et de BPCO : W’asm.

    Cette plateforme proposant d’une part un outil d’amélioration du geste de prise du traitement par voie inhalée, et d’autre part une série de questionnaires et de jeux à propos de l’asthme, de la BPCO et de leurs traitements, Kap Code entend améliorer la prise en charge de ces deux troubles broncho-pulmonaires obstructifs très répandus dans la population générale.

    Le dispositif W’asm, mis en ligne au début du mois de mai 2018, a été élaboré par la start-up Kap Code (issue du groupe Kappa Santé) à destination des patients atteints d’asthme ou de BPCO et en réponse à trois constats. D’abord, ces troubles bronchiques obstructifs sont très répandus dans la population générale (3,5 millions de Français souffrent d’asthme). Puis, les patients ayant recours à des traitements inhalés (soit la majorité des patients traités pour ces deux pathologies) maîtrisent mal le geste de prise : « plus de 60 % des patients prennent mal leur traitement inhalé », affirme le Dr Stéphane Schück, CEO de Kap Code. Enfin, « les patients connaissent assez mal les spécificités de leur pathologie », ajoute le Dr Schück.

    Aussi, dans le but de se placer « au service des professionnels de santé afin de simplifier le suivi des patients quant à l’apprentissage du geste et […] de permettre au patient de devenir acteur de sa pathologie », la plateforme propose deux types de dispositifs : un outil permettant au patient d’évaluer puis d’ajuster sa coordination mains-poumons d’une part, et d’autre part un programme d’information des patients à propos de leur pathologie.

    Outil d’évaluation et de correction du geste d’administration du traitement par voie inhalé

    Ce premier dispositif consiste en une analyse vidéo automatisée de l’administration du traitement par voie inhalée : à l’aide de sa webcam, le patient se filme en cours d’exécution du geste thérapeutique d’inhalation. Il reçoit alors une note pour chacune des cinq étapes de l’inhalation réalisée, chaque note précisant si l’étape d’inhalation qui lui est associée a été correctement réalisée ou non. Le patient reçoit ensuite, en lien avec les notes obtenues, des conseils visant à l’amélioration de son geste.

    D’après Kap Code, c’est par la répétition de ces tests vidéos que le dispositif W’asm pourrait améliorer le geste de prise du traitement inhalé et « constituer une nouvelle solution pour améliorer la qualité du traitement ».

    Programme d’information

    Ce programme « ludique d’accompagnement personnalisé », adapté aux adultes ou aux enfants, se présente sous forme d’une carte évoquant l’anatomie d’un poumon (la carte est surnommée « poumon land ») dans laquelle le patient peut naviguer en fonction de ses propres problématiques d’apprentissage.

    Une série de quizz et de serious games lui sont proposés. Ces questionnaires portent pour le moment sur 8 thèmes différents (Top 10 des idées reçues sur l’asthme ; Anatomie, inspiration et expiration; Signes et symptômes de l’asthme ; Principaux traitements et dispositifs médicaux ; Traitement de crise ou traitement de fond ; Pratique du sport et asthme ; L’asthme expliqué aux enfants ; Incidence, prévalence et informations générales) mais devraient dans le futur porter sur 24 modules différents.

    Dans le cadre du lancement de W’asm, la plateforme est gratuite pour l’ensemble des utilisateurs inscrits entre le 1er mai et le 31 juillet 2018. Les professionnels de la santé peuvent par ailleurs solliciter Kap Code afin que leur soit remise une « W’asm Box » contenant des cartes d’accès patient ainsi que de la documentation à propos du dispositif. A terme, le dispositif deviendra payant pour les professionnels.  « L’objectif est que cela reste gratuit pour le patient », souligne Nassim Nafti, responsable marketing & digital de Kap Code.

  • Prise en charge psychologique : Shamballa lance son appli de thérapie en ligne

    « Un psychologue dans votre poche », tel est le credo de Shamballa lancée en début d’année 2018, annonce la start-up dans un communiqué de presse du 18 mai 2018.

    Shamballa est une plateforme de soutien psychologique en ligne qui s’adresse à toutes les personnes désireuses de consulter un psychologue ou un psychanalyste, pour des problèmes de long terme (dépression, stress ou anxiété) ou des problématiques ponctuels (procrastination, rupture, etc.).

    Le service s’adresse à toutes les personnes qui ne peuvent pas prendre rendez-vous avec un thérapeute:
    • les personnes timides ou introverties qui n’osent pas franchir le cap de se rendre dans un cabinet de psychologue ;
    • les salariés travaillant la journée et jusqu’à tard le soir, ne pouvant pas se rendre disponible une heure en semaine ;
    • les personnes vivant en zone rurale, qui doivent faire des kilomètres en voiture pour se rendre chez le psy le plus proche ;
    • les personnes à mobilité réduite ;
    • les personnes qui déménagent mais qui souhaitent garder le même psychologue ;
    • les expatriés ;
    • les agoraphobes ;
    • les personnes assignées à résidence par décision de justice.

    Il ne s’agit pas d’une consultation par webcam, mais d’un contact quotidien via l’application. 

    Le communiqué précise que l’entreprise prépare une levée de fonds.

    Une mise en relation entre praticiens et personnes en souffrance

    « C’est après avoir appris que que 88 % des psychologues travaillent à temps partiel et que 42% des gens qui ne vont pas chez le psychologue ne le font pas parce qu’ils ont peur, qu’ils n’ont pas confiance ou qu’ils n’ont pas les moyens, nous nous sommes dit que nous devions mettre ces personnes en relation », explique Jean-Baptiste Jézéquel, co-fondateur et président de Shamballa.

    Le service a été lancé le 20 janvier 2018, mais la jeune équipe travaille sur l’application depuis mars 2017.

    Le patient – qui souhaite aborder un problème ponctuel ou une problématique de fond – se connecte sur l’application puis remplit un questionnaire. Shamballa le met alors en contact avec les psychologues, tous diplômés et certifiés, les plus à même de résoudre la problématique de la personne, avec qui elle peut échanger tous les jours en illimité à partir de 35 euros par semaine. 

    Le patient peut choisir de souscrire une première semaine d’évaluation gratuite, lui permettant de juger par lui-même la pertinence de ce mode de suivi.

    Les échanges ont lieu tous les jours par messages vidéo, audio ou textuel et sont sécurisés. Les conversations sont cryptées, afin que ni l’entreprise ni un tiers ne puissent y avoir accès.

    Lors de l’inscription, Shamballa ne demande ni le nom ni les coordonnées de l’utilisateur – celui-ci peut donc choisir un pseudo garantissant l’anonymat.

    Importance du présentiel ?

    Quid de la relation patient-psychologue sans contact direct ? « C’est vrai que c’est une dimension qui préoccupe certains psychologues qui découvrent notre application », reconnaît Jean-Baptiste Jézéquel, qui espère à terme pouvoir travailler avec une centaine de professionnels. « Cependant un nombre important de psychologues ont déjà bien pris conscience que ce mode de consultation peut être bénéfique à énormément de patients ».

    La plateforme est fonctionnelle depuis 4 mois, et la trentaine de personnes ayant déjà consulté sur des périodes de 1 à 8 semaines se disent satisfaites.

    Une étude de l’Université de Zurich a montré que la psychologie en ligne peut parfois s’avérer plus efficace que la thérapie en face-à-face sur le long terme, car elle responsabilise davantage le patient qui n’est pas assisté directement par le psychologue.

    « Nous souhaitons mener notre propre étude à l’horizon septembre 2018, lorsque nous aurons 6 mois de recul » précise Jean-Baptiste Jézéquel.

    Il précise que ce service ne peut se substituer à une consultation traditionnelle en face-à-face dans n’importe quel cas de figure. Le recours au suivi psychologique via Shamballa ne s’adresse qu’aux personnes souhaitant résoudre un problème qui ne nécessite pas une aide urgente. 

    L’entreprise souhaite dès la rentrée proposer son service aux entreprises afin de lutter contre le burn out ou encore le harcèlement.

    L’application est disponible sur GooglePlay, AppStore et https://shamballa.co/

  • Les « matching days » organisés par l’ICM pour faire converger la recherche et les start-ups en IA

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé en 2017 un nouveau format de rencontres pour rapprocher les industriels, notamment porteurs d’innovations de rupture, et les chercheurs de l’institut en vue de les faire collaborer sur des projets innovants.

    La troisième édition des rencontres, nommées Matchingdays, le 23 mai 2018, met à l’honneur les applications en neurosciences et les start-ups spécialisées dans l’IA, le cloud et la vision.

    L’ICM a par ailleurs annoncé deux rencontres à l’automne 2018 : le 18 octobre 2018, l’ICM invite les ingénieurs et les chercheurs de la société Legrand, alors qu’en décembre 2018, les ingénieurs et les entrepreneurs de chez Orange seront à l’honneur.

    Matchingdays, journée articulée autour des séances de brainstorming et de speed-dating

    Objectif de ces rencontres – faire émerger les innovations de rupture et trouver de nouvelles applications industrielles aux résultats de la recherche menée au sein de l’ICM.

    L’ICM souhaite favoriser le transfert de technologies et rendre possibles des collaborations inédites entre ses chercheurs académiques et les experts industriels et entrepreneurs.

    C’est pourquoi les rencontres débutent par des séances de brainstorming au cours desquelles l’industrie est confrontée à la recherche pour faire émerger des idées neuves. Elles donneront lieu à des séances de speed dating pour provoquer les collaborations.

    Selon Serge Kinkingnehun, le responsable des technologies médicales à l’ICM, « grâce au MatchingDays, l’ICM s’ouvre sur le monde et permet aux industriels qui le désirent de bénéficier des méthodes, des connaissances et de la rigueur scientifique de l’un des plus grands centres de recherche de référence mondial en neurosciences« .

  • L’intelligence artificielle présente à l’Université d’été de la e-santé, 3-5/07/18 à Castres

    Le technopôle de Castes-Mazamet organise, à Castres, les 3, 4 et 5 juillet 2018, l’Université d’été de la e-santé. Cette série de conférences, organisée en partenariat avec le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet et l’école d’ingénieurs Isis — spécialisée notamment dans les systèmes d’information pour la santé, sera animée par un comité scientifique pluridisciplinaire.

    Ces trois jours se dérouleront à l’hôpital intercommunal de Castres-Mazamet, à l’école d’ingénieurs Isis et à l’hôtel de ville.

    L’inscription, payante, doit être effectuée avant le 5 juin 2018 via le lien ci-contre.

    Programme du mardi 3 juillet 2018 – Centre Hospitalier

    Tout au long de la journée (de 9h à 17h), des visites de l’hôpital (par groupes de 8 personnes), des visites de projets présentés dans des chambres connectées de l’hôpital (jusqu’à 16h, par groupes de 7 personnes) ainsi que des simulations IFSI (protocole d’urgence) seront proposées en plus des conférences indiquées ci-dessous.

    Matinée (9h-12h30)

    9h-9h30 : Accueil des participants et Keynote d’introduction à la journée hospitalière

    9h30-10h45 : Formation des professionnels de la santé aux outils numériques : culture générale ou expertise spécifique ? (LA FABRIQUE DE L’INTELLIGENCE)

    9h30-11h : Les GHT peuvent-ils se concevoir sans stratégie numérique ? (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    11h-11h15 : Pause

    11h15-12h30 :  Territoires et offre de santé : au-delà de l’efficience, la e-santé au service des populations (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    11h15-12h30 : Intelligence artificielle et santé – exemples concrets

    Après-midi (14h-17h)

    14h-15h15 : Téléconsultation – évolution ou révolution ?

    14h-15h15 : Le numérique au service de la formation des professionnels de la santé (LA FABRIQUE DE L’INTELLIGENCE)

    14h-15h : Stratégie e-santé du CHU de Toulouse (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    15h30-15h45 : Pause

    15h45-17h : Le patient contributeur, la véritable révolution de la e-santé (INTELLIGENCE COLLECTIVE)

    15h45-16h45 : Sécurité : user experiences dans les services e-santé

    Soirée (19h-22h) – Hôtel de ville

    19h-20h30 : Conférence d’ouverture : Santé connectée : peut-on mieux prendre en compte l’être humain ?

    20h30-22h : Cocktail dînatoire (réservation obligatoire)

    Programme du mercredi 4 juillet 2018 – école Isis

    Le mercredi 4 juillet 2018 se tiendra de 11h à 18h15 le IA Santé Challenge.

    Matinée (08h30-12h45)

    8h30-09h00 : Accueil des participants

    9h-12h45 : Auditions des trophées de la e-santé

    9h15-10h30 : La e-EHPAD : une réponse à des besoins toujours plus importants ? (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    9h15-10h45 : Atelier juridique et réglementaire – Données de santé, nouveautés législatives et réglementaires : pas de panique !

    9h45-10h45 : Marché de la e-santé en Grande-Bretagne

    10h45-11h : Pause

    11h-12h45 : Comment développer les échanges santé digitale entre l’Afrique et la France ? (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    11h-12h45 : Blockchain et Santé : Du concept au concret, itinéraire d’une confiance retrouvée (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    11h-12h45 : Impact de la santé digitale sur les maladies chroniques

    Après-midi (14h-18h15)

    14h-16h30 : E-santé et vaccination : conférence puis atelier

    14h-15h : Mobilité et santé : Déporter les moyens hospitaliers au plus près du patient

    14h-15h30 : Vers une nouvelle coordination régionale pour soutenir l’innovation numérique en santé (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    14h-15h30 : E-santé : et si votre marché était au milieu d’un océan bleu ? (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    15h45-16h : Pause

    16h-17h30 : La e-santé à la conquête des investisseurs (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    16h-17h : Les robots conversationnels sécurisés de santé (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    16h-17h : Ville-hôpital : quelle intelligence organisationnelle mettre en place ? (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    17h30-18h15 : Pause

    Soirée (18h15-22h45)

    18h15-19h45 : Cérémonie de remise des trophées de la e-santé

    19h45-22h45 : Cocktail et dîner de Gala (réservation obligatoire)

    Programme du jeudi 5 juillet 2018 – école Isis

    Matinée (8h30-12h30)

    8h30-09h30 : Accueil des participants

    8h30-12h : IA Santé Challenge

    9h30-12h30 : Session fermée – Réunion du consortium européen pour le projet « Links Up »

    9h30-10h45 : E-santé animale

    9h30-10h45 : Les technologies de la rupture (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    9h30-10h45 : Sport et e-santé

    10h45-11h : Pause

    11h-12h30 : E-santé animale

    11h-12h30 : Les technologies de la rupture (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    Après-midi (14h-17h30)

    14h-15h45 : E-santé animale

    15h45-16h : Pause

    16h-17h : E-santé animale

    17h-17h15 : Remise du trophée E-santé animale

    Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’ Université d’été de la e-santé.

  • Health tech : Singapour recherche 30 000 professionnels « dans tous les secteurs »

    À Singapour, les technologies de la santé deviennent de plus en plus essentielles au fur et à mesure que les citoyens vieillissent et que le bassin des professionnels de la santé rétrécit, analysait début mai 2018 le site spécialisé GovInsider.asia. Le système de santé singapourien a besoin de « talents dans tous les secteurs » pour surmonter ce défi, a déclaré il y a quelques semaines Hong Tat Chee, alors ministre d’État chargé de la Santé.

    Selon le gouvernement, la cité-État aura besoin d’environ 30 000 travailleurs supplémentaires dans le domaine des soins en 2020, année durant laquelle la population du pays (5,6 millions d’habitants) devrait compter 610 000 personnes âgées de plus de 65 ans, contre 460 000 en 2016.

    Health tech : 1 200 nouveaux emplois d’ici trois ans

    En raison notamment du vieillissement de la population, 1 200 emplois devraient voir le jour dans le secteur des technologies de la santé au cours des trois prochaines années. « Si nous parvenons à [déployer] de nouvelles solutions pour relever nos défis en matière de santé, nous pourrons offrir de meilleurs soins à nos citoyens », a commenté le ministre d’État Hong Tat Chee lors du Health Tech Day, qui a eu lieu le 16 mars 2018.

    De nombreux professionnels de la health tech sont issus d’autres secteurs

    Les professionnels de la tech sont « très mobiles car [leurs] compétences techniques peuvent être appliquées à de nombreuses industries », a-t-il ajouté, soulignant que de nombreux professionnels de la health tech à Singapour viennent d’autres secteurs.

    Au fur et à mesure que la scène singapourienne des technologies de la santé progresse, de nouveaux outils de soins destinés à cette population vieillissante émergent, et les entreprises health tech devraient avoir l’occasion « d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent des changements démographiques similaires ».

    Les initiatives se multiplient pour développer l’high tech dans la santé

    À Singapour, plusieurs acteurs de l’écosystème des soins utilisent déjà la robotique et divers dispositifs automatisés dans le but de libérer les infirmières de certaines tâches manuelles répétitives et de suppléer une main-d’œuvre quantitativement limitée.

    L’hôpital Tan Tock Seng (TTSH), par exemple, explore l’utilisation de robots pour soigner ses patients âgés. « Nous avons cherché à savoir si les robots pouvaient être impliqués dans la gestion des chutes de patients », a expliqué à GovInsider.asia Keng Kwang Yong, infirmier en chef au TTSH.

    Tous les professionnels de la santé doivent être formés afin d’adapter leurs pratiques à ces évolutions techniques, d’intégrer au mieux les nouvelles technologies au sein de leur métier.

    Le gouvernement soutient 50 professionnels dans leur transition vers le secteur de la santé

    Le gouvernement a commencé à prendre des mesures pour renforcer le vivier de talents dans le domaine des technologies de la santé en proposant des programmes de formation et de conversion des compétences. Le fournisseur de solutions IT en santé IHiS, l’Autorité de développement des médias d’info-com et Workforce Singapore, un office statutaire relevant du ministère du Travail, collaborent pour soutenir cinquante professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur de la santé.

    Ce partenariat fait partie d’un programme plus large appelé « TechSkills Accelerator », qui devrait permettre de former 21 000 professionnels dans le domaine des TIC à Singapour.

    Les infirmières du TTSH bénéficieront d’une « formation plus large »

    Autre exemple de cette volonté d’innovation : les infirmières de l’hôpital Tan Tock Seng bénéficieront d’une « formation plus large » dans le but de réorganiser leur formation et de se spécialiser dans le traitement de certaines maladies, a indiqué M. Yong (TTSH).

    National HealthTech Challenge : soutenir le pilotage de 10 solutions novatrices

    IHiS a également organisé cette année le National HealthTech Challenge. La société s’est engagée à apporter son soutien au pilotage des dix solutions les plus prometteuses présentées au concours. Elle devrait également aider les innovateurs, notamment dans l’obtention des approbations réglementaires et éthiques nécessaires au développement de leurs produits, dans la sécurisation de leurs fonds ou dans la mise en place d’essais cliniques.

    Bientôt un diplôme en économie et en gestion de la santé

    Par ailleurs, la Singapore Management University a récemment annoncé la création d’un diplôme en économie et en gestion de la santé. Les futurs diplômés devraient disposer « de compétences techniques [notamment dans le domaine de] l’analyse des données, [un secteur] qui jouera un rôle croissant dans le secteur de la santé », a poursuivi M. Chee.

  • « On pourrait mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies grâce aux TIC » (Roland Cash)

    « Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace », expliquent Roland Cash – médecin, économiste et biologiste – et Jean de Kersvadoué – économiste de la santé-, co-auteurs de La coûteuse inégalité des soins, paru en avril 2018.

    Certes, les facteurs en faveur d’une augmentation des dépenses sont nombreux : vieillissement et augmentation de la morbidité, médicalisation croissante de la société, innovations coûteuses alors que les sources d’augmentation des recettes sont limitées. Mais selon eux, il existe une multitude de solutions pour soigner mieux et moins cher de nombreuses maladies, et notamment grâce aux nouvelles technologies. Les pharmaciens, par exemple, pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent ; le suivi ambulatoire pourrait se développer grâce aux applis, etc.

    Une autre piste de réduction des coûts est de mieux former les médecins et fermer des plateaux techniques mal équipés.

    Les auteurs estiment les actes inutiles et événements indésirables évitables à 7 à 8 milliards d’euros par an dont les deux tiers au titre des prescriptions pharmaceutiques et de leurs conséquences. « Une ambition raisonnable serait d’éviter la moitié de ce montant », annoncent-ils. Interrogé par H&TI, Roland Cash argumente et livre des pistes pour réduire ces dépenses et soigner mieux.

    Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace selon vous. Vous parlez même de gaspillage. Pourquoi ?

    Nous ne parlons pas à proprement parler de « gaspillage », c’est le rapport de l’OCDE « Tacking wasteful spending on health » de 2017 qui en parle, terme utilisé pour frapper les esprits. Nous pensons plutôt qu’il y de la  « non-pertinence » dans les dépenses et des actes et des prescriptions qui sont inutiles et non-adaptés et même qui peuvent être dangereux pour la santé in fine.

    On pourrait, selon vous, mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies. Pour quelles raisons ce n’est pas le cas ?

    C’est bien la question de fond. Nous déterminons plusieurs types d’explications. Il y a d’une part un manque de formation. D’autre part, il existe bien des recommandations mais celles-ci ne sont pas toujours bien appliquées, notamment parce qu’elles ne sont pas assez connues. Par ailleurs, avec le paiement à l’acte pour les honoraires libéraux, les médecins sont presque encouragés à faire plus d’actes et de prescriptions.

    Et puis il y a la question de fond du manque de contrôle par l’Assurance maladie. Je prends comme exemple flagrant la chirurgie bariatrique pour les patients atteints d’obésité sévère ou compliquée. Les interventions mutilantes se multiplient alors que cette solution devrait se prendre en dernier ressort !  J’estime qu’on opère des patients – pose d’un anneau gastrique, by-pass ou sleeve gastrectomy –  de manière non pertinente : dans certains cas il n’y a pas eu d’abord une prise en charge médicale, diététique et psychologique bien conduite. Et surtout, sur 50 000 patients opérés chaque année, un sur deux est perdu de vue par le praticien deux ans après l’intervention – alors même que la HAS a martelé qu’un suivi nutritionnel et endocrinologique est primordial. On sait tous que lorsqu’un suivi médical est correctement fait, les complications sont évitées –  complications qui pèsent financièrement sur le système de santé. Notre livre n’est pas destiné seulement à donner des pistes pour faire des économies en soignant mieux mais avant tout à soigner mieux.

    Parmi les solutions que vous abordez, vous parlez des outils logiciels : en quoi peuvent-ils jouer un rôle dans la réduction des dépenses ?

    Je pense d’abord aux pharmaciens : ils pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent. Ils peuvent avoir des alertes mais ils s’en servent très peu car il y a trop d’alertes, un tri serait nécessaire pour identifier les interactions potentiellement les plus dangereuses. La diffusion du dossier pharmaceutique informatisé, rassemblant l’ensemble des traitements d’un patient, constitue un atout majeur dans cette direction. Parallèlement des logiciels d’aide à la prescription dont disposent les médecins permettent d’alerter le prescripteur en cas de risque de surdosage, d’allergie ou d’interaction médicamenteuse. La généralisation de ces outils et des échanges d’informations entre médecins et pharmaciens devrait ainsi améliorer la qualité des prescriptions et diminuer le nombre des événements indésirables. 

    On pourrait également exploiter la base de données Sniiram, qui comporte toutes les informations de remboursement de chaque français (son utilisation étant réalisée sous réserve de l’accord de la Cnil), afin d’imaginer des algorithmes identifiant les pratiques déviantes ou à risque. Je prends un exemple simple : on prescrit facilement des benzodiazépines à demi-vie longue (des somnifères ou tranquillisants) à des personnes âgées qui ont des problèmes de sommeil. Or ces produits restent longtemps dans le sang et présentent de nombreux effets indésirables : confusion, pertes de mémoire, chute… avec le risque de fracture du col du fémur, etc. Grâce à la base de données, le pharmacien pourrait recevoir une petite alerte chaque fois qu’une personne de plus de 75 ans vient retirer ce genre de psychotrope. Il pourrait ainsi le conseiller.

    Vous dites qu’en France il y a trop de structures hospitalières disposant d’un plateau technique et qu’il faudrait les concentrer dans les grands centres départementaux offrant de bonnes conditions de sécurité, des équipements performants. Est-ce une bonne solution à l’heure où l’on tente de lutter contre les déserts médicaux ?

    C’est une nécessité car ces structures hospitalières sont trop dispersées, parfois mal équipées et ont des difficultés à réaliser l’activité suffisante pour maintenir une équipe en effectif suffisant et compétente, et cherchent donc à « garder » les malades, pas toujours dans de bonnes conditions. Certains hôpitaux ne fonctionnent qu’avec un seul chirurgien titulaire sur place, ce qui peut être insécurisant même si celui-ci est excellent. Il faudrait donc s’orienter vers un mouvement de « concentration/déconcentration » : la concentration des plateaux techniques et des compétences rares. Pour des opérations chirurgicales, qui surviennent occasionnellement, les Français seront prêts à se déplacer vers un grand centre hospitalier départemental avec des équipes médicales complètes.

    Ce qu’il faut garder en proximité ce sont les services de médecine, le suivi post-opératoire éventuellement, les soins de suite, la radiologie, etc. Ce n’est donc pas contradictoire avec la lutte contre les déserts médicaux.

    En France, écrivez-vous, les gens sont à la recherche de « la santé parfaite ». En raison de cela, des consultations sont faites pour des problèmes mineurs ou en tout cas qui ne relèvent pas de la médecine. Mais ne faut-il pas mieux « prévenir que guérir » ? 

    C’est un peu la faute de l’OMS qui définit la santé de la manière suivante : « Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition à mon sens extrême, donne une assise à la diffusion de soins médicaux pour des maux qui ne relèvent pas, ou ne relevaient pas, de la médecine : on demande des médicaments dès que l’on ne peut pas dormir, que l’on perd ses cheveux, ou que l’on est trop timide. Et pour les questions de fin de vie, on observe de l’acharnement thérapeutique : quand on sait que la personne va décéder dans les 15 jours et qu’elle en a assez des traitements douloureux, mieux vaut lui prodiguer des soins palliatifs que de la chimiothérapie jusqu’au dernier jour ou administrer des médicaments contre le cholestérol. Certains médecins ont du mal à arrêter, ce n’est pas dans leur nature de baisser les bras, parfois c’est la famille qui insiste. Parfois, c’est simplement un manque de bon sens.

    Enfin, certains dépistages sont excessifs. Il faut regarder au cas par cas : le dépistage organisé du cancer du sein et du col de l’utérus est très important mais pour le cancer de la prostate, il a été démontré que le rapport entre les avantages et les inconvénients n’était pas favorable, et que cela peut même créer des complications : infections après biopsie, incontinence ou impuissance après intervention sur la prostate.

    Vous être favorable au développement de la chirurgie ambulatoire. Est-ce que selon vous les applis et autres dispositifs innovants peuvent aider à son déploiement ?

    L’ambulatoire est une excellente innovation organisationnelle : c’est mieux pour le patient et pour les équipes médicales, d’autant que chez lui le patient a moins de risques d’attraper des infections nosocomiales. L’important c’est de bien préparer avant, bien expliquer aux patient ce qu’il doit faire après, bien lui dire qu’on va prendre en compte sa douleur, c’est le plus important, que l’on va maîtriser les risques. Dans ces conditions, il n’y a pas de raison que cela ne se généralise pas. Il y a un objectif de 65-70 % à l’horizon de quatre ans, c’est atteignable.

    Quant aux applications, je ne suis pas un spécialiste mais j’en ai vu des exemples et des démonstrations et je trouve cela très bien pour les patients qui peuvent rester en contact facilement avec l’équipe médicale. Cela les sécurise.

    Pour les cliniques et les hôpitaux, l’ambulatoire ne peut que les faire progresser dans leur organisation : ils améliorent ainsi le circuit de l’accueil et de la sortie.

    Sur le plan économique, la chirurgie ambulatoire ne génère pas d’économies nettes mais à terme il y a des économies attendues : un hôpital pourra fermer une aile complète de chirurgie en hospitalisation complète par exemple et redéployer le personnel dans des pôles plus tendus.

    Que pensez-vous de la télémédecine ?

    Nous n’en parlons pas dans le livre mais dans de nombreux cas, ces techniques peuvent améliorer l’accès et la continuité des soins. Cela est utilisé évidemment en dermatologie mais pourrait aussi l’être dans le cadre de la chirurgie bariatrique pour le suivi du patient : le nutritionniste, le chirurgien, la diététicienne, etc. pourraient communiquer ensemble grâce à des outils de télétransmission. Je pense que cela va faciliter les échanges mais cela ne va pas révolutionner la pratique. 

    Pour faire des économies, vous recommandez notamment de lancer des campagnes d’information au grand public via affichage ou mail mais aussi une ré-orientation des programmes  de formation continue des médecins. Pouvez-vous préciser ?

    Il y a quelques années, la campagne d’information grand public « Les antibiotiques, c’est pas automatique » avait très bien fonctionné et la consommation avait diminué. Depuis, l’assurance maladie n’a pas réitéré la même performance. Aujourd’hui les Français sont submergés d’information et cela risque d’être compliqué ; il faut confier cette tâche à des professionnels de la communication. 

    Quant aux programmes de formation continue des médecins, ils devraient peut-être être réorientés dans un sens de « médecine plus sobre ». Ce n’est pas de la médecine au rabais mais de la médecine adaptée : on fait ce qu’il faut et pas plus. Cela peut passer aussi par le développement des MOOC, qui sont plus adaptés à l’agenda des médecins que les sessions de formation in situ car c’est difficile de se dégager 3 jours pour une formation.

    Pour revenir au numérique, vous parlez de leur utilité pour mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art. En quoi la santé peut-elle bénéficier du numérique ?

    C’est un sujet sur lequel la HAS travaille depuis des années sans avoir encore trouvé la bonne solution. Elle fait des recommandations de grande qualité mais celles-ci ne sont pas connues. Tous les médecins sont informatisés maintenant.

    Il faudrait mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques sous forme informatique pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art sur son poste de travail. Cette diffusion devrait bénéficier de l’utilisation des outils numériques : intégration des recommandations dans les logiciels d’aide à la prescription, systèmes experts d’aide au diagnostic et à la thérapeutique, détection pertinente des interactions médicamenteuses potentiellement graves, rappels informatiques pour signaler un problème éventuel lors de la saisie du dossier médical du patient en fonction du contexte, mise en place d’un portail public d’informations sur les médicaments, ergonomique, régulièrement mis à jour, etc.

    Vous abordez les bases de données hospitalières, grâce auxquelles il serait possible de détecter systématiquement les principaux événements indésirables graves liés aux soins (thromboses veineuses, escarres) afin de procéder à des comparaisons entre établissements de santé et dans le temps.

    En effet. La base de données PMSI regroupe tous les séjours hospitaliers. Pour chacun d’entre eux, l’hôpital doit remplir un relevé de séjour où il indique les informations complètes, diagnostic, co-morbidités, actes chirurgicaux, âge, date d’entrée et de sortie, etc. Des algorithmes développés sur cette base permettent d’identifier certains événements indésirables. On pourrait comparer les établissements sur leur taux d’événements indésirables et voir lesquels font bien ou moins bien et aider à ce qu’ils s’améliorent. Certaines start-ups se lancent sur ce créneau des indicateurs et c’est une très bonne chose.

    Quels sont modèles internationaux que vous trouvez plus performants ?

    Au regard des comparaisons d’indicateurs de qualité, les pays les plus performants sont les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark, la Norvège…

    Enfin, quelle est votre vision de la prise en charge de la dépendance ? Vous parlez essentiellement du sanitaire dans l’ouvrage mais avez vous des idées pour réduire les coûts dans le médico-social ?

    La prise en charge de la dépendance ne s’analyse pas de la même façon que le secteur sanitaire ; il y a là manifestement de nombreux besoins non ou mal couverts, et il ne s’agit pas dans ce domaine de réduire les coûts. Il reste qu’il y a encore une marge (en termes d’organisation, de services proposés) pour améliorer les procédures de maintien à domicile afin d’éviter ou retarder l’institutionnalisation en Ehpad.

    La coûteuse inégalité des soins – Soigner mieux, soigner moins cher – Ed. Economica. Disp. via ce lien.

  • Chine : GSK s’associe au service d’e-santé JD pour proposer des services médicaux en ligne intégrés

    Le détaillant chinois en ligne JD.com et la multinationale pharmaceutique Glaxosmithkline (GSK) ont étendu leur partenariat stratégique actuel en Chine.

    Les deux entreprises ont signé début mai 2018 un protocole d’entente qui permettra aux deux partenaires de tirer parti des forces complémentaires des secteurs de la santé, de la pharmacie et de l’internet pour créer des solutions améliorant l’expérience des patients.

    Analyse des big data et programmes communautaires

    Une meilleure gestion des données pour mieux combattre les maladies chroniques

    GSK et JD prévoient de réfléchir à la manière d’utiliser au mieux l’information médicale et les données de santé volumineuses afin de créer de nouvelles solutions pour la gestion des maladies chroniques et proposer une meilleure éducation en matière de santé et de bien-être.

    Des programmes communautaires pour faciliter l’accès aux services de soins

    Dans le cadre de la coopération, un plan bilatéral va être déployé pour mettre en place des programmes communautaires visant à aider les citoyens à accéder plus facilement aux services médicaux en ce qui concerne des maladies comme le VIH.

    Soins en ligne : « un maillon essentiel » de la stratégie de santé de Chine

    « En travaillant avec GSK, nous pouvons trouver des moyens plus efficaces, plus clairs, plus rapides et plus transparents de fournir des médicaments et des informations médicales (…) aux personnes quand elles en ont besoin », a déclaré Lijun Xin, président de JD Home and Life (source : Enterpriseinnovation.net).

    « Les soins sur internet constituent un maillon essentiel de la stratégie nationale de santé de Chine, a commenté de son côté Thomas Willemsen, président de GSK China Investment. Grâce à notre collaboration stratégique avec JD.com, un leader pionnier dans les services de santé et pharmaceutiques en ligne en Chine, nous nous engageons à explorer et à développer des solutions [de santé sur internet] dans le contexte stratégique [du programme national] « Healthy China 2030 », et, en fin de compte, améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé pour les Chinois (…) »

  • China: GSK partners with eHealth service JD to offer integrated online medical services

    Chinese online retailer JD.com and pharmaceutical multinational company GSK have expanded their current strategic partnership in China.

    In early May 2018, the two companies signed a memorandum of understanding that will allow both partners to leverage each other’s complementary strengths in healthcare, pharmaceuticals and internet applications to create solutions that improve patient experience.

    Big data analytics and community programs

    A better data management to better manage chronic diseases

    GSK and JD plan to explore how to make the best use of medical information and big health data to develop new solutions for chronic disease management and improve health and wellness education.

    Community programs to facilitate access to medical services

    As part of the partnership, a bilateral plan will be rolled out to set up community programs in order to help people access medical services more easily for diseases such as HIV.

    Online care services: « A key link » in China’s national health strategy

    « Working with GSK, we can find better, clearer, faster and more transparent ways to get medicines and medical and health information to people when they need it, » said Lijun Xin, president of JD Home and Life (source: Enterpriseinnovation.net).

    « Internet-based healthcare is a key link in China’s national health strategy, » Thomas Willemsen, chariman of GSK China Investment, said. Through our strategic collaboration with JD.com, a pioneering leader in China’s online healthcare and pharmaceutical services, we are committed to exploring and developing ‘Internet + Healthcare’ solutions against the strategic backdrop of ‘Healthy China 2030’ [national program], and ultimately improving Chinese people and patients’ healthcare service quality and accessibility (…) »

  • Les robots au service du handicap et autres innovations au Festival Tous engagés, 22-23/06/18, Dugny

    La Croix-Rouge française organise les 22 et 23 juin 2018 le festival Tous engagés autour de l’innovation sociale à Dugny (Seine-Saint-Denis).

    Il s’agit d’explorer les possibilités d’exploitation de nouvelles technologies dans l’optique de leur  mettre les nouvelles technologies au service de la mission sociale.

    Un festival et 7 thématiques dont la santé et les nouvelles technologies

    Au travers des conférences organisées ainsi que des projets présentés sur le Village, 7 grandes thématiques chères à la Croix-Rouge française seront abordées :

    • L’engagement sous toutes ses formes : capter, valoriser & favoriser l’engagement dont les formes évoluent
    • La société inclusive : mieux associer les personnes accompagnées et leurs entourages pour plus d’impact social
    • La santé & le secourisme en mutation : demain, accès à la santé & citoyenneté secouriste pour tous ?
    • Les nouvelles technologies : mettre les nouvelles technologies au service de notre mission sociale
    • La résilience des territoires : redynamiser les territoires fragiles par de nouveaux modèles d’action
    • L’environnement & le développement durable : prendre part à la transition énergétique et solidaire
    • La jeunesse : les jeunes font aussi leur Festival avec les 3e Assises de la Jeunesse

     Conférences et tables-rondes

    Ce sont plus de 30 heures de conférences qui se dérouleront durant le festival et qui permettront de faire le plein d’idées nouvelles et de construire la Croix-Rouge de demain en répondant aux questions suivantes :

    • Demain, le citoyen sera-t-il l’acteur des premiers secours ?
    • Le pair-à-pair est-il l’avenir du solidaire ?
    • Les nouvelles formes d’accès à la santé pour les plus vulnérables
    • Quel accueil pour les réfugiés ?
    • 2030 : quel avenir pour l’humanitaire ?
    • Les robots au service des handicaps ?

    Un village dédié à l’innovation

    Plus de 100 projets seront présentés pour l’occasion.

    L’inscription est gratuite mais obligatoire pour des raisons de sécurité, sur https://www.festivaltousengages.fr/.

  • Etude : le big data livre ses 1ers résultats sur le microbiote grâce à la science participative

    Les premiers résultats de la plus large étude* jamais réalisée sur le génome du microbiote ont été publiés le 15 mai 2018 dans la revue américaine mSystems. L’American Gut Project a collecté des données auprès de 11 336 personnes dans 45 pays. Cette étude révèle que l’alimentation, les antibiotiques mais aussi la santé mentale peuvent avoir un impact sur la composition microbienne et moléculaire de l’intestin.

    Un projet de science participative hors norme

    L’American Gut Projet a vu le jour en 2012. Les professeurs Rob Knight, de l’Université de Californie à San Diego et Jack Gilbert, directeur du Microbiome Center de l’Université de Chicago en sont les principaux instigateurs. Les chercheurs voulaient savoir combien de types de bactéries peuplaient notre organisme et comment notre régime alimentaire et notre style de vie affectaient notre microbiote. Pour mener à bien ce projet de grande envergure, ils ont eu recours aux techniques de la science participative.

    Le big data pour décrypter le microbiote

    Les personnes qui souhaitaient participer au projet payaient 99$ pour recevoir un kit permettant de recueillir des échantillons de bactéries issus des selles, de la bouche, et de la peau. Parallèlement, ils ont répondu à une enquête sur leur état de santé, sur leurs antécédents de santé, leur mode et leurs habitudes alimentaires. Début 2017, plus de 10 000 participants s’étaient impliqués dans le projet et plus de 15 000 échantillons avaient été recueillis aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie puis dans 42 autres pays. Via des plateformes de crowfunding, ils avaient fait des dons à hauteur de 2,5 millions de dollars

    Les chercheurs ont ensuite utilisé le séquençage génomique pour analyser un marqueur génétique d’une molécule unique aux bactéries. Ils ont également étudié l’ensemble des métabolites dans les échantillons, afin d’analyser d’autres molécules et composés chimiques qui pourraient être présents. Enfin, les scientifiques ont utilisé une méthode appelée métagénomique innovante et puissante de séquençage de l’ADN pour analyser de manière exhaustive les données génétiques.

    Résultats

    Le big data du microbiome vient de révéler ses premiers résultats dans une étude publiée le 15 mai 2018 dans la revue mSystems.

    • En vieillissant, le microbiote intestinal se diversifie
    • L’utilisation d’antibiotiques diminue la variété du microbiote et crée un environnement intestinal moins sain
    • Plus le régime alimentaire est diversifié, plus sa diversité microbiomatique intestinale est élevée.
    • Consommer plus de 30 types de végétaux différents semblaient souffrir d’une moindre résistance aux antibiotiques
    • La consommation d’alcool a également une incidence sur la diversité du microbiome – ceux qui buvaient au moins un verre par semaine avaient un microbiome plus diversifié que ceux qui s’abstenaient de consommer de l’alcool
    • Les personnes souffrant de pathologies mentales (PTSD, dépression, schizophrénie…) avaient plus de points communs avec les autres personnes atteintes de troubles mentaux en termes de composition bactérienne de leurs microbiomes intestinaux, qu’avec leurs homologues en bonne santé mentale.

    Une implication citoyenne « incroyable »

    A l’issue de la publication de ces premiers résultats, les instigateurs du projet ont tenu à souligner le caractère inédit de ces recherches basés sur le big data. «C’est vraiment incroyable que plus de 10 000 personnes – des membres du public qui veulent s’impliquer dans la science, qu’ils travaillent dans un laboratoire ou qu’ils aient un doctorat – envoient leurs selles à notre laboratoire pour que nous puissions savoir ce que fait une différence dans le microbiome de quelqu’un », a déclaré le Pr Knight.

    Vers un GPS du microbiome

    L’American Gut Projet n’a bien sûr pas dit son dernier mot. Les data vont encore parler. «Le microbiome humain est complexe, mais plus nous aurons d’échantillons, plus tôt nous serons en mesure de découvrir les nombreuses façons dont le microbiome est associé à divers états de santé et de maladie», a ajouté le Pr Knight. « L’analyse présentée dans ce document représente un instantané, mais nous voulons finalement aller au-delà et réaliser une sorte de GPS du microbiome qui vous dit non seulement où vous êtes sur cette carte, mais où vous voulez aller et quoi faire pour y arriver en termes de régime, de style de vie ou de médicaments. « 

    À l’avenir, l’équipe pourrait comparer la population de l’American Gut Project aux échantillons fécaux recueillis dans le cadre d’autres études, y compris une étude sur la greffe de selles et une série de microbiomes infantiles.