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  • « Actions Start-ups 2018 », les mesures de Mounir Mahjoubi pour encourager les start-ups de la santé

    Le 24 mai 2018, Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du numérique, a annoncé des mesures pour favoriser le développement des start-ups tous secteurs confondus avec une attention particulière pour celles des secteurs de la health tech (santé), de la edtech (éducation), de la fintech (finance) et de la mobilité.

    En ce qui concerne les start-ups de la santé, le cap doit être mis sur l’exploitation des données et en ce sens des projets sont en développement en collaboration avec l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et le Conseil Stratégique des Industries de Santé avec des annonces prévues à l’été 2018. Ces mesures ont été élaborées à partir des résultats de la consultation nationale lancée par le secrétaire d’État chargé du numérique reposant sur 1 300 réponses en ligne, 15 ateliers dans toute la France, 200 entretiens et la contribution de 30 partenaires.

    Les propositions formulées concernant l’ensemble des start-ups reposent sur quatre axes:
    • simplifier la vie des start-ups ;
    • accompagner le financement notamment dans les phases de croissance ;
    • favoriser l’émergence et le recrutement des talents ;
    • assurer un meilleur accompagnement à l’international.

    Mesures visant les start-ups santé : promouvoir la recherche et l’exploitation des données

    Selon Mounir Mahjoubi, la France doit capitaliser sur les compétences de son personnel médical, l’excellence de ses chercheurs et des bases de données publiques massives dont elle dispose.

    Le Président de la République a annoncé fin mars 2018 un enrichissement progressif du Système National des Données de Santé (SNDS) avec les données cliniques des hôpitaux, afin de fournir un élan majeur au big data dans le domaine.

    Pour continuer dans ce sens, il a annoncé deux projets :

    • des moyens renforcés décidés pour l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) en 2019 visant à accélérer les essais cliniques et les délais d’autorisation ;
    • un cycle de travail sous l’égide du Conseil Stratégique des Industries de Santé dont les conclusions seront présentées en juillet 2018.

    Simplifier la vie de start-ups

    Afin de répondre aux défis que rencontrent le start-ups à différents stades de leur développement, des mesures suivants ont été annoncées :

    • favoriser le dialogue avec les administrations et la création d’un réseau de correspondants start-ups – innovation dans chaque ministère dès juin 2018 ;
    • le renforcement, le 3 mai 2018, du dispositif « France Expérimentation« , permettant aux start-ups de demander, à tout moment, un droit à déroger à un règlement ou à une loi en place pour déployer un nouveau business model ;
    • alléger les contraintes qui pèsent sur le start-ups notamment pendant la phase d’hyper-croissance en les faisant bénéficier de la disposition de la loi PACTE selon laquelle selon laquelle, pour les seuils de onze, vingt et cinquante salariés, un seuil d’effectif est franchi uniquement lorsque celui-ci a été atteint ou dépassé pendant cinq années civiles consécutives.

    Soutenir le financement des start-ups en croissance

    Des actions en ce sens sont en cours d’étude et à venir, selon Mounir Mahjoubi:

    • l’expérimentation par Bpifrance d’une offre de « venture loans » capable d’accompagner les grandes levées de fonds ;
    • la promotion de l’essor des Initial Coin Offerings (ICO), grâce à une clarification du cadre attaché à ce mode de levée de fonds jugé prometteur. Le projet de loi PACTE prévoit ainsi la création d’un visa pour les entreprises émettrices de jetons respectant certains critères précis de nature à protéger les épargnants, et des études sont encours sur le cadre comptable et fiscal associé ;
    • le positionnement de l’État en tant qu’acheteur pour donner un coup de pouce aux start-ups en :
      • mettant en place avant fin 2018 un guichet unique d’achat de l’État pour les entreprises qui souhaitent échanger avec ce dernier ;
      • relevant à 100 000 euros (contre 25 000 euros aujourd’hui), dans le cadre d’une expérimentation sur trois ans, le seuil permettant de recourir à un marché public sans publicité ni mise en concurrence pour acquérir des produits innovants auprès des PME.

    Par ailleurs, Mounir Mahjoubi a fait part du parti pris du Gouvernement d’encourager le start-ups de la deep tech, à savoir des start-ups à forte intensité technologique en :

    • y dédiant 70 millions d’euros du fonds pour l’industrie et l’innovation ;
    • faisant bénéficier les start-ups deep tech chaque année des « grands défis » organisés, sur des sujets de société, dans le cadre d’une seconde enveloppe à hauteur de 100 millions d’euros chaque année du fonds pour l’industrie et l’innovation.

    Formation : favoriser l’émergence des professionnels certifiés

    Étant une des trois problématiques les plus préoccupantes des start-ups, la formation dans le numérique  doit être pilotée dans l’immédiat selon Mounir Mahjoubi. Pour cela, trois mesures ont été annoncées :

    • l’ouverture dès 2019 une spécialité « numérique et sciences informatiques » au lycée, et qui écho à la mesure lancée en avril 2018 du plan de financement de 10 000 formations courtes au numérique;
    • le lancement en juin 2018 d’une mission visant à résoudre à moyen terme les tensions constatées sur les recrutements numériques ;
    • l’assouplissement accru des conditions de recrutement de talents étrangers via le dispositif du visa French Tech.

    Promouvoir les start-ups à l’international

    Des mesures pour accroître la visibilité de start-ups française à l’étranger sont prévues :

    • le lancement à l’automne 2018 d’un indicateur « next 40 », équivalent du CAC 40 pour les acteurs les plus prometteurs ;
    • l’organisation de déplacements commerciaux à l’étranger avec des start-ups à fort potentiel, intitulés scale up tours ;
    • en développement, un guichet unique Team France Export d’accompagnement export dans chaque région.

  • Pierre Fabre Médicament ajoute à son service digital Feelcaps une rubrique « oncologie »

    Les Laboratoires Pierre Fabre Médicament ont annoncé dans un communiqué daté du 24 mai 2018, l’ajout à leur service digital « Feelcaps » d’un contenu « oncologie » destiné aux patients atteints de cancer.

    Cette plateforme, lancée en novembre 2016, a pour but de promouvoir l’activité physique adaptée et régulière auprès des patients atteints d’affections chroniques telles que le diabète ou les troubles urinaires. En plus de ces deux rubriques « urologie » et « diabète », la plateforme proposait déjà par ailleurs une rubrique « tabagisme ».

    « Les bénéfices de l’activité physique sont reconnus en cancérologie et de nombreuses initiatives voient le jour », affirme la Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée (SF-APA), qui organise le 8 juin 2018 le premier workshop national « activité physique et le cancer », événement soutenu par le groupe Pierre Fabre.

    Contexte de développement de Feelcaps

    Contexte scientifique et médical

    Dans son communiqué, Pierre Fabre rappelle que plusieurs « études ont démontré le bienfait des activités physiques pendant le traitement et pour prévenir le risque de récidiver notamment dans le cancer du sein et de la prostate et du colon », ces trois cancers faisant partie, avec le cancer du poumon, des trois principaux cancers atteignant la femme (sein, colon, poumon) comme l’homme (prostate, poumon, colon).

    Sur la base du rapport intitulé « Bénéfices de l’activité physique pendant et après un cancer », publié en 2017, l’Institut National du Cancer (INCa) préconise en effet l’intégration de la pratique physique en tant que soin de support en oncologie.

    Contexte réglementaire 

    La notion de sport-santé sur ordonnance (S.S.O) a été adopté par l’Assemblée Nationale dans la loi n°2016-41, du 26 janvier 2016, de modernisation du système de santé. Ainsi, « Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient » (Art. L. 1172-1.).

    Objectifs et enjeux de Feelcaps

    Informer…

    • Sur le cancer :

    Feelcaps propose aux patients des activités et des exercices à mêmes de les informer à propos de leur pathologie : description vulgarisée des mécanismes physio-pahtologiques qui sous-tendent la pathologie, indication de ses facteurs de risque, de ses complications, explication des traitements, et exemples d’activités physiques adaptées.

    • Sur l’activité physique : 

    Cette plateforme digitale définit l’activité physique et la distingue de la pratique sportive : « le saviez-vous ? Bricoler, repasser, jardiner, passer l’aspirateur… sont des activités physiques !Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport de compétition ou d’avoir du matériel spécifique pour bénéficier des bienfaits de l’activité physique », indique le descriptif de Feelcaps.

    Feelcaps informe également les patients de bienfaits associés à la pratique régulière d’une activité physique et explique également l’origine physiologique de ces effets (libération d’hormones qui favorisent le bien-être, la concentration et l’estime de soi, augmentation de l’efficacité de certains traitements,…)

    … pour sensibiliser

    Ce service a pour objectif de sensibiliser les patients aux bienfaits de l’activité physique régulière, pour améliorer la prise en charge de maladies chroniques comme le cancer.

    « Il faut faire prendre conscience aux patients que l’activité physique est primordiale et impulser sa mise en action et les motiver. Feelcaps est une application pour inclure les patients dans une démarche ludique d’activité physique avec le soutien du corps médical et de leur entourage. Chaque patient pourra prendre conscience que l’activité physique est un complément thérapeutique indispensable à la prise en charge de sa pathologie. Après avoir inscrit son patient à FeelCaps, le médecin pourra suivre sa progression. Ce n’est pas la performance sportive qui compte mais la pratique d’une activité modérée à intense au quotidien qui permet d’obtenir de bons résultats « , déclare le Docteur Sophie Abadie-Lacourtoisie, oncologue au Centre Unicancer d’Angers.

    Feelcaps en pratique

    D’après Pierre Fabre, cette plateforme se trouve « à mi-chemin entre e-learning et serious-game » ; c’est au professionnel de santé d’inscrire son patient sur la plateforme, ce qui permet à ce dernier de recevoir des codes d’accès à l’application (téléchargeable sur smartphone) : le patient est alors « invité dans un club de loisir proposant différentes activités (randonnées, excursions, ateliers, visites,…) au cours desquelles il en découvre les bénéfices sur la santé ». De nombreuses activités et quiz sont proposés.

    Un espace est dédié au médecin : il permet notamment d’accéder à diverses ressources documentaires sur l’activité physique et le cancer.

    Pierre Fabre affirme également que « le suivi de l’évolution de l’activité́ physique adaptée du patient sera possible par le professionnel de santé, et uniquement par celui-ci « .

  • La CNIL publie de nouvelles fiches explicatives à l’occasion de l’entrée en vigueur du RGPD

    A l’occasion de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données, la Commission nationale de l’informatique & des libertés (CNIL) recense l’ensemble des documents publiés sur son site internet au cours des derniers mois pour accompagner les acteurs publics et privés concernés par le RGPD.

    La CNIL publie de nouvelles fiches explicatives le vendredi 25 mai 2018 portant sur : le droit à la limitation du traitement ; le droit à la portabilité ; le droit à l’intervention humaine face au profilage ou à une décision automatisée ; le droit à l’effacement ; le droit d’être informé sur l’utilisation des données personnelles.

    « Cet accompagnement se poursuivra après le 25 mai », précise la CNIL dans un communiqué de presse publié sur son site internet le 25 mai 2018.

    Les professionnels peuvent d’ores et déjà s’appuyer sur les documents publiés par la CNIL au cours des derniers mois, dont H&TI s’est fait le relais.

    Des outils pour comprendre le RGPD 

    • Un guide pratique de sensibilisation au RGPD à destination des TPE-PME élaboré avec la BPI ; 
    • Des pages spécifiquement dédiées aux enjeux du RGPD pour les collectivités territoriales et le secteur de la santé ;
    • Un guide pour accompagner les sous-traitants ; 
    • Des questions/réponses sur le RGPD.

    Des documents pour « démarrer sa mise en conformité »

    • La méthode en six étapes pour mettre en oeuvre les mesures nécessaires ; 
    • Un modèle de registre complet et une version simplifiée pour les TPE/PME ; 
    • Des modèles types de mention d’information ; 
    • Un formulaire de désignation du délégué à la protection des données ; 
    • Un formulaire de notification de violations des données personnelles ; 
    • Un logiciel pour mener une analyse d’impact sur la protection des données (PIA) ; 
    • Les lignes directrices du G29 (le groupe des CNIL européennes) ; 
    • Des informations sur les transferts de données hors UE avec l’actualisation de la carte de la protection des données dans le monde ;
    • Une information sur les droits des personnes.

    La CNIL publie de nouvelles fiches à destination des particuliers, le vendredi 25 mai 2018, jour de l’entrée en vigueur du RGPD

    • Le droit à la limitation du traitement : geler l’utilisation de vos données ;
    • Le droit à la portabilité : obtenir et réutiliser une copie de vos données ;
    • Vos droits à l’intervention humaine face à votre profilage ou à une décision automatisée ;
    • Le droit à l’effacement : supprimez vos données en ligne ;
    • Le droit d’être informé sur l’utilisation de vos données.

    La CNIL annonce des outils à venir dans les mois qui viennent

    • Un formulaire de déclaration de la CNIL comme autorité chef de file pour les traitements de données transfrontaliers ;
    • Concernant les analyses d’impact (publication en juin 2018), la CNIL travaille à l’élaboration :
      • De lignes directrices ;
      • De la liste des traitements obligatoirement soumis à la réalisation d’une analyse d’impact  ;
      • De la liste des traitements pour lesquels, au contraire, aucune analyse n’est requise.

    Ces listes permettront aux responsables de traitement concernés de savoir s’ils sont ou non soumis à cette obligation. Ces listes devront également être soumises au mécanisme de coopération européenne afin d’assurer une harmonisation de ces instruments au niveau européen.

    • Des référentiels : ces nouveaux textes permettront à la CNIL de décliner, dans un secteur d’activité précis, les grands principes portés par le RGPD pour offrir un cadre juridique clair et sécurisé. Ils s’appuieront sur la doctrine établie par la CNIL depuis de nombreuses années (autorisations uniques, normes simplifiées, packs de conformité, etc.) en l’actualisant au regard des nouvelles exigences issues du RGPD. Certains de ces référentiels seront portés par la CNIL au niveau européen.
  • Docapost signe un partenariat avec Elsan à l’occasion du salon Viva Technology 2018

    C’est à l’occasion d’une conférence animée par le Groupe La Poste au salon Viva Technology, vendredi 25 mai 2018 à Paris Expo, que Thierry Chiche, président exécutif d’Elsan, a annoncé que le groupe d’hospitalisation privée signait un partenariat avec Docapost pour mettre le digital au service du patient et des praticiens.

    Les services d’e-santé de Docapost seront accessibles aux 2 millions de patients accueillis chaque année dans les 120 cliniques d’Elsan.

    Parcours de soins, assistant digital et hébergement de données

    Elsan, qui collabore avec de nombreuses start-ups et les soutient au sein de son Innolab, suit de près les innovations en e-santé. Avec ce partenariat, le groupe souhaite mettre en place des parcours digitalisés pour tous ses patients en s’appuyant sur l’hébergeur de données de santé Docapost. 

    Docapost accompagnera Elsan dans la mise en place de différentes solutions :

    • création d’un parcours de soins en coordonnant autour du patient les médecins et les professionnels de santé via des plateformes numériques, avec la clinique et avec la médecine de ville ;
    • création d’un assistant digital du patient, développé par Elsan avec les applications La Poste eSanté et Digiposte + Ma santé ;
    • hébergement sécurisé des données de santé par Docapost.

    Les premières solutions seront mises en œuvre d’ici fin 2018, avec des développements se poursuivant pendant deux ans.

    Le suivi des maladies chroniques

    A travers ce partenariat, Elsan et Docapost souhaitent améliorer la qualité et la pertinence des services rendus aux patients en favorisant les échanges d’informations en amont et en aval de l’hospitalisation. Les nouveaux services pourront être utiles dans le suivi des maladies chroniques. Ces services amènent de la valeur tant dans les grandes villes que dans des déserts médicaux, afin de se rapprocher des personnes les plus fragiles.

    La transformation digitale du parcours de soin, qui se fera avec une garantie sur la sécurité et la protection des données de santé, permet une responsabilisation des patients grâce à un meilleur partage de l’information entre médecins et patients, allant jusqu’à permettre à ces derniers de produire eux-mêmes de la donnée avec des dispositifs médicaux connectés. 

  • Un rapport parlementaire préconise de réformer l’organisation des soins non programmés

    Dans un rapport remis le 22 mai 2018 à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le député Thomas Mesnier (LREM) examine la situation des soins non programmés en France, définis comme « exprimant une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville ».

    Le rapport porte sur les soins non programmés hors permanence de soins ambulatoires (PDSA), c’est-à-dire aux soins dispensés entre 8h et 20h en semaine et le samedi matin. Ses auteurs formulent 19 recommendations pour améliorer la coordination entre les soins de ville et les services hospitaliers d’urgence.

    Contexte : un recours croissants aux services d’urgence

    Depuis près de 20 ans, la France est confrontée à une augmentation ininterrompue de la fréquentation de ses services hospitaliers d’accueil des urgences. Cette hausse est estimée à 3,5% en moyenne annuelle. Le nombre de passages dans ces services s’établit à 20,3 millions par an. Selon la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), 43% des passages aux urgences pourraient être pris en charge par la médecine ambulatoire, rappelle Thomas Mesnier. 

    La question de l’accès aux soins non programmés, un enjeu national

    La question de l’accès aux soins dits « non programmés » est un des enjeux du plan national pour renforcer l’accès territorial aux soins, présenté le 13 octobre 2017 à Châlus (Haute-Vienne) par Edouard Philippe, Premier ministre et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, avec 4 priorités :  

    • « Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients : une présence médicale et soignante accrue » ;  
    • « La mise en œuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances » ;  
    • « Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue » ; 
    • « Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale. »

    Cette question est également inscrite dans la Stratégie de transformation du système de santé (STSS) lancée par la ministre le 9 mars 2018 : « Qualité des soins et pertinence des actes », « Organisation territoriale », « Modes de financement et de régulation », « Numérique », « Ressources humaines et formation ».

    Objectifs de la mission conduite par le député Thomas Mesnier

    Dirigée par le député Thomas Mesnier, député de Charente, la mission a bénéficié de l’aide de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de la direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle s’est déroulée du 10 janvier au 20 avril 2018. Les membres de la mission se sont entretenus avec les représentants des Agences Régionales de Santé (ARS). Ils ont réalisé des auditions et des visites de terrain.

    La mission s’est efforcée de : 

    • dresser un diagnostic des organisations de prise en charge des soins non programmés ;
    • recueillir les attentes des usagers et des professionnels de santé ;
    • recenser les expériences et stratégies des ARS ;
    • identifier les freins à l’accueil de cette demande ;
    • proposer les éléments que pourrait intégrer un cahier des charges national afin de définir les modalités minimales de fonctionnement et de portages de structures d’accueil des soins non programmés.

    Constats et propositions de la mission

    L’auteur du rapport en conclut à l’urgence de la structuraction de la réponse à la demande de soins non programmés par les acteurs de médecine ambulatoire. Le fonctionnement actuel est susceptible d’altérer un peu plus le fonctionnement des urgences hospitalières.

    Le rapport propose à ce titre 19 mesures concrètes. Parmi elles :

    Améliorer la coordination des soins à l’échelle des territoires

    • le rapport propose « d’encourager les professionnels de santé, au premier rang desquels les professionnels ambulatoires, à structurer le service public qui leur est confié au plus près des territoires de santé et dans une optique de soins coordonnés et avec le concours actif des agences régionales de santé et des collectivités territoriales » ; 

    Rembourser les consultations d’un médecin de premiers soins autre que le médecin traitant

    • « à l’instar de ce qui existe au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire, la consultation d’un médecin appartenant au réseau de premiers soins autre que le médecin traitant du patient puisse être remboursée sans pénalité liée au parcours de soins ; cela implique une modification législative » ; 

    Mener une campagne d’information sur le numéro d’appel d’urgence

    • Mener « une campagne massive d’information sur le numéro d’appel et le bon recours au niveau pertinent » dont les grands médias audio-visuels, les réseaux sociaux, les municipalités, les établissements de santé, les caisses primaires d’assurance maladie, les professionnels de santé, les associations d’usagers du système de santé, les organisations représentatives des médecins et les ordres professionnels doivent se faire les relais.

    Mener des actions d’éducation, d’information et de sensibilisation à la santé

    • Mener « des actions d’éducation à la santé, sur le modèle de celles mises en place par la Mutualité sociale agricole » auprès de la population pour lui rappeler les gestes simples de prise en charge par soi-même des problèmes de santé bénins.
    • Mener « des actions de sensibilisation et de formation (…) en direction des élus peu familiarisés avec le fonctionnement et les contraintes de notre système de santé » ;
    • Finaliser la construction du portail sante.fr, administré par le Ministère des Solidarités et de la Santé, offrant un outil de géolocalisation de l’offre de médecine ambulatoire disponible à proximité de l’endroit où se trouve le patient demandeur de soins non programmés ; 

    Accompagner le déploiement des DMP et MSS et le développement de la télémédecine

    • Accompagner le déploiement des dossiers médicaux partagés (DMP) et des messageries de santé sécurisée (MSS) « par la structuration et l’indexation des informations versées au DMP, pour qu’ils puissent être réellement utilisés par les professionnels de santé » ; 
    • Accompagner le développement de la télémédecine pour en faire « un point d’application tout particulier pour les personnes à mobilité réduite demeurant à domicile et dans les Ehpad » ; 
    • Reconnaître à ce titre dans les Ehpad au médecin coordonnateur « une capacité de prescription pour pallier l’absence du médecin traitant du résident ».
    • Revaloriser la rémunération des visites à domicile « tant pour les médecins que pour les infirmières ». 
    • Etendre à la journée, la régulation téléphonique des centres 15.

    Réactions suscités par le rapport du Dr. Thomas Mesnier

    Interrogée le jeudi 24 mai 2018 sur France Inter, Agnès Buzyn insistait sur la nécessité d’« articuler les deux réflexions : celle sur les numéros de grande urgence et celle sur la régulation des soins non programmés parce que les Français ont du mal à accéder à un médecin en libéral aujourd’hui ».

    Dans un article publié le mercredi 23 mai 2018, le Quotidien des Médecins explique pour sa part que « le rapport du Dr Thomas Mesnier sur les soins non programmés, rendu ce mardi au ministère de la Santé, a fait réagir les syndicats de médecins libéraux, qui redoutent derrière certaines des 19 recommandations un retour sur le principe de volontariat des gardes médicales en ville ».

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du Ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Le MiPih et le SIB s’associent pour proposer une offre de cloud public aux GHT

    Le Mipih et le SIB qui correspond au GIP Santé Informatique de Bretagne, deux spécialistes de la conception, du déploiement et de l’hébergement de systèmes d’information hospitaliers (SIH) et de santé (SIS) ont annoncé le 22 mai 2018 avoir conclu un partenariat industriel afin d’accompagner les GHT dans leurs projets d’externalisation du système d’information en leur proposant un nouveau service, le cloud public.

    Il s’agit d’une plateforme technologique innovante qui présente l’avantage d’être certifiée et de répondre à des exigences croissantes de sécurité dans la gestion d’information dans le secteur de la santé. De cette façon, les deux GIP proposent aux établissements de santé ce qu’ils revendiquent être le plus grand cloud hospitalier de France.

  • Tirer parti du cadre réglementaire, au coeur de la 6e conférence e-santé de DII, le 20/09/18, Paris

    La 6ème conférence annuelle de Drive Innovation Insights (DII) – filiale de POLITICO/Axel Springer – intitulée « e-santé 2018 », se tiendra à Paris, le 20 septembre 2018.

    Lors de cet événement – qui prévoit notamment l’intervention de représentants d’institutions (comme Isabelle Adenot, de la Haute Autorité de Santé), d’industriels, d’assurances et de start-ups – seront abordés lors de conférences et de tables rondes des sujets d’actualité tels que les nouvelles réglementations, les données, les objets connectés,…

    L’inscription, payante, peut-être réalisée via le lien ci-contre.

    Lors de cette journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts, Isabelle Adenot, membre de la HAS, interviendra en tant qu’invitée d’honneur.

    D’autres acteurs de l’écosystème de santé seront présents : DII prévoit des interventions de représentants d’Axa Partners, d’Ipsen, de Klésia, d’UCB Pharma, de l’Institut Curie, de Johnson & Johnson et de Pierre Fabre. Trois start-ups (Doctoome, Calmedica, FEETME) participeront également.

    8h30-9h : Accueil des participants 

    L’accueil des participants comprendra un petit-déjeuner puis une allocution d’ouverture.

    9h-18h : Journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts

    Quatre axes thématiques seront abordés au cours de la journée

    Axe n°1 (9h10h30) : « Tirez parti d’un cadre réglementaire favorable »

    • 9h-9h45 : Plan d’Investissement d’Avenir, télémédecine, dispositifs médicaux connectés …la stratégie des pouvoirs publics pour accélérer la transformation numérique du système de santé en 2018 : Objets connectés et Dispositifs médicaux connectés : décryptage de leur nouveau cadre juridique et de leur évaluation – par Isabelle Adenot, de la HAS
    • 9h45-10h30 : La digitalisation et l’IA au service des patients et des professionnels de santé : l’humain au cœur de la révolution digitale en santé, les opportunités et défis de la digitalisation du parcours de soin et d’une approche patient-centric – par Laura Goddard, de Johnson & Johnson

    Axe n°2 (11h00-12h30) : « 3 retours d’expérience pionniers »

    • 11h00-11h30 : Retour d’expérience sur la création d’une application mobile au service de l’accompagnement du patient et de son parcours : 50 000 applications déjà disponibles, serious games… comment faire le tri entre innovations, gadgets et vrais progrès ? L’intérêt du recueil de données en vie réelle pour une médecine personnalisée – par Alain Livartowski, de l’Institut Curie
    • 11h30-12h00 : Plateformes en ligne, télé-coaching, autoévaluation…retour sur des initiatives pionnières : Décryptage des contraintes, leviers d’incitation et opportunités d’un marché en plein essor – par Emilie Delpit, de Klesia
    • 12h00-12h30 : De la construction d’une offre aux nouveaux développements, retour d’expérience d’un pionnier de la téléconsultation – par Jean Kramarz, d’Axa Partners

    Axe n°3 (14h-15h30) : « Les données, pierre angulaire de l’e-santé »

    • 14h-14h30 : Les données au cœur de la révolution numérique en santé : entre nouveaux outils et opportunités d’utilisations, décryptage d’un écosystème en plein bouleversement – par Jean-Michel Joubert, d’UCB Pharma
    • 14h30-15h : Le nouveau cadre juridique des données de santé en 2018 : retour d’expérience quelques mois après l’entrée en vigueur du RGPD le 25/05/2018 ; comment vous assurer de la conformité de vos processus de collecte et traitement de vos données de santé ; quelles nouvelles missions pour le DPO ? – par Pierre-André Poirier, de Pierre Fabre

    Axe n°4 (15h30-17h00) : « Innovation : les meilleures stratégies de partenariat »

    • 15h30-16h : Laboratoires, start-ups, Healthtechs, Medtechs : quelles pistes de collaboration ? Focus sur la place des laboratoires dans la course à l’innovation 2.0 et le développement de solutions digitales beyond the pills pour optimiser le parcours patient ; De l’évaluation à la co-création, retour d’expérience sur une structure d’accélération d’innovations – par Valérie Bourbon-Malandain, d’Ipsen
    • 16h00-17h00 : 3 pitchs de startups pionnières de l’e-santé, sélectionnées pour leur positionnement innovant – par Alexis Hernot, Amélie Litrowski et Alexis Mathieu, de Calmedica, Doctoome et FEETME

    12h30-14h : Déjeuner

    Le déjeuner, présenté comme un networking lunch, est prévu comme un temps d’échange entre participants au milieu de la journée.

    Des pauses café networking sont par ailleurs prévues tout au long de la journée.

  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • Mutuelle & e-santé : Malakoff s’associe avec Carians, Libhéros, Medoucine et Bien Être Assistance

    La mutuelle Malakoff Médéric a annoncé dans un communiqué de presse du 23 mai 2018 avoir conclu un partenariat avec trois start-ups afin de proposer quatre nouveaux services de e-santé à ses assurés visant à faciliter l’accès à l’information médicale et l’orientation au sein du système de santé : téléconsultation, téléconseil, trouver un professionnel de soins libéral et bénéficier de l’aide d’un spécialiste en médecine douce.

    Les assurés de Malakoff Médéric bénéficient d’ores et déjà du téléconseil fourni via la plateforme Deuxièmeavis.fr de Carians, ont la possibilité de trouver un professionnel de soins à domicile via Libhéros.fr et un spécialiste de médecine douce via le réseau de Medoucine.

    Enfin, un service de téléconsultation proposé en partenariat avec Bien Être Assistance, une filiale de Malakoff Médéric et Europ Assistance France, sera disponible à l’ensemble des assurés de Malakoff Médéric à partir du troisième trimestre de 2018.

    Téléconsultation disponible au cours de 2018

    La téléconsultation est en train d’être mise en place en partenariat avec une filiale de Malakoff Médéric, Bien Être Assistance. Le service qui fait l’objet d’un contrat de télémédecine conclu avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France sera disponible 24h/24 et 7j/7 

    Voici les caractéristiques du service opéré par Bien Être Assistance :

    • l’accès à une équipe médicale composée d’infirmiers diplômés d’État et de médecins généralistes inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins ;
    • l’envoi au médecin traitant du compte-rendu de la consultation si le patient le souhaite ;
    • la possibilité de prescrire une ordonnance disponible en ligne ;
    • en cas d’urgence, la redirection vers les services compétents (Samu, urgences, etc.).

    Prévention, orientation et accès aux soins facilités

    Ces nouveaux services proposés par Malakoff Médéric vont toucher potentiellement près de 6 millions d’assurés et 200 000 entreprises en France.

    L’objectif des partenariats est de proposer :

    • l’accès au téléconseil assuré par les médecins du réseau Deuxièmeavis.fr dans le cas d’un problème de santé grave ou d’une décision thérapeutique importante pouvant déboucher sur des changements notables à la qualité de vie du patient, afin de prendre une décision éclairée. Au cours de la consultation, des informations du dossier médical peuvent être partagés entre le patient et le médecin et un compte-rendu écrit et signé est déposé par le médecin dans l’espace personnel du patient auquel Malakoff Médéric n’a pas accès ;
    • une organisation facilitée des soins à domicile dans le cadre d’une hospitalisation d’une maladies chronique ou d’un état nécessitant un suivi rapproché par un professionnel de soins à domicile tel un infirmier, un kinésithérapeute ou une sage-femme. Par ce biais, les patients et leur aidants auront également accès aux prestataires de matériel médical, partenaires de Libhéros ;
    • l’accès à une médecine douce en permettant aux assurés de consulter un praticien parmi les 200 praticiens du réseau Medoucine.com afin de faire de la prévention en gérant mieux le stress, les troubles du sommeil, la fatigue, les douleurs, les maux de dos, les allergies ou addictions.

    Business modèle

    Les services de Libhéros.fr et Medoucine.com sont réservés aux assurés de Malakoff Médéric bénéficiant d’un contrat santé, alors que le service de téléconseil assuré par Deuxièmeavis.fr est disponible aux salariés des entreprises clientes de Malakoff Médéric.

    Lorsque la téléconsultation sera lancée au troisième trimestre de 2018, elle sera accessible à l’ensemble des assurés de Malkoff Médéric.

  • IM2NP

    Institut Matériaux microélectronique nanosciences de Provencenull