care_insight

  • Pulsy, le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé Grand Est

    Pulsy est le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé (GRADeS) de la région Grand Est, apprend-on dans un communiqué du 28 juin 2018. Pulsy, pour « Proximité, Unité, Lien et Synergie » est le GIP impulsé par l’Agence Régionale de Santé Grand Est qui va œuvrer pour l’amélioration des services de soin en agissant sur les SI, l’organisation et la coordination des différents acteurs, les services de télémédecine et de téléradiologie, l’orientation des patients, la diffusion de comptes rendus d’imagerie et de biologie, les e-parcours, etc.

    Il est né du rapprochement des GCS Alsace e-santé, e-santé Champagne-Ardenne et Télésanté Lorraine. Les missions portées par Pulsy consisteront à conduire, développer, accompagner et promouvoir les usages de services de e-santé en conformité avec la stratégie régionale portée par l’ARS Grand Est et en cohérence avec le socle commun de services numériques en santé défini nationalement.

    Le GIP comprend d’ores et déjà environ 70 établissements-membres fondateurs organisés en quatre pôles : institutionnel, sanitaire, libéral et médico-social.

    Didier Mathia est le directeur préfigurateur du GRADeS Grand Est.

  • Lancement d’HÔPITAUX86, portail français de partage de données entre GHT et médecine de ville

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ont lancé le jeudi 21 juin 2018 le projet HÔPITAUX86, premier portail français d’échange de référentiels et de données médicales entre le groupement hospitalier et les professionnels de santé exerçant en ville. 

    L’objectif de cette plateforme, en créant un lien entre établissements, médecins de ville et patients, est de favoriser la maîtrise du parcours de soins : les initiateurs de ce dispositif sont animés par l’idée que le parcours de soins ne peut être fluide si tous les acteurs ne peuvent disposer d’un accès facile aux données médicales.

    Le développement de ce portail a impliqué entre octobre 2017 et mai 2018 :
    • l’assurance maladie ;
    • le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) ;
    • des représentants de la médecine de ville ;
    • le CHU de Poitiers ;
    • le groupe hospitalier Nord-Vienne.

    Les 4 objectifs de ce projet sont de protéger l’identité du patient dans le GHT, d’échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ainsi que d’ouvrir l’hôpital à la ville et aux patients.

    D’après le communiqué émis par le CHU de Poitiers le 21 juin 2018, plusieurs hôpitaux ainsi que la région des Hauts-de-France compteraient suivre la mise en œuvre de ce portail afin d’adopter eux aussi prochainement cette solution.

    Fonctionnement du portail

    Pour les professionnels de la ville comme pour les patients, aucune installation particulière n’est nécessaire pour accéder au portail : l’accès, sécurisé (Le patient qui se connecte est-il bien la personne qu’il prétend être ? Le médecin a-t-il bien été autorisé par son patient à accéder aux informations le concernant ?), se fait par internet.

    Les données gérées par la plateforme

    Le portail représente en termes quantitatifs :

    • 420 500 patients inscrits dans la base de données ;
    • 31 380 médecins référencés ;
    • 3 500 documents déposés chaque jour ;
    • 290 000 documents visualisables.

    4 objectifs du développement de la plateforme 

    Protéger l’identité du patient dans le groupement hospitalier de territoire

    La plateforme garantit la sécurité des accès par un système de vérification de l’identité des utilisateurs qui passe par :

    • la « fédération des identités du territoire » : rapprochement, identitovigilance de territoire ;
    • une « centralisation des annuaires référentiels » référençant des structures et professionnels intra et extrahospitaliers ;
    • l’ »organisation de l’unicité de l’authentification et l’administration de l’annuaire de sécurité » concernant les comptes et profils des utilisateurs ainsi que les domaines et applications autorisés.

    Concernant cette partie relative à l’identité des utilisateurs, l’ARS Nouvelle Aquitaine a désigné le GHT Nord-Vienne comme site pilote en vue d’un élargissement du dispositif à l’ensemble de la région.

    Échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne

    Il s’agit de créer, au service d’un projet médical de territoire, un espace inter-hospitalier dédié aux professionnels du CHU de Poitiers et du Groupe hospitalier Nord-Vienne qui soit à même de favoriser le partage des informations médicales issues des dossiers patients de chaque structure.

    Ouvrir l’hôpital à la ville

    Cet espace interhospitalier et interprofessionnel est également ouvert aux professionnel libéraux au moyen de fonctionnalités conçues pour renforcer la collaboration entre les professionnels de la santé de la ville et de l’hôpital.

    L’objectif est de proposer aux médecins libéraux, depuis leur cabinet, un accès direct au dossier de leurs patients (comprenant des compte-rendus de consultations et opératoires, des clichées et compte-rendus d’imagerie, des résultats de laboratoires, la lettre de sortie, etc.), à condition que ceux-ci aient donné leur accord à une telle ouverture de leur dossier médical.

    D’abord accessible aux médecins libéraux, les concepteurs de la plateforme prévoient de la proposer prochainement aux pharmaciens et aux infirmiers libéraux.

    Ouvrir l’hôpital aux patients

    Il est prévu qu’en septembre 2018, le portail soit ouvert aux patients afin de leur permettre :

    • d’accéder à leurs données médicales ;
    • de contacter facilement les établissements de santé.

  • Printemps

    Programme de recherche interventionnelle et évaluative mené pour la prévention du suicidenull

  • Myopie infantile : Singapour lance une application de dépistage et de gestion parentale

    Plano, une application de gestion parentale et de dépistage de la myopie, a établi en juin 2018 un partenariat avec le Conseil de promotion de la santé (Health Promotion Board, HPB) de Singapour afin de participer à la réduction de l’apparition et de la progression de la myopie infantile.

    Dans le cadre du contrôle annuel de la vue effectué par le HPB dans les écoles du programme national de prévention de la myopie, les élèves et les parents sont encouragés à utiliser Plano afin de développer de bonnes habitudes à même de prévenir l’apparition ou la progression de ce trouble de la vision.

    Des interventions en direct pour corriger l’utilisation des appareils avec écran

    Singapour a l’un des taux de prévalence de la myopie infantile les plus élevés au monde.

    Ce nouveau partenariat est un exemple de l’intensification de l’utilisation des nouvelles technologies par le HPB pour élargir la portée et l’impact de ses programmes de promotion de la santé.

    Plano a initialement été conçu et développé par le Programme d’incubation des technologies ophtalmiques de l’Institut de recherche ophtalmique et le Centre national ophtalmique de Singapour (SERI-SNEC), avec le soutien du Centre national d’innovation en santé (NHIC).

    Un retour détaillé a été demandé à plus de 2 000 parents et enfants afin de s’assurer que l’outil était adapté à l’objectif recherché. L’application est ainsi devenue le premier dispositif du genre à proposer des interventions en direct afin de corriger l’utilisation d’appareils nuisibles pour la vision. Elles surveillent par exemple la distance séparant les yeux de l’utilisateur et l’écran, la posture de l’usager et délivrent des points pour une bonne utilisation de l’appareil.

    Des programmes pédagogiques à destination des enfants

    Ces points peuvent être utilisés pour demander une « aventure », soit un programme pédagogique à destination des enfants. Les parents peuvent ensuite se servir des points accumulés pour les échanger contre des remises applicables au programme en question.

    Plano utilise également l’intelligence artificielle pour s’assurer que les enfants effectuent des tests oculaires réguliers mais aussi pour détecter les signes précoces de la myopie. L’outil fournit aussi des recommandations et des astuces de contrôle de la vue pour aider à améliorer l’utilisation de l’appareil.

    Les utilisateurs Premium recevront également un rapport personnalisé afin de partager leurs retours sur les progrès de leur enfant.

    Soins oculaires : Singapour souhaite impliquer davantage les parents

    « Au-delà de notre contrôle de la vue dans les écoles et des efforts d’éducation publique pour promouvoir de bonnes habitudes oculaires, nous pouvons maintenant impliquer les parents plus activement dans la culture des bonnes habitudes oculaires chez leurs enfants, a déclaré le Dr. Veronica Tay, directrice adjointe du programme national de prévention de la myopie et du Conseil de promotion de la santé des étudiants (source : Enterpriseinnovation.net). Les parents auront désormais la possibilité de surveiller intelligemment l’utilisation de leurs appareils électroniques par leurs enfants, à leur convenance. »

  • Childhood myopia: Singapore launches a screening and parental management app

    Plano, a myopia screening tool and parental management app, established a partnership in June 2018 with the Singapore Health Promotion Board (HPB) to reduce the onset and progression of childhood myopia.

    As part of the HPB’s annual screening of vision in schools under the National Myopia Prevention Program, students and parents are encouraged to use Plano to develop good eye care habits that can prevent the onset or progression of myopia.

    Live interventions to correct unhealthy usage of devices with screen

    Singapore has one of the highest prevalence rates for childhood myopia in the world.

    This new partnership is an example of HPB intensifying the use of technology to expand the reach and impact of its health promotion programs.

    Plano was first designed and developed by the Ophthalmic Technologies Incubator Program of the SERI–SNEC, with support from the National Health Innovation Centre (NHIC).

    Extensive feedback was also sought from more than 2,000 parents and children to ensure that plano is fit for purpose. This has resulted in plano being the first of its kind to have live interventions to correct unhealthy device usage, including active monitoring of how close the screen is to the eyes, prompts to adjust the user’s posture and reward-based nudges on device management.

    Educational programs for children

    These points would be awarded for good device-use, and can be used to request for an « adventure », which is an educational program for children. Parents can then use the points to redeem monetary discounts applicable to the program.

    Plano also uses artificial intelligence to ensure that children make regular eye checks and detect early signs of myopia. The tool also provides eye check recommendations and tips to improve the use of the device.

    Premium users would also receive a customized report to provide feedback on their child’s progress.

    Eye care: Singapore wants to involve parents more

    « Beyond our vision screening in schools and public education efforts to promote good eye care habits, we can now involve parents more actively in cultivating good eye care habits in their children, said Dr. Veronica Tay, deputy director of the National Myopia Prevention Program and Student Health Centre of Health Promotion Board (source: Enterpriseinnovation.net). Parents will now have the ability for smart monitoring of their children’s usage of electronic devices, at their convenience. »

  • Etude : des robots dotés d’IA personnalisent la prise en charge de l’autisme

    Le machine learning pourrait faire son apparition dans le traitement de l’autisme. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Media Lab ont équipé des robots d’un système d’apprentissage profond leur permettant d’interpréter le comportement de l’enfant lors des interactions. Ainsi, les robots captent l’attention de l’enfant et facilite les échanges, qui sont particulièrement complexes pour les autistes. Une étude* publiée le 27 juin dans Science Robotics a mis en évidence la bonne capacité de perception émotionnelle des robots.

    Le deep learning rend les robots plus intelligents

    Les enfants atteints de troubles du spectre autistique ont souvent du mal à reconnaître les états émotionnels des personnes qui les entourent. Ils ont par exemple du mal à distinguer un visage heureux d’un visage craintif. Pour remédier à cela, certains thérapeutes utilisent un robot adapté aux enfants pour montrer ces émotions et pour inciter les enfants à les imiter et à y répondre de manière appropriée. Le robot Nao, déjà utilisée dans des hôpitaux français, s’est avéré un outil intéressant pour travailler les compétences relationnelles et communicationnelles des jeunes autistes. Cependant, ce type de thérapie fonctionne encore mieux si le robot peut interpréter en finesse le comportement de l’enfant – savoir s’il est intéressé, excité ou attentif – pendant la thérapie.

    Des chercheurs du MIT Media Lab ont donc développé un type d’apprentissage automatique personnalisé qui aide les robots à estimer l’intérêt de chaque enfant au cours de ces interactions, en utilisant des données qui sont uniques à cet enfant. Les chercheurs ont utilisé des robots humanoïdes SoftBank Robotics NAO dans cette étude. Ressemblant à un super-héros blindé ou à un androïde, NAO transmet différentes émotions en changeant la couleur de ses yeux, le mouvement de ses membres et le ton de sa voix.

    Le MIT mène l’étude sur des enfants autistes

    Les 35 enfants atteints d’autisme qui ont participé à cette étude, 17 du Japon et 18 de Serbie, avaient entre 3 et 13 ans. Ils ont réagi de diverses manières aux robots pendant leurs sessions de 35 minutes, de l’air ennuyé et endormi dans certains cas sautant dans la pièce avec excitation, battant des mains en riant ou en touchant le robot. La plupart des enfants de l’étude ont réagi au robot ne le considérant pas comme un simple jouet, mais avec le respect que l’on doit à une personne réelle.

    Une fillette de 4 ans s’est cachée derrière sa mère tout en participant à la séance mais est devenue beaucoup plus ouverte au robot et a fini par rire à la fin de la thérapie. Un autre a donné un câlin et a dit: « Robot, je t’aime! »

    «Les thérapeutes disent que l’engagement de l’enfant pendant quelques secondes peut représenter un grand défi pour eux, et les robots attirent l’attention de l’enfant», explique Oggi Rudovic, premier auteur de l’étude. « De plus, les humains manifestent leurs expressions de différentes façons, mais les robots le font toujours de la même manière, ce qui est moins frustrant pour l’enfant car il apprend de manière très structurée. »

    Les robots décodent les émotions

    Les résultats publiés le 27 juin dans Science Robotics montrent que la perception des robots a été conforme aux évaluations des experts humains, avec un score de corrélation de 60%. Les auteurs de l’étude estiment que les robots formés sur les observations humaines, comme dans cette étude, pourraient un jour fournir des estimations plus cohérentes que celles des humains.

    L’équipe de recherche du MIT a réalisé que le deep learning pourrait donc être utile pour que le robot puisse percevoir le comportement des enfants. D’autant que l’apprentissage profond a déjà été utilisé dans les programmes automatiques de reconnaissance de la parole et des objets. Il devrait donc être particulièrement adapté à un décryptage plus complexe, tel que l’engagement d’un enfant dans l’interaction humaine au travers des multiples facettes du visage, du corps et de la voix. L’apprentissage en profondeur permet au robot d’extraire directement les informations les plus importantes de ces données sans que les humains aient besoin de créer manuellement ces fonctionnalités.

    Un apprentissage profond ultra-personnalisé

    Pour les robots thérapeutiques, les chercheurs du MIT ont poussé l’idée de l’apprentissage en profondeur un peu plus loin et ont construit un cadre personnalisé qui permet d’apprendre à partir des données recueillies sur chaque enfant individuellement. Les chercheurs ont filmé les expressions faciales de chaque enfant, les mouvements de la tête et du corps, les poses et les gestes, les enregistrements audio et les données sur la fréquence cardiaque, la température corporelle et la transpiration de la peau. Formée sur ces données personnalisées codées par les humains, les robots ont sensiblement amélioré l’estimation automatique du comportement de l’enfant, au-delà des espérances des chercheurs.

     » L’objectif à long terme n’est pas de créer des robots qui remplaceront les thérapeutes humains, a déclaré Oggi Rudovic, mais de les enrichir d’informations clés que les thérapeutes pourront utiliser pour personnaliser le contenu thérapeutique et aussi faire des interactions plus attrayantes et naturelles entre les robots et les enfants autistes. »

  • Les Centres Unicancer ont multiplié les initiatives innovantes en santé en 2017 (rapport d’activité)

    Unicancer a publié le 28 juin 2018 son rapport d’activité pour l’année 2017 qui répertorie entre autres les démarches innovantes engagées par les 18 Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) d’Unicancer au cours de l’année 2017, telles que le recours aux applications mobiles, à l’intelligence artificielle, à la réalité virtuelle, etc.

    Au cours de 2017 de nombreuses initiatives ont été conduites par les CLCC en matière d’innovations technologiques destinées à améliorer le suivi des patients et à accompagner l’exercice médical des professionnels de la santé. En voici une liste non exhaustive, consultable en détails dans le rapport d’activité du réseau hospitalier Unicancer.

    Unicancer rappelle que ses Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) sont « animés par la culture de la recherche et de l’innovation dans tous les domaines. Ils investissent dans les équipements technologiques les plus innovants, testent les nouvelles possibilités de la santé connectée et misent sur la recherche ».

    Centres de Lille, Marseille, Rennes, Toulouse

    Améliorer le suivi à domicile grâce aux applications smartphone

    En 2017, plusieurs Centres ont lancé des applications mobiles destinées à faciliter la vie des malades en rassemblant rendez-vous, dossier médical et contacts avec l’équipe soignante. Ces applications sécurisent le retour à domicile via des questionnaires de suivi et la saisie de constantes médicales, un système censé alerter l’équipe soignante en cas de problème et l’aider à contacter rapidement les patients prioritaires.

    Toulouse a lancé un projet pilote de suivi à distance via un portail Web, qu’il sera possible de généraliser à potentiellement tous ses patients suivis en chirurgie ambulatoire, en sénologie.

    Centres de Dijon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rouen

    Des équipements de pointe

    Les Centres de Marseille et de Montpellier ont acheté un accélérateur linéaire de particules avec IRM embarquée, pour une radiothérapie de précision y compris sur les tumeurs « mobiles » qui oscillent avec la respiration. A Nice, le scanner 4D permet de « filmer » les tumeurs, y compris celles qui bougent avec la respiration, pour cibler les contours à irradier.

    Pour la radiothérapie stéréotaxique, Nancy a investi dans un CyberKnife M6 de dernière génération et Rouen dans un TrueBeam Novalis STx Normand. Dijon s’est pour sa part équipé du premier TEP Scan numérique français.

    « L’apport d’Unicancer »

    Les marchés mutualisés d’Unicancer ont permis l’achat de plusieurs de ces machines.

    Institut du cancer de Montpellier

    Le supermarché virtuel, innovation au service de la prévention

    Epidaure, le département de prévention de l’Institut du cancer de Montpellier a conçu un supermarché virtuel « ludique et interactif » destiné à faire réfléchir les jeunes sur l’influence de la publicité, des techniques de vente, et leurs proches sur les choix alimentaires essentiels pour la santé et la prévention du cancer.

    Centre Henri Becquerel, Rouen

    Intelligence artificielle en imagerie médicale

    Le logiciel Body Comp AI aide à diagnostiquer la sarcopénie (perte musculaire). L’intelligence artificielle facilite l’analyse des scanners qui nécessite normalement une expertise pointue de radiologie.

    Centres de Caen, Lille, Lyon, Paris-Saint-Cloud, Rennes, Villejuif

    La recherche des Centres rayonne à l’American Society of Clinical Oncology

    Plusieurs Centres ont présenté leurs recherches au congrès de l’ASCO 2017 (American Society of Clinical Oncology), rendez-vous de la communauté internationale des cancérologues. Les résultats de l’essai Latitude sur le cancer de la prostate (Gustave Roussy) étaient présentés en conférence plénière, tout comme l’étude Profiler (Centre Léon Bérard) qui propose des traitements ciblés existant en fonction d’anomalies moléculaires détectées. Les centres de Caen, Lille, Paris-Saint-Cloud et Rennes y ont également présenté leurs travaux.

    Centres de Lyon et Saint-Cloud

    Réalité virtuelle avant les traitements

    Les traitements en oncologie peuvent être sources d’anxiété. Pour la réduire, le Centre Léon Bérard propose aux patients un casque simulant une plongée sous-marine pour une séance relaxante avant la chirurgie. A Curie, la réalité virtuelle sert avant la pose de chambre implantable, petit boîtier inséré sous la peau facilitant l’administration de la chimiothérapie.

    Centre Antoine Lacassagne, Nice

    Une fédération de recherche en radiothérapie

    Une fédération de recherche sur les interactions des radiations ionisantes de l’Université Côte d’Azur (UCA) associant le Centre Antoine Lacassagne a vu le jour en 2017. La Fédération Claude Lalanne rassemble une dizaine de structures et équipes de recherche autour de la recherche en radiothérapie.

    Le rapport d’activité 2017 est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Le système de santé se dégrade d’après 65 % des Français (sondage BVA)

    D’après le sondage réalisé par BVA et les Contrepoints de la santé en juin 2018 (et publié le 28 juin 2018), la majorité des Français estime que le système de santé se dégrade. En effet :
    – 61% des personnes interrogées ont répondu « non » à la question « Pensez-vous que la politique du gouvernement va dans le bon sens en matière de santé ? » ;
    – 65% des sondés ont exprimé un sentiment « particulièrement marqué » de dégradation du système de santé.

    Par ailleurs, parmi 6 outils éventuels de transformation du système de santé, la santé en ligne et la télémédecine n’ont été citées comme « intéressantes en premier lieu » que par 6% des interrogés.

    Ces résultats doivent cependant être mis en relation avec de précédents sondages : l’opinion à ce sujet fluctue.

    Politique du gouvernement en santé : une opinion en constante évolution

    Seules 39% des personnes interrogées ont affirmé croire que la politique du gouvernement en matière de santé allait actuellement dans le bon sens.

    Ce chiffre est cependant moins important qu’au cours des précédents mois :

    • en mai 2018, 31% des sondés affirmaient être en accord avec la politique du gouvernement dans ce domaine ;
    • en avril 2018, ils étaient 37% ;
    • en mars 2018, 29%.

    Malgré un mouvement de fluctuation de l’opinion à ce sujet, le chiffre recueilli en juin 2018 tendrait à s’approcher de celui de décembre 2017 (43% des sondés avaient alors une opinion positive de la politique du gouvernement en matière de santé).

    Un sentiment de dégradation du système de soins à nuancer

    Si 65% des personnes interrogées ont exprimé un sentiment de dégradation du système de soins durant les 3 années précédentes, 73% d’entre eux ont pourtant affirmé qu’ils se trouvaient (eux et leurs proches) bien pris en charge par le système de santé.

    La santé en ligne n’est pas perçue comme une priorité

    A la question « Le système de santé est en pleine évolution. Parmi les 6 propositions suivantes, quelle est celle qui vous semble la plus intéressante, en 1er lieu ? »,

    • 50% des sondés ont cité le développement des soins de proximité ;
    • 28% le reste à charge zéro ;
    • 15% les mesures visant à éviter les gaspillages, la redondance d’examens, d’analyses, de consultations, etc.

    La réduction du nombre d’hôpitaux privés et publics par l’effet du regroupement de ces structures, la téléconsultation et le développement de la santé en ligne ont été choisis respectivement par 1%, 2% et 4% des personnes interrogées.

    Ces derniers chiffres (concernant la téléconsultation et le développement de la santé en ligne) peuvent être mis en relation avec les « vecteurs d’amélioration du système de santé » perçus en tant que tel et en premier lieu par les personnes interrogées en février 2018. En effet, à cette date :

    • 7% des sondés avaient cité en premier lieu la télémédecine parmi 8 vecteurs éventuels d’amélioration du système de santé proposés ;
    • 7% le dossier patient numérique ;
    • 8% les innovations numériques pour faciliter les rendez-vous médicaux, la coordination des soins et le suivi des patients.
  • Diffuser des innovations en en permettant un accès précoce aux patients, une priorté pour le Snitem

    Les leviers d’action au service de la transformation du système de santé prioritaires pour les membres du Snitem et le renouvellement du Conseil d’administration du syndicat sont les deux principaux thèmes traités à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle du syndicat, tenue le 26 juin 2018.

    Le président du Snitem, Stéphane Regnault, a rappelé les priorités contribuant à l’efficience du système de santé en pleine transformation, parmi lesquelles apparaissent les notions de visibilité et de prévisibilité pour les industriels, une meilleure coordination et collaboration entre acteurs de l’écosystème ainsi que des actions en faveur d’un accès précoce à l’innovation pour les patients.

    Le Conseil d’Administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec six nouveaux administrateurs élus pour un mandat de deux ans. Quatre membres sortants ont été réélus.

    Les priorités du président du Snitem pour un système de santé efficient

    Stéphane Regnault a partagé sa vision des prérequis sous-jacents à l’efficience du système :

    • la nécessité pour l’ensemble des acteurs, et en particulier les entreprises à disposer de visibilité et de prévisibilité ;
    • la capacité à organiser un dialogue structuré entre acteurs publics et privés permettant à chacun d’apporter l’expertise nécessaire à cette transformation ;
    • un accueil et une diffusion des innovations permettant leur accès précoce aux patients ;
    • un renforcement de la simplification administrative.

    Conseil d’administration, six nouveaux administrateurs

    Lucile Blaise, Vice-Présidente Europe de l’Ouest RESMED, Gilles Chantrel, Co-Gérant DTF MEDICAL, Christophe Lala, PDG de GE Healthcare France & Benelux et Hassan Safer-Tebbi, Président SIEMENS Healthineers France ont été les administrateurs réélus.

    Les nouveaux administrateurs élus à l’Assemblée Générale sont :

    • Stéphane Cotte, Président Directeur Général CONVATEC France & Benelux ;
    • Christophe Duhayer, Président JOHNSON & JOHNSON MEDICAL ;
    • Cyrille Fleury, Directeur de filiale WRIGHT France ;
    • Anja Kleber, Vice-Présidente Marketing, accès au marché & ventes THERACLION ;
    • Bruno Regnault, Directeur Général ABBOTT MEDICAL France ;
    • François Vorms, Directeur Général CANON MEDICAL SYSTEMS France.

  • Cimsa

    Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afriquenull