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  • « Il existe un impératif moral à digitaliser notre système de santé » (Colloque Ethik IA – Sénat) 2/2

    L’initiative Ethik-IA organisait au Sénat, le lundi 2 juillet 2018, un séminaire intitulé « Pour une régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé : le temps est compté ! »

    Cet article constitue la suite de la synthèse des interventions de la première table-ronde intitulée « IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ? », que vous propose Health & Tech Intelligence.

    Chaque orateur disposait de cinq minutes pour exposer sa vision des enjeux juridiques, éthiques et économiques de l’IA en santé.

    Table-ronde 1 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée par Maître Delphine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA)

    « Il existe un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », Thomas LONDON, Directeur Santé chez Mc Kinsey

    Thomas London considère qu’il existe « un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », à plusieurs titres :

    • notre système n’est pas soutenable à moyen terme, sa digitalisation permettrait de dégager des économies importantes ;
    • l’accès aux soins s’améliore en France mais n’est pas encore intégralement assuré (pour des raisons géographiques, sociologiques ou économiques). Les outils digitaux facilitent l’accès à l’information des patients ;
    • il existe une « tension palpable » sur les ressources humaines médicales et médico-sociales ;
    • la digitalisation du système de santé permettrait de répondre à une préoccupation croissante des décideurs politiques et professionnels de santé, à savoir la qualité des actes médicaux dispensés : il existe une variabilité importante dans les prises en charge, selon les établissements et les professionnels, rappelle l’intervenant. Cette variabilité se traduit par des taux de mortalité évitable parfois élevés. Thomas London préconise à ce titre d’automatiser certains processus pour en réduire la variabilité.

    Une étude réalisée par le cabinet McKinsey en 2013 (« Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France) a montré que le potentiel de création de valeur des technologies du numérique d’ici 2023 est chiffré à 1 000 milliards d’euros (tous secteurs confondus).

    Le Global Institute de la société McKinsey a réalisé une étude sur les conséquences des nouvelles technologies sur les ressources humaines, publiée en mai 2018 (intitulée « Skill shift : automation and the future of the workforce » et consultable ici). Ses conclusions se veulent « rassurantes ». L’étude rapporte un « effet net neutre ou positif » des technologies numériques, lesquelles n’induisent pas un chômage de masse mais renforcent l’efficacité, la qualité et la soutenabilité du système de santé.

    « Les stratégies européennes de soutien à l’innovation ne sont pas viables » David FAJOLLES, Professeur Affaires publiques Sciences Po Paris

    Les stratégies de soutien à l’innovation au sein de l’Union européenne sont-elles viables ? Professeur d’affaires publiques à l’IEP de Paris, David Fajolles juge que la politique de soutien à l’innovation en Europe est lacunaire, sinon « risquée ».

    Il rappelle que les États-membres se sont alignés sur la politique insufflée par la Commission européenne, qui propose une stratégie de communication proactive des données. L’Europe manque de capital risque disponible pour l’IA. Le European Tech Report (2017) a montré que le dispositif d’accompagnement des start-up est optimal en phase initiale (early stage), mais moins efficace lors du passage à échelle. Ce cocktail « risqué » peut, à termes, placer l’Europe à la remorque d’États plus innovants, comme la Chine ou les États-Unis et en faire « l’idiot éthique du village » mondial.

    Combler le retard français en matière d’IA, Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR, Délégué général FHP

    Si la France « sait innover », d’après Michel Ballereau, elle accuse un certain retard en matière d’IA et doit « revenir dans le concert international » sous peine de s’en voir rapidement exclure.

    « L’IA peut améliorer le recours aux soins » en matière d’insuffisance rénale chronique, Magali LEO, Renaloo

    Membre de l’association de patients Renaloo, Magali Leo rappelle que les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique subissent aujourd’hui des prises en charge relativement lourdes (à raison de 3 séances hebdomadaire de dialyse d’une durée chacune de 4h) et coûteuses pour les patients et l’Assurance maladie. Les modes de rémunération actuels sont peu propices à la rénovation des formes de prise en charge car ils favorisent les traitements non autonomes.

    Le recours en l’IA en matière d’insuffisance rénale chronique s’avère à ce titre pertinent. Il permettrait aux patients de réaliser leur dialyse à domicile, d’écourter les durées de traitement et d’en alléger le coût total. Par ailleurs, Magalie Leo regrette que les données compilées dans le registre « Rein » ne soient accessibles qu’au niveau régional, rendant à l’heure actuelle difficile la mise en place de dispositifs de prise en charge autonome au niveau national.

    « La mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions en septembre 2018 » – Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS

    Depuis 2016, les acteurs de santé peuvent avoir accès au Système National des Données de Santé (SNDS), ce qui permet de chaîner :

    • les données de l’Assurance Maladie (base SNIIRAM) ;
    • les données des hôpitaux (base PMSI) ;
    • les causes médicales de décès (base du CépiDC de l’Inserm) ;
    • les données relatives au handicap (en provenance des MDPH – données de la CNSA) ;
    • un échantillon de données en provenance des organismes d’Assurance Maladie complémentaire.

    Directrice générale de l’INDS, Yvanie Caille salue la création récente du Health Data Hub dédié à l’intelligence artificielle en santé. Elle rappelle également le rôle essentiel des CHU, qui disposent d’entrepôts de données importants (notamment à l’AP-HP) et l’existence de cohortes et registres nationaux.

    Elle souhaiterait « faciliter les synergies » entre les bases de données de santé. A ce titre, la mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions dans le courant du mois de septembre 2018.

    « Les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies » Jérôme CHEVILLOTE, Directeur General Electrics France

    Directeur de General Electrics France, Jérôme Chevillote rappelle que les industriels doivent assumer une double responsabilité : « catalyser les innovations et les rendre accessibles au monde ». Cette mission nécessite :

    • de pouvoir agir selon un principe d’efficience ;
    • d’évoluer vers « des pratiques quantitatives » ;
    • d’associer les patients aux processus de conception des outils en les faisant participer à des évaluations proactives pour réduire les risques.

    Dès lors, pour le Directeur de General Electrics France, les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies (de santé).


    Les deux tables-rondes suivantes portait sur les thématiques suivantes :

    • « IA, robotisation et accompagnement à la transformation des métiers du champ sanitaire et médico-social : comment mettre en œuvre une RSE digitale en santé? »
    • « IA, robotisation et innovation en santé : comment prendre le tournant de la médecine algorithmique et valoriser l’expertise française dans un contexte mondialisé » ?

    Les actes du colloque seront publiés à l’automne 2018.

  • 44,1 millions d’euros, c’est la somme levée par les start-ups françaises de la e-santé en juin 2018

    En juin 2018, 5 start-ups françaises de la e-santé ont procédé à des levées de fonds pour atteindre une somme totale de 44,1 de millions d’euros.

    C’est Dreem, ancienne Rythm, qui est en haut du podium avec 35 millions d’euros levés.

    Aux start-ups françaises s’ajoute la start-up suédois Kry qui a levé 53 millions d’euros afin de se lancer sur le marché français.

    Ce sont donc 97,1 millions d’euros qui ont été injectés dans le secteur de la e-santé en France.

  • Data : bilan des levées de fonds de juin 2018

    En juin 2018, 5 start-ups françaises de la e-santé ont procédé à des levées de fonds pour atteindre une somme totale de 44,1 de millions d’euros.

    C’est Dreem, ancienne Rythm, qui est en haut du podium avec 35 millions d’euros levés.

    Aux start-ups françaises s’ajoute la start-up suédoise Kry qui a levé 53 millions d’euros afin de se lancer sur le marché français.

    Ce sont donc 97,1 millions d’euros qui ont été injectés dans le secteur de la e-santé en France.

    Le détail des opérations se trouve dans la rubrique Data du site Health & Tech Intelligence directement accessible via ce lien.

  • Point de vue : l’analyse prédictive du big data pourrait conduire à des décisions erronées (Jama)

    Le big data suscite beaucoup d’espoir en matière de prédiction de risque sanitaire. Des chercheurs américains et néerlandais attirent cependant l’attention sur ces capacités prédictives qui sont sans doute sur-estimées. La qualité des données et les intérêts commerciaux peuvent nuire à la capacité de prédiction du big data et pousser les médecins à prendre de mauvaises décisions. Les chercheurs ont publié leur point de vue* le 3 juillet dans la Jama.

    Big data : 4 obstacles à la prédiction du risque

    Les données de santé sont innombrables. L’utilisation massive des dossiers électroniques dans les hôpitaux mais aussi les techniques de traitement automatique du langage naturel pour décrypter les comptes-rendus de consultation ont conduit à une croissance exponentielle des données ces dix dernières années. Par ailleurs, de nouvelles approches d’apprentissage automatique par ordinateur promettent une prédiction de plus en plus précise.

    Données massives et amélioration des puissances de calcul « suggèrent que dans un avenir proche la médecine se transformera en une science de l’information », écrivent trois chercheurs dans le Jama du 3 juillet 2018. Nilay D. Shah, de la Mayo Clinic (USA), Ewout W. Steyerberg de l’Université de Leyde (Pays-Bas) et David M. Kent de l’Institute for Clinical Research and Health Policy Studies de Boston (USA) tiennent à attirer l’attention sur les risques des prises de décision médicale reposant sur le big data.

    Certes, plusieurs études ont déjà démontré que des systèmes statistiques surpassent l’être humain en matière de précision pronostique. Pourtant, soulignent les auteurs de ce point de vue, ces outils sont encore rarement utilisés dans la pratique clinique. Et, selon eux, « il semble peu probable que des améliorations progressives de la performance discriminative de l’apprentissage automatique entraînera un changement majeur dans les soins cliniques. » Pour soutenir leur affirmation, ces chercheurs mettent en avant 4 obstacles majeurs qui ne devraient pas être facilement surmontés à l’ère du big data.

    Des décisions indépendantes des statistiques

    L’objectif du big data n’est pas l’accumulation de données en soi mai l’amélioration de la prise de décision… et donc l’amélioration des soins. « Cependant, toutes les décisions ne sont pas sensibles aux prédictions issues de l’information pronostique », alertent les auteurs de la tribune. « Le simple fait de fournir la probabilité d’un résultat particulier, tel qu’un risque de réadmission ou un risque de mortalité à un an, est peu susceptible de modifier le comportement du médecin ou du patient dans la plupart des contextes », ajoutent-ils. En fait, les décisions médicales ne changent que lorsqu’un seuil de risque est franchi, que lorsque la balance bénéfice/risques d’un traitement bascule. Or, les concepteurs de modèles statistiques intègrent rarement ces éléments clés de la prise de décision. Ils s’attachent davantage à la précision statistique.

    Un manque d’étalonnage des données affaiblit la prédiction

    Les chercheurs pointent du doigt un deuxième obstacle : le manque d’étalonnage des données. Pour établir et valider un score de risque, deux étapes sont en effet essentielles, la discrimination et la calibration. La discrimination d’un score est sa capacité à séparer les sujets qui présentent ou non la maladie pour un score diagnostique, les sujets à risque d’événement pour un score de risque. Cette étape est bien maîtrisée. En revanche, la calibration, qui permet de chiffrer dans quelle mesure le risque prédit par le score correspond au risque réel, suscite « une préoccupation sérieuse », écrivent les chercheurs. C’est même « le talon d’Achille de la prédiction ». « Or, un mauvais étalonnage peut mener à des décisions nuisibles », préviennent-ils.

    Une pression commerciale

    Troisième obstacle qui pourrait bien limiter l’intérêt des mégadonnées dans la prise de décision médicale : les intérêts commerciaux. « Lorsque les décideurs dans les systèmes de prestation de soins de santé investissent dans des données, des outils et du personnel liés aux mégadonnées, il y a une pression énorme pour obtenir des résultats rapides », soulignent les trois auteurs de la prise de position. En outre, pour vendre leurs produits, les fournisseurs de technologies de l’information sont incités à surestimer leur valeur d’analyse prédictive. Et comme les algorithmes d’apprentissage automatique sont généralement plus opaques que les modèles statistiques classiques, toutes les conditions ne sont manifestement pas réunies pour que les médecins prennent une décision rigoureuse en fonction du risque.

    Des données hétérogènes

    Enfin, les chercheurs américains et néerlandais s’inquiètent de la qualité des données. Faire un pronostic sur des données inexactes et/ou manquantes s’avère hasardeux. « Comme les patients peuvent voir plusieurs cliniciens qui utilisent différentes plateformes ou qui pratiquent dans différents systèmes de distribution dans lesquels les données ne sont pas partagées, ces données sont souvent incomplètes, ce qui crée potentiellement un biais dans l’estimation des effets et finalement la prédiction », estiment ces derniers.

    Surveiller le big data comme les médicaments

    En conclusion, les chercheurs estiment que ces modèles basés sur le big data sont à l’heure actuelle insuffisamment validés et nécessitent une plus grande surveillance, afin d’éviter de mauvaises décisions. Ils ajoutent que « le public exige une telle surveillance pour les nouvelles technologies médicales telles que les produits pharmaceutiques et les appareils. Les médecins sont également assujettis aux exigences de permis et à la certification du conseil. » L’apprentissage automatique ne doit pas échapper à un tel encadrement.

    « Bien qu’un médecin mal préparé puisse faire des erreurs sur un patient, un algorithme défectueux pourrait, lui, affecter un plus grand nombre de patients. »

  • MoSQuIT

    Mobile based Surveillance quest using Information Technologynull

  • Silver Alliance : 18 entreprises, 500 000 clients et 1 milliard d’euros de CA prévisionnel

    Silver Alliance, groupement français d’entreprises de la filière industrielle de la silver économie, a pour objet de proposer une offre au service du bien-vieillir à domicile et a lancé sa marque le 29 juin 2018.

    Ce sont 18 acteurs du secteur qui ont choisi d’utiliser le co-branding pour impulser un entrepreneuriat collectif, collaboratif et créateur d’emplois locaux. Les 18 membres réunis représentent 500 000 clients et un chiffre d’affaires prévisionnel d’un milliard d’euros en 2018.

    Pour bénéficier du marketing conjoint et de la visibilité accrue, les membres doivent s’acquitter d’une somme forfaitaire de 20 000 euros et remplir un certain nombre de conditions.

    Benjamin Zimmer, directeur général de Silver Alliance, souhaite poursuivre le développement de l’alliance en l’étendant à l’échelle internationale.

    Silver Alliance : mutualiser pour accélérer son développement

    Sont réunis sous la bannière Silver Alliance les entreprises suivantes : Happytal, O2, Audika, Bluelinea, Culture & Compagnie, Doro, Famileo, Cityzen Mobility, Courseur, Virage viager, Nestor SVP, Papyhappy, Acomodo, Acorus, Senioradom, Les Opticiens Mobiles, Nutrisens, Les Senioriales.

    Ces entreprises proposent aux seniors et à leur famille des services dans six domaines : profiter de mon temps, bien vivre chez moi, augmenter mon pouvoir d’achat, me simplifier la vie administrative, rendre mon logement plus confortable, veiller sur ma santé.

    Conditions d’adhésion

    Les avantages proposés par l’alliance sont les suivants :

    • un site internet de référencement dédié (www.silveralliance.com) ;
    • un guide distribué aux seniors par les professionnels ;
    • un accès privilégié à un réseau de dirigeants et une communauté d’entrepreneurs ;
    • des pratiques commerciales qui font leur preuve sur le terrain.

    Les prérequis pour devenir membre du réseau :

    • signer une charte de valeurs ;
    • adhérer à la vision entrepreneuriale et sociétale de l’alliance ;
    • proposer un service complémentaire des autres services proposés par les membres de l’Alliance ;
    • s’inscrire dans une démarche de qualité ;
    • être un des trois leaders dans son secteur d’activité  ;
    • être une entreprise reconnue par ses clients ;
    • distribuer son service en France et/ou à l’international.
  • Trophées de l’hospitalisation privée : 3 cliniques récompensées pour leurs projets en e-santé

    La 10ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée s’est tenue le 19 juin au Medef (Paris) où 9 cliniques privées ont été nommées dans les catégories « santé connectée », « relations patients », « excellence médicale »  et « clinique socialement responsable », a annoncé dans un communiqué la Fédération de l’hospitalisation privée, organisatrice de l’événement.

    Parmi les 5 lauréats, les 3 cliniques suivantes ont été récompensées dans le secteur de la e-santé :
    • la clinique Lille Sud du groupe Ramsay Générale de santé à Lesquin (Nord) pour son projet de « patient géolocalisé » (relations patients) ;
    • la clinique du Val d’Ouest à Ecully (Métropole de Lyon) pour le projet « les P’tits doudous du Val d’Ouest, l’enfant héros de son parcours de soin grâce au serious game » (santé connectée);
    • la clinique Clinalliance à Villiers-sur-Orge (Essonne) pour le projet « rééducation de la marche et objets connectés » (coup de cœur du jury).

    E-santé : des cliniques de Lille, Lyon et d’Essonne parmi les vainqueurs

    Une centaine de candidatures avaient été déposées pour cette édition 2018, soit un peu moins qu’en 2017 (150 candidatures).

    Cette année, le jury avait nommé 9 cliniques, sous la conduite de Jean Leonetti, maire d’Antibes et actuel président de la Fondation des usagers du système de santé, qui a parrainé cette édition.

    Les deux autres cliniques faisant partie des lauréats 2018 sont :

    •  l’hôpital privé Jean Mermoz à Lyon (Ramsay Générale de santé), qui s’est démarqué par son projet « l’endomiscroscopie confocale laser pour le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques » (catégorie « excellence médicale »).
      « Le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques est difficile et peut conduire à une chirurgie ou une surveillance inappropriée, précise le communiqué (source : Techopital.com). (…) L’endomicroscopie confocale laser (ECL), nouvelle technologie permettant une visualisation microscopique in vivo et en temps réel des cellules pariétales du kyste lors d’une procédure de ponction sous écho-endoscopie, améliore la prise en charge de ces lésions. »
    • la clinique Clémentville à Montpellier (groupe OC santé), primée pour le projet « maternité de la clinique Clémentville, une éco-maternité » (catégorie « clinique socialement responsable »).
      Elle a développé « une maternité nature, éco-responsable qui prend soin des parturientes, avant, pendant et après la grossesse [afin de] préserver leur santé et celle des générations futures », est-il indiqué.
  • La territorialisation des EHPAD encadrée par un plan d’accompagnement à la transformation des EHPAD

    Au mois de juin 2018 et dans un contexte démographique de vieillissement de la population ligérienne, l’ARS Pays-de-la-Loire, en partenariat avec les conseils régional et départementaux ainsi que la CARSAT et plusieurs acteurs de la santé gériatrique (fédérations, représentants d’usagers, salariés), a conçu un plan régional d’accompagnement à la transformation des EHPAD : PACT EHPAD.

    La conception d’un tel plan répond notamment à la feuille de route de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn parue le 30 mai 2018, qui encourage à améliorer la qualité de vie des personnes âgées et à anticiper la perte d’autonomie liée au grand âge. Pour servir cette double visée, le plan représente pour 2018 un accompagnement financier de l’ARS de 22,5 millions d’euros.

    Il est en particulier articulé selon 4 axes qui consistent en :
    – un effort de refonte de la politique d’accompagnement des ressources humaines en EHPAD ;
    – la mise en place d’une veille régionale et d’un accompagnement des EHPAD en difficulté ;
    – un accompagnement de l’évolution des projets de soins prenant en compte l’évolution du public accueilli ;
    – un renforcement de la territorialisation des EHPAD : il s’agit d’ancrer l’EHPAD dans la cité, et pour ça, de définir de nouveaux modèles de prise en charge. Ce renforcement de la gouvernance des EHPAD sur les territoires implique notamment de réfléchir à la mise en place de nouveaux outils, à la définition d’une stratégie régionale d’expérimentation.

  • Pulsy, le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé Grand Est

    Pulsy est le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé (GRADeS) de la région Grand Est, apprend-on dans un communiqué du 28 juin 2018. Pulsy, pour « Proximité, Unité, Lien et Synergie » est le GIP impulsé par l’Agence Régionale de Santé Grand Est qui va œuvrer pour l’amélioration des services de soin en agissant sur les SI, l’organisation et la coordination des différents acteurs, les services de télémédecine et de téléradiologie, l’orientation des patients, la diffusion de comptes rendus d’imagerie et de biologie, les e-parcours, etc.

    Il est né du rapprochement des GCS Alsace e-santé, e-santé Champagne-Ardenne et Télésanté Lorraine. Les missions portées par Pulsy consisteront à conduire, développer, accompagner et promouvoir les usages de services de e-santé en conformité avec la stratégie régionale portée par l’ARS Grand Est et en cohérence avec le socle commun de services numériques en santé défini nationalement.

    Le GIP comprend d’ores et déjà environ 70 établissements-membres fondateurs organisés en quatre pôles : institutionnel, sanitaire, libéral et médico-social.

    Didier Mathia est le directeur préfigurateur du GRADeS Grand Est.

  • Lancement d’HÔPITAUX86, portail français de partage de données entre GHT et médecine de ville

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ont lancé le jeudi 21 juin 2018 le projet HÔPITAUX86, premier portail français d’échange de référentiels et de données médicales entre le groupement hospitalier et les professionnels de santé exerçant en ville. 

    L’objectif de cette plateforme, en créant un lien entre établissements, médecins de ville et patients, est de favoriser la maîtrise du parcours de soins : les initiateurs de ce dispositif sont animés par l’idée que le parcours de soins ne peut être fluide si tous les acteurs ne peuvent disposer d’un accès facile aux données médicales.

    Le développement de ce portail a impliqué entre octobre 2017 et mai 2018 :
    • l’assurance maladie ;
    • le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) ;
    • des représentants de la médecine de ville ;
    • le CHU de Poitiers ;
    • le groupe hospitalier Nord-Vienne.

    Les 4 objectifs de ce projet sont de protéger l’identité du patient dans le GHT, d’échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ainsi que d’ouvrir l’hôpital à la ville et aux patients.

    D’après le communiqué émis par le CHU de Poitiers le 21 juin 2018, plusieurs hôpitaux ainsi que la région des Hauts-de-France compteraient suivre la mise en œuvre de ce portail afin d’adopter eux aussi prochainement cette solution.

    Fonctionnement du portail

    Pour les professionnels de la ville comme pour les patients, aucune installation particulière n’est nécessaire pour accéder au portail : l’accès, sécurisé (Le patient qui se connecte est-il bien la personne qu’il prétend être ? Le médecin a-t-il bien été autorisé par son patient à accéder aux informations le concernant ?), se fait par internet.

    Les données gérées par la plateforme

    Le portail représente en termes quantitatifs :

    • 420 500 patients inscrits dans la base de données ;
    • 31 380 médecins référencés ;
    • 3 500 documents déposés chaque jour ;
    • 290 000 documents visualisables.

    4 objectifs du développement de la plateforme 

    Protéger l’identité du patient dans le groupement hospitalier de territoire

    La plateforme garantit la sécurité des accès par un système de vérification de l’identité des utilisateurs qui passe par :

    • la « fédération des identités du territoire » : rapprochement, identitovigilance de territoire ;
    • une « centralisation des annuaires référentiels » référençant des structures et professionnels intra et extrahospitaliers ;
    • l’ »organisation de l’unicité de l’authentification et l’administration de l’annuaire de sécurité » concernant les comptes et profils des utilisateurs ainsi que les domaines et applications autorisés.

    Concernant cette partie relative à l’identité des utilisateurs, l’ARS Nouvelle Aquitaine a désigné le GHT Nord-Vienne comme site pilote en vue d’un élargissement du dispositif à l’ensemble de la région.

    Échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne

    Il s’agit de créer, au service d’un projet médical de territoire, un espace inter-hospitalier dédié aux professionnels du CHU de Poitiers et du Groupe hospitalier Nord-Vienne qui soit à même de favoriser le partage des informations médicales issues des dossiers patients de chaque structure.

    Ouvrir l’hôpital à la ville

    Cet espace interhospitalier et interprofessionnel est également ouvert aux professionnel libéraux au moyen de fonctionnalités conçues pour renforcer la collaboration entre les professionnels de la santé de la ville et de l’hôpital.

    L’objectif est de proposer aux médecins libéraux, depuis leur cabinet, un accès direct au dossier de leurs patients (comprenant des compte-rendus de consultations et opératoires, des clichées et compte-rendus d’imagerie, des résultats de laboratoires, la lettre de sortie, etc.), à condition que ceux-ci aient donné leur accord à une telle ouverture de leur dossier médical.

    D’abord accessible aux médecins libéraux, les concepteurs de la plateforme prévoient de la proposer prochainement aux pharmaciens et aux infirmiers libéraux.

    Ouvrir l’hôpital aux patients

    Il est prévu qu’en septembre 2018, le portail soit ouvert aux patients afin de leur permettre :

    • d’accéder à leurs données médicales ;
    • de contacter facilement les établissements de santé.