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Etude : des robots dotés d’IA personnalisent la prise en charge de l’autisme
Le machine learning pourrait faire son apparition dans le traitement de l’autisme. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Media Lab ont équipé des robots d’un système d’apprentissage profond leur permettant d’interpréter le comportement de l’enfant lors des interactions. Ainsi, les robots captent l’attention de l’enfant et facilite les échanges, qui sont particulièrement complexes pour les autistes. Une étude* publiée le 27 juin dans Science Robotics a mis en évidence la bonne capacité de perception émotionnelle des robots.
Le deep learning rend les robots plus intelligents
Les enfants atteints de troubles du spectre autistique ont souvent du mal à reconnaître les états émotionnels des personnes qui les entourent. Ils ont par exemple du mal à distinguer un visage heureux d’un visage craintif. Pour remédier à cela, certains thérapeutes utilisent un robot adapté aux enfants pour montrer ces émotions et pour inciter les enfants à les imiter et à y répondre de manière appropriée. Le robot Nao, déjà utilisée dans des hôpitaux français, s’est avéré un outil intéressant pour travailler les compétences relationnelles et communicationnelles des jeunes autistes. Cependant, ce type de thérapie fonctionne encore mieux si le robot peut interpréter en finesse le comportement de l’enfant – savoir s’il est intéressé, excité ou attentif – pendant la thérapie.
Des chercheurs du MIT Media Lab ont donc développé un type d’apprentissage automatique personnalisé qui aide les robots à estimer l’intérêt de chaque enfant au cours de ces interactions, en utilisant des données qui sont uniques à cet enfant. Les chercheurs ont utilisé des robots humanoïdes SoftBank Robotics NAO dans cette étude. Ressemblant à un super-héros blindé ou à un androïde, NAO transmet différentes émotions en changeant la couleur de ses yeux, le mouvement de ses membres et le ton de sa voix.
Le MIT mène l’étude sur des enfants autistes
Les 35 enfants atteints d’autisme qui ont participé à cette étude, 17 du Japon et 18 de Serbie, avaient entre 3 et 13 ans. Ils ont réagi de diverses manières aux robots pendant leurs sessions de 35 minutes, de l’air ennuyé et endormi dans certains cas sautant dans la pièce avec excitation, battant des mains en riant ou en touchant le robot. La plupart des enfants de l’étude ont réagi au robot ne le considérant pas comme un simple jouet, mais avec le respect que l’on doit à une personne réelle.
Une fillette de 4 ans s’est cachée derrière sa mère tout en participant à la séance mais est devenue beaucoup plus ouverte au robot et a fini par rire à la fin de la thérapie. Un autre a donné un câlin et a dit: « Robot, je t’aime! »
«Les thérapeutes disent que l’engagement de l’enfant pendant quelques secondes peut représenter un grand défi pour eux, et les robots attirent l’attention de l’enfant», explique Oggi Rudovic, premier auteur de l’étude. « De plus, les humains manifestent leurs expressions de différentes façons, mais les robots le font toujours de la même manière, ce qui est moins frustrant pour l’enfant car il apprend de manière très structurée. »
Les robots décodent les émotions
Les résultats publiés le 27 juin dans Science Robotics montrent que la perception des robots a été conforme aux évaluations des experts humains, avec un score de corrélation de 60%. Les auteurs de l’étude estiment que les robots formés sur les observations humaines, comme dans cette étude, pourraient un jour fournir des estimations plus cohérentes que celles des humains.
L’équipe de recherche du MIT a réalisé que le deep learning pourrait donc être utile pour que le robot puisse percevoir le comportement des enfants. D’autant que l’apprentissage profond a déjà été utilisé dans les programmes automatiques de reconnaissance de la parole et des objets. Il devrait donc être particulièrement adapté à un décryptage plus complexe, tel que l’engagement d’un enfant dans l’interaction humaine au travers des multiples facettes du visage, du corps et de la voix. L’apprentissage en profondeur permet au robot d’extraire directement les informations les plus importantes de ces données sans que les humains aient besoin de créer manuellement ces fonctionnalités.
Un apprentissage profond ultra-personnalisé
Pour les robots thérapeutiques, les chercheurs du MIT ont poussé l’idée de l’apprentissage en profondeur un peu plus loin et ont construit un cadre personnalisé qui permet d’apprendre à partir des données recueillies sur chaque enfant individuellement. Les chercheurs ont filmé les expressions faciales de chaque enfant, les mouvements de la tête et du corps, les poses et les gestes, les enregistrements audio et les données sur la fréquence cardiaque, la température corporelle et la transpiration de la peau. Formée sur ces données personnalisées codées par les humains, les robots ont sensiblement amélioré l’estimation automatique du comportement de l’enfant, au-delà des espérances des chercheurs.
» L’objectif à long terme n’est pas de créer des robots qui remplaceront les thérapeutes humains, a déclaré Oggi Rudovic, mais de les enrichir d’informations clés que les thérapeutes pourront utiliser pour personnaliser le contenu thérapeutique et aussi faire des interactions plus attrayantes et naturelles entre les robots et les enfants autistes. »
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Les Centres Unicancer ont multiplié les initiatives innovantes en santé en 2017 (rapport d’activité)
Unicancer a publié le 28 juin 2018 son rapport d’activité pour l’année 2017 qui répertorie entre autres les démarches innovantes engagées par les 18 Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) d’Unicancer au cours de l’année 2017, telles que le recours aux applications mobiles, à l’intelligence artificielle, à la réalité virtuelle, etc.
Au cours de 2017 de nombreuses initiatives ont été conduites par les CLCC en matière d’innovations technologiques destinées à améliorer le suivi des patients et à accompagner l’exercice médical des professionnels de la santé. En voici une liste non exhaustive, consultable en détails dans le rapport d’activité du réseau hospitalier Unicancer.
Unicancer rappelle que ses Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) sont « animés par la culture de la recherche et de l’innovation dans tous les domaines. Ils investissent dans les équipements technologiques les plus innovants, testent les nouvelles possibilités de la santé connectée et misent sur la recherche ».
Centres de Lille, Marseille, Rennes, Toulouse
Améliorer le suivi à domicile grâce aux applications smartphone
En 2017, plusieurs Centres ont lancé des applications mobiles destinées à faciliter la vie des malades en rassemblant rendez-vous, dossier médical et contacts avec l’équipe soignante. Ces applications sécurisent le retour à domicile via des questionnaires de suivi et la saisie de constantes médicales, un système censé alerter l’équipe soignante en cas de problème et l’aider à contacter rapidement les patients prioritaires.
Toulouse a lancé un projet pilote de suivi à distance via un portail Web, qu’il sera possible de généraliser à potentiellement tous ses patients suivis en chirurgie ambulatoire, en sénologie.
Centres de Dijon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rouen
Des équipements de pointe
Les Centres de Marseille et de Montpellier ont acheté un accélérateur linéaire de particules avec IRM embarquée, pour une radiothérapie de précision y compris sur les tumeurs « mobiles » qui oscillent avec la respiration. A Nice, le scanner 4D permet de « filmer » les tumeurs, y compris celles qui bougent avec la respiration, pour cibler les contours à irradier.
Pour la radiothérapie stéréotaxique, Nancy a investi dans un CyberKnife M6 de dernière génération et Rouen dans un TrueBeam Novalis STx Normand. Dijon s’est pour sa part équipé du premier TEP Scan numérique français.
« L’apport d’Unicancer »
Les marchés mutualisés d’Unicancer ont permis l’achat de plusieurs de ces machines.
Institut du cancer de Montpellier
Le supermarché virtuel, innovation au service de la prévention
Epidaure, le département de prévention de l’Institut du cancer de Montpellier a conçu un supermarché virtuel « ludique et interactif » destiné à faire réfléchir les jeunes sur l’influence de la publicité, des techniques de vente, et leurs proches sur les choix alimentaires essentiels pour la santé et la prévention du cancer.
Centre Henri Becquerel, Rouen
Intelligence artificielle en imagerie médicale
Le logiciel Body Comp AI aide à diagnostiquer la sarcopénie (perte musculaire). L’intelligence artificielle facilite l’analyse des scanners qui nécessite normalement une expertise pointue de radiologie.
Centres de Caen, Lille, Lyon, Paris-Saint-Cloud, Rennes, Villejuif
La recherche des Centres rayonne à l’American Society of Clinical Oncology
Plusieurs Centres ont présenté leurs recherches au congrès de l’ASCO 2017 (American Society of Clinical Oncology), rendez-vous de la communauté internationale des cancérologues. Les résultats de l’essai Latitude sur le cancer de la prostate (Gustave Roussy) étaient présentés en conférence plénière, tout comme l’étude Profiler (Centre Léon Bérard) qui propose des traitements ciblés existant en fonction d’anomalies moléculaires détectées. Les centres de Caen, Lille, Paris-Saint-Cloud et Rennes y ont également présenté leurs travaux.
Centres de Lyon et Saint-Cloud
Réalité virtuelle avant les traitements
Les traitements en oncologie peuvent être sources d’anxiété. Pour la réduire, le Centre Léon Bérard propose aux patients un casque simulant une plongée sous-marine pour une séance relaxante avant la chirurgie. A Curie, la réalité virtuelle sert avant la pose de chambre implantable, petit boîtier inséré sous la peau facilitant l’administration de la chimiothérapie.
Centre Antoine Lacassagne, Nice
Une fédération de recherche en radiothérapie
Une fédération de recherche sur les interactions des radiations ionisantes de l’Université Côte d’Azur (UCA) associant le Centre Antoine Lacassagne a vu le jour en 2017. La Fédération Claude Lalanne rassemble une dizaine de structures et équipes de recherche autour de la recherche en radiothérapie.
Le rapport d’activité 2017 est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.
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Le système de santé se dégrade d’après 65 % des Français (sondage BVA)
D’après le sondage réalisé par BVA et les Contrepoints de la santé en juin 2018 (et publié le 28 juin 2018), la majorité des Français estime que le système de santé se dégrade. En effet :
– 61% des personnes interrogées ont répondu « non » à la question « Pensez-vous que la politique du gouvernement va dans le bon sens en matière de santé ? » ;
– 65% des sondés ont exprimé un sentiment « particulièrement marqué » de dégradation du système de santé.Par ailleurs, parmi 6 outils éventuels de transformation du système de santé, la santé en ligne et la télémédecine n’ont été citées comme « intéressantes en premier lieu » que par 6% des interrogés.
Ces résultats doivent cependant être mis en relation avec de précédents sondages : l’opinion à ce sujet fluctue.
Politique du gouvernement en santé : une opinion en constante évolution
Seules 39% des personnes interrogées ont affirmé croire que la politique du gouvernement en matière de santé allait actuellement dans le bon sens.
Ce chiffre est cependant moins important qu’au cours des précédents mois :
- en mai 2018, 31% des sondés affirmaient être en accord avec la politique du gouvernement dans ce domaine ;
- en avril 2018, ils étaient 37% ;
- en mars 2018, 29%.
Malgré un mouvement de fluctuation de l’opinion à ce sujet, le chiffre recueilli en juin 2018 tendrait à s’approcher de celui de décembre 2017 (43% des sondés avaient alors une opinion positive de la politique du gouvernement en matière de santé).
Un sentiment de dégradation du système de soins à nuancer
Si 65% des personnes interrogées ont exprimé un sentiment de dégradation du système de soins durant les 3 années précédentes, 73% d’entre eux ont pourtant affirmé qu’ils se trouvaient (eux et leurs proches) bien pris en charge par le système de santé.
La santé en ligne n’est pas perçue comme une priorité
A la question « Le système de santé est en pleine évolution. Parmi les 6 propositions suivantes, quelle est celle qui vous semble la plus intéressante, en 1er lieu ? »,
- 50% des sondés ont cité le développement des soins de proximité ;
- 28% le reste à charge zéro ;
- 15% les mesures visant à éviter les gaspillages, la redondance d’examens, d’analyses, de consultations, etc.
La réduction du nombre d’hôpitaux privés et publics par l’effet du regroupement de ces structures, la téléconsultation et le développement de la santé en ligne ont été choisis respectivement par 1%, 2% et 4% des personnes interrogées.
Ces derniers chiffres (concernant la téléconsultation et le développement de la santé en ligne) peuvent être mis en relation avec les « vecteurs d’amélioration du système de santé » perçus en tant que tel et en premier lieu par les personnes interrogées en février 2018. En effet, à cette date :
- 7% des sondés avaient cité en premier lieu la télémédecine parmi 8 vecteurs éventuels d’amélioration du système de santé proposés ;
- 7% le dossier patient numérique ;
- 8% les innovations numériques pour faciliter les rendez-vous médicaux, la coordination des soins et le suivi des patients.
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Diffuser des innovations en en permettant un accès précoce aux patients, une priorté pour le Snitem
Les leviers d’action au service de la transformation du système de santé prioritaires pour les membres du Snitem et le renouvellement du Conseil d’administration du syndicat sont les deux principaux thèmes traités à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle du syndicat, tenue le 26 juin 2018.
Le président du Snitem, Stéphane Regnault, a rappelé les priorités contribuant à l’efficience du système de santé en pleine transformation, parmi lesquelles apparaissent les notions de visibilité et de prévisibilité pour les industriels, une meilleure coordination et collaboration entre acteurs de l’écosystème ainsi que des actions en faveur d’un accès précoce à l’innovation pour les patients.
Le Conseil d’Administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec six nouveaux administrateurs élus pour un mandat de deux ans. Quatre membres sortants ont été réélus.
Les priorités du président du Snitem pour un système de santé efficient
Stéphane Regnault a partagé sa vision des prérequis sous-jacents à l’efficience du système :
- la nécessité pour l’ensemble des acteurs, et en particulier les entreprises à disposer de visibilité et de prévisibilité ;
- la capacité à organiser un dialogue structuré entre acteurs publics et privés permettant à chacun d’apporter l’expertise nécessaire à cette transformation ;
- un accueil et une diffusion des innovations permettant leur accès précoce aux patients ;
- un renforcement de la simplification administrative.
Conseil d’administration, six nouveaux administrateurs
Lucile Blaise, Vice-Présidente Europe de l’Ouest RESMED, Gilles Chantrel, Co-Gérant DTF MEDICAL, Christophe Lala, PDG de GE Healthcare France & Benelux et Hassan Safer-Tebbi, Président SIEMENS Healthineers France ont été les administrateurs réélus.
Les nouveaux administrateurs élus à l’Assemblée Générale sont :
- Stéphane Cotte, Président Directeur Général CONVATEC France & Benelux ;
- Christophe Duhayer, Président JOHNSON & JOHNSON MEDICAL ;
- Cyrille Fleury, Directeur de filiale WRIGHT France ;
- Anja Kleber, Vice-Présidente Marketing, accès au marché & ventes THERACLION ;
- Bruno Regnault, Directeur Général ABBOTT MEDICAL France ;
- François Vorms, Directeur Général CANON MEDICAL SYSTEMS France.
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Cimsa
Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afriquenull
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Faspes
fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et la santé numérique en Afriquenull
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De Big Data à Big Pharma aux 13e Rencontres Convergences Santé Hôpital, 18-21/09/18, à Rennes
Les 13èmes Rencontres Convergences Santé Hôpital se dérouleront du 18 au 21 Septembre 2018 à Rennes.
Le thème scientifique est la neurologie de la prise en charge de la douleur dans les maladies neurodégénératives, aux neurosciences du futur jusqu’à l’intelligence artificielle.
Extrait du programme
Mardi 18 Septembre
18h30: Conférence grand public – Maladies neuro-dégénératives, soigner et accompagner.
Intervenants : Pr Marc VERIN et Dr Anne SALMON
Mercredi 19 Septembre
15h-19h:
- Parcours 1: Conférence technologies du futur en Santé. Intervenants : Pr Marc VERIN, Dr Jean Yves ROBIN, Dr Hervé MAISONNEUVE.
- Parcours 2: Ateliers (Développement Professionnel Continu). Intervenants : Dr Foudil LAMARI, Dr Stéphane EPELBAUM, Dr Marie-Odile HABERT, Dr Claire BOLOT, Myriam QUERMONE, Dr Vincent CAHAGNE, Dr Astrid BACLE.
Jeudi 20 Septembre
9h20-10h: Conférence de prestige Big Data de l’algorithme à l’éthique. Intervenants : Thomas DAUTIEU, Directeur adjoint au CNIL
14h30-16h:
- Showtime pharmacie 3.0. Mon pharmacien, ce héros ! Utopie ou Dystopie ?
- Table ronde interactive, transformation numérique de l’hôpital.
Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.
16h30 – 18h : Swot numérique, de Big Data à Big Pharma, jusqu’où digitaliser l’exercice du pharmacien?
Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.
Vendredi 21 Septembre
9h-10h : La révolution de l’impression 3D en Santé
Intervenants : Pr Philippe ARNAUD, Dr Carole METZ
10h30 – 12h : Sessions parallèles : E-Santé et Radiopharmacie.
- E-Santé : Parcours et territoires. La politique et sa déclinaison – Dr Anne BRIAC BILI
- E-Santé : Les outils pour le pharmacien – DMP, PEM2D, Messageries sécurisées. Intervenante : Dr Marie-Hélène BERTOCCHIO
- Radiopharmacie : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les qualifications des équipements sans jamais avoir osé le demander. Modératrice : Dr Sandy BLONDEEL.
Inscriptions via ce lien
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#FASN2018 : Arpavie et SOS Seniors innovent en misant sur les outils numériques ou l’organisationnel
À l’occasion de l’étape dédiée au parcours de vie dans le cadre de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), qui a eu lieu le 26 juin 2018 à Paris, deux intervenants œuvrant dans le secteur de la dépendance des personnes âgées ont présenté leurs projets et les stratégies d’innovation.
Michel Chatot, président du Groupe Arpavie a exposé les expérimentations en cours et les réalisations dans le cadre de la mise en œuvre des technologies de pointe dans les Ehpad du groupe – robotique pour le lien social, IoT pour assurer la traçabilité au sein des établissements et l’installation de cabines de télémédecine sont les priorités.
Le groupe SOS Senior représenté par Maryse Duval, sa directrice générale, a développé un projet nommé Seniors Connect en vue de créer une porte d’entrée privilégiée pour les seniors à domicile et leur entourage vers une offre de services diversifiée et adaptée, fournie par les Ehpad et des partenaires locaux. Ce projet véhicule une vision de l’Ehpad en tant que plateforme de ressources pour les collectivités pour accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.
Arpavie intègre des outils numériques au sein de ses établissements pour une meilleure prise en charge
Michel Chatot a affirmé que le numérique va innerver de plus en plus les établissements ancrés dans les territoires au service de leur décloisonnement. L’Ehpad du futur va devoir rayonner sur le territoire en se dirigeant vers le domicile.
Faciliter le parcours de vie reviendra à s’orienter vers des plateformes gérontologiques qui proposeront des services nouveaux à destination des personnes âgées dépendantes et des aidants, d’une part, et des services au domicile et au sein d’établissements classiques d’accueil, d’autre part.
Le président d’Arpavie souligne que pour le développent de ces services, les acteurs du médico-social ont besoin de financements sous forme de crédits expérimentaux et de partenaires industriels pour le déploiement.
Stratégie d’innovation déclinée en quatre axes
Les quatre axes stratégiques d’innovation du groupe Arpavie sont les suivants : le lien social, la e-santé, la sécurité, le bien-être et la prévention. Ils sont portés par une Direction de l’innovation créée en octobre 2017.
Plusieurs expérimentations sont en cours dans différents établissements du groupe autour des thématiques suivantes.
Intelligence artificielle sous la forme d’un petit robot humanoïde pour favoriser le lien social
Nao, un petit robot humanoïde est utilisé actuellement dans l’Ehpad d’Issy-les-Moulineaux auprès de patients atteints d’Alzheimer. Il est utilisé dans le cadre d’ateliers mémoire et de gymnastique douce. Ne visant pas à remplacer le personnel soignant, il permet d’améliorer le rôle et l’activité que celui-ci peut avoir auprès des résidents, selon Michel Chatot.
Selon le président d’Arpavie, le robot a un rôle de médiateur avec le soignant avec un caractère ludique et rassurant.
Il a déclaré que cette expérimentation, qui doit faire l’objet d’une publication scientifique au début de 2019, a déjà permis des résultats tangibles en luttant contre l’apathie et l’isolement.
Partenariat tripartite pour répondre aux enjeux éthiques et techniques
Ce projet implique deux autres partenaires. Le groupe Altran est l’industriel qui a fourni le robot, alors que les équipes spécialisées en médecine cognitives de l’hôpital Broca de Paris offre son expertise médicale dans le cadre de la mise en œuvre auprès des résidents.
Télémédecine
Arpavie prévoit d’installer des cabines de télémédecine au sein de ses Ehpad en province ancrés dans des territoires-déserts médicaux, car l’apport des téléconsultations n’est plus à prouver pour certains actes et types de suivi : le domaine de la psychologie, pour effectuer des mesures de paramètres des résidents, etc.
Des expérimentations sont en cours à Loudan (Vienne) et à Villiers-le-Bel en partenariat des ARS.
Traçabilité assurée au sein de l’établissement grâce au tout connecté
Le numérique est aussi mis à contribution pour la traçabilité qu’un directeur d’Ehpad nécessite de mettre en place. Ainsi, dans certains établissements le linge connecté grâce à des puces a été testé. Le résultat ayant été positif en matière de réduction de pertes, le projet va être généralisé aux autres établissements du groupe.
Un revêtement de sol intelligent a également été testé ayant la capacité de détecter des chutes et suivre les mouvements des résidents. Il permet de lancer une alerte en absence de mouvement.
Outiller les patients, aidants et soignants
Michel Chatot soulignait l’importance de répondre aux exigences que pouvaient avoir les usagers des établissements du groupe et leurs familles. Ainsi, les gestionnaires ont une forte responsabilité pour faciliter leur accueil et à cet effet des outils numériques doivent être déployées, notamment sous forme de tablettes. Le groupe est à le recherche d’un partenaire industriel fournisseur de tablettes.
Le personnel soignant dispose déjà de tablettes numériques pour la gestion et l’alimentation des dossiers médicaux et pour assurer un suivi.
Seniors Connect : agir comme une plateforme gérontologique offrant des services intégrés
Maryse Duval, directrice générale du groupe SOS Seniors a présenté le projet Seniors Connect développé par le groupe.
Le groupe SOS Seniors, c’est 85 établissements et services ; à la fois des Ehpad, des services à domicile, des résidences autonomie et des associations qui font de la colocation intergénérationnelle, un dispositif innovant récemment développé.
Seniors Connect est né pour répondre au souhait de plus en exprimé par les seniors de rester chez eux le plus longtemps possible. L’équipe est partie du constat qu’aujourd’hui l’âge d’entrée en établissement recule et du fait qu’un Ehpad coûte très cher à la collectivité : un budget de création à hauteur d’environ 10 millions d’euros et un budget de fonctionnement d’environ 4 millions d’euros.
Ceci a amené le groupe à adopter une stratégie d’ouverture de l’Ehpad vers l’extérieur afin de faire bénéficier les populations environnantes des services proposés par l’établissement. Dans cette vision, l’Ehpad sert de plateforme de ressources aux collectivités afin d’accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.
Des services à destination d’un public « hors radar »
Maryse Duval soulignait que 74% des seniors à domicile auxquels le groupe propose des services n’étaient pas bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et que 70% d’entre eux ne disposaient pas du GIR (groupe iso-ressources qui correspond au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée).
Maryse Duval souligne que l’âge moyen des personnes âgées auxquelles un service est rendu est de 80 ans, alors que l’âge moyen d’entrée en Ehpad est de 85 ans, donc toute la question est de savoir comment accompagner ces personnes qui sont fragiles et qui demeurent à leur domicile en minimisant les risques avant leur entrée en établissement.
Utiliser au mieux ce qui existe déjà au niveau local
L’offre de service dans le cadre de Seniors Connect, via la personne occupant le rôle de coordonnateur du programme, à savoir l’intermédiaire entre l’Ehpad, l’équipe de l’Ehpad et des partenaires locaux, comprend la coordination et l’orientation vers des services existants.
Le principe consiste à dresser tout ce qui existe localement pour en faire bénéficier l’usager final. Le coordonnateur peut proposer des services quotidiens disponibles au sein de l’Ehpad (coiffure, aide-soignante, kiné, etc.) ou des services à domicile (artisans de confiance, aide à domicile, ergothérapeute pour l’aménagement du domicile, etc.). On peut proposer aussi des services en faveur du lien social dont les seniors à domicile ont grandement besoin pour continuer à avoir une vie sociale.
Une organisation servicielle à trois niveaux
Senior Connecte est une pyramide de services, connectant l’Ehpad au domicile, qui vise à :
- au premier niveau : utiliser les moyens constants de l’Ehpad (repas, animation, transport en car, etc.) ;
- un second niveau, mettre en place des services à construire avec les autorités de contrôle et de tarification qui nécessitent une autorisation préalable (service de soins à domicile qui rayonne, nuitée d’hospitalisation à domicile, système de portage de repas, bureau d’accueil familial) ;
- au troisième niveau : introduire des services innovants émanant de l’article 51 tels des salles de télémédecine des Ehpad complètement ouvertes pour des consultations aux personnes des communes en vue de pallier le manque de praticiens.
L’objectif est de passer des services de prévention délivrés de l’Ehpad vers le domicile à un véritable Ehpad hors les mûrs.
Le numérique doit permettre de commander des services à l’Ehpad de l’extérieur, depuis le domicile. Mais, pour le permettre, on doit au préalable réduire la fracture numérique.