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  • La CNAM préconise de soutenir les expérimentations organisationnelles (« Charges et produits » 2018)

    La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) présente au Gouvernement et au Parlement ses propositions relatives à l’évolution des charges et produits au titre de l’année suivante et aux mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre prévu par le cadrage financier pluriannuel des dépenses d’assurance maladie, dans un rapport intitulé « Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses » publié le 29 juin 2018.

    À partir d’analyses réalisées sur l’évolution des dépenses et des pratiques, et en s’appuyant sur les recommandations françaises et internationales, le rapport Charges et produits pour l’année 2018 présente des propositions et des pistes de réflexion visant à améliorer la qualité et l’efficience des soins, et à optimiser les dépenses de santé.

    Parmi ces propositions :
    – Poursuivre le virage ambulatoire et l’adaptation des prises en charge en établissement ;
    – Renforcer les actions de pertinence des produits de santé et favoriser une adoption plus large des médicaments génériques et biosimilaires ;
    – Améliorer la pertinence et le bon usage des soins ;
    – Lutter contre la fraude et les abus en ville et à l’hôpital ;
    – Créer un dispositif d’appui à l’expérimentation et à la diffusion d’innovations organisationnelles ;
    – Soutenir le système d’innovation français ;
    – Soutenir la recherche et les actions d’évaluation dans des services de santé.

    L’édition 2018 du rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la CNAM.

  • Maladies rares : Sanofi-Genzyme et 23 acteurs de la e-santé mobilisés contre l’errance diagnostique

    Sanofi-Genzyme, unité opérationnelle de médecine de spécialités (maladies rares, sclérose en plaques, oncologie, hématologie et immunologie) de Sanofi, a annoncé par communiqué le 28 juin 2018 le lancement d’une démarche d’innovation visant à l’amélioration du parcours de diagnostic des maladies rares.

    23 acteurs français de la e-santé participeront, dans le cadre de cette démarche ouverte ayant vocation à s’inscrire dans la durée et avec le laboratoire 39BIS (laboratoire e-santé de Sanofi), au développement de solutions innovantes fondées sur les nouvelles technologies.
    Il est en outre prévu que ces solutions soient :
    – testées afin d’en évaluer l’efficience en particulier « là où les pertes de chances sont aujourd’hui les plus importantes » ;
    – partagées « avec le plus grand nombre ».

    Cette initiative anticipe par ailleurs l’annonce officielle d’un 3ème Plan National Maladies Rares destiné à améliorer la prise en charge des malades.

    Les membres impliqués dans cette démarche d’innovation ouverte

    Sanofi-Genzyme a révélé dans son communiqué qu’une « vaste démarche participative s’inspirant de méthodes d’innovation ouvertes avec différentes parties prenantes » avait déjà été engagée fin 2017 en collaboration avec Orange Healthcare. Dès lors, 23 entités telles que des associations de patients, des filières de santé et des acteurs du numérique ont été impliquées, notamment :

    • Sanofi-Genzyme, en collaboration avec Orange Healthcare ;
    • l’Alliance Maladies Rares, Maladies Rares Info Service, Vaincre les Maladies Lysosomales, l’Association Francophone des Glycogénoses ; 
    • Les Filières de Santé Maladies Rares (FAI2R, FILNEMUS, FIMARAD, AnDDI-Rares, MaRIH, DefiScience) ;
    • le pôle de compétitivité Medicen ;
    • l’INRIA, l’Institut national de recherche dédié au numérique ;
    • des médecins hospitaliers experts et non experts, des médecins généralistes et spécialistes libéraux, un médecin du travail, un médecin scolaire, des professions para et périmédicales (kinésithérapeutes, biologistes, psychologues) ;
    • les start-ups Anamnèse et Semeia.

    Une démarche qui veut répondre aux enjeux de santé publique attendus du 3ème Plan National Maladies Rares

    Si le 1er Plan National Maladies Rares a structuré une offre de soins de haut niveau (en permettant la labellisation de 131 centres de référence nationaux et de 500 centres de compétence régionaux) et si le 2ème Plan National Maladies Rares a complété cette offre par la création de 23 filières de santé réunissant tous les acteurs participant à la prise en charge des malades et à la recherche, un 3ème Plan National Maladies Rares 2018-2022 devrait s’attacher particulièrement au problème de l’errance diagnostique. Ainsi la démarche de Sanofi-Genzyme anticipe-t-elle les priorités de ce futur plan.

  • Le Livre Bleu des outre-mer propose d’y mener une « stratégie en santé numérique ambitieuse »

    Annick Girardin, ministre des outre-mer, a dévoilé le 29 juin 2018 la synthèse des Assises des outre-mer dans un document intitulé « Livre Bleu des outre-mer » qui vise à définir la politique gouvernementale à destination des outre-mer.

    La santé constitue l’un des principaux axes thématiques portés par les concepts tels que le recours à la télémédecine, l’usage de l’intelligence artificielle et de la robotique en santé dans les territoires ultramarins.

    Cet axe comporte quatre objectifs explicités ci-dessous : actions de santé publique, médecine de proximité, la transformation de l’écosystème sanitaire ultra-marin et l’accompagnement de la résilience et de l’intégration régionale.

    « Les actions de prévention et de promotion de la santé représentent dans ces territoires des enjeux majeurs et l’apport de réponses adaptées aux Outre-mer est nécessaire. La Stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022, la plan nationale de santé publique (PNSP) et les projets régionaux de santé (PRS) en constitueront le cadre ». Livre Bleu des Outre-mer 2018.

    • Ambition 1 : Créer un fonds dédié aux actions de santé publique outre-mer
      • Renforcement des actions de prévention et de promotion de la santé, menées par les Agences régionales de santé (ARS) dans les territoires ultramarins (en matière de lutte contre l’alcoolisme et de nutrition, notamment). Ce renforcement se fera par l’attribution de financement supplémentaires au sein du fonds d’intervention régional (FIR) et la création d’un fonds spécifique dédié aux financements des actions de santé adaptées aux enjeux des territoires ;
      • Les outre-mer bénéficieront du service sanitaire dès 2019 ;
    • Ambition 2 : développer la médecine de proximité
      • Création dès 2019 de 100 postes d’assistants spécialistes « outre-mer » dotés d’un statut attractif pour pallier le manque de personnel dans certaines spécialités médicales (réanimation, anesthésie, obstétrique, néonatalogie, etc.) ;
      • Favoriser l’installation des professionnels de santé dans les territoires à faible intensité médicale à l’aide de contrats d’installation ou de mobilités spécifiques ;
      • Expérimenter de nouvelles répartitions de tâches entre professionnels de santé, comme la « pratique avancée en santé » (consistant à déléguer certains actes médicaux) ;
      • Développer des maisons de santé adaptées aux territoires ;
        • Une maison médicale itinérante sera créée, pour faciliter l’accès aux soins des populations des quartiers très isolés :
      • Développer les conventions de partenariat entre centres hospitaliers ultramarins et hexagonaux pour faciliter les échanges entre professionnels ;
        • L’établissement référent sera le partenaire privilégié dans un parcours de soins ;
        • Renforcement de la publicité et de la communication autour des postes offerts aux étudiants de troisième cycle dans les Outre-mer ;
      • La délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer mettra en place un dispositif d’accompagnement des familles des patients en évacuation sanitaire dans l’Hexagone.
    • Ambition 3 : transformer l’écosystème sanitaire ultra-marin
      • Le ministère des Solidarités et de la Santé créera en lien avec le ministère des Outre-mer, un centre de ressources national en appui des ARS ultramarines, capable d’intervenir de façon continue et réactive, en soutien aux ARS sur les missions le nécessitant ;
      • Renouveler le financement des hôpitaux d’Outre-mer : « une concertation est en cours avec les professionnels de santé et les fédérations hospitalières pour définir les modalités d’un nouveau modèle de financement pour ces établissements » ;
      • Mener une stratégie en santé numérique ambitieuse :
        • des majorations outre-mer s’appliqueront aux tarifs de téléconsultation, comme elles s’appliquent aux téléconsultations classiques ;
        • un soutien à des projet d’IA spécialisée sur les thématiques de recherche de pointe sur lesquelles concentrer l’effort dans les outre-mer ;
        • une utilisation de l’IA et de la robotisation comme appui à la transformation des structures de soins.
    • Ambition 4 : accompagner la résilience et l’intégration régionale
      • Un plan spécifique ORSAN DOM (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles) permettra de renforcer la résilience des DOM face aux menaces climatiques et épidémiques ;
        • Les ARS poursuivront les actions de formation de leurs agents à la gestion des alertes et des crises, le pilotage des autres acteurs sanitaires et le développement des systèmes d’information ;
      • Développer les coopérations régionales ;
      • Encadrer le recrutement dans le bassin régional de médecins étrangers das les territoires volontaires.

  • De Big Data à Big Pharma aux 13e Rencontres Convergences Santé Hôpital, 18-21/09/18, à Rennes

    Les 13èmes Rencontres Convergences Santé Hôpital se dérouleront du 18 au 21 Septembre 2018 à Rennes.

    Le thème scientifique est la neurologie de la prise en charge de la douleur dans les maladies neurodégénératives, aux neurosciences du futur jusqu’à l’intelligence artificielle.

    Extrait du programme

    Mardi 18 Septembre

    18h30: Conférence grand public – Maladies neuro-dégénératives, soigner et accompagner. 

    Intervenants : Pr Marc VERIN et Dr Anne SALMON 

    Mercredi 19 Septembre

    15h-19h:

    • Parcours 1:  Conférence technologies du futur en Santé. Intervenants : Pr Marc VERIN, Dr Jean Yves ROBIN, Dr Hervé MAISONNEUVE.
    • Parcours 2: Ateliers (Développement Professionnel Continu). Intervenants : Dr Foudil LAMARI, Dr Stéphane EPELBAUM, Dr Marie-Odile HABERT, Dr Claire BOLOT, Myriam QUERMONE, Dr Vincent CAHAGNE, Dr Astrid BACLE.

    Jeudi 20 Septembre

    9h20-10h: Conférence de prestige Big Data de l’algorithme à l’éthique. Intervenants : Thomas DAUTIEU, Directeur adjoint au CNIL

    14h30-16h:

    • Showtime pharmacie 3.0. Mon pharmacien, ce héros ! Utopie ou Dystopie ?
    • Table ronde interactive, transformation numérique de l’hôpital. 

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    16h30 – 18h : Swot numérique, de Big Data à Big Pharma, jusqu’où digitaliser l’exercice du pharmacien?

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    Vendredi 21 Septembre

    9h-10h : La révolution de l’impression 3D en Santé 

    Intervenants : Pr Philippe ARNAUD, Dr Carole METZ

    10h30 – 12h : Sessions parallèles : E-Santé et Radiopharmacie. 

    • E-Santé : Parcours et territoires. La politique et sa déclinaison – Dr Anne BRIAC BILI
    • E-Santé : Les outils pour le pharmacien – DMP, PEM2D, Messageries sécurisées. Intervenante : Dr Marie-Hélène BERTOCCHIO
    • Radiopharmacie : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les qualifications des équipements sans jamais avoir osé le demander. Modératrice : Dr Sandy BLONDEEL.

    Inscriptions via ce lien

  • #FASN2018 : Arpavie et SOS Seniors innovent en misant sur les outils numériques ou l’organisationnel

    À l’occasion de l’étape dédiée au parcours de vie dans le cadre de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), qui a eu lieu le 26 juin 2018 à Paris, deux intervenants œuvrant dans le secteur de la dépendance des personnes âgées ont présenté leurs projets et les stratégies d’innovation.

    Michel Chatot, président du Groupe Arpavie a exposé les expérimentations en cours et les réalisations dans le cadre de la mise en œuvre des technologies de pointe dans les Ehpad du groupe – robotique pour le lien social, IoT pour assurer la traçabilité au sein des établissements et l’installation de cabines de télémédecine sont les priorités.

    Le groupe SOS Senior représenté par Maryse Duval, sa directrice générale, a développé un projet nommé Seniors Connect en vue de créer une porte d’entrée privilégiée pour les seniors à domicile et leur entourage vers une offre de services diversifiée et adaptée, fournie par les Ehpad et des partenaires locaux. Ce projet véhicule une vision de l’Ehpad en tant que plateforme de ressources pour les collectivités pour accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.

    Arpavie intègre des outils numériques au sein de ses établissements pour une meilleure prise en charge

    Michel Chatot a affirmé que le numérique va innerver de plus en plus les établissements ancrés dans les territoires au service de leur décloisonnement. L’Ehpad du futur va devoir rayonner sur le territoire en se dirigeant vers le domicile.

    Faciliter le parcours de vie reviendra à s’orienter vers des plateformes gérontologiques qui proposeront des services nouveaux à destination des personnes âgées dépendantes et des aidants, d’une part, et des services au domicile et au sein d’établissements classiques d’accueil, d’autre part.

    Le président d’Arpavie souligne que pour le développent de ces services, les acteurs du médico-social ont besoin de financements sous forme de crédits expérimentaux et de partenaires industriels pour le déploiement.

    Stratégie d’innovation déclinée en quatre axes

    Les quatre axes stratégiques d’innovation du groupe Arpavie sont les suivants : le lien social, la e-santé, la sécurité, le bien-être et la prévention. Ils sont portés par une Direction de l’innovation créée en octobre 2017.

    Plusieurs expérimentations sont en cours dans différents établissements du groupe autour des thématiques suivantes.

    Intelligence artificielle sous la forme d’un petit robot humanoïde pour favoriser le lien social

    Nao, un petit robot humanoïde est utilisé actuellement dans l’Ehpad d’Issy-les-Moulineaux auprès de patients atteints d’Alzheimer. Il est utilisé dans le cadre d’ateliers mémoire et de gymnastique douce. Ne visant pas à remplacer le personnel soignant, il permet d’améliorer le rôle et l’activité que celui-ci peut avoir auprès des résidents, selon Michel Chatot.

    Selon le président d’Arpavie, le robot a un rôle de médiateur avec le soignant avec un caractère ludique et rassurant.

    Il a déclaré que cette expérimentation, qui doit faire l’objet d’une publication scientifique au début de 2019, a déjà permis des résultats tangibles en luttant contre l’apathie et l’isolement.

    Partenariat tripartite pour répondre aux enjeux éthiques et techniques

    Ce projet implique deux autres partenaires. Le groupe Altran est l’industriel qui a fourni le robot, alors que les équipes spécialisées en médecine cognitives de l’hôpital Broca de Paris offre son expertise médicale dans le cadre de la mise en œuvre auprès des résidents.

    Télémédecine

    Arpavie prévoit d’installer des cabines de télémédecine au sein de ses Ehpad en province ancrés dans des territoires-déserts médicaux, car l’apport des téléconsultations n’est plus à prouver pour certains actes et types de suivi : le domaine de la psychologie, pour effectuer des mesures de paramètres des résidents, etc.

    Des expérimentations sont en cours à Loudan (Vienne) et à Villiers-le-Bel en partenariat des ARS.

    Traçabilité assurée au sein de l’établissement grâce au tout connecté

    Le numérique est aussi mis à contribution pour la traçabilité qu’un directeur d’Ehpad nécessite de mettre en place. Ainsi, dans certains établissements le linge connecté grâce à des puces a été testé. Le résultat ayant été positif en matière de réduction de pertes, le projet va être généralisé aux autres établissements du groupe.

    Un revêtement de sol intelligent a également été testé ayant la capacité de détecter des chutes et suivre les mouvements des résidents. Il permet de lancer une alerte en absence de mouvement.

    Outiller les patients, aidants et soignants

    Michel Chatot soulignait l’importance de répondre aux exigences que pouvaient avoir les usagers des établissements du groupe et leurs familles. Ainsi, les gestionnaires ont une forte responsabilité pour faciliter leur accueil et à cet effet des outils numériques doivent être déployées, notamment sous forme de tablettes. Le groupe est à le recherche d’un partenaire industriel fournisseur de tablettes.

    Le personnel soignant dispose déjà de tablettes numériques pour la gestion et l’alimentation des dossiers médicaux et pour assurer un suivi.

    Seniors Connect : agir comme une plateforme gérontologique offrant des services intégrés

    Maryse Duval, directrice générale du groupe SOS Seniors a présenté le projet Seniors Connect développé  par le groupe.

    Le groupe SOS Seniors, c’est 85 établissements et services ; à la fois des Ehpad, des services à domicile, des résidences autonomie et des associations qui font de la colocation intergénérationnelle, un dispositif innovant récemment développé.

    Seniors Connect est né pour répondre au souhait de plus en exprimé par les seniors de rester chez eux le plus longtemps possible. L’équipe est partie du constat qu’aujourd’hui l’âge d’entrée en établissement recule et du fait qu’un Ehpad coûte très cher à la collectivité : un budget de création à hauteur d’environ 10 millions d’euros et un budget de fonctionnement d’environ 4 millions d’euros.

    Ceci a amené le groupe à adopter une stratégie d’ouverture de l’Ehpad vers l’extérieur afin de faire bénéficier les populations environnantes des services proposés par l’établissement. Dans cette vision, l’Ehpad sert de plateforme de ressources aux collectivités afin d’accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.

    Des services à destination d’un public « hors radar »

    Maryse Duval soulignait que 74% des seniors à domicile auxquels le groupe propose des services n’étaient pas bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et que 70% d’entre eux ne disposaient pas du GIR (groupe iso-ressources qui correspond au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée).

    Maryse Duval souligne que l’âge moyen des personnes âgées auxquelles un service est rendu est de 80 ans, alors que l’âge moyen d’entrée en Ehpad est de 85 ans, donc toute la question est de savoir comment accompagner ces personnes qui sont fragiles et qui demeurent à leur domicile en minimisant les risques avant leur entrée en établissement.

    Utiliser au mieux ce qui existe déjà au niveau local

    L’offre de service dans le cadre de Seniors Connect, via la personne occupant le rôle de coordonnateur du programme, à savoir l’intermédiaire entre l’Ehpad, l’équipe de l’Ehpad et des partenaires locaux, comprend la coordination et l’orientation vers des services existants.

    Le principe consiste à dresser tout ce qui existe localement pour en faire bénéficier l’usager final. Le coordonnateur peut proposer des services quotidiens disponibles au sein de l’Ehpad (coiffure, aide-soignante, kiné, etc.) ou des services à domicile (artisans de confiance, aide à domicile, ergothérapeute pour l’aménagement du domicile, etc.). On peut proposer aussi des services en faveur du lien social dont les seniors à domicile ont grandement besoin pour continuer à avoir une vie sociale.

    Une organisation servicielle à trois niveaux

    Senior Connecte est une pyramide de services, connectant l’Ehpad au domicile, qui vise à :

    • au premier niveau : utiliser les moyens constants de l’Ehpad (repas, animation, transport en car, etc.) ;
    • un second niveau, mettre en place des services à construire avec les autorités de contrôle et de tarification qui nécessitent une autorisation préalable (service de soins à domicile qui rayonne, nuitée d’hospitalisation à domicile, système de portage de repas, bureau d’accueil familial) ;
    • au troisième niveau : introduire des services innovants émanant de l’article 51 tels des salles de télémédecine des Ehpad complètement ouvertes pour des consultations aux personnes des communes en vue de pallier le manque de praticiens.

    L’objectif est de passer des services de prévention délivrés de l’Ehpad vers le domicile à un véritable Ehpad hors les mûrs.

    Le numérique doit permettre de commander des services à l’Ehpad de l’extérieur, depuis le domicile. Mais, pour le permettre, on doit au préalable réduire la fracture numérique.

  • Chine : l’assureur Ping An développe son offre numérique dans le secteur de la santé

    Le grand groupe d’assurance chinois Ping An Insurance Group considère que l’écosystème des services numériques fait partie intégrante de la vision de l’entreprise en matière de santé, a déclaré à la mi-juin 2018 au StartUp Health Village de New York, le responsable de l’innovation de l’entreprise Jonathan Larsen à Steven Kerin, P.-D.G de Startup Health, une organisation mondiale à l’origine d’un mouvement visant à transformer le secteur de la santé.

    Ping An cherche à étendre sa plateforme de télémédecine, Ping An Good Doctor, au-delà des 192 millions d’utilisateurs enregistrés en la déployant dans de nouveaux marchés internationaux.

    Ping An Good Doctor a permis de récolter 1,1 Md $

    Ping An Good Doctor a levé environ 1,1 milliard de dollars (934 M. €) et est maintenant la plus grande plateforme de télé-santé du monde. Fin avril, la filiale a réalisé la plus importante entrée à la bourse de Hong Kong depuis le début de l’année.

    Les nouvelles technos apportent une plus-value au service santé du groupe

    La société étudie également comment le fait d’investir dans de nouvelles technologies peut ajouter de la valeur à ses services, notamment à ses dispositifs de santé mobile qui mettent plus de données patients à la disposition de ses fournisseurs de télémédecine, et à l’imagerie diagnostique basée sur l’intelligence artificielle pour une utilisation dans les cliniques Ping An.

    Plus de données récoltées sur les patients pour encourager les comportements sains

    L’expansion de ces offres numériques pourrait aider à attirer plus de patients vers les services de Ping An, explique M. Larsen. De plus, en offrant aux particuliers davantage d’outils numériques, Ping An peut potentiellement recueillir plus de données sur les patients, ce qui peut s’avérer utile pour encourager les comportements sains qui aident à réduire les frais de remboursement.

  • China: Ping An Insurance expands its digital offering in healthcare

    China’s leading insurance group Ping An Insurance Group believes views an ecosystem of digital services as integral to the company’s vision of health, said in mid-June 2018 at the StartUp Health Village in New York City Jonathan Larsen, the chief Innovation of Ping An, to Steven Kerin, CEO of Startup Health, a global organization that is behind a movement to transform the healthcare industry.

    Ping An is looking to expand its telemedicine platform, Ping An Good Doctor, beyond the 192 million registered users into new international markets.

    Ping An Good Doctor has raised $1.1 billion

    Ping An Good Doctor has raised about $1.1 billion (€934m) and is now the largest telehealth platform in the world. The group took the app public at the end of April. It was the largest Hong Kong IPO so far in 2018.

    New technology adds value to the group’s health service

    The company is also looking at how investing in new technology can add value to its services, such as mobile health services that put more patient data in the hands of its telemedicine providers, and AI-enabled diagnostic imaging for Ping An clinics.

    More data collected on patients to encourage health-improving behaviors

    The expansion of these digital offerings could help attract more patients to Ping An services, Mr Larsen said. In addition, by offering patients more digital tools, Ping An can potentially collect more patient data, which can be helpful in encouraging health-improving behaviors that help to limit reimbursement costs.

  • Australie : une stratégie nationale de la e-santé pour favoriser la com’ interopérable et sécurisée

    Fin juin 2018, l’Agence de la santé numérique australienne a dévoilé une stratégie numérique nationale en matière de santé et a mis en évidence comment elle sera en mesure de résoudre les problèmes d’interopérabilité et de communication sécurisée entre les prestataires de soins, les professionnels et les patients mais aussi de soutenir l’adoption des services de santé numériques.

    Le Conseil de santé du Conseil des gouvernements australiens (COAG) a approuvé la stratégie, qu’il décrit comme sûre, transparente et sécurisée.

    Limiter les erreurs médicales dues à une mauvaise communication

    En Australie, des fax obsolètes et non sécurisés sont toujours utilisés pour partager les informations sur les patients entre les fournisseurs de soins.

    Le décès d’un patient a accéléré la mise en place de la stratégie numérique

    En mai 2018, un rapport du coroner* a révélé qu’un patient atteint d’un lymphome hodgkinien (forme de cancer du système lymphatique) était décédé seul parce que ses résultats d’examens médicaux avaient été faxés au mauvais numéro. Son hématologue n’avaient pas reçu les informations vitales qui auraient pu lui sauver la vie.

    L’une des principales priorités de la stratégie nationale est de permettre aux fournisseurs de soins de communiquer avec d’autres professionnels et leurs patients via des canaux numériques sécurisés.

    * Dans les pays de culture anglo-saxonne et au Japon, un coroner est un fonctionnaire chargé, au nom de la Couronne, d’enquêter sur les circonstances d’un décès violent ou obscur.

    Des acteurs de la santé se sont vus pour résoudre les soucis d’interopérabilité

    Le 6 juin 2018, des acteurs clés de l’industrie ont participé à un atelier de collaboration sur la messagerie sécurisée au cours duquel ils ont accepté d’adopter les outils, processus et normes éprouvés pour résoudre les problèmes d’interopérabilité entre systèmes de messagerie sécurisés et d’information clinique.

    La réunion était co-présidée par Emma Hossack, présidente de la Medical Software Industry Association (MSIA), Bettina McMahon, directrice générale de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), et Nathan Pinskier, président du comité d’experts e-santé du Royal Australian General College and Practice Systems et président du groupe de pilotage du programme Secure Messaging de l’ADHA.

    Deux consortiums ont été formés

    • Telstra Health dirige un consortium qui teste la livraison des documents relatifs à la décharge des patients de l’hôpital Royal Melbourne à un certain nombre de médecins généralistes. Les autres participants à cette mission sont CorePlus, Genie Solutions, Global Health, HealthLink et Zedmed.
    • Healthlink dirige un autre consortium chargé de tester la livraison des références d’un éventail de médecins généralistes à des spécialistes. Les autres acteurs de ce projet sont MedicalDirector, Best Practice Software, Genie Solutions, Global Health et Telstra Health.

    Les deux consortiums sont en train de finaliser une fonction de recherche grâce à laquelle une seule recherche permettra d’identifier les prestataires de soins australiens, offrant commodité et transparence aux cliniciens recherchant d’autres cliniciens.

    Les projets ont également été étendus à des praticiens paramédicaux et à des dispositifs de dossiers médicaux électroniques utilisés dans ce domaine (source : Opengovasia.com).

    Un consensus a été trouvé pour adapter la com’ numérique au secteur

    Bettina McMahon a déclaré que le partenariat avec le reste de l’industrie et ses clients était la clé pour résoudre les problèmes d’interopérabilité.

    « Les systèmes et les normes de messagerie sécurisée sont en place depuis de nombreuses années, mais en tant que pays, nous avons eu du mal à les mettre en œuvre à l’échelle nationale. Il a fallu du temps pour coproduire avec l’industrie une solution réalisable répondant aux attentes de la communauté clinique », a-t-elle expliqué (source : Opengovasia.com).

    « Nous avons commencé ce projet il y a dix-huit mois. Adopter un véritable processus de coproduction nécessite autant de temps et, finalement, cela nous a permis de parvenir à un consensus sur la façon dont nous allons adapter la communication numérique [au secteur]. »

  • Australia: Digital health strategy to solve interoperability and secure communication problems

    In late June 2018, the Australian Digital Health Agency unveiled national digital health strategy and highlighted how it will be able to solve problems concerning interoperability and secure communication among healthcare providers, professionals and patients but also support the uptake of digital health services.

    The Council of Australian Governments (COAG) Health Council approved the strategy, which it described as safe, seamless and secure.

    Reducing medical errors due to miscommunication

    In Australia, outdated and insecure fax machines are still being used to share patient information between healthcare providers.

    The death of a patient accelerated the implementation of the digital strategy

    In May 2018, a coroner’s* report revealed that a patient with Hodgkin’s lymphoma (a type of lymphoma) died alone because his medical test results were faxed to the wrong number. His hematologist did not received the vital information that could have saved his life.

    One of the main priorities of the national strategy is to enable healthcare providers to communicate with other professionals and their patients via secure digital channels.

    * In Anglo-Saxon countries and Japan, a coroner is a public official responsible for the investigation of violent, sudden, or suspicious deaths.

    Health actors gather to solve interoperability issues

    On June 6, 2018, key industry players attended a secure messaging industry collaboration workshop where they agreed to adopt the tools, processes, and standards that have been demonstrated to solve the interoperability problems across secure messaging and clinical information systems.

    The meeting was co-chaired by Medical Software Industry Association (MSIA) president Emma Hossack, Australian Digital Health Agency (ADHA) chief operating officer Bettina McMahon, and Dr Nathan Pinskier, chair of the Royal Australian College of General Practitioners (RACGP) Expert Committee for eHealth and Practice Systems, and chair of the ADHA’s Secure Messaging Program Steering Group.

    Two consortia were formed

    • Telstra Health is leading a consortium that tests the delivery of discharge summaries from Royal Melbourne Hospital to a number of general practitioners. The other participants in this work are CorePlus, Genie Solutions, Global Health, HealthLink and Zedmed.
    • Healthlink is leading another consortium that has to test the delivery of referrals from a range of general practitioners to specialists. The other participants in this project are MedicalDirector, Best Practice Software, Genie Solutions, Global Health and Telstra Health.

    Both consortia are finalizing a federated search capability wherein a single search will identify Australian healthcare providers, providing convenience and transparency for clinicians looking up other clinicians.

    The projects have also been extended to include allied health practitioners and electronic medical record products used in that domain (source: Opengovasia.com).

    Scaling digital communication: a consensus has been found

    Ms McMahon said the partnership with the rest of the industry and their customers is the key to solving the interoperability issues.

    « Secure messaging systems and standards have been in place for many years, but as a country, we’ve struggled to implement at a national scale. It has taken time to co-produce a workable solution with industry that meets the expectations of the clinical community, » she said (source: Opengovasia.com)

    « We started this project 18 months ago. But to adopt a true co-production process takes this long, and ultimately, has allowed us to reach consensus about how we will scale digital communication. »

  • Marchés : le GHT Santé 41 s’associe avec Orange Healthcare pour harmoniser ses outils informatiques

    Orange Healthcare, la filiale santé d’Orange Business Services, a annoncé dans un communiqué du 20 juin 2018 avoir été retenue par le GHT Santé 41, réunissant six établissements publics de santé du Loir-et-Cher, pour harmoniser les systèmes d’information et de communication de ces derniers.

    Dans le cadre de la centrale d’achat du Resah, le GHT Santé 41 a lancé un appel d’offres afin de faire converger l’ensemble de ses services de données et de téléphonie sur un réseau haut débit dédié et sécurisé. C’est  l’architecture réseau définie par Orange Healthcare, positionnée comme opérateur-intégrateur, qui a été retenue.

    L’architecture réseau d’Orange Healthcare sera déployée au sein des six établissements et leurs 44 sites physiques dès le mois de juin 2018. Une solution cloud multimédia a déjà été déployée en mettant à la disposition des établissements une solution de rappel de rendez-vous pour les usagers.

    Sécurité et flexibilité comme priorités

    Le GHT Santé 41 regroupe autour de l’établissement support, à savoir le Centre Hospitalier Simone Veil de Blois, les 5 centres hospitaliers suivants : Vendôme-Montoire, Romorantin-Lanthenay, Montrichard, Saint-Aignan-sur-Cher et Selles-sur-Cher.

    Orange Healthcare fournira aux établissements un même réseau sur lequel ils pourront partager des informations comme les dossiers des patients. Il sera protégé par Orange Cyberdefense, l’entité qui regroupe l’ensemble des activités de cybersécurité d’Orange dédiées aux entreprises, afin de permettre des flux sécurisées de données des patients comme des employées.

    La solution d’Orange Healthcare est flexible afin de pouvoir accueillir de nouveaux services ou d’intégrer de nouveaux logiciels métiers au gré des besoins.

    Une solution pour les rappels de rendez-vous déployée et d’autres services à venir

    Au préalable de l’harmonisation et de la sécurisation des infrastructures réseau et téléphonie des établissements du GHT, un outil de rappel de rendez-vous par sms et un courriel à destination des patients ont déjà été déployés.

    Il permettra au GHT de générer une masse annuelle supérieure à un million de sms afin de proposer un service supplémentaire aux patients.

    Par ailleurs, Olivier Servaire-Lorenzet, DG du CH Simone Veil de Blois et président du comité stratégique du GHT, a annoncé l’arrivée d’autres services numériques via notamment des bornes électroniques.