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  • Le Conseil d’Etat livre sa lecture juridique de la révision des lois de bioéthique (Etude)

    A l’occasion d’une conférence de presse organisée au Palais Royal le 11 juillet 2018, Bruno Lesserre, Vice-président du Conseil d’État, a présenté les conclusions d’une étude « intitulée Révision de la loi de bioéthique : quelles options pour demain ? ». Adoptée par l’Assemblée générale plénière du Conseil d’Etat le 28 juin 2018, l’étude a été remise au Premier ministre le 6 juillet 2018 et rendue publique sur le site internet de la Haute-juridiction administrative le 11 juillet 2018.

    La conférence de presse fut l’occasion, pour le Conseil d’État, de revenir sur les fondements du modèles bioéthique français, le cadre juridique des enjeux liés à la procréation, à la fin de vie, à la génétique et à la génomique, et aux usages de l’intelligence artificielle en santé, dont la Haute Juridiction administrative rappelle que « ce sujet prospectif est inédit dans la réflexion bioéthique ».

    En matière d’IA, le Conseil insiste sur le rôle humain. Il propose de poser une « exigence d’explicabilité » des systèmes d’IA permettant aux soignants d’en comprendre la logique générale de fonctionnement, pour pouvoir l’expliquer aux patients. Il recommande enfin de préserver l’autonomie et la responsabilité du médecin face aux dispositifs utilisant l’intelligence artificielle.

    En matière de protection des données de santé, l’étude considère que l’enjeu est désormais d’assurer l’effectivité des garanties par le cadre juridique européen récemment entré en vigueur (RGPD), plutôt que de prévoir de nouvelles dispositions législatives.

    Le Conseil d’État a été saisi, en décembre 2017, par le Premier ministre d’une demande de cadrage juridique préalable à la révision de la loi de bioéthique portant sur les sujets suivants : la procréation, les conditions du don d’organes, de tissus et de cellules (dont les gamètes), du don du sang, la génomique, les neurosciences, l’intelligence artificielle et les big data, la fin de vie, la situation des enfants dits « intersexes ».

    Les fondements du modèle bioéthique français

    En guise d’introduction, le Conseil d’État rappelle les fondements du modèle bioéthique français, fondé sur le triptyque dignité, solidarité et liberté. Ce modèle se caractérise par : 

    –  la place prééminente du principe de dignité, qui se traduit par une protection particulière du corps humain : respect, inviolabilité et extra-patrimonialité du corps,

    – la prise en compte du principe de liberté individuelle, qui s’exprime à travers l’obligation de consentement, le droit au respect de la vie privée, l’autonomie du patient

    –  l’importance accordée au principe de solidarité, avec une certaine conception du don altruiste, l’attention portée aux plus vulnérables et la mutualisation des dépenses de santé.

    Finalité de l’étude du Conseil d’État

    L’étude confronte les questions à l’ordre du jour de la révision des lois de Bioéthique au « modèle » français, tel que décrit par le Conseil d’État. Elle vise à éclairer le législateur sans se substituer à lui. Elle le fait en évaluant la contrainte juridique, en indiquant les options possibles et en identifiant leurs implications dans un souci de cohérence.

    Une analyse juridique des enjeux liés à la procréation : AMP, autoconservation des ovocytes, GPA…

    Assistance médicale à la procréation (AMP)

    S’agissant de l’assistance médicale à la procréation (AMP), le droit ne contraint ni au statu quo ni à l’évolution des conditions d’accès.

    Ni le principe d’égalité, ni un prétendu « droit à l’enfant » n’impose donc l’ouverture de l’AMP. L’intérêt supérieur de l’enfant est un principe important qui doit inspirer le législateur, mais qui ne lui impose pas de maintenir la législation en l’état et ne l’empêche pas de chercher des solutions autres que celles qui existent actuellement, en opérant une conciliation entre plusieurs motifs d’intérêt général.

    Bruno Lasserre, vice-président du Conseil d’État résume ainsi cette réflexion : « Un droit à l’enfant : non. L’intérêt de l’enfant : oui avec d’autres impératifs d’intérêt général… ».

    L’étude du Conseil d’État examine les différents scénarios possibles dans l’hypothèse d’une ouverture de l’AMP. La Haute Juridiction administrative recommande de créer, le cas échéant, un mode d’établissement de la filiation spécifique permettant tant à la mère biologique qu’à la mère d’intention d’établir son lien de filiation à l’égard de l’enfant dès la naissance de celui-ci, de manière simple et sécurisée sans imposer une réforme d’ensemble du droit de la filiation.

    Par ailleurs, l’étude constate que si une AMP « non pathologique » devait être autorisée, il serait sans doute préférable de prévoir sa prise en charge par l’assurance maladie, compte tenu de la difficulté d’objectiver une différence entre les bénéficiaires et de l’enjeu financier modeste.

    Auto-conservation des ovocytes

    La même absence de contraintes juridiques se retrouve en matière d’autoconservation ovocytaire. Sur un plan éthique, la lourdeur des traitements à subir et le risque que l’autoconservation réduisent, notamment sous la pression de leurs employeurs, la liberté des femmes de pouvoir procréer pendant leur période de fertilité́, plaident en faveur du statu quo.

    A l’inverse, dans un contexte social qui voit l’âge de la première grossesse reculer, l’autoconservation peut se concevoir aussi comme une mesure émancipatrice permettant aux femmes de se libérer des contraintes physiologiques en évitant de longs, douloureux et coûteux parcours d’AMP se soldant par des échecs, d’après le Conseil d’État.

    Refus de la Gestation pour autrui (GPA)

    Sur la gestation pour autrui, le Conseil d’État souligne sa contrariété avec les principes d’indisponibilité du corps et de l’état des personnes qui le conduit à en exclure le principe. Celle–ci implique, en effet, la mise à disposition par une femme de son corps pendant neuf mois au profit de tiers, avec les risques inhérents à toute grossesse et tout accouchement, la renonciation de celle-ci à son état de mère et la remise de l’enfant. Selon le vice-président du Conseil d’État, il s’agit « d’une contractualisation de la procréation incompatible avec notre modèle, y compris lorsqu’elle est présentée comme éthique ».

    Quête identitaire des enfants nés d’un don de gamètes

    Le Conseil d’État estime envisageable de permettre aux enfants issus d’un don de gamètes d’accéder, à leur majorité, à l’identité du donneur si celui-ci y consent. Le vice-président indique toutefois que c’est à la condition que soit préservé l’anonymat du don au moment où il est effectué : « oui à l’accès aux origines, non au choix du donneur ».

    La fin de vie

    En droit français aujourd’hui, quatre séries de règles structurent la relation entre le médecin et son patient en fin de vie :

    • la possibilité d’accéder à des soins palliatifs ;
    • le droit du malade de refuser ou d’arrêter son traitement ;
    • le refus de l’obstination déraisonnable ;
    • l’interdiction pour le soignant de provoquer la mort délibérément.

    A propos de la fin de vie, le Conseil d’État rappelle que le droit en vigueur est très récent et qu’il est le fruit d’un débat approfondi organisé en amont de l’adoption de la loi Clayes-Leonetti (2 février 2016). D’après le Conseil d’État, la législation en vigueur « permet de répondre à l’essentiel des demandes d’aide médicale à mourir » : « L’accès à des soins palliatifs de qualité est un préalable nécessaire à toute réflexion éthique sur la fin de vie ».

    La génétique et la génomique

    Les progrès de la génétique et de la génomique soulèvent des questions majeures « souvent méconnues et qui pourtant concernent chacun d’entre nous dans ce qu’il a de plus intime », selon le vice-président du Conseil d’État. Ces évolutions scientifiques imposent de renouveler le cadre juridique existant, fixé par la dernière révision bioéthique (2011).

    Tests génétiques

    Le droit français interdit de recourir aux tests génétiques en dehors du cadre médical.

    Le développement des tests génétiques facilités par la banalisation du séquençage génomique questionne la pertinence de l’interdit actuel d’y avoir recours pour soi-même ou pour un tiers. Si une dépénalisation était envisagée, deux garanties sont indispensables :

    • maintenir l’interdiction de procéder à un test pour un tiers ;
    • interdire explicitement aux assureurs et aux employeurs de tirer parti de ces données.

    Édition génique

    L’édition génique permet d’inactiver certains gènes responsables de maladies voire d’amplifier l’expression d’autres susceptibles de présenter un intérêt particulier. Le Conseil d’État constate que si cette technique très novatrice devait donner lieu à des développements en matière clinique sur des cellules germinales ou des embryons, elle se heurterait aux stipulations de la convention d’Oviedo et aux dispositions du Code civil qui, en l’état, interdisent les modifications du génome transmissibles à la descendance.

    Recherche sur l’embryon

    « Les recherches sur l’embryon constituent un sujet récurrent de la réflexion bioéthique », rappelle le Conseil d’État. Le cadre juridique actuel prévoit deux régimes distincts, selon que : 

    • les recherches visent un embryon donné à la recherche ;
    • ou qu’elles portent, dans le cadre de l’assistance médical à la procréation, sur un embryon destiné à être implanté.

    A cet égard, le Conseil d’État estime que les interventions récentes du législateur, entre 2013 et 2016, « ont permis de faire émerger deux régimes juridiques cohérents », qui offrent tout à la fois une sécurité juridique aux chercheurs et aux médecins, tout en assurant une protection adéquate de l’embryon et des cellules souches embryonnaires.

    La Haute Juridiction Administrative recommande à ce titre de ne pas revenir sur cet état du droit, modulo quelques questions pouvant justifier l’intervention du législateur (fixation d’une durée maximale de culture in vitro de l’embryon, etc.).

    Intelligence artificielle en santé

    « Ce sujet prospectif est inédit dans la réflexion bioéthique« , rappelle le Conseil d’État, qui souligne les perspectives « prometteuses » ouvertes par le recours à l’intelligence artificielle en santé. En effet, ces outils permettent d’établir des diagnostics, participent du développement d’une médecine préventive voire prédictive, et facilitent un meilleur suivi des risques sanitaires ». L’étude se focalise sur plusieurs questions :

    L’essor des données de santé recueillies en dehors du cadre médical

    Le Conseil d’État rappelle que de nombreux acteurs privés non-médicaux recueillent des données de santé auprès de leurs utilisateurs. Il préconise de réfléchir à un mécanisme de certification propre aux applications et aux objets connectés en santé qui ne relèvent pas déjà du régime des dispositifs médicaux, pour en garantir la fiabilité et la sécurité.

    En matière de protection des données, l’étude considère que l’enjeu est désormais d’assurer l’effectivité des garanties prévues par le cadre juridique européen qui vient d’entrer en application, plutôt que de prévoir de nouvelles dispositions.

    L’incidence de l’intelligence artificielle sur la relation de soin qui unit le médecin au patient

    Le Conseil d’État souligne les « risques de dépossession du savoir médical » induits par l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé, dépossession qui se ferait soit :

    • au profit des patients qui deviendraient experts de leur maladie ;
    • soit au profit des algorithmes qui réaliseraient seuls les actes de diagnostic et de prescription.

    L’essor de l’IA peut également contribution à déshumaniser les soins, en favorisant une plus grande délégation de tâches.

    Pour prévenir ces risques, le Conseil d’État insiste sur le rôle humain et recommande de poser une « exigence d’explicabilité » des systèmes d’intelligence artificielle permettant aux soignants d’en comprendre la logique générale de fonctionnement pour pouvoir l’expliciter aux patients et de préserver l’autonomie et la responsabilité du médecin.


    L’étude du Conseil d’État aborde de nombreuses autres questions, non évoquées dans cette synthèse. Pour plus d’informations, le lecteur pourra se référer au dossier de presse et à l’étude, tous deux mis en ligne sur le site internet de la Haute Juridiction.

    Le dossier de presse est consultable en suivant ce lien.

    L’étude du Conseil d’Etat est disponible au téléchargement à cette adresse.

  • CSIS

    Conseil stratégique des industries de santénull

  • biologie computationnelle

    discipline à l’interface des sciences de la vie et de l’informatique souvent appliquée à l’étude de milieux biologiques complexes (cellules vivantes, cerveau humain, etc.)null

  • Etude : trois fois plus de fibrillation atriale détectée grâce à un patch connecté (Jama)

    Le monitoring à distance du rythme cardiaque grâce à un patch connecté permet de détecter plus de fibrillation atriale (FA) asymptomatique qu’un suivi traditionnel. Les résultats de cette étude* publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama (Journal of the American Medical Association) sont importants car la FA est un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral. Dans un éditorial**, des chercheurs américains soulignent malgré tout la nécessité de vérifier dans d’autres essais cliniques que le suivi à distance améliore les résultats cardiovasculaires et qu’il est économiquement rentable.

    La santé mobile pour dépister un trouble du rythme silencieux

    La fibrillation atriale ou auriculaire (FA) multiplie par 5 le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et dans 20% des AVC liés à une FA, l’arythmie cardiaque n’avait été diagnostiquée qu’au moment de l’accident. Ce sous-diagnostic est lourd de conséquences puisque les traitements anticoagulants réduisent le risque d’AVC et même de mortalité. En outre, la FA est un trouble du rythme très fréquent. Aux Etats-Unis, 6 millions de personnes en souffriraient et environ un tiers sont asymptomatiques, ce qui retarde voire empêche tout diagnostic.

    Un patch connecté plutôt qu’une visite chez le cardiologue

    Des chercheurs américains du Scripps Translational Science Institute (La Jolla, Californie) ont donc mis sur pied l’étude mStoPS (mHealth Screening to Prevent Strokes). Elle visait à comparer les résultats du dépistage intermittent de la fibrillation auriculaire au cours de visites régulières chez un médecin de premier recours, avec une surveillance continue par électrocardiogramme à l’aide d’un capteur patch et d’un Holter ECG. Quelque 5214 patients à risque de FA ont été inclus dans l’étude et un tiers d’entre eux était dans le groupe « monitoring à distance ». Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. 

    Les chercheurs ont fait équipe avec l’unité Healthagen Outcomes d’Aetna et Janssen Pharmaceuticals, Inc. pour mener l’étude en utilisant le timbre iRhythm Zio®XT sans fil approuvé par la FDA pour le dépistage de l’ECG. Le critère d’évaluation principal était l’incidence d’un nouveau diagnostic de FA à 4 mois. Les résultats de cet essai ont été publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama.

    Résultats

    • 3,9% de diagnostic de FA dans le groupe bénéficiant du monitoring à distance et 0,9% dans le groupe contrôle ;
    • Au bout d’un an, 6,7% de diagnostic de FA contre 2,6% ;
    • La surveillance active était associée à une augmentation de la mise sous traitement anticoagulant : 5,7% contre 2% ;
    • La fréquence des visites en cardiologie ambulatoire (33,5% vs 26%) et des visites de soins primaires (83,5% contre 82,6%) était plus plus important dans le groupe bénéficiant du patch connecté ;
    • En revanche, aucune différence n’a été enregistrée entre les deux groupes concernant le nombre de visites aux urgences et les hospitalisations liées à la FA.

     Trois fois plus de diagnostics de FA

    «Notre étude montre une amélioration presque triple du taux de diagnostic de FA chez les patients sous surveillance active par rapport aux soins habituels», a déclaré Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à l’ISVP et professeur agrégé à l’Institut de recherche Scripps (IRST). « Un diagnostic efficace et au bon moment de la fibrillation atriale peut permettre l’initiation de thérapies efficaces et aider à réduire les accidents vasculaires cérébraux et la mort, » a-t-il ajouté. Selon les auteurs, cette étude démontre l’utilité d’une approche numérique non seulement pour diagnostiquer la FA asymptomatique, mais pour le domaine de la recherche clinique dans son ensemble.

    L’intérêt économique du patch à vérifier

    Cependant, avant que les résultats de l’étude mSToPS puissent être déclinés dans la pratique clinique, deux questions majeures restent en suspens. Dans un éditorial, Benjamin Steinberg, de l’université d’Utah et Jonathan Piccini du Duke University Medical Center (North Carolina) soulignent la nécessité de répondre à ces interrogations : un dépistage plus précoce de la FA améliore-t-il les résultats médicaux ? Et si oui, est-ce rentable? Selon ces derniers, il a déjà été démontré que « la gestion agressive des facteurs de risque modifiables » a un impact positif.

    En revanche, le bénéfice clinique des patients à moindre risque semble moins évident. Les preuves manquent pour affirmer que dans cette population la balance bénéfice-risque d’un traitement anticoagulant penche du bon côté.

    Quant à la rentabilité d’un tel dépistage à distance, elle dépend bien évidemment de la capacité à réduire le nombre d’AVC. Or, aujourd’hui, cela reste une hypothèse qui devra être confirmée.

    En résumé, l’étude mSToPS apporte la preuve qu’une surveillance du rythme cardiaque en continu via un dispositif connecté s’avère pertinent pendant 2 semaines dans les populations à risque. Cette stratégie permet de détecter une proportion substantielle de patients qui pourraient certes être diagnostiqués mais en utilisant des approches de surveillance moins confortables, plus invasives, plus coûteuses et plus longues.

  • mutations

    Dans le noyau d’une cellule, altération de l’ADN qui peut être détruite, réparée ou persister. Dans ce dernier cas, la mutation peut éventuellement conduire à la constitution d’une tumeur maligne, au cancer.

  • médecine des 4P

    médecine prédictive, préventive, personnalisée et participativenull

  • Data : dispositifs connectés, applis et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et dupost-partum  : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés. 

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse. 
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

    Pour accéder à l’indicateur complet, cliquez ici. 

  • HDS

    hébergement de données de santénull

  • OGP

    Open Government Partnershipnull

  • Afrique de l’Ouest : la Fondation Pierre Fabre finance une formation en e-santé à hauteur de 50 000 €

    Le Pr malien Cheick Oumar Bagayoko, médecin spécialisé en informatique médicale et pionnier de la télémédecine, a annoncé début juillet 2018 le lancement d’un diplôme universitaire en e-santé dans trois universités d’Afrique de l’Ouest :
    • l’Université de Bamako (Mali) ;
    • l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Abidjan, Côte d’Ivoire) ;
    • l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal).

    Afin d’ouvrir la formation à l’ensemble des pays africains, les cours (100 heures au total) seront retransmis en direct sur internet selon le principe de la visioconférence.
    Les étudiants devront par ailleurs développer une solution de e-santé sur mobile ou PC dans le cadre d’un hackathon qui sera organisé au cours du programme.

    La création d’un tel diplôme vise à former des professionnels de la santé et de l’informatique mais aussi des décideurs politiques à la mise en place de solutions de e-santé adaptées aux besoins de la région.

    Financée par la Fondation Pierre Fabre à hauteur de 50 000 euros, la première session de ce projet débutera au premier trimestre 2019.

    Une formation centrée sur l’innovation et la gestion de projet

    100 heures d’enseignements seront réparties en trois modules centrés sur :

    • les bases méthodologiques et conceptuelles de la e-santé ;
    • les domaines d’applications de la e-santé ;
    • l’innovation et la gestion de projet dans le secteur.
      « Ce dernier module doit permettre aux participants de connaître tous les aspects administratifs et d’identifier les interlocuteurs pertinents pour mener à bien un projet », souligne Cheick Oumar Bagayoko (source : Jeuneafrique.com).

    « 70 % des professeurs sont africains et connaissent les besoins du terrain »

    « Nous avons une masse critique en termes de compétences au Mali. Dans la formation, 70 % des professeurs sont africains et connaissent les besoins du terrain », précise le professeur.

    Une fois diplômés, les étudiants devront être capables de définir une stratégie en adéquation avec les besoins du marché et de fédérer une équipe afin de développer des solutions numériques adaptées aux contraintes techniques du terrain.

    Afin de vérifier ces acquis, la formation sera rythmée par un hackathon au cours duquel les élèves – regroupés en équipe – devront concevoir et développer une solution de e-santé sur mobile ou sur PC.

    Des promotions « raisonnables » de 20 à 30 étudiants

    En ce qui concerne la sélection des candidats, la priorité est d’équilibrer les profils selon les compétences. « Nous regarderons [leur] parcours et [leur] profil. L’objectif est aussi de sélectionner des personnes proches de la thématique qui peuvent agir rapidement à l’issue du diplôme », explique-t-il.

    « Nous savons que la demande va rapidement exploser mais nous prévoyons pour le moment des promotions raisonnables de 20 à 30 personnes. »

    Des cours accessibles à distance pour une envergure panafricaine

    Reconnu dans trois pays, le diplôme vise une envergure panafricaine.

    Une plateforme pour consulter des ressources documentaires

    Les étudiants, selon le concept de e-learning, pourront suivre les cours en direct sur internet, un système leur permettant par exemple de poser des questions au professeur. Ils auront en outre la possibilité de consulter des ressources documentaires sur une plateforme dédiée.

    Des sessions « physiques » seront par ailleurs mises en place pour permettre d’approfondir certains aspects à plusieurs. Ces regroupements auront lieu dans l’une des trois universités partenaires.

    Le coût du diplôme sera compris entre 500 et 1000 euros, un tarif adapté au marché universitaire africain.