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  • Birth Beat : « un accès de 12 mois à plus de 6 modules de cours pré et postnataux » (E. Sharrock, AUS)

    « De nombreuses unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie », a déclaré le 9 juillet 2018 à Health & Tech Intelligence Edwina Sharrock, une sage-femme vivant à Tamworth (Nouvelle-Galles du Sud) qui a fondé Birth Beat, une application mobile acceptée plus tôt cette année dans le programme e-santé de Slingshot, le principal accélérateur health tech du pays.

    Son outil numérique propose des séances de préparation à l’accouchement mais aussi des sessions pour maîtriser les premiers soins aux bébés et aux enfants. Les deux services sont délivrés en face à face à Tamworth ou en ligne via une plateforme web lancée en 2017. « Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris des cours de yoga prénatal, des cours de stretching et de relaxation mais aussi des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé », explique-t-elle.

    La femme d’affaires est revenue en détail pour H&TI sur son projet, en pleine croissance, ses projets pour les années à venir – y compris l’exploration de marchés internationaux – et les défis auxquels elle se retrouve confrontée en tant que jeune entrepreneur dans le secteur de la santé numérique.

    « 41 % des maternités ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années »

    Il y a cinq ans, lorsque le service maternité de l’hôpital privé Tamara (Nouvelle-Galles du Sud) a fermé ses portes, vous avez fondé Birth Beat. Quelle était votre situation à l’époque ?

    Edwina Sharrock: Je travaillais à l’hôpital public et je planifiais d’accoucher à l’hôpital public mais je crois que tout le monde devrait avoir le choix. C’est très important.

    Existe-t-il une pénurie de soins dans le secteur de la maternité en Australie ou le cas de l’hôpital Tamara est-il une exception ?

    Ce n’en est pas une. Beaucoup d’unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie.

    Birth Beath: une plateforme numérique de cours prénataux

    Votre entreprise a débuté en proposant des cours prénataux à échelle locale avant que l’intérêt pour votre concept grandisse et que vous lanciez la plateforme numérique Birth Beat en 2017 pour que tout le monde puisse accéder à votre programme à distance. Combien de personnes utilisent actuellement la plateforme ?

    Environ 125 femmes participent actuellement au programme et se préparent au mieux à la naissance de leur futur enfant.

    Les utilisateurs de la plateforme semblent-ils s’inquiéter de certains aspects de votre outil, tels que le partage de leurs données?

    Ce genre de préoccupations n’a jamais été identifié. Mais nous en sommes bien conscients et ne partagerons jamais la moindre donnée. Nous sommes en train de devenir une communauté de confiance pour les mamans et les personnes qui les soutiennent.

    « Les cours prénataux de Birth Beat sont conçus pour (…) préparer à la naissance et aux premières semaines [suivant la naissance du] bébé en fournissant des informations factuelles, à jour et fondées sur des données probantes », expliquez-vous sur votre site web. Vos cours de premiers secours « fournissent aux parents et aux soignants les connaissances nécessaires pour agir en cas d’urgence pédiatrique. [Vous] couvrez les urgences infantiles les plus courantes, y compris la réanimation cardio-respiratoire, l’étouffement, les brûlures [,etc.] »
    Toutes ces sessions sont-elles uniquement dédiées aux femmes ou les pères peuvent-ils également s’y inscrire ?

    Les deux sessions sont pour les mamans et les papas. Cependant, celle dédiée aux premiers soins n’est pas inclus dans le cours de formation à l’accouchement.

    Comment fonctionnent les sessions en ligne ?

    Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris :
    • des cours de yoga prénatal,
    • des cours de stretching et de relaxation,
    • des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé.

    Combien coûte une session?

    297 AU$ (189 € ; 222 US$).

    Vos services peuvent-ils être couverts par l’assurance maladie ?

    Oui, c’est une formidable nouvelle.

    Les cours sont donnés par des ambulanciers paramédicaux et des infirmières d’urgence. Combien de personnes travaillent pour Birth Beat ?

    Nous avons une petite équipe et externalisons souvent nos activités pour des projets plus importants.

    Avez-vous l’intention d’améliorer ou de modifier certains aspects de votre dispositif dans les mois/années à venir ?

    Nous passons actuellement à un LMS plus sophistiqué et nous explorons d’autres façons d’utiliser les technologies pour améliorer l’expérience de l’utilisateur.

    Entrepreneuriat : HCF pourrait financer Birth Beat via son fonds dédié à la santé

    Quels sont les principaux obstacles auxquels vous vous êtes retrouvée confrontée en tant qu’entrepreneur sur le marché de la e-santé ?

    Éduquer le marché et les prestataires de santé mais aussi trouver des canaux de distribution de qualité.

    Vous avez récemment été acceptée dans le programme Catalyst via lequel vous avez passé quatre jours par semaine pendant douze semaines au sein de l’accélérateur, à Sydney. Avez-vous perçu une évolution en termes de progression ?

    Cela a été une expérience incroyable au niveau de l’amélioration de notre stratégie et de nos produits. Nous sommes également très heureux des relations que nous avons établies avec HCF, l’un des plus grands assureurs de santé en Australie.

    L’un des résultats possibles est que HCF finance Birth Beat par le biais de son fonds dédié à la santé.

    Quelle somme avez-vous besoin de recueillir pour continuer à développer votre entreprise ? Prévoyez-vous des initiatives telles que le lancement d’une campagne de financement participatif ?

    Nous ne prévoyons pas de financement participatif. Nous en sommes à cette épisode de Shark Tank* où vous devrez attendre pour voir ce qu’il se passera ensuite !

    Quels sont vos projets pour Birth Beat pour les mois/années à venir?

    Croître et s’étendre en Australie, continuer à fournir un service supérieur à toutes nos incroyables mamans et commencer à explorer des marchés internationaux. Nous étudions actuellement différents endroits.

    Pensez-vous que l’Australie soit un lieu intéressant pour se développer sur le marché de la e-santé ?

    La taille de notre pays est telle qu’il est logique d’y utiliser davantage d’innovations de santé technologiques et numériques.

    * Shark Tank est une série télévisée de téléréalité américaine qui présente un panel d’entreprises à succès devant faire le choix d’investir ou non dans des entrepreneurs en herbe.

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  • Accès aux soins : point d’avancement lors de la 2ème réunion du comité national de suivi du Plan

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présidé le 9 juillet 2018 la 2ème réunion du comité national de suivi du Plan d’accès territorial aux soins, lancé en octobre 2017 autour d’une vingtaine de mesures affichant les objectifs suivants :
    – le développement des stages en ambulatoires pour les étudiants ;
    – le développement de l’exercice coordonné ;
    – l’accompagnement de la révolution numérique en santé ;
    – la mise en œuvre de l’exercice médical mixte ;
    – la mise en place de coopérations interprofessionnelles et de délégations de tâches ;
    – la simplification de la vie des professionnels de santé.

    La réunion du comité national a permis de faire un point précis sur l’avancement du plan dans les territoires concernant un certain nombre de sujets dont voici une sélection.

    Réforme du zonage

    Cette réforme conditionne l’octroi des différentes aides financières existantes pour soutenir l’installation des professionnels. Elle a élargi les territoires bénéficiaires de ces aides, qui couvrent désormais 18% de la population (contre 7% précédemment).

    Déploiement des contrats incitatifs

    Le déploiement des contrats incitatifs se poursuit :

    • 2 800 contrats d’engagement de service public (CESP) ont été signés ;
    • 400 jeunes médecins bénéficieront d’un contrat d’aide à l’installation médicale (CAIM) ;
    • le contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM) a été revalorisé pour encourager les praticiens à venir exercer de manière ponctuelle dans les zones sous-denses.

    Développement des stages en ambulatoire

    « Les stages constituent un levier essentiel pour faire découvrir aux étudiants et aux internes les réalités des territoires sous-dotés ainsi que la richesse des modes d’exercice ambulatoire », rappelle le ministère des Solidarités et de la Santé dans un document intitulé « Point d’avancement  du plan – juillet 2018 ».

    Le décret du 5 juillet 2018 créant une prime de 200 euros par mois à destination des internes réalisant un stage ambulatoire en zone sous-dense et ne bénéficiant pas sur place d’un hébergement entrera en vigueur en novembre 2018 et permettra de prendre en charge les frais occasionnés en matière de transports ou d’hébergement.

    Développement de nouveaux modes d’exercice médical

    Le Plan encourage le déploiement de nouveaux modes d’exercice médical, avec, par exemple, la création d’un statut d’assistant partagé ville-hôpital sur la base duquel 100 postes seront financés pour deux ans en 2018.

    D’après le « Point d’Avancement » du Ministère des Solidarités et de la Santé, « les postes d’assistants partagés ville/hôpital visent à permettre à de jeunes médecins de développer un exercice mixte, partagé entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire (maison et centre de santé, cabinet libéral notamment). Cela doit leur permettre notamment, alors qu’ils débutent leur carrière, d’appréhender les diverses formes d’exercice sous un angle différent de celui connu au cours de leurs études et dans un cadre sécurisant ».

    Mise en œuvre de la pratique infirmière avancée

    Le Plan d’accès aux soins entend approfondir les coopérations et les délégations de tâches entre professionnels de la santé « afin d’optimiser le temps médical et d’améliorer les conditions de prise en charge dans les zones sous-dotées en médecins », d’après le Point d’avancement.

    Les textes relatifs aux conditions de formation, d’exercice et de rémunération des infirmiers en pratique avancée (IPA) sont en cours de publication afin de permettre une entrée de la première promotion en formation de niveau master en septembre 2018 et donc l’entrée en activité de 500 IPA en 2020, de 1500 IPA en 2021 et de 2000 IPA en 2022.

    Essor de la télémédecine

    Les négociations conventionelles relatives à la prise en charge des actes de télémédecine se sont achevées le 15 juin 2018.

    La téléconsultation sera remboursée à la rentrée sur l’ensemble du territoire français et pour tous les patients. La téléexpertise entrera dans le droit commun début 2019 dans les zones sous-denses, avant une généralisation en 2020.

    Faire émerger les territoires digitaux

    Le programme e-parcours s’apprête à amplifier le programme Territoire de soins numérique

    Ce programme s’appuiera sur le déploiement des « Services numériques de coordination et d’appui à la coordination des soins » (SNACs) qui facilitent les échanges et l’organisation des professionnels sur un territoire.

    Dossier médical partagé

    Le dossier médical partagé est aujourd’hui déployé par l’assurance maladie dans 9 départements expérimentateurs, avant une généralisation prévue en octobre prochain. Ce déploiement s’appuiera sur la mobilisation des infirmiers libéraux, des pharmaciens, des équipes administratives des CPAM pour la création en masse de DMP et leur alimentation systématique en données médicales.

    Les professionnels médicaux sont accompagnés par les CPAM et peuvent s’équiper en logiciels métiers adaptés grâce au forfait structure de l’assurance maladie.

    Développer de nouveaux modes d’exercice coordonné

    Lors de la réunion du comité national de suivi du plan, Agnès Buzyn a souligné la montée en puissance des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), dont 200 projets ont été recensés à ce jour. Les CPTS regroupent des professionnels de santé d’un même territoire pour répondre à des problématiques communes : attractivité médicale, organisation des soins non programmés, coordination entre ville et hôpital, etc.

    Un rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) est en cours de finalisation sur la stratégie de développement de ces communautés.


    Le « Point d’Avancement » élaboré par le Ministère des Solidarités et de la Santé est consultable en suivant ce lien.

  • Le groupe australien de e-santé HealthEngine accusé de partager les données des patients

    HealthEngine, le plus grand service de rendez-vous médicaux en ligne d’Australie, a annoncé début juillet 2018 des « changements majeurs » dans son fonctionnement à la suite de révélations selon lesquelles il partageait les informations médicales des utilisateurs de sa plateforme avec des cabinets d’avocats spécialisés en dommages corporels et d’autres tiers.

    L’entreprise a déclaré qu’elle cesserait de partager les données des particuliers et arrêterait la publicité sur son site. Objectif : rétablir la confiance dans l’entreprise, a commenté son P.-D.G., Marcus Tan.

    Fin juin, the ABC – principale source d’information en Australie – a dévoilé que la société avait canalisé des centaines de données sur la santé de ses usagers vers le cabinet d’avocats multinational australien Slater and Gordon et expliquait aux annonceurs qu’elle pouvait cibler les utilisateurs grâce à une stratégie de marketing basée sur leurs symptômes et leurs conditions médicales.

    Le ministre de la Santé australien, Greg Hunt, a ordonné à la commissaire à l’information du pays d’enquêter sur l’entreprise et a demandé à l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) de procéder à un « examen urgent » de sa relation avec HealthEngine, avec qui elle avait établi un partenariat.

    Slater and Gordon avaient une relation étroite avec HealthEngine

    La relation de HealthEngine avec des tiers a été révélée dans des documents secrets obtenus par the ABC, montrant que Slater and Gordon avaient eu une relation étroite avec le service en 2017.

    Dans le cadre de son programme pilote, le groupe de santé numérique transmettait au cabinet une liste quotidienne de clients potentiels, en fonction de leurs informations médicales personnelles. Elle aurait envoyé des données sur 200 utilisateurs par mois en moyenne à Slater and Gordon entre les mois de mars et d’août l’année dernière. Au total, 40 personnes seraient devenues des clients du cabinet, ce qui représente des frais juridiques estimés à 500 000 AU$ (317 000 € ; 372 000 US$).

    L’entreprise d’avocats a refusé de commenter à the ABC ses liens avec HealthEngine.

    HealthEngine fait l’objet d’un examen de la part de la profession médicale 

    Plusieurs médecins du pays ont annulé leurs abonnements à la plateforme

    Cette annonce survient alors que HealthEngine fait l’objet d’un examen minutieux de la part de la profession médicale au sujet de sa gestion de l’information médicale sensible des patients.

    Plusieurs médecins du pays ont annulé leurs abonnements à la plateforme à la suite des récentes révélations.

    Des utilisateurs ont porté plainte

    Les informations de the ABC ont été étayées par le témoignage d’utilisateurs australiens ayant porté plainte, qui assurent avoir été contactés par des cabinets d’avocats après avoir utilisé l’application HealthEngine, les encourageant à réclamer des dommages corporels ou professionnels.

    Aucun des utilisateurs de l’application avec qui the ABC a échangé n’a déclaré savoir que ses informations seraient distribuées à des tiers.

    L’entreprise assure qu’elle n’avait transmis des données qu’avec le « consentement exprès » des utilisateurs

    • La société basée à Perth, qui appartient en partie au grand groupe de télécommunications australien Telstra et à SevenWest Media, la plus grande entreprise de médias du pays, a maintenu qu’elle n’avait transmis des informations médicales personnelles qu’avec le « consentement exprès » des utilisateurs (source : Abc.net.au). Son P.-D.G., Marcus Tan, a donc admis que la société avait fourni des informations aux avocats mais n’a pas précisé quand ils avaient cessé cet arrangement.
    • L’entreprise a insisté sur le fait que sa politique d’utilisation des données étaient clairement expliquées aux utilisateurs via un simple formulaire pop-up disponible sur l’application.
    • Elle a également conclu un accord de partage de données avec le système de dossiers médicaux numériques My Health Record du gouvernement fédéral, géré par l’Agence de la santé numérique australienne. Cependant, elle a affirmé qu’elle n’était pas en mesure d’accéder directement aux données sur les patients détenues par My Health Record ou l’ADHA.

    Réaction : HealthEngine annonce un changement de business modèle

    Des changements pour rétablir la confiance dans l’entreprise

    HealthEngine a toutefois récemment annoncé que l’entreprise cesserait de partager les données des utilisateurs et supprimerait la publicité de son site web.

    Dr Tan a déclaré dans un communiqué que ces changements visaient à rétablir la confiance dans l’entreprise.

    Les relations de HealthEngine avec des tiers ne représenteraient qu’une partie de son business modèle

    Marcus Tan a insisté sur le fait que les relations de HealthEngine avec des tiers ne représentaient qu’une partie de son business modèle. « Notre cœur de métier reste centré sur la mise en relation des patients et des praticiens et sur l’aide aux Australiens pour accéder plus facilement aux soins, ce qui ne changera pas et nous permettra de continuer à réussir. »

    Dans le cadre de son système de prise de rendez-vous en ligne avec des médecins généralistes, des dentistes, des physiothérapeutes et d’autres médecins, HealthEngine demande à ses utilisateurs de renseigner des détails concernant leurs symptômes et leurs conditions médicales, y compris des informations pour savoir s’ils ont été blessés ou victimes d’un accident de la circulation.

    En vertu des changements apportés à son business modèle, la société devrait :

    • supprimer de façon permanente les évaluations des cliniques de son site web à la suite d’une enquête réalisée par le grand groupe médiatique australien Fairfax qui a révélé plus tôt en juin qu’elle avait modifié les avis négatifs des patients pour les faire paraître positifs (l’entreprise a depuis présenté ses excuses et retiré les commentaires de son service) ;
    • mettre en place un groupe consultatif pour travailler avec les prestataires de santé, les groupes de consommateurs et les régulateurs afin de « s’assurer que [ses] futurs produits et services soient informés par le biais de consultations plus larges ».

    Interrogé par the ABC, l’analyste IT Justin Warren pense que l’entreprise n’a pas eu d’autre choix que d’entreprendre des changements après avoir été confronté à de fortes critiques à la fois des utilisateurs et des médecins. « Ils ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient rien fait de mal et je ne vois pas pourquoi ils auraient changé leur business modèles à moins que cette réaction ne commence à [l’affecter]. »

    Le ministre de la Santé ordonne une enquête

    La profession soutient la décision du ministre

    L’Australian Medical Association (AMA) a soutenu la semaine dernière la décision du ministre de la Santé d’ordonner une enquête de la Commission de la vie privée. « Nous attendons avec impatience de voir le rapport [du Commissaire à l’information] sur HealthEngine et nous travaillerons en étroite collaboration avec le ministre et le gouvernement pour assurer la protection de la vie privée des patients, a déclaré le président de l’AMA, Tony Bartone. Se pose aussi la question sérieuse du potentiel des tiers à bénéficier de l’accès aux informations confidentielles et privées des patients. »

  • Birth Beat: « 12 months access to watch over 6 pre and postnatal course modules » (E. Sharrock, AUS)

    « Many maternity units have closed in Australia in the last 15 years, in fact about 41% of them, mainly in rural, regional and remote Australia », said on 9 July, 2018 to Health and Tech Intelligence  Edwina Sharrock, a midwife from Tamworth (New South Wales) who founded Birth Beat, a mobile application accepted earlier this year into the health tech program of Slingshot, the country’s leading health technology accelerator.

    Her digital tool offers childbirth education but also baby and child first aid. Both services are delivered face to face in Tamworth or online via an online platform launched last year. « [Our users] have 12 months access to watch over 6 modules including prenatal yoga, stretch and relaxation, everything they need to know about birth plus how to breastfeed, sleep and settle », she explained.

    The business woman talked to H&TI about her growing business, her projects for the coming years – including exploration of international markets -, and challenges she faces as a young entrepreneur in the digital health sector.

    « 41% of maternity units have closed in Australia in the last 15 years »

    Five years ago, when the Tamara Private Hospital’s birthing suite (New South Wales) closed its doors, you founded Birth Beat. What was your situation at that time?

    Edwina Sharrock: I was working at the public hospital and was actually planning on birthing my baby at the public hospital but I believe everyone should be able to have a choice. That is very important.

    Is there a shortage of maternal care in Australia or is Tamara’s case an exception?

    It’s not. Many maternity units have closed in Australia in the last 15 years, in fact about 41% of them, mainly in rural, regional and remote Australia.

    Birth Beath: a digital platform of prenatal classes

    The business began as a local face to face prenatal course, before interest grew to a point that you launched Birth Beat digital platform in 2017 so that anyone could access the program remotely. How many people are currently using the platform?

    We have approximately 125 women currently doing the program and preparing for their best birth.

    Do platform users seem worried about some aspects of your tool, such as sharing their data?

    This has actually never come up. We are very conscious of this and would never share any data. We become a trusted community for expecting mums and their support people.

    “The Birth Beat antenatal classes are designed to prepare (…) for the birth and initial few weeks with [the] baby by providing positive, up-to-date, evidence based information,” you said on your website. Your first aid classes “provide parents and carers with the knowledge to act in a pediatric emergency. [You] cover the most common childhood emergencies, including CPR, choking, burns and more.”
    Are all these sessions only dedicated for women or can dads also subscribe to them?

    Yes, both classes are for Mums and Dads. However, the first aid one is not included in the childbirth education course.

    How do online sessions actually work?

    They have 12 months access to watch over 6 modules including:
    • prenatal yoga,
    • stretch and relaxation,
    • everything they need to know about birth and how to breastfeed, sleep and settle.

    How much does a session cost?

    AU$297 (US$222; €189).

    Can your services be covered by health insurance?

    Yes, which is fabulous news.

    Classes are run by paramedics and emergency nurses. How many people work for Birth Beat?

    We have a small team and often outsource for larger projects.

    Do you plan to improve or change some aspects of your device in the coming months/years?

    We are currently moving over to a more sophisticated LMS and are exploring more ways of using technology to improve the experience for the user.

    Entrepreneurship journey: HCF could take Birth Beat on for its health fund

    What are the main obstacles you faced/are facing as an entrepreneur in the digital health market?

    Educating the market and the health providers and finding quality distribution channels.

    You have recently been accepted into the Catalyst program where you spend four days a week for 12 weeks in the Sydney based accelerator. Do you feel that you have moved forward since the beginning of the program?

    It has been an incredible experience in terms of improving strategy and products. We are also very happy with the relationships we have established with HCF, one of Australia’s largest health insurers.

    One possible result is that HCF takes Birth Beat on for its health fund.

    How much money do you need to raise to continue developing your business? Do you plan initiatives such as the launch of a crowd funding campaign?

    We are not planning any crowd funding. We are on this season’s episode of Shark Tank* so you will have to wait and see!

    What are your plans with Birth Beat for the coming months and years?

    To grow and expand in Australia, to continue to provide a superior service to all our incredible expecting mummies and start to explore international markets. We are currently looking at different places.

    Do you think Australia is a good place to grow in the digital health market?

    The sheer size of our country means it makes sense to use more digital and health tech innovation.

    * Shark Tank is an American reality television series which features a panel of business successes deciding whether to invest in budding entrepreneurs.

  • La FESP et l’I2ML s’associent pour développer des services à domicile numériques en Occitanie

    La Fédération du service aux particuliers (FESP) et l’Institut méditerranéen des métiers de la longévité (I2ML) ont signé le 4 juillet 2018 une convention de partenariat pour développer conjointement des services à domicile innovants autour du numérique en Occitanie.

    Cette alliance témoigne de la volonté des deux acteurs à s’engager pour la conception d’offres de services à domicile construites avec et pour les usagers. La FESP est la première fédération professionnelle d’entreprises de services à la personne et l’I2ML est la fondation partenariale de l’Université de Nîmes consacrée au vieillissement et à la silver économie.

    En outre, les deux partenaires souhaitent agir comme le maillon reliant les acteurs technologiques et les fournisseurs de services à domicile autour de sujets comme la recherche, l’expérimentation et la formation professionnelle. Tout ceci afin de permettre l’émergence de projets transversaux porteurs d’innovation et structurants pour l’offre de la région.

    Bâtir une filière industrielle dynamisant la région

    Face à la réalité démographique de l’Occitanie caractérisée par une population parmi les plus âgées de toute la France, les deux associations regroupant des acteurs de la silver économie à l’échelle de toute la région, souhaitent renforcer la coopération entre leurs membres pour faire émerger des projets de recherche « vecteurs d’innovation ».

    Dans le cadre des projets visant à répondre aux besoins et usages du terrain, les deux partenaires espèrent aussi voir émerger des start-ups occitanes qui porteront différents projets de développement de services dans un « environnement toujours plus numérique ».

    L’Occitanie est en train d’élaborer sa feuille de route « silver économie ». La FESP tout comme l’I2ML sont partie prenantes de ce processus de réflexion régionale et souhaitent voir leur partenariat  intégré à la dynamique économique et sociale de la région.

  • PGSSI-S

    Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santénull

  • Tous Aidants : Janssen finance une application mobile pour faciliter le quotidien des aidants

    La caravane numérique du laboratoire Janssen et du réseau d’entraide la Compagnie des aidants s’est arrêtée sur le parvis de la Grande Arche de la Défense les 26, 27 et 28 juin 2018. L’occasion pour les Franciliens de découvrir l’application mobile gratuite Tous Aidants, qui a pour vocation de soutenir les aidants dans la gestion du quotidien de leur proche ayant besoin d’aide et de les épauler pour sortir de l’isolement.

    Le dispositif a remporté en octobre 2017 le premier hackathon #tousaidants, organisé par Janssen. L’équipe gagnante, constituée du collectif de développeurs The Walking Nerds et de la start-up Coorganiz – lauréate des Trophées SilverEco 2018 dans la catégorie « aide aux aidants » -, a reçu à cette occasion un financement de 40 000 euros pour développer son projet et bénéficié d’un accompagnement logistique.

    L’application Tous Aidants permet à l’aidant et à ses proches :

    • de coordonner facilement les emplois du temps des uns et des autres ;
    • de partager de manière confidentielle les informations (rendez-vous, tâches à accomplir, documents importants) nécessaires au bon déroulement des visites ;
    • de veiller sur la personne à distance via des fonctionnalités spécifiques, dont un carnet de liaison digital.

    La caravane associée du laboratoire Janssen et de la Compagnie des aidants a pour mission de répondre aux questions des aidants grâce à trois assistantes sociales délivrant sur place :

    • des informations précises sur ce qu’implique le statut d’aidant ;
    • des conseils vers des solutions de proximité ;
    • des aides pour les démarches administratives ;
    • un soutien moral ;
    • des brochures d’information.

    Une solution conforme à la réglementation relative aux applications de santé

    Pour que la solution soit conforme aux exigences éthiques et réglementaires concernant les applications de santé connectée, ses concepteurs ont bénéficié d’un accompagnement de la start-up DMD Santé, à l’origine du premier label européen participatif en santé mobile et connectée (« mHealth Quality »), et d’un accès illimité à une plateforme de conseils automatisés afin d’être guidés pour permettre au dispositif d’être conforme aux règles de la HAS, de la CNIL, de l’ASIP et de l’ANSM.

    Tous Aidants, vainqueur du 1er hackathon #tousaidants de Janssen

    Les candidats participant au hackathon de Janssen devait développer en quarante-huit heures une solution digitale innovante visant à aider la coordination de l’ensemble des acteurs (familles, proches, soignants…) intervenant dans le quotidien de la personne aidée.

    L’outil devait, dans l’idéal, disposer d’un agenda connecté et d’une espace d’échange interactif mais aussi permettre l’intégration d’informations relatives aux droits des aides et des aidants ainsi qu’une synchronisation pour la prise de rendez-vous médicaux via un dispositif à destination des médecins.

    Objectif : créer un outil permettant aux aidants de se coordonner avec les autres intervenants pour être plus efficaces et ainsi gagner en sérénité.

    L’application Tous Aidants a été retenue par un jury composé de spécialistes en technologie numérique et en santé, de chefs d’entreprise, de patients experts et de Claudie Kulak, présidente de la Compagnie des aidants, un réseau d’entraide et d’échange à destination des aidants.

  • LMS

    learning management systemnull

  • référé

    Référé : Communication adressée par le Premier président de la Cour des comptes à un ministre pour lui faire part des observations formulées par la Cour à l’issue d’un contrôle.null