European Society of Human Reproduction and Embryologynull
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Sécurité des données patients : le NHS adopte la technologie de désidentification de Privitar (UK)
À la suite d’un appel d’offres, le National Health Service (Royaume-Uni) a signé fin juin 2018 un contrat avec la société de logiciels britannique Privitar afin d’utiliser sa technologie de désidentification connue sous le nom « De-ID ».
Le dispositif permettra d’éviter que l’identité d’une personne soit reliée à ses informations de santé répertoriées dans le NHS et les services sociaux du Royaume-Uni.
« Bien que nous utilisions déjà divers moyens de désidentification des données à travers le NHS, De-ID est intéressant dans la mesure où il constitue une manière cohérente de réaliser ces processus », a déclaré Tom Denwood, directeur exécutif « données, perspectives et statistiques » à NHS Digital (communiqué).
La confidentialité des données privées traitées par le NHS a posé question après l’association du système de santé britannique et de la filiale Google DeepMind d’Alphabet Inc en 2016. Le duo a été critiqué après la parution d’une enquête de l’hebdomadaire scientifique international New Scientist : celle-ci affirmait que Google aurait eu accès à de nombreuses informations de patients sans que ceux-ci aient explicitement consenti à partager leurs données avec l’entreprise.
« Un moyen automatisé de supprimer les valeurs d’identification d’un dossier »
« Au lieu de laisser chaque équipe du NHS gérer ses propres processus de désidentification, De-ID offre un moyen automatisé et normalisé de supprimer les valeurs d’identification d’un dossier patient [lors des] collectes de données », explique Tom Denwood.
Le nouveau logiciel « est non seulement plus efficace, permettant de produire en toute sécurité des [informations] utiles pour des recherches et des analyses, mais il est également plus transparent, ce qui [facilite l’amélioration du] suivi et de l’audit de l’utilisation des données au sein du système », précise-t-il.
Privitar n’exploite aucune donnée personnelle à des fins commerciales
Privitar accorde des licences de produits logiciels qui utilisent des techniques d’amélioration de la confidentialité. Il ne gère ni ne traite aucune donnée personnelle à des fins commerciales.
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Rapport : recommandations pour aider la biologie médicale à s’adapter aux besoins de santé actuels
L’Académie Nationale de Médecine ainsi que l‘Académie Nationale de Pharmacie ont adopté, les 19 et 20 juin 2018, un rapport intitulé « la biologie médicale face aux défis de l’évolution des besoins de santé » rédigé par des membres de ces Académies spécialisés en biologie médicale.
Le point de départ du rapport est la publication de l’ordonnance du 13 Janvier 2010 ratifiée par la loi du 30 mai 2013. En effet, depuis la publication de cette réglementation « la biologie médicale en France a connu une restructuration massive avec apparition de regroupements pouvant atteindre plusieurs centaines de laboratoires », explique le rapport, selon lequel cette évolution qui aboutit à une « réduction considérable du nombre de structures » pose cinq problèmes majeurs.
Ces problématiques, détaillées dans le corps du rapport, sont liées :
– aux difficultés d’accréditation rencontrées par les laboratoires ;
– à la financiarisation et l’industrialisation croissantes de la biologie médicale ;
– à la disparition du lien de proximité entre biologistes, prescripteurs et patients ;
– à la baisse d’attractivité de la biologie médicale pour les étudiants, causée par les phénomènes précédents.Health and Tech Intelligence propose dans le présent un article un résumé des conclusions de ce texte ainsi qu’une présentation des recommandations émises à la fin du rapport, disponible intégralement via le lien ci-contre.
Conclusions du rapport
« La biologie médicale a subi une restructuration brutale…
D’après le rapport, une révision complète du rôle du biologiste médical dans le système de santé est imposée par :
- « les contraintes financières et organisationnelles découlant de l’obligation d’accréditation et des réductions successives de la nomenclature des actes de biologie médicale » ;
- « les regroupements et fusions de laboratoires autour de plateaux techniques de plus en plus automatisés mais éloignés des sites de prélèvement, pouvant allonger les délais d’acheminement des prélèvements et de rendu des résultats en urgence » ;
- « l’introduction de plus en plus prégnante de groupes financiers et de fonds de pension dans le capital des laboratoires » ;
- « la désaffection des étudiants en médecine et, dans une moindre mesure, en pharmacie pour cette spécialité » ;
- « le développement rapide de l’automatisation et de l’intelligence artificielle ».
…qu’il conviendrait de stabiliser. »
Le rapport encourage à faire du biologiste médical un expert-consultant capable d’orienter la prise en charge et le suivi des patients. Si ce poids sur le traitement et le suivi nécessiterait évidemment une plus grande concertation avec le médecin prescripteur des analyses biologiques, le rapport rappelle que le biologiste médical pourrait influer sur les traitements « au même titre que ses confrères issus d’autres spécialités médicales ».
Dans cet objectif, le rapport incite notamment à :
- mieux valoriser l’excellence de la formation et des compétence des biologistes médicaux en renforçant leur capacité d’intervention dans l’aide au diagnostic et au suivi des patients ;
- sensibiliser les biologistes à l’analyse critique des résultats rendus par les automates ;
- faire des biologistes médicaux des acteurs de la prévention et du dépistage ;
- développer la biologie interventionnelle.
Recommandations
À partir du rapport établi, les deux Académies ont émis des recommandations articulées en quatre axes.
Concernant le rôle en santé du biologiste médical
1- Affirmer le rôle indispensable du biologiste médical, soit :
- associer les biologistes aux centres de santé et maisons de santé pluriprofessionnelles ;
- inviter les biologistes à prendre part aux réunions de concertation pluridisciplinaire.
2- Assurer un conseil biologique de proximité en maintenant l’obligation de la présence physique d’un ou plusieurs (en fonction du nombre de patients pris en charge) biologistes par site pour une surveillance étroite des conditions de prélèvement et de pré-traitement des échantillons, les échanges avec le prescripteur, l’information et le dialogue avec les patients, l’éducation thérapeutique, etc.
3- En dehors des cas d’urgence, s’opposer à un envoi non validé par le biologiste des résultats du patient au prescripteur.
4- Valoriser la contribution des biologistes aux activités de prévention et de dépistage par la mise en place d’une rémunération indépendante de l’acte technique proprement dit.
Concernant la formation
1- Maintenir l’unicité de formation des biologistes par la voie du Diplôme d’études supérieurs (DES) de biologie médicale et la possibilité de compléter cette formation des base par des autorisations d’exercice dans un ou plusieurs domaines restreints de la spécialité.
2- Proposer aux étudiants issus d’une formation pharmaceutique une formation clinique.
3- Restaurer l’attractivité de la biologie médicale pour les étudiants en :
- communiquant plus et mieux à propos de la spécialité, par exemple au moyen de forums métiers, de visites de laboratoires, de stages en laboratoire pendant le deuxième cycle des études médicales ;
- faciliter l’accès à une année-recherche pour les internes et améliorer la lisibilité des carrières hospitalo-universitaires ;
- diversifiant la formation des futurs biologistes (communication, management, nouvelles technologies, etc.).
Concernant l’accréditation de certaines analyses « rares »
1- Supprimer l’obligation d’accréditation des analyses rarement effectuées ou très spécialisées et la remplacer par d’autres processus d’évaluation de ces analyses.
2- Accorder plus d’importance aux évaluations techniques que normatives dans les procédures d’accréditation.
Concernant la réglementation
1- Limiter la financiarisation de la biologie médicale en faisant respecter les dispositions réglementaires qui l’encadrent.
2- Lutter contre les conflits d’intérêt et les abus de position dominante.
3- Plafonner le nombre de dossiers qu’un biologiste est capable de valider au cours d’une journée de travail.
4- Préserver un maillage territorial afin de restaurer une proximité suffisante entre le biologiste, le prescripteur et le patient ;
5- Préserver la possibilité d’effectuer des analyses urgentes dans de bonnes conditions.
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Développement d’une IA pour adapter en amont les méthodes de procréation médicalement assistée (PMA)
À l’occasion du 34ème congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) qui s’est tenu du 1er au 4 juillet 2018, le groupe espagnol spécialisé dans la procréation médicalement assistée (PMA) Eugin a présenté les résultats de ses récentes recherches sur une nouvelle méthode de modélisation assistée par intelligence artificielle de la réponse aux traitements de stimulation ovarienne.
Des chercheurs du centre, acteur majeur européen de la PMA, en partenariat avec le Centre de l’infertilité et de la reproduction humaine de Barcelone, ont développé et évalué un algorithme d’IA conçu pour guider le choix d’une méthode de stimulation ovarienne adaptée à chacune des femmes ayant recours pour la première fois à un traitement de fécondation in vitro : l’objectif de cet outil est de réduire le nombre de réponses ovariennes faibles ainsi que le risque d’hyper-stimulation.
D’après les résultats de l’étude, l’algorithme serait capable de déterminer avec 81 % de fiabilité et pour chaque nouvelle patiente le nombre d’ovocytes en métaphase II (prêts à la fécondation) généré par tel ou tel protocole de stimulation : l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) devraient être prêts à être utilisés par les professionnels de la procréation médicalement assistée dans moins d’un an.
Contexte de l’étude
« Jusqu’ à présent, le big data et l’apprentissage automatique n’ont pas été appliqués aux différents protocoles de stimulation ovarienne existants », indique dans un communiqué Rita Vassena, directrice scientifique d’Eugin.
Les chercheurs du centre se sont pourtant intéressés aux applications de telles technologies à la stimulation ovarienne car celle-ci constitue une étape-clé des protocoles de PMA. De plus, à l’heure actuelle et pour les nouvelles patientes, ces traitements permettant l’ovulation et le recueil d’idéalement un à quatre ovocytes en métaphase II sont pourtant choisis uniquement sur la base de l’historique cliniques des femmes : une telle méthode ne permet pas d’optimiser la réponse ovarienne de ces patientes aux traitements.
Données utilisées
Disposer d’une base de données importante permet l’élaboration de modèles prédictifs fiables. Pour prédire sans trop d’erreurs la réponse aux traitements de stimulation ovarienne, les chercheurs ont élaboré un algorithme à partir de la base de données d’Eugin.
Ainsi, 6 952 premiers cycles de fécondation in vitro réalisés dans des cliniques du groupe ont été analysés et reliés à l’âge, à l’indice de masse corporelle, au taux d’œstrogènes ou de LH, à l’âge des premières menstruations, au groupe sanguin, etc., des patientes. 70 à 80 types de données par patiente peuvent ainsi être étudiés par l’intelligence artificielles, alors qu’au cours d’un interrogatoire classique, le clinicien ne peut en prendre en compte qu’une dizaine.
La formulation d’un modèle a donc été facilité par le nombre et la variété de ces données.
L’adaptabilité de l’intelligence artificielle
Avant d’être utilisé par les cliniciens dans leur pratique quotidienne, le modèle mathématique élaboré par les chercheurs doit être encore testé et amélioré : chaque nouveau cas sera soumis à une évaluation par l’ordinateur ainsi que par un médecin dans le but de comparer leurs prédictions. De plus, d’autres cas seront ajoutés à la base de données et l’algorithme sera ajusté dans un processus de validation constant où la fiabilité sera régulièrement vérifiée.
« Dans moins d’un an, l’algorithme sera finalisé et validé pour être utilisé dans la pratique clinique quotidienne », affirme le Dr Vassena.
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Santé Connect’ : les professionnels de santé multiplient l’usage des sources numériques (Ipsos)
L’institut de sondages français Ipsos a publié au début du mois de juin 2018 une nouvelle édition de son enquête annuelle Santé Connect’, présentant les sources d’informations privilégiées par les pharmaciens, les médecins généralistes et les spécialistes.
Résultats : les professionnels de santé multiplient leurs moyens d’informations et de formation numériques et les combinent en fonction de leurs besoins. Plus de 90 % des personnes interrogées utilisent quotidiennement leur ordinateur à titre professionnel, 80 % leur smartphone et près de 60 % leur tablette.
• La presse spécialisée et les échanges directs avec leurs confrères sont leurs sources d’informations principales, tout comme la visite médicale, en particulier pour les médecins spécialistes, et les parutions des organismes officiels du secteur (généralistes et pharmaciens).
• La moitié des professionnels de santé sondés a déjà suivi une formation en e-learning (hors FMC et DPC) et jusqu’à 30 % des médecins spécialistes ont déjà assisté à un e-congrès.
• L’étude indique que l’usage des réseaux sociaux est peu répandue dans le milieu, excepté le réseau professionnel Linkedin, principalement utilisé par les spécialistes.
Principaux résultats de l’enquête
Utilisation quotidienne à titre professionnel
- d’un ordinateur : 94 % (pharmaciens) ; 91 % (médecins généralistes) ; 84 % (médecins spécialistes).
- d’un smartphone : 72 % ; 76 % ; 84 %.
- d’une tablette : 54 % ; 59 % ; 57 %.
Sources d’information professionnelle
- presse spécialisée : 88 % (pharmaciens) ; 84 % (médecins généralistes) ; 86 % (médecins spécialistes).
- échanges avec les confères : 71 % ; 76 % ; 86 %.
- visite médicale : 58 % ; 60 % ; 79 %.
- parutions des organismes officiels : 73 % ; 66 % ; 59 %.
Motifs de consultation des sites internet
- accéder à des informations scientifiques : 95 % (pharmaciens) ; 92 % (médecins généralistes) ; 96 %.
- accéder à des formations : 91 % ; 76 % ; 82 %.
- se tenir informé de l’actualité de la profession : 90 % ; 78 % ; 84 %.
- réaliser des démarches administratives : 87 % ; 91 % ; 86 %.
Réseaux sociaux, e-learning et e-congrès
- utilisation de Linkedin : 14 % (pharmaciens) ; 30 % (médecins généralistes) ; 48 % (médecins spécialistes).
- e-learning : 52 % ; 49 % ; 54 %.
- e-congrès : 6 % ; 9 % ; 30 %.
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Etude : des outils de santé mobile mesurent précisément les facteurs de risque cardiovasculaire
Des chercheurs américains du Scripps Research Institute et des spécialistes des data de chez Withings basés en France ont publié le 2 juillet 2018, dans la revue Hypertension, les résultats d’une étude* démontrant la pertinence des outils de santé mobile pour mesurer la vitesse de l’onde de pouls et tous les facteurs de risque cardiovasculaires au domicile des patients. Les données étaient cohérentes avec celles d’études antérieures réalisées dans des établissements de soins. 99% des patients étaient prêts à retenter l’expérience d’un suivi via la santé mobile.
La santé cardiovasculaire suivie en vie réelle
Près d’un tiers des décès dans le monde sont dus à une maladie cardiovasculaire. Par conséquent, l’un des principaux défis en terme de prévention et de traitement de ces pathologies consiste à surveiller les patients à distance, lorsqu’ils ne sont pas au cabinet du médecin. Le développement des technologies mobiles, tels que les traqueurs d’activité, les moniteurs de sommeil, les appareils d’automesure de pression artérielle, rend ce monitoring à distante, en condition de vie réelle, tout à fait possible.
Des chercheurs américains du Scripps Research Institute ont donc travaillé avec la firme Withings pour mettre au point une étude. Alors que les études de santé cardiovasculaire traditionnelles se sont concentrées sur des signes vitaux tels que la tension artérielle, le poids et la fréquence cardiaque, le développement de technologies de santé mobiles a permis aux chercheurs d’élargir leur boîte à outils. Ils ont recueilli des données sur la durée du sommeil, les niveaux d’activité physique, la vitesse de l’onde de pouls et d’autres facteurs de risque liés au style de vie qui influencent ou prédisent les résultats cardiovasculaires.
Des incitations financières pour adopter la santé mobile
Quelque 295 personnes qui possédaient trois dispositifs de suivi de la santé Withings ont été incluses dans l’étude. Un quart d’entre eux prenaient des anti-hypertenseurs, plus de 80% étaient des hommes et la moyenne d’âge se situait autour de 47 ans. Ils devaient prendre régulièrement leur tension, mesurer leur onde de pouls, et utiliser aussi souvent que possible les traqueurs pour mesurer leurs sommeil, leur activité physique… et ce pendant 4 mois. Une incitation financière était prévue : 100$ s’ils se conformaient au protocole pendant 8 semaines, et 180$ s’ils tenaient 17 semaines. Toutes les mesures ont été transmises sans fil via une application pour smartphone à une base de données sécurisée.
Résultats
Sur les 293 participants inclus dans l’étude, 255 ont pris au moins une fois leur tension et mesuré leur onde de pouls. Parmi eux :
- 73% ont régulièrement vérifié leur tension artérielle et leur vitesse d’onde de pouls pendant 17 semaines ;
- Les données enregistrées à domicile se sont révélées cohérentes avec celles émanant d’études réalisées dans des environnements de soins très contrôlés ;
- 99% d’entre eux ont indiqué qu’ils seraient prêts à participer à une autre enquête similaire ;
- En terme de satisfaction, les patients ont attribué la note moyenne de 9/10 à l’expérimentation de la santé mobile.
Le coût du suivi à distance
Les auteurs de l’étude soulignent que c’est la première étude à évaluer avec succès la vitesse de l’onde de pouls en dehors d’un cadre clinique. Or, « c’est un indicateur important du risque cardiovasculaire qui est utilisé dans la pratique clinique », précisent-ils. Selon Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à la Scripps Translational Sciences Institut et auteur principal de l’étude, ce suivi à distance par des outils de santé mobile ne nécessitant pas de personnel supplémentaire, ni de formation, pourrait être étendu à de larges populations.
Les intérêts divergents de la science et du commerce
Cependant, la bonne adhésion au dispositif est en partie liée à la contre-partie financière. Ce coût représente incontestablement un frein au développement d’un tel protocole. Les chercheurs entrevoient un autre obstacle au déploiement d’un tel suivi à distance : « les sociétés peuvent modifier les algorithmes, mettre à niveau les versions de logiciels ou d’appareils, intégrer les appareils ou même déconnecter complètement les lignes de produits. N’importe lequel de ces changements peut perturber ou arrêter définitivement les études de santé mobile. »
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Cinq textes réglementaires relatifs aux innovations en santé publiés à la fin du mois de juin 2018
Health & Tech Intelligence propose un inventaire non exhaustif des principaux textes réglementaires de valeur infra-décrétale publiés au Journal officiel ou pris lors de la seconde quinzaine du mois de juin 2018, liés aux thématiques suivantes : données de santé, fond d’intervention régional et prise en charge à domicile.
- Données de santé
- Arrêté du 11 juin 2018 portant approbation du référentiel d’accréditation des organismes de certification et du référentiel de certification pour l’hébergement de données de santé à caractère personnel
- Instruction n° 230191/DEF/SGA/SR-RH/SDFM relative au traitement de données par l’observatoire de la santé des vétérans pour la mise en place d’un processus de veille sanitaire au profit des militaires quittant l’institution
- Fonds d’intervention régional
- Arrêté du 22 juin 2018, pris par la Ministre des solidarités et de la santé et le Ministre de l’action et des comptes publics, modifiant l’arrêté du 2 mai 2018 fixant pour l’année 2018 le montant des crédits attribués aux agences régionales de santé au titre du fonds d’intervention régional et le montant des transferts prévus à l’article L.174-1-2 du code de la sécurité sociale
- Arrêté du 22 juin 2018, pris par la Ministre des solidarités et de la santé et le Ministre de l’action et des comptes publics, fixant le taux plafond des reports de crédits du fonds d’intervention régional autorisés prévu à l’article D.1435-36-1 du code de la santé publique
- Prise en charge à domicile
- Instruction n° DGOS/R4/DGCS/3A/2018/136 du 4 juin 2018 relative à l’articulation entre les SSIAD-SPASAD et les établissements d’HAD pour assurer la prise en charge continue du patient à son domicile
- Données de santé
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Télémédecine : le groupe britannique Medopad lève 24M€ et s’exporte aux États-Unis
Le groupe health tech Medopad (Londres) – qui a récemment levé 28 millions USD (24M€) dans un tour de financement de série A – ouvrira un bureau à New York au sein du laboratoire en innovation JLABS de Johnson & Johnson (J&J) au cours du mois de juillet 2018, a récemment annoncé le co-fondateur et P.-D.G. de la société, Dan Vahdat.
Dans le cadre de ce lancement aux États-Unis, Medopad embauchera des talents spécialistes du secteur de la santé d’ici la fin de l’année et bénéficiera pour le développement de ses activités d’un écosystème dynamique dans le domaine de l’industrie des sciences de la vie.
Développer la télésurveillance pour améliorer les résultats en santé
« C’est une opportunité fantastique pour Medopad car nos valeurs et notre vision sont en adéquation avec le leadership de J&J [avec l’objectif central commun d’aider à] créer un monde où les gens peuvent vivre plus longtemps. Nous travaillons en partenariat avec des sociétés pharmaceutiques, des fournisseurs de soins et des établissements universitaires américains tels que l’université Johns Hopkins, où Medopad est utilisée pour connecter à distance les cliniciens aux patients et recueillir des preuves concrètes. Nous sommes impatients de renforcer ces liens et de conduire des changements plus innovants pour obtenir de meilleurs résultats en santé. »
Medopad exploite l’intelligence artificielle sur sa plateforme de recueil de données et cherche à connecter les patients avec les professionnels de la santé en temps réel.
Medopad multiplie les connexions avec les États-Unis
Plus tôt cette année, Medopad a rejoint Plug and Play, une plateforme d’innovation mondiale basée dans la Silicon Valley (Californie).
Grâce au programme, axé sur le développement des affaires, Medopad sera en mesure de sécuriser les pilotes, les POC et les investissements issus du vaste réseau de Plug and Play (plus de 220 partenaires commerciaux).
« Le secteur de la santé est hautement réglementé et profondément complexe, le changement est plus lent que nécessaire, analyse Dan Vahdat. Notre solution de surveillance des patients (…) aidera à faire évoluer de bonnes idées [de leur conception en laboratoire à leur développement sur le marché]. »
New York : un marché considérable en télésurveillance
la ville abrite la plus grande concentration d’institutions académiques au monde, ce qui en fait un tremplin idéal pour intégrer le marché américain ; elle compte également le plus grand nombre de sociétés spécialisées dans le secteur des biosciences à travers le pays (plus de 120 entreprises). »Le marché de la télésurveillance des patients est au moins huit fois plus important aux États-Unis qu’au Royaume-Uni », note par ailleurs Dan Vahdat (communiqué).