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  • La Fehap engagée pour la recherche et l’innovation : un guichet unique proposé aux industriels

    Pour favoriser le développement de la recherche clinique en France, les hôpitaux privés non lucratifs ont annoncé par communiqué le 9 juillet 2018 via le site de la FEHAP l’engagement d’une démarche de mise en commun de leurs forces visant à améliorer l’exploitation de leur potentiel de recherche.

    Afin de rendre cette évolution la plus efficace possible, les hôpitaux privés non lucratifs proposeront prochainement aux industriels un guichet unique afin d’articuler leur offre de recherche.

    Cette démarche s’inscrit en complément des partenariats déjà existants, qui pourront être renforcés, avec les Centres de lutte contre le cancer (CLCC) et les Centres hospitalo-universitaires (CHU).

    Un guichet unique, trois objectifs

    Cette proposition de guichet unique et cette démarche de mise en commun des ressources ont trois objectifs :

    • augmenter le nombre de patients inclus dans les études cliniques ; 
    • faciliter l’accès des personnes malades aux innovations, qu’il s’agisse de médicaments ou de dispositifs médicaux ;
    • améliorer les procédures et l’assurance qualité.

    Mettre en œuvre l’Article 51 : renouveler les organisations et élaborer de nouveaux modes de financement

    Dans l’esprit d’une approche transversale revendiquée par la FEHAP, les directeurs généraux d’établissements de médecine-chirurgie-obstétrique se sont regroupés au sein d’une Conférence des directeurs généraux d’établissements privés non lucratifs, selon une annonce de la FEHAP datant de fin avril 2018.

    En dehors des objectifs traditionnels de défense des intérêts des établissements privés non lucratifs auprès des autorités, la Conférence s’est proposée de mobiliser les atouts de ces structures autour des enjeux de transformation du système de santé.

    Dans ce cadre, l’un des axes de travail concerne l’innovation : la Conférence souhaite se placer à l’avant-garde des organisations innovantes en proposant de nouveaux modes de financements. Pour cela, elle souhaite utiliser les leviers suivants :

    • le parcours de vie et de santé ;
    • les épisodes de soins ;
    • les enjeux populationnels et territoriaux.
  • Royal Philips launches the first tele-intensive care program in Japan

    Royal Philips announced on July 3, 2018 that it had signed an agreement with Showa University in Japan to launch the country’s first telemedicine intensive care (eICU) program at Showa University Hospital and Showa Koto Toyosu Hospital.

    The eICU uses advanced technology to address shortage of critical care expert physicians to monitor critically ill patients across multiple sites.

    Following the success of similar devices in the Americas, the United Kingdom, Australia and the Middle East, this telemedicine service aims to reduce costs, improve revenues and capacity management across the system but also to increase case volume and decrease mortality rates, « by leveraging technology to support access to highly experienced critical care physicians and nurses which is an ongoing challenge for hospitals internationally, especially in Japan, » said in a statement Pr Hiroshi Otake of Showa University Hospital.

    The broader idea of the eICU program is to advance the globalization of critical care and bring technology advancements to healthcare through a subsidy program for global innovation centers funded by the Japanese government.

    How the program works

    The eICU program created by Philips enables near real-time remote monitoring of patients and early intervention through advanced audiovisual technology.

    Algorithms of the system have been developed to predict deterioration in health.

    Remote experts have the ability, from wherever they are located, to:

    • communicate with bedside caregivers via live video link;
    • continuously monitor patient status;
    • give their advice to establish the best course of treatment.

    « Having a centralized remote patient support center provides the ability to consolidate and standardize care, reduce transfers while maximizing bed utilization, and reassure bedside staff, » Hirosuki Tsutsumi, CEO of Philips Japan, said in a statement. .

    The Philips eICU program is being used in hospitals around the world

    A partnership between a US hospital system and an Australian hospital

    This is not the first time that Philips installed telemedicine units in hospitals.

    In May, the Dutch group entered into a partnership with Emory Healthcare, the largest hospital system in Atlanta, Georgia (USA), to create a new remote intensive care unit monitoring program at the Royal Perth Hospital in Western Australia.

    As part of the alliance, US intensive care doctors and nurses based in Perth will be able to provide remote night-time critical care support to patients in Atlanta (there is a 12-hour time difference between the two cities), knowing there are less health professional working during the night shift.

    eICU: « A connected, patient-centered care and analytics suite »

    Virtual health centers are increasingly using eICU technology in their intensive care units to improve clinical, financial and operational outcomes of their services.

    « Such systems recognize the value of technology-enabled clinical insights is one of the primary drivers for sustainable operational improvement, » Philips said (release).

    « The (…) eICU program [developed by the Dutch firm] is part of a connected, patient-centered care and analytics suite that supports advanced care delivery models, both in the hospital and in the home. »

    Evaluations of the eICU performance outcomes include (Philips):

    • Increased intensive care unit case volume by 21% without adding additional beds or costs;
    • Reduced ICU mortality in eICU monitored care areas by 20%;
    • Generated care savings of nearly US$1,500 (€1,279) per patient across a 60 day post ICU episode;
    • Achieved a 30% reduction in ICU patient length of stay.

    Philips has recently published online a white paper (find the link attached) calculating the value of remote ICU monitoring (tele-ICU).

  • 7 solutions de e-santé parmi les 64 lauréats du palmares i-Lab 2018

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé par communiqué le 5 juillet 2018 le résultat du palmarès i-Lab 2018, 20ème concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

    La ministre Frédérique Vidal était présente lors de la remise de prix pour remercier son partenaire Bpifrance et féliciter les 64 lauréats, choisis parmi 383 candidats par un jury national présidé par Ludovic Le Moan, directeur général de Sigifox. Si tous les gagnants ont reçu une subvention pouvant aller jusqu’à 450 000 euros, 14 d’entre eux ont été distingués par un grand prix pour leur projet s’inscrivant dans l’un des dix défis sociétaux définis par l’agenda France Europe 2020.

    Les projets issus des domaines de la santé, du numérique et des matériaux ont prédominé, 7 participants ont été primés pour des projets de e-santé.

    Les 7 lauréats e-santé du palmarès i-Lab 2018

    Pour être récompensés, les candidats devaient avoir établi la preuve de concept de leur produit et être proches (juste avant ou juste après) de la création d’entreprise.

    L’analyse du profil des lauréats révèle par ailleurs :

    • un niveau de formation élevé (40 % sont docteurs et 30 % ingénieurs) ;
    • des situations professionnelles variées ;
    • une proportion de femmes (20 %) plus grande que lors des éditions précédentes du concours ;
    • une grande proximité avec la recherche publique.

  • Asie : le montant total des investissements en health tech atteint 2,8 Mds € (S1 2018)

    Galen Growth Asia (GGA), société singapourienne spécialiste du secteur des technologies de santé, a publié le 11 juillet 2018 son bilan du premier semestre 2018 sur les investissements en health tech à travers l’Asie (2018 Half Year Asia HealthTech Investment Landscape report).

    Le montant total des financements réalisés depuis le début de l’année (107 transactions) s’élève à plus de 3,3 milliards de dollars US (2,824 Mds €), une somme bien plus importante que celle prédite par GGA pour cette période au cours du premier trimestre 2018 (1,5 Md US$ ; 1,283 Md €). C’est un « record », commente Julien de Salaberry, P.-D.G. et fondateur de Galen Growth Asia. « L’élan est tel que nous prévoyons un financement global de 5 milliards US$ (4,279 Mds €) pour le deuxième semestre. »

    EN BREF :
    • Ping An Hao Daifu (Good Doctor) a enregistré la plus importante introduction en bourse (IPO) du secteur en Asie (1,1 milliard US$ ; 941,298 millions €) ;
    • renforcement de l’attrait des investisseurs pour les entreprises en phase de croissance : la valeur des transactions augmentent et la distribution globale des financements dans les opérations de croissance représente 30 % du financement total. Cependant, l’intérêt des entreprises pour la santé numérique « reste timide » dans la zone Asie-Pacifique.
    • Le marché indien représente 35 % du volume des transactions.

    Principaux enseignements

    « Un niveau de financement sans précédent »

    Le montant global des financements du premier semestre (S1) 2018 dans le secteur de la health tech en Asie atteint plus de 3,3 milliards US$ (2,824 Mds €), soit plus de 550 millions US$ (470,7 M€) supplémentaires par rapport à l’année 2017 (2,4 x la somme totale du S2 2017).

    Selon les prévisions de GGA, il devrait atteindre 5 Mds US$ (4,279 Mds €) d’ici la fin de l’année.

    « Après neuf trimestres consécutifs de croissance (…), la dynamique continue et place l’écosystème [de la health tech en Asie] au deuxième rang mondial en termes de valeur des transactions. »

    Des transactions d’une valeur moyenne de 26,5 M€

    La croissance rapide de la valeur totale des transactions au cours de cette période s’accompagne d’une croissance plus lente du nombre total d’opérations : hausse de 24 % par rapport au second semestre 2017.

    La valeur moyenne des transactions s’élève à 31 M$ (26,5 M€), contre 16 M$ (13,7 M€) au deuxième semestre de l’année 2017.

    Un appétit grandissant des investisseurs

    • Les opérations de dernière phase (série E et au-delà) au trimestre 2 (T2) 2018 représentent environ 7 % de tous les nouveaux tours de financement en volume, soit une hausse de 75 % par rapport au premier trimestre 2018 grâce à une forte activité au niveau des introductions en bourse.
    • Les opérations concernant les sociétés en phase de croissance représentent environ 30 % du volume total des transactions, les opérations relatives aux entreprises en phase de démarrage représentant le reste (environ 62 %).

    La Chine domine le marché mais l’Inde y prend une place de plus en plus importante

    • La part totale des transactions en valeur réalisées en Chine représente un taux « incroyable » de 32 % (hors trois valeurs aberrantes/outliers) et 40 % du volume total des transactions.
      La Chine a par ailleurs enregistré la plus importante entrée en bourse de l’histoire de la région, Ping An Hao Daifu ayant levé 1,1 milliard US$ (941,298 millions €) dans le cadre de son IPO (Ping An Good Doctor).
    • L’écosystème de l’Inde « occupe probablement la deuxième place la plus importante » du marché, enregistrant un volume constant d’environ 35 % du volume total des transactions.

    Parcours du patient : l’un des secteurs les plus attractifs en health tech

    Les catégories liées au parcours du patient continuent d’être prédominantes dans les 5 premières catégories par volume de transactions. Exemple : les applications liées à la génomique se retrouvent en 4ième position en termes de volume de transaction.

    Entrées en bourse

    « Alors que les États-Unis ne [prévoient pas] beaucoup d’activité IPO dans le secteur de la santé numérique en 2018, après le succès de l’introduction en bourse de Ping An Good Doctor (Ping An Hao Daifu), qui a recueilli 1,1 Md$ (941,298 M€), nous prévoyons d’autres introductions en bourse au deuxième semestre 2018, y compris celle de We Doctor (GuaHao) qui a récemment levé 500 millions de dollars (428 M€) dans le cadre d’une levée de fonds pré-IPO. »

    Écosystème de la health tech en Asie-Pacifique

    • Selon le rapport, 5 marchés abritent 81 % de toutes les start-ups connues dans le secteur de la health tech en Asie :
      • Inde (32 %) ;
      • Chine (22 %) ;
      • Singapour (11 %) ;
      • Japon (8 %) ;
      • Australie (8 %).
    • Singapour continue d’être un lieu attractif pour les entreprises en raison de son cadre juridique solide, de sa stabilité économique et du soutien apporté par le gouvernement.
    • L’Indonésie maintient sa position sur les marchés en développement, reflétant l’innovation locale en raison de sa démographique (taux de fécondité en baisse), du poids que représentent pour la société certaines maladies, notamment chroniques, et de son infrastructure sanitaire limitée.
  • Asia: half year health tech funding reaches €2.8 billion (Galen Growth Asia)

    Galen Growth Asia (GGA), a Singapore-based health technology expert company, released its 2018 Half Year Asia Health Tech Investment Landscape report on July 11, 2018.

    The half year (H1 or Q1) funding (107 deals) reaches more than 3.3 billion US dollars (€ 2.824 billion), it’s a « record-breaking » score, noted Julien de Salaberry, CEO and founder of GGA, much more than what their Q1 2018 prediction for this period said ($1.5B ; €1.283B). « The momentum is such that we are predicting a year end bonanza of US$5B (€4.279B) for the second half of the year. « 

    BRIEFLY :
    • Ping An Hao Daifu closed Hong Kong’s biggest IPO in the health tech sector in Asia (US$1.1B; €941.298M).
    • There is a strengthening of investor appetite for growth stage ventures: deal value has grown and the overall distribution of funding in growth stage deals has accounted for 30 % of total funding. However, enterprises’ digital health focus remains « largely timid » in Asia-Pacific.
    • The Indian market represents 35% of deal volume share.

    Key trends

    « Funding reaches unprecedented levels »

    H1 2018 funding romps in at half time at US$3.3B (€ 2.824 billion), more than $550M (€470.7M) higher than 2017 full year (2.4 x H2 2017).

    According to GGA, it is on track to reach US$5 billion (€4,279B) by the end of the year.

    « After 9 consecutive quarters of deal value growth, the robust momentum continues and places the Asia [health tech] ecosystem at #2 in the world by deal value. »

    An average deal value of €26.5M

    The rapid growth in deal value total during this period is accompanied by a slower growth in the total number of transactions: an increase of 24% vs the second half (H2) of 2017.

    The average deal value has reached $31 million (€26.5M), up from $16 million (€13.7M) in H2 2017.

    Maturing investor appetite

    • Last stage deals (Series E and beyond) in Q2 2018 represent about 7% of all new venture rounds by volume, up 75% vs Q1 2018 due to a strong IPO activity.
    • Growth stage deals in turn account for about 30% of deal volume, with early stage deals accounting for the remainder (about 62%).

    China dominates the market but India is taking an increasingly important place

    • Total deal share by value made in China represents an « incredible » 32% (excluding three outliers) and 40% of total deal volume.
      China was also home to the largest IPO in history for the region: Ping An Hao Daifu raised $1.1 billion (€941.298M) as part of its IPO .
    • India’s ecosystem « holds its position as probably the second largest », recording a steady 35% of total deal volume.

    Patient journey: one of the most attractive sectors

    Categories related to patient journey continue to be predominant in the top 5 categories by deal volume. Example: genomics related applications related to genomics is now 4th by deal volume.

    IPO

    « Although the US does not expect to see much digital health IPOactivity in 2018, after the success of the Ping An Good DoctorIPO which raised $1.1B (941,298€ M), we expect further IPOs in H2 2018including We Doctor (GuaHao) which recently raised $500M (€428M) inits pre-IPO round. »

    Asia-Pacific health tech ecosystem

    • According to the report, 5 markets are home to 81% of all known start-ups in the health tech sector in Asia:
      • India (32%);
      • China (22%);
      • Singapore (11%);
      • Japan (8%);
      • Australia (8%).
    • Singapore continues to be an attractive location for ventures because of its strong legal framework, economic stability and incentives by governments.
    • Indonesia maintains its position in developing markets, reflecting local innovation due to its demographic (declining fertility rate), the burden of some diseases, especially chronic diseases, and limited health infrastructure.
  • biologie computationnelle

    discipline à l’interface des sciences de la vie et de l’informatique souvent appliquée à l’étude de milieux biologiques complexes (cellules vivantes, cerveau humain, etc.)null

  • Etude : trois fois plus de fibrillation atriale détectée grâce à un patch connecté (Jama)

    Le monitoring à distance du rythme cardiaque grâce à un patch connecté permet de détecter plus de fibrillation atriale (FA) asymptomatique qu’un suivi traditionnel. Les résultats de cette étude* publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama (Journal of the American Medical Association) sont importants car la FA est un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral. Dans un éditorial**, des chercheurs américains soulignent malgré tout la nécessité de vérifier dans d’autres essais cliniques que le suivi à distance améliore les résultats cardiovasculaires et qu’il est économiquement rentable.

    La santé mobile pour dépister un trouble du rythme silencieux

    La fibrillation atriale ou auriculaire (FA) multiplie par 5 le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et dans 20% des AVC liés à une FA, l’arythmie cardiaque n’avait été diagnostiquée qu’au moment de l’accident. Ce sous-diagnostic est lourd de conséquences puisque les traitements anticoagulants réduisent le risque d’AVC et même de mortalité. En outre, la FA est un trouble du rythme très fréquent. Aux Etats-Unis, 6 millions de personnes en souffriraient et environ un tiers sont asymptomatiques, ce qui retarde voire empêche tout diagnostic.

    Un patch connecté plutôt qu’une visite chez le cardiologue

    Des chercheurs américains du Scripps Translational Science Institute (La Jolla, Californie) ont donc mis sur pied l’étude mStoPS (mHealth Screening to Prevent Strokes). Elle visait à comparer les résultats du dépistage intermittent de la fibrillation auriculaire au cours de visites régulières chez un médecin de premier recours, avec une surveillance continue par électrocardiogramme à l’aide d’un capteur patch et d’un Holter ECG. Quelque 5214 patients à risque de FA ont été inclus dans l’étude et un tiers d’entre eux était dans le groupe « monitoring à distance ». Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. 

    Les chercheurs ont fait équipe avec l’unité Healthagen Outcomes d’Aetna et Janssen Pharmaceuticals, Inc. pour mener l’étude en utilisant le timbre iRhythm Zio®XT sans fil approuvé par la FDA pour le dépistage de l’ECG. Le critère d’évaluation principal était l’incidence d’un nouveau diagnostic de FA à 4 mois. Les résultats de cet essai ont été publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama.

    Résultats

    • 3,9% de diagnostic de FA dans le groupe bénéficiant du monitoring à distance et 0,9% dans le groupe contrôle ;
    • Au bout d’un an, 6,7% de diagnostic de FA contre 2,6% ;
    • La surveillance active était associée à une augmentation de la mise sous traitement anticoagulant : 5,7% contre 2% ;
    • La fréquence des visites en cardiologie ambulatoire (33,5% vs 26%) et des visites de soins primaires (83,5% contre 82,6%) était plus plus important dans le groupe bénéficiant du patch connecté ;
    • En revanche, aucune différence n’a été enregistrée entre les deux groupes concernant le nombre de visites aux urgences et les hospitalisations liées à la FA.

     Trois fois plus de diagnostics de FA

    «Notre étude montre une amélioration presque triple du taux de diagnostic de FA chez les patients sous surveillance active par rapport aux soins habituels», a déclaré Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à l’ISVP et professeur agrégé à l’Institut de recherche Scripps (IRST). « Un diagnostic efficace et au bon moment de la fibrillation atriale peut permettre l’initiation de thérapies efficaces et aider à réduire les accidents vasculaires cérébraux et la mort, » a-t-il ajouté. Selon les auteurs, cette étude démontre l’utilité d’une approche numérique non seulement pour diagnostiquer la FA asymptomatique, mais pour le domaine de la recherche clinique dans son ensemble.

    L’intérêt économique du patch à vérifier

    Cependant, avant que les résultats de l’étude mSToPS puissent être déclinés dans la pratique clinique, deux questions majeures restent en suspens. Dans un éditorial, Benjamin Steinberg, de l’université d’Utah et Jonathan Piccini du Duke University Medical Center (North Carolina) soulignent la nécessité de répondre à ces interrogations : un dépistage plus précoce de la FA améliore-t-il les résultats médicaux ? Et si oui, est-ce rentable? Selon ces derniers, il a déjà été démontré que « la gestion agressive des facteurs de risque modifiables » a un impact positif.

    En revanche, le bénéfice clinique des patients à moindre risque semble moins évident. Les preuves manquent pour affirmer que dans cette population la balance bénéfice-risque d’un traitement anticoagulant penche du bon côté.

    Quant à la rentabilité d’un tel dépistage à distance, elle dépend bien évidemment de la capacité à réduire le nombre d’AVC. Or, aujourd’hui, cela reste une hypothèse qui devra être confirmée.

    En résumé, l’étude mSToPS apporte la preuve qu’une surveillance du rythme cardiaque en continu via un dispositif connecté s’avère pertinent pendant 2 semaines dans les populations à risque. Cette stratégie permet de détecter une proportion substantielle de patients qui pourraient certes être diagnostiqués mais en utilisant des approches de surveillance moins confortables, plus invasives, plus coûteuses et plus longues.

  • mutations

    Dans le noyau d’une cellule, altération de l’ADN qui peut être détruite, réparée ou persister. Dans ce dernier cas, la mutation peut éventuellement conduire à la constitution d’une tumeur maligne, au cancer.

  • médecine des 4P

    médecine prédictive, préventive, personnalisée et participativenull

  • Data : dispositifs connectés, applis et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et dupost-partum  : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés. 

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse. 
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

    Pour accéder à l’indicateur complet, cliquez ici.