United States Agency for International Development (Agence des États-Unis pour le développement international)null
care_insight
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Former à la e-santé : nouvelles formations et initiatives pédagogiques en santé numérique
En 2018, on assiste à une multiplication des formations spécialisées en e-santé.
Quelques semaines avant la rentée universitaire 2018-2019, Health & Tech Intelligence propose dans le dossier « Nouvelles formations et initiatives pédagogiques en e-santé » (lien ci-contre), un retour sur quelques exemples de cursus innovants ou d’actions de promotion de l’enseignement en santé numérique.
Ce dossier est articulé en 3 axes.
D’abord, quelques exemples de nouvelles formations en santé numérique créées par des Universités françaises sont exposés. Il s’agit en particulier de formations diplômantes telles que des masters ou des diplômes universitaires (DU) dont les enseignement sont dispensés à Caen, Lille, Bordeaux ou Paris.
Puis, des initiatives émanant d’organismes privés français tels que des groupements d’écoles d’ingénieurs privées et des organismes proposant des formations à distance de type MOOC sont citées.
Enfin, afin de replacer ces créations françaises dans le contexte international, quelques exemples d’actions étrangères sont rappelés. -
Catel Paris : les journées des stratégies e-santé, jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018 à Paris
Le congrès Catel Paris aura lieu le jeudi 4 octobre à partir de 15 heures et le vendredi 5 octobre 2018 dans la Maison de la chimie, à Paris, sur la thématique « Économie de la e-santé : de réelles avancées pour des modèles viables et pérennes », en présence de la DSISS, de la DGOS, de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), de l’ASIP et d’ARS.
Les personnes souhaitant participer à l’événement doivent remplir le formulaire en ligne, disponible sur le site officiel (lien ci-contre).
Jeudi 4 Octobre 2018
11h00 – 12h30 :
Assemblée générale Catel Accompagnement (réservée aux membres et associés)
13h30 – 15h00
Assemblées générales Catel Accompagnement et Catel Réseau conjointes
Atelier 1 | « Comment définir un business modèle frugal ? »
Avec :
- Enguerrand Habran, directeur du Fonds FHF recherche et innovation ;
- Sébastien Gasc, directeur chargé du projet appui aux GHT au sein du Resah.
Atelier 2 | « RGPD et e-santé »
17h00 – 18h30
Démonstrations et pitchs des acteurs de la e-santé : « ma e-santé en 300 secondes ! »
18h30 – 20h00
Cocktail networking
Vendredi 5 Octobre
09h00 – 9h15
Allocution officielle
09h15 – 10h00
Ouverture avec l’intervention officielle des 5 principales fédérations hospitalières
10h00 – 11h00
Table Ronde – Tarification des actes pour la téléconsultation : les modalités de rémunération du droit commun
11h00 – 11h30
Pause networking
11h30 – 12h30
Table Ronde – Modèles économiques : de nouvelles équations
Avec :
- Benjamin Laurent, directeur de l’offre à Klesia ;
- Frédéric Valluet, solutions director, EMEA Insurance & Healthcare à MarkLogic.
12h30 – 12h45
Allocution officielle du Catel
Avec :
- Didier Robin, président de Catel Réseau, chef de service psychiatrique à l’EPSM-Morbihan ;
- Pierre Traineau, co-fondateur et directeur général de Catel Réseau et P.-D.G. de Catel Accompagnement.
14h00 – 15h00
Table Ronde – Organisation performante de la filière : les modalités de coopération pour la télésurveillance
- Télésurveillance : le point sur les avancées et progrès depuis 1 an (rémunération, cahier des charges, facturation, déclarations d’activité,…) ;
- Les prochains leviers à actionner pour une généralisation des usages
Avec :
- Vincent Bastide, président du groupe Bastide (sous réserve) ;
- Vincent Peters, directeur des affaires réglementaires – accès au marché chez Biotronik ;
- Lucile Blaise, vice-présidente Benelux, France et Afrique du Nord de Resmed et administrateur du Snitem ;
- Pierre Thepot, directeur général du Centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre.
15h00 – 16h00
Table ronde – Financements et investissements : les modalités d’équipement
16h00 – 16h15
Clôture
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Data : les établissements de santé investissent de plus en plus dans la cybersécurité (enquête)
92 % des établissements de santé ont formalisé une politique de sécurité de leur système d’information (PSSI), révèle une enquête réalisée par le Club de la sécurité de l’information français (Clusif) publiée le 26 juin 2018, montrant que les centres de soins prenaient de plus en plus au sérieux les thématiques relatives à la cybersécurité.
Intitulée « Menaces informatiques et pratiques de sécurité en France » (Mips), l’étude (lien ci-contre) est réalisée par le Clusif tous les deux ans auprès d’acteurs de secteurs d’activités variés. Son édition 2018 comprend une partie dédiée aux hôpitaux publics (127 établissements interrogés) et structures d’hébergement médicalisé de plus de 100 lits (24). La précédente enquête sur le secteur de la santé date de 2014 et ne prend en considération que les hôpitaux de plus de 200 lits.
Si la tendance générale se veut plutôt positive – avec notamment un-tiers des établissements qui ont augmenté leur budget dédié à la sécurité de l’information et 75 % pratiquant un filtrage des accès internet (contre 14 % en 2014) – les auteurs de l’étude relèvent quelques nuances, dont l’utilisation restreinte d’outils cryptographiques pour mieux protéger les données des patients et une incapacité à bien évaluer les coûts liés à la sécurité informatique (problème cité par 81 % des sondés).
Du côté de la gestion des incidents informatiques, le Clusif note un « recul global de la sinistralité » et du nombre d’incidents informatiques survenus dans le secteur de la santé.Principaux résultats de l’enquête 2018 dans le secteur de la santé
Une évolution positive…
- Le Clusif constate « une croissance spectaculaire » du nombre d’établissements ayant formalisé leur PSSI : 92 % cette année, contre 50 % en 2014 (comparaison à relativiser puisque la base des sondés diffère entre les deux années).
« Beaucoup d’établissements ont effectué un inventaire au moins partiel de leurs risques, et ont déduit un plan de réduction de ces risques », détaillent les auteurs de l’étude.
- La fonction de responsable sécurité des systèmes d’information (RSSI) devient ainsi « un vrai métier », exercé à temps plein dans presque 50 % des établissements (4 fois plus qu’en 2014).
- La majorité des établissements (60 %) a déployé un programme de sensibilisation à la sécurité de l’information auprès des professionnels de santé, contre 30 % il y a quatre ans.
- 1/3 des établissements sondés ont augmenté leur budget dédié à la sécurité de l’information.
- Le Clusif a observé une hausse du recours aux outils de chiffrement sur les dispositifs mobiles (12 %, contre 4 % en 2014) et un développement des pare-feux sur ces outils (31 %, contre 11 % en 2014), soulignant « une très nette priorité [donnée] à la protection des outils de mobilité » au sein des établissements de santé.
- 75 % des sondés pratiquent un filtrage des accès internet, une très forte hausse puisqu’ils n’étaient que 14 % à effectuer le processus en 2014.
… à nuancer
- Seules 40 % des structures ont recours à des outils cryptographiques, permettant de mieux protéger les données personnelles.
Néanmoins, le Clusif indique que « le secteur de la santé a un taux d’appropriation de la cryptographie supérieur de 10 points à celui des entreprises ».
- 81 % des établissements se disent être dans l’incapacité de bien évaluer les coûts liés à la sécurité informatique : seuls 1/3 d’entre eux réalisent une analyse de l’impact financier des incidents.
- 52 % des répondants estiment que le budget relatif aux missions de sécurité du système d’information est insuffisant et 43 % qu’il y a un manque de personnel qualifié.
Focus : gestion des incidents informatiques
- Dans la partie centrée sur la gestion des incidents informatiques, le Clusif relève un « recul global de la sinistralité » et du nombre d’incidents informatique survenus dans le secteur de la santé. Il a en moyenne comptabilisé deux à trois fois moins d’incidents qu’en 2014, soit environ deux incidents par an et par établissement signalé.
- Parmi ces incidents, 75 % d’entre eux sont résolus en moins de 24 heures, et 16 % entre 24 heures et trois jours.
- Les deux principaux types d’incidents affectant les établissements de santé sont les infections par virus et les pannes d’origine interne. Les deux problèmes ont été cités par environ 40 % des répondants.
Le Clusif juge étonnante l’importance des pannes en interne « étant donné la fiabilité des architectures virtualisées » dont disposent les structures. Selon le club, cette faille pourrait être due à une mauvaise gestion des changements de logiciels, de matériels et d’organisation.
- 5 % des établissements ont cité des actes de chantage ou d’extorsion informatique, une menace qui s’avère donc limitée.
- 1/3 d’entre eux ont évoqué des incidents liés à des erreurs de conception ou de mise en œuvre des logiciels ou à des erreurs d’utilisation de ces derniers.
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Diagnostic du mélanome : l’IA Diamela pourrait aider à éviter les interventions inutiles
La société Anapix Medical, qui développe des solutions d’imagerie de la peau et d’aide au diagnostic en dermatologie, a communiqué le 19 juillet 2018 quelques résultats d’une étude menée avec des dermatologues du Var et l’intelligence artificielle Diamela.
Cette intelligence artificielle, aujourd’hui intégrée dans SkinApp, l’application d’imagerie de la peau et d’aide au diagnostic destinée aux dermatologues développée par Anapix, a en effet suscité des recherches financées par l’Agence nationale de recherche (ANR) et menées par plusieurs dermatologues ainsi qu’une dizaine de professionnels varois.
Ces travaux de recherches, qui visaient notamment à estimer la capacité de cet outil à éviter des opérations inutiles d’excision de nævus (grains de beauté) bénins, ont permis de conclure que l’utilisation de Diamela peut à l’heure actuelle permettre de diviser par 2,4 le nombre d’interventions superflues.
SkinApp et Diamela, les dispositifs utilisés pour l’étude
L’application SkinApp pour smartphone permet aux professionnels de la santé :
- d’acquérir des photographies de lésions pendant la consultation ;
- d’analyser des images de nævus à l’aide de l’intelligence artificielle Diamela, capable de distinguer les grains de beautés bénins des mélanomes en détectant des points de concordance ou au contraire de divergence entre les milliers d’images intégrées à son système et la photo extemporanément prise. Diamela peut être qualifié de « classifieur de lésions » ;
- de communiquer en ligne avec des confrères connectés pour discuter de diagnostics problématiques.
Le classifieur de nævus Diamela efficace sur les images atypiques, difficiles à interpréter
Pour l’étude, la sensibilité (capacité à trouver tous les mélanomes) et la spécificité (capacité à trouver uniquement des mélanomes) de plusieurs dermatologues ont été calculées après soumission à un ensemble de photographies de lésions mélanocytaires extraites d’une collection de plus de 7 000 examens cliniques, incluant de nombreux cas de lésions bénignes non excisées. Les 88 cas de mélanome, 360 lésions excisées avec certification de non malignité par étude anatomo-pathologique ainsi que 649 lésions dites bénignes représentant au mieux la diversité d’aspect des lésions mélanocytaires ont été retenus pour constituer la base de test.
Les performances de Diamela ont été par ailleurs calculées en présence de la même banque d’images et comparées à celles des dermatologues.
L’analyse des résultats de l’étude montre que pour ces données, la sensibilité moyenne des dermatologues était de 81 % (valeurs extrêmes 66-92) pour une spécificité moyenne de 52 %. Dans ces mêmes conditions, la sensibilité de Diamela était de 94 %. Au niveau moyen de détection du mélanome pour les dermatologues (sensibilité de 81 %), le nombre de faux positifs (opérations inutiles) était 2,4 fois plus élevé que pour Diamela.
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COPERMO : les établissements de santé pourront présenter des dossiers d’investissements immobiliers
Suite à la parution de l’instruction interministérielle du 12 juin 2018 relative à la mise en place du comité de pilotage du grand plan d’investissement (GPI) dans le champ des investissements immobiliers hospitaliers, le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) s’est félicité dans un communiqué daté du 19 juillet 2018 des changements portés par ce texte. Celui-ci modifie les règles applicables aux procédures de présentation des dossiers d’investissements immobiliers devant le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (COPERMO).
Si, jusqu’à présent, seule les Agence régionale de santé (ARS) étaient autorisées à présenter de tels dossiers devant le comité, les porteurs de projets tels que les établissements de santé sont désormais invités aux côtés des ARS dans le cadre de ces procédures.
Aussi, le SMPS, qui avait longtemps protesté contre les procédures d’examen des dossiers COPERMO excluant les établissements, se félicite d’avoir été entendu. Il considère que ce changement constitue une marque de confiance attendue de la part des manageurs.
Le syndicat rappelle par ailleurs à cette occasion :
• son attente de clarification des grands objectifs d’investissement en région, notamment inscrits dans les PRS ;
• son soutien à l’innovation ;
• son souhait d’une évolution forte des modes d’allocation des ressources qui sortent les établissements des plans « rabot ». -
1,5 million de dossiers de santé piratés dans la plus importante cyberattaque menée à Singapour
Le système de santé de Singapour a récemment été victime de la plus importante cyberattaque jamais perpétrée à son encontre, a annoncé le 20 juillet 2018 le gouvernement de la cité-État. Des hackers ont volé les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong.
Cette attaque qualifiée de « délibérée, ciblée et bien planifiée » a visé les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.
« Ce n’était pas le travail de hackers occasionnels ou de gangs criminels », a-t-il ajouté, expliquant que les hackers avaient ciblé leur attaque sur des données concernant le Premier ministre et en particulier les médicaments qui lui avaient été prescrits en ambulatoire.
« Nous n’avons pas trouvé de preuve d’une violation similaire dans les autres systèmes informatiques de santé publique », ont déclaré l’Agence gouvernementale de sécurité cybernétique (CSA) et l’agence de santé IHiS. « Dès sa découverte, la brèche a été immédiatement réparée, empêchant une nouvelle exfiltration illégale ».
Cette faille survient quelques jours après que les Australiens aient eu l’opportunité de se retirer de la base de données de santé nationale du gouvernement fédéral, My Health Record, replaçant au premier plan les préoccupations concernant la protection des informations patients.
Le hackeur serait un acteur étatique
Les hackers ont posté l’image d’un masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement hacktiviste Anonymous, sur le site du Premier ministre avec le commentaire : « C’est super d’être Singapourien aujourd’hui ».
Les autorités ont refusé de commenter l’identité des pirates, citant la « sécurité opérationnelle », mais des experts ont expliqué à l’AFP que la complexité de l’attaque et sa focalisation sur des personnes de renom comme le Premier ministre indiquaient que le hackeur devait être un acteur étatique.
Entre-temps, un rapport de police a été établi le 12 juillet 2018. Des enquêtes sont en cours.
Les professionnels de santé « temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs »
Les employés de SingHealth, le plus grand groupe d’établissements de santé de Singapour, sont temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs professionnels. « [Les pirates] ont d’énormes ressources et n’abandonnent jamais », a justifié l’organisation.
« La violation des données de santé décrit une nouvelle réalité. Nous ne pouvons pas revenir aux dossiers papier, a déclaré Olli Jarva, consultant en gestion pour le groupe Integrity Software du développeur de logiciels Synopsys (source : Personaltechmd.com). Compte tenu de la nature de cette attaque, il est difficile de dire exactement quelle [sera] l’issue de l’opération, surtout quand les attaquants ne se sont pas identifiés. »
Wong Onn Chee, directeur de la technologie au sein de la société de sécurité Resolvo Systems – l’un des experts majeurs en matière de fuite d’informations en Asie -, a souligné que lorsqu’il était question de cybersécurité, « ce n’est pas une question de si, mais de quand ».
Protection des données de santé : une préoccupation centrale aussi en Asie
L’attaque survenue à Singapour s’est produite alors que la privatisation des données personnelles fait l’objet d’un débat mouvementé en Australie.
Les Australiens ont eu la possibilité, pendant trois mois, de choisir de ne pas figurer dans la base de données de santé nationale, My Health Record : le gouvernement fédéral crée automatiquement pour chaque citoyen un dossier de santé numérique à moins qu’il n’exprime explicitement sa volonté de ne pas faire partie du système ( “opt out” model).
Cette décision a suscité de vives discussions entre les professionnels de santé, les organismes de santé mentale, les défenseurs de la vie privée et les professionnels de la sécurité informatique.
“opt out” model : faciliter l’accès aux informations de santé…
Les responsables de My Health Record ont promis de centraliser les dossiers de santé, permettant aux différents professionnels de santé du pays d’accéder plus facilement à toutes les données des patients et donc, potentiellement, de sauver davantage de vies (possibilité d’alerter les médecins en cas d’allergies ou d’antécédents médicaux majeurs…).
…au dépens de leur privatisation ?
Cependant, de nombreux d’individus redoutent des abus. Parmi les inquiétudes centrales des patients figure la crainte de ne pouvoir sortir du système. Par exemple, si certains parents décident d’ouvrir un dossier de santé numérique pour leurs enfants, celui-ci peut être annulé lorsque les enfants grandissent mais il ne peut pas être supprimé, le gouvernement ayant spécifié que le dossier serait conservé pendant trente ans après la mort du patient concerné. Cependant, après son annulation, le dossier sera inaccessible aux professionnels de la santé, assurent les autorités.