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  • Agnès Buzyn annonce que la réforme de l’Hôpital ne mènera pas à la fermeture d’hôpitaux de proximité

    Au cours d’une interview accordée à France info le 21 août 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est exprimée à propos de la réforme de l’hôpital, qui sera présentée à la mi-septembre 2018.

    La ministre s’est notamment engagée à des réorganisations sans fermeture d’hôpitaux de proximité : « les hôpitaux de proximité vont rester, les Français en ont besoin, ils ont besoin d’une offre de services au plus près de chez eux, il n’y aura pas de fermeture d’hôpital », a-t-elle insisté.

    Toutefois, concernant les services d’urgences, Agnès Buzyn a évoqué des remaniements qui pourront s’accompagner de fermetures dans des zones rurales « où effectivement il n’y a plus d’activité et très peu de services » et « pas [de] besoin d’un service d’urgences ». « Mais il y a plein de services d’urgences qui ouvrent dans les zones qui sont mieux peuplées […], la carte sanitaire évolue en fonction des migrations des populations, et c’est normal », a-t-elle ajouté.
    De plus, Agnès Buzyn a déclaré souhaiter voir les médecins de ville « plus présents qu’aujourd’hui sur les périodes de garde » de façon à soulager les urgentistes. Elle n’a pas évoqué un éventuel caractère obligatoire de ces gardes pour les médecins libéraux.

    La question des déserts médicaux a également été abordée. Si aucune mesure coercitive à destination des médecins libéraux n’a été exprimée, la ministre a décrit « des organisations territoriales où des groupes de médecins, avec les hôpitaux de proximité, pourront être en charge d’une population sur un territoire ».

    Les réactions des professionnels de la santé

    Réaction du syndicat MG France

    MG France (Fédération française des médecins généralistes), qui a eu connaissance des propos de la ministre de la santé relatifs à la médecine de proximité, a déploré dans un communiqué que soient oubliés les cabinets de médecine générale, « qui constituent pourtant aujourd’hui l’essentiel de la médecine de proximité », estime l’organisation.

    En effet, si la ministre a promis qu’aucun hôpital de proximité ne fermera, elle n’a pas évoqué les nombreuses fermetures de cabinets de médecine de ville, qui figurent parmi les causes de l’engorgement actuel des services d’urgences.

    Aussi, pour conserver un maillage acceptable de cabinets de médecine générale et au lieu d’attirer les médecins généralistes vers l’hôpital, MG France demande que « les cabinets de médecine générale disposent d’assistants afin de dégager du temps médical et de permettre aux patients de conserver une offre de services au plus près de chez eux ». Selon le syndicat, une réorientation « massive et rapide » des budgets disponibles devrait en outre être exécutée vers les cabinets de médecine de ville.

    Réaction de l’Association nationale des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité (ANCHL)

    Pour l’Association nationale des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité (ANCHL), « aucune certitude d’une volonté de maintenir les services ou un volume d’activité suffisant dans [les] établissements [de proximité] » ne peut être dégagée des propos de la ministre : plus qu’une simple promesse de non fermeture d’établissements, l’ANCHL attend en particulier de cette réforme du système de santé « la mise en place d’un véritable plan de renforcement et de développement des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité ».

    Par ailleurs, l’ANCHL a souligné dans un communiqué que les organisations territoriales évoquées par la ministre existaient déjà. Il s’agit par exemple des « nombreux centres hospitaliser locaux et [des] hôpitaux de proximité accueillant en leur sein des maisons médicales de garde, des centres de santé, des Maisons de santé pluridisciplinaires, etc. ».

  • Été 2018 : Sham décerne des Trophées Risk Management 2018 à quatre établissements de santé français

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Un prix spécial et trois prix dans trois différentes catégories – Ressources humaines et qualité de vie au travail, prise en charge patient/résident, digital et nouveaux risques – ont été attribués aux établissements de santé français à l’occasion du concours Risk Management Sham 2018 le 11 juin 2018.

    Les quatre établissements qui ont été récompensés à l’occasion de cette 18e édition sont :
    • le groupe hospitalier mutualiste Hospi Grand Ouest (44) pour son projet « Identification et prévention des risques liés à la prise en charge transversale des patients dans le cadre des parcours de soins, matérialisé par la mise en place d’une cartographie des risques » qui a remporté le prix spécial du comité ;
    • du Centre hospitalier régional Metz-Thionville (57) pour le projet « Lunettes connectées au Samu » ;
    • du Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier pour son projet « La Bienveillance au travail » ;
    • de la Résidence Menez Du à Gourin (56) pour son projet « L’entraîneur thérapeutique et sa promenade virtuelle ».

    Les projets reposent sur le recours à des outils technologiques, notamment de réalité virtuelle ou de télémédecine ou bien reposant sur des pratiques innovantes.

    La cartographie des risques au cours du parcours du patient remporte le prix spécial

    L’Hospi Grand Ouest, opérateur hospitalier mutualiste regroupant 10 établissements hospitaliers fondé par 3 entités mutualistes (Mutualité française Finistère et Morbihan, Harmonie services mutualistes et Harmonie mutuelle), est le lauréat du prix spécial du concours pour avoir proposé un projet de cartographie des risques dans le cadre d’une prise en charge transversale des patients.

    L’objectif est d’atteindre à travers l’identification des risques une qualité optimale du soin grâce à une excellente articulation de l’ensemble des acteurs qui interviennent à différents étapes du processus de prise en charge du patient.

    Cette initiative a débouché sur la proposition et la création d’un nouveau métier, celui de coordonnateur de parcours. Une formation menant à un diplôme universitaire pourrait être mise en place en collaboration avec l’EHESP.

    Une feuille de route est en train d’être élaborée pour permettre l’établissement d’une cartographie. Elle doit être finalisée en octobre 2018 et mise en œuvre progressivement sur les différents sites du groupe à partir de la fin de l’année 2018.

    Un projet digital

    Dans la catégorie « digital et nouveaux risques », c’est le projet « Lunettes connectées au SAMU » porté par le CHR Metz-Thionville qui a convaincu. Cette catégorie récompense les projets visant à réduire les risques liés aux nouveaux outils technologiques (cybertechnologie, robotique, télémédecine, dématérialisation des dossiers médicaux, objets connectés, etc.) ou règlementaires et/ou liés à l’évolution de l’environnement (ambulatoire, organisation territoriale de la santé, nouvelles manières de soigner, etc.).

    « Le Samu 57 souhaite s’équiper en lunettes connectées pour être en lien avec le logiciel de régulation médicale et avec l’ouverture du système d’information aux acteurs du territoire de santé.

    L’objectif est de permettre un partage des données entre professionnels pour une meilleure prise en charge des patients. La capacité de visualisation en direct permet d’obtenir une évaluation globale et rapide de la situation aux observateurs à distance. »

    Améliorer la qualité de vie et le bien-être au travail des personnels, une priorité des RH

    Dans la catégorie « Ressources humaines – Qualité de vie au travail (QVT) », c’est le le projet « La Bienveillance au travail » du CHU de Montpellier qui a été désigné lauréat.

    C’est le personnel du service d’hématologie de soins intensifs du CHU qui en est à l’origine. Il a créé un « groupe de bienveillance » composé de 5 personnes (agent de service hospitalier, aides-soignants et infirmière) afin de favoriser le dialogue et le partage, de promouvoir le bien-être au travail et ainsi d’améliorer la QVT. Il s’agit d’une façon de « prendre soin des soignants ».

    Des réunions mensuelles organisées par l’équipe permettent d’échanger sur une problématique du service et de proposer des solutions. Des actions sont également mises en place pour aider à faire baisser la pression que certains membres subissent ou pour renforcer la cohésion de l’équipe.

    Il s’agit d’une initiative soutenue par l’extracteur d’innovations du CHU, structure animée par le Dr Christophe Bonnel.

    Les membres souhaitent étendre le groupe de bienveillance à d’autres services du CHU et, avec le soutien du Sham, vont créer un site internet adossé à l’intranet du CHU. L’élaboration d’un cahier des charges et d’un guide, à terme un guide digital idéalement, constituent les prochaines étapes du projet.

    La résidence Menez Du à Gourin améliore la prise en charge  grâce à une promenade virtuelle

    Dans la catégorie « Prise en charge patient/résident », le projet « L’entraîneur thérapeutique et sa promenade virtuelle » visant à améliorer la prise en charge des personnes soignées, hébergées ou accueillies a été récompensé.

    Il vise le développement d’un programme d’activités physiques adapté aux personnes âgées, basé sur l’utilisation d’un entraineur thérapeutique, connecté à un écran de télévision avec un système de promenade virtuelle. Stimulée ainsi, la personne âgées est invitée à mobiliser ses membres inférieurs et/ou supérieurs.

  • Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.

    Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».

    Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.

    Contexte

    La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.

    Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.

    Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.

    L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).

    Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF

    Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :

    • assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
    • assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».

    Synthèse des propositions émises par la FHF

    Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :

    Formation initiale

    • 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
    • 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
    • 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
    • 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
    • 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
    • 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;

    Organisation hospitalière

    • 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
    • 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
    • 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
    • 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
    • 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
    • 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;

    Développement professionnel continu

    • 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
    • 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
    • 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
    • 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
  • QVT

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  • Été 2018 : le CHU de Tours lance Hospitel, le service d’hôtel hospitalier

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans les domaines « business » et « modèles économiques ».

    Dans un communiqué diffusé sur le site du centre hospitalier universitaire de Tours, ce dernier a annoncé avoir recours à l’hôtel hospitalier, dit Hospitel, depuis le 1er juillet 2018 grâce à une convention établie avec deux hôtels IBIS, dont un pour Bretonneau et un pour Trousseau.

    Cette initiative s’inscrit dans l’expérimentation lancée par la Direction générale de l’offre de soins en février 2017 afin de proposer un hébergement non médicalisé à des patients, avant ou après leur passage dans un établissement de santé, lorsque leur état ne justifie pas qu’ils passent la nuit à l’hôpital. Le CHU de Tours avait fait partie à l’époque des 41 établissements retenus dans le cadre de l’appel à projets correspondant.

    Hospitel est actuellement disponible pour les services de chirurgie et de gynécologie-obstétrique depuis début juillet 2018. Il sera ensuite déployé dans les services de médecine et de cancérologie.

    Selon le CHU, il s’agit d’une façon de rationaliser ses capacités en lits et, à terme, de généraliser les entrées le jour même, de développer le recours à l’ambulatoire pour des patients n’étant pas éligibles à ce type de soins à cause de leur éloignement géographique et, de façon générale, de raccourcir l’épisode hospitalier. Hospitel permet aussi de faire des économies car une nuit d’Hospitel revient à environ 100 € par patient pour le CHU contre 1 000 à 1 500 euros déboursés par l’assurance maladie et les mutuelles.

  • EOS Imaging marque sa 100e installation aux États-Unis grâce au réseau Methodist Health System

    EOS Imaging a annoncé le 21 août 2018 la 100e installation de son système d’imagerie, une solution de planification chirurgicale 3D en ligne, au Methodist Dallas Medical Center.

    Il s’agit par la même occasion de la 10e au Texas, alors que la société avait annoncé en avril 2018 vouloir développer sa présence aux États-Unis et notamment dans le secteur de l’hospitalisation orthopédique privée.
    Le Methodist Dallas Medical Center fait partie du réseau Methodist Health System, qui exploite 10 hôpitaux au Texas et près de 30 centres de santé familiale et de groupes médicaux.

    Le Methodist Dallas Medical Center a développé un programme complet pour prendre en charge les maladies neurologiques et de la colonne vertébrale avec des chirurgiens spécialisés dans les douleurs de dos, les tumeurs, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies et traumatismes de la colonne vertébrale ainsi que dans d’autres pathologies neurologiques.

    À cette occasion, Marie Meynadier, directrice générale de EOS Imaging, a déclaré : « La mise en service de la 100e installation EOS aux États-Unis et de la 10e dans l’État du Texas est une nouvelle étape importante pour notre société. Elle reflète l’adoption de la technologie EOS en tant que standard de soin dans tous les centres orthopédiques, y compris dans les community hospitals et les cliniques privées, un segment de marché de grande taille et à forte croissance ».

    À noter par ailleurs que le centre hospitalier universitaire de Grenoble Alpes (CHUGA) est devenu le 20e hôpital universitaire à s’équiper du système EOS en France en juillet 2018. Selon un communiqué de EOS Imaging, l’équipement sera dédié aux soins pédiatriques et adultes ainsi qu’au développement de traitements orthopédiques innovants.

  • Place de la prévention dans l’offre de soins, l’ARS PACA et le CRES, le 12 octobre 2018 à Marseille

    Le CRES et l’ARS PACA organisent le 12 octobre 2018 un colloque à Marseille sur le thème « place de la prévention et de la promotion de la santé dans l’offre de soins ».

    Cette journée à pour objet de présenter la façon dont les professionnels du soin intègrent la prévention dans la prise en charge des patients.

    L’inscription à cet événement est à effectuer en suivant le lien ci-contre.

    8h30-9h : Accueil des participants

    9h : Allocutions d’ouverture

    Participants :

    • Claude d’Harcourt, directeur général de l’Agence régionale de santé PACA
    • Pr Roland Sambuc, président du comité régional d’éducation pour la santé PACA

    9h30 : Présentation de 3 rapports nationaux

    • Présentation du rapport du Haut conseil de la santé publique (HCSP), sous réserve de publication préalable. 
    Participants : Pr Franck Chauvin, président du HCSP et Zeina Mansour, directrice du CRES PACA, vice-présidente du HCSP

    • Présentation du rapport de la CNS.
    Participant : Pr Emmanuel Rusch, vice-président de la Conférence nationale de santé

    • Présentation du rapport du HCAAM
    Participante : Sandrine Danet, chargée de mission au Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie

    11h30 : Les politiques régionales

    Participants : 

    • Agence régionale de santé PACA :  Ludovique Loquet, responsable du département « prévention promotion de la santé » ; Karine Trabaud, chargée de la mise en œuvre de la politique en faveur des personnes âgées, volet domicile, et Sandra Rio, chargée de la mise en œuvre de la politique en faveur des personnes en situation de handicap
    • Caisse primaire d’assurance maladie : Virginie Cassaro, directrice adjointe, en charge de la coordination régionale de la gestion des risques
    • Région Sud PACA : Leïla Dagnet, chef de service adjointe, service recherche, enseignement supérieur – santé innovation

    14h00 : Actions de prévention en établissements et en institutions

    • La démarche des hôpitaux promoteurs de santé avec le Pr Christian Pradier, chef du département de santé publique, CHU Nice 06
    • La prévention en maison régionale de santé avec le Dr Sébastien Adnot, médecin coordonnateur, maison régionale de santé Carpentras 84 
    • Actions de santé libérales en équipe avec Estelle Cohen, coordinatrice PACA du dispositif Asalée, Valbonne 06 
    • Actions et outils de repérage précoce adaptés à la petite enfance, à destination des soignants libéraux avec le Dr Olivier Bernard, chef de service PMI, Conseil départemental 13
    • Actions de prévention en établissements de l’Éducation nationale avec le Dr Pierre Taudou, médecin conseiller technique, rectorat d’Aix-en-Provence 13
    • Actions de prévention dans le domaine de la santé au travail avec le Dr Gérald Magallon, médecin du travail, GEST 05

    15h15 : Actions de prévention auprès du patient

    • Résultats sur l’utilisation des consultations brèves en santé sexuelle avec le Dr Pervenche Martinet, chef de service CeGIDD, Conseil départemental 13
    • Utilisation de l’intervention brève sur la thématique des addictions en consultation avec le Dr Thierry Ventre, médecin addictologue, CSAPA Avastofa 83 
    • La prévention en pharmacie : l’exemple du dispositif Pharm’Observance avec le Dr Félicia Ferrera, présidente de l’URPS pharmaciens PACA 
    • La fonction de médecin traitant dans la prévention et la promotion de la santé tout au long du parcours de soins avec le Dr Jean-Luc Le Gall, président du Conseil régional de l’Ordre des Médecins PACA 
    • Actions de prévention proposées par des infirmiers libéraux avec Jean-Louis Guidera, Administrateur de l’URPS infirmiers PACA

    16h30 : Prévention dans la formation initiale et continue

    • La mise en place du service sanitaire avec le Pr Jean-Michel Viton, référent service sanitaire, faculté de médecine, Aix-Marseille-Université (13), et Isabelle Peschet, chef du projet service sanitaire, ARS PACA
    • L’entretien motivationnel, exemple de l’éducation thérapeutique du patient et de la vaccination avec le Dr Pierre Sonnier, pharmacien, formateur, CRES PACA

    17h00 : Clôture

  • Été 2018 : CapDecisif Management lève 50 millions d’€ pour investir dans la e-santé (CapDecisif 4)

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans les domaines « business » et « modèles économiques ».

    CapDecisif Management, l’un des acteurs principaux en capital-innovation early stage, a annoncé le 23 juillet 2018 la première clôture de CapDecisif 4. Ce nouveau fonds, avec une taille cible de 50 millions d’euros, est centré sur les investissements en amorçage dans la santé digitale ainsi que dans les domaines de la santé et du digital en général.

    La somme levée permettra de soutenir les start-ups prometteuses de l’industrie en phase de financement (série A).

    Le principal investisseur de CapDecisif 4 est Bpifrance, via le Fonds national d’amorçage 1 (FNA) géré dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Les autres sociétés ayant participé à cette levée sont les partenaires historiques BNP Paribas et la Caisse d’Épargne Ile-de-France, ainsi que Philips, le Groupe l’Occitane mais aussi des family offices et des entrepreneurs comme Pradeyrol Développement, dont les activités sont en grande partie centrées sur les nouvelles technologies.

    Le fonds s’articule autour d’une approche multi-corporate, regroupant des acteurs majeurs du bien-être et de la santé, deux secteurs en pleine transformation digitale grâce au déploiement de nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle appliquée à la médecine, et de business modèles adaptés impliquant les payeurs et les grands groupes industriels.

    Philips parmi les investisseurs

    Parmi les acteurs ayant participé à la levée de fonds CapDecisif 4 figurent :

    • Philips, via Philips Health Technology Ventures, qui a établi une étroite relation avec CapDecisif Management par le biais de sa filiale en France, un marché leader pour le groupe néerlandais au niveau de la santé numérique et de l’intelligence artificielle ;
    • Le groupe cosmétique L’Occitane par l’intermédiaire de son incubateur OBRATORI (ou L’Occitane Innovation Lab), basé à Marseille, qui aide les entreprises ou start-ups innovantes issues de la recherche académique de pointe en cosmétique, santé et bien-être à se développer ;
    • Vivalto, family office de Mr Daniel Caille, président de Vivalto Santé, troisième groupe d’hospitalisation privée en France, leader d’opinion dans le domaine de l’hospitalisation privée et investisseur dans diverses entreprises du secteur des soins telles que les sociétés spécialisées dans les soins à domicile.

    E-Health 360 ° : un think tank dédié

    Toutes ces entreprises, rejointes par des experts et des institutions publiques, contribuent à E-Health 360 °, un think tank dédié à CapDecisif 4 dont l’objectif est :

    • d’examiner les opportunités d’investissement en garantissant que les solutions proposées s’inscrivent dans le cadre de la transformation digitale du secteur ;
    • d’offrir un accompagnement aux sociétés en portefeuille afin d’accélérer leur croissance avec des partenariats prometteurs, précise CapDecisif Management dans un communiqué.

    D’autres entreprises partenaires devraient rejoindre le think tank en même temps que leur engagement envers le fonds, indique le groupe.

    « Notre expérience en santé digitale a démarré il y a 10 ans, en tant que premier investisseur de Voluntis (Euronext : VTX), pionnier européen du secteur, a déclaré Catherine Boule, managing partner de CapDecisif Management (source : Boursedirect.fr). Il nous paraît aujourd’hui évident que les opportunités en [e-santé] doivent être évaluées de manière transversale, avec le regard de l’ensemble des acteurs. Nous pensons que les modèles d’affaires ne sont pérennes que lorsqu’ils sont créateurs de valeur pour l’ensemble des parties prenantes. C’est dans cette optique que nous avons réalisé notre tour de table. »

  • 16e Journées d’étude AFDS : place de l’innovation en santé, enjeux pour le citoyen, 3-5/10/2018

    À l’initiative de l’Association française des directeurs des soins (AFDS), les seizièmes journées d’études des directeurs des soins auront lieu du 3 au 5 octobre 2018 à Toulouse (Haute-Garonne). Elles s’articuleront autour des questions portant sur l’innovation en santé et sur ses enjeux.

    Chaque journée sera consacrée à un thème précis : 
    • « Le pouvoir d’agir de l’usager : une réalité  à embarquer » : la place de l’usager dans les organisations de santé sur le plan international et en France.
    • « Entre approche scientifique et pragmatique » : accompagner le changement par l’approche patient, acteur de santé. De « construire pour » à « construire avec » le patient : un nouveau modèle de collaboration.
    • « Connecté, déconnecté : Quel équilibre pour le directeur de soins ? » : concilier avenir et réalité, qualité de vie et sécurité des soins, manager en pleine conscience et optimiser les ressources.

    Les personnes souhaitant participer à ce rendez-vous doivent s’inscrire sur le site officiel de l’événement (lien ci-contre).

    Mercredi 3 octobre 2018

    8:00 :  Accueil des participants

    9:00 : Ouverture des journées d’étude

    Participants : Stéphane MICHAUD, président de l’AFDS et Sylvain BOUSSEMAERE, délégué régional AFDS Occitanie, en présence des personnalités officielles

    10:00 : La place de l’usager dans le système de santé international

    Participant : Denis PORIGNON, policy advisor, Health Information Strengthening, Organisation mondiale de la santé (OMS)

    10:45 : Pause

    11:15 : La place de l’innovation en santé dans l’espace pour améliorer la vie des Terriens 

    Participant : Jean-François CLERVOY, ingénieur français, spationaute à l’Agence spatiale européenne (ESA) ayant participé à 3 missions spatiales avec la NASA.

    12:15 : Échanges de coordonnés des élèves directeurs des soins (DS)

    12:30 : Déjeuner

    14:15 : L’évolution de la démocratie sanitaire en France

    Participante : Andrée BARRETEAU, directrice d’hôpital, co-fondatrice de La fabrique citoyenne.

    15:15 : La révolution numérique dans le processus de soins, l’éthique et le management

    Participant : Emmanuel TONIUTTI, docteur en théologie, fondateur de l’International Ethics Consulting Group (IECG)

    16:00 : Présentation du livret concernant les « agents hospitaliers aidants familiaux »

    Participants : MNH GROUP en partenariat avec l’AFDS et l’ADRHESS

    16:15 : Pause

    16:45 : Table ronde

    « Les nouveaux outils des usagers en intra et en extra-hospitalier : quel pouvoir d’agir pour les usagers ? Quid de l’expérience patient ? »

    Participante : Claire COMPAGNON, présidente de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam)

    17:45 : Clôture de la première journée

    Jeudi 4 octobre 2018

    9:00 : Ateliers

    • 1 – Usager et santé mentale

    « Le patient expert en éducation thérapeutique dans le champ de la santé mentale : quelle plus-value et avec quel accompagnement ? »

    Participant : Jean Marie REVILLOT, infirmier en santé mentale de formation initiale, cadre de santé, docteur en sciences de l’éducation, formateur consultant

    • 2 – Usager et pédagogie / gestion des risques

    « L’usager acteur dans l’innovation pédagogique en santé (en formation initiale et continue) et dans la gestion des risques »

    Participants : Dr Marie-Christine MOLL, directrice scientifique de la prévention médicale et vice-présidente de la Société francophone de simulation en santé (SoFraSimS), et le Pr Jean-Claude GRANRY, président d’honneur de la SoFraSimS

    • 3 – Usager et partenariat de soins

    « De l’usager sachant au citoyen éclairé : le patient-partenaire dans le « Montréal Model » »

    Participant : Patrick LARTIGUET, chargé de mission à la Société d’éducation thérapeutique santé Occitanie (Setso), président de Savoirs patients, institut pour la promotion des patients /aidants partenaires en santé

    10:30 : Pause

    11:00 : Synthèse des ateliers et table ronde

    Participants : Bernard DENIS, secrétaire général, Université des patients de Grenoble, et Claude DAIX, Savoirs patients, et des élèves directeurs des soins.

    12:45 : Déjeuner

    14:00 : Présentation des membres du CA et du comité d’organisation

    14:30 : La e-autonomie ou comment un territoire de santé peut soutenir la silver économie ?

    Participants : David WOODHOUSE, pépinière d’entreprises Cap bellissen, Foix, et Didier KRUSS, directeur de l’agence Ariège attractivité (3A).

    15:15 : Un autre regard sur le management : responsabilité d’une brigade

    Participant : Michel SARRAN, chef gastronome doublement étoilé, jury de « Top Chef »

    16:00 : Pause

    16:30 : Comment associer les usagers et redonner du sens aux activités proposées ?

    La méthode Montessori adaptée aux personnes présentant des troubles cognitifs

    Participant : Jean-Philippe GIL, doctorant en management et en sciences de gestion

    17:30 : Clôture de la deuxième journée

    Vendredi 5 octobre 2018

    9:15 : Actualités professionnelles

    Participante : Danièle TOUPILLIER, directrice générale du Centre national de gestion (CNG).

    10:00 : Point actualités GHT

    Participantes : Clémence MAINPIN, directrice d’hôpital, chef de projet ministériel sur les GHT, DGOS, et Brigitte SCHERB, directrice des soins, chargée de missions à la DGOS

    10:30 : Évolution de la personne accompagnée dans le secteur social et médico-social

    Participante : Pilar VERDONCQ, directrice des soins, adjointe au chef du bureau des professions sociales, direction générale de la cohésion sociale, ministère des Solidarités et de la Santé

    11:15 : Pause

    11:30 : Enjeux et perspectives de l’application de l’intelligence artificielle en santé

    Participants : Antoine EVENNOU et Luc PIERRON, cadres dans le secteur de la santé, co-auteurs d’un rapport pour le think tank Terra Nova “La santé à l’heure de l’intelligence artificielle”

    12:30 : Remise des trophées de l’AFDS

    Participants : École des hautes études en santé publique (EHESP) et MNH GROUP

    12:50 : Signature de la convention AFDS / MNH group

    13:00  Passage de relais au comité d’organisation des journées 2019, Lille, 2-4 octobre

    13:15 : Buffet déjeunatoire

    14:30 : Place des usagers dans la réingénierie des formations paramédicales

    Participants : élèves DS de l’EHESP

    15:15 : Patients soignants : l’impact positif de la méditation de pleine conscience sur la santé

    Participant : Raphaël GIACHETTI, psychiatre, instructeur MbCT, coordonnateur DU méditation et relation de soin, clinique Aufrery, Toulouse

    16:00 : Clôture de l’événement

  • Été 2018 : l’appli de liaison hôpital-ville du CHU de Montpellier financée par crowdfunding

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans les domaines « business » et « modèles économiques ».

    Pour financer le développement de son projet d’application pour smartphone Entre vous et nous (Even), le CHU de Montpellier, avec le soutien du Fonds Guilhem et de la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon, a mené une campagne de crowdfunding jusqu’en juillet 2018.

    Le partenariat entre la banque et le Fonds Guilhem, fonds de dotation créé pour contribuer aux actions du CHU de Montpellier en matière d’innovation et de santé publique, reposait sur le principe selon lequel pour chaque euro donné par des particuliers au Fonds Guilhem pour le projet, la Caisse versait également 1 euro au fonds, au profit d’Even. L’objectif d’une telle collaboration était de recueillir 5 000 euros avant le 30 juin 2018. Au-delà de cette date, la campagne se poursuivait sans doublement des dons par la banque. Le montant total de la somme récoltée n’a pas été communiqué par le centre hospitalier.

    Cette application, destinée à offrir un suivi ambulatoire personnalisé aux patients et à leur famille en parallèle de leur hospitalisation au CHU de Montpellier, avait été préalablement choisie lors du bicentenaire de la Caisse d’Épargne comme projet à soutenir par la banque. En effet, un concours baptisé « Les coups de cœur du bicentenaire » qui sollicitait le vote du public, avait été organisé à cette occasion par la Fédération nationale des Caisses d’Épargne.
    Une des raisons pour lesquelles Even, qui devrait prochainement entrer en phase de production, a été choisie parmi d’autres projets est que le dispositif concernera toutes les maladies nécessitant une prise en charge au long cours, et non une affection en particulier. Il représente pour de nombreux patients la possibilité d’un retour au domicile facilité ainsi qu’une amélioration de leur autonomie et de leur qualité de vie.

    Modalités de l’application Even

    L’application Even permet à chaque patient, depuis son domicile :

    • de prendre contact, de façon sécurisée, avec l’équipe médicale ;
    • d’accéder facilement à des conseils personnalisés, à des informations générales sur sa santé et à des rappels d’éducation thérapeutique ;
    • de gérer les rendez-vous médicaux liés à son traitement ;
    • d’enregistrer des données personnelles et médicales dans un environnement numérique sécurisé.

    L’objectif d’un tel dispositif est tant de rendre le patient acteur de sa santé que de renforcer la liaison entre les professionnels hospitaliers et le patient retourné à son domicile pendant le traitement de son affection.