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  • Été 2018 : un expert health tech australien des maladies respiratoires va aider la Défense américaine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    ResApp Health, une société australienne leader en santé numérique qui développe des applications mobiles pour le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires, a annoncé le 16 août 2018 par communiqué avoir signé un partenariat avec Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, dans le cadre du programme Warfighter Analytics using Smartphones for Health (WASH) de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une instance du département de la Défense des États-Unis en charge de la recherche et du développement des nouvelles technologies à usage militaire.

    L’objectif du programme WASH est de concevoir une suite logicielle visant à prédire l’état de préparation des combattants ainsi que les maladies chroniques et aiguës potentielles dans différents contextes, le tout en utilisant uniquement un téléphone portable standard et non des dispositifs médicaux spécialisés et coûteux.
    L’équipe bénéficiera de l’expertise de ResApp dans le développement d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) basés sur l’audio pour mesurer la santé respiratoire à l’aide de microphones pour smartphones.

    ResApp Health, dont plusieurs solutions sont actuellement testées en Australie et aux États-Unis, envisagent également un développement à l’échelle asiatique mais aussi au niveau européen.

    Deux études cliniques en cours en Australie et aux États-Unis

    ResApp Health élabore des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent le bruit de la respiration des personnes pour diagnostiquer et mesurer des affections respiratoires sans avoir besoin de matériel médical particulier.

    Des études cliniques actuellement en cours dans des hôpitaux majeurs des États-Unis et d’Australie ont démontré que ces dispositifs pouvaient conduire à un diagnostic précis de pneumonie, de bronchiolite, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’asthme, de faux croup (laryngotrachéite) et d’infections des voies respiratoires supérieures.

    Deux projets sont actuellement testés par ResApp :

    • L’étude Breath Easy (Breathe-Easy Paediatric Study) fait l’objet d’une expérimentation au Joondalup Health Campus, le plus grand établissement de soins de la banlieue nord de Perth, en Australie, et au Princess Margaret Hospital for Children (PMH) de Perth. 681 patients pédiatriques participent à une évaluation de l’efficacité de l’application conçue par l’entreprise australienne pour le diagnostic de la maladie respiratoire aiguë chez l’enfant via l’analyse des sons émis au moment d’une toux.
      Les résultats sont attendus ce mois-ci, avant que ResApp ne procède à des soumissions réglementaires pour un déploiement en Australie et en Europe.
    • L’étude Smartcough-C-2 est quant à elle en cours aux États-Unis au sein du Massachusetts General Hospital, à la Cleveland Clinic et au Texas Children’s Hospital chez des enfants âgés de 29 jours à 12 ans présentant des signes ou des symptômes d’affections respiratoires aiguës. L’étude C-2 fait suite à l’étude Smartcough-C menée en 2017, qui n’avait pu aboutir en raison d’ »anomalies procédurales ».
      Smartcough-C-2 a entraîné plusieurs changements au sein des établissements de soins, notamment une formation améliorée du personnel hospitalier et l’intégration d’une application d’enregistrement produisant des données audio sur la toux de meilleure qualité.
      La société australienne espère que les résultats, attendus dans les semaines à venir, constitueront la base de sa présentation pour la pré-intégration de sa solution ResAppDx sur le marché américain.

    L’entreprise australienne a également obtenu de très bons résultats concernant le dépistage de l’apnée du sommeil dans une étude clinique de validation.

    ResApp : vers un développement en Europe et ailleurs en Asie

    ResApp Health a par ailleurs récemment annoncé avoir obtenu un brevet en Australie pour sa « méthode et son appareil de traitement des sons des patients » (« Method and Apparatus for Processing Patient Sounds« ), basés sur l’analyse de leur toux.

    La société a aussi reçu une autorisation de dépôt de brevet aux États-Unis et plusieurs de ses applications sont en attente d’approbation dans divers régions du monde (Europe, Japon, Chine et Corée du Sud).

    Les clients potentiels des produits conçus par ResApp sont, entre autres, des prestataires de soins spécialisés dans la télé-médecine, des services d’urgence et de soins primaires mais aussi des organisations humanitaires opérant dans les pays en développement.

  • Été 2018 : l’institut indien de technologie Mandi travaille sur l’IA avec une société health tech US

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    L’Institut indien de technologie Mandi (IIT Mandi), université autonome d’ingénierie et de technologie, a signé un partenariat avec RxDataScience, une société américaine leader dans le développement de logiciels d’analyse de big data, dans l’optique de créer un portail de documentation sur l’intelligence artificielle (IA) et la recherche via l’apprentissage automatique (machine learning) dans le secteur pharmaceutique, a rapporté le 9 août 2018 le quotidien indien The Tribune.

    Selon des sources officielles, une équipe de l’IIT Mandi envisagerait également de travailler avec l’entreprise américaine pour appliquer des méthodes d’apprentissage en profondeur (deep learning) et utiliser des algorithmes permettant de découvrir des modèles types dans les parcours des patients et identifier les liens sociaux existant entre les médecins.

    Ce projet fait partie d’une collaboration sur le long terme établie entre les deux partenaires sur l’apprentissage automatique dans le domaine de l’analyse des données de santé concernant les patients et les médecins ainsi que sur le développement de nouvelles solutions de visualisation des données web (data visualization).

    Data science : l’Inde s’inspire des États-Unis

    « Les patients et nos clients bio-pharmaceutiques bénéficient d’informations générées par des approches novatrices des sciences cognitives et décisionnelles appliquées à la recherche de patients, au parcours du patient et à d’autres cas d’utilisation complexes », a commenté Larry Pickett, directeur général de RxDataScience. « Nous sommes ravis de poursuivre notre partenariat à long terme avec le Dr Varun Dutt[, professeur adjoint à la faculté d’informatique et de génie électrique au sein de l’IIT Mandi] et les étudiants en doctorat et de premier cycle de l’IIT Mandi » (source : The Tribune).

    « La science des données en Inde [en] est [au tout début de son stade de développement] mais aux États-Unis la plupart des sociétés de soins et pharmaceutiques sont passées au stade de la consultation où les médecins et les praticiens médicaux débattent en ligne », a déclaré Varun Dutt.

    L’Inde augmente de 11 % ses dépenses dans le secteur de la santé

    Il a précisé que l’Inde était en train de connaître un boom dans le domaine des soins, le gouvernement ayant augmenté ses dépenses dans le secteur de 11 %, avec une allocation budgétaire brute de 12 000 million roupies (150,8 M €) pour l’ouverture de nouveaux hôpitaux.

  • Été 2018 : Novartis lance Galaxies of Hope, une appli de jeu vidéo fondée sur l’expérience patients

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé à la mi-juillet 2018 le lancement de l’application Galaxies of Hope, un dispositif façon serious game permettant aux patients et aux fournisseurs de soins de mieux comprendre les obstacles ainsi que les défis relatifs à la prise en charge des tumeurs neuroendocrines (TNE) par une approche multimodale.

    Le dispositif se base sur le vécu de plusieurs malades et professionnels de santé traitant les cancers neuroendocriniens, qui englobent plusieurs types de cancers, afin d’aider les utilisateurs (patients, proches et soignants) à mieux faire face à la maladie tout au long du parcours de soins. Le principe est de leur proposer de découvrir l’histoire personnelle de personnes ayant souffert de cette maladie rare pour mieux cerner et donc appréhender la pathologie.

    Dans le cadre du développement de cette plateforme, Novartis s’est associé avec la société de jeux vidéo américaine Numinous Games.

    L’application Galaxies of Hope sera disponible sur Google Play Store aux États-Unis dans quelques semaines.

    Découvrir le vécu d’anciens patients pour mieux affronter la maladie

    « [Pour élaborer l’application,] nous avons interrogé des patients, des soignants et des médecins et leur avons demandé de décrire, avec leurs propres mots, [ce qu’ils ont vécu tout au long du parcours de soins], ont expliqué à MobiHealthNews Amy et Rob Green, les fondateurs de Numinous Games, qui ont développé Galaxies of Hope. Ces entrevues ont éclairé la conception de cette expérience, qui, avec l’enregistrement audio de [ces] interviews, est destinée à être représentative des divers émotions, obstacles et succès exprimés par ces patients atteints de TNE, par leurs soignants et par les médecins. »

    « Un documentaire interactif »

    « Notre premier jeu vidéo, That Dragon, Cancer, racontait l’histoire de notre fils Joel et de son expérience dans la lutte contre un cancer rare du cerveau », rapportent les deux concepteurs. « Avec Galaxies of Hope, l’idée est d’offrir une vision plus large de l’expérience de nombreux patients atteints de TNE, de leurs proches et de leurs médecins. À l’instar de notre premier jeu vidéo, Galaxies of Hope ressemble un peu à un documentaire interactif mais il a été conçu en fonction de cette communauté particulière et nous espérons qu’il lui sera très utile. »

    3 modes différents

    La plateforme propose trois « pistes » (modes) différentes : patient, fournisseur de soins et soignant.

    Chaque piste est interactive et permet à l’utilisateur de parcourir une histoire, rythmée par les angoisses de la personne concernée, les difficultés rencontrées au cours du traitement, ses espoirs, etc. Les utilisateurs peuvent également parcourir différentes lumières scintillantes et, en cliquant, écouter des interviews réalisées avec des hommes et des femmes ayant été confrontés à un cancer neuroendocrinien.

    « Nous espérons que la création de cette expérience virtuelle du parcours des patients [atteints de TNE] fournira un soutien [à celles et ceux qui vivent] avec cette maladie rare [mais aussi] à celles [et ceux] qui en ont la charge et les soignent », a déclaré dans un communiqué Ameet Mallik, vice-président exécutif et responsable de l’oncologie (États-Unis) à Novartis.

    Novartis investit dans la e-santé

    L’intérêt du groupe pharmaceutique pour la health tech est grandissant. En mars 2018, l’entreprise a signé un accord avec l’Américain Pear Therapeutics, leader de la thérapeutique numérique sur ordonnance, afin de développer des applications logicielles destinées à traiter les personnes atteintes de schizophrénie ou de sclérose en plaques.

  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • Été 2018 : Voluntis lance une plateforme de gestion des symptômes en oncologie baptisée Theraxium

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Voluntis
    , société spécialisée dans la conception et l’édition de logiciels thérapeutiques, a annoncé le 31 juillet 2018 le lancement d’une plateforme digitale d’accompagnement à la gestion des effets indésirables engendrés par les traitements utilisés en oncologie : Theraxium Oncology.

    D’après le communiqué émis par l’entreprise, ce logiciel vise à améliorer l’autonomie des patients – à les rendre acteurs des soins symptomatiques prescrits dans le cadre de leurs traitements anticancéreux, à renforcer les liens entre malades et équipes soignantes, notamment dans l’objectif de faciliter la prise de décision : cette technologie combine une application mobile destinée aux patients à un portail numérique conçu pour les professionnels.

    Initialement développée pour les patientes souffrant d’un cancer du sein ou de l’ovaire, cette technologie cible aujourd’hui les personnes atteintes par la plupart des cancers à prévalence relativement élevée et pris en charge par de nombreux traitements : la conception de Theraxium a été fondée sur des recherches menées en partenariat avec des instituts de lutte contre le cancer, des centres médicaux américains et avec le concours de nombreux patients.

    Un outil utilisable par les patients

    L’utilisation de Theraxium implique pour les patients de renseigner manuellement ou par l’intermédiaire de capteurs des données relatives à leurs symptômes.

    En retour, ils reçoivent des recommandations correspondant à leur actuel état de santé, fondées sur les guidelines américaines et anglaises et prenant en compte le schéma de soins mis en place par l’équipe médicale et soignante.

    Une plateforme également destinée aux professionnels

    Le dispositif, capable de transmettre – par l’intermédiaire d’un site web – aux professionnels de santé les données renseignées par les patients, peut permettre aux équipes médicales et soignantes de suivre en temps réel l’évolution des symptômes connus par leur patientèle. 

    Ainsi à même d’identifier les patients à traiter en priorité, l’oncologue peut intervenir rapidement pour modifier les traitements ou améliorer la coordination de ses actions avec l’ensemble des membres de l’équipe et avec les patients.

  • 72,9 M€ : bilan des levées de fonds des start-ups françaises santé de juillet 2018

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Au cours du mois de juillet 2018, 6 start-ups françaises de santé ont levé un total de 72,9 millions d’euros.

    Dans le secteur de la health tech 9,21 millions d’euros ont été injectés sur le marché français :
    • la société lilloise Mdoloris Medical Systems, spécialisée dans le suivi de l’activité du système nerveux parasympathique, a recueilli 9 millions d’euros dans le cadre d’un tour de financement mené par Seventure Partners avec la participation de son investisseur historique XAnge ;
    • la start-up alsacienne Kwit, conceptrice d’une application mobile pour arrêter de fumer, a levé 210 000 euros auprès de Alsace Business Angels et Yeast.

    Dans le secteur de la biotech, on retiendra les opérations menées par 4 acteurs œuvrant dans des domaines prometteurs de l’industrie :
    • Nextbiotix : première levée de fonds (microbiome) ;
    • Antabio (lutte contre les infections résistantes aux antibiotiques) ;
    • Dynacure (lutte contre les maladies orphelines graves) ;
    • Osivax (vaccin universel contre la grippe).

  • Été 2018 : Gestion de crise – l’appli Entr’Actes vise à connecter plus facilement les médecins

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Début août 2018, l’application numérique Entr’Actes, développée par des professionnels de santé de l’Essonne pour faciliter la coordination des soins et des professionnels afin d’améliorer le suivi des patients, a activé ses contacts pour essayer de mieux faire face aux défis relatifs à la période estivale, en particulier l’épisode de canicule qui a touché l’ensemble de la France, mettant sous « tension [le] système de soins ».

    Dans un communiqué envoyé le 3 août 2018, les responsables du programme expliquent qu’il est essentiel de « mobiliser et [d’]optimiser les compétences des professionnels disponibles » afin de mieux gérer les crises du secteur. « Faciliter la mise en relation pour mutualiser nos ressources sur le territoire est un gage d’une meilleure efficience dans la prise en charge de nos patients fragilisés », précise-t-elle.

    2 800 professionnels sont déjà connectés à la plateforme Entr’Actes, disponible sur Apple Store ou Play Store. Innovant, le service mis en place il y a deux ans a néanmoins un coût. Fin juin 2018, le centre hospitalier Sud francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes a été déconnecté du réseau. La décision a été prise par l’éditeur, « faute d’accord de financement avec le centre hospitalier ».

    Entr’Actes : une application prometteuse mais qui a un coût

    Depuis deux ans, l’association essonnienne Espace vie, à l’origine de la plateforme Entr’Actes, demande aux établissements de santé de contribuer à son service numérique, permettant de laisser leurs patients quitter le centre de soins plus tôt, tout en continuant de recevoir les informations de leurs dossiers médicaux.

    Après deux ans d’utilisation de l’application, le CHSF de Corbeil-Essonnes a été déconnecté du réseau en juin 2018 car aucun accord de financement n’a pu être trouvé entre le centre et l’éditeur.

    « Notre objectif est que la situation soit rétablie au plus vite »

    « Notre objectif est que la situation soit rétablie au plus vite, a déclaré Damien Nicolini, infirmier et président de l’association Espace vie (source : Le Parisien). Notre service, qui s’est considérablement développé, recense [de nombreux] professionnels de santé. Tout ceci a un coût : des personnes sont mobilisées 24h/24h et 7j/j. Il faut payer des ingénieurs, héberger des données de manière extrêmement protégée… Nous ne pouvons pas payer seuls ces services. »

    Le responsable explique que, pour les hôpitaux, l’association évalue le coût mensuel aux gains d’une journée d’hospitalisation. « Tous les établissements avec qui nous travaillons ont adhéré. Malgré plusieurs relances, seul le CHSF a refusé. »

    Suivi des patients : le CHSF collabore avec d’autres acteurs de l’hospitalisation à domicile

    La direction du Centre hospitalier sud francilien a répondu qu’elle n’avait pas à « commenter le modèle économique de l’application Entr’Actes ». « L’association Espace vie fait partie des partenaires auxquels notre établissement fait appel pour organiser le retour à domicile, a-t-elle expliqué. Mais l’établissement travaille également avec l’Association pluriprofessionelle Evry santé (APES) et différents acteurs de l’hospitalisation à domicile comme Santé services et les soins infirmiers à domicile de la Fondation œuvre de la Croix Saint-Simon. »

    Pour compléter son dispositif, le CHSF indique également entretenir « des liens étroits avec le service de retour à domicile des patients hospitalisés de la Caisse d’Assurance maladie ».

  • Été 2018 : un indicateur de taux de chirurgie ambulatoire ajouté à l’outil Hospi Diag

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) a annoncé le 24 juillet l’ajout d’un indicateur (P12_bis) de taux de chirurgie ambulatoire à son outil d’aide à la décision Hospi Diag.

    En calculant le taux de chirurgie ambulatoire des centres de soins selon une méthode harmonisée avec les autres outils nationaux (Scansanté, etc.), cet indicateur permet de mesurer « le dynamisme de l’évolution des pratiques professionnelles chirurgicales vers l’ambulatoire (hors endoscopie) au sein d’un établissement de santé », explique l’Anap sur son site web. 

    En outre, à l’occasion du lancement de ce nouveau dispositif, l’agence a intégré les hôpitaux de proximité à la base de données d’Hospi Diag.

    Qu’est-ce qu’Hospi Diag ?

    Hospi Diag est un outil d’aide à la décision permettant de mesurer la performance d’un établissement de santé qui pratique la médecine, la chirurgie ou l’obstétrique, en comparaison avec d’autres centres de soins.

    Au moyen de 69 indicateurs et d’une synthèse de données issues de 12 bases de données nationales concernant 1 350 établissements publics, privés et d’intérêt collectif (ESPIC) pratiquant la médecine, la chirurgie et l’obstétrique, il permet d’identifier les forces et les faiblesses d’un centre en prenant en compte 5 grands critères :

    • la qualité des soins délivrés dans l’établissement ;
    • les pratiques professionnelles habituelles dans l’organisme considéré ;
    • l’organisation des soins dans le centre ;
    • la gestion des ressources humaines dans l’hôpital ou la clinique en question ;
    • la gestion financière de la structure.

    À qui est destiné cet outil ?

    Cet outil s’adresse tant aux professionnels de la santé qu’aux gestionnaires d’établissements ou aux représentants d’usagers et aux tutelles (ARS, administrations centrales, HAS, IGAS, chambres régionales des comptes, etc.) désireux de mieux se connaître, se comparer et dialoguer à l’intérieur comme à l’extérieur de leur structure.

  • Été 2018 : Natural Cycles devient la 1ère appli de contraception à obtenir l’approbation de la FDA

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Le 10 août 2018, la Food and Drug Administration (FDA) a donné pour la première fois son approbation pour la mise sur le marché d’une application pour smartphone de contrôle de la fertilité destinée aux femmes âgées de plus de 18 ans et non ménopausées.

    Cette application, baptisée « Natural Cycles », est fondée sur un algorithme à même de prévoir par un calcul, pour une femme donnée et sur la base de mesures de température, les jours du cycles associés à une forte probabilité de fertilité pendant lesquels un dispositif de contraception (préservatif, etc.) est à utiliser.

    Si la population générale semble de plus en plus demandeuses d’applications d’accompagnement à la prise de décision en santé, telles que des applications de rappel de prise de pilule contraceptive, d’incitation à pratiquer une activité physique adaptée et à adopter un régime alimentaire équilibré, etc., la FDA rappelle que l’utilisation de telles dispositifs n’est pas anodine.
    Concernant Natural Cycles et comme pour tout dispositif médical de contraception, il est par exemple important de connaître sa fiabilité, son efficacité en tant que contraceptif (indice de Pearl) ainsi que certaines contre-indications et précautions d’emplois.

    Principes d’utilisation de Natural Cycles approuvés par la FDA

    Le fonctionnement de l’application repose sur la prise quotidienne, le matin au lever, par l’utilisatrice de sa température corporelle au moyen d’un thermomètre basal (plus sensible et précis que les thermomètres basiques). Le résultat doit être entré dans l’application afin que celle-ci puisse modéliser le cycle et indiquer correctement à l’utilisatrice quand elle doit utiliser une protection ou non.

    Fiabilité et efficacité de la méthode

    « Les consommateurs utilisent de plus en plus de nouvelles technologies pour s’informer et soutenir chaque jour leurs prises de décision en santé et cette nouvelle application peut constituer une méthode efficace de contraception si elle est utilisée soigneusement et correctement. Cependant, les femmes devraient être informées du fait qu’aucune méthode de contraception n’est parfaitement efficace : un risque de grossesse non désirée demeure inhérent à l’utilisation même correcte de ce nouveau dispositif », explique Terri Cornelison, directeur adjoint au département de santé des femmes du Center for Devices and Radiological Health (CDRH) de la FDA. 

    Aussi, il est nécessaire de quantifier l’efficacité de la méthode et d’estimer ce risque de survenue d’une grossesse non désirée malgré une utilisation correcte de l’application. Pour évaluer l’efficacité de Natural Cycles, une étude clinique a donc été menée : 15 570 femmes ont utilisé l’application pendant une durée moyenne de 8 mois et le nombre de grossesse survenue pendant cette période a ensuite été mesuré. 

    Les résultats ont révélé que pour 100 femmes utilisant correctement le dispositif pendant 1 an, 1,8 femme en moyenne tombait enceinte soit à cause d’une erreur de prédiction de l’application menant à un rapport sexuel pendant un jour proche de l’ovulation, soit à cause d’un échec de la méthode de contraception utilisée un jour où l’outil avait recommandé d’utiliser une protection.

    Ce chiffre s’élève à 6,5 % pour les femmes n’utilisant pas le dispositif correctement (rapport sexuel non protégé pendant des jours de grande fertilité, etc.).

    Contre-indications et précautions d’emplois précisées par la FDA

    La FDA précise que Natural Cycles ne doit pas être utilisé par des femmes pour qui une grossesse serait à risque, pour elle ou pour le fœtus, ou suivant concomitamment un traitement hormonal inhibiteur de l’ovulation.

    En outre, cette application ne protège pas des infections sexuellement transmissibles (IST), actuellement en recrudescence.

    Ainsi, si l’approbation de la FDA aboutit à la mise sur le marché de Natural Cycles, elle vise en outre à encadrer et à sécuriser son utilisation par les patientes américaines.

  • Été 2018 : un outil de suivi à domicile de l’insuffisance cardiaque proposé au CHU de Montpellier

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Depuis juillet 2018, le CHU de Montpellier propose une technique de suivi à distance de l’insuffisance cardiaque dans l’objectif de diminuer le nombre d’hospitalisations en cardiologie et d’améliorer la qualité de vie des patients, a annoncé l’établissement dans un communiqué.

    Cette technique est fondée sur l’implantation dans l’artère pulmonaire d’un capteur baptisé « CardioMEMS HF », capable de mesurer et de transmettre quotidiennement à l’équipe médicale la valeur de la pression artérielle, dont l’augmentation peut signifier une aggravation d’une insuffisance cardiaque. 
    4 capteurs ont ainsi été implantés chez 4 patients traités à Montpellier sur la dizaine de dispositifs mis en place dans toute la France.

    D’après une étude clinique, cette technique réduirait de 37 % les hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

    Fonctionnement du dispositif

    Le système CardioMEMS HF comporte un capteur qui, implanté dans l’artère pulmonaire, permet de mesurer directement la pression dans l’artère pulmonaire, reflet de l’évolution de l’insuffisance cardiaque.

    Les données (valeurs des mesures de pression artérielle) recueillies par le système sont quotidiennement transmises à l’équipe médicale pour une prise en charge personnalisée et proactive.

    En outre, le capteur CardioMEMS fonctionne sans batterie pendant toute la vie du patient.

    Son utilisation, et en particulier la prise de mesure, n’engendre par ailleurs aucune douleur.

    Étude clinique et apports de CardioMEMS

    Les résultats d’un essai clinique mené sur CardioMEMS ont montré que cette technologie pouvait réduire de 37 % les hospitalisations pour motif d’insuffisance cardiaque.

    Des données récentes montreraient également une amélioration significative de la qualité de vie des patients insuffisants cardiaques chroniques utilisant CardioMEMS.

    4 implantations à Montpellier sur les 10 opérées en France

    « Le but du dispositif est de fournir quotidiennement des informations sur le fonctionnement du cœur chez un patient insuffisant cardiaque assez sévère, qui risque de retourner fréquemment à l’hôpital. Cette technologie innovante est très prometteuse, elle est à priori la première solution de télésuivi qui a montré son efficacité. C’est sans doute beaucoup plus précis et précoce que le poids ou d’autres paramètres également importants », synthétise dans un communiqué émanant du centre hospitalier le Pr François Roubille, cardiologue au CHU de Montpellier qui a réalisé les interventions.

    Aussi, dans le cadre de son engagement pour l’amélioration de la qualité de vie des patients, le CHU de Montpellier s’est lancé dans l’utilisation de ce dispositif innovant : sur une dizaine de dispositifs implantés à ce jour en France, quatre ont été installés à Montpellier.