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  • Été 2018 : Novartis lance Galaxies of Hope, une appli de jeu vidéo fondée sur l’expérience patients

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans le domaine « technologies, solutions et outils numériques ».

    Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé à la mi-juillet 2018 le lancement de l’application Galaxies of Hope, un dispositif façon serious game permettant aux patients et aux fournisseurs de soins de mieux comprendre les obstacles ainsi que les défis relatifs à la prise en charge des tumeurs neuroendocrines (TNE) par une approche multimodale.

    Le dispositif se base sur le vécu de plusieurs malades et professionnels de santé traitant les cancers neuroendocriniens, qui englobent plusieurs types de cancers, afin d’aider les utilisateurs (patients, proches et soignants) à mieux faire face à la maladie tout au long du parcours de soins. Le principe est de leur proposer de découvrir l’histoire personnelle de personnes ayant souffert de cette maladie rare pour mieux cerner et donc appréhender la pathologie.

    Dans le cadre du développement de cette plateforme, Novartis s’est associé avec la société de jeux vidéo américaine Numinous Games.

    L’application Galaxies of Hope sera disponible sur Google Play Store aux États-Unis dans quelques semaines.

    Découvrir le vécu d’anciens patients pour mieux affronter la maladie

    « [Pour élaborer l’application,] nous avons interrogé des patients, des soignants et des médecins et leur avons demandé de décrire, avec leurs propres mots, [ce qu’ils ont vécu tout au long du parcours de soins], ont expliqué à MobiHealthNews Amy et Rob Green, les fondateurs de Numinous Games, qui ont développé Galaxies of Hope. Ces entrevues ont éclairé la conception de cette expérience, qui, avec l’enregistrement audio de [ces] interviews, est destinée à être représentative des divers émotions, obstacles et succès exprimés par ces patients atteints de TNE, par leurs soignants et par les médecins. »

    « Un documentaire interactif »

    « Notre premier jeu vidéo, That Dragon, Cancer, racontait l’histoire de notre fils Joel et de son expérience dans la lutte contre un cancer rare du cerveau », rapportent les deux concepteurs. « Avec Galaxies of Hope, l’idée est d’offrir une vision plus large de l’expérience de nombreux patients atteints de TNE, de leurs proches et de leurs médecins. À l’instar de notre premier jeu vidéo, Galaxies of Hope ressemble un peu à un documentaire interactif mais il a été conçu en fonction de cette communauté particulière et nous espérons qu’il lui sera très utile. »

    3 modes différents

    La plateforme propose trois « pistes » (modes) différentes : patient, fournisseur de soins et soignant.

    Chaque piste est interactive et permet à l’utilisateur de parcourir une histoire, rythmée par les angoisses de la personne concernée, les difficultés rencontrées au cours du traitement, ses espoirs, etc. Les utilisateurs peuvent également parcourir différentes lumières scintillantes et, en cliquant, écouter des interviews réalisées avec des hommes et des femmes ayant été confrontés à un cancer neuroendocrinien.

    « Nous espérons que la création de cette expérience virtuelle du parcours des patients [atteints de TNE] fournira un soutien [à celles et ceux qui vivent] avec cette maladie rare [mais aussi] à celles [et ceux] qui en ont la charge et les soignent », a déclaré dans un communiqué Ameet Mallik, vice-président exécutif et responsable de l’oncologie (États-Unis) à Novartis.

    Novartis investit dans la e-santé

    L’intérêt du groupe pharmaceutique pour la health tech est grandissant. En mars 2018, l’entreprise a signé un accord avec l’Américain Pear Therapeutics, leader de la thérapeutique numérique sur ordonnance, afin de développer des applications logicielles destinées à traiter les personnes atteintes de schizophrénie ou de sclérose en plaques.

  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)

    La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.

    Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins.

  • Été 2018 : le gouvernement lance un Conseil de l’innovation pour financer de grands projets techno

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.

    Le 18 juillet 2018, le gouvernement a installé le « Conseil de l’innovation », qui aura notamment pour mission de piloter les investissements du fonds pour l’innovation et l’industrie (FII), créé en janvier 2018 et doté de 10 milliards d’euros.

    Sur les 250 millions d’euros que dégagera le FII chaque année, 150 millions d’euros permettront de financer des projets portant sur des « grands défis » technologiques définis tous les ans, notamment dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA) en santé, jugée prioritaire, et 70 millions d’euros seront consacrés aux entreprises innovantes sous forme d’aides individuelles de Bpifrance. 25 millions seront par ailleurs dédiés au domaine de la nanoélectronique.

    Coprésidé par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, il sera composé de six ministres et de six personnalités qualifiées.

    IA et amélioration des diagnostics médicaux : un défi prioritaire

    Trois à cinq défis seront identifiés chaque année par le Conseil de l’innovation

    Le Conseil de l’innovation définira chaque année trois à cinq défis. Pour chacun d’entre d’eux, un gestionnaire de projet sera chargé de piloter les fonds alloués, de l’ordre de 30 millions d’euros sur trois ans, et de faire progresser les connaissances en la matière, notamment en levant les obstacles d’ordre réglementaire si besoin.

    Les premiers défis identifiés par l’instance sont centrés sur l’IA et ses capacités à améliorer les diagnostics médicaux mais aussi sur la fiabilisation de celle-ci. « La France a pris du retard sur l’innovation disruptive, c’est-à-dire l’innovation qui ne rapporte pas tout de suite, qui n’améliore pas la productivité immédiate des entreprises, mais qui prépare les sauts technologiques du futur », a déclaré Bruno Le Maire, lors de l’installation du Conseil de l’innovation (source : Reuters).

    Objectif : faire de la France le n°1 mondial de l’IA

    La formation de ce nouveau conseil est en adéquation avec l’objectif du président de la République Emmanuel Macron, qui souhaite faire de la France le leader mondial de l’intelligence artificielle, devant la Chine et les États-Unis, qui ont déjà investi massivement dans le domaine.

    Fin mars 2018, le président français a dévoilé une stratégie nationale pour atteindre cet objectif, en se basant, entre autres, sur les propositions du mathématicien et député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne Cédric Villani, présentées dans un rapport sur l’intelligence artificiel.

    Emmanuel Macron a notamment annoncé que le gouvernement consacrera une enveloppe de 1,5 milliard d’euros jusqu’en 2022 pour soutenir le développement et la recherche en IA en France ainsi que la création d’un fonds issu de redéploiements budgétaires, de fonds publics existants et du nouveau fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros.

    Une mesure figurant dans le projet de loi Pacte

    La création du Conseil de l’innovation, qui s’inscrit dans le cadre du projet de loi Pacte (présenté le 18 juin en Conseil des ministres), avait été annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe à l’occasion de son déplacement dans le Cher le 3 mai 2018.

    Le FII a été constitué grâce à des cessions d’actifs de l’État dans Engie et Renault ainsi qu’à des apports en titres d’EDF et de Thales « auxquelles doivent se substituer de nouvelles cessions de participations prévues dans le cadre du projet de loi Pacte », précise Reuters.

  • Été 2018 : la HAS nomme 23 membres de sa commission évaluation économique et santé publique

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.

    Le 30 juillet 2018, la Haute autorité de santé (HAS) a annoncé par communiqué la nomination, le 18 juillet 2018, des vingt-trois premiers membres de sa commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP), dont la première réunion aura lieu le 11 septembre 2018.

    Cette commission est composée :
    • de 23 membres titulaires, dont 20 membres sélectionnés en raison de leurs compétences dans le domaine de la santé, de l’évaluation économique et de la santé publique, et de 2 adhérents à une association de malades et d’usagers du système de santé ;
    • de 7 membres suppléants, dont 1 adhérent d’association de malades et d’usagers.

    L’ensemble des membres sont nommés pour une durée de trois ans.

    La HAS précise que les candidatures des adhérents d’associations de patients et d’usagers, dont celles de France assos santé, et des représentants de la médecine générale seront examinées à la fin du mois d’août.

    Composition de la commission

    Les membres titulaires :

    • François Alla, praticien hospitalier-professeur universitaire (PU-PH) médecin de santé publique, spécialiste en épidémiologie et en économie de la santé ;
    • Martine Bungener, économiste et sociologue, directrice de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ;
    • Valérie Buthion, maître de conférences en sciences de gestion à l’université Claude Bernard Lyon 1 (Rhône) ;
    • Linda Cambon, professeur à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), chaire de recherche prévention des cancers ;
    • Pauline Chauvin, membre du Laboratoire interdisciplinaire de recherche appliquée en économie de la santé (LIRAES) ;
    • Valérie Clément, chercheuse associée à la chaire Hospinnomics, économie appliquée à la santé ;
    • Cyrille Colin, PU-PH, en épidémiologie, économie de santé, prévention ;
    • Sophie Coté-Mesnier, chef de service pharmacie au centre hospitalier de la Risle à Pont-Audemer (Eure) ;
    • Jean-Claude K. Dupont, docteur en philosophie, directeur adjoint de la chaire Hospinnomics ;
    • Christelle Fourneau, infirmière spécialiste clinique, déléguée à la santé publique, Asalée ;
    • Olivier Lacoste, géographe de la santé ;
    • Catherine Le Galès-Camus, économiste de la santé, directrice adjointe du Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (Cermes3) à l’université Paris-Descartes ;
    • Marie-France Mamzer, PU-PH éthique et médecine légale, responsable de l’unité fonctionnelle d’éthique médicale, hôpital Necker-Enfants malades (Assistance publique-hôpitaux de Paris) ;
    • Jacques Orvain, médecin, chercheur au Laboratoire management des organisations de santé ;
    • Lionel Perrier, économiste de la santé, responsable du pôle innovations et stratégies au centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard à Lyon ;
    • Sylvain Pichetti, docteur en sciences économiques, maître de recherche à l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) ;
    • Emmanuel Rusch, PU-PH, santé publique, économie de la santé, épidémiologie et prévention, directeur de l’équipe de recherche éducation, éthique, santé de l’université de Tours (Indre-et-Loire) ;
    • Jérôme Wittner, professeur d’économie à l’université de Bordeaux (Gironde) à l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped).

    Les membres suppléants ayant voix consultative :

    • Emmanuelle Fourneyron, experte des politiques de santé et des évaluations de programmes en santé ;
    • Cécile Fournier, médecin de santé publique et sociologue ;
    • Sébastien Lazzarotto, orthophoniste, docteur en santé publique et maladies chroniques ;
    • Hassan Serrier, économiste de la santé, laboratoire Health Services and Performance Research (HESPER) à l’université Claude Bernard Lyon 1 ;
    • Nicolas Vinay, praticien en chirurgie buccale, chercheur associé au laboratoire de biostatistique, épidémiologie et recherche clinique à l’université de Montpellier (Hérault).

    Une composition paritaire

    Dans son communiqué, la HAS indique que son collège a souhaité assurer un important renouvellement des membres de la commission et garantir une composition paritaire entre hommes et femmes, autant que possible, tout en respectant un équilibre « dans la répartition des compétences entre les économistes, les professionnels de santé et les autres compétences scientifiques ou professionnelles nécessaires à la conduite des travaux ».

  • Été 2018 : Tencent Doctorwork fusionne avec Trusted Doctors pour renforcer son réseau en Chine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché asiatique.

    Le 9 août 2018, le géant de l’internet chinois Tencent a annoncé la fusion entre son unité médicale Tencent Doctorwork et XingRen Trusted Doctors, une start-up de e-santé basée à Shanghai, dans l’optique d’agrandir son offre de soins privé et de former un écosystème de service de santé en ligne et hors ligne au sein de la Chine, où l’accès aux soins peut s’avérer difficile.

    La nouvelle société Tencent Trusted Doctors disposera de 33 cliniques réparties dans huit villes de Chine,  devenant ainsi le plus important réseau de soins médicaux privés du pays, indique une lettre interne envoyée aux employés par le P.-D.G. de Trusted Doctor, Martin Shen (source : South China Morning Post).

    Une fusion entre deux sociétés en pleine croissance

    Tencent Doctorwork est une coentreprise fondée en 2016 par Tencent, GAW capital (Hong Kong et Shanghai), Medlinker et Sequoia Capital China, disposant de systèmes de gestion en ligne et de 23 cliniques à travers la Chine. Il s’agit de l’une des nombreuses sociétés de services médicaux soutenues par le groupe Tencent.

    Lancé en 2014, XingRen Trusted Doctors est une plateforme professionnelle regroupant plus de 430 000 médecins enregistrés en Chine. Avant la fusion avec Doctorwork, elle avait prévu d’étendre son réseau à 31 cliniques et 10 centres de chirurgie d’ici la fin 2018.

    Tencent de plus en plus actif sur le marché de la health tech

    Le secteur de la santé chinois présente des opportunités intéressantes

    Le système de soins primaires de la Chine est souvent sous-exploité en raison de la répartition inégale des ressources et du manque de médecins généralistes de qualité, entraînant un engorgement des hôpitaux. Le pays est également touché par une pénurie de médecins de manière générale par rapport aux autres pays. La moyenne de l’OCDE est de 3,19 médecins pour 1 000 personnes, celle de la Chine de 2,22 médecins pour 1 000 personnes.

    Les entreprises de technologie chinoises, avec en tête les géants Tencent, Baidu et Alibaba, ont ainsi repéré une opportunité intéressante dans le secteur.

    Tencent démontre un intérêt croissant pour le marché

    • De son côté, Tencent Doctorwork a choisi de développer ses capacités dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’analyse des big data, en partenariat avec des hôpitaux et des cliniques du pays.
    • Tencent a également annoncé en juillet 2018 avoir signé un partenariat avec la plateforme d’information médicale américaine WebMD. Le groupe chinois introduira le contenu du site, traduit en mandarin, sur ses réseaux sociaux WeChat et QQ afin de pallier le manque de sources d’information de santé en ligne fiables en Chine.
    • L’entreprise a également réalisé ces dernières années plusieurs investissements dans des sociétés chinoises spécialisées en santé, dont un en 2014 dans DXY (61 M €; 70 M US$), une plateforme d’information médicale basée à Hangzhou, similaire à WebMD. Parmi les autres sociétés soutenues par Tencent figure WeDoctor Group, une entreprise de services de santé en ligne basée à Hangzhou et évaluée à 5,5 milliards US$ (4,8 Mds €), dont l’entrée à la bourse de Hong Kong pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année.
    • La société a par ailleurs lancé en 2017 son premier dispositif médical axé sur l’intelligence artificielle, Miying, utilisé dans plus de 100 hôpitaux en Chine pour réaliser des examens endoscopiques rapides et détecter des maladies diverses ainsi que des cancers.

    Selon un rapport publié en 2017 par McKinsey & Company, le marché de la santé chinois connaît la croissance la plus rapide parmi les principales économies mondiales, avec une croissance annuelle de 12 %.

  • Été 2018 : Babylon et l’assureur Prudential déploient des services de santé basés sur l’IA en Asie

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché asiatique.

    Prudential Corporation Asia, filiale de la compagnie d’assurance britannique Prudential plc, et la société britannique Babylon Health ont annoncé en août 2018 s’être associées pour développer des services de santé numériques basées sur l’intelligence artificielle (IA) en Asie.

    L’expertise de Babylon en IA – le groupe propose aux patients des services de santé basés sur l’intelligence artificielle, dont une évaluation personnalisée de leur état de santé – sera mise à la disposition des clients de Prudential au sein du continent. La compagnie basée à Hong kong, l’un des principaux fournisseurs d’assurance en Asie, compte plus de 14 millions de clients répartis dans 12 pays et les recettes de l’entreprise au niveau des contrats premium ont dépassé les 800 millions de livres en 2017 (environ 893,3 M €).

    Le groupement Prudential-Babylon fournira aux clients des marchés asiatiques un accès continu à un ensemble d’outils de e-santé, en complément de la gamme de produits d’assurance existante de Prudential.

    Objectif : répondre aux besoins de santé d’une population pas ou sous-assurée

    « Le partenariat stratégique avec Babylon est conforme à notre ambition de répondre aux besoins de santé non satisfaits en Asie, où la majorité de la population n’est pas assurée ou sous-assurée [mais aussi où l’on observe un vieillissement de la population et une augmentation des coûts médicaux] », a déclaré Nicolaos Andreas Nicandrou, directeur général de Prudential Corporation Asia (source : Enterpriseinnovation.net).

    Des dispositif d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel

    La filiale asiatique de l’assureur britannique souhaite élargir son offre de protection en englobant à la fois le domaine de la prévention et celui du report des événements indésirables pour la santé. En proposant à ses clients des outils d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel, Nicolaos Andreas Nicandrou pense que « [les dispositifs de] Babylon les [inciteront] à jouer un rôle actif dans la compréhension et la gestion de leurs besoins de santé actuels et futurs ».

    Les 12 marchés au sein desquels est présent Prudential Corporation Asia sont le Cambodge, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.

    Plus de détails à venir

    Les détails concernant le marché visé et les dates de lancement des nouveaux services de Prudential développés avec le soutien de Babylon seront annoncés au cours de l’année.

  • Été 2018 : l’avenant à la convention médicale sur le déploiement de la télémédecine est paru au JO

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.

    L’avenant n°6 à la convention médicale sur le déploiement de la télémédecine en France est paru le 10 août 2018 au Journal officiel (lien ci-contre). Il a été signé en juin par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et les cinq syndicats représentatifs des médecins libéraux : le Syndicat des médecins libéraux (SML), le syndicat de médecins généralistes MG France, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), l’Union syndicale des spécialistes des plateaux techniques lourds (Le Bloc) et la Fédération des médecins de France (FMF).

    Cet accord acte l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation et de la télé-expertise dès le 15 septembre 2018 pour la téléconsultation (TLC) – « Tout assuré, quel que soit son lieu de résidence, et tout médecin, quelle que soit sa spécialité » pourra y recourir, a souligné la Caisse national de l’assurance maladie (Cnam) dans un dossier de presse – et dès 2019 pour la télé-expertise (TLE).

    Il marque la fin des expérimentations de financement des actes de TLC et de TLE engagées par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014 et le passage de la prise en charge dans un financement de droit commun. Cependant, la télésurveillance restera financée de manière expérimentale pendant quatre ans.

    L’avenant n°6 détaille le montant des rémunérations prévues pour les professionnels de santé concernés par un service de consultation en ligne et précise les conditions à respecter pour pratiquer la télémédecine en accord avec la législation, notamment en ce qui concerne la protection des données de santé et la bonne organisation des soins (plus de détails dans l’article « La Cnam a présenté son projet d’avenant sur le financement de la télé-expertise » en lien ci-contre).

  • Été 2018 : un arrêté précise la méthodologie pour analyser les risques, dont les cyber-menaces

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.

    Un arrêté du Premier ministre Édouard Philippe publié le 12 juillet 2018 au Journal officiel (lien ci-contre) précise la méthodologie à adopter dans le cadre des analyses de risque à mener dans les 12 secteurs d’activités d’importance vitale mentionnés dans un arrêté du 2 juin 2006, dont celui de la santé fait partie. Le but est notamment d’ »apprécier le niveau de ces risques afin de définir les objectifs de sécurité et d’optimiser les moyens à mettre en œuvre« .

    En ce qui concerne le domaine de la santé, le ministère des Solidarités et de la Santé a pour mission d’identifier les opérateurs d’importance vitale (OIV) de l’industrie devant faire l’objet de mesures de sécurité spécifiques contre les actes de malveillance, tels que les cyber-attaques et les risques naturels, technologiques et sanitaires.

    Différents établissements de soins, dont plusieurs CHU, ont été classés comme OIV mais la liste précise reste confidentielle pour des raisons de sécurité nationale.

  • CWCDH

    Commonwealth Centre for Digital Healthnull