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Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.
La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.
Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».
Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.
Contexte
La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.
Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.
Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.
L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).
Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF
Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :
- assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
- assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».
Synthèse des propositions émises par la FHF
Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :
Formation initiale
- 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
- 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
- 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
- 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
- 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
- 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;
Organisation hospitalière
- 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
- 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
- 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
- 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
- 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
- 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;
Développement professionnel continu
- 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
- 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
- 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
- 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
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Été 2018 : lancement de l’appel à projets pour le Prix de l’innovation sociale maladies rares 2019
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018.
La Fondation Groupama a lancé par communiqué le 25 juillet 2018 et pour la 5ème année consécutive un appel à projets visant à décerner son Prix de l’Innovation sociale 2019.
Un soutien financier d’une valeur de 20 000 euros sera alloué au projet lauréat, qui devra proposer une idée novatrice, « une action innovante, marquant une avancée significative ou une rupture permettant de changer la donne pour les personnes atteintes de maladies rares et de leur famille« , par exemple en contribuant à rompre l’isolement, à favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle ou encore à aider au développement de l’éducation thérapeutique des enfants comme des adultes malades.
Les dossiers doivent être déposés avant le 7 octobre 2018 sur le site officiel en lien ci-contre.
Modalités de sélection
Les porteurs des projets susceptibles d’être retenus peuvent être :
- des associations ;
- des entreprises ;
- des équipes de recherche.
Par ailleurs, seuls les projets en phase de développement « industriel » pourront recevoir un soutien financier de la part de la Fondation Groupama.
La sélection sera réalisée en deux temps :
- des représentants d’associations de maladies rares et de Groupama sélectionneront un premier lot de projets ;
- la sélection finale reviendra au conseil d’administration.
Les résultats du prix seront communiqués au cours du mois de février 2019, lors de la soirée de la Fondation Groupama.
Critères d’éligibilité et d’évaluation
Pour être éligibles, les projets doivent, d’une part, être présentés par une structure à même de justifier son existence en France métropolitaine, et, d’autre part, concerner exclusivement les maladies rares (telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé et recensées dans l’annuaire Orphanet) en s’inscrivant dans l’une des thématiques suivantes : « contribuer à rompre l’isolement« , « favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle » ou « aider au développement de l’éducation thérapeutique du patient ».
En outre, la Fondation Groupama évaluera les projets selon des critères :
- d’innovation : « le projet doit apporter une réponse innovante à un besoin non satisfait » ;
- d’ouverture : « il doit avoir une capacité de modélisation pour un transfert d’expertise et d’expérience à d’autres catégories de personnes ou de pathologies » ;
- de faisabilité : « une étude approfondie quant à la faisabilité technique [du projet] » doit avoir été menée et la viabilité de son modèle économique justifiée ;
- d’évaluation : « les modalités d’évaluation prévue à partir d’objectifs clairement définis » devront être précisés a priori par les porteurs de projets ;
- de mise en œuvre : celle-ci devra avoir lieu dans les 24 mois consécutifs à la remise du prix.
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Été 2018 : Google développe un assistant de santé appelé « Google Coach »
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.
Android Police, site web dédié au système d’exploitation mobile Android et aux objets connectés l’utilisant, a annoncé le 15 août 2018 le développement par Google d’un assistant santé et bien-être surnommé « Google Coach ».
Après le lancement de plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle, tels que des écouteurs intelligents, des caméras autonomes et des enceintes connectées, le « projet Wooden » de développement de Google Coach devrait aboutir à un dispositif de suivi (tracker) d’exercice physique incitant l’utilisateur à rester actif et capable dans le même temps de constituer un accompagnement pour l’inciter à adopter une nutrition équilibrée et adaptée : l’outil devrait proposer un suivi des habitudes alimentaires de la personne, des conseils de nutrition et, hebdomadairement, des idées de menus adaptés à son profil et à son environnement (magasins, restaurants, etc., recensés à proximité de l’utilisateur).
Ces conseils, rappels et encouragements pourraient prendre la forme de notifications innovantes, intégrant en une seule alerte différentes informations.
Par ailleurs, la délivrance proactive de conseils implique un recueil en amont de données personnelles par Coach, qui pourrait être synchronisé avec des applications de type calendrier, etc.Google Coach sera certainement conçu pour fonctionner via le système d’exploitation Wear OS. Cependant, certaines fonctionnalités devraient être accessibles sur smartphones (Android) : si les fonctionnalités de suivi en temps réel de l’activité physique et de l’alimentation ne seront disponibles que sur des dispositifs Wear OS, certaines notifications et données pourront être visualisables sur un smartphone.
Dans le futur, Coach pourrait être encore étendu à d’autres supports que des smartphones fonctionnant sous Android : le groupe aurait émis le souhait de rendre compatible l’outil à Android TV et à Google Home, entre autres.Le groupe n’en étant qu’aux débuts du développement de son produit, les informations qu’ils délivrent à ce sujet ne sont en réalité que des prévisions, des hypothèses : l’actuel surnom « Google Coach » pourrait lui-même être amené à changer.
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Été 2018 : le rapport d’Annie Vidal (LREM) sur la démarche qualité en Ehpad approuvé par la FNAQPA
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.
La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), organisation représentative du secteur gérontologique, a communiqué à la fin du mois de juillet 2018 sa satisfaction quant aux propositions émises par la députée Annie Vidal (LREM) dans son rapport sur l’évolution de la démarche qualité en Ehpad adopté le 26 juillet 2018 par la commission des affaires sociales de l’Assemblé nationale.
Parmi les impacts favorables que la fédération voit en la potentielle application des mesures formulées par Annie Vidal, l’harmonisation d’une démarche d’évaluation à la fois cohérente à l’échelle nationale et adaptée aux particularités de chaque établissement « rejoint pleinement la position de la FNAQPA ». Celle-ci affirme en effet défendre depuis longtemps l’évitement de « toute standardisation des réponses aux attentes ».
Ces attentes, qu’elles soient émises par des professionnels ou par des patients, seraient par ailleurs prises en compte dans une démarche d’inclusion de l’ensemble des parties prenantes si les mesures proposées étaient mises en œuvre.De plus, la FNAQPA s’est affirmée « très favorable aux indicateurs d’impact et de résultat, afin de mettre en avant la performance et l’efficience dont font preuve [les] établissements ».
Enfin, les propositions concernant l’augmentation de la communication et de la transparence, notamment à destination du grand public, rejoindraient également les positions de la FNAQPA, qui considère l’évaluation comme un « levier de valorisation de la qualité du travail [des] établissements, et de plus grande attractivité pour l’ensemble du secteur médico-social ».
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Été 2018 : Alphabet (GOOGL.O) investit 325 M € dans l’assureur high tech Oscar Health
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans les domaines « business » et « modèles économiques ».
Alphabet (GOOGL.O), la société mère de Google, prévoit d’investir 375 millions de dollars US (325,4 M €) dans Oscar Health, une compagnie d’assurance santé américaine centrée sur les nouvelles technologies, a annoncé cette dernière le 14 août 2018.
Grâce à cette levée de fonds, Alphabet envisage d’étendre ses activités à davantage de marchés et de secteurs, notamment en rejoignant Medicare Advantage en 2020. Medicare Advantage est un type d’assurance maladie qui couvre la partie C du système Medicare aux États-Unis, permettant de combiner dans un seul plan une couverture pour les soins hospitaliers, les visites chez le médecin et les autres services médicaux.
L’idée est qu’en utilisant des dispositifs d’analyse de données, Oscar Health pourra aider les médecins et les patients à mieux communiquer. Cela permettra de réduire les coûts des soins en s’assurant, par exemple, que les patients soient vus plus rapidement par un médecin au lieu de prendre le risque que leur état s’aggrave et qu’ils aient besoin d’aller aux urgences.
Avec cet investissement, Alphabet détient désormais 10 % d’Oscar Health. Le co-fondateur et P.-D.G. de l’assureur, Mario Schlosser, a tenu à rassurer les consommateurs quant à la protection de leur vie privée. Il a assuré au magazine Wired.com que malgré cette opération, Google n’aurait pas accès aux données exploitées par son entreprise.
L’assurance maladie, nouveau secteur d’activité pour Oscar Health
Fondé en 2012 à New York, Oscar Health a débuté en proposant des assurances pour les particuliers puis s’est développé rapidement lors du lancement du Affordable Care Act (loi sur la protection des patients et les soins abordables surnommée « Obamacare », promulguée le 30 mars 2010), avant d’introduire des offres pour les petites entreprises avec son produit Oscar for Business. L’assurance maladie représente une nouvelle activité pour la société, renforçant sa concentration sur les marchés de l’assurance individuelle et d’entreprises.
Alphabet détient 10 % d’Oscar Health
L’investissement annoncé par Alphabet intervient après qu’Oscar Health ait recueilli en mars 2018 165 millions de dollars (143,2 M €) dans le cadre d’un tour de financement mené, entre autres, par CapitalG et Verily Life Sciences, respectivement le fonds de capital risque et la filiale spécialisée dans les sciences de la vie d’Alphabet. Cette levée de fonds a valorisé la jeune société d’environ 3 milliards de dollars (2,6 Mds €).
Avec ce nouveau tour, la valeur de l’entreprise reste similaire et permet à Alphabet de détenir environ 10 % d’Oscar Health. Par ailleurs, Salar Kamangar, vice-président vidéo senior de Google et ancien chef de la direction du géant américain, rejoint le conseil d’administration de l’entreprise.
Google n’aura pas accès aux données d’Oscar Health
L’opération menée par Alphabet pose question au niveau de la confidentialité des données exploitées par Oscar Health. Le P.-D.G. de la société, Mario Schlosser, a déclaré à Wired que Google n’aurait pas accès aux données d’Oscar dans le cadre de ce financement.