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  • Etude : les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme (Jama)

    D’après une étude* parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

    La télémédecine au service du contrôle de l’hypertension

    En France, le nombre de personnes hypertendues a diminué ces dernières années : il est passé de 31,4% des personnes âgées de plus de 35 ans en 2012 à 27,9% des personnes âgées de plus de 35 ans en 2018. Cependant, seule la moitié de ces 10 millions de patients contrôlerait son HTA. Aux Etats-Unis, où le coût de l’hypertension dépasserait les 50 milliards de dollars par an, le constat est le même : dans les pays développés, l’hypertension artérielle demeure un problème de santé publique.

    Or, plusieurs études ont déjà montré que la télémédecine permet d’améliorer, au moins à court terme, le contrôle de la pression artérielle quand des pharmaciens ou des infirmières assurent un accompagnement.

    Afin de mieux comprendre l’intérêt et les effets cette fois à long terme d’un télésuivi à domicile, des chercheurs américains de l’Institute for Education and Research de Minneapolis et du Health Research Institute du Kaiser Permanente de Seattle ont mené une étude consistant à assurer le suivi d’un essai randomisé de 326 patients souffrant d’hypertension artérielle (HTA) non contrôlée.

    Un moniteur de pression artérielle et un coaching par téléphone

    Concrètement, les patients appartenant au groupe d’intervention se sont vus remettre un moniteur de pression artérielle transmettant leurs données via un site web sécurisé, puis invités à mesurer leur pression à domicile au moins six fois par semaine. De plus, pendant les six premiers mois de l’étude, ils ont reçu un appel téléphonique d’un pharmacien toutes les deux semaines, ou jusqu’à ce que le contrôle de leur pression artérielle se maintienne pendant six semaines. Dans les six mois suivants, ils ont reçu un appel téléphonique tous les deux mois avant que la prise en charge redevienne « classique », au bout d’un an.

    Les auteurs de cette étude dont les résultats ont été publiés dans le Jama Network Open le 7 septembre 2018 ont suivi leurs patients pendant 54 mois, soit 4 ans et demi.

    Résultats

    • Au bout de 12 mois, les patients télémonitorés présentaient une pression systolique nettement plus faible que ceux du groupe contrôle (-9,7 mmHg).
    • Au bout de 18 mois, le télémonitoring maintenait son avance (-6,6 mmHg) par rapport à la prise en charge classique.
    • La pression systolique était également plus basse dans le groupe télémonitoring (-5,1 mmHg au bout d’un an).
    • 72% des patients ont participé au suivi sur 54 mois.
    • Au 54ème mois de suivi, la différence entre les deux groupes était beaucoup plus faible : -2,6 mmHg pour la pression systolique et seulement -1.0 mmHg pour la pression diastolique.
    • Les auteurs de l’étude précisent que les effets positifs du télémonitoring à distance se sont maintenus jusqu’au 24ème mois (soit un an après la fin de l’intervention).

    Pourquoi les effets du télémonitoring ne durent pas

    Des réductions d’une telle ampleur et de cette durée ont le potentiel d’entraîner des effets cliniquement importants sur les événements cardiovasculaires, estiment les auteurs de l’étude. En revanche, «le suivi prolongé de cet essai testant les effets du télémonitoring à domicile avec un pharmacien ne montre aucune différence significative de contrôle de la pression artérielle à 54 mois.», ont précisé les chercheurs.

    Comment maintenir la bonne pression

    Le maintien à long terme du contrôle de la pression artérielle exige probablement une surveillance continue et la reprise de l’intervention si la pression artérielle augmente. Les chercheurs estiment donc que des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le contenu, l’intensité et la durée du renforcement nécessaire au maintien des avantages de l’intervention sur une période plus longue. Pour eux, le dossier médical électronique est clairement « un outil prometteur pour mesurer les effets de l’intervention et détecter la détérioration du contrôle de la pression artérielle après un contrôle initial réussi ».

     

  • Cybersécurité des infrastructures de santé : l’AP-HM pilotera le projet européen SAFECARE

    L’Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) a été retenue courant septembre 2018 pour piloter le projet européen H2020 SAFECARE, financé par la Commission européenne pour une durée de trois ans et qui sera officiellement lancé les 11 et 12 septembre 2018 au Centre Hospitalier de la Timone (Provence-Alpes-Côte d’Azur).

    SAFECARE, composé d’un consortium de 21 partenaires provenant de 10 pays membres de l’UE, a pour objectif de renforcer la sécurité des infrastructures de santé. Il est axé autour de trois domaines : la cybersécurité, la mise en place d’une base de données et la sécurité physique.

    Le renforcement de la cybersécurité passe par la création d’un système d’analyse et de détection d’éventuels programmes malveillants dans les e-mails, les dossiers numériques des patients ou encore les images médicales. Quant à la base de données unique, il s’agit d’une une plateforme centrale censée recueillir les données des différents systèmes d’alerte.

    Un projet pilote sera mis en place à Marseille avec des acteurs de la crise et des intervenants afin de tester des scénarios d’attaque dans des conditions quasi-réelles.

    Renforcement de la cybersécurité

    L’un des objectifs du projet SAFECARE est de déployer un système d’analyse et de détection de potentiels malware (programmes malveillants) dans les e-mails, les dossiers numériques des patients ou encore les images médicales, afin de surveiller de près le trafic du réseau de ces services de santé.

    Des scénarios de cyberattaques seront testés pour élaborer des algorithmes permettant aux systèmes d’identifier des menaces types.

    Des alertes envoyées sur une plateforme centrale

    Une attention particulière sera portée à la sécurité du matériel médical électronique. En effet, le déploiement d’un système de surveillance connecté aux équipements médicaux, tels que les scanners et les cathéters, est prévu. En cas de problème, les praticiens seront alertés du problème et un message d’alerte sera envoyé sur une plateforme centrale.

    Mise en place d’une base de données

    Les données recueillies par les systèmes d’alerte seront rassemblées sur une plateforme centrale. Ce partage d’informations permettra d’améliorer la communication entre les personnes présentes sur le lieu de crise et leurs premiers interlocuteurs afin de faciliter la prise de décision pour la mise en place de plans d’intervention adaptés.

  • LEAP

    Licensing Experimentation and Adaptation Programmenull

  • Sénégal : Aphia services lance une appli mobile pour assurer un suivi national des données de santé

    Aphia services, filiale du cabinet de conseil en management sénégalais Performances Group, a lancé le 10 septembre 2018 à Dakar l’application mobile Aphia, qui permet aux patients d’accéder en ligne à leur dossier médical.

    Le dispositif vise à améliorer la prévention, à optimiser le parcours de soins, à sécuriser la couverture médicale et à fiabiliser le suivi individuel de chaque citoyen afin d’assurer un monitoring au niveau national grâce au recueil de données de santé précises.

    Aphia, une appli au service des professionnels de santé et des patients

    Aphia a déjà mis en place il y a quatre ans une version web et mobile destinées aux praticiens dans les centres de santé, avec trois pilotes déployés.

    La première version d’Aphia, disponible gratuitement sur Apple Store et Google Play, met à la disposition des patients un annuaire complet et géolocalisé des différentes organisations et professionnel de santé du Sénégal :

    • médecins généralistes ;
    • spécialistes ;
    • pharmacies ;
    • laboratoires.

    L’application donne également accès à un réseau de prise en charge médicale : assurances santé, mutuelles, Ipres (l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal).

    « Les prochaines versions de l’application mobile Aphia mettront rapidement l’accent sur des services avancés tels que la gestion des rendez-vous médicaux, l’observation des traitements, la surveillance de la santé, la relation clients-assurance santé et bien d’autres fonctionnalités », précise le directeur général d’Aphia Services, Medoune Thiam (source : Reussirbusiness.com). « La digitalisation du secteur de la santé est indispensable pour simplifier la vie des citoyens et améliorer le système sanitaire. »

  • Marchés : Medasys retenu par le Resah pour le déploiement de robots de préparation de chimiothérapies

    Medasys, éditeur français de solutions logicielles pour les établissements de santé, a annoncé le 5 septembre 2018 par communiqué avoir conclu pour une durée de quatre ans un accord-cadre avec le groupement d’intérêt public Resah afin de fournir, de mettre en service et d’assurer la maintenance de robots de préparation de chimiothérapies.

    Grâce à ce partenariat, tous les adhérents du Resah disposeront d’un interlocuteur unique pour acquérir Pharmoduct, le robot connecté conçu par Dedalus (groupe auquel appartient Medasys) dans l’optique d’automatiser la préparation des traitements anticancéreux et ainsi d’assurer une meilleure prise en charge des patients.

    L’installation et la mise en service de Pharmoduct dans une salle blanche sont « simples et rapides« , assure Medasys, « et garantissent de ce fait la continuité de l’activité ».

    Automatiser les processus oncologiques pour une meilleure prise en charge patient

    Interopérable avec le système d’information existant, Pharmoduct « assure la continuité du circuit oncologique en optimisant le processus de préparation des poches de chimiothérapies (mélange de médicaments antiblastiques) », précise l’éditeur dans son communiqué. Ainsi, il guide les pharmaciens sur les méthodes, la quantité et les temps de production à respecter par le biais d’un processus contrôlé reposant sur une automatisation intelligente.

    Le dispositif « combine une approche « industrielle » de production et les économies d’exploitation associées avec les standards de qualité et de sécurité régissant les processus métiers » :

    • traçabilité complète : vérification de la conformité des prescriptions, suivi des dosages ;
    • précision élevée du dosage thérapeutique : dosage gravimétrique ;
    • contrôle élevé de la contamination microbienne : système de décontamination par ozone.
  • DORA

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  • Une étude de ReportBuyer prévoit un triplement du marché de la télésanté d’ici 2025

    Quelques jours avant l’entrée en vigueur de l’avenant n°6 à la convention médicale encadrant la télémédecine, Health & Tech Intelligence revient sur une étude publiée par la société anglaise ReportBuyer en juin 2018, qui prévoit un triplement du marché de la télésanté d’ici 2025.

    Selon cette enquête, qui s’est concentrée sur les produits (intégré ou système indépendant), les types de produits (software, hardware, services), les utilisateurs (patient, professionnel de la santé) et l’accessibilité (sur site, en ligne ou via un cloud), le marché de la télésanté pourrait atteindre une valeur de 52,9 milliards d’US$ (45,62 Mds €) avant la fin de l’année 2025.
    Sachant que la valeur de ce marché représentait 17,3 milliards d’US$ (14,9 Mds €) en 2017, cette prévision équivaudrait à attendre un taux de croissance annuel de 15,7 % pendant la période de 2018 à 2025.

    Selon ReportBuyer, cette croissance du marché de la télésanté peut être attribuée au succès croissant des solutions d’encadrement ou d’accompagnement aux soins à domicile, plébiscitées par les professionnels de santé et les patients car à mêmes de réduire la durée des hospitalisations.
    Les stratégies – expansion géographique, lancements de nouveaux produits, partenariats et collaborations – adoptées par les acteurs majeurs du secteur contribuent également à accélérer la croissance du marché.

    En outre, les régions suivantes devraient particulièrement bénéficier de cette croissance :
    • l’Amérique du Nord, grâce à des initiatives gouvernementales, des investissements de grands groupes, une avance technologique et une demande croissante des patients ;
    • la Chine, dont le système de télésanté a été clairement défini et encadré, où les technologies sont en progrès et la démographie en transformation (augmentation de la population gériatrique) ;
    • l’Asie Pacifique, dont les industries sont très liées à celles de la Chine.

  • L’ARS de Normandie soutient des projets de téléconsultation et de télé-expertise dans deux EHPAD

    Le projet d’expérimentation de télémédecine et de télé-expertise porté par l’Union régionale des médecins libéraux (URML) Normandie et le groupe Hom’Age a abouti en juin 2018 au lancement des actes de télémédecine dans deux EHPAD normands, à savoir l’EHPAD de la Résidence Topaze à Dozulé et l’EHPAD de la résidence Les Deux-Fontaines à Fontenay-le-Pesnel (Calvados), selon un communiqué conjoint des porteurs des projets en date du 30 août 2018.

    Les actes de télémédecines sont proposés dans dix spécialités médicales et mobilisent une équipe de 25 médecins spécialistes normands de différents établissements de santé de la région.

    Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet ouvert par l’Agence Régionale de Santé Normandie en juin 2017 et constitue l’étape préalable à un déploiement régional.

    Deux acteurs porteurs de télémédecine en Normandie

    L’URML Normandie et le groupe Hom’Age se sont associés pour proposer une nouvelle offre de soins destinés aux personnes âgées dépendantes dans 2 EHPADs du Calvados, et le projet a été retenu par l’ARS de Normandie. Le groupe Hom’Age est spécialisé dans la prise en charge des patients seniors en perte d’autonomie.

    La faculté de médecine de Caen et plus particulièrement le Pr Rémi Sabatier ont conclu un partenariat avec les porteurs de projets afin de procéder à l’évaluation de l’expérimentation en cours.

    Un chariot de télémédecine et 10 spécialités

    Les téléconsultations sont disponibles dans les EHPAD depuis juin 2018 dans les dix spécialisés suivantes : cardiologie, ORL, dermatologie, psychiatrie, gériatrie, oncogériatrie, néphrologie, diabétologie, anesthésie et douleur.

    Elles sont rendues possibles grâce à un chariot de télémédecine fourni par la société Hopimedica.

    Les objectifs poursuivis avec ce projet sont :

    • d’améliorer l’accès aux soins et l’optimisation du parcours de santé ;
    • d’éviter les transports et permettre aux résidents âgés de bénéficier de consultations dans leur milieu de vie ;
    • de donner accès aux consultations de spécialistes tout en diminuant les délais de rendez-vous.

    L’objectif poursuivi à moyen terme est de déployer l’outil testé dans tous les EHPAD de Normandie afin de créer un maillage territorial et de décloisonner le monde médical du monde médico-social.

  • La plateforme de santé OurHealthMate, bien implantée en Inde, va être déployée aux Philippines

    La société health tech OurHealthMate, basée à San Francisco (États-Unis) et à Lucknow (Inde), a annoncé en août 2018 qu’elle prévoyait d’accentuer son empreinte mondiale en déployant ses activités aux Philippines au milieu de l’année prochaine. L’entreprise, qui a développé en Inde une plateforme reliant les patients, les fournisseurs de soins et les payeurs, a par ailleurs déclaré qu’elle s’intéressait de près aux marchés de l’Indonésie, de la Thaïlande, du Vietnam, du Bangladesh et du Mexique.

    OurHealthMate fournit des solutions de gestion de la santé qui se veulent transparentes, simples et fiables pour les entreprise mais aussi en B2C. Acteur majeur du marché du bien-être en entreprise, la société compte plus de 250 000 employés en Inde et environ 320 000 utilisateurs directs à travers le monde, 80 % de ses activités provenant du secteur des entreprises. « Nous nous sommes associés à 30 000 médecins en Inde |…]. Nous nous lancerons aux Philippines dans un an car le pays a un modèle similaire à celui de l’Inde en matière d’assurance et de population immigrée. Le pays compte des anglophones et les entreprises indiennes ont [généralement aussi] des bureaux aux Philippines », a expliqué Abhinav Krishna, cofondateur et P.-D.G. d’OurHealthMate (source : Deccanherald.com).

    L’entreprise, qui collabore déjà avec environ 500 hôpitaux et laboratoires au sein des états indiens de Telangana et d’Andhra Pradesh, a également annoncé qu’elle envisageait d’établir 250 partenariats supplémentaires d’ici la fin 2019. Son portefeuille comporte la plupart des principaux groupes hospitaliers indiens.

    OurHealthMate prévoit des transactions d’une valeur de 10 M€ au cours de l’année

    OurHealthMate prévoit par ailleurs une nouvelle levée de fonds (série A) d’ici la fin de l’année fiscale. La société a déjà recueilli 3 millions de dollars US (2,6 M €) en financement initial auprès de divers investisseurs. « Nous sommes rentables depuis mai 2017 et les transactions de l’année fiscale en cours seront de 12 millions de dollars (10,4 M €) », a ajouté le P.-D.G. Abhinav Krishna (source : Deccanherald.com). La start-up enregistre une croissance mensuelle de 20 %, en moyenne.

    « L’écosystème indien de la santé doit être consolidé avec de meilleures technologies, une [bonne] gestion des installations et un renforcement des capacités pour améliorer les résultats sanitaires, a précisé Abhinav Krishna (source : Corporateethos.com). Notre objectif est de [doubler notre croissance] au cours des deux prochaines années et de [toucher] plus d’un million de [citoyens] en Inde. Simultanément, notre objectif est de continuer à multiplier les collaborations avec les fournisseurs de services de santé. »

    OurHealthMate veut faire de la ville d’Hyberabad un hub

    Siddharth Upadhyaya, co-fondateur et directeur de la stratégie de OurHealthMate, a indiqué que l’entreprise prévoyait de faire de la ville d’Hyderabad un « hub pour les entreprises [des états indiens d’] Endhra Pradesh et de Telangana » puisque la ville est le siège de la plupart des entreprises technologiques et biotechnologiques du pays. « En nous concentrant sur les problèmes de santé des femmes et le bien-être, nous espérons doubler le nombre d’employés d’entreprise que nous touchons au cours de la prochaine année », a-t-il précisé.

    Offre de OurHealthMate

    OurHealthMate propose une plateforme numérique sécurisée, intégrant des solutions de gestion de la santé et du bien-être, qui connecte les payeurs, les fournisseurs et les patients. Le dispositif permet aux hôpitaux et aux cliniques de gérer plus efficacement leurs interactions avec les patients à moindre coût et de surveiller leur état de santé.

    La société facture le fournisseur de services de santé et non le consommateur. Elle collabore avec les entreprises pour la gestion personnalisée du portefeuille « bien-être » de leurs employés. Les services qu’elle propose reposent sur une stratégie à trois volets :

    • planification des soins : identifier les besoins en matière de soins de l’employé pour atteindre des objectifs spécifiques grâce aux cadres de planification des soins ;
    • exécution : les plateformes et plans de soins d’OurHealthMate sont alimentées par plus de 30 000 médecins, 4 000 000 services ainsi que 2 000 hôpitaux, laboratoires et centres de diagnostic ;
    • intelligence d’affaires (business intelligence) : un moteur d’analyse intelligent sécurisé fournit des données en temps réel qui offrent une vue à 360 degrés du programme des avantages sociaux des entreprises.
  • Appel à projets de recherches transversales pour l’élaboration d’un atlas numérique en embryologie

    L’Inserm lancera le 18 septembre 2018 un appel à projets de recherches susceptibles de s’intégrer dans un programme scientifique transversal en embryologie à destination, en particulier, des statisticiens, généticiens et biologistes cellulaires.

    En effet, « pour soutenir une recherche intégrée et pluridisciplinaire et assurer un continuum entre la recherche fondamentale et clinique », l’Inserm met en place un programme scientifique transversal dont les objectifs principaux sont : ​
    • de faire émerger dans la communauté scientifique des « consortiums nationaux interdisciplinaires« ; 
    • de promouvoir la recherche biomédicale française en accélérant le transfert et la valorisation des connaissances, par exemple en intégrant des industriels dans les programmes. ​

    Ce programme transversal, baptisé « HuDeCA », vise à construire le premier atlas numérique des cellules de l’embryon et du fœtus humain. « Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative internationale, qui vise à cartographier les cellules du corps humain (Human Cell Atlas ou HCA), normal et pathologique, adulte mais aussi en développement », précise l’Inserm. À l’échelle française, ce programme a pour objectif de développer des plateformes et des bases de données afin de structurer la communauté scientifique du pays. Il permettra également aux équipes de l’Inserm de répondre à des appels d’offres européens à venir dans le domaine du développement humain, dont des anomalies causent des maladies ou des malformations congénitales atteignant plus de 3 % des naissances par an en France et provoquant certaines maladies chroniques à l’âge adulte.​​​

    La date limite de dépôt de la lettre d’intention est fixée au 18 octobre 2018. Sa soumission peut être réalisée via le lien ci-contre.
    Un comité scientifique se réunira pour la sélection​ des projets en décembre 2018.
    Enfin, un séminaire et une présentation des axes de travail aura lieu en février 2019.

    Axes de travail visés par l’appel à projet

    Axe de travail 1 : élaboration d’une plateforme de gestion et d’une biobanque de tissus et cellules humains embryonnaires et fœtaux

    Une interface web pour des chercheurs reliée à une base de données centralisée, sécurisée et à multiples niveaux de permissions, qui comprend deux modules interdépendants, sera élaborée.

    Axe de travail 2 : Appréhender la diversité des cellules et des tissus embryonnaires et fœtaux humains 

    « Les techniques -omiques, notamment sur cellules uniques, permettront d’établir la carte d’identité moléculaire des différents types cellulaires de l’embryon et du fœtus et de suivre son évolution au cours du développement », précise l’Inserm.

    En particulier, les techniques d’imagerie établiront la position et confirmeront le stade d’apparition des différents types cellulaires. La culture primaire ex vivo d’embryons précoces ou de cellules issues de tissus embryonnaires et fœtaux permettra de déterminer les propriétés physiques et d’évaluer le potentiel développemental des différents types cellulaires.

    Axe de de travail 3 : Construire et mettre à disposition un atlas numérique des cellules embryonnaires humaines

    Cet objectif nécessite de nouvelles avancées technologiques ainsi que des approches informatiques « intégratives ». L’un des défis est de pouvoir disposer d’un système modulaire et flexible, permettant d’intégrer les évolutions technologiques futures (format et taille des données, types de données, etc.).

    L’Inserm précise que :

    • l’atlas devra être interopérable ou permettre l’intégration des résultats ;
    • des ontologies (mots clés, arborisation…) devront être définies à partir des normes en vigueur et périodiquement mises à jour selon le retour des utilisateurs, permettant ainsi d’organiser les données et de les rechercher ;
    • l’interrogation d’une base de données intégrera la mise à disposition des informations issues de tous les autres axes en temps réel ;
    • le développement des algorithmes permettra de faciliter et d’automatiser la segmentation des cellules et leur comptage à partir d’images 3D ;
    • le partage des données imagerie, leur lecture et leur interprétation seront facilités en développant des interfaces web en 3D ;
    • le transfert des données d’imagerie vers des applications de réalité virtuelle ou de réalité augmentée permettra une analyse plus rapide et précise des données et simplifiera leur compréhension.

    Critères d’éligibilité

    Pour être considérée éligible, la lettre d’intention doit satisfaire aux conditions suivantes :

    • la lettre d’intention de participation au consortium doit s’inscrire dans au moins un des axes de travail ;
    • le chercheur doit être un chercheur ou un enseignant-chercheur titulaire travaillant au sein d’une équipe labellisée par l’Inserm. Il peut, pour les besoins du projet, proposer l’association au maximum d’un chercheur ou d’une autre équipe relevant de l’Inserm ou d’un autre établissement, avec l’accord de ce dernier ;
    • le chercheur devra préciser son implication en temps dans le projet, les ressources, notamment en personnel ou en équipement, qu’il entend mobiliser pour la réalisation du programme transversal, en accord avec le responsable de l’établissement partenaire.

    Critères d’évaluation

    Les lettres d’intention seront soumises à un comité d’experts scientifiques, qui s’attachera à l’évaluation des projets selon des critères :

    • de qualité et d’originalité : clarté des objectifs et des hypothèses de recherche, caractère innovant et progrès par rapport à l’état de l’art ;
    • de compétences : pertinence des compétences par rapport aux objectifs du programme, possibilité d’associer les compétences dans un large réseau ;
    • d’excellence de l’équipe ou des équipes porteuses du projet de recherche : reconnaissance internationale, compétences des responsables d’équipe dans leur discipline ;
    • de qualité de l’environnement de recherche : ressources humaines mobilisées dans le programme, infrastructure à disposition pour réaliser le programme ;
    • d’innovation et de compétition : caractère innovant du projet par rapport aux enjeux scientifiques internationaux ou par rapport à la compétition internationale ;
    • concernant les retombées attendues : impact des retombées en termes de connaissances et de levée de verrous technologiques, articulation du projet dans la construction de consortium en réponse aux appels internationaux.