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  • Etude : la télémédecine pourrait améliorer la prescription d’antibiotiques

    Une étude* pilote menée dans deux centres médicaux américains en milieu rural suggère que la télésanté pourrait être un outil utile pour mettre en œuvre des programmes de gestion des antibiotiques dans les hôpitaux dépourvus de spécialistes des maladies infectieuses. Les professionnels de santé suivent mieux les recommandations. Les résultats publiés le 6 septembre 2018 dans la revue Infection Control & Hospital Epidemiology suggèrent donc que la télémédecine pourrait contribuer à la lutte contre l’antibiorésistance.

    L’antibiorésistance manque de professionnels formés

    La résistance aux antibiotiques constitue une grave menace de santé publique et pourtant le nombre de médecins et de pharmaciens spécialistes des maladies infectieuses est insuffisant pour répondre aux besoins urgents. Aux États-Unis, une enquête menée en 2012 par la Veterans Health Administration a révélé que parmi les 130 centres médicaux dispensant des soins aux patients hospitalisés, 40% ne comptaient pas de médecin spécialiste des maladies infectieuses à temps plein. Par conséquent, ce sont des cliniciens qui n’ont pas reçu de formation spécialisée en maladies infectieuses ou en gestion des antibiotiques qui mettent en œuvre des programmes de gestion des antibiotiques.

    « Lorsque les programmes de gestion des antibiotiques sont laissés à ceux qui ne sont pas formés pour les gérer, ils peuvent finalement être inefficaces », a déclaré Lauren Stevenson, chercheur au Department of Veteran Affairs de Cleveland (Ohio) et premier auteur d’une étude sur le sujet. En conséquence, notre objectif de réduire ces organismes multirésistants est plus difficile à atteindre ».

    La télémédecine pour mieux prescrire les antibiotiques

    Deux centres médicaux appartenant aux Veteran Affairs, le département des anciens combattants aux États-Unis, et situés en zone rurale, ont donc mis sur pied une étude pilote prospective afin de savoir si la télémédecine pouvait combler ce manque de professionnels formés et améliorer les pratiques. « La télémédecine peut être un moyen peu coûteux et efficace de fournir aux installations l’expertise nécessaire pour mettre en œuvre ces initiatives, éliminant ainsi certains des obstacles qui ont généralement contrarié ces efforts, » a indique Robin Jump, principal auteur.

    Dans cette étude qui a duré un an, et publiée le 6 septembre 2018 dans Infection Control & Hospital Epidemiology, des membres du personnel de deux centres médicaux ruraux sans spécialistes des maladies infectieuses ont formé des équipes qui ont discuté des infections et de l’utilisation des antimicrobiens au cours d’une vidéoconférence hebdomadaire d’une heure avec un médecin spécialisé situé dans un autre hôpital. Sur les deux sites, les participants à l’équipe de gestion des antimicrobiens par vidéoconférence ont discuté et formulé des recommandations sur environ trois cas par session, puis ont inscrit ces préconisations dans le dossier médical électronique.

    Résultats 

    • En un an, 259 cas ont été discutés lors de vidéoconférences.
    • La majorité des cas provenaient de services de soins intensifs et de soins de longue durée.
    • Environ 40% des cas étaient des pneumonies et des syndromes respiratoires, y compris des exacerbations aiguës de BPCO.
    • Dans près de 70% des cas, les professionnels guidés par visioconférence ont appliqué les recommandations.
    • La recommandation la plus courante était d’arrêter les antibiotiques. Dans les deux-tiers des cas, elle a été acceptée.

    La visioconférence plébiscitée

    Bien que l’étude n’ait pas évalué si l’intervention réduisait globalement l’utilisation d’antibiotiques dans les deux hôpitaux, des entrevues avec 24 participants – médecins, infirmières, pharmaciens, spécialistes en prévention des infections et stagiaires – ont révélé que les vidéoconférences les sensibilisaient davantage aux principes et leur avaient donné une plus grande confiance dans leur capacité à faire des choix d’antibiotiques plus ciblés et à réduire le temps pendant lequel les patients les prennent. En outre, ces professionnels ont insisté sur le fait que la vidéo facilitait la communication et contribuait à établir des liens plus étroits avec les spécialistes des maladies infectieuses.

    « Cette étude est un excellent exemple de la manière dont la technologie peut aider à fournir un accès à des connaissances spécialisées et à des pratiques qui ne sont pas toujours facilement accessibles aux petites installations », a estimé Robin Jump. L’étape suivante consistera à mesurer l’utilisation des antibiotiques sur les deux sites d’intervention et à étendre le programme à d’autres hôpitaux ayant un accès limité aux compétences en matière de maladies infectieuses. Et il y a urgence à développer la télémédecine car un article publié en 2017 dans Clinical Infectious Diseases a révélé que le nombre d’étudiants en médecine formés pour devenir des spécialistes des maladies infectieuses n’a cessé de chuter depuis 2011.

  • CPTS : les professionnels mobilisés, mais un pilotage national et des financements manquent (Igas)

    Le rapport du 6 septembre 2018 publié par l’Igas sur le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) rend compte d’une « réelle mobilisation » des professionnels de santé pour ces CPTS malgré des soutiens organisationnels et financiers « très modestes » de la part des autorités publiques.

    En effet, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, avait saisi l’Igas le 21 mars 2018 d’une « mission de définition d’une stratégie de déploiement des CPTS, en appui à la Directrice générale de l’offre de soins (DGOS) », rappelle l’introduction du rapport.

    Aussi, après avoir consulté les acteurs institutionnels nationaux (administrations, organisations professionnelles, fédérations hospitalières, représentants du secteur médico-social), des ARS, les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) et des professionnels de santé membres de CPTS, la mission a constaté une « réelle » mais hétérogène mobilisation des professionnels de santé, ne disposant d’aucun cadre pré-défini, de peu de soutiens financiers par exemple pour se doter de SI appropriés. Aussi, l’Igas préconise dans ce rapport de dresser un cadre pour le déploiement des CPTS, de former et d’accompagner les professionnels de santé à l’exercice en CPTS, de proposer des outils d’évaluation continue des actions des CPTS, et de soutenir financièrement ces coopérations.

    À la suite de la publication du rapport, ces préconisations ont été très commentées par les syndicats de professionnels, notamment par le Syndicat des médecins libéraux (SML), qui redoute notamment que « les financeurs, l’État, l’Assurance maladie et les ARS [ne cèdent] à la tentation du saupoudrage » des financements.

    Le rapport est disponible dans son intégralité via le lien ci-contre.

    Bilan du déploiement des CPTS : cadre et soutiens insuffisants

    Des initiatives à attribuer aux professionnels et non à un cadre fixé a priori

    • Souplesse du cadre législatif : entre difficultés pour les professionnels et dynamisme des initiatives

    « Les dispositions de la loi du 26 janvier 2016 ne permettent pas d’identifier et de valoriser les CPTS dans l’ensemble des coordinations » constate la mission.

    En effet, cette loi, qui laisse une grande liberté d’initiative et de manœuvre aux professionnels de santé, engendre par exemple une difficulté pour les acteurs à « situer les responsabilités et les rôles respectifs des CPTS et des Plates-formes territoriales d’appui (PTA) ».

    Cependant, une telle absence de rigidité et de pilotage central des CPTS a permis l’émergence d’une grande variété de projets, dont 200 ont été recensés par les ARS, témoignant du dynamisme des professionnels de santé, dont certains se seraient approprié « l’idée de CPTS ». « Toutefois, il s’agit souvent de professionnels de santé engagés de longue date dans la coordination ou l’innovation de pratiques, maîtrisant les montages financiers et la gestion de projet, et connaissant les réseaux d’interlocuteurs et leurs pratiques », prévient la mission.

    • Absence d’accompagnement national stimulant

    « Le pilotage national des CPTS est peu stimulant, à l’inverse de celui des PTA« , indique la mission, d’après laquelle les incitations nationales au soutien des CPTS sont restées très modestes alors que les PTA sont « mieux outillées et mieux suivies par l’administration ».

    En outre, le rapport indique que « tout s’est passé comme si l’État, ayant dû concéder le caractère ascendant et non planifié de la création des CPTS, avait renoncé ensuite à organiser […] le cadre stratégique, les attendus et le déploiement de cette nouvelle modalité d’exercice ». Aussi, les acteurs de terrain auraient donc « fait au mieux » selon les enjeux propres à leur territoire, voire leurs tropismes personnels ou leurs habitudes de fonctionnement et d’organisation.

    • Accompagnement local insuffisant

    « L’accompagnement régional est généralement modeste et peu structuré », constate la mission.

    Si la création par la loi des CPTS a donné lieu à la rédaction de guides, cahiers des charges, et autres documents de cadrage par les ARS, la communication autour de ces documents par ces dernières est inégale : alors que, par exemple, l’ARS Ile de France a largement diffusé son guide, les documents d’autres régions sont restés « relativement confidentiels » – pour plusieurs ARS, la mission n’a ainsi pas pu trouver de documentation relative aux CPTS.

    Soutien financier très modeste

    • Le financement des CPTS par les ARS reste « extrêmement modeste »

    « À ce jour, le soutien financier des ARS aux CPTS est extrêmement modeste », déplore la mission, qui estime à environ 500 000 d’euros les soutiens accordés aux projets de CPTS en 2017.

    En 2018, elle anticipe à 1 ou 1,5 million d’euros les montants alloués aux CPTS, montants à rapprocher des 150 millions d’euros octroyés, hors PTA, aux réseaux en 2016.

    En outre, il est précisé dans ce rapport que ces soutiens ne sont que des financements d’amorçage : « la pérennité du financement de la CPTS n’est actuellement pas organisée au-delà de la signature de la convention avec l’ARS, hormis le cas échéant pour des actions spécifiques, par exemple de santé publique pour lesquelles les crédits sont identifiés au sein du FIR ».

    • Incitations financières par l’Assurance maladie

    « Depuis 2017, l’Assurance maladie incite financièrement les professionnels de santé à adhérer à une CPTS », rappelle la mission, qui précise que les médecins, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes et chirurgiens-dentistes peuvent recevoir un forfait annuel d’un montant de 100 euros à 400 euros au titre de la participation à une équipe de soins primaires, à une CPTS ou MSP.

    « Ainsi, au total, en 2017, les médecins ont été indemnisés par ce biais à hauteur de 950 000 euros pour leur participation à l’exercice coordonné », indique la mission, insistant sur le caractère « très modeste » de ces incitations financières, qui peuvent toutefois envoyer un « effet-signal » et faire connaître les modes d’exercice coordonné aux professionnels.

    Conséquence : pas de déploiement coordonné de systèmes d’information (SI) adaptés

    D’après la mission, alors que le décloisonnement entre ville, hôpital et secteur médico-social suppose la mise en place de SI à mêmes de faciliter la communication entre professionnels des trois domaines, « le déploiement et l’usage des outils socles nationaux sont très progressifs« , l’usage du DMP demeurant par exemple encore très faible.

    Le rapport souligne par ailleurs le « retard d’équipement, d’organisation et de pratique du secteur médico-social, en partie en raison de moyens insuffisants ».

    En effet, cette non adoption de ces SI appropriés ne semble par de la responsabilité des professionnels, qui mettent localement en place des SI sans disposer d’un cadre de cohérence et expriment une « demande forte d’outils de partage et d’échange de données (dossier partagé, messagerie sécurisée, messagerie instantanée, prise de rendez-vous en ligne, annuaire et répertoires communs, prescription électronique) [répondant] aux obligations de mobilité de certaines professions ». Ils demandent en particulier des solutions accessibles sur ordinateur comme sur téléphone, directement compatibles avec leur logiciel métier et immédiatement opérantes.

    Proposition d’une stratégie de déploiement

    Fixer une ambition et un cadre

    Pour fixer une ambition et un cadre au déploiement des CPTS, l’Igas recommande :

    • la fixation par la DGOS dès la fin 2018, d’un objectif partagé entre les professionnels et la puissance publique, qui pourrait être formulé ainsi : « à terme, tout patient doit pouvoir accéder à un parcours de soins organisé. La CPTS est l’organisation de référence des parcours ambulatoires » ;
    • la définir par la DGOS dès la fin 2018, au niveau national des impératifs que devront respecter les CPTS ;
    • la clarification par la DGOS dès la fin 2018 de l’articulation entre CPTS, ESP et PTA : l’ESP assure la prise en charge d’une patientèle en proximité, la CPTS est un mode coordonné d’exercice ambulatoire au service d’une population, la PTA intervient en tant que de besoin sur la gestion des cas complexes ;
    • de laisser le dimensionnement territorial, ainsi que l’organisation et la gouvernance des CPTS à l’initiative des porteurs de projets et des professionnels de santé.

    Fonder le déploiement sur l’accompagnement et l’évaluation permanente

    Pour fonder le déploiement sur l’accompagnement et l’évaluation permanente, l’Igas préconise : 

    • dès la fin 2018, de promouvoir une posture de soutien et de progressivité de la puissance publique (État et Assurance maladie) auprès des porteurs de projet ;
    • à partir du premier semestre 2019, de développer des synergies entre ARS et Assurance maladie pour l’accompagnement des CPTS, notamment dans le cadre du guichet unique créé à l’attention des professionnels de santé ;
    • d’organiser à partir de 2019, parallèlement aux décisions relatives au déploiement des CPTS, l’évaluation nationale et régionale de cette politique publique.

    Les leviers clés du développement des CPTS

    D’après la mission, les levier-clés du développement des CPTS sont : 

    • la promotion des dynamiques interprofessionnelles des CPTS dans le cadre du DPC notamment par un budget qui pourra atteindre en 2021 15 % de l’enveloppe actuelle aux actions de transformation de l’organisation territoriale de l’offre de soins ;
    • la définition de conditions de financement des CPTS et du déploiement du dispositif ;
    • l’élaboration de profils-types de CPTS selon une typologie territoriale ;
    • la confirmation de la réorientation du programme e-parcours vers l’outillage numérique des CPTS, et l’organisation de l’accompagnement territorial à l’usage des outils socles de coordination (DMP, messagerie sécurisée, e-prescription, etc.) ;
    • l’organisation d’un processus collectif d’animation de réseau et d’apprentissage s’appuyant sur des outils collaboratifs.

    Réactions du SML 

    Pour le Syndicat des médecins libéraux (SML) « les recommandations [que ce rapport] contient soulèvent à la fois des espoirs et des inquiétudes« .

    En effet, si le SML « partage l’ambition de créer un cadre général pour l’exercice en CPTS » et reconnaît également un caractère insuffisant aux soutiens alloués aux CPTS, il redoute une « dérive technocratique et coercitive » ainsi qu’un « saupoudrage des financements » ; pour le syndicat, l’élaboration d’un cadre général d’exercice en CPTS devrait :

    • faire l’objet d’une « véritable co-construction entre les syndicats médicaux […] et les pouvoirs publics » ;
    • nécessiter la conservation d’une certaine souplesse « pour que soit laissé aux médecins libéraux leur libre arbitre en matière d’organisation » ;
    • nécessiter des soutiens financiers plus importants que ceux avancés dans le rapport, « à la hauteur des enjeux » ;
    • favoriser la coordination et la coopération entre professionnels de santé libéraux sans « transfert sec des compétences » : « le médecin devra rester pilote du parcours de soins », prévient le SML, qui ajoute qu’il sera « particulièrement vigilant à ce que les CPTS n’ouvrent pas la voie au démantèlement des compétences des médecins libéraux ».

  • GINA

    Global Initiative for Asthmanull

  • 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé (26-28/09/2018, Paris)

    Le mouvement yeti.h (young entrepreneurs talented of innovation in healthcare), réseau d’acteurs de formation, d’entreprises innovantes et d’associations animé par Medicen Paris Région, organisera à Paris du 26 au 28 septembre 2018 la yeti.h school, « 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé ».

    Cet événement s’adresse aux étudiants, aux chercheurs, aux entrepreneurs, etc., porteurs d’un projet innovant en santé : la mission que se fixe le mouvement yeti.h consiste en la valorisation des talents de l’innovation en santé, de l’entrepreneuriat et des approches multi-disciplinaires.

    L’inscription à cette formation peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme de l’événement

    Jour 1 (26/09/2018) : « Idéation : qu’est-ce qu’innover dans le secteur de la santé ? »

    • Matin

    Table ronde : « Qu’est-ce qu’une innovation en santé ? »

    Intervention inspirante : « L’innovation multidisciplinaire »

    Atelier : « Qu’est ce que le Design Thinking ? » ; exercices sur l’observation

    • Après-midi

    Atelier pratique de design thinking, en petits groupes 

    Keynote et échanges, animés par l’Institut Roche

    Témoignage : « Start up ou PME : la naissance de l’idée »

    Jour 2 (27/09/2018) : « Création : comment créer ou gérer un projet innovant ? »

    • Matin

    Intervention inspirante : « Pourquoi j’ai choisi de monter ma start-up ? »

    Table ronde : « Création de projets innovants: quoi/quand/comment ? »

    Tutoriel : « Créer sa start-up, les grandes étapes »

    Atelier : « Outils de gestion de projets »

    • Après-midi

    Atelier/Formation de montage de projet (session coachée) 

    Témoignage  : « Start up : incubation/accélération, retour d’expérience »

    Intervention et échanges, animés par Servier

    Jour 3 (28/09/2018) : « Interaction : comment faire vivre un projet innovant ? »

    • Matin

    Table ronde : « Entrepreneurs, intrapreneurs ou collaborateurs ? »

    Intervention inspirante : « Les industriels vous cherchent ! »

    Atelier : « Pitcher comme une start-up ou comme un candidat »

    • Après-midi

    Atelier pratique : « Préparer un pitch »

    Keynote et échanges, animés par InterSystems

    Présentation de programmes/formation des partenaires 

    Mot de la fin ; avis des participants par sondage

  • Extens et Bpifrance entrent au capital de la société Teranga pour accélérer son développement

    Extens et Bpifrance prennent part au capital de la société Teranga Software, éditeur de logiciels destinés aux acteurs du médico-social, en en devenant actionnaires minoritaires, selon une annonce faite dans le communiqué de presse diffusé par Bpifrance le 3 septembre 2018.

    La suite NETSoins de l’éditeur vise les EHPAD, maisons de retraite et structures du handicap (FAM, MAS, etc.). François Picarle, directeur d’investissement chez Bpifrance explique cette opération: « Philippe Thalamy, président de la société, et son équipe ont fait de Teranga un acteur de premier plan de la digitalisation des EHPAD. Nous soutenons leur ambition de développement qui contribue à l’amélioration des conditions de vie des résidents mais aussi des conditions de travail des personnels au sein des EPHAD ».

    L’objectif de cette augmentation de capital de Teranga est de doter l’entreprise de moyens supplémentaires pour son développement en France et à l’international. Philippe Thalamy, président de la société, déclare :  » Pour nos prochaines étapes de croissance, il était nécessaire d’augmenter le pouvoir d’attraction de Teranga, notamment pour attirer les talents et donner confiance à nos futurs partenaires ».

    Quant à Quentin Jacomet, associé gérant d’Extens, il justifie la participation d’Extens comme suit : « Nous observons depuis 2014 le parcours remarquable de Teranga et nous réjouissons tout particulièrement de contribuer à la prochaine étape de son développement, notamment par l’accompagnement de ses clients dans leur expansion à l’international ».

  • Lancement de la commercialisation de Meyko, compagnon connecté destiné aux enfants asthmatiques

    Meyko, start-up fondée en 2016 par Sandrine Bender et Alizée Gottardo, a lancé le 4 septembre 2018 la commercialisation de son dispositif connecté destiné aux enfants asthmatiques baptisé « Meyko », soutenu par l’Hôpital Necker et le CHU de Nantes.

    En effet, après une création en 2015, trois années de tests en situation réelle ayant impliqué 150 familles et la finalisation, en août 2018, de la conception industrielle du produit, la start-up a lance sur la plateforme de financement participatif Indiegogo, une première campagne de commercialisation de son « compagnon connecté et ludique » d’aide à l’observance des traitements de l’asthme pédiatrique.

    Cette première phase de commercialisation, qui durera du 4 septembre au 7 octobre 2018, permettra à la start-up de vendre quelques unités et, « grâce aux centaines de retours supplémentaires […] reçus durant la campagne, [de soigner] les tout derniers détails et [de] travailler sur les futures fonctionnalités du produit » indiquent les co-fondatrices de Meyko.

    Le dispositif

    Destiné aux enfants asthmatiques âgées de 3 à 10 ans, Meyko est un compagnon connecté paramétrable par les parents selon les modalités de prise de traitements de leur enfant au moyen d’une application.

    Concrètement, le visage de Meyko devient triste à l’heure de la prise du traitement, et recouvre le sourire après administration du médicament approprié. « L’idée est de parler le langage de l’enfant, de lui permettre de s’approprier son traitement à long terme : en prenant soin de son compagnon, l’enfant prend […] soin de lui-même », explique Sandrine Bender.

    En outre, l’application permet aux parents de suivre la conduite du traitement de leur enfant.

  • Cellnovo commercialise une nouvelle version de son système connecté de gestion du diabète

    Cellnovo, entreprise de technologie médicale qui commercialise un système innovant composé d’une micro-pompe à insuline connectée à une appli de gestion du diabète, a annoncé le 5 septembre 2018 le lancement du produit de la 3ème génération de ce système, le Système Gen 3.

    La principale modification apportée par Système Gen 3 au précédent dispositif – qui comprenait une pompe à insuline connectée à une tablette permettant d’accéder en ligne et en temps réel à ses données de santé – réside dans le remplacement de la tablette par un smartphone dédié, fonctionnant sous Android et connecté par Bluetooth à la micro-pompe qui délivre l’insuline.

    Inscrit dans la continuité d’une suite de développements récents, le lancement de ce nouveau produit vise non seulement à améliorer l’expérience des patients mais également, dans une stratégie plus industrielle, à permettre un « décollage commercial de la société ».

    Améliorer l’expérience des utilisateurs

    « Le smartphone Android avec lequel fonctionne le Système Gen 3 représente une amélioration significative en termes de design et d’expérience utilisateur », affirme le communiqué annonçant le lancement.

    En effet, Cellnovo a fait le choix de remplacer la tablette par un smartphone notamment car, plus léger et plus autonome (sa batterie a été prolongée de manière à garantir 48 heures d’utilisation sans charge), le terminal semble plus mobile et maniable. De plus, doté de « la qualité et [de] la réactivité qui caractérisent les téléphones grand public », il peut rendre plus agréable l’utilisation du système tout en préservant un haut niveau de sécurité, obligatoire pour un tel dispositif médical. 

    En outre, le smartphone, plus fin et d’apparence plus moderne que l’ancienne tablette tactile, doit, avec une nouvelle interface utilisateur, contribuer à améliorer le design du produit.

    Stratégie industrielle et commerciale de Cellnovo

    Augmenter les capacités de production de l’entreprise

    « Le remplacement de la tablette tactile propriétaire par un smartphone dont la production est externalisée constitue la dernière étape en date de la stratégie industrielle de Cellnovo », rappelle le communiqué.

    Ce remplacement vise en effet à optimiser la production de Cellnovo afin de répondre au mieux à la demande du marché.

    Etendre le système à d’autres objets connectés

    L’adoption d’une technologie capable de communiquer en Bluetooth telle qu’un smartphone et déjà la tablette précédente permet de progresser sur la voie de la diversification technologique du système. En effet, un tel système de connexion pourrait permettre, à l’avenir, d’intégrer aux systèmes d’autres dispositifs mobiles communiquant également par Bluetooth, comme certains dispositifs de mesure en continue de la glycémie.

    Faire connaître ce nouveau dispositif

    Suite à l’obtention du marquage CE, la première phase de déploiement de ce nouveau dispositif mobilise tous les partenaires de distribution que la société a déjà acquis au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce, à Chypre, en Israël, en Australie et en Nouvelle-Zélande. 

    De plus, afin d’étendre encore son rayon d’action, Système Gen 3 sera présenté en octobre 2018 lors du Congrès annuel de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD), rassemblement européen de scientifiques et de spécialistes du diabète.

  • l’Inserm fédérera 20 pays autour d’une plateforme de coopération pour promouvoir la vaccination

    Une action conjointe européenne pour la vaccination (European Joint Acction on Vaccination, EU-JAV) coordonnée par l’Inserm avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé a été lancée le 4 septembre 2018.

    En effet, dans un contexte de recrudescence des maladies infectieuses telles que la rougeole, 20 pays représentés par leurs ministère de la Santé, des instituts de santé publique, des organismes de recherche et des université se mobilisent contre la ré-émergence des maladies évitables grâce aux vaccins. Les pays en questions sont la France, la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

    Cette action est soutenue par des organisations internationales et européennes telles que l’OMS, l’OCDE, le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), l’Agence européenne du médicament (EMA), des représentants des professionnels de santé, de la société civile et des industries productrices de vaccins. Elle bénéficiera pendant 3 ans d’un financement de 5,8 millions d’euros, dont 3,5 provenant du Programme de santé de l’Union européenne.

    Concrètement, il s’agit « en capitalisant sur les initiatives déjà existantes, […] de créer une plateforme commune entre États membres ou non de l’Union européenne pour renforcer les mécanismes de coopération », explique l’Inserm dans un communiqué. 
    Cette plateforme visera en particulier à mettre à disposition :
    • des outils de partage de données numériques afin d’optimiser la veille épidémiologique et l’appréciation juste de la couverture vaccinale des populations ; 
    • des méthodes d’évaluation de l’efficacité et de la tolérance des vaccins avant leur mise sur le marché ;
    • un état des lieux régulièrement actualisé sur les stocks et les besoins en vaccins contre les pénuries ;
    • des solutions de dialogue entre les parties prenantes pour établir des priorités et harmoniser les stratégies de R&D et partager les expériences de pays « où la confiance demeure élevée ou a pu être rétablie ».

  • Handicap : appel à manifestation d’intérêt pour l’identification des « territoires 100 % inclusifs »

    La secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel, en lien avec l’Assemblée des départements de France (ADF), a lancé cet été un appel à manifestation d’intérêt pour l’identification des « territoires 100 % inclusifs » (en lien ci-contre). L’objectif est de « mobiliser les territoires départementaux témoignant d’un engagement politique fort, partenarial et innovant, pour conduire la transformation attendue, et cela dans une approche globale et citoyenne », précise le communiqué.

    La démarche vise à favoriser l’avancée « à un rythme plus soutenu » vers une société inclusive sur des territoires « démonstrateurs ». « En élargissant le cercle du partenariat autour de la réponse aux attentes et besoins des personnes en situation de handicap, on peut viser non seulement « une réponse territorialisée pour tous » mais bien une « réponse territorialisée 100 % inclusive pour tous », en phase avec l’ambition gouvernementale », indique le communiqué.

    Les courriers de manifestation d’intérêt doivent être envoyés au secrétariat d’État avant le 30 novembre 2018 à l’adresse suivante : territoiresinclusifs@pm.gouv.fr.
    Une réunion nationale des territoires engagés dans la démarche est prévue au printemps 2019.

    Devenir un territoire inclusif

    Les territoires (urbains, semi-urbains ou ruraux) qui souhaitent manifester leur intérêt pour cet appel devront adresser avant le 30 novembre 2018 une lettre d’intention au secrétariat d’État chargé des personnes handicapées à territoiresinclusifs@pm.gouv.fr. Le document sera signé par le président du conseil départemental ou par le directeur général de l’Agence régionale de santé.

    Dans la lettre d’intention, les territoires doivent expliciter les facteurs favorables au déploiement de la démarche et matérialiser l’engagement conjoint d’un ensemble d’acteurs institutionnels le plus large possible.

    La reconnaissance comme territoire inclusif sera signifiée par une lettre de la secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des personnes handicapées. Elle permettra de lancer la démarche et de finaliser la feuille de route.

    À l’issue de la phase de lancement de la démarche, au plus tard le 30 mars 2019, les territoires feront parvenir au secrétariat d’État concerné une feuille de route co-construite entre les acteurs, identifiant les chantiers à mener.

    Les 3 fondements clés d’une société dite « inclusive »

    Cette démarche « des territoires 100 % inclusifs » doit permettre :

    • « d’identifier les conditions de réussite de la transformation de la société et ce qu’elles peuvent impliquer par exemple en termes de souplesses d’action et d’évolutions du cadre législatif et règlementaire actuel, y compris sur les aspects budgétaires : ce qui fait que c’est possible / facilité, que cela fonctionne (en termes d’organisation de prises de décisions, de programmation des politiques, de règlementations, de financements, et de partage des responsabilités) » ;
    • « d’identifier des bonnes pratiques généralisables : comment faire pour que cela fonctionne » ;
    • « d’identifier des freins à lever: pourquoi cela peut bloquer ou ralentir et comment lever ces obstacles » ;
    • « d’imaginer et de construire des solutions et réponses aux blocages identifiés ».

    Les projets déployés par les territoires 100 % inclusifs doivent permettre « d’apporter des réponses aux ambitions et prérequis d’une société inclusive ». Une attention particulière sera portée à trois dimensions prioritaires d’une société inclusive :

    • Tout d’abord, une société inclusive, soit « ouverte à tous », doit reconnaître toutes les personnes qui la composent. « Pour cela, elle va aux devants des personnes quel que soit leur âge, leur situation de handicap ou de santé pour recueillir et analyser leurs souhaits et leurs besoins. La personne concernée est centrale et au cœur de l’anticipation, de la construction et de l’évaluation de la réponse. » Les territoires 100 % inclusifs devront s’assurer que les réponses apportées sont choisies par les personnes concernées et n’excluent pas certains citoyens.
      Les territoires démonstrateurs proposeront des moyens pour recueillir et analyser les souhaits et les besoins de chacune des personnes.
    • Ensuite, au sein d’une société inclusive, le domicile de la personne, le « chez-soi », détermine sa capacité à vivre au cœur de la société. « Quel que soit le lieu de vie de la personne, le lien social est préservé et son accès au droit commun, parce qu’il est accompagné, y est garanti. »
      Les projets portés par les territoires démonstrateurs devront, par exemple, proposer des éléments de réponses aux questions suivantes :
      • La réponse permet-elle à la personne d’exercer sa citoyenneté en disposant d’« un chez-soi », quel que soit le lieu de vie, qu’il soit en établissement ou à domicile ?
      • La réponse s’inscrit-elle dans une logique domiciliaire ? Respecte-t-elle la vie privée de la personne, y compris en établissement ?
      • La personne peut-elle faire ce qu’elle souhaite dans son lieu de vie : meubler, fermer à clé, avoir des animaux, recevoir qui elle souhaite quand elle en a envie ?
    • Enfin, une société inclusive doit s’adapter aux singularités de la personne « en aménageant et en faisant évoluer son environnement pour faciliter l’accès géographique, physique, communicationnel et financier à tous les citoyens ».
      Les projets devront garantir l’implication de toutes les composantes de la société pour penser les cadres de vie autrement dans toutes les dimensions : technique, écologique, sociale, loisirs, culture, paysage, transports, etc.

    Concrètement, la situation cible recherchée est la suivante :

    • Des services publics effectivement accessibles à tous, avec une large diffusion du « Facile à lire et à comprendre » (méthode européenne permettant une accessibilité des informations aux personnes déficientes intellectuelles), une accessibilité de tous les sites d’information et de services publics, un accès facilité et renforcé aux droits et ressources mobilisables.
    • Une organisation permettant de faciliter le choix de vie des personnes et en particulier l’accès au milieu ordinaire sur l’ensemble des composantes du parcours de vie : petite enfance, école, emploi, logement, soin, loisirs, vie sociale pour les personnes à la retraite, etc.
    • Une offre médico-sociale :
      • graduée par niveaux de spécialisation dans une logique de subsidiarité et de priorité au milieu ordinaire, et de disponibilité des ressources les plus adaptées pour accompagner les personnes en situation complexe-diversifiée, comprenant de véritables plateformes de services avec des accueils à la carte, de jour, de nuit, temporaires, séquentiels à temps partiel, etc.
      • au fonctionnement suffisamment flexible pour garantir la personnalisation des accompagnements et la continuité des parcours de vie.

    « Cette situation-cible doit être envisagée dans une perspective de durabilité au-delà de la réponse au présent appel à manifestation d’intérêt », précise le secrétaire d’État.

    Les avantages d’une reconnaissance en tant que « territoire 100 % inclusif »

    Selon le secrétariat d’État, l’obtention de la reconnaissance en tant que « territoire 100 % inclusif » ouvre aux territoires les opportunités suivantes :

    • valorisation de la démarche engagée ;
    • interlocuteurs nationaux identifiés au sein notamment du secrétariat général du Comité interministériel du handicap (SGCIH), du secrétariat général des ministères Sociaux (SGMAS), de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) ;
    • association privilégiée aux chantiers nationaux relatifs à la transition vers une société inclusive ;
    • appui de chaque ministère et des services déconcentrés sur le terrain, notamment par l’intermédiaire des hauts fonctionnaires au handicap, aux différents acteurs de son champ dans la mise en œuvre des actions (information, sensibilisation, formation, appui technique, conseil, mise en place d’un cadre légal propice aux dérogations et expérimentations, etc.) ;
    • engagement des interlocuteurs nationaux à rechercher des possibilités de souplesses et de dérogations (en termes de cadre juridique, de modalités de financement, etc.) à partir des besoins exprimés par les territoires et après examen et ingénierie par les services nationaux compétents. Cette souplesse doit aussi , « et en premier lieu », être mise en œuvre par chacun des acteurs locaux co-responsables de la transition vers une société inclusive.
  • Assurance : Allianz Partners ouvre un centre d’innovation et veut lancer la video-consultation

    Allianz Partners revendique placer l’innovation au cœur de sa stratégie avec l’annonce de la création de trois nouveaux centres d’innovation dans trois domaines fin août 2018.

    À l’image de son centre d’innovation automobile lancé en 2014, l’assureur a annoncé la création de trois autres centres dédiés à l’innovation dans les domaines de la santé, de l’assistance et du voyage. Le centre d’innovation consacré à la santé a pour mission de concevoir des offres innovantes en lien avec la santé et les services à la personne.

    Ce centre est derrière le lancement de l’outil Symptom checker (évaluateur de symptômes), une application qui aide l’utilisateur à évaluer ses symptômes et ainsi à détecter une éventuelle urgence médicale.

    L’équipe qui anime le centre a par ailleurs pour projet de lancer une plateforme globale de vidéo-consultation.

    « Alors que le marché de l’assurance est constamment remis en question par l’évolution et les révolutions technologiques, Allianz Partners renforce son engagement et sa capacité à innover à travers l’association unique de produits d’assurance, de services et de technologies de pointe », déclare Dan Assouline, membre du directoire, en charge du marketing, de l’innovation, du digital et des ressources humaines et P.-D.G. de la Région Europe du Sud et France.