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  • Roche Diabetes Care France recrute pour une étude clinique multisite de son CGM

    Roche Diabetes Care France a lancé fin août 2018 sur son site internet un appel à participation à une étude clinique portant sur le capteur de  son dispositif de mesure du glucose en continu (CGM) implantable développé en collaboration avec Senseonics.

    L’étude a débuté au mois de février 2018 dans 15 centres en France et vise à démontrer les bénéfices cliniques de ce capteur, son impact sur l’équilibre glycémique et sur la qualité de vie des patients. Les résultats sont attendus pour 2019 et serviront à appuyer le dossier de demande de remboursement.

    Selon la société, le dispositif du nom de Eversense est actuellement commercialisé par Roche dans une quinzaine de pays dont l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, les Pays Bas, la Belgique, l’Italie, etc.

    15 centres et 324 patients mobilisés pour l’étude

    Roche Diabetes Care France est à la recherche de patients adultes, diabétiques de type 1 et de type 2, traités par insulinothérapie intensive et pratiquant l’autosurveillance glycémique pluriquotidienne ou étant sous mesure du glucose interstitiel avec FreeStyle Libre. Ils doivent en outre disposer d’un téléphone compatible avec l’application mobile.

    Les 15 centres d’investigation sont dispersés sur l’ensemble du territoire français : CHU de Montpellier, CHU de Toulouse, Nancy Brabois, Paris Lariboisière, CHU de Lille, Paris Cochin, Marseille, CHU de Lyon Sud, Grenoble, Mainvilliers, CHU de Nantes, Caen, CHU Amiens, CHU de Strasbourg et Poitiers.

    Les patients recrutés s’engageront pour un suivi d’une durée de 6 mois, avec 6 visites au centre hospitalier investigateur correspondant.

    Ces travaux s’inscrivent dans le sillon de premières études menées aux États-Unis et en Europe (Precise study I et II) qui sont aujourd’hui terminées.

    Le capteur du dispositif CGM en cours de test

    Le système Eversense est un dispositif de mesure du glucose en continu (CGM) composé de 3 éléments :

    • un capteur ;
    • un transmetteur ;
    • une application mobile (smartphone ou tablette).

    Dans l’étude en cours, c’est le capteur qui sera testé. D’autres études sont prévues afin de tester le dispositif complet.

    Les trois éléments mis ensemble permettent de mesurer le taux de glucose interstitiel en continu. Son fonctionnement :

    • le capteur est implanté dans le bras du patient pour une durée pouvant aller jusqu’à 180 jours (6 mois). Il est composé d’un polymère émettant une lumière fluorescente d’intensité variable selon la concentration de glucose dans le milieu interstitiel ;
    • un transmetteur, amovible et rechargeable, placé sur la peau au niveau du bras, au-dessus du capteur, recueille les données transmises par ce dernier. Il calcule la concentration en glucose et, par vibration, alerte le patient en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie ;
    • la valeur établie par le transmetteur est communiquée à une application mobile installée sur le téléphone portable du patient (smartphone ou tablette), ce qui rend les données de la personne suivie accessibles instantanément.

  • L’université Côte d’Azur, le CNRS et l’Inria se portent candidats pour accueillir un institut d’IA

    Les acteurs académiques de Nice-Sophia Antipolis préparent une candidature initiée par l’université Côte d’Azur (UCA), le CNRS et l’Inria pour accueillir un institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle (3IA), ont annoncé fin août 2018 par communiqués l’Inria et l’UCA. Ils répondent ainsi au premier appel du plan « intelligence artificielle » lancé par le président de la République fin mars après la remise du rapport établi par le député de l’Essonne (LREM) Cédric Villani, qui préconisait la mise en place de ces 3IA.

    Ces centres devront mener une recherche avancée sur l’IA et diffuser les connaissances acquises auprès d’acteurs extérieurs, tels que des étudiants ou des entrepreneurs.

    L’Inria met en avant deux atouts majeurs de la Côté d’Azur à même de favoriser sa candidature :
    • le territoire présente « une des plus importantes densités scientifiques en sciences du numérique et en mathématiques de France » ;
    • la communauté d’agglomération Sophia Antipolis « est la plus importante et la plus ancienne technopôle d’Europe, fondée en 1969, avec près de 60 % des 36 000 actifs issus de plus de 60 nationalités liés aux technologies du numérique ». L’institut de Sophia compte 129 scientifiques dédiés à l’IA et porte un intérêt particulier pour la santé numérique et la biologie. 

    Dans le cadre ce projet, le 3IA regrouperait une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes de l’IA et instaurerait un programme de laboratoires communs entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises comme Accenture, Amadeus et Bosh.

    Un institut pour 3 missions

    L’institut présenté dans le cadre de la candidature UCA-CNRS-Inria rassemblerait les principaux membres de l’université Côté d’Azur en intelligence artificielle, tels que le CNRS, l’Inria et les autres institutions académiques du site comme les écoles d’ingénieurs Eurecom et Mines ParisTech.

    Il regrouperait autour des trois missions suivantes une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes en IA :

    • une mission de formation ;
    • une mission de recherche ;
    • une mission de transfert vers les entreprises.

    L’université Côté d’Azur (UCA) propose déjà des formations sur l’IA

    L’UCA « bénéficie de nombreux atouts comme l’école universitaire de recherche (EUR) Digital System for Humans qui constitue la seule graduate school à la française centrée sur le domaine du numérique labellisée au niveau national », indique l’établissement.

    Elle a déjà déployé des « formations de haut niveau » sur l’intelligence artificielle en formation initiale et en formation continue. L’UCA propose ainsi :

    • une licence et un master informatique et mathématiques ;
    • un MSc data sciences ;
    • un cursus d’ingénieurs ;
    • un programme via le réseau européen EIT Digital ;
    • une école d’été en deep learning (apprentissage profond).

    « L’institut se propose de former les spécialistes de la licence au doctorat et de permettre aux entreprises de son territoire d’être concurrentielles sur ces enjeux, notamment pour la formation continue des cadres des entreprises locales », précise l’Inria.

    Un programme de laboratoires communs envisagé avec des entreprises privées

    Les partenariats de recherche entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises « sont en forte progression » avec notamment :

    • Accenture ;
    • Amadeus ;
    • Bosch ;
    • IBM ;
    • NXP ;
    • Qwant ;
    • Renault Software Labs.

    Dans le cadre du projet de 3IA, ils devraient être renforcés par la mise en place d’un programme de laboratoires communs.

    Le développement des start-ups issues de la recherche, un « axe privilégié »

    Le développement des start-ups issues de la recherche sera « un axe privilégié » et entrepris en partenariat avec la French Tech Côte d’Azur et le Cluster IA ainsi qu’avec l’association azuréenne centrée sur le numérique Telecom Valley, Sophia Club Entreprises qui a pour vocation de rassembler les différentes entreprises et établissements de Sophia Antipolis en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association Nice Starts Up ou les pôles de compétitivité tels que le pôle SCS ayant accompagné « la start-up Therapixel issue d’Inria qui a remporté plusieurs prix dont le prestigieux Digital Mammography Challenge sur le dépistage du cancer du sein ».

    Soph.I.A Summit : 3 journées scientifiques dédiées à l’IA

    « Le territoire abrite également de grands événements sur l’IA », argumente l’Inria.

    Sophia Antipolis accueillera par exemple les 7, 8 et 9 novembre 2018 des experts en IA lors d’un sommet baptisé « Soph.I.A Summit » s’adressant aussi bien aux chercheurs, aux entreprises et aux partenaires économiques qu’aux étudiants et aux citoyens.

  • Informatisation des ESMS : la métropole et le champ du handicap en retard

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a publié en juillet 2018 les résultats du tableau de bord de la performance dans le secteur médico-social lancé en 2009 par la DGCS, la CNSA et l’ANAP  qui ont montré un niveau d’informatisation hétérogène entre les établissements et services médico-sociaux (ESMS) français.

    En effet, 16 692 établissements et services ont saisi plus de 70% de leurs données pour participer à l’étude, qui s’est attachée en particulier à examiner :
    • l’informatisation des équipes métiers des ESMS ;
    • la couverture fonctionnelle des établissements ;
    • la mise en œuvre d’une politique de protection des données au sein de ces structures.
    Il en ressort que le taux d’informatisation des ESMS apparaît différent en fonction des activités, du mode d’exercice et de la situation géographie des établissements.

    Ainsi, si les ESMS de métropole, en particulier dans le champ du handicap et à activité ambulatoire, présentent un taux d’informatisation faible, c’est moins le cas pour les structures ultramarines, en particulier en Guyane et à la Réunion. Les établissements de ces régions sont particulièrement avancés dans le domaine de la protection des données puisque 90% d’entre eux ont engagé une démarche en ce sens, et les services accueillant des personnes âgées.

    Systèmes d’information : l’informatisation des ESMS 

    Informatisation des équipes métier des ESMS

    Le tableau de bord révèle que les établissements et services médico-sociaux métropolitains sont encore peu informatisés.

    En effet, 57% des ESMS ont mis à disposition de l’ensemble des professionnels des postes informatiques et seuls 33% des ESMS indiquent disposer de postes informatiques pour la majorité des profils métiers.

    En revanche, une couverture informatique minimale semble assurée dans les établissements : « seuls 2% des ESMS n’ont pas de poste informatique pour les profils métiers », indique le rapport. Ce chiffre s’élève cependant à 6% pour les ESPS intervenant au domicilie des patients.

    « Les régions ultramarines, et en particulier la Guyane, présentent un niveau d’équipement des professionnels métier supérieur à la moyenne« , précise le tableau de bord, alors que plusieurs régions métropolitaines telles que les Hauts-de-France, la Normandie et le Centre-Val de Loire affichent un retard d’équipement des équipes d’accompagnement et de soins.

    La couverture fonctionnelle des SI ESMS

    « Les ESMS ont très majoritairement informatisé leurs fonctions de gestion, tandis que la fonction cœur de métier et pilotage apparaissaient en retrait, explique l’ANAP. Ce constat est renforcé par le caractère professionnel des outils utilisés: alors que près de 80% des SI utilisés par les ESMS ayant intégralement informatisé leurs fonctions de gestion sont des progiciels, ce ratio tombe à un peu moins de 50% pour les admissions et le pilotage, et un peu moins de 60% pour le dossier usager. » En effet, la gestion des admissions, par exemple, est fréquemment réalisée au moyen de suites bureautiques.

    Concernant le dossier usager, l’informatisation paraît plus avancé dans le champ des personnes âgées que dans le champ du handicap, les structures mixtes (accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées) présentant un taux d’informatisation proche de celui des établissements du champ des personnes âgées. Dans ce dernier cas, si, d’après l’ANAP, « la culture de l’informatisation du secteur PA a, par capillarité, permis d’engager l’informatisation du volet PH de l’activité », le caractère adapté de l’outil déployé à l’activité PH doit être mis en question.

    Dans les structures à activité de type ambulatoire, c’est-à-dire autres qu’un ESMS avec hébergement ou intervenant à domicile, le tableau de bord montre un retard en matière d’informatisation. En outre, si, par exemple, le taux d’informatisation des ESMS intervenant à domicile est meilleur que celui des structures à activité ambulatoire, les professionnels intervenant au domicile du patient n’ont pas toujours suffisamment accès à un matériel informatique adapté.

    Mise en œuvre d’une politique en matière de confidentialité des données

    Sans être alarmant, le nombre d’établissements et services médico-sociaux ayant mis en place une politique de confidentialité des données est relativement faible :

    • seuls deux tiers des ESMS interrogés ont indiqué avoir mis en place une politique de confidentialité des données ;
    • un tiers a indiqué l’avoir fait partiellement.

    Il semble par ailleurs que ce chiffre varie en fonction des activités de l’établissement : les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et d’action médico-sociale précoce (CAMSP) à activités ambulatoires sont les plus impliqués dans une politique de confidentialité. Par ailleurs les structures dédiées à l’accompagnement et à la prise en charge des personnes âgées déclarent un peu plus que les structures relevant du champ des personnes handicapées s’être dotés d’une telle politique (70% contre 65%).

    Enfin, d’un point de vue géographique, les établissements métropolitaine présentent un taux de mise en œuvre d’une politique de confidentialité des données plus faible que les établissements ultra-marins. Par exemple, La Réunion, où 90% des structures déclarent s’être engagées dans une politique de protection des données, est la région française la plus avancée dans la protection des données.

  • Expérience patient et qualité : 121 unités des hôpitaux de l’AP-HP ont reçu le label « Hospitalité »

    121 labels « Hospitalité » ont été délivrés au sein de différentes unités des hôpitaux de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) fin juillet 2018. Il s’agit d’une démarche de labellisation lancée à la mi-février 2017 en vue d’améliorer l’expérience patient au sein de ses services.

    L’objectif visé est de garantir aux usagers une prise en charge de qualité en répondant mieux à leurs attentes en matière d’accueil et d’hospitalité, et en mettant en place des actions concrètes d’amélioration.

    Engagement de l’AP-HP pour le patient

    Cette initiative traduit l’engagement collectif des personnels de l’AP-HP au service des patients et de leurs proches et s’inscrit dans la démarche globale de « Qualité Hospitalité » initiée par l’AP-HP en 2016.

    Un label valable 4 ans délivré sur 7 types de critères

    Le label « Hospitailté est attribué pour une durée de quatre ans aux services volontaires. Ces derniers sont évalués sur des critères définis dans sept champs complémentaires tels que l’accueil ou la qualité de la relation :

    • accueil ;
    • environnement/propreté ;
    • linge ;
    • alimentation ;
    • prestations de service ;
    • culture/mieux-être ;
    • qualité de la relation.

    Afin de se voir octroyer le label, le service qui candidate doit dépasser 80% des objectifs fixés au sein du référentiel basé sur les critères ci-dessus.

    Sandrine Jannez, cadre de santé consultation médecine physique et réadaptation, hôpital Corentin-Celton, AP-HP, témoigne :« Le label « Hospitalité » engage toute la communauté, c’est fondamental. C’est également une reconnaissance immédiate pour les équipes qui ne se sentent pas toujours reconnues. Le processus de labellisation m’a permis de mieux connaitre le tissu essentiel des cadres de santé tout en leur apportant une lecture parfois différenciée des attentes et du vécu de nos patients. »

    Selon l’AP-HP, la dynamique est bien ancrée dans les établissement et s’accélère. Actuellement, plus d’une vingtaine de candidatures de labellisation sont soumises tous les mois.

    La liste des services labellisés, actualisée le 2 juillet 2018, est disponible ci-contre.

  • CMU-C

    couverture maladie universelle complémentairenull

  • AAH

    allocation aux adultes handicapésnull

  • CPTS

    communautés professionnelles territoriales de santénull

  • Etude : l’IA prédit mieux le risque de décès par maladie coronarienne que des experts (Plos One)

    Un modèle d’apprentissage automatique mis au point par des scientifiques du Francis Crick Institute de Londres peut prédire avec plus de précision le risque de décès des patients souffrant de maladies coronariennes. L’étude* publiée dans Plos One le 31 août 218 met aussi en évidence que l’intelligence artificielle est capable d’identifier des marqueurs biologiques prédictifs de mortalité que les cardiologues n’utilisent pas.

    Les modèles statistiques classiques face à l’IA

    Les dossiers électroniques de santé (EHR) constituent une mine d’informations. Ils contiennent des données sur les antécédents médicaux des patients, sur les symptômes, les résultats d’examens, les prescriptions, etc.

    Cependant, ces données ne sont pas collectées de manière systématique et de nombreuses informations manquent à l’appel. Certains cliniciens ne consignent pas des données dans le dossier parce qu’ils les jugent non pertinentes; le patient peut aussi s’opposer à leur stockage. Par conséquent, l’utilisation de ces données nécessite souvent beaucoup de manipulations et de calculs afin d’éviter les biais, et à terme les éventuelles erreurs de diagnostic.

    C’est pourquoi les modèles statistiques classiques, avec une sélection a priori des variables prédictives par des experts présentent un certain nombre de lacunes potentielles. Ils sont notamment très consommateurs de temps et les médecins ne peuvent souvent pas utiliser toutes les données. En revanche, les systèmes d’apprentissage automatique permettent d’intégrer un très grand nombre de variables, sans exiger autant d’hypothèses sur la relation entre des variables particulières et des résultats intéressants.

    586 variables contre 27

    Des chercheurs du Francis Crick Institute de Londres ont donc voulu comparer les performances des modèles statistiques traditionnels créés par des experts à des modèles reposant sur l’intelligence artificielle dans la détection du risque de décès par maladies coronariennes. Ils ont donc utilisé les données issues des dossiers électroniques de santé de 80 000 patients. Leurs algorithmes se sont entraînés et ont recherché les variables les plus pertinentes parmi un ensemble de 600. Au final, 586 variables par patient ont été sélectionnées. Le modèle pronostique construit par les experts reposait quant à lui sur 27 variables. Les résultats de leur étude ont été publiés le 31 août 2018 dans PLOS One.

    Résultats 

    • Le modèle d’apprentissage automatique était légèrement plus précis sur le plan statistique (0,801 contre 0,793 pour les médecins physiques).
    • La sélection automatique des données a nécessité moins de temps de saisie.
    • L’intelligence artificielle peut être utilisée dans des contextes où les facteurs de risque ne sont pas connus.

    Cette étude prouve non seulement que les modèles basés sur l’intelligence artificielle sont supérieurs aux systèmes statistiques traditionnels mais l’autre grand enseignement est que l’IA identifie de nouvelles variables auxquelles les médecins n’avaient pas pensé. « Parallèlement à des facteurs de risque tels que l’âge et si le patient fume, nos modèles ont identifié la consultation à domicile du médecin généraliste comme un bon prédicteur de la mortalité des patients », a expliqué Andrew Steele, premier auteur et chercheur au Crick Institute. Les cardiologues estiment que les visites à domicile sont importantes dans la biologie des maladies cardiaques, mais peut-être une bonne indication que le patient est trop malade pour se rendre chez le médecin et une variable utile pour aider le modèle à faire des prédictions précises. »

    Les inconvénients de l’IA

    Cependant, les techniques basées sur les données et l’apprentissage automatique présentent plusieurs inconvénients. Tout d’abord, le degré d’automatisation de ces méthodes n’est pas encore complet. En outre, il peut être difficile d’interpréter les résultats finaux. Les techniques de modélisation statistique classiques conservent donc des avantages.

    Les auteurs de l’étude ont néanmoins la conviction que « l’apprentissage automatique est un outil extrêmement puissant en médecine et a la capacité de révolutionner la manière dont nous prendrons en charge les patients au cours des prochaines années ».

  • Deuxième avis lève 2,5 millions d’euros pour développer son réseau de médecins et de bénéficiaires

    Deuxièmeavis.fr, une start-up facilitant l’accès à un médecin expert spécialiste d’un domaine médical en cas de problème de santé sérieux, vient de boucler une levée de fonds de 2,5 millions d’euros ce 5 septembre 2018.

    Les trois investisseurs sont les fonds Investir & +, Citizen Capital et Colam Impact, spécialisés dans les investissements à impact social. Investir & + avait déjà pris part au premier tour de financement en 2016, qui avait permis à la start-up de réunir 1 million d’euros.

    La levée de fonds supplémentaires vise à permettre à Deuxièmeavis.fr :
    • d’étendre le service proposé en multipliant le nombre de médecins experts, qui constituent aujourd’hui un réseau de 100 experts spécialisés dans environ 300 pathologies, sur lesquels elle s’appuie en vue de couvrir toujours davantage de pathologies ;
    • d’améliorer l‘accès aux spécialistes, notamment dans les zones isolées, tout en réduisant les délais d’accès à cette expertise puisque les patients obtiennent un avis sous 7 jours après avoir soumis leur dossier médical.

    Modèle économique visant la gratuité du service porté par les mutuelles

    Selon la start-up, 1 million d’utilisateurs a pour le moment recours au service de la plateforme Deuxièmeavis.fr. Elle vise 10 millions de bénéficiaires dès janvier 2019.

    Actuellement, les bénéficiaires du service ne déboursent pas d’argent car la start-up facture auprès des mutuelles qui ont incorporé ce service dans leur offre. Elle a d’ailleurs déjà signé un partenariat avec Malakoff Médéric, Audiens et Santiane offrant une base d’un million d’adhérents.

    Cette levée de fonds doit également permettre de recruter des chargés de partenariat qui vont œuvrer à construire de nouveaux partenariats avec d’autres assureurs et mutuelles.

    Les médecins experts satisfaits

    Dans un contexte où l’accès à un médecin spécialiste est de plus en plus en long, les experts sont amenés à être consultés de façon informelle pour prodiguer des conseils à des personnes de leurs réseaux personnel et professionnel.

    La collaboration avec Deuxièmeavis.fr leur permet d’être rémunérés pour le service rendu.

  • Appel à projets innovants centrés sur l’ambulatoire, le parcours de soins et l’information patient

    ASSPRO Conseil et le cabinet Branchet, acteur spécialisé dans la responsabilité civile professionnelle médicale des praticiens de plateaux techniques lourds, lancent un appel à projets de solutions innovantes contribuant à l’amélioration de la pratique médicale et à la réduction des risques. Cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 13 septembre 2018, s’adresse à tous les acteurs de la e-santé : sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux, les services numériques ou les applications logicielles, etc.

    Cette démarche vise notamment à accompagner les praticiens libéraux chirurgiens et anesthésistes réanimateurs face au virage numérique, en identifiant des services et outils « originaux » et « impactants ». Elle est organisée en 4 catégories : 
    • un prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins » concernera des outils à même d’améliorer le suivi du patient ;
    • un prix Fondapro « Patient éclairé » jugera de la pertinence de projets visant à favoriser l’information et la compréhension du patient ;
    • un prix ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens » récompensera des projets orientés vers la gestion du stress, l’optimisation du temps, etc.
    • un prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » fera l’objet d’un dernier concours.

    La remise des prix aura lieu le 16 novembre 2018 au cours du Digital Day. Cet événement sera rythmé par des pitchs d’entrepreneurs porteurs de projets ainsi que par table ronde centrée sur le rôle et les besoins des assureurs face aux défis des nouvelles technologies.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Critères d’éligibilité

    Sont éligibles aux prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins », Fondapro » Patient éclairé » et ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens », les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes fonctionnels au moment du concours et portés par des PME innovantes de moins de 50 salariés de 5 ans d’ancienneté au moins.

    Sont éligibles au prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes opérationnel en phase d’expérimentation : les porteurs de projet doivent être en mesure de présenter un prototype fonctionnel.

    Critères de sélection

    • Adéquation aux objectifs du concours ;
    • ambition et pertinence de l’innovation ;
    • valeur d’usage et adéquation au besoin ;
    • ambition sur le marché et potentiel économique ;
    • niveau de maturité ;
    • stratégie de communication.

    Calendrier de sélection 

    • 13 septembre 2018 : clôture des soumissions
    • 1er octobre 2018 : nomination des finalistes
    • 12 octobre 2018 : oral des nommés
    • 16 novembre 2018 : remise des prix

    Bénéfices d’une participation pour le porteur de projet 

    Les organisateurs veulent que le Digital Day constitue un « accélérateur de diffusion » pour les candidats.

    En effet, cet appel à candidatures représente une opportunité d’exposer sa solution devant un jury de professionnels des domaines médical et digital.

    En outre, les organisateurs mettent à destination des lauréats :

    • un « dispositif marketing de promotion [online et offline] vers des usagers [représentant le] cœur de cible » de la solution, soit les chirurgiens et les anesthésistes-réanimateurs ;
    • une assistance pour faciliter l’implémentation des solutions dans les systèmes d’exploitation des praticien ;
    • une réduction sur le contrat de responsabilité civile et professionnelle des praticiens clients du cabinet Branchet s’engageant à utiliser les solutions lauréates dans leur pratique quotidienne afin d’en stimuler la vente ;
    • un environnement de test permettant l’optimisation des fonctionnalités des solutions.