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  • Appel à projets innovants centrés sur l’ambulatoire, le parcours de soins et l’information patient

    ASSPRO Conseil et le cabinet Branchet, acteur spécialisé dans la responsabilité civile professionnelle médicale des praticiens de plateaux techniques lourds, lancent un appel à projets de solutions innovantes contribuant à l’amélioration de la pratique médicale et à la réduction des risques. Cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 13 septembre 2018, s’adresse à tous les acteurs de la e-santé : sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux, les services numériques ou les applications logicielles, etc.

    Cette démarche vise notamment à accompagner les praticiens libéraux chirurgiens et anesthésistes réanimateurs face au virage numérique, en identifiant des services et outils « originaux » et « impactants ». Elle est organisée en 4 catégories : 
    • un prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins » concernera des outils à même d’améliorer le suivi du patient ;
    • un prix Fondapro « Patient éclairé » jugera de la pertinence de projets visant à favoriser l’information et la compréhension du patient ;
    • un prix ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens » récompensera des projets orientés vers la gestion du stress, l’optimisation du temps, etc.
    • un prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » fera l’objet d’un dernier concours.

    La remise des prix aura lieu le 16 novembre 2018 au cours du Digital Day. Cet événement sera rythmé par des pitchs d’entrepreneurs porteurs de projets ainsi que par table ronde centrée sur le rôle et les besoins des assureurs face aux défis des nouvelles technologies.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Critères d’éligibilité

    Sont éligibles aux prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins », Fondapro » Patient éclairé » et ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens », les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes fonctionnels au moment du concours et portés par des PME innovantes de moins de 50 salariés de 5 ans d’ancienneté au moins.

    Sont éligibles au prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes opérationnel en phase d’expérimentation : les porteurs de projet doivent être en mesure de présenter un prototype fonctionnel.

    Critères de sélection

    • Adéquation aux objectifs du concours ;
    • ambition et pertinence de l’innovation ;
    • valeur d’usage et adéquation au besoin ;
    • ambition sur le marché et potentiel économique ;
    • niveau de maturité ;
    • stratégie de communication.

    Calendrier de sélection 

    • 13 septembre 2018 : clôture des soumissions
    • 1er octobre 2018 : nomination des finalistes
    • 12 octobre 2018 : oral des nommés
    • 16 novembre 2018 : remise des prix

    Bénéfices d’une participation pour le porteur de projet 

    Les organisateurs veulent que le Digital Day constitue un « accélérateur de diffusion » pour les candidats.

    En effet, cet appel à candidatures représente une opportunité d’exposer sa solution devant un jury de professionnels des domaines médical et digital.

    En outre, les organisateurs mettent à destination des lauréats :

    • un « dispositif marketing de promotion [online et offline] vers des usagers [représentant le] cœur de cible » de la solution, soit les chirurgiens et les anesthésistes-réanimateurs ;
    • une assistance pour faciliter l’implémentation des solutions dans les systèmes d’exploitation des praticien ;
    • une réduction sur le contrat de responsabilité civile et professionnelle des praticiens clients du cabinet Branchet s’engageant à utiliser les solutions lauréates dans leur pratique quotidienne afin d’en stimuler la vente ;
    • un environnement de test permettant l’optimisation des fonctionnalités des solutions.
  • Radiologie numérique : la société suisse Pristem lève 12,4 millions d’euros

    Pristem, société suisse spécialisée dans l’imagerie médicale innovante et visant à faciliter l’accès aux technologies et services de santé numérique, a annoncé le 29 août 2018 avoir levé 12,4 millions d’euros (14 millions de francs suisses) pour démocratiser la radiologie numérique.

    Ce tour de financement à été mené par des investisseurs suisses, dont la société Medisupport, qui gère un réseau de laboratoires d’analyses pour la médecine ambulatoire et hospitalière, et par des investisseurs africains, dont l’un est spécialisé en imagerie médicale. Leur identité n’a pas été dévoilée.

    Grâce aux fonds réunis, Pristem souhaite industrialiser et déployer d’ici deux ans sa solution d’imagerie médicale innovante qui vise à démocratiser l’accès à la radiologie, notamment dans les zones et centres de soins sous-dotés. Actuellement, la start-up recrute dans le domaine de l’informatique médicale de pointe et de l’ingénierie industrielle.

    La solution a vu le jour grâce à une collaboration avec cinq centres de recherche dans le cadre du programme EssentialTech de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Ce programme a une visée humaniste puisqu’il se propose de lutter contre la pauvreté en s’appuyant sur l’innovation technologique.

    Une solution radiologique issue d’une collaboration à six parties

    La solution que Pristem souhaite industrialiser est issue d’une longue collaboration qui remonte à 2012 et qui a impliqué cinq centres de recherche : l’EPFL, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l’Institut Paul Scherrer (PSI), spécialisé dans la recherche en sciences naturelles et en sciences de l’ingénierie, la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), qui est le réseau des hautes écoles en Suisse occidentale, et l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH), sous la direction du programme EssentialTech de l’EPFL.

    Le programme EssentialTech

    EssentialTech est un programme du Centre de coopération et développement de l’EPFL qui vise à mobiliser la recherche scientifique et l’innovation technologique pour lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité dans le monde. L’approche EssentialTech repose sur le développement combiné de technologies et de modèles commerciaux durables.

    Grâce à sa nouvelle solution, Pristem souhaite rendre accessible la radiologie, une technologie de diagnostic que la société considère incontournable et vitale.

    Une solution adaptée aux pays en développement

    Il s’agit d’un dispositif de radiologie « tout-en-un » incluant des pièces de haute technologie, facile d’utilisation, économique et d’une grande robustesse, afin de permettre le recours à la radiologie de pointe dans les centres de santé reculés ou dans des contextes difficiles au sein de pays en voie de développement.

    La levée de fonds est portée par deux investisseurs suisses et deux investisseurs africains. Blaise Mentha, le président de Medisupport, principal investisseur suisse spécialisé dans le secteur des services médicaux, a expliqué la participation du groupe dans ce tour de financement comme suit :  » Si nous avons décidé d’investir et de développer Pristem, c’est pour leur approche globale et disruptive. C’est comme de créer un produit de type « SUV » avec tout le confort et la solidité d’un « véhicule médical » qui serait capable de fonctionner efficacement dans les grandes villes modernes comme dans les terrains les plus reculés. » 

    Quant aux investisseurs africains, ils sont deux mais leur identité n’a pas été dévoilée. Selon le communiqué, l’un d’entre eux dirige un important groupe d’imagerie médicale.

  • Voluntis étend son partenariat avec AstraZeneca pour évaluer la thérapie digitale en oncologie eCO

    Voluntis, société spécialisée dans le développement de logiciels thérapeutiques, a annoncé le 30 août 2018 par communiqué l’extension de son partenariat avec le groupe biopharmaceutique Astrazeneca dans le domaine de l’oncologie. Les deux entreprises vont mettre en place une nouvelle phase d’évaluation clinique de leur thérapie digitale eCO (e-Cediranib-Olaparib), conçue pour l’accompagnement des patientes souffrant d’un cancer de l’ovaire résistant aux traitements à base de platine et traitées conjointement par les anticancéreux Cediranib et Olaparib.

    En s’appuyant sur « les résultats prometteurs » de la première étude clinique démarrée en 2015, les partenaires vont tester le dispositif eCO dans le cadre d’une étude clinique randomisée de phase III. Baptisée « GY005 » et promue par le National Cancer Institute (États-Unis), elle vise à « évaluer si la solution utilisée en complément des traitements oncologiques améliore la prise en charge des effets secondaires et de paramètres cliniques« , indique le communiqué.

    Les patientes et leurs médecins utiliseront l’application eCO en même temps que le traitement associant Cediranib et Olaparib pour les aider à gérer les symptômes d’hypertension et de diarrhée parfois associés à cet anticancéreux, et ainsi leur permettre de continuer plus longtemps leur traitement. Via l’application mobile, les patientes pourront enregistrer leurs symptômes pour recevoir des recommandations en temps réel. Les médecins auront, eux, accès à un portail web dédié pour suivre leurs patientes à distance.

    Dans le cadre de l’extension de cette alliance, la solution eCO va être inclue à Theraxium, la nouvelle plateforme de thérapies digitales en oncologie lancée en juillet 2018 par Voluntis.

  • Le PLFSS 2019 : l’ONDAM 2019 sera en dessous de 2,3 % (Gérald Darmanin)

    Gérald Darminin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé lors de son discours à l’Assemblée nationale tenu à l’occasion du débat d’orientation des finances publiques à la mi-juillet 2018 qu’une politique de réduction de la dépense publique allait être poursuivie et, qu’en conséquence, l’Ondam devait être contenu en deçà de 2,3 % en 2019.

    Le PLFSS 2019 n’est pas encore disponible pour le grand public mais les acteurs du secteur de la santé craignent une politique de rabot des dépenses et une absence de vision à long terme enrayant les investissements nécessaires à la transformation du système de santé.

    Ce sont les points clés soulevés par trois experts en économie et en santé – Guy Vallancien, Nicolas Bouzou et Pierre-Claude Fumoleau – dans une analyse du PLFSS à venir pour le Café Nile, datée du 3 septembre 2018.

    Le gouvernement fixe les seuils et poursuit une baisse des dépenses

    Alors que le gouvernement était parti sur une estimation de croissance de 1,9 % en 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré dans un entretien publié le 26 août 2018 au Journal du Dimanche qu’il ne faudra compte que sur 1,7 % de croissance.

    Il a également indiqué que c’est sur cette prévision que le budget de 2019 sera construit.

    Gérald Darminin, ministre de l’Action et des Comptes publics, avait déjà indiqué plus tôt durant l’été que la réduction des dépenses publiques ne pouvait avoir lieu à condition d’y associer l’ensemble des acteurs de la dépense publique : État, Sécurité sociale et collectivités territoriales.

    « Voilà pourquoi nous ne relâchons pas l’effort sur les comptes sociaux puisque nous nous engageons à renforcer la maîtrise des dépenses de santé et à accompagner la transformation de l’offre de soins, avec un Ondam contenu en deçà de 2,3 % en 2019. » Gérald Darminin, ministre de l’Action et des Comptes publics

    L’avis des experts : « une politique de rabot et peu de réformes »

    Dans le cadre d’une note de Café Nile, les trois experts cités souhaitent croire en une action politique et encourageante pour le secteur de la santé et de l’innovation. Ils rappellent à ce titre les annonces positives du gouvernement stimulant l’innovation, soit :

    • le retour des comptes sociaux dans le vert ;
    • l’article 51 de la LFSS 2018 qui introduit un mécanisme dérogatoire aux modes de financements existants ;
    • le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) tenu en juillet 2018 très encourageant pour l’industrie pharmaceutique.

    Ils souhaiteraient que ces intentions soient inscrites dans le PLFSS 2019 mais s’interrogent sur la capacité du gouvernement à le faire et redoutent un conservatisme.

    La confiance des industriels ébranlée

    Nicolas Bouzou, économiste et spécialiste de la finance, salue les réformes annoncées par le Premier ministre à l’occasion du CSIS mais craint qu’à la suite de l’annonce du budget de 2019 les promesses faites ne puissent pas être tenues.

    Selon lui, les ajustements aléatoires, en vue de maîtriser les déficits sociaux, portent un coup à la confiance des industriels qui ont besoin d’une visibilité à plus long terme et ne permettent pas d’améliorer la solvabilité de la France à long terme.

    L’innovation freinée et décrochage sur le plan international

    Guy Vallancien craint qu’une régulation financière trop restrictive induit un triple risque :

    • la perte des investissements industriels nécessaires pour faire de la France un grand pays de santé ;

    • une restriction de l’accès aux soins portant sur les innovations thérapeutiques ;

    • un décrochage par rapport à l’Allemagne, qui selon lui, avec la France, constitue le moteur de l’Europe de la santé.

    De la nécessité d’un PLFSS pluriannuel

    Pierre-Claude Fumoleau, président d’Abbvie, considère que les pouvoirs publics devraient tenir les engagements annoncés notamment lors du CSIS du mois de juillet 2018 favorisant la croissance des industries de santé.

    Pour que la France préserve sa place sur l’échiquier international, il alerte sur le caractère dramatique de l’écart des mesures annoncées à l’occasion du CSIS et de leur absence dans le PLFSS 2019.

    Il appelle en outre à une « régulation plus prévisible qui n’érode pas la mise sur le marché des produits innovants, [soit] la mise en place d’un PLFSS pluriannuel ».

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  • Good Doctor et Grab lancent une coentreprise pour fournir des services de e-santé en Asie du Sud-Est

    La plateforme de santé Ping An Good Doctor (Chine) et Grab Holdings (Grab), un groupe basé à Singapour à l’origine d’une plateforme O2O parmi les plus utilisées en Asie du Sud-Est (GrabPlatform), ont annoncé le 16 août 2018 par communiqué que les deux sociétés allaient fonder une coentreprise dans l’optique de fournir des services de santé en ligne novateurs en Asie du Sud-Est.

    Cette nouvelle société, dont le capital social est de 20 millions de dollars US (17 M €), devrait être lancée dans plusieurs pays de la région à partir du premier trimestre 2019.

    Elle fournira une gamme de services combinant la technologie avancée d’intelligence artificielle de Ping An Good Doctor avec la vaste base d’utilisateurs et l’expérience de Grab au sein du marché asiatique. Ces services prendront plus concrètement la forme de consultations médicales par application mobile, de livraisons de médicaments et de prises de rendez-vous en ligne. L’objectif est d’offrir des services uniques adaptés à la demande spécifique des zones au sein desquelles ils seront proposés.

    La coentreprise travaillera avec les gouvernements, les hôpitaux, les médecins et d’autres acteurs clés de l’industrie. Elle cherchera à mettre en place des partenariats pour s’assurer que les besoins de chaque marché local soient satisfaits.

    Par ailleurs, la fondation de cette nouvelle société aidera Ping An Good Doctor à élargir sa base d’utilisateurs (plus de 200 millions actuellement), à intégrer des ressources régionales et à créer un écosystème mondial de soins.

    « Ping An Good Doctor deviendra une plateforme mondialement influente »

    « Ping An Good Doctor deviendra une plateforme de l’écosystème de la santé sur internet mondialement influente, a déclaré Wang Tao, P.-D.G. de Ping An Good Doctor (communiqué). Nous reproduirons notre modèle [mis en place] sur le marché chinois à l’étranger et exporterons nos technologies et services matures. »

    L’entreprise collabore actuellement avec environ 3 100 hôpitaux, 2 000 établissements de santé, tels que des cliniques dentaires et des établissements de chirurgie esthétique, ainsi que plus de 10 000 points de vente. Son réseau de services de santé couvre près de 10 pays et régions, dont Singapour, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon et la Suisse.

    Grab : un chiffre d’affaires de 1 Md USD

    Ping An Good Doctor est le dernier partenaire à rejoindre GrabPlatform, lancé en juillet 2018. GrabPlatform est une suite de technologies qui permet d’accéder aux composants de la technologie de Grab, notamment dans le transport, la logistique et les paiements en ligne.

    L’application est utilisée dans 225 villes

    Actuellement, l’application est utilisée dans 8 pays (Singapour, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam, Myanmar et le Cambodge), et plus précisément dans 225 villes, pour commander de la nourriture ou un taxi, envoyer un colis ou lire la presse.

    Grab sera la première entreprise de technologie mobile en Asie du Sud-Est à atteindre un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars US (865 M. €) cette année, indique le communiqué.

    Le numérique a le potentiel de transformer l’industrie de santé en Asie du Sud-Est

    Selon les prévisions officielles, l’Asie du Sud-Est deviendra en 2030 la quatrième économie mondiale avec des besoins de santé en croissance la plus rapide, souligne Ping An Good Doctor.

    « La région est confrontée à des problèmes de santé critiques, tels que le manque d’infrastructures médicales adéquates dans certains pays, un fossé entre les zones rurales et urbaines en matière d’accessibilité des médecins et une inefficacité lorsque les consommateurs doivent consulter un médecin ».

    Ping An Good Doctor cite l’Indonésie, où il n’y a environ qu’un seul médecin pour près de 5 000 personnes, ce qui est nettement inférieur à celui des pays à revenu élevé comptant jusqu’à trois ou quatre médecins pour 1 000 personnes (chiffres OMS).

    « Les solutions de soins fournies par le biais du numérique ont le potentiel de transformer l’industrie et d’améliorer les résultats médicaux », estime le groupe.

  • Réforme de santé : « Nous devons sortir de l’approche centralisée », F. Valletoux (conférence FHF)

    « Rien ne serait pire qu’une réforme [de santé] qui ne serait pas globale. Nous avons besoin d’une vision politique et non d’un colmatage technique. La réforme doit s’adresser à tout le système de santé. Elle doit être volontariste et ambitieuse pour remettre sur pied un système à bout de souffle », a déclaré le 4 septembre 2018 Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), à l’occasion d’une conférence de presse (Paris) à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Évoquant la future réforme du système de santé, qui devrait être présentée dans les prochaines semaines, il s’est dit « optimiste », espérant que les mesures envisagées par le gouvernement permettront de « sortir de l’approche centralisée et bureaucratique [dans laquelle nous sommes actuellement] pour permettre aux acteurs des territoires d’agir selon leurs besoins spécifiques et [ainsi] de les responsabiliser ».

    La conférence a par ailleurs été l’occasion pour la fédération de présenter une étude menée par la société Heva sur les disparités de pratiques, les inégalités dans l’accès aux soins et dans l’accès aux acteurs de santé, afin de « poursuivre le travail de sensibilisation mené depuis de nombreuses années par la FHF sur les dangers et limites que présente notre système de santé français » et d’ »inciter les pouvoirs publics à enfin ouvrir le chapitre des solutions ».

    La FHF publie une étude sur les inégalités dans l’accès aux soins

    À l’occasion du point presse de rentrée, la Fédération hospitalière de France a présenté de nouvelles cartographies sur :

    • la dispersion des taux de recours en matière :
      • de chirurgie du canal carpien ;
      • de coronarographie ;
      • d’arthroscopie du genou ;
    • l’évolution du nombre de passage aux urgences par départements, « mise en regard de l’évolution du nombre de médecins généralistes ».

    L’objectif de ces travaux réalisés en juillet 2018* par la société Heva pour la FHF est de sensibiliser sur les dangers et les limites du système de santé français, mais aussi d’encourager les pouvoirs publics à mettre en œuvre des solutions concrètes pour lutter contre les disparités de pratiques ainsi que les inégalités dans l’accès aux soins et aux acteurs de santé.

    Ces cartes « révèlent des écarts majeurs entre régions et confirment l’ampleur du recours aux actes inutiles », commente Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF.

    Exemple avec la coronarographie

    Le taux de recours standardisé de la coronarographie montre des disparités importantes en France, allant de 3,6 à 9,9 pour 1 000 habitants.

    • Les taux de recours le plus faibles ont notamment été observés en Bretagne, dans les Hautes-Alpes et en Ardèche.
    • Les taux les plus élevés ont été enregistrés dans l’est de la France, dans les Alpes-Maritimes, le Var, la Haute-Garonne ou encore dans le Loiret.

    « La maladie coronarienne (cardiopathies ischémiques : CPI) est répartie de façon inéquitable en France, note la FHF. Dans certains départements, des taux de prévalence supérieurs à la moyenne nationale expliquent des taux de recours élevés. Néanmoins, le recours élevé à la coronarographie concerne aussi des départements pour lesquels l’épidémiologie des maladies coronariennes ne semble pas pouvoir objectiver un tel taux de recours. »

    Une augmentation des passages aux urgences et une baisse du nombre de médecins généralistes

    L’étude a dans un deuxième temps mis en avant l’activité des urgences en France globalement en hausse dans les territoires où le nombre de médecins généralistes était en baisse. Ainsi, 64,6 % des départements voient simultanément leur nombre de passages aux urgences augmenter et leur nombre de médecins généralistes diminuer.

    Zaynab Riet insiste sur l’importance de la mise en place d’une « stratégie ouverte sur l’ensemble du territoire. » « Il faut que chaque acteur puisse jouer son rôle afin de garantir l’accès aux soins pour éviter le recours aux urgences [inutiles]« .

    Frédéric Valletoux insiste : « L’explosion des urgences est l’un des dysfonctionnements majeurs du système de santé », indiquant que les actes aux urgences non suivis d’hospitalisations (les recours « inutiles » aux urgences) avaient augmenté de 7 % au premier semestre 2018. « C’est énorme ! Il faut absolument casser [cette logique]. »

    Rappel : les propositions en e-santé de la FHF « pour transformer le système de santé »

    Frédéric Valletoux a dans un premier temps exprimé le regret que la FHF, à l’instar d’autres acteurs de l’industrie, n’ait pas été concertée dans le cadre de la réforme du système de santé, avant d’annoncer  au cours de la conférence que le ministère des Solidarités et de la Santé venait d’adresser un message à la FHF proposant une rencontre le 12 septembre 2018.

    Dans le cadre de cette stratégie de transformation du système de santé, la Fédération hospitalière de France a présenté en mai 2018 22 propositions pour chacun des 5 chantiers identifiés (territorialisation, ressources humaines, qualité-pertinence, numérique, financement).

    Dans le domaine de la e-santé, 2 propositions centrales ont été émises par la FHF « pour une logique territoriale réaffirmée dans le cadre de la responsabilité populationnelle » :

    • Mettre en œuvre le plan « intelligence artificielle en santé » en « permettant d’anticiper les métiers de demain et les nouvelles utilisations des données dans le but d’améliorer la qualité des soins au bénéfice des patients et des professionnels de santé et en garantissant protection, confidentialité et égal accès aux innovations technologiques ».
      • Le secteur de l’imagerie est déjà très concernées, note-t-elle.
      • Créer une banque de données au service des travaux de recherche et de la pertinences des actes et des prises en charge.
    • Lancer un plan numérique pour le secteur social et médico-social : « favoriser l’accès à la télémédecine et s’appuyer sur un système d’information permettant la fluidité des parcours de soins les plus fragilisés ».

    La FHF encourage la généralisation du DMP

    Lors de la conférence du 4 septembre, Frédéric Valletoux a par ailleurs indiqué que la FHF se réjouissait de la généralisation du dossier médical partagé (DMP), prévue en octobre (annonce récente de la ministre de la Santé Agnès Buzyn). « Nous sommes pour toute innovation qui permette de fluidifier le système et d’éviter les actes redondants », a-t-il commenté.

  • Handicap : le CHU de Nantes, l’École centrale et OnePoint développent un avatar piloté par la pensée

    Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) Neurosciences, constitué au printemps 2018 par le centre hospitalier universitaire de Nantes et l’École centrale de Nantes, ainsi que la société Onepoint, spécialisée dans la transformation numérique des entreprises et des administrations, ont mis au point un avatar piloté par la pensée pour contribuer à la recherche sur les douleurs fantômes et les handicaps neurologiques. 

    En effet, par le biais d’un casque électroencéphalographie (EEG), l’activité cérébrale d’un utilisateur peut être analysée et ses intentions de mouvement retranscrites et interprétées grâce à travers un avatar virtuel évoluant dans un jeu vidéo.

    Ce serious game sera présentée le 22 septembre 2018 lors de la Nantes Digital Week.

    Un jeu basé sur l’utilisation d’un casque EEG

    L’utilisateur est équipé d’un casque EEG relié à une intelligence artificielle (IA) qui a appris à reconnaître quatre de ses intentions : marcher, bouger le bras droit, bouger le bras gauche et rester immobile. Le jeu fait avancer l’avatar selon les commandes pensées par le patient et perçues par l’IA.

    Une démonstration de la technologie sera effectuée le 22 septembre 2018 au cours de la Nantes Digital Week, et plus précisément lors du salon Startups à l’ouest (Nantes Game Xperience), qui aura lieu à La Conciergerie – Labo de Quartier et au Studio 11/15.

    Une technologie combinant interfaces cerveau-ordinateur, IA et design thinking

    Le dispositif combine BCI (interfaces cerveau-ordinateur), IA et design thinking (synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive). Il vise dans un premier temps à faire progresser la recherche sur le traitement des douleurs de membres fantômes et la gestion des handicaps neurologiques.

    Ses concepteur travaillent à son développement depuis janvier 2018 et espèrent mettre en place les premiers essais cliniques sur des patients d’ici trois mois, indique dans un communiqué Sébastien Ravoux, responsable du pôle « expertise technique » à Onepoint. « Cela sera une première en France car à terme, nous irions cette fois-ci bien au-delà d’un usage permettant la simple analyse d’imagerie en offrant une application concrète en termes de soins », précise-t-il.

  • Matinée « Faire de la France la nation leader de l’innovation » à Paris, le 25 septembre 2018

    M&M Conseil, cabinet de conseil en affaires publiques parisien, organisera en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) les 6èmes rencontres de l’innovation, qui se tiendront à Paris le 25 septembre 2018. 

    Centré sur l’objectif « Faire de la France la nation leader de l’innovation », cet événement sera présidé par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et vice président de l’Offre parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et Danièle Hérin, députée de l’Aude et vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».
    Seront également présents Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, ainsi que Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    L’inscription est possible avant le lundi 24 septembre 2018 via le lien ci-contre ou par mail à l’adresse électronique suivante : sec@mmconseil.com

    Programme

    08h45-09h00 : Ouverture des rencontres

    Par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    09h00-10h40 : Session n°1 : « La France innovante et compétitive »

    Problématiques abordées :

    • Quelles politiques publiques pour favoriser l’innovation ?
    • L’intelligence artificielle, nouvelle priorité du quinquennat en matière d’innovation ?
    • Quelle dynamique des partenariats entre tous les acteurs pour l’IA en France ?
    • L’innovation au service de la croissance économique : mythe ou réalité ?
    • L’éco-innovation : faire de la France un paradis vert mondial ?
    • L’innovation, une priorité de l’enseignement supérieur et de la recherche ?
    • Les enjeux de la R&D : quels financements de l’innovation ?
    • L’innovation, une nécessité vitale pour les PME ? La propriété intellectuelle face au défi de l’innovation.

    Session présidée par Danièle Hérin, députée de l’Aude, vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».

    Avec la participation :

    • de Marko Erman, directeur « recherche » et « technologies » du groupe Thales ;
    • de Michel Ginestet, président de Pfizer France ;
    • de Christine Hennion, députée des Hauts-de-Seine, en charge du rapport sur la politique européenne en matière d’innovation de rupture ;
    • de Célia de Lavergne, députée de la Drôme, co-présidente du groupe d’études « Start-ups et PME » ;
    • de Ludovic Peran, Public Policy & Gov’t Relations, Google France ;
    • de Marie-Noëlle Semeria, directrice de la R&D à Total.

    10h40-10h50 : Keynote : « Fabriquer l’innovation »

    Par Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du Conservatoire national des arts et métiers.

    10h50-11h00 : Keynote : « Quelle labellisation pour l’innovation française ? »

    Par Kat Borlongan, directrice de la French Tech.

    11h00-12h30 : Session n°2 : « Territoires et filières innovants »

    Problématiques abordées :

    • L’innovation dans nos territoires : un instrument au service de la réduction des inégalités ?
    • La défense, locomotive française en matière d’innovation ?
    • Les transports du futur : un secteur porté par l’intensification de la concurrence ?
    • L’innovation au service de la transformation énergétique :vers une ubérisation du domaine de l’énergie ?
    • RGPD et blockchain : l’innovation numérique face à l’enjeu de la protection des données.
    • La santé et l’innovation : un levier pour offrir un meilleur parcours de soins ?
    • L’innovation française peut-elle conquérir le monde?

    Session présidée par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Avec la participation :

    • du Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • d’Anne Genetet, députée des Français établis hors de France ;
    • de Michel Joly, président de Gilead France ;
    • de Marie Lebec, députée des Yvelines, présidente du groupe d’études « Attractivité de la France, export, investissement, compétitivité » ;
    • de Didier Patry, directeur général de France Brevets ;
    • de Jean Perrot, directeur des relations institutionnelles pour la R&T d’Airbus

    12h30-12h45 : Clôture des rencontres

    Par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    12h45 : Déjeuner-débat (sur invitation)

    Déjeuner autour de Johanna Michielin, directrice générale du CNRS Innovation.

  • Asthme infantile : une fondation néo-zélandaise adopte la techno Adherium pour améliorer l’observance

    Adherium, une société health tech réputée dans le domaine des pathologies respiratoires (Californie), a annoncé le 20 août 2018 son partenariat avec l’Asthma and Respiratory Foundation NZ (Nouvelle-Zélande). L’objectif de cette alliance est d’améliorer les résultats pour les patients asthmatiques, en mettant l’accent sur les enfants et les adolescents néo-zélandais dans le cadre du programme Kiwi Kids. Les participants au programme vont ainsi recevoir la solution développée par Adherium pour les aider à mieux gérer leur maladie.

    Adherium cherche à favoriser l’observance des médicaments et la gestion de l’asthme par le biais de sa plateforme respiratoire connectée, baptisée « Hailie », fonctionnant grâce un capteur posé sur l’inhalateur du patient et connecté à une application mobile. Des tests ont prouvé que la solution pouvait réduire jusqu’à 80 % les hospitalisations chez les enfants souffrant d’asthme non contrôlé, indique sur son site web la Asthma and Respiratory Foundation NZ.

    « Le programme Kiwi Kids est une étape très importante vers l’amélioration de l’asthme non contrôlé chez les enfants et les adolescents néo-zélandais », a déclaré Arik Anderson, directeur général d’Adherium (communiqué). Garth Sutherland, fondateur et P.-D.G. de l’entreprise, précise que ses équipes et la fondation allaient tout d’abord se concentrer sur les régions dont les besoins étaient les plus importants dans le domaine (zones isolées).

    Hailie fonctionne par le biais d’un capteur posé sur l’inhalateur

    « Le faible taux d’observance des médicaments préventifs contre l’asthme est un problème répandu associé à de mauvais résultats sur la santé, entraînant des visites imprévues chez le médecin et aux urgences [ainsi que] des hospitalisations », contextualise dans son communiqué Adherium, qui a développé la solution Hailie.

    Une alerte envoyée via une application mobile en cas d’oubli

    Son dispositif suit l’utilisation des médicaments du patient par le biais d’un capteur fixé sur l’inhalateur de la personne observée et envoie des rappels via une application mobile dédiée si l’outil constate qu’une dose n’a pas été prise.

    Le patient peut s’il le souhaite partager avec son médecin les informations issues de l’appareil, transmises par le biais de l’appli. « Haili permet d’engager des discussions significatives entre le patient (…) et le professionnel de santé », commente Adherium.

    1 enfant néo-zélandais sur 7 prend des médicaments contre l’asthme

    Selon les dernières données statistiques établies sur l’asthme chez les enfants néo-zélandais (communiqué) :

    • 1 enfant néo-zélandais sur 7 prend des médicaments contre l’asthme ;
    • 3 552 enfants néo-zélandais (nombre d’enfants de moins de 18 ans en Nouvelle-Zélande : environ 1 million) souffrant d’asthme ont été admis à l’hôpital en 2015 ;
    • plus de 500 000 jours d’école sont perdus chaque année par les enfants néo-zélandais à cause de l’asthme.

    Tous les enfants asthmatiques du pays sont invités à rejoindre le programme Kiwi Kids

    L’objectif du programme Kiwi Kids est de fournir aux enfants souffrant d’asthme la solution Hailie pour les aider à mieux gérer leur maladie et ainsi à éviter les situations à risque, explique la Asthma and Respiratory Foundation NZ.

    La fondation invite les enfants et adolescents asthmatiques ainsi que leurs parents, leurs soignants et les professionnels de la santé à la contacter par e-mail (kiwi kids@hailie.com) pour obtenir davantage d’informations sur le programme.