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  • MesDocteurs lance « AvecMonDoc » à destination des professionnels libéraux

    MesDocteurs lance son offre « AvecMonDoc » à destination notamment des professionnels de santé, mais des patients également. Dans un communiqué du 13 septembre 2018, la start-up annonce la création de la brique téléconsultation par visioconférence grâce au module « AvecMonDoc ».

    Il s’agit d’un service à entrée double, car il vise les médecins exerçant en cabinet nécessitant un outil technologique, en vue de la généralisation de la téléconsultation, assorti de quatre formules d’abonnement à partir de 15 euros par mois. Par ailleurs, les patients ont la possibilité de visualiser l’agenda de leur médecin et de prendre rendez-vous pour une téléconsultation par visioconférence.

    Dans un premier temps, MesDocteurs espère déployer sa nouvelle solution auprès de son réseau de généralistes composé d’environ 150 médecins.

    Objectif : accompagner les médecins

    La start-up vante l’absence de logiciel supplémentaire à installer par les praticiens afin de pouvoir mener des téléconsultations.

    La téléconsultation se déroule dans un espace virtuel représenté par la plateforme de MesDocteurs, accessible aux deux parties via un lien sécurisé. Cet espace personnel est le lieu où une ordonnance en cas de besoin et une feuille de soins à adresser à la CPAM en vue d’un remboursement seront délivrées par le praticien.

    La plateforme, qui existe depuis 2015, a permis plus de 100 000 mises en relation entre utilisateurs et médecins que ce soit par visio, audio ou chat.

  • Plan pauvreté : extension de la CMU-C et mise en place d’une complémentaire santé à 30 €/mois

    Le président de la République Emmanuel Macron a dévoilé le 13 septembre 2018 au Musée de l’Homme, à Paris, son « plan pauvreté », une « stratégie nationale » dont le montant s’élèvera à 8 milliards d’euros répartis sur quatre ans. Il s’articule autour de deux « piliers » : la prévention de la précarité et l’aide à la réinsertion professionnelle.
    Les 21 mesures de ce plan sont déjà « entièrement financées », assure l’Élysée. Elles se déclinent en 3 axes : « investir sur les personnes et leurs compétences dès le plus jeune âge » ; « les accompagner vers l’autonomie et l’emploi » et « garantir un cadre collectif de solidarité ».

    Parmi les principaux projets exposés figure la création d’un revenu universel d’activité, qui fusionnera « le plus grand nombre possible de prestations sociales », AAH incluse.

    Dans le secteur de la santé en particulier, les changements suivants ont été annoncés :
    • une prévention accrue en santé, avec la création de 100 centres et maisons de santé dans les quartiers prioritaires et la mobilisation de la médecine de ville en milieu scolaire ;
    • l’extension de la CMU-C à plusieurs millions de personnes et sa fusion avec l’Aide complémentaire de santé (ACS) ;
    • la mise en place d’une complémentaire santé à 30 euros par mois, qui permettra aux personnes concernées d’augmenter leur pouvoir d’achat. « Nous allons négocier avec les organismes complémentaires et cela sera co-géré », indique l’Elysée. 
    Une hausse générale des dépenses médico-sociales destinées aux personnes les plus en difficulté a par ailleurs été évoquée, sans que davantage de détails ne soient révélés.

    La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn devra mettre en œuvre ce plan et veiller à son efficacité. Elle sera également chargée d’assurer le déploiement de la réforme du système de santé, qui sera présentée le 18 septembre 2018.

    Mesure n°1 : un revenu universel d’activité pour fusionner les prestations sociales

    Emmanuel Macron a annoncé une réforme majeure des minima sociaux via la mise en place d’une « loi en 2020 » visant à créer « un revenu universel d’activité », qui fusionnera « le plus grand nombre possible de prestations sociales » (AAH, RSA, APL…) et garantirait ainsi « un seuil minimal de dignité ».

    Les détails de cette réforme n’ont pas été présentés. Le président a simplement précisé que ce revenu serait soumis « à des droits et des devoirs » par le biais d’un « contrat d’engagement » du bénéficiaire, imposant notamment une recherche active d’emploi. Le dispositif permettrait, entre autres, de simplifier le versement des aides sociales, avance Emmanuel Macron.

    Le plan santé sera présenté le 18 septembre 2018

    Dans une interview accordée le 12 septembre 2018 à France 2, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué que « des moyens supplémentaires » seraient également mis en place pour assurer la réforme des systèmes de santé, sans donner davantage de précision.

    Une réforme qui mettra « plusieurs années pour se mettre en œuvre »

    L’objectif de ce plan santé, qui sera dévoilé le 18 septembre, est de « rapprocher la médecine (…) des Français, qui souffrent de difficultés d’accès aux soins, et de soulager l’hôpital, [de] désengorger les urgences », a-t-elle expliqué à France 2 dans une interview accordée pour l’émission « Les 4 vérités ».

    Cette « réforme qui se veut ambitieuse » ne résoudra « pas tout du jour au lendemain » et mettra « plusieurs années pour se mettre en œuvre », prévient-elle.

  • ARN

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  • Singapour : 4 sociétés de télémédecine rejoignent un programme d’expérimentation du gouvernement

    Quatre nouveaux fournisseurs de services de télémédecine ont rejoint le 7 septembre 2018 le nouveau programme du ministère de la Santé (MOH) Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP). Lancé en avril, le LEAP sera maintenu jusqu’à ce que les actes de télémédecine soient officiellement autorisés en vertu de la loi sur les services de santé de la cité-État.

    Les quatre acteurs en question sont les sociétés de télémédecine MyDoc et Doctor Anywhere, l’application de livraison de médicaments à domicile Speedoc et MaNaDr, qui permet notamment aux patients de prendre des rendez-vous en ligne et de discuter à distance avec un médecin.

    Deux autres sociétés avaient déjà intégré le programme. Il s’agit de Ringmd, un dispositif mobile via lequel les patients peuvent réaliser des appels vidéo avec un généraliste basé à Singapour, et de WhiteCoat, une plateforme virtuelle proposant des consultations de télémédecine.

    LEAP : un programme pour expérimenter les modèles de soins innovants

    Lancé en 2018 par le ministre d’État à la Santé singapourien, le Dr Lam Pin Min, le Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP) est « une initiative de sandbox réglementaire qui permet de développer en toute sécurité des modèles de soins innovants dans un environnement contrôlé », explique le ministère de la Santé (MOH) sur son site web.

    Contexte

    « Au cours des dernières années, Singapour a connu une croissance dans le secteur de la télémédecine, les acteurs publics et privés étant apparus pour offrir une variété de services aux patients », relève le MOH, soulignant que la télémédecine permettait d’offrir une meilleure commodité aux patients et une meilleures accessibilité aux offres de soins et aux médicaments.

    La médecine mobile (visites à domicile), par ailleurs, « offre une plus grande accessibilité aux patients qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas se rendre dans un hôpital ou une clinique, en amenant des praticiens à leur chevet », ajoute le ministère.

    Modalités du programme

    Dans le cadre du programme LEAP, le ministère de la Santé va se concentrer sur la mise en place d’un cadre réglementaire relatif aux services de télé-consultation et de médecine mobile, en invitant les fournisseurs concernés à participer à son expérimentation.

    Il collaborera avec les fournisseurs retenus pour :

    • définir des conditions limites claires pour la pratique de ces deux exercices particuliers ;
    • entreprendre des stratégies de gouvernance clinique et des données ;
    • établir des stratégies d’atténuation des risques pour les patients.
  • Parsys Telemedecine, équipementier de matériel de télémédecine, lève 4 millions d’euros

    Parsys Telemedecine, fabricant français de solutions de télémédecine, a annoncé avoir levé 4 millions d’euros le 12 septembre 2018.

    L’entreprise offre des solutions permettant de réaliser des diagnostics à distance dans le cadre des urgences médicales et de la télé-expertise, telles que les stations de télémédecine, les chariots de télémédecine et les électrocardiographes portables sans fil.

    La levée de fonds, portée par Odyssée Venture, Bpifrance et Crédit coopératif, vise à :
    • mettre en œuvre sa stratégie pour renforcer sa position de leader sur le marché du maritime et se développer à l’international avec un focus dans des pays émergents ;
    • renforcer les équipes commerciales et techniques ;
    • réaliser le pipe commercial enregistré sur ce marché de la télémédecine, jugé par la PME en forte croissance en France et à l’étranger.

    Trois outils connectés de télémédecine

    La société propose trois supports différents :

    • une station de télémédecine au service de la mobilité, des soins d’urgence ou de la téléconsultation. Les examens médicaux réalisés peuvent être transmis en quelques secondes à un centre médical distant via internet, 3G ou satellite ;
    • un chariot de télémédecine : équipé des mêmes éléments que la station, il s’agit d’un format plus adapté à l’usage hospitalier ;
    • un électrocardiographe portable sans fil conçu pour capturer et transférer rapidement des tracés ECG de 12 à 18 dérivations simultanées.

    Ces outils sont donc équipés de capteurs médicaux (électrocardiographe breveté, tensiomètre, oxymètre de pouls, glucomètre, thermomètre, spiromètre, etc.) qui transmettent les données à un cloud de télémédecine.

    La société collabore notamment avec Marlink, acteur majeur des communications satellitaires maritimes et le GCS SESAN, qui regroupe 165 hôpitaux en région parisienne.

  • Coalition S : un programme européen pour ouvrir l’accès en ligne aux publications scientifiques

    Science Europe, association regroupant les principales organisations de financement de la recherche et les organisations de recherche européennes, a annoncé le 4 septembre 2018 le lancement de Coalition S, un programme visant à favoriser un accès complet et immédiat – dans des revues ou plateforme à accès libre conformes – aux publications scientifiques financées par des fonds publics.

    Cette initiative, qui fédère 11 organismes nationaux de financement de la recherche et invite les bailleurs de fonds de recherche du monde entier à participer, est soutenue à l’échelle internationale par la Commission européenne et le Conseil européen de la recherche.
    Au niveau national, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé le 4 juillet 2018 un plan pour la science ouverte, la France appuie ce projet via la participation de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

    Concrètement, pour parvenir d’ici 2020 à ouvrir l’accès aux publications scientifiques, l’initiative Coalition S propose aux 11 organismes nationaux participants et à ceux qui les rejoindront de coordonner leurs actions autour de 10 principes, qui constituent le « Plan S ».

    Les 10 principes du plan S

    • Les auteurs doivent pouvoir conserver leurs droits d’auteur sur leurs publications, sans aucune restriction. Toutes les publications doivent paraître sous une licence ouverte, de préférence la « Creative Commons Attribution Licence CC BY ». Dans tous les cas, la licence utilisée doit être conforme aux exigences définies par la déclaration de Berlin. 
    • Les bailleurs de fonds assureront conjointement la mise en place de critères et d’exigences robustes pour les services que les revues et les plates-formes open access (en libre accès) conformes devront fournir.
    • S’il n’existe pas encore de revues ou de plateformes en libre accès de grande qualité, les bailleurs de fonds inciteront, de manière coordonnée, à les créer et à les soutenir, le cas échéant ; le support sera également fourni pour les infrastructures en libre accès, si nécessaire.
    • Les publications en open access doivent être financées par les bailleurs de fonds de recherche ou les universités, non par les auteurs eux-mêmes ; tous les scientifiques devraient pouvoir publier leurs travaux en libre accès même si les institutions dont ils dépendent disposent de moyens limités.
    • Les financements des publications en open access doivent être standardisés et plafonnés en Europe.
    • Les bailleurs de fonds demanderont au universités, aux organisations de recherches et aux bibliothèques d’aligner leurs politiques et leurs stratégies, notamment pour garantir une transparence.
    • Si ces principes s’appliquent à tous les types de productions de recherche, il n’est pas attendu que les monographies, les encyclopédies et les autres livres puissent être disponibles en accès libre avant le 1er janvier 2020.
    • L’importance des archives ouvertes pour l’accueil des nouveaux travaux de recherche est reconnue : ces dépôts ouverts ont une fonction d’archivage à long terme et portent un potentiel d’innovation éditoriale.
    • Les modes de publication « hybrides » – accessibles uniquement sous abonnement mais via lesquels les auteurs peuvent publier leurs travaux en open access moyennant versement de frais de publication supplémentaires – ne sont pas en accord avec les principes ci-dessus.
    • Les bailleurs de fonds surveilleront que les acteurs concernés respectent ces principes et sanctionneront ceux qui ne les appliquent pas.

    La position de l’Inserm

    Signataire de la Déclaration de San-Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), qui propose notamment « d’exploiter les possibilités offertes par la publication en ligne », l’Inserm s’est « réjoui » de cette initiative. 

    Dans une dynamique similaire, l’institut français avait déjà augmenté de 22 % entre 2015 et 2017 son taux de publications en accès libre en ligne payées par l’organisme : environ 30 % des publications de l’Inserm sont disponibles en accès libre en 2018.

  • Marchés : Doctolib, fournisseur de la plateforme de prise de rendez-vous, retenu par le Resah

    La centrale d’achat du Resah a annoncé dans un communiqué de presse daté du 6 septembre 2018 avoir retenu la start-up Doctolib pour son marché de prise de rendez-vous en ligne.

    Le Resah a décidé d’attribuer un accord-cadre national d’une durée de 4 ans à Doctolib pour sa solution logicielle de prise de rendez-vous en ligne. Cette action s’inscrit dans sa volonté d’accompagner le secteur de la santé dans sa transformation numérique (télémédecine, objets connectés, cloud, etc.).

    Le Resah s’appuie sur les résultats d’une enquête intitulée Innovation digitale des établissements de santé du Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH) révélant que 67% des interrogés souhaitent le développement de la prise de rendez-vous en ligne. La solution de Doctolib, personnalisable et interfaçable avec les systèmes d’information hospitalier (SIH), permet aux établissements de réduire de 75% le taux de rendez-vous non honorés grâce notamment à des outils d’annulation en ligne, d’envoi d’e-mails et de SMS de rappel : cela constitue un service supplémentaire de confort pour les patients.

  • SAFECARE

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  • APHP, Inria : 1ères rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé, 8/10/2018

    L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’Université Paris Diderot et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) organisent le 8 octobre 2018 à Paris les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé, avec au programme plusieurs tables rondes et retours d’expériences sur les grands enjeux posés par le déploiement de ces dispositifs et par leur évaluation.

    À la lumière des premiers retours d’expérience d’évaluation d’objets connectés en santé, le but de cette rencontre est de s’interroger sur les modalités qui permettront de concilier le développement de ces outils à des fins médicales avec les exigences d’une médecine de qualité soucieuse de l’intérêt du patient.

    Il est possible de s’inscrire à cet événement via le lien ci-contre.

    9h

    Accueil

    9h30

    Introduction

    Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP ; Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot ; Philippe Ruszniewski, doyen de la faculté de médecine de l’université Paris Diderot.

    10h

    Les grands enjeux posés par les objets connectés en santé

    Modérateur : Céline Lefève, maître de conférences en philosophie, co-responsable du programme USPC « La Personne en médecine », université Paris Diderot, et directrice de la chaire coopérative « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP/ENS).

    • Les enjeux éthiques et philosophiques, avec Jean-Michel Besnier, professeur des universités, université Paris IV-Sorbonne, chaire de philosophie des technologies d’information et de communication ;
    • Les enjeux posés à notre système de santé : La E-santé, distinguer la lame de fond de l’écume, avec Etienne Minvielle, MD, PhD, titulaire de la chaire de management et directeur de l’EA 7348 management des organisations de santé à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), mission « parcours innovant », Institut de cancérologie Gustave Roussy.

    11h45 

    Les grands enjeux posés par les objets connectés en santé (suite)

    • Numérique & santé connectée, avec Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris ;
    • Débat entre les auditeurs et les intervenants.

    12h45 

    Déjeuner

    14h

    Retours d’expériences autour de l’évaluation des objets connectés en santé

    Modérateur : François Crémieux, directeur général adjoint de l’AP-HP.

    • Les enjeux cliniques, avec Marie-Pia d’Ortho, directrice scientifique du Digital Medical Hub, cheffe de service de physiologie, explorations fonctionnelles de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard, AP-HP ;
    • Fiabilité et aide à la décision, avec Anne Gégout-Petit, professeure des universités, université de Lorraine, institut Elie Cartan, responsable de l’équipe Inria BIGS ;
    • Les enjeux médico-économiques, avec Camille Jean, maître de conférences, laboratoire conception de produits et innovation, Arts et Métiers ParisTech ;
    • Les enjeux psychiques de l’interaction des patients et soignants avec les objets connectés, avec Cristina Lindenmeyer, psychanalyste, maître de conférences HDR au département d’études psychanalytiques – UFR IHSS, université Paris 7 Diderot.

    15h20 

    Table-ronde : Possibilités et limites des objets connectés en santé

    Modérateur : Rodolphe Gouin, directeur de la Fondation AP-HP pour la recherche.

    Intervenants : Marie-Pia d’Ortho ; Anne Gégout-Petit ; Cristina Lindenmeyer ; Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ; Corinne Collignon, adjointe au chef de service évaluation des dispositifs médicaux, direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique (DEMESP), HAS ; Camille Jean, maître de conférences, laboratoire conception de produits et innovation, Arts et Métiers ParisTech.

    16h30 

    Conclusion