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  • Psy : Doctoconsult lève 2 M€ pour développer « une gamme complète d’outils de thérapie digitale »

    Doctoconsult, une plateforme de téléconsultation française dédiée à la psychiatrie, aux troubles nutritionnels et à l’addictologie, a annoncé le 17 septembre 2018 avoir clôturé une augmentation de capital de 2 millions d’euros auprès du groupe d’hospitalisation privée Elsan et de Bpifrance, via le fonds Patient Autonome, lancé fin 2017 et doté de 50 millions d’euros.

    Cette levée de fonds va notamment permettre à Doctoconsult d’étoffer son offre en développant « une gamme complète d’outils de thérapie digitale dédiée à la santé mentale pour renforcer l’accompagnement des patients atteints de troubles psychiques« , précise le communiqué.
    Elsan va proposer les services de téléconsultation de Doctoconsult aux femmes atteintes de dépressions post-partum, aux personnes souffrant d’obésité avant et après une chirurgie bariatrique, aux patients chroniques (dialyse, cancer, soins palliatifs) et aux personnes âgées nécessitant un soutien psychologique.

    Par ailleurs, la société rejoint l’accélérateur HealthTech du Hub de Bpifrance, qui vise à développer les opportunités de partenariats commerciaux ou capitalistiques dans le domaine de la e-santé.

    Vers une solution de médecine prédictive, préventive, personnalisée et participative

    « C’est un privilège de compter des partenaires aussi compétents et complémentaires pour nous accompagner dans cette phase importante de notre histoire, a déclaré Fanny Jacq, cofondatrice et présidente de Doctoconsult (communiqué). Nous allons avoir les moyens pour développer une solution de médecine 4P : prédictive, préventive, personnalisée et participative »

    Doctoconsult, une solution réduisant « les risques que le patient décroche »

    De son côté, Chahra Louafi, directrice du fonds Patient Autonome de Bpifrance, a commenté : « De nombreux patients atteints de maladies psychiatriques font face à de lourds échecs thérapeutiques car la phase de diagnostic est souvent longue, tout comme le suivi entre deux consultations. La solution complète proposée par Doctoconsult, associant la visio-consultation à la thérapie digitale, réduit les risques que le patient décroche. »

    « Le partenariat avec Doctoconsult va nous permettre de mieux accompagner certains de nos patients en facilitant l’accès à la prise en charge en psychiatrie sur tout le territoire, avance quant à lui Thierry Chiche, président exécutif d’Elsan. Il répond également à notre stratégie d’innovation en accélérant le développement d’une start-up française grâce à la coopération avec nos établissements. »

    Remboursement : Doctoconsult a déjà obtenu l’accord de la Sécurité sociale

    Fondé en 2016 par le Dr Fanny Jacq, médecin psychiatre, Doctoconsult rassemble une centaine de médecins. Plus d’un millier de consultations ont été effectuées via sa plateforme depuis son lancement, assure la société.

    Le service permet aux patients souffrant de troubles mentaux d’accéder à un praticien « partout en France, dans un délai d’attente réduit, tout en bénéficiant d’un meilleur suivi, personnalisé, grâce à des outils digitaux innovants et dédiés à leur pathologie », précise le communiqué.

    Doctoconsult se dit « précurseur ». En juillet 2016, avant la généralisation de la téléconsultation le 15 septembre 2018, la société avait déjà reçu le premier agrément de l’Agence régionale de santé pour l’exercice de la téléconsultation et l’accord de la Sécurité sociale pour que les patients puissent obtenir le remboursement des actes médicaux réalisés via sa plateforme.

  • Télémédecine : la CNAM & la FMF publient des guides sur la téléconsultation

    Depuis le 15 septembre 2018, la téléconsultation est officiellement disponible en France. À cette occasion et face aux diverses questions, notamment liées à la mise en œuvre par les praticiens, qui demeurent sans réponse, le Dr Claude Bronner, président d’Union Généraliste et vice-président de la FMF (Fédération des Médecins de France) a établi le 16 septembre 2018 un recueil de ressources élaborées par la FMF et la CNAM.

    Considérée à la fois comme une opportunité pour les médecins et les patients, et comme une mesure favorisant une médecine au rabais, la FMF recommande d’aborder le sujet avec précaution tout en se donnant la possibilité d’exploiter les avantages de cette nouvelle forme de consultation. Les documents listés ci-dessous sont censés y contribuer :
    • Les 5 cas d’usage de la télémédecine ;
    • Généralisation de la téléconsultation, du 12 septembre 2018 ; 
    • Télémédecine pour les nuls de la FMF.

    Enfin, la FMF préconise le recours à une messagerie sécurisée pour tout type d’échanges entre le médecin et son patient.

    Tarifs et cas d’usage

    Le premier document liste les tarifs en fonction des actes de télémédecine :

    • TCG = 25 € pour le généraliste secteur 1 ou OPTAM ou secteur 2 pratiquant le tarif opposable ;
    • TC = 23 € pour tous les autres ;
    • TC = 39 € pour les psychiatres ;
    • TC1,5 = 58,50 € pour acte de téléconsultation des psychiatres dans les 48 heures suivant la demande du médecin traitant.

    Il rappelle néanmoins que les tarifs libres sont possibles quand ils sont autorisés.

    Le document répertorie des exemples de cas d’usage concrets qui peuvent se présenter.

    Généralisation de la téléconsultation par la CNAM

    La CNAM a publié le 12 septembre 2018 un document intitulé Généralisation de la téléconsultation, disponible ci-contre.

    Il se compose de trois volets rappelant les détails pratiques relatifs à chacun des volets :

    • La téléconsultation en pratique :
      • Cette partie définit le médecin comme principal décisionnaire pour procéder à une téléconsultation et le déroulement de celle-ci avec les moyens et équipements à mobiliser (application sécurisé, cabine, chariot de téléconsultation, assistance par un professionnel de santé, renseignement du DMP, établissement d’un compte-rendu, etc.).
      • Les principaux avantages conférés à la téléconsultation par le document sont une amélioration de la qualité de vie et un accès aux soins simplifié.
      • Le document répertorie les tarifs applicables en fonction de la situation.
      • Enfin, le document détaille les cas exclus du champ du recours aux actes de téléconsultation : consultations complexes ou très complexes, l’avis ponctuel de consultant, la consultation spécifique par un médecin cardiologue ou spécialiste en médecine des affections vasculaires.
    • Les grands principes de la télémédecine :
      • La télémédecine doit s’inscrire dans le parcours de soins coordonné.
      • Les patients doivent être connus des médecins réalisant les téléconsultations avec les quatre exceptions :
        • accès aux spécialistes que l’on peut déjà consulter en accès direct ;
        • les patients âgés de moins de 16 ans ;
        • les patients ne disposant pas de médecin traitant ou dont le médecin traitant est indisponible dans le délai compatible avec leur état de santé ;
        • les situations d’urgence.
    • Développer la télémédecine – un enjeu clé pour le système de santé français :
      • La généralisation de la télémédecine : de financements en provenance des fonds d’interventions régionaux (FIR) dans un cadre expérimental, on passe à la généralisation de la télémédecine portée par un financement de droit commun.
      • Améliorer le suivi et la prise en charge des assurés : la CNAM cite la télémédecine comme facteur d’amélioration de l’efficience, de l’organisation et de la prise en charge des soins, car elle permet entre autres d’accélérer la prise en charge et le suivi des patients.

    Télémédecine pour les nuls par la FMF

    Dans ce livret préparé par le Dr Claude Bronner, disponible ci-contre, la FMF revient sur les enjeux de la télémédecine.

    Une partie est dédiée à la téléconsultation et plus précisément aux différents types de consultations, au nombre de 3 selon la FMF :

    • une consultation directement avec le patient sur son smartphone ou son ordinateur ;
    • une consultation avec le patient par la médiation d’un tiers (infirmier, pharmacien), sur un poste fixe (chariot, cabine) ou mobile (mallette);
    • une consultation mettant en relation un médecin depuis son cabinet où se trouve son patient, avec un confrère pour une téléconsultation commune.

    L’équipement au service de la mise en œuvre des téléconsultations est le suivant :

    • un système de visiocommunication sécurisé entre le médecin et le patient ;
    • un dossier médical pour enregistrer les éléments de la consultation, au mieux dans le Dossier Médical Partagé (DMP) ;
    • une connexion Cartes Vitale et CPS pour la facturation par FSE ;
    • une messagerie sécurisée pour transmettre des ordonnances et le compte-rendu au médecin traitant.

    Le document détaille également toutes les cotations possibles aussi bien pour les médecins généralistes que pour les spécialistes. Les cotations d’actes de téléconsultation en pédiatrie et en psychiatrie sont également disponibles.

    Dans une deuxième partie du document, le FMF fait un point sur la télé-expertise qui ne sera généralisée qu’à partir du mois de février de 2019.

  • Appel à projets : l’ARS IDF soutient la modernisation et l’adaptation de l’offre médico-sociale

    L’ARS Île-de-France, au titre du Plan d’aide à l’investissement, bénéficie d’une enveloppe de 8,1 millions d’euros (M€) pour un volet personnes âgées et 7,6 M€ pour un volet personnes handicapées.

    Ce plan a vocation à aider les établissements et services pour personnes âgées et personnes handicapées (enfants, adultes). Il vise à soutenir les opérations de modernisation et l’adaptation de l’offre.

    Plan d’aide à l’investissement

    National

    Le Conseil de la CNSA du 30 mars 2018 a approuvé les orientations pour 2018 du Plan d’aide à l’investissement sur la base d’un montant national de 122,1 millions d’euros répartis en 71,5 millions dans le champ des personnes âgées et en 50,6 millions dans le secteur des personnes handicapées.

    L’aide à l’investissement a pour but de soutenir les opérations visant prioritairement à :

    • poursuivre la mise en œuvre des objectifs quantitatifs et qualitatifs des plans nationaux qui ont pour objectifs la modernisation et à l’adaptation de l’offre d’établissements et de services à destination des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées ;
    • poursuivre la modernisation des structures les plus inadaptées, en lien avec une optimisation de l’impact financier pour les usagers et l’assurance maladie.

    Île-de-France

    Pour la région Île-de-France sont attribuées les enveloppes indicatives suivantes : 8 129 506 € sur le volet «Personnes âgées» (soit 299 321 € de moins qu’en 2017) ; 7 575 551 € sur le volet «Personnes handicapées» (soit 490 154 € de plus qu’en 2017).

    Concernant cet appel à projets :

    • le périmètre éligible est celui des établissements accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées tels que mentionnés à l’article L 314-3-1 du code de l’action sociale et des familles (lien ci-contre) ;
    • il vise :
      • les opérations dont les travaux n’ont pas commencé, destinées à la mise aux normes techniques et de sécurité, à la modernisation des locaux de fonctionnement, à la création de places nouvelles autorisées pour les seules capacités habilitées à l’aide sociale (transmission du dossier technique au stade du programme technique détaillé et de l’avant-projet sommaire) ;
      • les études de faisabilité préalables nécessaires à la conception d’opérations complexes de restructuration qui s’inscrivent dans une démarche qualité ;
      • les opérations de modernisation d’EHPAD habilités à l’aide sociale (cette règle ne s’applique pas aux pôles d’activités et de soins adaptés (PASA) qui pourront être aidés même si aucune place n’est habilitée) ;
      • les seules créations de places en accueil de jour, hébergement temporaire, pôles d’activités et de soins adaptés et unités d’hébergement renforcées consacrées aux maladies d’Alzheimer ;
      • les opérations de modernisation et de restructuration ;
      • la modernisation des structures et la création de places nouvelles en maison d’accueil spécialisée et foyer d’accueil médicalisé ;
      • les projets d’adaptation des modalités d’accueil aux personnes handicapées vieillissantes et aux personnes autistes ;
      • les créations de places nouvelles par fongibilité des capacités sanitaires sous réserve des principes médico-sociaux d’aide à l’autonomie et de promotion de la participation sociale des usagers ;
      • la modernisation/rénovation des structures d’accueil pour enfants handicapés afin d’adapter les modalités d’accueil et la qualité de cet accueil particulièrement en IME avec un focus sur la prise en charge de l’autisme ;
      • la modernisation des établissements et service d’aide par le travail (ESAT) ;
    • concernant les EHPAD, les promoteurs sont invités à utiliser l’outil développé par l’ANAP.

    Les dossiers de demande devront être transmis, sous forme papier et numérique, avant le 30 septembre 2018, à :

    Agence Régionale de Santé Île-de-France, Direction de l’Autonomie, à l’attention de Monsieur Dominique CLOS-BOUCH – Millénaire 2 : 35, rue de la Gare 75935 Paris Cedex 19 – dominique.clos-bouch@ars.sante.fr

    Une copie de ce dossier est à adresser à la Délégation Départementale de l’ARS-IDF du périmètre géographique dont relève la structure avant le 30 septembre 2018.

  • Les lunettes connectés XpertEye utilisées au Samu de Nantes bientôt déployées en Ephad

    À partir de la fin 2018, différents Ehpad de l’Ouest devraient s’équiper de lunettes de réalité assistée XpertEye, a annoncé le Dr Joël Jenvrin, responsable médical du Samu 44–Smur de Nantes, lors du congrès de la Société française de médecine d’urgence (SFMU) qui s’est tenu en juin 2018 à Paris.

    Conçues par la société rennaise AMA, elles sont utilisées depuis le mois d’avril 2018 par les équipes du Smur et du Samu de Nantes, qui peuvent ainsi transmettre en temps réel des vidéos de leurs interventions au médecin régulateur.

    Pilotée par le Dr Jenvron et mise en place par le Dr Arnaud Martinage, médecin urgentiste au CHU de Nantes, cette initiative se trouvait au centre de la candidature portée par le Samu 44, en partenariat avec la société d’ambulance privée Assistance ambulance, pour l’appel à projets « Télémédecine, urgences hospitalières et lunettes connectées », lancé en 2016 par l’ARS Pays-de-la-Loire.

    Depuis, le projet est mené avec la direction du service numérique du CHU de Nantes, l’ARS – qui l’a validé – et le GCS e-santé des Pays-de-la-Loire, qui a reçu une part de financement pour que les flux vidéos soient intégrés à sa plateforme de télémédecine Qimed.

    Les lunettes visent à optimiser la régulation et la réponse médicale

    L’objectif de l’utilisation de ces lunettes connectées est d’intégrer les flux vidéos à la structure Samu-centre 15 « afin d’optimiser la régulation et la réponse médicale à apporter aux patients », a expliqué le Dr Jenvrin (source : APMnews).

    « Aujourd’hui, 99 % des flux gérés sont vocaux. [Les médecins régulateurs sont] aveugles quant à la situation de terrain et réduits à la représentation mentale de la description parfois difficile effectuée par le professionnel de santé qui est sur place ». Le spécialiste explique qu’un « simple coup d’oeil » suffit à évaluer la gravité de la situation et à fournir une réponse plus rapide et plus adaptée, « avec un recul qui permet de s’affranchir du contexte émotionnel de la situation ».

    Vers un déploiement en Ehpad

    La volonté d’équiper différents Ehpad avec le dispositif XpertEye s’inscrit dans le cadre d’un deuxième projet, intitulé « Télémédecine et soins non programmés ».

    « Lors de l’appel au Samu-centre 15 d’une infirmière ou d’une aide-soignante qui se trouve face à un résident qui pose un problème aigu, la mise en place d’une visio-régulation pourrait permettre d’identifier précisément le problème rencontré par la personne âgée et de décider, entre autres, si la situation nécessite un transfert aux urgences, l’intervention d’un médecin de terrain, ou une gestion à distance », explique le Dr Jenvrin.

    Exemples d’utilisation des lunettes connectées au Samu 44

    En cas de fracture :

    Via la vidéo générée par le professionnel de santé sur place, le médecin régulateur peut caractériser la fracture pour déterminer si elle est déplacée ou si elle nécessite la mise en place d’un dispositif d’immobilisation. Ce système permet également de décider si la prise en charge du patient nécessite une réanimation, une relaxation ou une antalgie.

    En cas de détresse respiratoire :

    Les images transmises par les lunettes connectées permettent de voir si le patient est en sueur, de quelle couleur sont ses lèvres, etc., afin d’établir un diagnostic plus précis. Ces éléments essentiels n’apparaissant parfois pas dans les bilans établis par les urgentistes.

    Pour accompagner les jeunes médecins :

    Avec le dispositif XpertEye, les jeunes médecins peuvent bénéficier du regard plus expérimenté du médecin régulateur, qui peut leur délivrer des conseils à distance et leur fournir une assistance pour la réalisation de gestes techniques complexes.

    L’évaluation de l’utilisation des lunettes connectées va permettre d’analyser leur effet sur l’organisation des soins, notamment au niveau de la gestion de flux supplémentaires, et de savoir si elles entraînent un gain de temps significatif pour les services de soins concernés.

    « Nous avons souhaité nous inscrire dans un cadre institutionnel afin d’ancrer l’outil dans nos pratiques, précise le Dr Joël Jenvrin. Nous l’utilisons tous les jours, plusieurs fois par jour. Nous sommes en train de nous approprier les cas d’usage, tout en sachant que ces lunettes connectées représentent une première étape. Nous sommes convaincus que demain, ce sont les smartphones du grand public qui permettront d’avoir directement accès aux malades. »

  • Journée d’étude sur l’analyse de réseaux appliquée aux données de santé (le 28/11/2018, à Paris)

    L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) organisera, en partenariat avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et l’axe « territoires et santé » de la Fédération de recherche du Collège international des sciences territoriales (Cist), une journée d’étude internationale sur l’analyse de réseaux appliquée aux données de santé (ARAQNEE), qui se tiendra le 28 novembre 2018 à Paris.

    L’analyse de réseaux consiste en un ensemble de méthodes et de concepts visant à étudier des phénomènes relationnels qui peut être appliquée au champ de la santé. En effet, les réseaux collaboratifs entre professionnels de santé, les parcours de prise en charge des patients, la diffusion des actions de prévention ou de promotion de la santé, etc., peuvent faire l’objet d’analyses de réseaux d’autant plus vastes et variées que de grandes bases de données médico-administratives en santé telles que le Système national des données de santé (SNDS) sont mises à disposition des chercheurs.

    Destinée aux chercheurs ainsi qu’aux décideurs, aux professionnels de santé et aux usagers intéressés, cette journée d’étude visera à présenter un état des lieux de la recherche dans ce domaine, incluant des présentations de chercheurs à l’avant-garde de l’analyse de réseaux en santé.

    L’inscription, obligatoire, peut être réalisée via le lien ci-contre.

    En outre, l’organisateur précise que, la journée étant internationale, les présentations seront faites en anglais.

    Programme

    9h30-10h00 : Accueil des participants et café

    10h00-10h15 : Lancement de la session matinale

    10h15-11h00 : L’application de l’analyse de réseaux aux données de santé : l’exemple de Medicare

    11h00-11h45 : La coordination des soins en psychiatrie : une approche basée sur l’analyse de réseaux

    11h45-12h30 : L’analyse de réseau virtuel – une application pour les patients dépressifs en Allemagne 

    12h30-14h00 : Buffet et lancement de la session de l’après-midi

    14h00-14h45 : Les applications des théories des graphes à l’analyse des données de santé 

    14h45-15h30 : Les réseaux d’hôpitaux privés en Inde : analyse de leur diffusion spatiale selon la théorie de la percolation

    15h30-16h00 : Pause café

    16h00-16h45 : Analyse de réseaux des parcours de soins de migrants en Guyane française 

    16h45-17h30 : Les maisons de santé pluridisciplinaires entre coopération et compétition : analyse multi-niveaux

    17h30-17h45 : Conclusion et synthèse de la journée

  • Le logiciel Diva facilite l’analyse d’images médicales ou de recherche grâce à la réalité virtuelle

    À l’occasion de l’inauguration des nouveaux bâtiments « Omics » de l’Institut Pasteur le 13 septembre 2018,  Mohamed El Beheiry et Maxime Dahan – chercheurs pour l’Institut Pasteur et l’Institut Curie – ont présenté leur projet « Diva », une plateforme logicielle capable de projeter en réalité virtuelle (VR) des données issues d’images complexes, en 2D.

    En effet, ces physiciens et ingénieurs des laboratoires de décision et processus bayésiens de l’Institut Pasteur ou d’imagerie et de contrôle optique de l’organisation cellulaire de l’Institut Curie développent depuis 2017, avec le soutien de l’Université Paris-Sciences-et-Lettres, cette solution qui s’appuie sur la réalité virtuelle pour proposer une visualisation facilitée de clichés d’imagerie médicale et d’images de microscopie complexes : un tel logiciel couplé à un casque de réalité virtuelle permet à l’utilisateur d’observer en 3D, avec une vision stéréoscopique (en conservant une impression de relief) l’objet « photographié » par une technologie d’IRM, de radiologie ou de microscopie, et d’interagir avec lui comme s’il était sous ses yeux.
    De plus, le logiciel permet de sélectionner certaines informations afin de simplifier encore la modélisation réalisée en virtuelle.

    Aussi, en facilitant l’analyse d’images difficiles à observer, un tel outil peut trouver des applications dans le domaine de la recherche, appliquée ou fondamentale, comme dans le domaine médical, notamment pour faciliter le diagnostic, ou en pré-opératoire pour informer au mieux le chirurgien de la configuration spatiale de la maladie. Par exemple, Diva est en 2018 testée par des chirurgiens de l’Institut Curie dans l’objectif d’optimiser le traitement chirurgical du cancer du sein.

    Applications médicales et chirurgicales

    Diva consiste en une plateforme logicielle exploratoire et de traitement d’images permettant :

    • une projection 3D stéréoscopique et immersive d’images en 2D que l’utilisateur peut observer sous différents angles et dans laquelle il peut circuler au moyen d’un casque de réalité virtuelle ;
    • une sélection d’informations afin de faciliter la lecture d’une image : supprimer certains détails de l’image peut permettre au contraire de favoriser l’observation d’autres informations du cliché.

    Aussi, en rendant plus intuitive l’interaction d’un praticien tel qu’un radiologue, un chirurgien ou un anatomo-pathologiste avec des images biomédicales, cette solution peut :

    • favoriser l’interprétation fine des images – extraction d’informations telles que l’environnement d’une tumeur, la forme, la densité ou l’irrigation d’un tissu, etc. -, en particulier par les radiologues ou les anatomopathologistes, et ainsi le diagnostic fin ou l’estimation de l’efficacité d’un traitement ;
    • faciliter la communication entre les radiologues d’une part et les chirurgiens d’autre part : cet outil permet par exemple au chirurgien de visualiser précisément et rapidement la localisation d’une tumeur dont l’ablation est envisagée ou programmée.

    Dans cette dernière application, l’instrument Diva est testée par des chirurgiens spécialisés dans le cancer du sein de l’Institut Curie : des premiers essais ont permis aux développeurs d’adapter les modélisations permises par le logiciel aux besoins particuliers de ces chirurgiens, qui ont réalisé des essais rétrospectif (répondant à la problématique : « Aurais-je été mieux préparé à l’opération d’une patiente donné si j’avais eu préalablement accès à Diva ? »), et prévoient de réaliser des études semi-prospectives et prospectives.

    Pour ainsi optimiser et sécuriser le traitement chirurgical du cancer du sein, les développeurs espèrent que le logiciel soit autorisée d’ici février-mars 2019 à être mis à la disposition de chirurgiens issus de 5 à 10 services français. De plus, dans un futur plus lointain, cette plateforme logicielle pourrait éventuellement permettre d’automatiser l’ablation chirurgicale de tumeurs au moyen de robots chirurgicaux connectés à Diva.

    Un logiciel destiné aux chercheurs

    La plateforme permet par exemple de réaliser la cartographie sélective (simplifiée par la sélection uniquement des éléments intéressants pour le chercheur) de l’environnement des cellules neuronales, la détection d’épines neurales, la mesure de flux et la caractérisation d’échanges intercellulaires ainsi que la reconstitution de petits organes ou tissus à partir de coupes séparées de ces organes ou tissus : elle vise à simplifier la représentation de phénomènes visiblement complexes, que les chercheurs peuvent difficilement appréhender par des images « brutes ».

    Ainsi, Diva peut permettre, en recherche fondamentale comme appliquée, de préciser la relation entre la structure d’une entité anatomique ou cellulaire et son activité notamment biologique.

    Facilité d’utilisation et accessibilité

    La solution Diva peut être utilisée par des établissements hospitaliers ou de recherche disposant de peu de moyens car, tout d’abord, le coût des casques de réalité virtuelle a fortement diminué depuis 2015 et, deuxièmement, la plateforme est conçue pour fonctionner sur des ordinateurs de gamme basse à moyenne mais aussi pour éviter d’avoir à sortir les données à analyser de leur hôpital ou de leur équipe de recherche d’origine.

    En outre, les développeurs précisent que la partie microscopie du logiciel sera accessible en open source (en libre accès).

  • Professionnels et téléconsultation : « ne pas s’égarer dans des solutions grand public » (Pierre Simon)

    À deux jours de la généralisation de la téléconsultation et du remboursement par la Cnam, Health & Tech Intelligence relaie la tribune du Dr Pierre Simon, ancien président de la Société française de télémédecine (SFT), dans laquelle il pose la question des outils associés à la mise en œuvre de la téléconsultation, aussi bien du côté des professionnels (médecins organisateurs ou prescripteurs de la téléconsultation (TLC)) que du côté des patients vivant à domicile ou dans des substituts du domicile (Ehpad), en partant du constat que la plupart des médecins généralistes ne savent pas comment procéder pour mettre en place une téléconsultation.

    Conseiller général des établissements de santé au ministère de la Santé de 2007 à 2009 et co-auteur du rapport intitulé La place de la télémédecine dans l’organisation des soins (2008), il met en garde contre le manque de formation des médecins face à cette pratique et avant tout contre les atteintes de la confidentialité des données de santé à caractère personnel que le recours aux outils inadaptés pose.

    La liste des questions à se poser et des outils dans le cadre d’une téléconsultation ne se veut pas exhaustive mais vise à mettre en garde les médecins qui veulent développer la TLC à partir du 15 septembre 2018 pour :
    • « ne pas s’égarer dans des solutions « grand public » qui mettraient en danger la confidentialité des données de santé à caractère personnel et bien évidemment leur responsabilité ;
    • éviter des dérives possibles de pratiques de télémédecine qui mettraient en danger la confidentialité des données de santé à caractère personnel.« 

    Il prône l’usage des logiciels professionnels de visioconférence qui garantissent la confidentialité des échanges car les outils grand public ne garantissent pas la confidentialité des données de santé à caractère personnel et entraînent un risque de violation du secret médical.

    Les outils de la TLC dans le parcours de soins

    Côté médecin traitant et/ou médecin correspondant

    Tout médecin qui désire faire des TLC peut désormais obtenir auprès de l’Assurance maladie une aide financière pour s’équiper. C’est le forfait structure dédié à l’équipement de vidéotransmission (350 €). Cette allocation forfaitaire figure dans l’accord conventionnel paru au JO le 1er août 2018. Un forfait complémentaire de 150 € sera également donné dans quelques semaines pour acquérir certains dispositifs connectés (tensiomètre connecté, etc.) dont la liste doit être publiée par l’UNCAM d’ici la fin de l’année.

    Pour acquérir l’équipement de vidéotransmission, le médecin doit exclure tous les systèmes gratuits « grand public » qui ne garantissent pas la confidentialité des échanges. Leur connexion avec Google ou Apple fait que l’usage de ces applications fournira des données personnelles aux entreprises de la Silicon Valley, et donc violera le secret professionnel. Le médecin doit acquérir des logiciels professionnels dont il achètera l’abonnement avec le forfait structure. 

    Il a en fait le choix entre deux types d’équipement : un système de webconférence qu’il installe sur son ordinateur ou une tablette, et un matériel indépendant de son ordinateur relié à un système de visioconférence I.P.

    1) Comment alors choisir le bon outil qui réponde à son organisation et à ses pratiques ?

    Si le médecin exerce seul en cabinet, un logiciel de webconférence installé sur son ordinateur peut suffire. Il devra en tester plusieurs avant de choisir, notamment la manière dont il pourra adresser le lien à son patient lorsqu’une TLC a été programmée. Ce lien devra devenir inactif à la fin de la TLC. L’ouverture du lien doit être simple. Il existe aujourd’hui des systèmes qui ne nécessitent pas de télécharger préalablement le logiciel. En cliquant sur le lien, on entre directement en visioconférence avec son médecin à l’heure où la TLC a été programmée. Cela nécessite de la part du médecin traitant une exactitude dans ses rendez-vous par télémédecine.

    S’il exerce en groupe, dans une maison médicale, dans une maison de santé pluridisciplinaire ou dans un centre de santé, un système de visioconférence I.P. peut être installé dans une salle dédiée à la TLC, et être ainsi à la disposition de plusieurs médecins. Il faudra cependant gérer le planning de la salle de visioconférence en fonction des TLC programmées par chaque médecin.

    L’équipement peut être aussi mixte : un système de Webconférence installé sur chaque ordinateur et une salle de visioconférence multifonction pour la TLC, la TLE, les RCP, le e-learning etc.

    Les fournisseurs de logiciels professionnels de videotransmission sont nombreux et les médecins n’ont que l’embarras du choix. Certaines sociétés privées de plateformes de TLC, dirigées par des médecins, proposent des solutions bien adaptées aux différentes organisations souhaitées par les médecins traitants et/ou médecins correspondants. Les plateformes de télémédecine publiques, gérées par les GCS télésanté ou des GRADeS (financées par les ARS), font également des offres de services de TLC avec abonnements. Il faut choisir des logiciels de webconférence dont le lien adressé au patient a une activité limitée au temps de la TLC. Sinon, le patient pourrait réutiliser spontanément ce lien pour contacter son médecin à une heure non programmée.

    2) Faut-il installer les logiciels de webconférence dédiés à la TLC sur un smartphone ?

    Tous ces logiciels professionnels n’ont pas l’application pour smartphone. Mais faut-il réaliser des TLC avec un smartphone ? Rien ne l’interdit, mais un tel usage ne nous semble pas convenir à une TLC programmée et on peut douter qu’un patient âgé et atteint d’une maladie chronique, bien informé sur les solutions technologiques possibles pour une TLC, accepte ce type d’outil.

    3) La quantité de débit du réseau numérique est essentielle pour une vidéotransmission de qualité

    Le médecin doit connaître le niveau du débit numérique de son ordinateur dans le lieu où il exerce. Il existe de nombreux sites internet qui mesurent le débit instantané, descendant (internet vers l’ordinateur) et montant (ordinateur vers internet). La plupart des débits numériques sont aujourd’hui en ADSL (notamment pour la qualité des images de télévision), c’est à dire avec des débits descendants élevés et des débits montants plus faibles, donc asymétriques. Lorsqu’il s’agit d’un très haut débit (THD), notamment avec la fibre optique, cette asymétrie n’a pas d’importance pour la qualité de la vidéotransmission. Dans une maison médicale dotée d’une box Wifi, il faudra cependant vérifier que le débit numérique est correct dans chaque bureau médical.

    En revanche, lorsque le débit numérique est faible, comme dans certaines régions d’Outre-mer ou des zones qualifiées de « déserts numériques » en métropole, il vaut mieux négocier avec le fournisseur de réseau un débit SDSL qui assure les mêmes débits descendants et montants. La qualité des écrans de visioconférence, de haute ou très haute définition, permet aujourd’hui de réaliser des vidéotransmissions de qualité avec des débits numériques symétriques compris entre 500 kilobits/seconde et 1 Mégabit/seconde.

    Côté patient

    Plusieurs possibilités existent selon que le patient est équipé ou non d’internet.

    Selon l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes), il y aurait, en 2017, 8 millions de français qui n’ont pas encore accès à internet. Pour que la TLC soit accessible à tous les citoyens, quelles que soient leur situation géographique et leur possibilité d’accès au réseau numérique, différentes solutions technologiques existent.

    1) Le patient a un accès personnel à internet et a l’habitude de l’utiliser

    Il faut tout d’abord que le médecin traitant connaisse la situation numérique au domicile de son patient.

    Des questions simples permettent de connaître la qualité du réseau numérique au domicile : 

    • Avez-vous une box wifi ?
    • Avez-vous été connecté à la fibre optique ?
    • Avez-vous un ordinateur, une tablette, un smartphone ?
    • Faites-vous déjà des visioconférences par Skype ou WhatsApp ou Hangouts avec vos proches ?
    • Si oui, est-ce que la qualité de l’image et du son est bonne ?

    Si les connexions Skype, WhatsApp ou Hangouts sont bonnes, l’environnement numérique du domicile est compatible avec une TLC de qualité.

    Il faut ensuite expliquer pourquoi Skype, WhatsApp, Hangouts, ces applications gratuites « grand public » et non confidentielles, téléchargées sur le smartphone ou la tablette, ne peuvent être utilisées pour une TLC médicale. Il faut aussi savoir si l’ordinateur du patient possède une caméra intégrée lorsque le patient ne pratique pas de visioconférence avec les membres de sa famille.

    Le médecin expliquera qu’il utilise un logiciel professionnel dédié à la TLC médicale et qu’il enverra au patient quelques instants avant la TLC un lien temporaire qu’il recevra par mail. Il faut donc connaître l’adresse mail des patients, s’ils en ont une, et que cette adresse figure dans le dossier médical du patient.

    Une infirmière libérale peut assister le patient pour la réalisation de cette TLC, notamment lorsqu’il s’agit d’une TLC spécialisée demandée par le médecin traitant, par exemple pour le suivi d’une plaie chronique au domicile. Dans les prochaines négociations conventionnelles avec la CNAM, ce temps d’assistance d’une infirmière à une TLC pourrait être remboursé.

    2) Le patient n’a pas accès à internet ou n’est pas en capacité physique ou intellectuelle de l’utiliser

    Il faut alors faire d’autres propositions de TLC par vidéotransmission où le patient peut se rendre, lesquelles nécessitent des organisations spécifiques qui ne dépendent pas du patient.

    Lorsque le patient est résident en EHPAD, c’est l’établissement qui doit s’équiper et organiser la TLC. Les outils sont divers, allant de la simple tablette numérique au chariot mobile de télémédecine, voire à la salle de télémédecine dédiée à la TLC avec des écrans fixes et une connexion IP. C’est certainement dans les EHPADs où résident près de 800 000 personnes très âgées (85 ans en moyenne) et très malades (le cumul de 8 maladies chroniques par résident en moyenne) que le besoin de TLC est le plus important pour prévenir les venues aux urgences et les hospitalisations (voir le billet intitulé « TLM en EHPAD » dans la rubrique « le Pratico-pratique »). Près de 1 résident d’EHPAD sur 2 est hospitalisé chaque année avec des durées moyennes de séjour (DMS) de 21 jours en moyenne.

    Lorsque le patient est valide et proche d’une pharmacie, celle-ci peut s’être équipée d’une salle ou d’une cabine de téléconsultation. Lorsque le patient se rend à la pharmacie après avoir vu son médecin traitant en consultation présentielle, ce dernier peut prescrire sur l’ordonnance une TLC programmée que le pharmacien organisera avec le cabinet médical à la date fixée et à laquelle il assistera pour aider le patient dans le déroulement de cette TLC. Il est vraisemblable que dans les prochaines négociations conventionnelles avec la CNAM, les pharmaciens obtiennent non seulement une rémunération d’assistance à la téléconsultation, mais également un forfait pour s’équiper. 

    Lorsque le patient est handicapé, isolé ou vivant dans un « désert numérique », une solution mobile de TLC (ambulance équipée de matériel de visioconférence I.P., d’objets connectés et d’une antenne satellitaire) peut se déplacer au domicile du patient à la demande du médecin traitant, avec la présence d’une infirmière dans l’ambulance pour assister le patient pendant la TLC.

    Ces solutions de TLC mobile, de TLC en pharmacie ou en EHPAD peuvent permettre aux quelque 8 millions de citoyens français qui n’ont pas accès à internet d’accéder à une TLC.

    Les outils de la TLC hors parcours de soins

    L’Assurance maladie accepte de rembourser les TLC qui sont réalisées hors parcours de soins pour :

    • patients âgés de moins de 16 ans ;
    • l’accès direct à certaines spécialités médicales : gynécologie, ophtalmologie, stomatologie, chirurgie orale ou en chirurgie maxillo-faciale, psychiatrie ou neuropsychiatrie et pédiatrie ;
    • les patients qui ne disposent pas de médecin traitant désigné ou dont le médecin traitant n’est pas disponible dans le délai compatible avec leur état de santé.

    Quels peuvent être les outils pour réaliser ces TLC hors parcours ? 

    Côté médecin

    Par définition, le médecin téléconsultant n’est pas le médecin traitant. Il s’agit :

    • soit d’un médecin spécialiste d’accès direct (gynécologue, ophtalmologue, stomatologue, psychiatre et pédiatre);
    • soit d’un médecin généraliste non connu du patient et réciproquement, parce que le patient n’a pas encore de médecin traitant (15% de la population française, la majorité étant des jeunes adultes) ou, s’il en a un, ne peut le joindre.

    Pour les spécialités hors parcours, il reviendra à ces médecins spécialistes de choisir ou non de réaliser des TLC. S’ils décident de réaliser des TLC, celles-ci seront de toute façon programmées et en alternance avec des consultations présentielles. L’équipement de TLC sera celui décrit pour les TLC réalisées dans le parcours de soins, c’est à dire les logiciels professionnels de webconférence s’ils sont en exercice isolé ou les systèmes IP s’ils sont en exercice groupé.

    Pour les médecins généralistes qui suppléent l’absence de médecin traitant ou à l’impossibilité de l’atteindre dans un délai compatible avec l’état de santé (en cas d’urgence l’appel du centre 15 est toujours d’actualité), l’accord conventionnel prévoit des plateformes territoriales mises en place par les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) avec l’aide des CPAM et des CPL (commissions paritaires locales). La reconversion des plateformes nationales de TLC immédiates, autorisées par les ARS depuis 2015, pourraient se faire dans ces organisations territoriales.  

    Côté patient

    Pour les TLC réalisées par des médecins spécialistes hors parcours, on retrouve les mêmes organisations et équipements que pour les TLC spécialisées réalisées dans le parcours de soins, notamment dans les EHPADs et les prisons pour les TLC de psychiatrie.

    Pour les TLC de médecine générale réalisées hors parcours, le patient appellera la PTA pour les soins primaires qui orientera le patient. Les résultats de l’expérimentation Territoire de soins numérique (TSN) dans 5 régions françaises ont montré l’intérêt des PTA. Elles vont être reproduites dans tous les territoires de santé. Ces plateformes territoriales d’appui aux soins primaires doivent être organisées et soutenues par les CPTS avec l’aide des CPAM. Elles devraient à terme soulager les urgences hospitalières et le Centre 15.

  • Apple Watch Series 4 certifiée dispositif médical par la FDA

    L’Apple Watch Series 4 a été dévoilée le 12 septembre 2018 en concomitance avec les iPhone XS, XS Max, et XR. Jeff Williams, directeur des opérations d’Apple, a présenté cette nouvelle montre intelligente de la marque à l’occasion de son discours de la rentrée.

    La nouvelle montre connectée d’Apple est équipée de nouveaux capteurs permettant :
    • d’établir un électrocardiogramme (ECG) à tout moment – à condition de l’avoir au poignet ;
    • d’afficher son rythme cardiaque en arrière-plan grâce à un algorithme capable de détecter la fibrillation auriculaire ;
    • de lancer une alerte en cas de chute détectée.

    Les fonctionnalités « médicales » seront intégrées dans la montre d’ici la fin de l’année 2018 pour le marché américain. Elle ne seront disponibles sur d’autres marchés que par la suite en fonction de la réglementation en vigueur sur la marché donné.

    Une molette transforme la montre en électrocardiographe

    Un électrocardiogramme peut être effectué par l’Apple Watch en activant la molette de la montre. Conçus par Johnny Ives, le capteur et les électrodes installés au dos de la montre forment un circuit fermé au moment où le doigt est apposé sur la montre et délivrent un ECG au bout de 30 secondes.

    L’accéléromètre et le gyroscope dont elle est équipée la rendent par ailleurs capable de détecter les chutes. Pour cela, c’est la vitesse du poignet qui est calculée ainsi que l’accélération de l’impact. Ces deux paramètres combinés détectent les chutes et la montre émet une alerte.

    Données disponibles dans l’application ou le dossier médical

    Toutes les données numériques liées à l’activité du cœur sont envoyées vers l’application Santé disponible sur l’iPhone (Apple’s Health app) pour une éventuelle réutilisation dans le cadre d’un rendez-vous médical.

    Pour les utilisateurs du dossier médical d’Apple (Apple Health Records), cela représente la possibilité de transmettre les informations directement à leur médecin.

    L’Apple Watch Series 4 sera disponible en France à partir du 21 septembre 2018 contre 429 euros (version GPS).

  • Tout le CHRU de Nancy utilisera un outil « optimisation du parcours du patient » d’ici fin 2018

    Le dispositif « optimisation du parcours du patient » (OPP) mis en place au CHRU de Nancy a été présenté les 7 et 8 septembre 2018 à l’occasion de la 8e université d’été de la performance en santé, organisée par l’Anap. Lancé en 2016, il sera déployé dans l’ensemble des services du centre de soins d’ici fin 2018/début 2019.

    Le système OPP se compose d’un logiciel de gestion des lits, d’une plateforme de coordination qui centralise les disponibilités au sein de l’hôpital et d’un assistant virtuel de régulation aux urgences actif 7j/7 et 24h/24 pour effectuer une recherche continue de lits.

    Au sein des services déjà équipés, le dispositif a permis notamment de faciliter et de personnaliser le parcours du patient à chaque étape, d’anticiper les entrées et les sorties, de programmer en direct le séjour – de l’admission à la sortie en passant par l’hospitalisation et les examens -, de s’assurer du « juste temps d’hospitalisation », de supprimer les déprogrammations d’hospitalisation en raison d’un manque de lits et d’avoir une vision globale du nombre de lits disponibles pour une gestion centralisée, explique le CHRU de Nancy dans un communiqué publié le 7 septembre.

    Grâce à cet outil, les équipes de l’établissement ont de manière plus générale pu se libérer du temps pour recentrer leurs activités sur leur rôle de soignants.

    Présentation du dispositif OPP

    Le dispositif se décline sous différentes fonctionnalités :

    • un logiciel de gestion des lits regroupant les informations de l’ensemble des services pour avoir une mise à jour en temps réel des flux de patients ;
    • une plateforme de coordination qui centralise sur un même espace les disponibilités en lits, effectue la gestion prévisionnelle des lits et propose aux équipes médicales des solutions d’hospitalisation pour l’activité programmée ou non programmée : les assistants de coordination rappellent le patient deux jours avant son hospitalisation pour lui transmettre les informations pratiques relatives à son séjour et faire remonter ses questions à l’infirmière de parcours et au médecin ;
    • un assistant de régulation aux urgences opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour aider les équipes médicales dans la recherche continue de lits d’hospitalisation : par ce procédé, le temps d’attente aux urgences est ainsi réduit.

    Création du métier d’infirmier de coordination du parcours hospitalier

    Le dispositif OPP a aussi entraîné la création d’un nouveau métier, celui d’infirmier de coordination du parcours hospitalier. Il accompagne le patient à partir de sa sortie de consultation en programmant son séjour et ses examens. Il gère sa pré-admission en répondant à ses questions et en le contactant une semaine ou deux jours avant son hospitalisation pour s’assurer de sa venue.

    GHT Sud Lorraine : vers un déploiement généralisé de systèmes de gestion des lits

    « Dans le cadre du GHT Sud Lorraine, une réflexion va s’engager sur le déploiement de la programmation et de la gestion des lits afin de permettre aux services accueillant des médecins du CHRU en consultations avancées de programmer des dates d’hospitalisation cohérentes mais aussi de faciliter les sorties grâce à une meilleure connaissance des lits disponibles dans les SSR, [dans les] Ehpad[, etc.] de l’ensemble des établissements du GHT », indique le CHRU de Nancy dans son communiqué.

  • Sanofi crée deux entités commerciales centrées sur les soins primaires et sur les marchés émergents

    Le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé par un communiqué daté du 13 septembre 2018 la modification de la structure organisationnelle de deux de ses entités commerciales globales (Global Business Units : GBU) : deux nouvelles GBU « soins primaires » et « Chine et marchés émergents » seront créées puis lancées au début de l’année 2019.

    D’après le communiqué, un tel remaniement viserait à recentrer les activités du laboratoire sur les marchés matures (États-Unis, Canada, Europe de l’Ouest et de l’Est hors Eurasie, Japon, Corée du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Porto Rico) comme sur les marchés émergents (Afrique, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Eurasie – Russie, Ukraine, Géorgie, Biélorussie, Arménie, Turquie -, Amérique latine), en particulier sur la Chine.

    La première de ces entités, la GBU « soins primaires », concernera :
    • le portefeuille de produits de l’actuelle GBU « diabète et cardiovasculaire » (DCV) ;
    • la gamme de produits établis pour le moment intégrée à la GBU « médecine générale et marchés émergents » (GEM) ;
    • uniquement les marchés matures.
    Elle sera mise en place et dirigée depuis Bridgewater (New Jersey, États-Unis) par Dieter Weinand, qui rejoindra Sanofi le 1er novembre 2018 en qualité de vice-président exécutif de l’entreprise rattaché directement au directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt.
    Dieter Weinand, qui, pour prendre son nouveau poste devra quitter ses précédentes fonctions de membre du directoire et responsable de la division « pharmacie » de Bayer, sera remplacé à Bayer AG par Stefan Oelrich, actuel responsable de la GBU « diabète et cardiovasculaire » de Sanofi.

    La GBU « Chine et marchés émergents » sera quant à elle axée sur « les caractéristiques uniques et l’immense potentiel de croissance des marchés émergents, et plus particulièrement celui de la Chine, qui représente le deuxième marché de Sanofi après les États-Unis », précise le communiqué.
    Cette nouvelle entité sera dirigée par Olivier Charmeil, aujourd’hui responsable de la GBU « médecine générale et marchés émergents ». Il conservera en outre son siège au comité exécutif de l’entreprise et demeurera rattaché directement au directeur général.

    Aucune modification ne sera pour le moment apportée aux autres entités commerciales globales de l’entreprise, ajoute le communiqué.