care_insight

  • Ma Santé 2022 : la FHF regrette que le financement de l’hôpital soit occulté

    Quelques heures après la présentation du plan « Ma Santé 2022 » par le Président de la République le 18 septembre 2018, la Fédération hospitalière de France (FHF) a déclaré dans un communiqué qu’elle regrettait que la réforme mette de côté « au moins deux enjeux majeurs » :
    •  le financement de l’hôpital, « notamment en matière de tarifs et d’investissement »
    • et « le choc de simplification pour l’hôpital, les structures médico-sociales et leurs personnels ».

    L’organisation nuance cependant son propos en indiquant que les mesures annoncées « sont une reconnaissance du bien-fondé de plusieurs propositions de la FHF ». Ainsi, elle se réjouit :
    • qu’une réforme globale du système de santé soit proposée « pour redonner de l’oxygène à l’hôpital » ;
    • que la pertinence et la qualité des soins soient remises au cœur du système ;
    • qu’une gradation des soins soit envisagée tout en renforçant les soins de proximité ;
    • qu’un plan numérique centré sur le patient soit déployé.

    « Les bases de la réforme étant posées, il faut désormais que les pouvoirs publics soient cohérents et donnent aux acteurs les outils pour la mettre en œuvre afin d’offrir à l’horizon des prochaines décennies une offre de soins d’excellence aux Français », conclut la fédération, qui propose une « conférence de consensus » avec tous les acteurs des domaines sanitaire et médico-social avant l’adoption de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

    Selon la FHF, « 3 préoccupations majeures demeurent »

    1. « Les tensions financières que vivent aujourd’hui les hôpitaux, alors même que la réforme portera ses premiers fruits dans quelques années »

    Dans son communiqué, la Fédération hospitalière de France (FHF) rappelle qu’en 2018, « les hôpitaux sont appelés à faire 960 millions d’euros d’économie, dans un contexte où les déficits s’aggravent et dans une perspective où le gouvernement demande une économie de 1,2 milliard d’euros sur la masse salariale d’ici 2022 ».

    Un fait qui « relativise fortement » la portée du 0,2 point d’augmentation de l’Ondam (passage de 2,3 à 2,5 %), estime la FHF, qui réclame ainsi « à nouveau un moratoire sur la baisse des tarifs en 2019 ».

    « Agnès Buzyn s’est toujours engagée à ce que la réforme soit accompagnée financièrement. Inscrire des perspectives de long terme est nécessaire mais ne doit pas faire oublier que c’est aujourd’hui que les hôpitaux et structures médico-sociales vivent d’extrêmes tensions », commente Frédéric Valletoux, président de la fédération.

    2. « Les enjeux de la psychiatrie en matière de santé publique, qui appellent des actions rapides tant en matière d’organisation des soins que de parcours au quotidien des patients »

    3. « Le choc de simplification attendu de tous n’est pas au rendez-vous »

    Le fait de réformer le système tout en maintenant les contraintes bureaucratiques « ne permettra pas de libérer les énergies », estime la FHF, qui souhaite qu’une réflexion soit menée sur « le rôle des ARS » et « la fin du mille-feuille bureaucratique ».

    La FHF se réjouit cependant de la reprise de certaines de ses recommandations

    « Une réforme globale, structurelle et systémique »

    La fédération hospitalière de France reconnaît qu’il ne s’agit pas d’une « énième réforme de l’hôpital » mais bien « l’ensemble du système de santé qui devra évoluer en intégrant notamment des mesures sur l’organisation de la médecine de ville et sur ses missions d’urgence ».

    « Une réforme qui met l’accent sur l’approche par les territoires »

    L’ensemble des acteurs du système de santé doivent « organiser une offre de santé mieux adaptée et coordonnée, en insistant particulièrement sur des parcours de prévention et de soins spécifiques en fonction des populations », commente l’organisation.

    « Une réforme qui clarifie le rôle des acteurs de santé et qui amorce la mise en œuvre d’outils nécessaires à leur coopération »

    La FHF salue :

    • la fin de l’exercice isolé de la médecine, à travers le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), « qui seront des interlocuteurs privilégiés pour les coopérations futures » ;
    • la promotion de l’exercice partagé ville/hôpital, à travers , entre autres, le financement de médecins généralistes salariés employés par les hôpitaux.
      « Cependant, les 400 postes annoncés, s’ils sont cohérents avec les ressources humaines disponibles à l’heure actuelle, ne sauraient suffire, précise la FHF. L’objectif fixé à la médecine de ville de prendre sa part dans les urgences de jour jusqu’à 20 heures, puis dans la permanence des soins, est un premier pas mais ne répondra pas complétement aux attentes des patients et n’est pas de nature à remédier à la saturation des services d’urgence : la FHF sera attentive à l’approfondissement de cette mesure. »

    « Une réforme qui met la pertinence des actes et des soins au centre du système »

    La fédération se dit « précurseur sur ce sujet ». Elle rappelle qu’elle promeut depuis plusieurs années « une stratégie basée sur la pertinence et la qualité des soins nécessitant la mise en place d’un système de régulation par la pertinence permettant de mieux dépenser et de prodiguer le juste soin », précisant que « cette vision ambitieuse ne masque cependant pas les faiblesses des premières orientations annoncées ».

  • Google inaugure son centre de recherche fondamentale en IA à Paris

    Google a ouvert son laboratoire de recherche en intelligence artificielle (IA) à Paris le 18 septembre 2018. Il s’agit de la réalisation de l’engagement pris de la part de Google à l’occasion du sommet Choose France ! (Choisissez la France !) regroupant les dirigeants d’entreprises mondiaux, organisé en janvier 2018 par Emmanuel Macron à Versailles.

    Google a constitué une équipe parisienne de cinq chercheurs, avec l’objectif d’en recruter une dizaine de plus d’ici la fin 2018, dans un bâtiment rénové de 6 000 m2 adossé au siège de Google France à Paris.

    Les axes de recherche annoncés sont la santé, l’environnement, la vision par ordinateur et l’art.

    Un plan d’investissement d’envergure

    À l’occasion du sommet Choose France ! de janvier dernier, Sundar Pichai, PDG de Google, a annoncé un plan d’investissement d’envergure en France qui s’articule autour de 3 piliers :

    • la formation en région ;
    • l’ouverture d’un centre de recherche en IA en France ;
    • l’agrandissement des locaux parisiens pour accueillir plus de 1 000 salariés supplémentaires dont un quart sera constitué par des chercheurs et ingénieurs.

    En juin 2018, Google a ouvert son premier atelier numérique dédié à la formation à Rennes. Un programme de formation a été établi et est destiné aussi bien aux professionnels qu’aux étudiants et aux chercheurs d’emploi.

    L’inauguration des nouveaux locaux et le lancement du centre de recherche en IA boucle la boucle.

    Le site parisien rénové et les équipes renforcées

    Actuellement, au sein du centre de recherche, cinq chercheurs ont été recrutés parmi lesquels :

    • Cordelia Schmid, experte mondiale en vision par ordinateur également employée d’Inria ;
    • Jean-Philippe Vert, chercheur en apprentissage automatique et bio-informatique qui officie en parallèle en tant que professeur à Mines ParisTech ;
    • Olivier Pietquin qui va se concentrer sur l’apprentissage par renforcement, tout en enseignant à l’École Polytechnique.

    Renforcement de l’écosystème français

    À l’occasion de l’inauguration de nouveaux locaux, Delphine Gény-Stephann, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances a été conviée. L’ouverture du centre de recherche fondamentale consacré à l’IA constitue selon elle « un signal fort de l’attractivité de la France dans un secteur technologique de pointe. Les axes de recherche stratégiques retenus à ce jour – santé, environnement, vision par ordinateur, art – viendront renforcer l’expertise de l’écosystème français dans ces secteurs d’activité« .

  • Étude : la télémédecine, une option envisageable pour favoriser l’accès à l’IVG (Congrès)

    Des chercheurs suédois du Karolinska Institute et des chercheurs néerlandais ont présenté le 15 septembre 2018 une étude* sur l’intérêt de développer des services de télémédecine pour favoriser l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) lors du 13ème congrès de la Fédération internationale des associés professionnels de l’avortement et de la contraception (Fiapac).

    Menés en Pologne, leurs travaux montrent que l’avortement médicamenteux peut être pratiqué à distance même chez des femmes avec plus de 9 semaines d’aménorrhée. Les risques sont jugés acceptables mais nécessitent des ajustements sur l’accompagnement en ligne.

    Contexte

    L’accès à l’avortement est encore complexe dans de nombreux pays. Des barrières légales, la stigmatisation ou encore le manque de structures de soins et de professionnels empêchent toujours de nombreuses femmes d’avorter dans de bonnes conditions.

    Pour contourner ces obstacles, des services de télémédecine commencent à voir le jour en Europe et aux États-Unis. Par ailleurs, les délais légaux dans lesquels l’IVG médicamenteux sont en discussion. En France, la limite est fixée à 9 semaines d’aménorrhée. En Angleterre, le gouvernement a d’autorisé en août 2018 l’avortement médicamenteux à domicile, dont le délai maximum est fixé à 10 semaines.

    L’IVG médicamenteux à distance pour améliorer l’accès

    Dans ce contexte, des chercheurs du Karolinska Institude de Stockholm, du département des sciences de la santé de l’université d’Amsterdam et de la Women on Web International Foundation ont mené une étude randomisée pour évaluer le niveau de sécurité et d’acceptabilité de l’avortement médicamenteux via un service de télémédecine.

    Quelque 1 220 femmes demandant une IVG ont été recrutées sur internet entre juin et décembre 2016. Ces femmes venaient toutes de Pologne, où l’avortement n’est autorisé que dans 3 cas très précis : la grossesse est le résultat d’un viol, la santé ou la vie de la femme est en danger, une malformation grave du fœtus.

    Un choix sûr même au-delà de 9 semaines ?

    Les auteurs de l’étude ont séparé les femmes en deux groupes: celles qui n’avaient pas atteint les 9 semaines d’aménorrhée et celles qui avaient dépassé ce stade.

    La clinique de télémédecine a ensuite envoyé à toutes celles qui ont confirmé leur inclusion les médicaments pour l’IVG médicamenteux. Chez les 615 femmes qui ont effectivement pris le traitement chez elle, ils ont comparé les taux de saignement, d’hospitalisation 1 jour après l’avortement et d’acceptabilité. Quand une femme utilisait plus de 2 maxi serviettes hygiéniques toutes les heures pendant plus de 2 heures, les saignements étaient jugés importants.

    Les résultats de cette étude ont été présentés le 15 septembre 2018 au congrès de la Fédération internationale des associés professionnels de l’avortement et de la contraception (Fiapac), qui se déroulait à Nantes.

    Des résultats « contradictoires »

    • Chez les femmes avant 9 semaines d’aménorrhée, le taux de saignement importants était de 6,8 %, contre 10,1 % dans le groupe avec un âge gestationnel plus important ;
    • le taux de visites à l’hôpital (pour des douleurs, des saignements ou tout autre plainte) était de 3,3 %, contre 12,2 % ;
    • le taux d’acceptabilité de la douleur était un peu meilleur chez les femmes avec plus de 9 semaines d’aménorrhée (39 % vs 36 %), ainsi que pour les saignements (28 % vs 23 %) ;
    • le taux d’insatisfaction était légèrement plus fort chez les femmes dont la grossesse était la moins avancée (2,4 % versus 1,6 %) ;
    • 22,6 % des femmes dans le groupe au-delà de 9 semaines ont dû subir une intervention chirurgicale contre 12,5 % dans l’autre groupe.

    Des femmes satisfaites de la télémédecine

    Le Dr Margit Endler, du Karolinska Institute, principal auteur de l’étude, a souligné l’aspect contradictoire des résultats. En effet, alors que plus l’âge gestationnel est avancé, plus le taux d’hospitalisation après un IVG médicamenteux par télémédecine est important, plus le risque d’une intervention augmente.

    Cependant, les taux de saignements ne sont pas significativement plus importants et la satisfaction des femmes ayant bénéficié d’un service de télémédecine même au-delà de 9 semaines n’est pas diminuée.

    « Les femmes ont peut-être anticipé le risque de complications, ce qui les conduit à consulter davantage alors qu’il n’y a pas réellement plus de risque, a déclaré le Dr Endler. Quant au pourcentage d’IVG chirurgical, il peut s’expliquer par le fait que ces femmes auraient peut-être eu besoin de davantage de misoprostol étant donné le terme de leur grossesse ».

    Selon les chercheurs, ces travaux semblent montrer que :

    • l’IVG médicamenteux via des plateformes de télémédecine offrent de bonnes conditions de sécurité ;
    • les femmes acceptent bien ce mode de prise en charge à distance.

    Cependant, les résultats montrent qu’il faudrait sans doute améliorer l’information et l’accompagnement des femmes en ligne pour mieux les préparer aux éventuelles complications.

  • Rapport D. Pon/A. Coury : 8 propositions clés pour « accélérer le virage numérique » en santé

    Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, le rapport final « Accélérer le virage numérique » (en lien ci-contre) a été rendu public par le ministère des Solidarités et de la Santé le 18 septembre 2018, quelques heures après la présentation du plan « Ma Santé 2022 » par le Président de la République.

    Établi par Dominique Pon, directeur général de la clinique Pasteur de Toulouse et président de SantéCité, et par Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, le document présente les principaux freins au développement de la e-santé en France (un usager « oublié », un déploiement incomplet des outils de base, etc.) et 8 propositions clés pour favoriser « l’accélération du virage numérique ».

    Parmi elles :
    • définir et promouvoir un cadre de valeurs et un référentiel d’éthique du numérique, qui devront guider l’ensemble des actions en matière de e-santé ;
    • créer dès la naissance pour chaque usager un « espace numérique de santé » (ENS) sécurisé et personnalisé lui permettant d’avoir accès à l’ensemble de ses données et services de santé tout au long de sa vie.

    Principaux éléments de diagnostic

    « Au-delà d’une forte attente vis-à-vis du numérique et d’une véritable maturité des interlocuteurs rencontrés lors de cette phase de consultation, l’accélération du virage numérique en santé reste freinée par plusieurs éléments majeurs », indiquent les auteurs du rapport :

    • un usager « oublié » du virage numérique de santé ;
    • des professionnels de santé confrontés à une offre morcelée du numérique en santé, rendant les usages complexes dans la pratique quotidienne ;
    • un déploiement incomplet des outils et fonctionnalités « de base » nécessaires à un développement cohérent de la e-santé en France. Ainsi :
      • l’identification du patient ne repose pas encore systématiquement sur l’INS/ NIR ;
      • le déploiement et l’utilisation des messageries agréées MSSanté (système de messageries électroniques réservé aux professionnels de santé) ne sont pas encore pleinement effectifs ;
      • le nombre de DMP créés et alimentés demeure faible. ;
    • une stratégie nationale du numérique en santé peu lisible par les acteurs et encore incomplète ;
    • une gouvernance et une organisation insuffisamment structurées pour mettre en œuvre efficacement la stratégie nationale du numérique en santé, malgré une appétence et une dynamique des acteurs publics et privés sur le sujet.

    8 propositions clés

    1. Définir et promouvoir un cadre de valeurs et un référentiel d’éthique du numérique qui devront guider l’ensemble des actions en matière de e-santé

    Ce « cadre de valeurs partagées » devra s’appuyer sur les lignes directrices suivantes :

    • rappeler que l’objectif principal de la e-santé est d’améliorer la prévention, de réduire les risques de maladie et de perte d’autonomie, de mieux prendre en charge les patients, « bref de soigner mieux » ;
    • sortir d’une vision d’un patient « objet » de soins pour aller vers un usager « acteur » de sa santé ;
    • valoriser le professionnalisme et l’engagement des acteurs de terrain ;
    • sanctuariser la relation humaine soignant-soigné;
    • apporter une attention particulière aux personnes en situation de vulnérabilité, notamment celles présentant des difficultés d’accès ou d’exclusion vis-à-vis du numérique.

    Le comité stratégique du numérique en santé, « lieu de concertation et de partage, pourrait être le garant de ce cadre de valeurs », suggèrent les auteurs du rapport. Ils proposent à ce titre la création d’une « commission dédiée à l’éthique au sein du comité stratégique du numérique qui pourrait devenir le lieu de définition et de mise en œuvre d’un référentiel de l’éthique en e-santé ».

    2. Créer dès la naissance pour chaque usager un espace numérique de santé » (ENS) sécurisé et personnalisé lui permettant d’avoir accès à l’ensemble de ses données et services de santé tout au long de sa vie

    Il s’agira d’un « compte personnel unique » via lequel chaque citoyen pourra accéder à un portail personnalisé de services et à des applications de santé référencées. « Il sera accessible sur tous supports (smartphone, ordinateur, tablette, borne interactive, etc.) et permettra à chaque usager de gérer l’ensemble de ses données personnelles de santé ainsi que tous ses services numériques de santé. »

    3. Proposer un bouquet de services aux professionnels et aux établissements afin de simplifier l’accès aux différents services numériques de l’offre existante, dans le but d’améliorer l’organisation et la qualité de prise en charge

    Ce bouquet permettrait aux professionnels d’obtenir :

    • une meilleure connaissance de l’offre proposée par l’État, par ses opérateurs, par l’Assurance maladie et par le secteur privé (éditeurs et industriels);
    • un accès rapide aux informations utiles « pour un gain de temps au bénéfice des patients ».

    4. Recentrer la puissance publique sur le développement et le déploiement effectif d’outils de premier niveau standardisés (solutions « clés en main » facilement intégrables), afin de permettre à l’ensemble des acteurs de l’écosystème d’innover et de développer des services à forte valeur ajoutée pour l’usager et les professionnels de santé

    « L’État, ses opérateurs, et l’Assurance maladie auront la responsabilité de mettre à disposition un socle de base d’outils de premier niveau standardisés et d’en garantir le déploiement effectif », expliquent Dominique Pon et Annelore Coury. Ces outils de base constitueront « les fondations de tout développement numérique et prendront la forme de solutions clés en main, c’est-à-dire directement utilisables par les éditeurs via des API et des appels contextuels ».

    Ce « socle d’outils communs de base » devra être constitué étape par étape selon un calendrier « échelonné et progressif », précise le rapport, listant les premiers outils à déployer :

    • les messageries de l’espace de confiance MSSanté ;
    • le DMP ;
    • la e-prescription ;
    • des outils de télémédecine, notamment en raison de l’officialisation des actes de téléconsultation depuis le 15 septembre 2018.

    5. Stimuler l’innovation et favoriser l’engagement de l’ensemble des acteurs de la e-santé

    Afin de favoriser l’innovation en matière de numérique en santé, Dominique Pon et Annelore Coury proposent la création, au sein du ministère, d’un « lab » en e-santé, en lien avec Etalab* et dont le rôle serait :

    • de faire émerger, d’évaluer et de diffuser de nouveaux concepts, technologies, solutions et usages en matière de e-santé ;
    • de mettre en relation les concepteurs, les utilisateurs et les investisseurs ;
    • de réaliser des études prospectives, des benchmarks internationaux et une veille sur le numérique en santé;
    • de piloter le développement de POC ;
    • d’organiser des processus d’idéation et des concours d’innovation ;
    • d’organiser des concertations citoyennes sur les usages du numérique en santé.

    Ce « lab » sera ouvert aux professionnels, aux industriels, aux start-ups, aux prospectivistes et « penseurs » du numérique en santé.

    6. Structurer une gouvernance forte et resserrée, dotée d’un bras armé « effecteur »

    Il est proposé de « fixer clairement les rôles et responsabilités » des différents acteurs du système de santé en matière de e-santé dans le cadre d’une gouvernance renouvelée.

    7. Structurer les bases de données des professionnels, des établissements et des patients afin d’alimenter les capacités de création de services et le big data en santé

    Les auteurs du rapport estiment que le Système national des données de santé (SNDS) doit « s’enrichir de données actuellement manquantes », en particulier de données médicales (résultats des examens médicaux, connaissance des facteurs de risque, etc.) et relatives à l’environnement physique ou social des usagers.

    8. Proposer un schéma cible global pour l’architecture du système d’information de santé

    Le schéma est présenté à la page 32 du rapport (en lien ci-contre).

  • INS

    identifiant national de santénull

  • Pfizer s’associe à la société d’intelligence artificielle Atomwise pour identifier des médicaments

    Dans le cadre d’un accord d’évaluation, la société pharmaceutique américaine Pfizer a annoncé le 17 septembre 2018 qu’elle évaluerait la plateforme d’Atomwise afin d‘identifier des médicaments candidats potentiels pour trois protéines cibles (au plus) sélectionnées par Pfizer. Ce dernier paiera des frais d’accès à la technologie et versera des paiements supplémentaires basés sur le succès pour chaque protéine cible.

    Atomwise analysera par calcul des millions de petites molécules diverses pour chacune des protéines cibles identifiées par Pfizer en utilisant sa plateforme d’IA afin de prédire celles qui pourraient se lier avec une haute affinité aux protéines cibles sélectionnées.

    Atomwise a breveté la première technologie d’apprentissage en profondeur (deep learning) pour la découverte de médicaments à base de petites molécules. Le 7 mars 2018, la société a annoncé avoir recueilli 45 millions de dollars américains (38,5 M€) auprès de grandes sociétés pour soutenir le développement et l’application de sa technologie d’IA.

  • Une solution digitale d’accompagnement aux bilans de médication pour les pharmaciens du réseau P&P

    Au cours du mois de septembre 2018 sera proposée aux 100 officines adhérentes au réseau de pharmacies P&P une solution digitale innovante d’accompagnement à la réalisation de bilans de médication.
    Développée par Observia en partenariat avec les laboratoires Sandoz, elle sera mise gratuitement à la disposition des pharmaciens pour favoriser l’observance des patients âgés polymédiqués, précise un communiqué émis par le réseau P&P.

    Cet outil, clé en main, a été conçu pour permettre au pharmacien de « préparer, [de] réaliser, [de] gérer et [de] suivre » des bilans de médication simplement au moyen de fonctionnalités telles que :
    • un « questionnaire de recueil des informations patient » ainsi qu’un « questionnaire d’observance » ;
    • un « agenda dynamique » ;
    • un « courrier de liaison » avec le médecin ;
    • des « supports interactifs et pédagogiques » à destination du patient ;
    • une base de données Vidal sur les médicaments ;
    • un outil de déclaration sur Ameli ;
    • une solution d’envoi de SMS de rappel de rendez-vous ;
    • un historique des entretiens ainsi que des statistiques de suivi.

    En outre, à la fin du mois de septembre 2018 sera initiée une campagne de sensibilisation au bilan de médication auprès de la patientèle âgée et polymédiquée des officines du réseau P&P qui peut avoir accès à ce service. L’objectif est d’inciter cette population à demander un premier entretien et à recourir davantage à ce type de consultations pharmaceutiques prévues par l’arrêté du 9 mars 2018.

  • 73 % des médecins pensent que la télémédecine fera partie de leur quotidien en 2030 (étude MACSF)

    La MACSF, mutuelle d’assurance pour professionnels de santé, a publié, au cours du mois de septembre 2018, une étude visant à préciser la perception qu’ont les médecins de la « médecine du future ».

    Ce travail, réalisé sur la base des résultats à un questionnaire envoyé au cours du mois de mai 2018 à environ 8000 médecins sociétaires âgés de 18 à 65 ans, qu’ils soient hospitaliers, salariés, libéraux ou internes et quelle que soit leur spécialité, visait en effet à interroger les médecins à propos de l’intégration à leur pratique future d’avancées technologiques telles que l’intelligence artificielle, la robotisation, la télémédecine, les applications de e-santé et autres objets connectés : comment imaginent-ils la médecine qu’ils exerceront demain ? Quels espoirs et quelles craintes génèrent un virage technologique de la santé ?

    Si la plupart des médecins ont reconnu que l’innovation fera prochainement partie de leur quotidien, beaucoup d’autres résultats se sont révélés très hétérogènes : seule la moitié des médecins interrogés ont affirmé croire que les start-ups de la e-santé pourront révolutionner la médecine, moins d’un quart des chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes interrogés se disent enthousiasmés par la médecine du futur, seulement 12% des médecins généralistes ont affirmé percevoir la médecine du futur comme un rêve, et deux tiers des médecins considèrent que les patients ne sont pas prêts pour l’avènement d’une telle médecine.

    En effet, la médecine du futur, assistée par des innovations telles que l’IA et de nombreux objets connectés, suscite chez les médecins un engouement lié à une potentielle disparition des taches répétitives et génératrices d’erreurs comme de nombreuses craintes : émergence de nouvelles inégalités de santé, de motivations mercantiles éloignées des principes déontologiques de la profession, de risques liés à une insuffisante protection des données des patients, d’une dérive éthique – de maîtrise absolue, d’homme augmenté, etc.

    Pour les médecins, l’innovation fera prochainement partie du quotidien

    D’après la plupart des médecins interrogés, l’innovation fera rapidement partie de l’exercice quotidien de la médecine. 

    En effet, 73% des médecins pensent que la télémédecine et la consultation à distance feront partie de leur quotidien professionnel en 2030. De même la moitié des médecins croit que les robots et l’intelligence artificielle feront partie de la pratique quotidienne à cet horizon 2030, et 91% des interrogés considèrent comme probable l’utilisation au moins occasionnelle des robots dans leurs pratiques futures.

    Cependant, l’étude révèle que les spécialistes que la MACSF considère comme « les plus concernés » par l’innovation imaginent percée de l’innovation plus rapide que les autres médecins. Par exemple, si 63% des anesthésistes, obstétriciens et chirurgiens pensent que les chambres seront connectés en 2030, ce chiffre s’abaisse à 41% pour les généralistes.

    L’innovation suscite des attentes…

    D’après le sondage, les médecins attendent que l’innovation, non substituable aux médecins, permette d’optimiser la réalisation de certains actes, d’éviter des erreurs et de dégager du temps médical : 73% des interrogés considèrent que l’IA pourra accompagner la réalisation d’actions longues et répétitives, 71% que l’IA permettra moins d’erreurs mais ne pourra se substituer aux médecins pour répondre aux questions des patients, 45% que ces innovations permettront d’avoir plus de temps pour le patient et pour la formation.

    … comme des craintes

    Position de la profession vis-à-vis des patients

    Pour 73% des médecins, dont 82% des généralistes, la principale crainte suscitée par l’intégration des innovations technologiques à la pratique médicale concerne la déshumanisation des soins. Déshumanisation qui pourrait s’accompagner, pour la plupart des sondés, d’une déconsidération des professionnels de santé par les patients (seuls 9% des médecins pensent que ces innovations permettront aux patients d’avoir plus de considération pour les professionnels de santé).

    Peur des dysfonctionnements techniques

    En deuxième position des appréhensions suscitées par l’émergence de l’innovation vient la crainte des bugs informatiques, ressentie par 67% des médecins.

    Angoisses générées par la problématique de la protection des données

    L’absence de protection des données personnelles inquiète 45% des médecins tant pour l’avenir de leurs patients que pour leur propre futur.

    En effet, le Règlement général sur la protection des données (RGPD), le code de déontologie médicale ainsi que la loi informatique et liberté prévoient que le médecin doit veiller à la protection des dossiers, au secret de ses correspondances, qui constituent une donnée objective du dossier médical, ainsi qu’à l’usage et à l’accessibilité des données du patient : les professionnels de santé semblent redouter une augmentation du poids de leur responsabilité, déjà lourde.

    Appréhension de dérives « mercantiles » et génératrices d’inégalités

    A l’occasion de cette étude, plusieurs médecins ont exprimé une angoisse quant aux inégalités que peuvent générer les objets connectés ; « l’usage de ces objets reste pour l’instant réservé à un certain profil : un patient équipé en réseau efficace, vivant sur une partie du territoire où il est possible d’envisager le maintien à domicile parce que suffisamment riche en structures d’aide à domicile, et qui soit assez formé pour tirer parti de la technologie développée dans ces objets. Un profil qui ne correspond pas, justement, à celui des patients les plus fragiles »,  explique Stéphanie Tamburini, juriste pour le groupe MACSF.

    « Certains médecins craignent une approche mercantile et trop liée aux appétits des GAFA », a ajouté la MACSF.

  • Les 3 axes prioritaires de « Ma Santé 2022 » : le temps médical, le parcours coordonné et la qualité

    Lors d’un point presse qui s’est tenu le 17 septembre 2018 à Paris, le cabinet du ministère des Solidarités et de la Santé a dévoilé les grandes lignes de « Ma Santé 2022 », un plan national doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022 et dont les 54 mesures seront présentées en détail ce 18 septembre 2018 par le président de la République et la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. La prévention est présentée comme la « colonne vertébrale » des réformes à venir, articulées autour de trois orientations :
    • regagner du temps médical, avec notamment la création de 4 000 postes d’ »assistants médicaux » pour épauler le médecin généraliste pendant ses consultations, et le financement de 400 médecins généralistes salariés envoyés dans les déserts médicaux ;
    • veiller à la bonne orientation du patient pendant son parcours de soins : les différents professionnels de santé d’un territoire devront assurer ensemble diverses missions et former des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) afin de mieux répondre aux besoins de santé locaux ;
    • placer la qualité au centre du système de santé, avec la limitation progressive de la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte. Des forfaits de prise en charge pour les personnes souffrant de diabète et d’insuffisance rénale chronique seront testés dans les hôpitaux dès 2019 afin de leur éviter de se présenter fréquemment à l’hôpital sans raison pertinente.

    Le cabinet ministériel a par ailleurs annoncé la fin du numérus clausus et le passage de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 2,3 % à 2,5 % d’ici 2019.

    Axe 1 : regagner du temps médical

    • Suppression du numérus clausus et des épreuves nationales « classantes », dans l’idéal dès la rentrée 2019-2020 – « mais cela risque d’être juste » -, quoi qu’il en soit à partir de la rentrée 2020-2021 : l’objectif est de proposer une orientation progressive qui encourage les passerelles et qui permet aux étudiants de se spécialiser selon « leurs compétences et leurs appétences ».
    • Création du métier d’ »assistant médical » pour aider le médecin généraliste en le déchargeant d’actes simples, comme la prise de température ou le suivi des rendez-vous : 4 000 postes seront financés à partir de 2019 et d’ici 2022. Ils seront déployés en priorité dans les zones qui en ont le plus besoin. Le profil de ces assistants, qui doivent dans un premier temps être formés, n’a pas encore été défini. Il pourra s’agir d’aide-soignants, d’infirmiers ou de secrétaires médicaux.
    • Financement de 400 médecins généralistes salariés envoyés dans des déserts médicaux pour permettre aux patients d’avoir plus facilement accès à une consultation généraliste en ville. Ces médecins seront salariés des centres hospitaliers de proximité ou des centres de santé.

    Axe 2 : veiller à la bonne orientation du patient

    « L’exercice isolé ne sera plus possible », insiste le cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, qui prévoit de faire disparaître ce mode d’exercice d’ici 2022.

    Tous les professionnels de santé d’un même territoire « devront travailler ensemble » et porter une responsabilité collective, « populationnelle », vis-à-vis des patients : Ma Santé 2022 prévoit la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), « qui doivent faire le pont avec les établissements de santé, notamment les hôpitaux de proximité, et avec le secteur médico-social ».

    • Ces CPTS assureront diverses missions, dont les « urgences de ville », afin de désengorger les urgences hospitalières « qui doivent se concentrer sur les situations vitales ». « Il doit être possible de trouver un médecin en urgence pendant la journée (de 8h à 20h pour démarrer, et nous souhaitons que cela soit possible plus tard en soirée) en ville sans devoir aller à l’hôpital », précise le cabinet.
    • Objectif : déployer au moins 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé en France d’ici 2022, sachant qu’un CPTS doit couvrir entre 20 000 et 100 000 patients.

    Axe 3 : placer la qualité au centre du système de santé

    • « La qualité est ce qui devra présider au mode de financement pour limiter progressivement la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte », a déclaré le cabinet ministériel. Dès 2019, des forfaits de prise en charge pour les personnes souffrant de diabète et d’insuffisance rénale chronique, vont être expérimentés dans les hôpitaux afin d’éviter aux patients les déplacements inutiles. Le dispositif a vocation à être étendu petit à petit à d’autres maladies chroniques.
    • Aucune fermeture d’hôpital de proximité n’est envisagée mais une évolution de leur mission est souhaitée par le ministère. « Il faut chercher à déterminer comment l’hôpital et la clinique doivent repenser leurs activités pour que l’hôpital de proximité puisse jouer son rôle. Il faut requestionner l’offre hospitalière en délivrant des soins de pointe dans les hôpitaux de pointe ; tous les actes ne doivent pas être réalisés en proximité, les hôpitaux de proximité doivent se recentrer sur les besoins locaux », sur « les soins du quotidien ». Les premiers « hôpitaux de proximité » seront labellisés en 2020, avec un objectif de 500 à 600 établissements d’ici 2022.

    Le cabinet a par ailleurs insisté sur la volonté de replacer au cœur de l’organisation de soins les médecins et les soignants, « les dernières réformes [les ayant] éloignés de la direction de l’hôpital ».

    L’Ondam passera à 2,5 % en 2019

    « Des moyens nouveaux vont être apportés » pour soutenir les mesures visant à la transformation du système de santé, a déclaré la cabinet de la ministre. « Avec un taux d’évolution exceptionnel de l’Ondam (le plus élevé depuis six ans) de 2,5 % en 2019 (contre 2,3 %), ce sont 400 millions d’euros supplémentaires qui seront engagés pour cette transformation dès 2019″, a-t-il ajouté, précisant qu’un « projet de loi sera nécessaire début 2019 pour certaines mesures (études de santé, gouvernance, financement, etc.) ».

    Un budget de 3,4 milliards d’euros

    Côté budget, le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé le 18 septembre 2018 que 3,4 milliards d’euros allait être investis dans le plan « Ma Santé 2022 », dont :

    • 500 millions qui seront dédiés à la « transformation numérique » ;
    • 1,6 milliard d’euros à « la structuration des soins dans les territoires » ;
    • 920 millions à l’investissement hospitalier ;
    • et 420 millions à « l’évolution des métiers et des formations ».
  • AMI : projets de mutualisation des données pour l’IA par les acteurs des secteurs public et privé

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, appelle ce 18 septembre 2018 les entreprises à partager et à valoriser leurs données. Dans le cadre du déploiement de la stratégie française en matière d’intelligence artificielle (IA), l’État souhaite soutenir des initiatives sectorielles ou intersectorielles de mutualisation de données pour le développement de solutions d’IA.

    Dans ce contexte, la collecte et l’annotation de larges corpus de données constituent un enjeu fondamental, alors que de tels jeux de données sont rares pour les acteurs français.

    Grâce à cet appel à manifestation d’intérêt (AMI), les pouvoirs publics visent à recueillir l’intérêt et l’avis des acteurs privés et publics sur les initiatives de mutualisation de données qui seraient les plus pertinentes ainsi que les modalités les plus adaptées à leur soutien.

    L’AMI est ouvert ce jour jusqu’au 16 novembre 2018.

    Les modalités pratiques

    Les acteurs du secteur public comme du secteur privé sont invités à :

    • donner leur avis sur les modalités de cofinancements privé-public les plus adaptées qui pourraient être mises en œuvre ;
    • formuler des propositions de modèles économiques permettant aux initiatives soutenues de générer une activité viable et pérenne, sans nouveaux financements publics, à un horizon moyen de 3 ans.

    Les réponses recueillies serviront de base afin de définir de manière plus précise les caractéristiques des initiatives ciblées par le futur appel à projets : assiette financière, nombre de partenaires, type de partenaires, type de structures porteuses, activités de ces structures, etc.

    Modalités pratiques

    Toute réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) doit être adressée exclusivement sous forme électronique avant le 16 novembre 2018 à 18h00 (date et l’heure de réception faisant foi) à l’adresse suivante : ami-mutualisation.dge@finances.gouv.fr.

    Un modèle de réponse est fourni et est disponible ci-contre.

    Le document reprenant la description complète de l’AMI est également accessible ci-contre.

    Un appel à projets en 2019 au service de la donnée compétitive

    « Dans le cadre de la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, nous soutiendrons les initiatives privées d’ouverture et d’échange de données pour que naisse en France, dans tous les secteurs, une économie ouverte de la data compétitive », a déclaré Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    L’analyse des résultats de l’AMI et la position des acteurs consultés dans ce cadre doivent fournir des éléments susceptibles de façonner un appel à projets qui doit être lancé début 2019.