care_insight

  • L’État des lieux de France Silver Eco révèle un marché attractif, en croissance, ouvert au numérique

    L’association France Silver Eco, qui a déployé un Observatoire de la Silver économie en France,  a publié le 1er octobre 2018 l’état des lieux de la Silver économie 2018, document de compilation à destination des acteurs de la Silver économie. 

    Ce document, qui vise à mettre à disposition des acteurs de la Silver économie un « guichet unique recensant les données chiffrées sur le marché dans son ensemble« , aborde en effet plusieurs thématiques liées au vieillissement de la population, dont la santé, aux côtés de la sécurité et de l’autonomie, de l’habitat, du sport et du bien-être, des loisirs, des transports, du tourisme et de la mobilité, des services, de la nutrition et de l’alimentation. 
     
    Finalement, cette étude révèle que le marché de la Silver économie français est « attractif« , en « pleine croissance » et ouvert au numérique : les personnes âgées font usage des nouvelles technologies, notamment de solutions favorisant le maintien à leur domicile.

    Les séniors et le numérique

    « Depuis quelques années, les seniors ne sont plus réfractaires au numérique : deux personnes sur trois âgées de plus de 55 ans (63%) utilisent Internet », affirme France Silver Eco, citant le baromètre 2016. La fracture numérique générationnelle aurait tendance à disparaître : une personne âgée de plus de 75 ans sur quatre utilise Internet, notamment pour communiquer et effectuer des achats en ligne.

    En effet, d’après l’état des lieux, qui cite une étude réalisée par le Credoc en 2013 :

    • le premier motif d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication par les seniors serait de maintenir un contact avec les proches (famille, amis, anciens collègues, etc.) : près d’un tiers des séniors seraient inscrits sur des réseaux sociaux ;
    • les séniors utiliseraient des objets connectés en deuxième lieu afin d’effectuer des opérations d’achat en ligne : les ménages de plus de 50 ans disposant d’une connexion à Internet consomment plus que les séniors non connectés.

    Les seniors utiliseraient également beaucoup Internet afin de regarder des photos, de consulter des comptes en ligne, de s’informer sur l’actualité, de se renseigner sur des produits.

    Les personnes âgées sont par ailleurs de plus en plus équipées en objets connectés, « incitant les fabricants à adapter leur offre aux attentes de la cible, proposant des interfaces toujours plus lisibles, intelligibles et fonctionnelles [et] des nouveaux produits pour le bien vieillir », est-il précisé dans l’État des lieux. Aussi :

    • selon le baromètre du numérique (2017), l’usage des smartphones serait en croissance : 54% des 60-69 ans et 30% des plus de 70 ans détiennent un smartphone ;
    • l’ordinateur serait jugé par les personnes âgées comme plus utile que la tablette et le smartphone : 68% des 60-69 ans et 74% des plus de 70 ans en utilisent un pour se connecter ;
    • les séniors se sentiraient « de plus en plus compétents » dans l’usage des smartphones, tablettes et ordinateurs ;
    • les plus de 60 ans multiplient les modes de connexion (canal wifi, filaire, mobile).

    Le maintien à domicile des séniors

    D’après une étude réalisée par le Credoc citée dans l’État des lieux de la Silver éco, 32 % des seniors considéreraient que « maintenir leur domicile le plus longtemps possible est une condition indispensable pour le bien vieillir » et 17% d’entre eux affirmeraient qu’ »avoir une évaluation positive de la qualité de leur vieillissement réside dans le fait de bénéficier d’un logement adapté à leurs besoins« .

    Aussi, l’adaptation des habitations aux besoins particuliers des personnes âgées constitue une problématique importante : en France, 2 millions de logements nécessiteraient d’être adaptés pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées de plus de 65 ans.

    De plus, 85% des Français déclareraient « vouloir rester à domicile même s’ils ont besoin d’aide, en privilégiant l’aide à domicile humaine, technique et technologique, plutôt que le changement du lieu de vie ».

    En effet, différentes interventions sont possibles pour rendre un logement plus adapté et plus sécurisant pour les séniors, notamment l’installation de solutions de domotique, domaine en plein essor. 

    Le marché de la Silver économie attractif et « en pleine croissance »

    « Le marché de la Silver économie est en plein expansion« , déclare France Silver Eco.

    En effet, d’après une étude de Xerfi menée en 2015, le chiffre d’affaire de ce marché représentera en France 130 millions d’euros en 2020, alors qu’il ne comptait dans le pays que 92 millions d’euros en 2013, soit une progression moyenne de 5 % par an, la création de 250 000 à 300 000 emplois difficilement délocalisables, et « de nombreux débouchés à l’exportation ».

    Aussi, la demande d’aménagement du domicile et de produits ou services liés à la dépendance devrait doubler en 20 ans, au bénéfice notamment des entreprises proposant :

    • des équipements de sécurité ;
    • des services de télésurveillance ;
    • des services d’aide à la personne.

    « La clé de la réussite sur ce marché prometteur est de comprendre et d’identifier les réels besoins des personnes âgées« , ajoute France Silver éco, pour qui le « co-design » pourra constituer une solution pour les concepteurs désireux d’adapter leur offre de technologies aux attentes des personnes âgées, de leurs proches et aidants.

  • La Mutuelle Générale teste une cabine médicale connectée auprès des salariés avant de la généraliser

    La Mutuelle Générale a annoncé le 25 septembre 2018 avoir mis à disposition des salariés de son siège une cabine médicale connectée de H4D afin de mesurer son impact sur la santé au travail et de fournir les éléments nécessaires à la constitution d’une offre pertinente autour de la cabine à destination des entreprises clientes de la mutuelle.

    Cette action s’inscrit dans la nouvelle stratégie de croissance de La Mutuelle Générale qui passera par le renforcement de son offre de services. En outre, La Mutuelle Générale affirme vouloir être omniprésente sur le terrain du maintien du capital santé.

    Un service développé en partenariat avec H4D pour favoriser la prévention

    La Mutuelle Générale ne voit pas la télémédecine comme un outil visant à remplacer le médecin, mais comme un outil au service des employés pour prévenir, dépister et appuyer la médecine du travail.

    La cabine médicale connectée actuellement expérimentée offre trois services complémentaires :

    • l’accès au diagnostic ;
    • l’obtention d’une ordonnance si besoin est ;
    • des programmes de santé et bien-être sous forme d’actions de sensibilisation et d’accompagnement des salariés.

    La prévention au cœur des préoccupations

    La Mutuelle Générale est convaincue que l’accès à la téléconsultation en entreprise jouera un rôle de prévention et de dépistage. Voici les services et avantages proposés autour de la cabine médicale connectée dans le domaine de l’accompagnement des entreprises:

    • visites d’embauche sur place ;
    • visites d’information et de prévention et un renforcement du suivi individuel ;
    • actes de dépistage (cardio, vision, audition, etc.) ;
    • détection précoce des problèmes de santé « silencieux » pour une prise en charge ;
    • rendez-vous en ligne ;
    • « check-ups » autonomes ;
    • réduction de risques de maladie ou de contamination.

    « Notre stratégie de services s’exprime déjà à travers l’assistance ou nos réseaux de soins par exemple qui connaissent de vraies réussites. C’est parce qu’ils répondent aux exigences et besoins de nos adhérents en matière de santé et de bien-être que nous faisons le choix d’intensifier cette stratégie. Pour cela, nous allons lancer une nouvelle activité autour de ces services à forte valeur ajoutée », affirme Christophe Harrigan, Directeur général de La Mutuelle Générale.

    Un modèle économique associant l’entreprise et la complémentaire santé

    La Mutuelle Générale voit la cabine comme un levier pour réduire l’absentéisme, augmenter l’engagement et limiter les risques d’accidents du travail pour l’entreprise. Ainsi, le mode de financement qui est actuellement mis en place implique l’entreprise et la complémentaire santé qui prend en charge les salariés :

    • l’entreprise prend en charge l’abonnement mensuel de la cabine ;
    • la complémentaire santé prend en charge le coût de la consultation.

  • Génomique : GenOmnis autorisé à exploiter deux logiciels prédictifs de la pathogénicité des mutations

    La Société d’accélération de transfert technologique Sud-Est (SATT Sud-Est) a annoncé par communiqué le 21 septembre 2018 la concession d’une licence d’exploitation exclusive à la start-up marseillaise GenOmnis. La licence porte sur deux logiciels innovants de prédiction de la pathogénicité des mutations de gènes humains co-détenus par l’université d’Aix-Marseille, l’Inserm et l’Assistance publique des hôpitaux de marseille (AP-HM).

    A l’heure où le séquençage de génomes humain s’avère moins complexe que l’identification des mutations pathogènes, l’équipe de génétique et bio-informatique du Centre de génétique médicale de Marseille et de l’AP-HM – appelée UMR 1251 Aix-Marseille Université Inserm – a élaboré une « solution bio-informatique de prédiction de la pathogénicité des mutations ».

    Cette solution prend la forme de deux logiciels appelés « UMD Predictor » et « Human Splicing Finder« , à même de prédire la pathogénicité des mutations dans le cadre du séquençage à haut débit, au moyen d’une approche combinatoire permettant une analyse rapide, sensible et spécifique.

    Ces deux logiciels ont été enregistrés auprès de l’Agence pour la protection des programmes par le SATT Sud-Est, qui a ensuite « négocié et concédé la licence à GenOmnis« , start-up accompagnée et financée par l’incubateur interuniversitaire Impulse, spécialisée dans les services génomiques, la bio-informatique, les tests génétiques et la génétique moléculaire en cancérologie à destination des hôpitaux, des cliniques, des laboratoires de diagnostic et des acteurs de l’industrie pharmaceutique.

  • Un livre blanc pour guider le développement du numérique au sein de l’hôpital (Télécom Santé)

    Télécom Santé, une société française spécialisée dans l’accompagnement numérique des établissements de santé, propose dans un livre blanc intitulé Le digital au service des établissements de soins « une réflexion collective pour faire émerger les besoins du monde hospitalier, en analysant les freins à leur transformation digitale et apporter des réponses concrètes pour le développement de l’hôpital numérique ». 

    Le but de ce document est de confronter les points de vue des principaux représentants du secteur hospitalier (ARS, Anap, fédérations professionnelles, hôpitaux, cliniques, associations de patients, etc.) afin de « fournir des outils tangibles aux principaux acteurs des établissements de soins » (directeurs d’établissements de soins publics, de groupes d’hospitalisation privés et de GHT).

    L’ouvrage s’articule autour de 5 chapitres :
    • La situation économique des établissements de soin ;
    • Les établissements de santé sont-ils à l’heure du numérique ? ;
    • Les enjeux de l’hôpital numérique ;
    • Efficience et évaluation des investissements digitaux ;
    • Accompagner les établissements de soin dans leur révolution numérique.

    Chapitre 1 : La situation économique des établissements de soins

    Les auteurs du document rappellent que les établissements de soins ont alerté les pouvoirs publics dans une tribune collective publiée en avril 2018 à propos de l’effort supplémentaire qui leur était demandé pour l’année 2018, avec une baisse de 2,7 % de tarifs finançant leur activité.

    « L’ensemble des fédérations sont aujourd’hui unanimes pour reconnaître que les politiques tarifaires menées ne sont plus satisfaisantes et qu’il devient nécessaire d’envisager de nouvelles solutions, avec notamment le développement d’ »hôpitaux numériques » », signalent-ils.

    Chapitre 2 : Les établissements de santé sont-ils à l’heure du numérique ?

    Télécom Santé indique que la situation est « relativement disparate » selon les établissements et les spécialités médicales proposées.

    Les dernières innovations en santé ont permis de soutenir le déploiement de solutions numériques dans les services de soins mais « il reste encore beaucoup à faire » pour assurer un suivi en temps réel du parcours du patient, de l’évolution de sa maladie et de ses traitements, aussi bien au sein des établissements qu’en dehors, explique la société.

    En outre, elle estime que les services administratifs ne sont pas encore assez impactés par cette numérisation, alors qu’un bénéfice économique pourrait en découler.

    Chapitre 3 : Les enjeux de l’hôpital numérique

    « Le bilan des initiatives déployées pour soutenir la digitalisation des établissements de soins reste quelque peu mitigé », notent les auteurs du livre blanc.

    Programme national « Hôpital numérique »

    Lancé en novembre 2011, le programme « Hôpital numérique » avait pour objectif d’améliorer la performance des systèmes d’information hospitalier (SIH) et de soutenir la transformation des établissements de soins par le biais des technologies de l’information et de la communication.

    • Point positif : bénéfices concernant le service rendu aux patients (meilleure exhaustivité et pertinence des informations, meilleure gestion des maladies chroniques, etc.) et les conditions de travail des professionnels de santé (partage facilité d’information entre les différents intervenants, gestion du dossier patient y compris à domicile, etc.).
    • Point négatif : programme « insuffisant pour intégrer durablement le numérique à l’ADN des établissements de soins ».

    Le dossier médical partagé (DMP)

    Le déploiement du DMP « s’est avéré extrêmement coûteux », commente Télécom Santé, rappelant que son pilotage « fut d’ailleurs qualifié de « défaillant » par la Cour des comptes dès 2012″.

    Projet « e-parcours »

    Lancé en mai 2017 auprès des ARS et courant jusqu’à 2021, le projet « e-parcours » s’inscrit dans le cadre du volet numérique du programme « Territoire de soins 2021 ». Il vise à accompagner la mise en place de services numériques d’appui à la coordination (Snac) au service des organisations sanitaires, médico-sociales et sociales coordonnées à travers des dispositifs d’appui (PTA, PAERPA, etc.).

    L’Anap, en partenariat avec l’Asip Santé, soutient les groupements hospitaliers de territoire (GHT). Elle a proposé « un premier cycle de travail [qui] a concentré ses efforts sur trois thèmes : la création et la mise en œuvre d’une direction des SI de GHT, les facteurs de choix entre externalisation ou maintien en interne du système informatique et un premier débroussaillage du vaste sujet que constitue l’urbanisation du SI du GHT dans son environnement », détaille Didier Alain, manager en charge du programme « usage des systèmes d’information » au sein de l’agence, cité par Télécom Santé.

    Le contexte « est rendu favorable par le gouvernement », qui a lancé en septembre 2017 un important plan d’investissement prévoyant notamment une enveloppe d’un milliard d’euros pour accélérer la numérisation du système de santé et de cohésion sociale en parallèle de son plan « Renforcer l’accès territorial aux soins », pour soutenir l’émergence de territoires digitaux, soulignent les auteurs du livre blanc.

    Chapitre 4 : Efficience et évaluation des investissements digitaux

    Télécom Santé indique que l’investissement dans les outils numériques assure un retour sur investissement « très court ». Afin de répondre aux contraintes budgétaires annoncées lors du dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), l’entreprise estime qu’il est primordial de mettre en place « des outils d’évaluation spécifiques pour rendre compte de l’impact de ces politiques de digitalisation sur la performance financière de l’établissement en évoquant le rapport investissement/rentabilité/satisfaction patient« .

    Chapitre 5 : Accompagner les établissements dans leur révolution numérique

    Ce chapitre vise à « donner des clés de réussite pour accompagner le déploiement des nouvelles solutions numériques ».

    Deux initiatives locales sont citées en exemple :

    • L’hôpital Foch, à Suresnes (Île-de-France), a mis en place des séances d’information et de formation pour « atteindre son ambition de devenir le premier hôpital connecté à ses patients », explique Valérie Moulins, directrice de la communication de l’établissement, après le déploiement de divers outils tels que le système de prise de rendez-vous en ligne Doctolib, le réseau social de patients MyHospiFriends et la plateforme de services destinée aux patients My Room Service Foche.
    • Le document « Valenciennes Hôpital Numérique » a été envoyé nominativement à tous les praticiens du centre hospitalier de Valenciennes (Hauts-de-France) pour leur fournir des informations sur les e-projets déployés, comme la mise en œuvre d’un dossier patient informatisé (DPI) ou la distribution aux médecins d’un smartphone contenant des applications médicales. L’objectif est « qu’à un instant « t », l’ensemble du corps médical ait un niveau de connaissance global et identique sur le DPI, le PMSI, la dématérialisation de la demande d’examens[, etc.] », résume Thomas Delbarre, directeur de la communication de l’établissement.

    Télécom Santé précise que « communiquer en externe est tout aussi essentiel pour informer les patients et associations de patients sur les bénéfices apportés par les nouveaux projets déployés ».

    La société ajoute, par ailleurs, qu’une vigilance particulière devra être accordée au traitement des données des patients, notamment en respectant le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) au sein de l’Union européenne.

  • Télémédecine et e-chirurgie : le Catel émet des recommandations pour faire évoluer le bloc opératoire

    Dans le cadre de ses actions de lobbying, le Club des acteurs de la télésanté (Catel) a coordonné la réflexion d’un « Focus Group » de huit ingénieurs, chirurgiens et spécialistes du numérique au sujet du « bloc opératoire de demain ». À l’issue de ces discussions, il a émis au cours du mois de septembre 2018 des recommandations pour que des innovations de e-santé telles que la télémédecine puissent contribuer à améliorer la chirurgie, c’est-à-dire à « assurer [au mieux] la sécurité des patients et la formation continue des professionnels » malgré les freins actuels au développement de pratiques nouvelles en chirurgie et en endoscopie.

    Selon le Catel, les solutions de télémédecine pourraient, en chirurgie, :
    • faciliter la formation, notamment en permettant aux étudiants comme aux professeurs de s’affranchir de contraintes de déplacement et en favorisant plus de « conduite accompagnée » des gestes chirurgicaux ;
    • garantir une certaine équité d’accès aux formations, du fait de la diminution de ces contraintes de déplacement ;
    • augmenter la qualité des soins chirurgicaux dispensés aux premiers patients des nouveaux opérateurs grâce à un guidage en direct par les formateurs ;
    • dégager du temps médical, chirurgical.

    Cependant, un fréquent manque d’archivage des données du bloc opératoire, des difficultés de sécurisation des données, un manque d’interopérabilité des systèmes actuels, les difficultés liées aux ajouts de matériels connectés ou à l’adaptation d’anciens instruments chirurgicaux, le besoin de pouvoir coopérer avec des opérateurs bien connus et de confiance ainsi que la question du coût de la télémédecine – dont le retour sur investissement demeure peu visible – constituent des difficultés à la mise en place de la télémédecine en chirurgie.

    Les recommandations du Catel

    Concernant la stratégie et les coopérations médicales, le CATEL recommande :

    • d’encourager les coopérations médicales cordonnées entre équipes afin de développer une pratique de « compagnonnage à distance en chirurgie » ;
    • aux professionnels de santé de s’engager dans une « réflexion stratégique globale sur leur bloc opératoire de demain » ;
    • aux institutions de prendre position à l’échelle nationale pour le développement de la télémédecine en chirurgie ;
    • aux pouvoirs publics de clarifier les modalités de déploiement de la télémédecine en chirurgie, en s’appuyant notamment sur les groupements d’achat.

    Concernant la responsabilité médicale

    Sur ce point, le Focus Group préconise de « laisser la question du partage des informations enregistrées au bloc au libre arbitre du professionnel concerné, pour un usage bien défini au préalable (auto-évaluation, enseignement, etc.) ».

    Concernant les outils et leur sécurité d’utilisation, le Catel conseille aux établissements :

    • d’anticiper les usages potentiels de la télémédecine lors des achats et d’ »associer notamment la direction du biomédical dans une optique de coordination et d’interopérabilité » ;
    • de rapprocher les données du bloc opératoire du DPI et du PACS afin de faciliter leur partage ;
    • d’exiger une forte garantie de qualité ;
    • de prévoir un système de communication efficace et sécurisé entre hôpitaux partenaires au sein d’un même GHT, par exemple ;
    • d’harmoniser les protocoles et de « les rendre obligatoires pour un rapprochement automatisé des données issues des appareils biomédicaux » ;
    • de mettre en place un identifiant unique du patient afin de favoriser la traçabilité ;
    • de penser l’architecture du bloc et sa construction afin d’être en mesure de garantir maintenance, disponibilité, haute qualité et fort débit ;
    • de prévoir des capacités de stockage et de puissance de calculs « suffisants pour envisager le développement des nouveaux usages (IA, réalité virtuelle, etc.) ».

    Concernant l’évolution de l’enseignement et la e-formation (e-learning), le groupe d’experts préconise :

    • de développer les enseignements spécifiques de type DU/DIU éventuellement en lien avec des filières et organismes spécialisés et en s’appuyant sur les industriels concernés ;
    • d’élaborer un guide de bonnes pratiques, « qui pourrait être porté par la HAS » ;
    • de rapidement sensibiliser et former aux pratiques de télémédecine et de e-santé en chirurgie ;
    • aux « pionniers du domaine » de partager, de valoriser et de diffuser leurs retours d’expériences.

    Concernant le financement des changements, le Catel recommande :

    • aux professionnels de santé ainsi qu’aux établissements de s’informer et de se faire accompagner « pour une prise en charge des actes de téléconsultation et de télé-expertise réalisés dans le cadre du droit commun » ;
    • aux acteurs de terrain de valoriser les autres actes au moyen d’un « forfait formation ou de conventions » ;
    • aux pouvoirs publics de « faire évoluer les financements pour inciter à innover et [à] développer des usages de télémédecine, notamment en chirurgie » ;
    • au gouvernement d’intégrer la rémunération de l’ensemble des professionnels impliqués.

    En outre, « des solutions techniques doivent être prises en charge […], ces coûts étant à mettre au regard des économies générées », exhorte le Focus Group. Ces financements devraient d’ailleurs être complémentaires à d’éventuelles conventions inter-établissements.

  • Asie : l’accélérateur biomed H. Spectrum va collaborer sur l’IA avec Bayer, Merck et GE Ventures

    H. Spectrum, le plus grand accélérateur d’Asie dans le domaine biomédical, va collaborer avec cinq grandes entreprises sur une gamme de technologies médicales innovantes, a annoncé la société lors de la conférence Trans 2018 sur la santé numérique, qui s’est tenue à Taipei (Taïwan) les 8 et 9 septembre 2018.

    Les géants mondiaux Bayer, Merck et GE Ventures, qui ont signé un contrat de partenariat stratégique lors de l’événement, sont les premiers à rejoindre l’incubateur asiatique. Ils travailleront avec H. Specturm pour développer des applications d’intelligence artificielle et exploreront de nouvelles opportunités avec l’entreprise technologique américaine Nvidia, rapporte le journal taïwanais Liberty Times.

    Davantage de détails sur cette coopération seront présentés dans les mois à venir.

  • Grand âge et autonomie : les personnes âgées doivent pouvoir accéder aux services numériques

    En 2060, le nombre de personnes en perte d’autonomie atteindra 2,45 millions, contre 1,6 million en 2030 – tel est le constat fait par Dominique Libault, conseiller d’État et président du comité national du parcours des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA), missionné par le Premier ministre Édouard Philippe pour conduire une réflexion sur le grand âge et l’autonomie. La concertation nationale y étant associée a été lancée le 1er octobre 2018 par la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’objectif de la concertation, et le souhait de la ministre, est d’assurer de manière durable le maintien de l’autonomie. Pour cela, les travaux mis en place dans la cadre de la grande concertation – qui s’étendront jusqu’en janvier 2019 – vont mobiliser la société civile, les seniors, les représentants des autorités nationales et territoriales ainsi que les experts du secteur. Ils donneront lieu à une série de propositions au gouvernement qui, selon la ministre, construira une réforme ambitieuse.

    Le numérique est présent à travers la volonté du gouvernement de rendre les services numériques plus facilement accessibles aux seniors.

    Le numérique

    Le gouvernement souhaite contribuer à la mise en place d’un cadre de vie de qualité pour les personnes âgées en améliorant l’accès au numérique et aux services publics.

    Dans le cadre de la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique, il existe une volonté claire de développer l’habitat intergénérationnel définissant l’habitat inclusif et la création d’un forfait permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un cadre sécurisé afin d’héberger des jeunes à un coût modéré, en échange d’une entraide solidaire.

    9 axes de réflexion

    • « Permettre le libre choix des personnes âgées, l’exercice de leurs droits et leur consentement aux mesures les concernant ;
    • Identifier les moyens d’une prévention plus efficace de la perte d’autonomie et d’une politique de recherche plus ambitieuse;
    • Simplifier le parcours des personnes âgées en assurant une continuité et une plus grande rapidité dans la prise en charge;
    • Définir les mesures nécessaires pour soutenir les aidants familiaux et trouver de nouvelles formes d’accompagnement solidaire des personnes âgées, par le bénévolat notamment;
    • Apporter des réponses aux enjeux de formation, de qualité de vie au travail et d’attractivité des métiers pour les personnels intervenant dans l’accompagnement et le soin aux personnes âgées;
    • Rénover les aides et les prestations pour les rendre plus lisibles, plus équitables, en maîtrisant les charges financières pour les familles;
    • Apporter des améliorations tangibles au cadre de vie des personnes âgées, dans les domaines de l’adaptation des logements, des mobilités, de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • Définir les modalités de financement des prises en charge à domicile et en établissements afin d’en garantir l’accessibilité pour les familles ;
    • Accroître la qualité des prestations en établissement et à domicile en liant le montant des dotations publiques à la qualité des prestations proposées et en développant les enquêtes de satisfaction ».

    La parole aux citoyens grâce à la plateforme Make.org 

    Une mobilisation massive de la société sur cet enjeu de l’autonomie est attendue. Les citoyens sont invités à répondre à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? » via la plateforme Make.org à cette adresse : grande-consultation-aines.make.org

    Par ailleurs, les personnes âgées prises en charge en établissements et à domicile (une soixantaine), les aidants et les professionnels de santé seront invités à contribuer grâce à la formation de groupes d’expression et à la mise en place d’entretiens individuels pour mieux comprendre les besoins et les attentes de chaque partie, puis à tester les pistes envisagées.

    Des forums régionaux organisés les ARS

    Des centaines d’institutionnels, d’opérateurs et d’associations de bénéficiaires et d’aidants seront sollicités pour faire part de leur analyse de terrain, de leurs demandes et pour partager leurs bonnes pratiques. Ces forums auront lieu sur l’ensemble du territoire français, aussi bien en métropole qu’en outre-mer.

    Les conclusion de ces forums viendront nourrir le travail de dix ateliers thématiques.

    Les parties prenantes s’exprimeront dans le cadre de 10 ateliers nationaux

    Un ensemble de 10 ateliers regroupera des représentants de l’État et des collectivités, des experts ainsi que des représentants des associations et des fédérations d’usagers et de professionnels. Les personnes âgées seront également parties prenantes.

    Les ateliers s’étaleront d’octobre 2018 à janvier 2019 avec quatre objectifs :

    • diagnostic et priorisation des objectifs ;
    • approfondissement des pistes retenues ;
    • formulation des propositions ;
    • formalisation et validation des conclusions pour chacune des 10 thématiques.

    Les dix ateliers sont construits autour des thématiques suivantes :

    • Gouvernance et Pilotage ;
    • Panier de biens et services et reste à charge ;
    • Nouveaux financements : proposer des schémas de financement de la couverture du risque de perte d’autonomie liée au grand âge ;
    • Parcours des personnes âgées ;
    • Prévention de la perte d’autonomie et bien vieillir ;
    • Métiers ;
    • Aidants, familles et bénévolat : reconnaissance et accompagnement ;
    • Offre de demain pour les personnes âgées en perte d’autonomie : identifier les voies de diversification de l’offre d’hébergement et de prise en charge telles l’Ehpad hors les murs, l’habitat intergénérationnel, etc. et examiner les axes d’une meilleure intégration des services  sur le modèle de plateformes ;
    • Cadre de vie : amélioration de l’adaptation des logements, des mobilités et de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • L’hôpital et la personne âgée.

    Calendrier

    La réflexion sera appuyée par un conseil d’orientation, présidé par Dominique Libault, et un comité scientifique qui regroupe chercheurs en sciences sociales et médecins. Le premier définira la stratégie et les propositions formulées à présenter au gouvernement. Le second interviendra sur les enjeux et les priorités de la réforme ainsi que sur les missions d’expertise et d’analyse des pistes de travail envisagées.

    Les deux entités se réuniront chacune quatre fois entre octobre 2018 et janvier 2019.

  • Une journée pour se former au « nouveau cadre de la e-santé » organisée à Paris, le 12 octobre 2018

    Drive Innovation Insights (DII), filiale de Politico-Alex Springer, organisera le 12 octobre 2018 à Paris une journée de formation à propos du « nouveau cadre de la e-santé » visant à permettre aux participants d’identifier les contraintes réglementaires et les opportunités en matière de données de santé, de développement d’intelligences artificielles, de télémédecine, d’objets et de dispositifs médicaux connectés, etc.

    Plus précisément, les objectifs pédagogiques de la formation concernent :
    • le traitement et hébergement des données : identifier vos nouvelles responsabilités
    • le mouvement du self-data et la notion de propriété des données
    • l’intégration du nouveau cadre légal national et européen.

    Cette journée sera animée par Marguerite Brac de la Perrière, avocate spécialisée dans l’encadrement juridique d’activités de télésanté et de télémédecine, ainsi que dans le traitement des données de santé à caractère personnel, par ailleurs directrice du département de santé électronique du cabinet Alain Bensoussan.

    L’inscription, payante, peut-être réalisée en demandant un bulletin d’inscription à l’adresse mail service-clients@dii.eu et en le renvoyant au service-clients@development-institute.com.

    Thèmes abordés au cours de la formation

    E-santé : objectifs, définitions et cartographie des acteurs présents en 2018

    • Les autorités en présence : rôles et pouvoirs de la CNIL, de l’ASIP, des ARS
    • Focus sur la Stratégie nationale 2020 de l’e-santé et le programme de Territoires de soins numériques
    • Retour sur les dernières avancées réglementaires : loi pour une République numérique du 07/10/16 ; Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) applicable le 25/05/18 ; accord EU-US Privacy Shield, etc.

    Se conformer aux obligations en matière de traitement de données médicales sous l’égide du RGPD

    • Quelles actions pour se conformer au règlement général sur la protection des données (RGPD) ?
    • Violation de données à caractère personnel et impératif de notification : quelles obligations et quelles sanctions ?
    • Quels pouvoirs des autorités de contrôle ?
    • Focus sur les concepts d’anonymisation, de pseudonymisation, de minimisation et de limitation
    • Quelles clés pour élaborer un référentiel ou un code de conduite ?

    Maîtriser le partage de données dans le cadre de la sécurisation des systèmes d’information de santé

    • Concept d’échange, de partage et d’équipe de soin
    • Focus sur les règles de sécurité issues de la politique générale de sécurisation des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)
    • Quelles informations délivrer et quelles modalités de recueil du consentement ?

    Maîtriser le cadre législatif et réglementaire de l’hébergement de données de santé à caractère personnel

    • Focus sur les ordonnances du 12/01/17 sur l’hébergement de données de santé à caractère personnel
    • Présentation du référentiel de certification et des différents types de certifications
    • Quels impacts sur le contrat d’hébergement ?

    Zoom sur la télémédecine : quelle contractualisation avec quels acteurs ?

    Objets connectés et intelligence artificielle

    • Focus sur le projet de code de conduite européen Privacy en santé mobile
    • Points de vigilance sur la contractualisation et les référentiels en vigueur sur les objets connectés
  • Etude : une majorité des lecteurs de glycémie n’ont pas la précision exigée par la FDA

    Un tiers seulement des lecteurs de glycémie commercialisés aux États-Unis atteignent les niveaux de précision requis par la Food and Drug Administration (FDA). Tels sont les résultats d’une étude indépendante menée en triple aveugle dans plusieurs sites qui a évalué 18 dispositifs médicaux.

    Les résultats de ces travaux*, publiés dans le numéro d’octobre 2018 de la revue Diabetes Care, soulignent la nécessité d’obtenir des données en vie réelle.

    Un large programme de surveillance des appareils d’automesure glycémique

    En 2016, la FDA a mis au point une norme pour les lecteurs de glycémie vendus en pharmacie, similaire à la norme ISO. Cependant, au cours des dernières années, les lecteurs de glycémie personnels ont affiché des performances inférieures aux normes internationales. De plus, des résultats cliniques et économiques défavorables dus à une imprécision de ces dispositifs médicaux ont été rapportés par des études empiriques et de modélisation. Or, il est reconnu que ce manque de précision pourrait exposer les utilisateurs à des risques personnels importants.

    La Diabetes Technology Society a donc développé un programme de surveillance des glucomètres afin d’évaluer de manière indépendante la performance de ces outils, après l’approbation de la FDA, mais aussi pour aider les diabétiques et les médecins à choisir le bon dispositif. Les instigateurs de ce programme ont donc mis sur pied une étude dans laquelle 18 lecteurs de glycémie ont été passés au crible. Ces derniers représentaient 90% des ventes aux États-Unis entre 2013 et 2015. Ils ont été testés sur trois sites de prise en charge médicale.

    18 glucomètres testés sur 3 sites

    Chacune des 1 035 personnes diabétiques de type 1, ou 2, prédiabétiques, ou pas diabétiques incluses dans l’étude ont testé les 18 glucomètres. Leur glycémie était également mesurée en laboratoire. Les résultats étaient considérés comme précis si comparables à ceux du laboratoire avec une marge de 15%, et si 91% des mesures étaient dans cet intervalle. La proportion de lectures conformes dans chaque étude a enfin été comparée à une norme de précision prédéterminée, similaire aux normes réglementaires actuelles, bien que plus indulgente. Les résultats ont été publiés dans la revue Diabetes Care.

    Résultats

    • 6 des 18 lecteurs de glycémie personnels ont atteint le niveau de précision requis par la FDA sur les 3 sites
    • 5 glucomètres ont atteint la norme dans 2 des 3 sites
    • 3 glucomètres étaient conformes à la norme dans 1 seul site
    • 4 glucomètres n’ont jamais atteint le niveau de précision requis par la FDA.

    L’automesure la plus performante était réalisée par le glucomètre Contour Next d’Ascensia Diabetes Care, qui était précis à 100% sur deux sites et à 99% sur le troisième. Les cinq autres dispositifs précis étaient Accu-Chek Aviva Plus et Accu-Chek SmartView, Walmart ReliOn Confirm Micro, CVS Advanced d’AgaMatrix et Abbott Freestyle Lite.

    Les quatre lecteurs de glycémie les moins performants ont été Gmate Smart de Philosys, Advocate Redi-Code, Solus V2 de BioSense Medical et TRUEtrak de HDI / Nipro.

    Des lecteurs moins performants que prévus

    « À notre connaissance, c’est la plus grande étude sur la précision des lecteurs de glycémie utilisant un protocole de consensus créé avec la participation de la FDA jamais rapportée dans la littérature, » ont écrit les chercheurs. « Toutes les bandes de test et les moniteurs commerciaux ont été achetés auprès de fournisseurs à l’insu des fabricants afin d’éviter un biais positif. Le protocole a également été élaboré par un groupe d’experts impartial. »

    Les auteurs de cette étude soulignent par ailleurs que même si ces travaux établissent un palmarès, le message essentiel est que la majorité des lecteurs de glycémie sont moins performants qu’ils ne le devraient. C’est donc l’ensemble de la gamme de produits qui est sur le ban des accusés. « Ces médiocres performances post-commercialisation pourraient entraîner des erreurs de traitement chez les patients qui prennent des décisions de traitement en fonction de leurs résultats d’automesure, » a tenu à souligner le premier auteur de l’étude.

    Surveiller la qualité des dispositifs après leur commercialisation

    Ces résultats mettent aussi en lumière la nécessité de recueillir des données en vie réelle, après la commercialisation des dispositifs médicaux. En effet, la performance de ces outils d’automesure peut diminuer au fil du temps. Les chercheurs ont émis plusieurs hypothèses pouvant expliquer ces piètres performances. « Cette baisse de qualité peut être due à des problèmes d’échelle, des erreurs de fabrication, des changements de composition selon les lots de bandes, ou encore une expédition inadéquate. Au fil du temps, la précision analytique mesurée pourrait alors ne pas correspondre avec les données de précision initiales du promoteur soumises à la FDA. « 

     

  • Appel à candidatures du FFWD Normandie : accélération des start-ups en santé et en numérique

    Dans le cadre du Fast Forward Normandie (FFWD), programme lancé par l’agence Normandie Participations, un appel à candidature est lancé aux start-ups normandes ayant un fort potentiel de croissance dans les domaines suivants : santé, numérique, énergie, savoir-faire d’excellence et agroalimentaire. L’appel est ouvert jusqu’au 29 octobre 2018.

    Normandie Participations et son co-investisseur, le Crédit Agricole, proposent aux start-ups un investissement initial en capital pouvant atteindre 150 000 euros. Les PME peuvent également en bénéficier si elles le souhaitent.

    La cinquième édition du programme d’accélération, qui dure un an, démarrera le 10 janvier 2019.

    Les critères d’éligibilité

    • Implantation pérenne en Normandie
    • Entreprise en croissance
    • Pour les start-ups :
      • Premiers clients & premiers revenus
      • Équipe constituée, motivée et opérationnelle
      • Innovation technique, de modèle d’affaires, de marché ou d’usage
    • Pour les PME :
      • Chiffre d’affaires supérieur à 2 millions €
      • Ambition internationale
      • Croissance rapide

    Le programme d’accélération

    Fast Forward Normandie (FFWD) est un programme mis en œuvre par Normandie Participations, qui est un fonds de co-investissement en capital dans les entreprises normandes. Le programme  est piloté par une équipe de business développeurs et de professionnels de l’accompagnement des entreprises en croissance qui œuvrent au renforcement de la stratégie de développement des start-ups et à l’atteinte des objectifs.

    Au cours de workshops thématiques et sur mesure, FFWD Normandie apporte de l’expertise en termes de gouvernance, de développement, de stratégie opérationnelle, de transformation digitale et de ressources humaines :

    • accélération de 6 mois pour les start-ups et de 12 mois pour les PME en croissance ;
    • accès à un lieu de travail « Ready to work » durant toute la durée du programme d’accélération ;
    • accès à un panel de coachs et mentors dédiés aux entreprises selon leur domaine d’activité ;
    • accès à un vaste réseau d’experts, d’investisseurs et d’entrepreneurs régionaux et nationaux ;
    • soutien de l’écosystème normand et accès simplifié aux subventions régionales ;
    • participation à un FFW’Day (demo day) à Paris devant un panel d’investisseurs et de business angels ;
    • portée internationale avec FFWD Europe, projet européen rassemblant sept pays et donnant accès au réseau des acteurs du développement économique international (France, Espagne, Allemagne, Italie, Hongrie, Danemark, Pologne, Lituanie).

    Dépôt de candidature

    Les candidatures doivent être déposées via le portail disponible à cette adresse.

    Contact

    Nesrine LANGIN, chargée de mission FFWD Normandie

    Tél. : 02 31 15 81 50 – 06 84 15 07 51

    Mail : nesrine.langin@adnormandie.fr