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  • Analyse des données de santé : le Singapourien Holmusk lève 8,4M€ pour se développer en UE et aux USA

    Holmusk, une start-up singapourienne spécialisée dans l’analyse des données de santé, a annoncé dans un communiqué publié le 25 septembre 2018 avoir levé 9,75 millions de dollars US (8,4 M €) dans un tour de financement de pré-série A mené par le fonds de capital risque local Heritas Venture Fund et d’autres investisseurs, nouveaux et historiques.

    L’entreprise, qui dispose déjà de bureaux en Malaisie (Cyberjaya), au Royaume-Uni et en Caroline du Nord (Durham), utilisera cette somme pour étendre sa présence en Europe et aux États-Unis, précise le communiqué, dans l’optique de diffuser à échelle internationale ses algorithmes prédictifs et autres solutions visant à améliorer la gestion des maladies chroniques et des troubles du comportement (behavioral health).

    « Je suis ravi que nous entrions dans cette prochaine phase de croissance, a déclaré Nawal Roy, fondateur et P.-D.G d’Holmusk (communiqué). Ce financement reflète la confiance que nos investisseurs nous accordent et nous donne une [base] financière saine, ce qui nous permet de nous concentrer sur l’exécution [concrète de nos activités] et [notre] forte croissance dans nos principaux domaines [que sont] la gestion des maladies chroniques et de la santé comportementale. Le monde est confronté à des problèmes de santé sans précédent et nous sommes ravis de jouer notre rôle pour les résoudre. »

    2 focus : les maladies chroniques et les troubles du comportement

    Holmusk exploite la technologie et la science des données pour améliorer les résultats pour les personnes atteintes de maladies chroniques et des troubles du comportement. La société fournit des algorithmes prédictifs et des informations exploitables pour la médecine personnalisée par le biais de sa plateforme de modélisation, le tout en partenariat avec des fournisseurs de solutions pharmaceutiques et de soins.

    Parmi ses produits figure l’application Glyco Leap, qui vise à aider les personnes souffrant de diabètes à adapter leur alimentation et leur activité physique via une équipe de coachs santé afin de les aider à mieux contrôler leur pathologie.

    MindLinc 2.0 : une plateforme pointue dédiée à la gestion des troubles du comportement

    En dehors de la gestion des maladies chroniques, Holmusk concentre par ailleurs de plus en plus ses activités dans le secteur de la santé dite « comportementale » (behavioral health), soit des troubles du comportement.

    Depuis son acquisition en 2016 de MindLinc, un DSE centré sur ce domaine précis développé par la Duke University School of Medicine (Caroline du Nord), la start-up possède l’une des plus grandes bases de données sur la santé comportementale au monde.

    Holmusk est actuellement en train de développer MindLinc 2.0, une plateforme qui inclura des modèles de maladies prédictifs basés sur des données longitudinales sur les patients.

  • La 2e session du DU santé connectée de Paris Diderot et de l’AP-HP sera tournée vers l’international

    L’université Paris Diderot et le Centre de responsabilité santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP) lanceront le 26 octobre 2018 une deuxième session du diplôme universitaire (DU) «  enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée », ouvert par les deux partenaires en septembre 2017 (voir article en lien ci-contre). Cette nouvelle année de formation sera tournée vers l’international, indiquent les responsables du DU, qui cherchent à mettre en place un diplôme franco-canadien.

    Autre information, les ateliers pratiques seront renforcés à travers la découverte du fonctionnement d’un objet connecté ou une initiation à l’électronique et au codage informatique ainsi que la production d’une émission de télé intitulée « Pour une meilleure santé connecté ».

    Les cours, essentiellement délivrés en ligne, débuteront le 21 janvier 2019. Il est possible de faire une demande d’inscription à l’université Paris Diderot en suivant le lien ci-contre.

    En dehors de cette activité pédagogique, l’équipe à l’origine du DU « e-santé » va s’impliquer dans plusieurs projets de recherche au sein de l’unité Inserm U1148, dirigée par le Dr Didier Letourneur, expert en imagerie moléculaire et en nanomédecine.

    Un DU à visée internationale

    122 étudiants s’étaient inscrits à la première session

    La première session du diplôme universitaire (DU) comptait 122 étudiants, répartis en 31 projets. 60 % des inscrits étaient des soignants, dont 20 % étaient issus du secteur paramédical, 20 % des personnes provenant de l’administration des établissements de santé et 15 % des étudiants en médecine, précise le Dr Boris Hansel, codirecteur du DU (source : APM International). Le reste des « élèves » était composé d’entrepreneurs et de juristes.

    Des Canadiens intégrés au comité pédagogique

    « Notre formation va maintenant s’adresser à des personnes vivant hors de la métropole », a indiqué le Pr Patrick Nataf, le deuxième responsable du diplôme (source : APM International), soulignant qu’avaient déjà été intégrés au sein du comité pédagogique des « collègues canadiens ». « Nous travaillons ainsi à la mise en place d’un diplôme franco-canadien », a-t-il précisé.

    Présentation de la formation

    • Responsables : le Dr Boris Hansel (spécialités : endocrinologie, diabétologie, métabolisme et nutrition) et le Dr Patrick Nataf (spécialités : chirurgie cardiaque), pratiquant à l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP).
    • Durée totale : 100 heures, réparties sur une année.
    • Cible : la formation s’adresse à toutes les personnes impliquées dans le développement, la commercialisation, l’évaluation et le déploiement de programmes de e-santé, notamment les soignants et les ingénieurs.
    • Lieux de la formation : Université Paris Diderot, site Villemin, 10, avenue de Verdun, 75010 Paris.

    Les tarifs de la formation sont disponibles via le lien ci-contre.

    Objectif de la formation : « être capable de participer au développement et/ou au déploiement d’une solution de santé connectée », est-il précisé sur le site officiel de l’université.

    Contenu de la formation

    Organisation :

    Début des enseignements : 21 janvier 2019.

    En plus de l’enseignement en ligne (e-learning), des journées présentielles seront organisées en janvier (1 jour), en avril (2 jours) et en octobre (1  jour et demi).

    Des projets tutorés feront par ailleurs l’objet d’un mémoire.

    Dates des examens :

    Octobre 2019

    Contenu et enseignements :

    Le programme est divisé en cinq temps :

    • 1. les bases de la e-santé ;
    • 2. travaux pratiques « objet connecté en pratique » ;
    • 3. rencontres universitaires de santé connectée ;
    • 4. construire un projet de e-santé de A à Z ;
    • 5. présentation des travaux tutorés.

    L’ensemble du programme prévisionnel 2018-2019 est disponible via le lien ci-contre.

  • Inde : la e-pharmacie Netmeds acquiert l’appli de téléconsultation JustDoc pour étoffer son offre

    La pharmacie en ligne indienne Nedmeds Marketplace vient d’acquérir l’application de téléconsultation JustDoc – dirigée par le groupe Godel Technologies, basé à Bangalore (Inde) -, a annoncé cette dernière dans un communiqué publié le 27 septembre 2018. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    Netmeds intègrera l’équipe de JustDoc, inclura sa technologie à sa gamme de solutions et lancera prochainement une nouvelle offre, précise le communiqué.

    À l’heure actuelle, NetMeds permet aux utilisateurs de commander leurs médicaments en ligne en téléchargeant leurs prescriptions – dont la validité est vérifiée par une équipe de pharmaciens qualifiés ; l’entreprise propose également des produits en vente libre ainsi qu’une application de stockage de dossiers de santé électroniques.
    Avec ce rachat, elle marque son entrée dans le domaine des diagnostics, au sein duquel la société prévoit de proposer des services de conseil de bout en bout dans les secteurs de la santé, du lifestyle et du conseil aux patients.

    Netmeds élargit son réseau de médecins

    « L’acquisition de JustDoc [nous] apporte un réseau étendu et expérimenté de médecins, qui viendra parfaitement compléter notre gamme de produits et services à ce stade de notre plan de croissance », a déclaré Pradeep Dadha, fondateur et P.-D.G. de NetMeds.

    JustDoc est la deuxième application de santé rachetée par la société

    Cette opération est la deuxième acquisition de la e-pharmacie indienne. En novembre 2016, elle avait racheté l’application Pluss, qui propose une livraison de médicaments très localisée à Dehli.

    Netmeds a levé plus de 86 M € entre 2015 et 2018

    Fondé en 2010, Netmeds dispose de huit centres de distribution, situés à Chennai, à Bangalore, à Hyderabad, à Delhi, à Pune, à Ahmedabad, à Raipur et à Kochi, avance la société. Elle prétend fournir des médicaments sur ordonnance et des produits de soins à plus de 300 000 patients en Inde, et, selon sa direction, aurait connu une croissance à deux chiffres chaque mois depuis sa création.

    Dans le cadre de sa dernière levée de fonds, la société a recueilli en septembre 2018 35 millions de dollars américains (30,4 M €) dans un tour de financement de série C mené par Daun Penh (Cambodia) Group (DPCG), un conglomérat d’entreprises d’Asie du Sud-Est, et des investisseurs historiques.

    En octobre 2017, elle avait levé 14 millions de dollars US (12,2 M €) auprès de l’entreprise d’investissement Tanncam Investment et de la société de capital risque Sistema Asia Fund après avoir réalisé un tour de table de 50 millions de dollars (43,5 M €) en 2015, mené par Orbimed, une société de capital risque internationale centrée sur le secteur de la santé, et par les investisseurs existants MAPE Advisory Group et le fonds d’investissement familial Dadha.

  • Axa et la région des Hauts-de-France ouvrent un espace de téléconsultation dans le Pas-de-Calais

    L’assureur Axa et la région des Hauts-de-France ont annoncé le 3 octobre 2018 par communiqué l’ouverture d’un espace de téléconsultation dans la clinique spécialisée en soins de proximité et en chirurgie ambulatoire de Marconne, une commune de 1 000 habitants du Pas-de-Calais touchée par une pénurie de médecins. Le service sera lancé en janvier 2019.

    Concrètement, le patient pourra prendre un rendez-vous pour une consultation vidéo via internet ou par téléphone. Ensuite, il devra se rendre dans l’espace dédié de la clinique – équipé d’outils connectés tels qu’un stéthoscope, un tensiomètre et un otoscope -, où un infirmier libéral indemnisé le guidera pendant la consultation.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat signé le 3 octobre 2018 par Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Thomas Buberl, directeur général du groupe AXA et Jacques de Peretti, P.-D.G. d’AXA France, dont l’objectif est de proposer « des solutions nouvelles, utiles et concrètes pour les habitants et les entreprises » dans 4 domaines clés : le développement de la télémédecine, la santé et le bien-être des TPE/PME, les emplois numériques et la cybersécurité des entreprises.

    Fonctionnement du dispositif

    • Le patient prendra rendez-vous par internet ou par téléphone et se présentera à la clinique à l’horaire convenu.
    • Il sera accueilli par l’infirmier, qui établira la connexion avec le médecin : ce dernier s’assurera du consentement du patient à une téléconsultation.
    • Le médecin pratiquera la consultation en ligne avec l’aide des outils connectés à sa disposition (stéthoscope, otoscope,tensiomètre…), manipulés par l’infirmier. Il échangera ensuite avec son patient pour établir son diagnostic.
    • Le médecin pourra établir une ordonnance (médicaments/examens complémentaires) et éditer une feuille de soin.

    Les patients ont la possibilité de réaliser la téléconsultation avec leur médecin traitant ou avoir accès à un médecin téléconsultant, à condition qu’il exerce dans les Hauts-de-France. Ils pourront par ailleurs effectuer une téléconsultation avec un médecin Axa Assistance si aucun praticien n’est disponible dans la région.

    Un parcours de soins coordonné

    Le dispositif, co-établi avec la communauté de communes des Sept Vallées – dont Marconne fait partie -,  s’inscrit en « conformité du parcours de soins coordonné », indique le communiqué. « Soit le patient consultera son médecin traitant, soit le médecin téléconsultant enverra un compte-rendu au médecin traitant (avec accord du patient), soit il sensibilisera le patient au parcours de soin coordonné. »

    Les téléconsultations seront à terme assurées à la maison de santé

    « On voulait un endroit neutre, la clinique nous semblait bien adaptée, explique le Dr Jean-Charles Boubert, médecin généraliste et président du directoire de l’établissement de Marconne (source : Le Quotidien du médecin). Pour l’instant, nous accueillons cet espace mais à terme, les téléconsultations devraient avoir lieu dans la maison de santé (MSP) qui devrait être construite par la communauté de commune sur le même site que le nôtre. »

    En attendant, la clinique recevra une indemnité pour l’usage de ces locaux. Son montant n’a pas encore été défini.

    Axa mise sur la téléconsultation depuis 2015

    En 2015, Axa a été le premier assureur à proposer l’accès à un médecin via téléconsultation 24 heures sur 24 et 7 jour sur 7. Jacques de Peretti, P.-D.G. d’Axa France, a par la suite confirmé l’arrivé de cabines de téléconsultation pour ses entreprises clientes en janvier 2018.

  • AG2R La Mondiale lance ALM innovation, son nouveau fonds d’investissement dédié à l’innovation

    ALM innovation est le nom du nouveau fonds d’investissement lancé le 4 octobre 2018 par AG2R La Mondiale afin de financer l’innovation, la recherche et le développement dans les domaines qui feront l’assurance et la protection sociale de demain, à savoir la e-santé, la fintech, l’assurtech ou l’efficacité opérationnelle.

    Dix millions d’euros seront consacrés aux partenariats avec des start-ups des domaines mentionnés afin d’accélérer la transformation du groupe.

    Cette initiative fait partie de la stratégie d’investissement d’AG2R La Mondiale qui a prévu d’injecter 15 millions d’euros dans le digital et l’innovation.

    Une transformation reposant sur une stratégie de partenariats avec des start-ups

    AG2R La Mondiale souhaite accélérer sa transformation en s’associant aux jeunes entreprises innovantes en phase d’accélération (a minima série A) ayant des activités en e-santé, en fintech, en assurtech ou encore en efficacité opérationnelle.

    Un fonds à vocations franco-européenne

    « Ce fonds est une des composantes de notre ambitieux plan d’investissement dans le digital et l’innovation. Il a vocation à compléter nos investissements dans des fonds de private equity dont la part allouée au capital innovation représente 15 millions d’euros par an », souligne David Simon, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge des finances, des investissements et des risques.

    Les fonds chapeautés par AML innovation pourront être mobilisés après une première phase de collaboration avec la start-up dont l’objectif est de confirmer l’intérêt des clients et la robustesse du partenariat.

    Les investissements pourront aller de 300 000 euros à 1 million d’euros en fonds propres. AG2R La Mondiale souhaite une prise de participation au capital des start-ups qui soit minoritaire mais à la suffisante pour lui donner le droit de participer à la gouvernance de ces dernières.

    « L’approche retenue consiste à combiner investissement financier et collaboration de proximité dans la durée en associant nos expertises respectives. AG2R La Mondiale entend donc s’impliquer à la fois financièrement et opérationnellement auprès des start-ups qui seront sélectionnées », précise Emmanuelle Saudeau, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge du digital, de la relation client, du marketing et de la communication.

  • Korian teste une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients dans ses cliniques de SSR

    Selon un dossier mis en ligne le 20 septembre 2018 par Korian, « une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients des établissements sanitaires et médico-sociaux, validée scientifiquement, [serait] disponible et transposable » : le groupe d’Ehpad et de résidences médicalisées pour personnes âgées a testé avec succès une nouvelle méthodologie inclusive des patients dans sept de ses cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Une démarche d’évaluation « ethnographique » fondée sur le point de vue de témoins observateurs a été mise en place dans ces sept établissements, représentatifs du parc des cliniques SSR gériatriques de Korian du fait de leurs spécificités médicales et conditions d’accueil variées.

    Ainsi, des personnes âgées membres de l’association Old’up – anciens patients de cliniques de SSR ou proches de patients de SSR âgés en moyenne de 83 ans – ont été accueillies, invitées à partager le quotidien de patients et de professionnels ainsi qu’à échanger avec eux. Puis, ils ont été incités à rendre compte de leurs impressions après une réflexion menée sur leurs propres sentiments selon une méthodologie inspirée des travaux du sociologue Franck Guichet et élaborée par le bureau d’études émiCité. 

    La mission confiée par Korian à émiCité visait en effet à « initier et outiller les témoins observateurs de l’association Old’up à la pratique de ce type d’enquêtes ethnographiques ». Concrètement, émiCité a dû concevoir et délivrer aux seniors témoins une formation de base sur le fonctionnement d’un SSR, construire un protocole d’observation pour l’enquête ethnographique afin de favoriser l’étonnement des témoins et de faciliter l’adoption d’une posture d’empathie, et partager les retours d’expériences.

    Vers une évolution de l’évaluation de la qualité plus inclusive des patients

    Au regard des résultats de cette expérimentation, Korian propose une nouvelle méthodologie d’évaluation des établissements sanitaires et médico-sociaux inclusive des patients.

    L’évaluation des établissements de santé repose à l’heure actuelle sur une procédure de certification concentrée sur les processus de management, des questions logistiques, la gestion des risques a priori, et qui ne prend pas encore en compte la satisfaction des patients : il n’existe actuellement pas de démarche d’évaluation « en profondeur » permettant de recueillir l’avis des patients.

    Dans ce contexte, la méthodologie définie grâce au concours d’émiCité, qui permet d’entendre l’avis du patient, « serait sans doute transposable à l’ensemble des établissements sanitaires et médico-sociaux« , affirme Korian. Rendu systématique, ce type d’enquêtes fournirait des données complémentaires à celles générées par les systèmes d’assurance qualité traditionnels, avance le groupe, qui espère que cette démarche « nourrira » la réflexion que la Haute autorité de santé mènera prochainement à propos de la refonte des procédures d’évaluation des établissements de santé et médico-sociaux, comme l’a préconisé Annie Vidal dans son rapport rendu en juillet 2018.

    Par ailleurs, dans le domaine particulier de la gériatrie où persiste une infantilisation des personnes âgées souvent réduites au statut de patient ou de résident, il s’agirait de rendre la parole et un pouvoir d’action non seulement à tous les patients mais surtout aux seniors.

    Résultat de l’expérimentation

    Concernant la qualité des services proposés par Korian dans ses cliniques de SSR

    L’expérimentation visait notamment à mesurer la satisfaction de personnes âgées vis-à-vis de la qualité de prise en charge proposée par les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) de Korian.

    Ainsi, les comptes rendus des seniors observateurs ont permis de dégager cinq thématiques et axe de travail prioritaires à propos :

    • de la qualité des soins et des relations avec les personnels de soins. Ces points ont été évalués positivement par les observateurs, qui ont perçu les équipes de rééducation comme compétentes et efficace. Ces salariés leur ont par ailleurs donné l’impression d’apprécier leur travail en SSR qui serait un « travail d’équipe », encadré par un « management de qualité » ;
    • du cadre de vie : la plupart des points manquants soulignés par les observateurs étaient en fait connus de Korian et des travaux de réaménagement seraient programmés « par ordre de priorité ». L’enquête a par ailleurs conforté le groupe dans sa politique de rénovation des établissements, qui vise à améliorer le confort hôtelier dans les cliniques, à aménager de nouvelles chambres et des « espaces de convivialité ». En effet, les enquêteurs ont remarqué un manque de convivialité entre les résidents alors que maintenir des liens sociaux en période de rééducation leur a paru important ;
    • de l’animation : les observateurs ont conseillé d’améliorer l’animation des établissements afin de prévenir un « renfermement du patient sur lui-même » ;
    • de la problématique spécifique des patients souffrant de troubles cognitifs : des difficultés de cohabitation avec ces patients ont été évoquées, notamment pour celles hébergées en chambres doubles ;
    • de la préparation du retour à domicile : selon les observateurs, il faudrait une mobilisation générale des équipes très en amont de la sortie, en particulier des assistantes sociales et des ergothérapeutes.

    Concernant la SSR en gériatrie

    Cette étude a permis de confirmer la pertinence du secteur des soins de suite et de réadaptation dans le parcours de soins des personnes âgées.

    En effet, selon les observateurs, les SSR permettent aussi bien de rééduquer les patients que de renforcer leur confiance en eux, nécessaire pour un maintien à domicile sans difficulté.

    Par ailleurs, cette expérimentation a montré que le suivi post-hospitalisation en soins de suite et de réadaptation était « vécu comme une garantie supplémentaire de la pérennisation du maintien à domicile« , au même titre que l’hospitalisation de jour gériatrique, qui permet, après un passage en SSR, de proposer au patient des séances d’éducation thérapeutique et de rééducation afin de prévenir un nouvel accident.

  • L’outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile e-nutriv testé dans le Haut-Rhin

    Afin de finir d’élaborer puis de tester un outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile baptisé « e-nutriv », l’Association d’aide et de soins à domicile du Haut-Rhin Apamad s’est jointe au début du mois de septembre 2018 à deux équipes de recherches de l’université de Haute-Alsace, au groupement informatique de l’économie sociale (Gies), à la start-up Domtech, à la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée ainsi qu’à la société Facilien.

    Ce système a pour but, selon Apamad, de déceler une dénutrition chez une personne a priori identifiée comme à risque puis de « notifier des alertes à l’entourage médical, familial et professionnel, et d’assurer un suivi de la situation ». Il requiert le développement de coussin-balances par des équipes spécialisées dans la mécanique des textiles (comme celles de l’université de Haute-Alsace), dans les systèmes d’information (d’où la participation du Gies), dans la domotique et la téléassistance (comme Domtech), dans le stockage et le traitement des données (telles que les équipes de la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée) ainsi que dans les dispositifs d’échanges entre proches (d’où le recours à Facilien).

    « Ce projet multi-partenarial qui bénéficie d’un soutien financier de la Grande région et d’AG2R est rentré en phase opérationnelle de développement des outils », annonçait déjà Apamad en février 2018 : une expérimentation de 18 mois commencera en novembre 2018 dans les point d’accueil de jour de l’association, puis dans des résidences autonomie, des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).

    La solution e-nutriv

    Cet outil se présentera, concrètement, sous la forme d’un coussin-balance à même de peser l’utilisateur. Ce coussin-balance sera par ailleurs connecté à une tablette qui permettra aux aides à domicile (AD) et aux assistants de vie sociale (AVS) d’assurer le suivi du poids des personnes.

    En outre, e-nutriv générera des « alertes » en cas d’abaissement du poids afin de permettre la mise en place de mesures préventives, voire curatives.

    La dénutrition, un enjeu de santé publique

    La dénutrition, qui, selon Apamad, touche 350 000 à 500 000 personnes âgées en France et engendre d’importants dommages de l’état de santé physique et psychique menant parfois au décès, peut être liée à un manque d’activité physique, à des phénomènes de dysgueusie souvent iatrogènes, à des affections digestives, etc.

    Alors que le système de santé tend à encourager les prises en charge ambulatoires ainsi que le maintien à domicile des personnes âgées, aucune solution connectée à même de faciliter le dépistage à domicile de la dénutrition n’a encore été adoptée à grande échelle par les professionnels. 

  • Présentation du projet de construction d’un nouveau CHU de Caen Normandie connecté et intelligent

    Le CHU de Caen Normandie a présenté le 21 septembre 2018 son projet de construction du Nouveau CHU de Caen Normandie, projet lancé officiellement en décembre 2016 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine dans l’objectif de « moderniser significativement l’offre hospitalière publique de la région Normandie ».

    Ainsi, les élus locaux et nationaux, les professionnels de santé de l’établissement et de la région présents lors de cet exposé ont ainsi pu apercevoir une volonté de modernisation de l’hôpital, qui sera connecté et devra permettre de « faciliter le lien avec ses partenaires », de garantir des parcours patients fluides notamment au moyen d’une organisation des flux « structurée et lisible ». Le développement des prises en charge ambulatoires figure également parmi les « éléments structurants du projet ».

    Entré en juillet 2018 en phase opérationnelle, ce projet de construction dont le budget s’élève à 502 millions d’euros devrait permettre, d’après le calendrier prévisionnel, d’engager de premiers travaux en 2020, et d’accueillir des premiers patients en 2026.

    Un nouveau CHU connecté et innovant

    Le CHU de Caen Normandie souhaite que ses prochains locaux soient « digitaux » et « performants« .

    En effet, l’automatisation des process et la conception de bâtiments intelligents répondant tant aux besoins des patients qu’à ceux des professionnels de santé devra favoriser « l’interaction entre les patients et les équipes soignantes à toutes les étapes de la prise en charge », explique le CHU dans un communiqué de presse émis le 21 septembre 2018. 

    En outre, le plateau technique du nouveau CHU sera composé de 35 blocs opératoires et de 26 salles d’imagerie mettant à disposition des professionnels des équipements de pointe, au bénéfice des patients. 

    Coordination du parcours patient et liaison-hôpital ville

    Le nouveau CHU sera construit dans des objectifs d’accessibilité, de simplicité et d’efficacité, explique le communiqué.

    Concrètement, l’objectif est de pouvoir garantir des parcours patients simples et adaptés, que la prise en charge requiert une simple consultation, une hospitalisation complète en service, aux urgence ou ambulatoire.

    Par ailleurs, l’ouverture de l’hôpital sur la ville constitue un enjeu important du projet visant à favoriser la cohérence des parcours liant les spécialistes hospitaliers aux acteurs de ville. « Le lien ville-hôpital […] sera renforcé et permettra in fine de rationaliser les interfaces pour que le patient bénéficie de la meilleure prise en charge », annonce ce même communiqué.

    Dans ce cadre et dès aujourd’hui, la mise en place de la télémédecine et du dossier patient partagé devrait permettre au CHU de Caen Normandie de développer l’accessibilité, le partage de l’information, la transversalité et un meilleur accès aux soins.

    Calendrier

    • 27 septembre 2010 : Annonce de la construction du nouveau CHU de Caen Normandie par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports
    • 16 décembre 2016 : Lancement officiel du projet de la construction du Nouveau CHU de Caen Normandie par Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé suite à l’aval du Copermo
    • Juin 2017 : Parmi les 20 candidats, sélection de 4 groupements pour la reconstruction du CHU de Caen Normandie : AIA Architectes, Groupe 6, MBA Architectes, Brunet Saunier
    • 2018-2019 : 27 mars 2018 : Sélection du groupement de maîtrise d’œuvre AIA Architectes par un jury composé de représentants de Caen La Mer, de la communauté médicale, soignante et universitaire du CHU de Caen Normandie et de trois architectes
    • 9 juillet 2018 : Finalisation et signature du marché de maîtrise d’œuvre avec AIA Architectes
    • Juillet 2018 – décembre 2019 : Phase d’études : avant-projet sommaire (APS) et avant-projet détaillé (APD)
    • Début 2020 : Pose de la première pierre
    • 2020 – 2026 : Le groupement de maîtrise d’œuvre AIA ARCHITECTES a la mission de concevoir et réaliser  le nouvel établissement qui accueillera ses premiers patients en 2026.
  • Les éditeurs de logiciels pour établissements de santé Médiane-Axège et Admilia fusionnent

    Le groupe Médiane-Axège, éditeur de logiciels administratif et de pilotage pour les établissements de santé publics ou privés d’intérêt collectif (Espic), a annoncé sur son site web le 13 septembre 2018 sa fusion avec l’entreprise Admilia, éditrice d’outils logiciels de gestion budgétaire et comptable à destination des établissements publics d’état.

    Le groupe espère que Médiane-Admilia, la nouvelle entité qui résulte de cette fusion, « s’imposera […] comme référence dans l’accompagnement de la gestion des établissements publics et de santé ».

    Pour ce faire, Médiane-Admilia s’appuiera sur les compétences de 100 collaborateurs, dont environ 40 développeurs basés à Brignoles (Var), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à Paris et à Villeneuve-d’Ascq (Nord) afin de produire des solutions logicielles de gestion plus performantes, adaptées aux attentes d’établissements de santé de toutes tailles ainsi qu’aux récentes évolutions réglementaires (RGPD, etc.). Médiane souhaite en particulier que ces nouvelles capacités de développement permettent l’élaboration d’une gamme de solutions web de gestion financière et RH intégrées, « incluant la dématérialisation complète des workflows« .

    De plus, un « chiffre d’affaires cumulé d’environ 12 millions d’euros » – soit 800 clients actuels – devrait permettre aux deux éditeurs d’accroître leur potentiel de croissance vers de nouveaux clients – Espic, établissements publics tous secteurs confondus, etc.

    La nouvelle entité Médiane-Admilia sera co-dirigée par Thierry Ganter et Bruno Weber.

  • Face au dynamisme du marché américain, l’entreprise suisse Sophia Genetics s’installe à Boston

    La société suisse Sophia Genetics a annoncé le 24 septembre 2018 au Congrès mondial de la médecine personnalisée de l’Université de Duke puis par communiqué le 25 septembre 2018 qu’elle s’apprêtait à créer un siège américain à Boston (Massachusetts) dans l’objectif de répondre à la demande croissante identifiée sur le territoire américain.

    L’entreprise, dont l’activité est centrée sur la médecine basée sur les données (data-driven medicine), est à l’initiative d’une intelligence artificielle (IA) appelée « Sofia », utilisée via une plateforme par des hôpitaux universitaires et des laboratoires d’analyses spécialisés de 77 pays dans le cadre d’analyses génomiques cliniques – Sophia permet de relever rapidement et précisément les altérations génomiques à la base d’une affection héréditaire ou d’un cancer.

    Parmi ces pays dans lesquels Sophia Genetics s’est déployée, les États-Unis représentent pour l’entreprise un marché dynamique : 100 hôpitaux du pays sont déjà clients de la société et celle-ci été inscrite dans le « top 50 des entreprises les plus audacieuses du monde » établi par MIT Tech Review, un magazine américain lié au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

    Aussi, au regard de la forte adoption de la technologie SOPHiA en Amérique du Nord, des besoins grandissants exprimés dans le pays et pour répondre à ces demandes de plus en plus nombreuses, l’entreprise suisse ouvrira son siège américain à Boston et renforcera ses équipes : 20 employés de la biotech travaillent actuellement aux États-Unis, effectif qui devrait augmenter et atteindre une cinquantaine de personnes avant la fin de l’année 2019.